Affichage des articles dont le libellé est Tony Gallo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tony Gallo. Afficher tous les articles

vendredi 7 août 2015

Alejandro Szwarcmann ce soir à la Academia Nacional del Tango [Disques & Livres]


Le poète Alejandro Szwarcmann présente ce soir deux recueils de poèmes et de chansons à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, premier étage, ce vendredi 7 août 2015, à 19h30.

Entrée libre et gratuite.

Canción Rebelde rassemble quarante chansons, avec chacune une introduction. Ces préfaces et commentaires sont signés Bebe Ponti, Rafael Amor et Adrián Abonizio.

Poemas y otros atajos rassemblent poèmes et textes, le recueil est préfacé par Hugo Toscadaray.

Les deux livres sont sortis dans la collection Mandrágora Porteña.

Participeront ce soir à cette double présentation outre le poète lui-même les musiciens Patricia Barone et Javier González, sans doute les interprètes les plus emblématiques des letras de Alejandro (Javier González est aussi le compositeur d'un grand nombre de leurs tangos communs) (1), ainsi que Eduardo Espinosa et Tony Gallo.


(1) Vous pouvez trouver une dizaine de textes et letras de Alejandro Szwarcmann, dont plusieurs tangos composés par Javier González et créés par Patricia Barone, dont la voix en est inséparable, dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers lepatrimoine littéraire du tango, l'anthologie bilingue que j'ai publiée dans la revue Triages, chez Tarabuste Editions. Un tango du duo Szwarcmann-González figure également dans Barrio de Tango,recueil bilingue de tangos argentins, paru aux Editions du Jasmin (il s'agit de La última tentación de Gardel).

mardi 4 novembre 2014

Hommage à Edmundo Rivero à la Academia vendredi [à l'affiche]

Dans le cadre des soirées payantes du vendredi, ce 7 novembre 2014, à 20h, la Academia Nacional del Tango accueillera un grand hommage au chanteur et compositeur Edmundo Rivero, dit El Feo (le moche).

Entrée : 80 $ (peso argentin), avec une visite du Museo Mundial del Tango.

Participeront le fils de Rivero (qui tente de faire carrière lui aussi dans le chant) (1), Néstor Fabián, les chanteurs María José Mentana, Carlos Rossi, Lucrecia Merico, le Tony Gallo Trío et Oscar del Priore en Monsieur Loyal, entre autres artistes.

Deux couples de danseurs interviendront également.


Bref, une soirée complète comme la Academia en a le secret.
Avendia de Mayo 833, 1er étage.


Edmundo Rivero, avec l'orchestre de Horacio Salgán à la télévision
Ils interprètent Trenzas (2)


(1) Comme Franck Fernandel a lui aussi voulut se lancer derrière la caméra avant d'arrêter assez vite. Il faut un talent très largement supérieur à la normale pour survivre à la stature du père dans ce cas-là. Tout le monde n'est pas Claude Brasseur ou Sacha Guitry !
(2) Trenzas fait partie du corpus de textes que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin.

lundi 16 juin 2014

Plenario consacré au cinéma ce soir [à l'affiche]


Ce soir, lundi 16 juin 2014, à 19h30, à la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, séance académique tout public consacrée au Grands moments du tango au cinéma, avec une conférence de deux grands experts, Carlos Puente et Gabriel Soria.

La conférence sera illustrée de très nombreux extraits d'œuvres cinématographiques restaurées avec des figures comme Aníbal Troilo, Julio Sosa, Libertad Lamarque, Juan D'Arienzo, Alfredo De Angelis, Alberto Castillo et aussi quelques court-métrages avec les deux anges du tango, D'Agostino et Vargas d'une part et le duo Francini-Pontier.

Dans ce cadre, il sera rendu trois hommages particuliers, à Carlos Gardel, dont on célèbre chaque 24 juin la mort accidentelle à Medellín en 1935, à Virginia Luque, qui vient de disparaître, et à Argentino Ledesma.

Dans l'espace artistique, le chanteur Hernán Frizzera présentera quelques morceaux de son nouveau disque, accompagné à la guitare par Tony Gallo.

Le tango rituel de ce second plenario de juin sera Mi cine de Barrio, de Pablo Hechin, interprété par Alberto Castillo et son orchestre.

mardi 22 février 2011

La rentrée de Lucrecia Merico à ECuNHi [Actu]

La chanteuse Lucrecia Merico, qui sera ce soir à Clásica y Moderna avec Valeria Shapira, pour une nouvelle représentation de Las Minas del Tango Reo, reprendra le lundi 4 avril son atelier d'interprétation vocale et de répertoire du tango, au Centre Culturel ECuNHi fondé par Madres de Plaza de Mayo (Avenida del Libertador, 8465).

Ce sera tous les lundis de 17h30 à 21h30, pour un coût mensuel de 120 $. C'est le guitariste Tony Gallo qui accompagnera les élèves et le professeur.

Les inscriptions ont commencé hier et le bureau est ouvert tous les jours en semaine de 15h à 19h.

Cet atelier a donné lieu l'année dernière à l'enregistrement d'un disque, avec quelques uns des élèves du troisième âge, Señales de Vida (voir mon article du 10 février 2011 sur le téléchargement de six des pistes de ce CD).

jeudi 22 octobre 2009

Joli mois de novembre pour Lucrecia Merico [à l’affiche]

Mais Lucrecia n’attendra pas pour autant le mois de novembre pour profiter du printemps portègne, puisqu’elle sera avec ses complices, la chanteuse Valeria Shapira et leur accompagnateur à la guitare Daniel Pérez, à Clásica y Moderna, Callao 892, un bar-librairie très emblématique, déclaré d’intérêt culturel par la Législature de Buenos Aires et multi-primé par de nombreuses autorités locales. Ce sera un spectacle des Minas del Tango Reo, le 27 octobre, à 19h30.

Et puis en novembre, elle donnera 5 spectacles dans différentes salles à travers la capitale argentine et même un peu au-delà.

Le mercredi 4 novembre à 23h45, accompagnée par Daniel Pérez, Lucrecia Merico chantera à la Zonatango Milonga, de Venezuela 2943 (entrée libre et gratuite).

Le vendredi suivant, 6 novembre à 21h, elle partagera la scène avec Roberto Vassallo, tous deux accompagnés à la guitare par Tony Gallo, à Opíparo, rue Hipólito Irigoyen 3301 (Almagro). Entrée : 20 $.
La semaine d’après, le jeudi 12 novembre à 23h, un concert dans le noir absolu par Lucrecia et Daniel Pérez, au Teatro Ciego de Zelaya 3006, au coeur de l’Abasto, à deux pas du Museo Casa Carlos Gardel. Entrée 20 $. Le teatro ciego (théâtre aveugle) est une salle où les artistes se produisent comme des non-voyants : la salle et la scène sont plongés dans l’obscurité complète. Un exercice difficile pour les musiciens qui ont l’habitude de travailler en se consultant en permanence du regard. Sans parler des partitions, qu’il n’est plus question de consulter. Il faut tout savoir par coeur. Beaucoup de répétitions en perspective...

Le samedi 14, Buenos Aires fêtera la Noche de los Museos comme l’année dernière à la même époque. Lucrecia et Daniel se produiront au Museo Casa Carlos Gardel, rue Jean Jaurés 735 (adresse mythique à Buenos Aires, puisque c’est celle de la dernière maison où vécut le Zorzal Criollo avant de partir pour une tournée mondiale dont il ne devait pas revenir. Lucrecia et Daniel sont casés à 20 h puis ils filent à la Academia Nacional del Tango, où ils se sont déjà produit en septembre dernier (voir l’article sous le lien), et où ils sont attendus au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer pour un show à 23h45 (avenida de Mayo 833). Dans les deux cas, c’est gratuit (comme la quasi totalité des activités de la Nuit des Musées).

Enfin le 25 novembre à 20h, Lucrecia Merico sera la chanteuse invitée par la Orquesta Juan de Dios Filiberto au Centro Cultural Plaza. Ce sera en banlieue, dans le département de San Martín, au nord-ouest de Buenos Aires, dans ce qu’on appelle là-bas le Gran Buenos Aires ou el Conurbano... L’entrée sera libre et gratuite.

mercredi 1 juillet 2009

Lucrecia Merico au 36 Billares pour une remise de décoration [à l’affiche]

La fameuse boîte aux lettres emblématique du quartier Luppi ou Homero Manzi dans Nueva Pompeya (photo prise le 31 août 2007)

La décoration en question n’a rien d’une décoration officielle et pourtant... Il s’agit de la ordén del buzón, haute distinction inventée il y a dix ans par le Museo Manoblanca, du quartier de Nueva Pompeya, à deux pas de ce qui fut le pensionnat où le jeune Homero Manzi s’énamourachait de Juana la Rubia (que tanto amé, Sur, 1948) et où il laissait germer en lui ce qui allait en faire l’un des plus grands poètes du tango, l’un des pères du genre. Dans ce coin-là, tout rempli du souvenir du grand poète, El Barba, comme on le surnommait (à cause de sa barbe), là où il y avait le Pensionnat Luppi, il y a maintenant un bar tout simple, qui ne paye pas de mine, où j’ai partagé un café un jour d’août 2007 avec le peintre Chilo Tulissi (voir Colonne de droite), et devant ce café, une boîte à lettres ronde et rouge, modèle victorio-londonien 100% garantie d’origine. C’est cette boîte aux lettres (buzón en espagnol) qui a donné son nom au café et à l’ordre que le Museo Manoblanca remet à des personnalités de la culture de Buenos Aires.

La cérémonie de remise se passe dans le centre-ville, avenida de Mayo, 1265, au Café Los 36 Billares, l’un des Bares Notables de la Capitale argentine, tous les premiers lundis du mois, à 18h30, et un concert vient donner son lustre à l’événement.

La chanteuse Lucrecia Merico, qui se produira donc lundi dans ce contexte, a elle-même déjà reçu la jolie borne postale rouge pour le travail qu’elle déploie au service de la culture tanguera, avec ses récitals, notamment son spectacle avec Valeria Shapira, Las Minas del Tango reo, et comme professeur de chant qui exerce au centre culturel des Mères de la Place de Mai, ECuBHi (Espacio Cultural Nuestros Hijos, espace culturel nos enfants).
Et c'est une partie du spectacle Las Minas del Tango reo qu'elle chantera à l'occasion de cette remise de décoration au musicien folkloriste Chango Spasiuk, au dessinateur Fernando Sendra, au joueur de footbal Ubaldo Fillol et à l'impresario Héctor Caballero. Lucrecia sera accompagnée par le guitariste Tony Gallo (pour lequel je tarde quelque peu, qu'il me pardonne, à lui créer un raccourci à son nom dans Vecinos del Barrio).

Pour aller plus loin :
Lucrecia Merico a un raccourci à son nom dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite. Il vous permet d’accéder à l’ensemble des articles qui la concernent dans ce blog. Vous obtiendrez le même résultat en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut, sous le titre.
Les Bares Notables ont aussi leur part dans Barrio de Tango. J’en parle souvent parce qu’ils accueillent de nombreux spectacles, concerts et tours de chant. Ils sont rassemblés sous le raccourci Bares notables dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux, dans la Colonne de droite (partie haute).

Pour en savoir plus :
Visiter le site du Bar 36 Billares
Visitez le site du Musée Manoblanca (qui tire son nom d’un très beau tango écrit par Homero Manzi, qui y cite précisément la esquina où est situé le musée, et dont vous trouverez le texte intégral sur la page d’accueil de celui-ci). Manoblanca chanté ici par la grande Nelly Omar (voir Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite).
Visitez le site de Lucrecia Merico
Lisez l’entrefilet de Web de Tango qui raconte la remise de l’ordre à Lucrecia elle-même...

samedi 2 mai 2009

Lucrecia Merico et Tony Gallo à la Feria del Libro lundi prochain [à l'affiche]


La chanteuse Lucrecia Merico et le guitariste Tony Gallo se produiront lundi 4 mai 2009 à 17h au Salon du Livre de Buenos Aires, à Palermo.

Je ne fais que traduire la Gacetilla de Prensa que Lucrecia a diffusée par mail et via le groupe de discussion Perfiles de Tango C'est bien, pour un lendemain de 1er mai : je prolonge la fête du travail en me prélassant...

Pour ceux d'entre vous qui ont la chance de vous trouver à Buenos Aires, rendez-vous Stand 500 du Pavillon Bleu, à la Sociedad Rural (qui est à Buenos Aires ce que le Parc des Expositions de la Porte de Versailles est à Paris, à savoir un truc immense avec un énorme bazar de voitures tout autour et de quoi devenir fou avant de trouver une place pour se garer. Privilégiez donc le taxi ou mieux les transports en commun et s'il fait beau et que vous avez du temps, profitez en pour marcher pedibus-jambus : Palermo, c'est plein d'arbres, de pelouses, de lacs artificiels, de jardins publics superbes... contrairement à la Porte de Versailles, entièrement bétonnée et au sud de Paris alors que Palermo est au nord de Buenos Aires).

Pour ceux qui ont loupé les épisodes précédents de Barrio de Tango sur Lucrecia Merico et Tony Gallo, ils peuvent rattraper leur retard en cliquant sur les noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search (entre titre et article). Ils peuvent aussi aller écouter Lucrecia sur son site Internet (voir la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la partie basse de la Colonne de droite, celle des liens aux sites externes).

Les articles sur La Feria del Libro sont accessibles en cliquant sur le mot-clé FL dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search.
Les passionnés de Salon du livre peuvent aller consulter le site de la manifestation, dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie inférieure de la Colonne de droite.

samedi 28 mars 2009

Un nouveau lieu de partage du tango pour le chanter et pour le danser [à l'affiche]



La chanteuse Alicia Pometti a trouvé refuge au premier étage de la tanguería Taconeando, de la rue Balcarce 725 (cette rue se situe dans la zone limitrophe entre les quartiers de San Telmo et de Monserrat, et elle est du côté Monserrat). L'affaire se passe tout les vendredi de 22h à 3h du matin et ça a commencé hier. On y chante, on y danse, on partage sa passion pour le tango, dans ce qu'il a de plus surprenant sans doute pour nous, les Européens, cette dimension de communion culturelle comme un rite religieux authentique (on n'a rien de semblable chez nous).

Les organisatrices sont Alicia Pometti, Graciela Raffa et Mabel Simoncini. Ces deux dernières sont bien connues des radiophiles tangueros, puisqu'elles assurent la programmation musicale de plusieurs tranches horaires en semaine sur les ondes de la 2x4, la radio publique de Buenos Aires consacrée entièrement au tango et que vous pouvez découvrir grâce au lien qui y mène dans la rubrique Ecouter de la Colonne de droite).

Le guitariste Tony Gallo assure l'accompagnement musical pour Alicia Pometti et les autres personnes de l'assemblée qui veulent chanter (les Portègnes chantent beaucoup plus facilement que les Français, ils n'hésitent pas à monter sur la scène ou sur la petite estrade qui en tient lieu et à s'emparer du micro. Et alors ils chantent très bien. Ce n'est pas du karaoké ! C'est du vrai chant, avec le coeur et les tripes, de la part des hommes comme des femmes).

Alicia Pometti a sorti un disque chez Melopea, Tango Azul : 13 pistes de grands classiques pour la plupart; à part le dernier morceau, Candombe para Gardel, pas vraiment très connu. Le disque est actuellement disponible. La boutique en ligne de Zivals vous permet même d'en écouter 30 secondes de chaque piste avant de vous décider. Ce disque, comme tous ceux inscrits au catalogue de Melopea, sera aussi d'ici quelques mois facilement accessible directement via le site de la maison de disques. En effet, pour les 20 ans de Melopea, le site est en train de se refaire une beauté (voir l'article de décembre dernier). Donc un peu de patience, s'il vous plaît. C'est très coquet, un Portègne, même virtuel et dématérialisé (on ne se refait pas) et la pinta, c'est un must social (1).

Tony Gallo est guitariste et compositeur, il a assez souvent accompagné Las Minas del Tango Reo et l'une des deux chanteuses, Lucrecia Merico, désormais familière de ce blog depuis un premier article sur Tango sin Grupo, le spectacle qu'elle a montée avec Cucuza (voir l'article sous ce lien). En revanche, pour sa consoeur Alicia Pometti, c'est la première fois que Barrio de Tango mentionne son nom.
Et des premières, il y en aura encore un paquet cette année dans ces colonnes. Le puit de tango des artistes portègnes n'est pas près d'être épuisé...

(1) La pinta, c'est un mot de lunfardo qui veut dire l'élégance, le chic, la tenue qui en jette, l'allure qui éblouit (pas grand-chose donc à voir avec le mot presque argotique de dégaine ou celui de sappe, qui ne sont pas toujours très laudatifs). Et parce que la pinta fait partie des critères auxquels la culture portègne attache beaucoup d'importance (et la capacité de parler, d'avoir la langue bien pendue aussi), j'ai choisi ce mot et ces deux notions pour le titre de ma rubrique sur les spécificités des langages oraux ou populaires en Argentine et en zone francophone : Jactance & Pinta (comme ça, le &, vous le lisez "y" ou "et"). Voir l'article de juillet 2008 où j'explique ces deux termes.

mercredi 11 mars 2009

Des nouvelles de Lucrecia Merico et Valeria Shapira [à l’affiche]

Hier, la chanteuse Lucrecia Merico était à la Bourse du Commerce de Buenos Aires, à 13h, pour un court récital gratuit dans le cadre d’une Rencontre de Femmes en lien avec les célébrations du Jour International de la Femme ce dimanche.
Elle était accompagnée à la guitare par Tony Gallo.

Ces prochaines représentations auront lieu les 20 et 27 mars prochain, à 21h, au Centro Cultural Adan BuenosAyres, Asamblea 1300 à Buenos Aires. Ce sera deux concerts gratuits de la série qu’elle a conçue avec une autre chanteuse, Valeria Shapira, sous le titre de Minas del Tango Reo. Sur ce tour de chant consacré au tango faubourien et gouailleur des années 20, 30 et 40, voir mon précédent article sur Las Minas del Tango Reo.

Beaucoup de ces tangos que Valeria et Lucrecia interprètent sur scène ont été créés dans le cadre de sainetes, ce théâtre populaire et bon marché dont le Centre Culturel Marcó del Pont, à Flores, est en train de rendre hommage (voir mon article d’hier à ce sujet).

Lucrecia Merico sera aussi l’invitée du Trío Eduardo Tami, le 22 mars prochain, à 21h30, a El Empujón (1), Carranza 1969, toujours à Buenos Aires. Eduardo Tami est un flûtiste de tango qui a déjà publié 3 CD.

Pour découvrir la chanteuse Lucrecia Merico, rendez-vous sur son site (dans les Liens externes, sur la droite de votre écran, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales), sur sa page Myspace et même sur Todo Tango (où elle a le droit à une présentation entrefilet et à un enregistrement, celui de Atenti pebeta).

Sur le pourquoi du comment du choix du titre Grillons, zorzales et autres cigales pour une rubrique rassemblant des sites de chanteurs et de musiciens de tango, voir le Mode d'emploi en haut de la Colonne de droite.
Pour découvrir le guitariste Tony Gallo, le voici sur You Tube avec ce grand classique qu’est Chau no va más (Salut, on s’arrête là) (2), des frères Expósito, ou sur Violeta Viola Tango (sur Myspace) (3).
Pour découvrir le flûtiste Eduardo Tami, visiter son site sous ce lien.
Pour découvrir Las Minas del Tango Reo sur scène, cliquez sur ce premier lien à You tube : elles chantent Que querés con este loro, un grand classique du tango canaille et mal élevé précédé d’un vrai petit sketch couvert par les rires du public... (Lucrecia est à gauche, avec ses immenses lunettes, et Valeria à droite, avec les jambes découvertes). Sur cet autre lien, vous avez Pipistrella, c’est pas mal non plus... Enfin sur ce 3ème lien, et un autre soir, dans un autre décor, voici Valeria Shapira chantant Tirate un lance (Tente ta chance), toujours dans le même cycle de Las Minas del Tango Reo. Sur ces vidéos, les deux chanteuses sont accompagnées au piano. A d’autres moments, elles sont accompagnées à la guitare, par Daniel Perez par exemple. L'ensemble du dossier You Tube consacré à Las Minas del Tango Reo est sous ce lien.

(1) "empujón" : c’est une poussée, généralement de la main. A Buenos Aires, c’est le coup qu’on envoie dans quelque chose ou sur quelqu’un pour le faire tomber. On peut donc traduire par coup de pied quelque part, coup de bélier, coup de pied de l’âne. Dans une expression idiomatique, "el empujón del diablo", c’est quelque chose comme le croche-pied du diable... Cela peut-être l’action de vous saisir et de vous entraîner avec soi (comme fait le vent à la fin de Garúa, d’Aníbal Troilo et Enrique Cadícamo).
(2) Expression toute faite désignant le moment de la mort.
(3) Violeta Viola Tango : viola, c’est en lunfardo le nom de la guitarre (la gratte en argot français). Dans le langage plus académique (notamment à l’arrière des pochettes de CD ou dans le livret explicatif), c’est plus souvent le violon alto (et non pas la viole comme c’est parfois traduit en français sur certains disques qui arrivent jusqu’à nous).

mercredi 1 octobre 2008

Tango sin Grupo à l’Espacio Cultural Nuestros Hijos [à l’affiche]


Allez, cette fois-ci, je vous traduis in extenso la prose délirante et si porteña de Cucuza.
Mais si, vous savez qui c’est ! Tiens, juste pour voir, cliquez sur son nom, dans les mots-clé en dessous du titre...
Et ne vous fiez pas à la tronche patibulaire qu’il affiche sur la photo, c’est rien que du pipeau (du grupo, le troisième sens du mot, celui qu’il ne décline pas dans son texte), un truc pour épater la galerie, bref du cabotinage ! En réalité, sous la belle gueule de beau gosse un brin skinhead, c’est le type le plus gentil que je connaisse. ´Ferait pas de mal à une mouche, ce gars. Et en plus, il vous a une voix... Vous m’en direz des nouvelles quand vous pourrez l’entendre !

"Tango Sin Grupo" funciona como un juego de palabras, no de los más brillantes, pero si de los más sinceros...

Grupo: Juntada de tipos Músicos para hacer Música, entendiéndose por GRUPO solo cuando se junten mas de 3 Músicos personas.

Grupo (en el Barrio): Tiene GRUPO el tipo "engrupido", "piyado", creído en si mismo. Sin GRUPO sería pués el tipo sencillo, directo, sin vueltas...

Con estas dos acepciones muy personales de la palabra GRUPO, llegamos a las siguientes conclusiones:

1- Merico y Castiello cantan Tango y los acompañan los Músicos Guitarristas Gallo y Luna (menos de 3), o sea: cantan Tango sin GRUPO.

2- Merico y Castiello cantan Tango "apelando" a lo esencial, a lo sencillo, a lo directo, a la inmediatez de la "piel de gallina" cuando reconoce esa letra que esta vez puede ser "Fangal", "Te lo digo por tu bien" o "Las cuarenta", o al ir adivinando "esa" melodía que esta vez podría ser "Mariposita". Apuestan instintivamente a la emoción propia para llegar a la ajena, esa emoción única que nos hacen sentir las cosas honestas y hechas desde el "cuore", hechas SIN GRUPO...

Entonces: Cantan LUCRECIA MERICO + HERNAN "CUCUZA" CASTIELLO + TONY GALLO + MAXIMILIANO "MOSCATO" LUNA en Guitarras, o sea:

"Tango Sin Grupo", se entendió...?
Los esperamos!
(texte de présentation rédigé et publié par Hernán Castiello, dit Cucuza)

Tango sin Grupo, ça marche comme un jeu de mots, pas des plus brillants mais quand même des plus sympas...

Grupo - groupe : c’est un ensemble de types du genre musiciens avec pour objectif de faire de la musique, étant entendu qu’on ne parle de groupe qu’à partir du moment où il y a plus de trois personnes.

Grupo - Epate (dans mon coin à moi) (1) : celui qui fait de l’épate (2), c’est le type qui se hausse du col, le bêcheur, celui qui s’y croit. Sans cette épate, ce serait le brave type, le type carré, tout d’une pièce...

Avec ces deux acceptions très personnelles du mot Grupo, nous arrivons aux conclusions suivantes :

1- Merico et Castiello chantent du Tango et pour les accompagner, il y a les guitaristes Gallo et Luna (3) (et ça fait moins de 3 musiciens). Donc ils chantent du Tango sans Groupe.

2- Merico et Castiello chantent du tango en allant droit à l’essentiel, à ce qu’il y a de moins chichiteux, de plus carré, à ce qui vous donne tout de suite la chair de poule quand vous reconnaissez cette chanson qui cette fois peut être Bourbier, Je te le dis pour ton bien, Les années 40 ou quand vous devinez que cette mélodie pourrait bien être celle de Mignonne Sauterelle (4). Ils misent tout instinctivement sur leur propre émotion pour faire jaillir celle des autres, cette émotion unique qui nous fait sentir les choses vraies, faites avec le coeur, (5) faites sans chercher l’épate...

Ainsi donc, Lucrecia Merico et Hernán "Cucuza" Castiello + Tony Gallo + Maximiliano "Moscato" Luna à la guitarre, ça donne : Tango sin Grupo.

C’est bon, là ? Vous avez compris ?
On vous attend !
(Traduction : Denise Anne Clavilier)

L’Espace Culturel Nos Enfants (abrégé dans la langue locale en ECuNHi) appartient à l’association que symbolise ce foulard noué sous le menton que vous voyez dans le coin droit au-dessus de la photo, ces langes dont les Madres de Plaza de Mayo (6) se couvrent la tête pour réclamer de savoir ce que sont devenus leurs enfants. Cette salle se trouve avenida del Libertador au n° 8464 (tout à l’ouest de Palermo). Le concert a lieu ce samedi 4 octobre à 20 h 30 (entrée libre et gratuite).

Rappelons que c’est aussi cette même association Madres de Plaza de Mayo qui cède tous les lundis soir, de 22h à minuit, deux heures de temps d’antenne aux deux allumés de Fractura Expuesta, émission radiophonique téléchargeable qui donne toutes les informations sur le tango contemporain qui vit et fleurit actuellement à Buenos Aires...

(1) Barrio : quartier. Ici, c’est à la fois le mien (el au sens affectif de mon) et cette zone de la ville qui s’oppose à ce qu’en français nous nommons les beaux quartiers et qu’à Buenos Aires on appelle el Centro ou los barrios del norte.
(2) tener grupo : mot à mot avoir du "grupo"
(3) En plus ces deux noms de famille ont eux-mêmes aussi un sens : Gallo = coq, et Luna = lune.
(4) Mariposita : titre d’un tango. Mariposa en espagnol, c’est un papillon. En lunfardo, ce nom d’insecte désigne une accorte et très attirante jeune femme.
(5) Cucuza emploie le mot cuore, un terme lunfardo, emprunté à l’italien des immigrants (cuore : coeur. Corazón en espagnol commun). Intraduisible en l’état.
(6) Mères de la Place de Mai, en français. Ici, en Europe, du temps où la presse se faisait l’écho de leur combat, ce qu’elle ne fait plus guère de ce côté-ci de l’Atlantique (on se lasse de tout, ma pauvre dame !), on les a longtemps appelées les Folles de la Place de Mai, employant sans nous en rendre compte le sobriquet injurieux dont les gratifiaient les généraux qui s’agaçaient de les voir tourner en rond sous leurs fenêtres. Loca,à Buenos Aires, ça peut vouloir dire folle (comme partout ailleurs dans le monde hispanophone), mais c’est aussi un euphémisme pour prostituée.