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vendredi 25 septembre 2026

Ma prochaine conférence se fera en liaison transcontinentale [à l’affiche]


Le jeudi 1er octobre 2026, à 15h (heure locale), je participerai en visioconférence et bien entendu en espagnol au 4e congrès belgranien organisé par l’Instituto Belgraniano de la República Argentina, une association sans but lucratif qui a remplacé l’Instituto Nacional Belgraniano, rayé d’un trait de plume par un décret présidentiel de Milei au début de son mandat, sous prétexte de faire faire des économies à l’État.


Les historiens qui constituaient l’INB et l’académie qui lui était liée ont refusé de laisser disparaître cet organisme qui mêlait, avec trois francs six sous d’argent public, une double mission de recherche et de mémoire. Le nouvel institut, privé, a conservé le même président, Manuel Belgrano, qui est l’un des descendants du général indépendantiste. Manuel a le grand mérite d’encourager au sein de l’institut une haute qualité historiographique et scientifique, ce qui n’est pas la caractéristique majeure des institutions d’histoire en Argentine, où le récit, parfois mythifié, l’emporte souvent sur l’analyse scientifique.

Interview radiophonique du président Manuel Belgrano à Corrientes
pour présenter l'événement

Ma conférence aura pour titre : El general Manuel Belgrano - Observaciones desde la perspectiva de una historiadora francesa. Il n’est pas prévu de retransmission vidéo hors de la salle de conférence. En revanche, l’institut prévoit d’ores et déjà de publier les actes du congrès sous la forme d’un ouvrage qui sera téléchargeable dans un délai qui est encore inconnu. Hier soir, j’ai remis mon texte et ses illustrations et j’attends les éventuelles corrections, notamment grammaticales et, le cas échéant, stylistiques.

Invitation officielle à l'inauguration du congrès
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Le congrès se tiendra du 1er au 3 octobre 2026 dans la ville de Corrientes, capitale de la province homonyme, patrie des agrumes, de la yerba mate et du chamamé, une ville (à l’époque un village) où le général Manuel Belgrano est passé au tout début de la Révolution argentine.


Comme vous avez pu vous en rendre compte, la préparation de mon laïus m’a rendue assez peu disponible pour ce blog. Il est probable que je retrouverai un peu plus de liberté au mois d’octobre, dès lors que les deux obstacles de ces derniers mois auront disparu : les canicules à répétition de cet été éprouvant et ce long mais passionnant labeur rédactionnel…

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Al Corriente, média d’information local
lire l’article de El Litoral, édition de Corrientes, l’un des quotidiens papier locaux.

vendredi 5 juin 2026

Tango + Tango : quatre jours de festival à Hasta Trilce [à l’affiche]


Depuis hier, jeudi 4 juin 2026 et jusqu’à dimanche prochain, le café-concert Hasta Trilce, Maza 177, accueille la troisième édition d’un petit festival de tango hors des sentiers battus et du « tango for export » (pour les touristes) : Tango + Tango.

Cette manifestation se déploie sur trois axes : musique acoustique, danse et table-ronde. Elle fait le tour de l’actualité de la création et de la reprise du répertoire dans le genre urbain par excellence de l’Argentine des grandes villes.

Nombreux artistes au programme.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 d’hier
consulter le programme sur le site Internet de Hasta Trilce

vendredi 22 mai 2026

Ce soir et demain, la France propose la Noche de las Ideas à Buenos Aires et ailleurs [à l’affiche]


A travers ses représentations diplomatique et culturelle, la France propose ce soir et demain, les 22 et 23 mai 2026, à l’avant-veille de la fête nationale du 25 Mai, des rencontres et des débats philosophiques et politiques dans plusieurs grandes villes d’Argentine, à Buenos Aires (au Teatro Colón, mazette !), à Mendoza, à Córdoba (dont l’université est la plus ancienne du pays), à Rosario, Santa Fe, La Plata, Mar del Plata, Tandil, Pinamar et Jujuy. Jusqu'à présent, la manifestation n'existait que dans la capitale fédérale. Pour ses dix ans, elle se décentralise...

L’ambassade a fait venir pour l’occasion des intellectuels français.

C’est la dixième manifestation de cette nature et certaines soirées tourneront autour du 50e anniversaire du coup d’État de Videla et consorts, en mars 1976.

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Bien entendu, dans le contexte politique glauque qui est le nôtre, l’expression, ultra-festive il y a dix ans, de « nuit des idées », sonne de bien mauvais augure lorsque toute la vie intellectuelle, culturelle et scientifique est menacée et définancée partout en Argentine et qu’elle est aussi menacée d’extinction en France même !

Dans la même édition de Página/12, on trouve donc une Une sur ces soirées de débat dans le supplément culturel quotidien, Cultura & Espectáculos, et un billet de dernière page, qui raconte le dernier épisode en date de la saga Bolloré, à savoir l’éviction de Pierre Nora de la direction des Éditions Grasset au profit d’un homme d’affaires et de confiance de l’oligarque réactionnaire catho-breton qui a mis la main sur l’ensemble du groupe Hachette sans que notre parlement et notre exécutif ne fassent rien pour éviter la constitution de dangereux bastions hégémoniques de l’information (ou de la désinformation) et de la culture, comme cela a été le cas il y a un demi-siècle lorsque le groupe Hersant a été démantelé.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur la Noche de las Ideas
lire le billet de Página/12 sur la situation culturelle en France
consulter le site Internet de la Noche de las Ideas

mercredi 18 septembre 2024

Une conférence sur Gardel au Museo Mitre : rare ! [à l’affiche]

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Demain, jeudi 19 septembre 2024, à 18h, le Museo Mitre propose une conférence sur Carlos Gardel qui, à ses débuts, chantait surtout de la musique rurale et non pas du tango. A cette époque où il fallait qu’il se produise dans les restaurants fréquentés par la très bonne société de la fin de la Generación del Ochenta, une période politique qui s’étend de 1880 à 1916, année au cours de laquelle Gardel bascule dans le tango, le chanteur a mis à son répertoire une valse en hommage à Bartolomé Mitre (1821-1906), l’homme de lettres, l’érudit, le patron de presse et l’homme politique qui avait occupé la présidence argentine dans la période précédente (la República Conservadora, 1860-1880).

Il existe un enregistrement de cette valse intitulée A Mitre. C’est l’un des tout premiers disques de Carlos Gardel : il date de 1912.

La conférence de Mario Ezequiel Pérez portera donc sur les origines du tango dans la vie politique argentine du début du 20e siècle.

Le Museo Mitre est installé dans ce qui fut la demeure privée de ce personnage-clé dans la vie politique, institutionnelle et intellectuelle de l’Argentine. La visite vaut le coup, notamment pour l’impressionnante bibliothèque qu’il avait assemblée et lue tout au long de sa vie et le trésor archivistique que ce collectionneur passionné avait constitué, nous préservant de véritables trésors pour la recherche historique. C’est un des principaux musées d’histoire à Buenos Aires et bien entendu, sa direction est menacée par Mileí et son ignorance crasse (dont il a encore fait étalage cette semaine dans un long discours sur sa politique économique que presque personne n’a voulu écouter).

© Denise Anne Clavilier

vendredi 10 mai 2024

Tango + Tango, trois jours à fond à Hasta Trilce [à l’affiche]

L'affiche générale avec tous les soutiens économiques
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Dans le quartier de Almagro, dans le centre de Buenos Aires, le café Hasta Trilce, Maza 177, propose du 10 au 12 mai 2024 trois jours d’une programmation tango très complète et centrée sur le tango contemporain, underground, et ses problématiques actuelles.

Présentation du festival pour les candidats musiciens
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Il y aura de tout : danse, musique, tables-rondes et beaucoup de politique pour défense le secteur du tango et au-delà, la vie culturelle du pays, sérieusement menacée par les annonces du gouvernement, bien décidé à abandonner dans les grandes largeurs le financement de cette partie du secteur non-marchand. Les artistes participant ont présenté leur candidature au comité organisateur sur la base d’un cahier des charges.

Présentation du festival côté danse
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Ce soir, le festival commence à 18h et se termine largement après minuit, comme demain. Dimanche, on commence à 17h.

On peut boire un verre et dîner à partir de 18h sur place.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com


Pour aller plus loin :

visiter le site Internet de Hasta Trilce

lundi 15 avril 2024

Ce soir, on fait le plein avec le bandonéon [à l’affiche]

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Les activités publiques reprennent à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 830, ce soir, lundi 15 avril 2024, pour la saison.

A tout seigneur, tout honneur, le Plenario de ce soir sera consacré à la présentation d’un livre du compositeur et bandonéoniste Gabriel Merlino, intitulé « Archéologie du Bandonéon », un titre sans doute un peu pompeux mais « bien argentino ».

La chanteuse Vanina Tagini, qui a partagé avec Merlino plusieurs tournées en Europe ces dernières années, participera àla soirée.

Entrée libre et gratuite (ça ne change pas).

© Denise Anne Clavilier

mercredi 8 novembre 2023

Conférence à Paris sur les contes traditionnels argentins [ici]


Dimanche prochain, le 12 novembre 2023, à 16h, je donnerai une conférence sur la relation entre les contes de la tradition orale en Argentine et la mémoire populaire qui a été écrasée par l’histoire officielle du pays, écrite par l’élite libérale qui avait gagné la longue guerre civile commencée en 1820 et achevée soixante ans plus tard.

Extrait du recueil
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Cela se passera au Salon de l’Autre Livre qui se tient de vendredi à 14h jusqu’au dimanche soir, à 18h, à l’Espace des Blancs-Manteaux, dans le Marais (M° Saint-Paul ou Hôtel de Ville, pour donner les deux stations les plus connues mais le tissu des transports urbains est assez dense dans ce centre historique de la capitale).

Je serai également présente sur le stand des Éditions du Jasmin le vendredi après-midi pour dédicacer mes ouvrages sur la culture et l’histoire argentine.

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Le Salon de l’Autre Livre est organisé par une associations de petits éditeurs indépendants deux fois dans l’année, en automne dans le 4e arrondissement et au printemps au Palais de la Femme dans le 11e.

Entrée libre et gratuite tout public.

© Denise Anne Clavilier

samedi 4 novembre 2023

Ce week-end, 6e Festival porteño de Fado et de Tango à la ANT et au CAFF [à l’affiche]

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Ce week-end, en fin de journée, ce samedi 4 novembre 2023, rendez-vous à la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, 1er étage, pour la première soirée du Festival porteño de Fado y de Tango que parraine l’ambassade du Portugal en Argentine.


Au programme, une conférence (ci-dessus) sur les deux genres et leurs deux personnalités emblématiques, Amália Rodrigues et Carlos Gardel, que donnera Gabriel Soria qui cumule les missions de président de la Academia Nacional del Tango et de directeur du Museo Casa Carlos Gardel, situé dans le quartier de Abasto, à Buenos Aires. L’Ambassadeur portugais sera présent.


Demain, le festival déménage dans ce même quartier, un peu au nord, au Club Atlético Fernández Fierro (CAFF), Sánchez de Bustamante 772, avec un important programme musical à partir de 20h (ouverture des portes à 19h). Six artistes et groupes se succéderont sur la scène de cette salle typique du tango coopératif et populaire. Parmi eux, la pionnière du dialogue entre les deux genres, Karina Beorlegui, qui présentera son dernier disque en date, intitulé Encuentro Amália-Gardel.

L’entrée est libre et gratuite dans les deux cas, dans la limite des places disponibles.


© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 4 septembre 2023

Prochain hommage à la compagne de Atahualpa Yupanqui, compositrice de plusieurs de ses chansons [à l’affiche]

 

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Cette semaine, du 7 au 9 septembre 2023, dans la ville de Córdoba, où il était né, se tiendra un congrès académique autour de l’œuvre de Atahualpa Yupanqui, le grand poète, le grand maître de ce qu’on appelle en Argentine l’Intérieur au 20e siècle (l’Intérieur c’est tout le pays sauf Buenos Aires).

Cette première édition de cette manifestation culturelle de haut niveau rendra un hommage à la compagne de l’artiste, une artiste elle-même, puisqu’elle a composé, sous un pseudonyme masculin, Pablo del Cerro, un bon nombre de ses chansons.

Nennette Pepín Fitzpatrick a travaillé et vécu incognito, dans l’ombre du grand homme, alors qu’elle est en partie responsable de son succès et de sa renommée.

Entrée libre et gratuite dans les deux lieux où se tiendront les rencontres, à Córdoba intra-muros et en dehors de la ville, au Cerro Colorado, l’un des meilleurs atouts naturels de la région.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire la communication officielle de la fondation Atahualpa Yupanqui qui co-organise l’événement
lire le communiqué de présentation sur le site Internet du ministère de la Culture provincial

lundi 7 août 2023

Hommage ce soir à Jorge Palacios Faruk à la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

"Ah, le swing que j'ai avec le mate !"
un dessin typique de Faruk et de son trait si reconnaissable


Ce soir, vendredi 7 août 2023, à 19h, la Academia Nacional del Tango rend hommage à un dessinateur et essayiste, parolier et grand maître de l’humour, Jorge Palacios, dit Faruk, qui fut son vice-président.

Faruk est mort en 2006 à l’âge de 80 ans.

Son ami, le poète tanguero Luis Alposta, sera là pour lui rendre un hommage dont vous pouvez avoir une idée en lisant cette entrée dans son blog, Mosaicos Porteños, au lendemain de la disparition de l’humoriste.

La soirée sera dirigée par Tito Rivadeneíra, académicien en titre.

"Paloma par Picasso",
un pastiche du grand peintre espagnol signé Faruk


Cette activité se tiendra comme toujours dans le Salon de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage du Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo 833.

Entée libre et gratuite comme toujours pour le Plenario du 1er et 3e lundi de chaque mois entre avril et novembre.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Luis Alposta dans son blog, Mosaicos Porteños.

mercredi 8 mars 2023

Página/12 à fond pour le 8 mars [Actu]

En haut, des femmes remarquables : la vice-présidente
et la présidente de Abuelas de Plaza de Mayo, courageuses
opposantes à la Junte militaire des années 1970-1980
En bas, la date du jour mêle les couleurs du féminisme
et de l'avortement légalisé
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Ce matin, Página/12 était le seul des quotidiens d’envergure nationale à Buenos Aires à consacrer deux de ses unes à la Journée internationale des Droits des Femmes. Et le journal le fait en grand : toute l’édition de ce jour a été rédigée par des femmes et ces journalistes (ainsi que les autres salariées du journal) font aujourd’hui, avec l’accord de la direction, la grève du même nom, destinée à montrer par l’absence à quel point les femmes travaillent, produisent et contribuent à la vie de la collectivité.

En haut, à droite : hommage aux femmes
Titre principal : un gros titre qui concerne
la triste situation de Rosario, une nouvelle fois
confrontée à la violence de la pègre (cette fois, les narcos)
En dessous, l'ouverture de ExpoAgro, avec le secrétaire d'Etat
à l'Agriculture
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A midi aujourd’hui, elles cessent donc de travailler ce qui aura pour conséquence que, demain, Página/12 ne sortira pas sous sa forme imprimée. Il n’y aura rien dans les kiosques car le journal sera trop peu développé. Il faudra ouvrir l’ordinateur pour retrouver une partie de ce regard sur l’actualité. Voilà qui est dit, écrit et proclamé !

Tout en bas, la publicité d'une banque
pour ExpoAgro
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L’une des unes du jour ouvre l’ensemble du journal et l’autre est celle de Cultura & Espectáculos, le supplément culturel du jour. Cette dimension culturelle, avec les concerts, les conférences et les spectacles de toutes sortes, est la seule qui trouve place en une des autres journaux comme La Prensa qui, au lieu de voir dans cette journée un temps de réflexion sur une lutte d’émancipation, la confond avec une vulgaire fête des femmes (comme il y a une fête des mères ou des amoureux). Clarín n’en fait même pas mention en première page . Quant à La Nación, fidèle à sa tradition de quotidien de la droite qui ne supporte pas la gauche, le quotidien préfère en profiter pour, comme à son habitude, accuser le gouvernement : il titre en effet sur les femmes disparues et pour lesquelles les pouvoirs publics ne se livreraient à aucune recherche.

Un riche programme culturel pour toute la journée
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Dans ces conditions prévisibles, Página/12 n’allait pas se priver ce matin d’épingler les propos arrogants et provocateurs d’un candidat de droite qui aimerait entrer à la Casa Rosada le 10 décembre prochain : Horacio Rodríguez Larreta, Chef de Gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires (maire), a en effet annoncé hier que s’il était élu, il ferait disparaître le ministère de la condition féminine (ministerio de la Mujer), qui ne fait selon lui qu’ajouter un surcroît de bureaucratie inutile à l’appareil d’État. On voit d’ici dans quelle situation il veut replonger les femmes, comme le fit avant lui Mauricio Macri lors du mandat précédent.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur les propos scandaleux de Larreta
lire l’article de Página/12 sur l’actualité culturelle autour de la Journée internationale des Femmes
lire l’article de La Nación sur le thème du jour.

vendredi 3 mars 2023

Oberá lance son propre festival ce week-end [à l’affiche]


La bourgade de Oberá située à l’extrême-nord de l’Argentine, dans la province de Misiones, à la frontière avec le Paraguay et le Brésil, se dote ce week-end d’un festival des Cultures du Grand-Nord.

Il s’agit d’une intervention locale du MICA, un organisme du ministère de la Culture national consacré au marché du disque, du livre et de l’audiovisuel qui se fait le partenaire des autorités locales pour lancer cette manifestation.

Trois jours densément programmés avec une centaine de propositions artistiques de toutes sortes, le tout au Parque de la Gastronomía d’un village connu entre autres pour une coopérative qui produit une yerba mate artisanale en suivant la vieille recette coloniale héritée des jésuites, ce qui donne une feuille au goût puissant et fumée à souhait… l’une de mes préférées à titre personnel).

Entrée libre et gratuite.

Une belle place est accordée à la musique locale, le chamamé, bien entendu.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


"Creuset d'identités", dit le gros titre
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Ajout du 7 mars 2023 :
lire
ce compte-rendu sur cette première édition dans Página/12, qui en a fait la une de son supplément culturel quotidien (ci-dessus)

vendredi 24 février 2023

Retour sur images : ma conférence de mercredi à l’Ambassade de la République argentine à Paris [ici]

 

Déclaration préliminaire de l'Ambassadeur

L’Ambassade a posté sur sa page Facebook quelques photos de la conférence que j’y ai donnée mercredi soir autour d’une aventure archivistique que j’ai menée pour son compte et en compagnie d’une des diplomates de la section culturelle pour authentifier un bâtiment parisien qui a appartenu au général José de San Martín (1778-1850) de 1835 à sa mort, intervenue à Boulogne-sur-Mer sous la Seconde République.

L'Ambassadeur de dos assis au premier rang

Cette plongée grimoiresque au cœur de la mémoire parisienne m’a pas mal occupée depuis Noël jusqu’à ces tout derniers jours, comme vous pouvez vous en rendre compte avec le nombre d’articles publiés sur ce blog beaucoup plus faible que d’habitude pendant cette traditionnelle pause australo-estivale...


Monsieur l’Ambassadeur m’a fait l’honneur de présenter la soirée avec pour moi des paroles plus qu’aimables dont je le remercie une nouvelle fois.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de présentation de cette conférence.


Prochaine rencontre avec le public : le salon du livre de Saint-Germain-lès-Arpajon (91) dans une quinzaine de jours, pas très loin en fin de compte de la maison de campagne que San Martín avait achetée en 1834. Comme d’habitude, je dédicacerai tous mes livres sur le stand des Éditions du Jasmin.

jeudi 19 janvier 2023

Conférence à l’Ambassade argentine à Paris pour l’anniversaire de San Martín [ici]

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Le mercredi 22 février 2023, à 18 h 30, à l’Ambassade argentine à Paris, 6 rue Cimarosa (M° Boissière), je donnerai une conférence intitulée San Martín et la France.

J'y montrerai quelques pépites encore inconnues
découvertes dans les archives qui existent en France
et qui sont longtemps restées inconnues.

Le général José de San Martín, né en Argentine, le 25 février 1778, a en effet vécu une vingtaine d’années en France où il est mort, sous la Seconde République, à Boulogne-sur-Mer. Tous les ans, à la date de son décès, chaque 17 août, un hommage lui est rendu. Qui passe inaperçu puisque on est encore à ce moment-là dans les vacances d’été. Le héros de l’indépendance de l’Amérique du Sud s’était en effet exilé volontairement pour ne pas participer aux guerres civiles qui ont ravagé les pays qu’il avait libérés, l’Argentine, le Chili et le Pérou, de 1812 à 1822 et pour ne pas risquer non plus de devenir l’otage d’une des factions en conflit.

Son nom a commencé à être connu en Europe à partir de mai-juin 1817 lorsque la presse, d’abord anglaise puis très rapidement continentale, a parlé d’une campagne qui a rempli les contemporains de stupeur : ce général, jusque là traité comme un « seigneur de la guerre » parmi tant d’autres dans de lointaines contrées, avait, à la tête d’une armée, traversé les Andes, la chaîne de montagne connue alors comme la plus élevée de la planète, et, grâce à une bataille au nom imprononçable, il avait libéré le Chili, retombé deux ans auparavant sous le pouvoir des autorités coloniales espagnoles.

Son épopée inspira à Théodore Géricault deux lithographies, qui ont intégré les collections du duc d'Aumale et se trouvent donc à Chantilly.

En France, au cours de ce printemps-là, Louis XVIII régnait dans un contexte difficile puisque les Cent-Jours avaient déchaîné la soif de vengeance des ultra-royalistes. San Martín et les autres généraux des « insurgens » « espagnols » en Amérique méridionale n’y étaient donc pas en odeur de sainteté. Pourtant, une certaine information circulait dans des gazettes qui jouissaient d’une liberté relative mais s’autocensuraient de manière visible.

Après avoir renoncé à la vie publique à Lima en septembre 1822, San Martín débarqua en Europe pour que sa fille de huit ans puisse y recevoir l’éducation soignée qui n’existait presque pas alors en Amérique du Sud. Arrivé par Le Havre, le généralissime et ancien chef d'Etat s’installa d’abord à Londres puis gagna Bruxelles et enfin Paris lorsque le roi Louis-Philippe, qui ne cachait pas son admiration pour lui, lui accorda un droit de séjour dans notre pays.

L’homme parlait et écrivait un français distingué, presque sans faute et les témoins français nous disent que sa prononciation, presque dénuée d'accent hispanique, les impressionnait. Une partie de sa bibliothèque, qui constitue aujourd’hui le fonds historique de la Bibliothèque provinciale qui porte son nom à Mendoza, témoigne de cet intérêt pour notre langue.

En guise d’hommage pour un nouvel anniversaire de naissance qui tombera le samedi suivant, cette conférence nous permettra de faire un grand tour dans les traces très variées que San Martín a laissées dans la documentation française et francophone.

L’entrée est libre et gratuite, l’activité ouverte à tous.

Pour la bonne organisation de la soirée, l’ambassade vous demande de signaler par avance votre venue en envoyant un mail à l'adresse indiquée sur l’affiche.

A Boulogne-sur-Mer, la maison où il a rendu son dernier souffle est devenue un musée argentin sur la terre de France. La visite est gratuite et elle vaut la peine, dès lors que vous connaîtrez déjà un peu ce personnage hors normes. La maison se situe dans la Grande-rue, à mi-pente, presque en face de l'église Saint-Nicolas. Vous ne pouvez pas la manquer : un gigantesque drapeau argentin flotte au-dessus de la porte.

En bas, le long de la plage, sur le boulevard Sainte-Beuve, devant les "Buildings", à un jet de pierre de Nausicaa, le centre culturel consacré à la mer, s'élève depuis 1909 une statue équestre commandée pour le centenaire de l'Argentine à un sculpteur français (qui en a donc fait une sorte de Jeanne d'Arc, béatifiée cette année-là). Pendant la guerre, l'endroit a été méchamment bombardé, les habitations ont été entièrement détruites mais le monument a échappé comme par miracle à tous les projectiles.

© Denise Anne Clavilier


Sur place, mes livres qui portent sur l’Argentine, son histoire, sa mémoire et sa culture populaire seront disponibles à la vente.

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mardi 15 novembre 2022

Des madeleines à Buenos Aires [à l’affiche]

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Le 18 novembre prochain, on commémorera le centenaire de la mort de Marcel Proust. L’Université de Buenos Aires, la UBA, à travers son centre culturel, le Centro Cultural Rojas, et en partenariat avec la représentation française, Ambassade, Institut français et Alliance française, lu rend hommage toute cette semaine avec un riche programme de conférences en espagnol.


Les activités sont d’accès libre et gratuite et les conférences sont retransmises en direct et en ligne, accessibles depuis n’importe quel point de la planète.


Marcel Proust, le mot et la phrase
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Ce soir, mardi 15 novembre 2022, à 19 h 45, l’orchestre de la UBA donnera un concert dans le cadre de cette Experiencia Proust.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire le long article de Página/12 qui en fait la une de son supplément culturel quotidien Cultura & Espectáculos

Ajout du 17 novembre 2022 :
lire
cet article de La Nación sur la mort de Proust

mercredi 26 octobre 2022

Le Congrès du Tango reprend du service à la Academia [à l’affiche]



Aujourd’hui, mercredi 26 octobre 2022, la Academia Nacional del Tango se retrouve en congrès à partir de 13 h 30 après deux ans sans activité et une reprise très difficile sur tous les plans. L'inauguration stricto-sensu aura lieu à 15 h.

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Au programme de cette rencontre qui occupera quatre jours, jusqu’à samedi soir, des échanges sur le tango et son rapport à l’époque contemporaine : interprétation, réinterprétation, caractère intemporel des œuvres du répertoire.

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La plupart des intervenants sont argentins et participeront en présentiel au Palacio Carlos Gardel. Une table-ronde en visioconférence ouvrira les festivités cet après-midi.

Un concert couronnera cette rencontre qui permet à l’institution de se remettre en chemin.

Les interventions seront disponibles sur la page Facebook de l’ANT avec retransmission en direct (encore cinq heures de décalage horaire jusqu’à dimanche matin. Attention : en Europe, on passe à l’heure d’hiver dans la nuit de samedi à dimanche. Dimanche, il n'y aura plus que quatre heures de décalage).

Comme d’habitude, la manifestation se tient au siège de l’institution, avenida de Mayo 833, au premier étage.

© Denise Anne Clavilier

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