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| "Le noir est à la mode", dit le gros titre sur cette photo d'un Manuel Adorni grimaçant Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
L’artisan auquel Manuel Adorni a confié les travaux d’aménagement dans sa maison de week-end tout récemment acquise pour un prix étonnamment bas, soit une bâtisse moderne de 400 m² dans un country (quartier privé et fermé), cet artisan a donc été convoqué par la justice et il a témoigné dans le cadre de l’instruction en cours. Il a décrit la nature et communiqué le montant des travaux, qui n’ont pas donné lieu à l’établissement d’une facture et ont été réglés en espèces, de la main à la main, pour la somme considérable de 245 000 dollars US.
En révélant ces faits,
l’artisan avoue avoir fraudé car en Argentine, la facture doit
être établie et de la TVA est due. L’homme
a donc travaillé au noir (en
negro, dit-on là-bas).
Les travaux correspondaient à
des aménagements luxueux
dont une piscine climatisée et une cascade dans le jardin.
Lors d’une conférence de presse, devant les journalistes accrédités et réadmis dans la Casa Rosada, à condition de n’accéder ni aux couloirs ni aux bureaux, le Premier ministre a tenté de s’expliquer. Il a surtout accumulé les mensonges et les invraisemblances, tant et si bien que des rumeurs circulent désormais dans les cercles du pouvoir : Manuel Adorni serait sur un siège éjectable…
Acceptons-en l’augure !
Pour aller plus loin :
lire l’entrefilet de La Prensa
lire l’article principal de Clarín
lire l’éditorial de Carlos Pagni en Une de La Nación


