mercredi 6 mai 2026

L’accès à l’hôpital public en danger à Buenos Aires [Actu]

La rigueur dans la santé rend malade, dit la banderole
de cette manifestation d'hospitaliers


Après une réunion de leurs instances dirigeantes, ce sont les médecins des six hôpitaux universitaires de Buenos Aires qui sonnent le tocsin depuis quelques jours : la baisse du financement public de leurs établissements et des instituts de formation médicale est si considérable qu’elle menace à très court terme la prise en charge des patients.

En bas, au centre : Hôpitaux en danger, dit le titre
Au-dessus : une affiche électorale de 2023
pour constater la force du soutien du président
à son Premier ministre englué dans les scandales de corruption
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Si rien ne bouge, ces hôpitaux de la UBA (Universidad de Buenos Aires) ne pourront plus soigner personne dans 45 jours, soit vers le 20 juin. Ces hôpitaux soignent environ 700 000 personnes par an. Les patients habitent à Buenos Aires, dans la banlieue et même très loin, ailleurs, dans le pays lorsqu’ils consultent pour des pathologies qui demandent un grand degré de spécialisation.

En bas, à droite : "On tire le signal d'alarme.
Les hôpitaux de la UBA bientôt paralysés"
La photo principale est consacrée au
navire de croisière foyer d'hatavirus
et parti de la Patagonie argentine
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Les conférences de presse données par les médecins n’ont pourtant trouvé que difficilement leur place dans la presse. Un article était en ligne hier sur le site de Página/12 mais il était alors réservé aux abonnés. Le quotidien reprend le thème aujourd’hui et le publie en accès libre. Les articles ne sont guère mis en avant par les journaux, même si Pagina/12, La Prensa et La Nación évoquent la question aujourd’hui en Une, assez discrètement, il est vrai (surtout La Prensa).

Hier, les articles en lien ci-dessous n’étaient pas encore en ligne lorsque j’ai fait ma revue de presse quotidienne.

Les médecins tirent la sonnette d'alarme au pied d'un des hôpitaux

Le modèle politique et économique libertarien n’est pas viable. Tout le monde le sait, sauf Javier Milei et sa clique ainsi que quelques autres dirigeants du même acabit aux États-Unis ou, depuis peu, au Chili.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :