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lundi 10 octobre 2016

Mendoza remporte le championnat fédéral de l'asado [Coutumes]

Les champions ont droit à la grande photo de la une de Los Andes
sur fond de ciel nocturne et d'obélisque portègne
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Hier dimanche, se tenait à Buenos Aires, sur la plus large avenue du monde, la 9 de Julio, le premier championnat fédéral (1) d'asado (le traditionnel barbecue à la sud-américaine) : chaque province était représentée par un duo de cuisiniers inscrits en deux catégories : viande de bœuf (trois morceaux imposés, dont la découpe ne correspond pas à la découpe valable en Europe) et abats-saucisse-fromage-légumes.
Trois types de feu étaient autorisés : bois, charbon de bois ou un mélange des deux.
L'ordre de cuisson des différents éléments avait été tiré au sort pour chaque concurrent.

Les deux futurs champions avant le coup d'envoi
Devant eux, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant d'en haut à gauche :
fromage à rôtir, poivrons, saucisses, abats et aubergines.
De part et d'autres, des flacons d'alcool en gel pour l'hygiène
(c'est devenu une mode incroyable en Argentine)
Photo Los Andes

Les Mendocins Carlos Gallardo et Francisco Araya ont remporté la compétition qui a duré toute la journée, du matin 10h30 au soir à 18h30. On estime à vingt-cinq milles personnes le public qui est venu se régaler au cours de la journée.

Une méga-scène était dressée du côté de Avenida de Mayo pour une série de concerts tout au long de la journée. Le tango était représenté grâce à Guillermo Fernández et Raúl Lavié. La chanteuse multigenre Marikena Monti était elle aussi de la fête.

La Nación aussi a décidé de mettre l'événement à sa une
Au milieu de la fumée, on devine les toits des abris-bus et la foule des gourmands...
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Pour en savoir plus en cette Semaine du Goût 2016
lire l'article de Los Andes (quotidien de Mendoza)
lire l'article de Diario Uno (quotidien de Mendoza) – le journal a préféré faire sa une sur le rassemblement pour la défense de la condition féminine (contre la violence de genre et le trafic de la prostitution et en faveur de la dépénalisation de l'avortement, sur lequel Diario Uno reste muet, comme sur les violences policières dont Página/12 a fait la une de son édition de ce matin).




(1) Depuis l'arrivée au pouvoir de Mauricio Macri, on voit renaître la notion de fédéralisme que les Argentins n'utilisaient plus guère qu'en référence à la guerre civile du XIXème siècle. Le gouvernement de Cambiemos semble vouloir insister sur le caractère des différentes provinces et sur l'ensemble qu'elles composent dans leur diversité et leur complémentarité, un aspect de l'Argentine qui existait dans certains discours de Cristina Kichner mais bien peu dans sa pratique politique quotidienne.

lundi 4 août 2014

Hommage à la France à la Legislatura avec Jacqueline Sigaut, Marikena Monti et Susana Rinaldi [à l'affiche]


A l'initiative de Susana Rinaldi, chanteuse et députée membre de cette Assemblée, en ce jour qui rappelle l'abolition des privilèges et le parachèvement juridique de la Révolution française, ce lundi 4 août 2014, à 17h, la Legislatura de Buenos Aires (1) rendra hommage à la France par un concert, au nom des artistes qui ont pu se réfugier dans ce pays durant la dictature de 1976-1983 (et dont Susana Rinaldi fait partie).

Deux chanteuses se produiront : Marikena Monti et Jacqueline Sigaut, dont le nom dit assez qu'elle a des ancêtres provenant de l'Hexagone. Jacqueline Sigaut sera accompagnée par le pianiste et compositeur Pepo Ogivieki.

Symboliquement - et le symbole est fort !, la manifestation se tiendra dans le Salón San Martín, un héros argentin qui trouva aussi en France un refuge pendant que la guerre civile ravageait les pays qu'il avait si puissamment contribué à libérer de 1812 à 1822.


(1) Chambre législative locale de la Ville autonome de Buenos Aires, qui a un statut de Province au sein de la République Argentine, sans en porter le nom, qui prêterait à confusion à cause de la Province de Buenos Aires, qui l'entoure.

vendredi 30 septembre 2011

Le retour de Vos y yo à Clásica y Moderna [à l'affiche]

En octobre, les quatre premiers samedis, les 1er, 8, 15 et 22 octobre 2011, à 22h, la chanteuse Susana Rinaldi et le compositeur et bandonéoniste Leopoldo Federico sont de retour au Bar Notable Clásica y Moderna, Callao 892, avec leurs musiciens invités, Nicolás Ledesma au piano et Horacio Cabarcos à la contrebasse.

Ils présenteront leur disque sorti en mai dernier, Vos y yo (voir mon article du 10 mai 2011 à ce sujet).

Et tous les dimanches de ce même mois d'octobre, la chanteuse Marikena Monti donnera, quant à elle, à 20h30, un tour de chant intitulé De París à Pehuajó, composé de chansons de María Elena Walsh (décédée au début de cette année, voir mon article du 12 janvier 2011 à ce sujet) et de chansons françaises, qu'elle interprète à la perfection (Piaf, Ferré, Brel, Aznavour...). Elle sera accompagnée au piano par Oscar Laiguera.

mardi 16 novembre 2010

Tres mujeres para el show - retour sur images. Article n° 1800 [Retour sur images]

La salle avant le spectacle

C'était à Buenos Aires le samedi 4 septembre dernier et je terminai en beauté mes vacances en Argentine en allant applaudir à Clásica y Moderna, Callao 892, trois très grandes pointures du tango, les chanteuses Susana Rinaldi, Marikena Monti et Amelita Baltar, qui était honorée hier au Plenario de la Academia Nacional del Tango (lire à ce sujet mon article du 12 novembre 2010). L'occasion faisant le larron, le Plenario me permet de rattraper l'horrible retard que j'ai pris cette année sur mes Chroniques de Buenos Aires, pour des raisons professionnelles tout à fait indépendantes de ma volonté.

Début du spectacle : Marikena Monti présente Amelita Baltar, qu'elle a en photo dans le dos

Pour les photos, elles valent ce qu'elles valent : j'étais mal placée, malgré les recommandations de Amelita Baltar qui avait demandé elle-même aux organisateurs de bien me traiter (mais bon ! j'étais seule et j'étais une étrangère, j'ai été traitée comme telle : à Buenos Aires, il y a de nombreux lieux où le touriste est moins bien reçu que les clients locaux, sans doute parce que le touriste, généralement venu de l'hémisphère nord, ne reviendra guère, alors que le Portègne, qui habite 200 mètres plus loin, si !) et qui, plus est, j'avais été installée dans les courants d'air de la porte d'entrée (alors que je sortais d'une grippe, mais ça personne ne le savait). Ajoutez que je me refuse à prendre des photos au flash (vous imaginez la gêne que constituent pour les artistes toutes ces petites lumières qui clignotent dans la salle !). Donc photos d'amateur, qui ne valent que pour la passion pour le tango et le talent qui animait la photographe.

Amelita Baltar entre deux chansons


Amelita Baltar s'accompagnant à la guitare en revenant à ses premières amours : la musique folklorique

Un très beau spectacle, qui coûtait 150 $ de droit au spectacle, avec une obligation de 50 $ minimum de consommation (la planche de fromages et de charcuteries est un bon choix dans ce restaurant qui est plus réputé pour son décor et son programme culturel que pour le contenu de ses assiettes). Par rapport aux prix que je vous indique d'ordinaire, celui-ci peut paraître élevé. Ce serait oublier que la soirée occupe une petite vingtaine d'intervenants, les trois chanteuses, leurs musiciens (chacune a les siens), un technicien son et un technicien lumière...

Susana Rinaldi présentant Marikena Monti (ma meilleure photo de la soirée, avec au premier plan les cheveux de mon compagnon de table, un médecin argentin qui m'a invitée pour remercier la France du bon accueil qu'elle lui avait fait dans les années de dictature. Encore un Argentin qui s'était réfugié à Paris, comme Susana Rinaldi elle-même)

Marikena Monti entre deux chansons

Quoi qu'il en soit du prix et de l'accueil discutable que nous recevons, le spectacle vaut vraiment le coup (et c'est peu de le dire). Toutes les trois sont somptueuses, dotées d'un très bel humour (le numéro d'Amelita Baltar sur la chirurgie esthétique à laquelle elle refuse d'avoir recours, l'auto-critique de Susana Rinaldi qui dit elle-même avoir un sale caractère et les minauderies de Marikena Monti qui remercie le technicien lumière qui lui permet de ne pas faire plus vieille que ses 36 ans - elles sont toutes les trois septuagénaires, comme vous le savez ou pouvez le présumer), et d'une voix exceptionnelle, chacune avec sa personnalité artistique propre. En plus, toutes les trois connaissent admirablemnt notre langue. Elles se présentent mutuellement : Marikena Monti a présenté Amelita Baltar, Susana Rinaldi, surgie de la rue comme un diable de sa boîte au point que la salle, saisie, en a oublié de l'applaudir, a présenté Marikena Monti et c'est bien entendu Amelita Baltar qui a présenté Susana Rinaldi dont le tour de chant concluait la soirée (malgré une grippe carabinée dont elle ne laissait presque rien voir, à part un mouchoir dont elle se tamponnait le nez après chaque morceau).

Susana Rinaldi

Une dernière anecdote, terrible pour la Française que je suis : à un moment donné, Marikena Monti a annoncé qu'elle allait chanter une chanson qu'elle voulait dédier à Carla Bruni et à une starlette argentine du même tonneau dont elle a prononcé le nom après celui de la présidente française. A peine avait-elle prononcé les trois premières syllabes du nom de l'ancien top-model que toute la salle s'esclaffait. Rire général. Je n'aime pas Carla Bruni, la chanteuse comme la femme me laisse tout à fait indifférente et j'estime qu'elle abuse de sa position protocolaire d'épouse du chef d'Etat pour se constituer une notoriété qui n'a rien à voir avec le service du pays. Malgré cela, je vous avouerai  qu'entendre une salle entière à Buenos Aires hurler de rire au seul énoncé de son nom fut une drôle d'expérience, plutôt désagréable. Voilà donc l'image qu'ils ont désormais de la France institutionnelle : une affaire de branquignoles hystériques... Ceci dit, Marikena Monti nous a interprété une chanson de Jacques Brel, dont elle a pris soin de préciser qu'il était belge et non français (il passe couramment pour français là-bas), et a chanté en duo avec Edith Piaf. Eh bien, il faut une belle quantité de talent pour affronter un tel mythe, même par disque interposé...

mardi 5 octobre 2010

Au programme de Clásica y Moderna en ce mois d’octobre [à l’affiche]

Comme prévu dès la fin août, Tres Mujeres para el Show continue tous les samedis d’octobre mais comme le succès de ce tour de chant qui réunit Susana Rinaldi, Amelita Baltar et Marikena Monti ne se dément pas, Clásica y Moderna a ajouté encore deux dates, les samedis 22 et 29 à 21h (c’est la dernière limite pour arriver et dîner, le spectacle commence largement plus tard et dure jusqu’à une heure du matin bien sonné). Le prix du spectacle est assez élevé (150 $ + 50 $ de consommation minimum, et il vaut mieux réserver avec quelques jours d’avance).

Las Minas del Tango Reo reviennent elles aussi, les chanteuses Lucrecia Merico et Valeria Shapira, avec leur guitariste Nacho Iruzubieta (Daniel Pérez est de retour à Clermont-Ferrand depuis la fin août, avec la flûtiste Marie Crouzeix). Ils se produiront, en vêtements fluo et cravate à écailles argentées, le mardi 26 à 21h30 (prix des places 40 $ et 20 $ de consommation minimum mais ils ne sont que 3 contre une bonne quinzaine dans Tres Mujeres para el show, et puis ils sont moins connus aussi…)

María Volonté revient aussi avec son tour de chant et son disque 9 vidas, les lundis 18 et 25 à 21h30. J’ignore le prix. Clásica y Moderna ne les affichent pas. Il faut entrer et poser la question un soir de spectacle, en début de soirée. Ne vous attendez pas à une réponse débordante de cordialité, le ton est assez froid (la nourriture pas à la hauteur de la programmation culturelle ni à la hauteur des prix sur la carte, mais on peut s’en sortir vivant sans difficulté majeure). Bref, à Clásica y Moderna, c’est la qualité du spectacle et l’originalité du décor qui priment sur le reste. Il faut faire avec.

Et bien sûr, il y a plein d’autres propositions : jazz, musique uruguayenne, bolero…

Clásica y Moderna, Callao 892, dans le sud de Recoleta.

mardi 31 août 2010

Tres mujeres para el show : quand on aime, on ne compte pas [à l'affiche]

C'est la énième reprise de Tres mujeres para el show qu'annonce aujourd'hui la Gacetilla de Clasica y Moderna : Tres mujeres para el show, je vous en ai déjà longuement parlé à chaque série de concerts qui ont été donnés depuis l'année dernière réunit sur scène Amelita Baltar, Susana Rinaldi et Marikena Monti, trois chanteuses qui avaient lancé ce spectable dans les années 70 et le reprennent depuis un an avec un succès qui ne se dément pas.

Elles seront donc tous les trois avec Juan Carlos Cuacci, qui assure la direction musicale du spectacle, sur la scène de Clasica y Moderna, tous les samedis de septembre à 21h.

Moi qui ne savais pas de quoi serait fait mon dernier samedi à Buenos Aires, eh bien, j'ai désormais la réponse.

Pour en savoir plus sur le spectacle, dont j'ai déjà  parlé, reportez-vous à mes autres articles en cliquant sur le nom de l'une ou l'autre de ces dames dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search ci-dessus. Si vous choisissez Susana Rinaldi, vous allez d'abord tomber sur un article de ce jour sur le Mundial dont elle accompagne la dernière épreuve ce soir au Luna Park.
Et si vous choisissez de passer par Recoleta, le quartier où se trouve Clasica y Moderna, vous allez tomber sur un article, de ce jour aussi, sur Las Minas del Tango Reo. Conclusion : Buenos Aires est une petite ville (1) où tout le monde finit par se croiser....


(1) Non, c'est une blague. Buenos Aires est une ville énorme. Mais le tango finit par s'y croiser tout de même.

jeudi 6 mai 2010

Programmation de fête à Clásica y Moderna en mai [à l'affiche]

Photo issue du site du café-librairie

Commençons par le plus important : le lundi 24 mai, qui sera exceptionnellement férié pour composer un pont avec la fête nationale du 25 mai, Tres Mujeres para el Show feront leur retour exceptionnel pour saluer les 200 ans de l'Argentine.

Tres mujeres para el show, je le précise pour les nouveaux visiteurs de Barrio de Tango, rassemblent trois chanteuses légendaires : Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi, qui avaient monté ce spectacle au début des années 1970. Avec ce récital à trois voix, elles ont fait le tour du continent. Elles l'ont repris en novembre dernier avec un succès considérable qui ne s'est pas démenti au long des reprises de la reprise... Pour vous en assurer, cliquez sur le nom des artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l'ensemble des articles que j'ai consacrés à chacune d'entre elles et vous verrez bien !

Ce samedi 8 mai et le 15 à 22h, la chanteuse Dolores Solá reprendra son spectacle Salto mortal (saut périlleux) où elle aborde pour la première fois un répertoire de tangos classiques en chantant a la criolla, c'est-à-dire accompagnée simplement à la guitare.

Les samedis 22 et 29 à 22h, c'est la chanteuse María Volonté qui sera sur la scène, accompagnée à l'harmonica par Kevin Footer.

Dimanche en huit, le 16 mai, à 20h30, c'est le trio féminin (violon, alto et piano) Las Rositas, de Córdoba, qui se produira dans ce Bar notable qui est aussi une bibliothèque. Je vous en avais parlé au cours du premier mois de la vie de Barrio de Tango lorsqu'elles étaient venues jouer à la Academia Nacional del Tango.

Le chanteur Luis Filipelli, accompagné par le pianiste Franco Polimeni, sera lui aussi de la fête les vendredis 14 et 28 mai à 0h30.

Et pour rester au courant, consultez le site de Clásica y Moderna, installé sur l'avenue Callao, au numéro 892, dans le sud du quartier de Recoleta.

mercredi 31 mars 2010

Tres mujeres para el show au Casino de Rosario et tous les week-end d’avril à Buenos Aires [à l’affiche]

Tres mujeres para el show (trois femmes pour faire le spectacle) est un tour de chant monté par et pour Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi en 1973 et qui a été repris, avec un succès colossal, à Clásica y Moderna, au printemps et à l’été, à Buenos Aires (voir mes articles du 5 novembre 2009, du 21 janvier 2010 et du 26 février 2010 sur ces trois reprises consécutives).

Ces dames reviennent à Clásica y Moderna tous les samedis et tous les dimanches d’avril.
Dans la semaine, elles se rendent ici et là. Elles seront notamment au Casino de Rosario le mercredi 21 avril à 22h30.
Attention : pour réserver votre place, vous devez être deux au minimum et vous devez vous rendre personnellement à la caisse du casino, ouverte au public de 12h à 5h du matin. La réservation est ouverte à partir du samedi précédent le spectacle et le dîner est compris dans le prix de la place (d’où l’impossibilité de réserver une seule place).

A Buenos Aires, c’est plus libre mais, prenez vos précautions, la salle va se remplir très, très vite et le spectacle va encore se jouer à guichets fermés !

Vous pouvez vous connecter aux sites de Susana Rinaldi et Amelita Baltar dans la partie inférieure de la Colonne de droite (sur fond blanc). Les deux liens figurent dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales.

En cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, ci-contre (partie haute de la Colonne de droite, sur fond gris), vous pourrez accéder à l’ensemble des articles que j’ai consacrés dans Barrio de Tango à chacune de ces grandes dames du tango.

vendredi 26 février 2010

Sans aucun doute ce qui s'appelle un grand succès [à l'affiche]

Capture d'écran du mail de Clásica y Moderna

Le tour de chant Tres mujeres para el show revient pour quatre nouvelles représentations exceptionnelles à Clásica y Moderna, Callao 892, dans le sud de Recoleta.

Susana Rinaldi, Amelita Baltar et Marikena Monti remontent ensemble sur les planches, encore une fois en février, pour une toute petite série depuis hier et jusqu'à dimanche soir, à 21h30 (ce soir, vendredi, et demain) et à 22h dimanche, pour un concert qui devrait être le dernier de cette reprise qui clôt en grande beauté la période estivale argentine.

Ce spectacle a connu une première série de représentations sur 12 soirs de suite en novembre, puis une reprise de 12 autres soirées au début du mois et enfin cette série de 4 concerts. Je vous invite donc à aller consulter aussi les articles que je leur ai consacré le 5 novembre 2009 et le 21 janvier 2010.

Le lendemain, les enfants retournent à l'école et les parents au travail. D'ici là et pour autant que ce soit encore possible, précipitez-vous à Callao pour prendre une place s'il en reste encore !

jeudi 21 janvier 2010

Clásica y Moderna bat le rappel de ces dames [à l’affiche]

Les chanteuses Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi vont reprendre en février leur concert Tres mujeres para el show, un spectacle qu’elles ont créé dans les années 70, avec lequel elles ont beaucoup voyagé en Amérique et qu’elles viennent de reprendre avec un grand succès, à Clásica y Moderna, en novembre dernier (sur le spectacle lui-même, voir mon premier article, celui du 5 novembre 2009).


L’événement avait fait la une du supplément culturel du quotidien Página/12, le jour de la première, avec interview des trois interprètes (voir mon article sur ce reportage avec lien vers l’article de Página/12).

Tres mujeres para el show revient donc le jeudi 4 février à 21h30 pour 12 nouvelles représentations successives. Etant donné le succès du spectacle, qu’on n’avait plus vu depuis plus de 30 ans, et la personnalité des trois chanteuses, il est vivement conseillé de réserver sa place le plus rapidement possible si vous avez la chance de vous trouver à Buenos Aires à ces dates-là, et ce même si le site de la librairie-café-salle de concert n’annonce pas ses prix. Vous pouvez en effet y aller en toute confiance : Clásica y Moderna, avenida Callao 892 (dans le sud du quartier de Recoleta), est un vrai lieu de la vraie culture portègne. Rien à voir avec ces salles de tango for export, au luxe tape-à-l’oeil, qui ne travaillent qu’avec les touristes (1).

La programmation de ces derniers jours de janvier est d’ailleurs très intéressante : ce soir, Juan Esteban Cuacci qui jouera avec pour invitée la chanteuse Anita Co, le 26 las Minas del Tango Reo (à savoir les chanteuses Lucrecia Merico et Valeria Shapira, accompagnée par le guitariste Daniel Pérez), la chanteuse Dolores Solá pour son dernier récital avant l’Europe le 29 et je ne vous cite pas tout (voir aussi mon précédent article sur le programme d’été de la salle).

Si vous allez sur le site de l’institution (Clásica y Moderna fait partie des Bares notables, les cafés classés, de la Ville de Buenos Aires), vous verrez passer en boucle en bas à droite les quatre images sur lesquelles l’établissement établit sa campagne de publicité, ces quatre images et rien qu’elles : les trois dames ensemble (capture d'écran ci-dessus, diffusée par mail hier par Clásica y Moderna) et une photo de chacune d’entre elles.

L’événement de l’été !

Pour aller plus loin :
Visiter le site de Clásica y Moderna
Visiter les sites de Amelita Baltar et de Susana Rinaldi, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la Colonne de droite (partie inférieure).
En cliquant sur les mot-clés disponibles dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessous, sous le titre de l’article, vous pouvez accéder à des ensembles consacrés au thème désigné : chacune de ces trois grandes artistes, le quartier de Recoleta et les spectacles qu’il propose, un choix de spectacles qui ont été proposés à Buenos Aires ou dans d’autres villes de la région (affiche) etc.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des mots-clés répartis sur les 1120 articles de ce blog dans la partie haute de la Colonne de droite, sous forme de raccourcis répartis dans les différentes rubriques qui vont (de haut en bas) des thèmes les plus généraux aux artistes, nom par nom, dont ce blog a déjà parlé trois fois ou plus. C’est déjà le cas de Amelita Baltar et de Susana Rinaldi. Le raccourci de Marikena Monti va être créé dans les prochains jours (il faut juste que j’en ai le temps et j’en manque un peu en ce moment).

(1) De toute manière, les prix qu’ils pratiquent sont tout à fait prohibitifs pour les Argentins.

vendredi 13 novembre 2009

Trois femmes pour la Une [à l'affiche]

La Une du supplément culturel de mercredi 11 novembre 2009

Tres mujeres para el show (Trois femmes pour la scène), c'est le nom du spectacle, créé en 1973 à Buenos Aires, puis transféré assez vite à Mar del Plata (où Susana Rinaldi et son mari, Osvaldo Piro, tenaient alors une salle de concert devenue légendaire, Magoya) puis appelé un peu partout en Amérique Latine, et qu'en ce moment même, à Clásica y Moderna, sur l'avenue Callao, dans le quartier de La Recoleta (la devanture que vous voyez sur la photo), reprennent trois chanteuses majeures du tango et de la musique populaire argentine : Amelita Baltar (au premier plan sur la photo), Marikena Monti (au fond à gauche) et Susana Rinaldi (au fond à droite).

Mercredi, au lendemain de la première, Página/12, sous la plume de Karina Michelleto, faisait des trois artistes la une de son supplément culturel, Cultura y Espectaculos, avec une longue interview à quatre voix, sous-titrée Las marcas de la vida no nos impiden tener alegria (las cicatrices de la vie ne nous empêchent pas d'être joyeuses).

Dans cet article, Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi parlent avec beaucoup de franchise d'elles-mêmes, de leurs souvenirs, de leurs parcours, des difficultés de tous ordres qu'elles ont rencontrées dans les années 70 (une époque politique très perturbée, avec des effets de censure très forts), de l'amitié qui les réunit et de la joie qu'elles éprouvent à la perspective de partager à nouveau la scène dans ce spectacle.

Lundi, j'ai eu le privilège de m'entretenir quelques minutes au téléphone avec Amelita Baltar et j'entendais cette joie, non pas tant dans ses paroles (on n'a pas parlé du spectacle) que dans le son de sa voix. La joie est une des grandes caractéristiques des musiciens argentins, même si on dit que le tango est triste. Chez les musiciens, la musique se vit dans une joie intense (et non pas dans la facilité).
Une longue interview qu'il faut donc aller lire sur le site de Página/12. A vous donner envie d'apprendre l'espagnol si vous ne le parlez pas encore (mais même sans savoir parler espagnol, l'article peut se déchiffrer tant bien que mal. L'espagnol n'est pas si éloigné du français, tout de même).

Pour aller plus loin : vous reporter à mon article de la semaine dernière (en français) sur le spectacle (avec les liens aux sites Web des artistes).
Vous pouvez aussi vous reporter à un article de La Nación du 12 novembre 2009.

Pour accéder à l'ensemble des articles sur l'une ou l'autre chanteuse, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio.
Marikena Monti n'a pas encore de raccourci dans la Colonne de droite parce que je n'ai pas eu le temps jusqu'à présent de publier trois articles sur elle (mais ça viendra un jour).

jeudi 5 novembre 2009

Amelita Baltar, Susana Rinaldi et Marikena Monti re-ensemble à Clasica y Moderna [à l'affiche]

J’avais consacré l’article 850 de Barrio de Tango à Horacio Ferrer. Voici un peu plus d’un mois plus tard le n° 950, consacré à trois femmes, cette fois-ci, Trois femmes pour la scène...

Affiche officielle du spectacle (communiquée par Amelita Baltar)

Du mardi 10 jusqu’au samedi 21 novembre, Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi (dans cet ordre sur la photo, de gauche à droite) reprennent leur spectacle légendaire des années 70, Tres mujeres para el show (3 femmes pour la scène), sur 12 soirées exceptionnelles, à 21h30, à la librairie-bar Clásica y Moderna, Callao 892, dans le quartier de La Recoleta.

Ce spectacle est un partage artistique dédié au répertoire de la chanson populaire sud-américaine, entre trois chanteuses à la forte personnalité et qui ont en commun, soit dit en passant, le même amour de notre langue (1). Toutes les trois s’expriment impeccablement en français et elles chantent même dans la langue de Molière.

La direction musicale du spectacle d’aujourd’hui est confiée au pianiste, guitariste et compositeur Juan Carlos Cuacci (2), qui assure la direction musicale de tout ce que fait Susana Rinaldi, ou peu s’en faut, depuis 1972 (ils travaillent en famille).

Au moment de la création, Astor Piazzolla et Osvaldo Piro, les époux de deux des chanteuses, étaient aussi de la partie. Dans les années 70, elles ont toutes les trois ensemble tourné dans toute l’Amérique Latine avec ce spectacle et le ton du message que m’a envoyé Amelita Baltar laisse à deviner que cette reprise les comble de joie.

Et il est probable qu’elles ne sont pas les seules à Buenos Aires. Des tas de gens de 50 ans et plus vont revivre des moments magiques et sans doute vouloir les partager aux générations suivantes en plein printemps portègne. Si donc vous vous trouvez à Buenos Aires en ce moment, allez vite retenir vos places : c’est une occasion unique. Et avec ce nombre de représentations et les personnalités des chanteuses, ça se donnera à guichets fermés...

A plusieurs reprises, j’ai déjà eu l’opportunité de vous parler ici, dans Barrio de Tango, de Susana Rinaldi (la Tana) et de Amelita Baltar (elles ont l'une et l'autre leur raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite). D’ailleurs, ces deux chanteuses sont suffisamment connues par chez nous pour que mes articles soient superflus sur ce point. Et tant mieux ! (3)

En revanche, je n’ai jamais eu, jusqu’à présent, celle de parler de Marikena Monti, une chanteuse qui appartient à la même génération, très liée à la culture française (elle a même vécu à Paris assez longuement dans les années 60). Elle a commencé par faire des études de lettres à l’Université de Buenos Aires avant de tout laisser tomber au profit de la chanson, de la scène et du cinéma (elle a joué dans trois films). C’est une interprète qui chante aussi bien du tango traditionnel et du folklore argentin que de la grande variété française (Edith Piaf, Barbara, Jacques Brel...), de la musique brésilienne, du jazz nord-américain... Comme ses deux compagnes de scène, elle a beaucoup voyagé et ces voyages ont enrichi sa palette artistique. Le 4 août 2006, Página/12 a publié d’elle une longue interview auto-portrait que je vous invite à lire en cliquant sur le lien. Vous pouvez aussi lire l’article que La Nación lui a consacré le 24 janvier 2004 lorsqu’elle a fait ses débuts comme comédienne sur une scène de théâtre, dans une pièce intitulée Secreto a cuatro voces (Secret à 4 voix), où elle incarnait en une seule soirée trois chanteuses dont elle interprète habituellement le répertoire, Pepita Avellaneda (légendaire chanteuse argentine, 1880? - 1951), Edith Piaf (chanteuse française, 1915-1963) y Billie Hollyday (chanteuse noire états-unienne, 1915-1959).


Tract publicitaire du spectacle, disponible à Buenos Aires.
Un cadeau de Amelita Baltar aux lecteurs de Barrio de Tango.

Je vous laisse en tête à tête avec le texte original. Le sens en français, vous le trouverez plus haut dans l'article à ma sauce. Pour lire le texte, cliquez sur l'image pour l'obtenir en meilleure résolution et vous voilà en plein Buenos Aires, au milieu du printemps, alors que vous vous désolez du côté oriental de l'Océan Atlantique en regardant tomber les feuilles ! (Ajout du 8 novembre 2009)

Pour en savoir plus :
Visiter les sites des artistes :
Amelita Baltar (site bilingue espagnol-anglais). Attention : le site n’est pas à jour, il ne présente pas d’information sur ces 12 représentations.
Susana Rinaldi (site quadrilingue en espagnol, français, finnois et italien)
Juan Carlos Cuacci (site bilingue en espagnol et anglais)
Visiter le site de Clásica y Moderna



(1) c’est le genre d’informations dont nous raffolons, nous autres francophones, et puis il n’y a pas de mal à se faire du bien ! Cocorico ! etc.
(2) Depuis le début de l’année 2008, Juan Carlos Cuacci est aussi l’un des 3 co-directeurs de la Gran Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires, aux côtés du fondateur, Raúl Garello, et de Néstor Marconi, lui-même directeur de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce.
(3) Et puis vous savez où aller chercher les autres articles les concernant dans Barrio de Tango : en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, entre titre et corps de chaque article, et dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite, dans la section Les chanteurs.