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lundi 17 août 2015

Corazón criollo, nouveau disque de Angel Pulice et Ruth De Vicenzo [Disques & Livres]


Il suffit de regarder cette jaquette (si j'ose dire) pour deviner que ces deux-là, lui chanteur et guitariste, Angel Pulice, elle chanteuse et accordéoniste, Ruth De Vicenzo, tous deux compositeurs et paroliers, ont le sens de l'humour. Et il est vrai qu'ils savent prendre très au sérieux leur travail (car ils font de la très, très bonne chanson) sans se prendre au sérieux, selon la bonne vieille formule qui sert toujours dans ce cas-là.

Le duo de créateurs, entouré de leurs quatre musiciens habituels, présenteront ce troisième disque le samedi 22 août 2015, à 22h, au bar Los Laureles, Iriarte 2290, dans le quartier de Barracas.

Le disque a déjà été récompensé au titre de la diversité culturelle, un aspect de la culture qui compte beaucoup actuellement dans l'élaboration du patrimoine d'un art vivant qui reflète l'identité du pays, avec tout son métissage issu de trois continents (Amérique, Europe, Afrique et même un peu l'Asie car les Japonais, et plus récemment les Chinois, les Vietnamiens, les Laotiens et les Cambodgiens sont arrivés en nombre eux aussi).

Comme toujours lorsque je me trouve en Argentine, le temps me manque pour développer mes articles, mes fidèles lecteurs ont dû le remarquer. Ce matin, Página/12 publiait une interview des deux artistes que je vous invite à aller lire (en vous faisant aider par Reverso, le cas échéant, que vous trouverez en bas de la Colonne de droite).

Quelques jours plus tard (alors que je me trouverai à Mendoza), démarre le cinquième festival de tango de Barracas pour une semaine et Los Laureles en sera l'épicentre : ce bar notable, qui ressuscite grâce à la volonté de fer de la patronne, porte en lui l'héritage tanguero du quartier qui n'est autre que celui de Villoldo et Arolas (excusez du peu !).



Pour aller plus loin :
consulter le site Internet de LosLaureles (l'agenda des spectacles n'est pas à jour)
se connecter à la page Facebook du bar.

vendredi 21 septembre 2012

Juste à côté de chez Gardel : Angel Pulice et Ruth de Vicenzo pour leur nouveau disque [à l'affiche]



Guapachoza est une nouvelle micro-salle de spectacle installée dans une des maisons à la façade fileteada (une des plus belles) qui entourent le Museo Casa Carlos Gardel (1) dans une même cuadra de la rue Jean Jaurès. Le musée est situé à la hauteur 735 (2), Guapachoza est 20 mètres plus au sud et sur le même trottoir...

Demain, vendredi 22 septembre 2012, à 23 h, le quinteto Pulice-Vicenzo, que connaissent mes lecteurs assidus, donnera un récital, qui s'annonce fort drôle comme tous leurs concerts...

Vous l'aviez deviné en regardant l'affiche, n'est-ce pas ?


(1) Le Museo Casa Carlos Gardel, cette rue et les rues adjaçantes, qui forment le quartier dit el Abasto, font partie du programme du voyage culturel que je vous propose en mai 2013, sous l'égide de l'agence Intermèdes. On y assistera d'ailleurs à un récital en fin de journée.
(2) En Argentine, on ne parle pas de numéro dans une rue mais de hauteur car le numéro correspond à la distance, par rapport au fleuve pour une voie allant d'est en ouest (comme Corrientes ou Rivadavia), et par rapport à l'avenue Rivadavia, pour une voie allant du nord au sud. Et comme le plan de Buenos Aires est un damier presque parfait, cela facilite grandement l'orientation dans cette ville immense.

jeudi 22 mars 2012

La rentrée de Pulice-de Vicenzo ce soir au Musetta Café [à l'affiche]


L'auteur-compositeur-interprète Ángel Pulice et sa partenaire, la chanteuse et accordonéoniste Ruth de Vicenzo, que les lecteurs assidus de Barrio de Tango connaissent bien depuis bientôt quatre ans que ce blog existe, se produiront ce soir, jeudi 22 mars 2012, à 21h, avec leurs musiciens, dans le petit café Musetta qui est l'ami des tangueros dans la capitale argentine, à l'angle de l'avenue Tucumán avec la rue Billinghurst, du côté de l'Abasto, THE quartier du tango à Buenos Aires.

Le groupe y présentera son répertoire, tel que vous pouvez le découvrir dans leur disque intitulé Tangos nuevos y usados (Tangos nouveaux et d'occasion). Un spectacle qui mêle la rage sociale traditionnelle dans le tango et un soupçon de nostalgie, le tout arrosé d'une bonne dose de drôlerie.

Une rentrée sous le sceau, invraisemblable comme d'habitude, d'une étrange grenouille à serres de rapace !

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur le nom des artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l'ensemble des articles qui les concernent dans ce blog.

jeudi 19 mai 2011

Ángel Pulice et Ruth de Vicenzo reviennent à Almagro en citant Barrio de Tango ! [à l'affiche]


L'annonce de ce concert que nous servent, ci-dessus, l'auteur-compositeur interprète Ángel Pulice et la partenaire, la chanteuse et accordéoniste Ruth de Vicenzo (1), compile les citations de tangos célèbres, parmi lesquels Tiempos viejos, Almagro et Afiches, respectivement traduits aux pages 128, 265 et 196 de mon anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (ed. du Jasmin), dont j'ai précisément confectionné la sélection de textes à cause de ça : cette résonnance qu'ils ont dans la culture de tous les jours à Buenos Aires (2).

Allusions aussi au footbal, dont l'équipe locale, le San Lorenzo de Almagro, a inspiré de nombreux poètes supporters.

Le groupe revient au Musetta Café pour un concert intimiste à 21h, samedi 21 mai 2011... A déguster avec un pan y vino du patron, vous ne le regretterez pas (3).

(1) à ne pas confondre avec une bandonéoniste. Ce n'est pas du tout le même instrument, même si tous les deux appartiennent à la même famille d'instruments à soufflet et à hanches.
(2) Allez y voir parce que la traduction de ces bribes de vers ne vous dira rien en soi. Pour les apprécier et en goûter l'humour, il faut impérativement avoir fait au moins une fois un petit tour du propriétaire du répertoire. Comme pour comprendre n'importe quelle blague, n'importe où sur cette bonne vieille terre, d'ailleurs.
(3) Peu d'articles aujourd'hui, car une bonne partie de mon après-midi sera occupée par le tournage de quelques vidéos pour le site internet des Editions du Jasmin (voir le lien, dans la rubrique Cambalache casi ordenado, dans la partie basse de la Colonne de droite).

vendredi 18 mars 2011

Milonga en plein air samedi dans le cadre du Festival Indépendant [à l'affiche]

Grande milonga pour clore le deuxième Festival Indépendant de Tango à Buenos Aires, ce samedi 19 mars à partir de 19h, à la hauteur de Avenida Patricio 1900, à cheval entre La Boca et Barracas. En cas de pluie, tout le monde se repliera au Malevaje Arte Club, Garibaldi 1670, dans le quartier de La Boca.

Les musiciens programmés sont : Proyecto LCB, le chanteur Dema et son orquestre La Petitera, Alan Haksten Grupp, bien connu de mes lecteurs réguliers, le Quinteto El Berretín, et le duo Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, que vous connaissez bien eux aussi.

Pour en savoir plus sur le festival, cliquez sur le mot-clé FIT dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Vous accéderez ainsi à l'ensemble des articles que je lui ai consacrés sur les deux édtions, celle de mars 2010 et celle de cette année.

lundi 14 mars 2011

Angel Pulice et Ruth de Vicenzo au CCC mercredi dans le cadre du Festival Indépendant [à l'affiche]

Dans le cadre du deuxième Festival Indépendant de tango qui s'est ouvert samedi 12 mars sous la pluie (avec report de la milonga d'ouverture au lendemain, hier dimanche), le Quintette Pulice-Vicenzo, animé par l'auteur compositeur interprète Ángel Pulice et la chanteuse-accordéoniste Ruth de Vicenzo, donneront un concert au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Avenida Corrientes 1543, à 21h (1)

Affiche diffusée par les artistes

Ils y donneront un tour de chant intitulé, La Carnada (l'hameçon, comme le titre de l'un de leurs disques), et commenté, comme leur disque le plus récent, Tangos nuevos y usados (tangos neufs et d'occasion), mélange de grands classiques et de titres de la composition de Ángel.

Pour en savoir plus sur les propositions du Festival, cliquez sur le sigle FIT dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Faites de même avec le nom des artistes pour accéder à l'ensemble des articles que je leur ai consacrés à l'heure où vous lisez cette note dans ce blog.

(1) Ángel annonce que l'horaire sera ponctuellement respecté. Ce sera donc sans doute une première au CCC !

mardi 8 février 2011

Le Sexteto Pulice-Vicenzo mercredi soir au Konex [à l'affiche]

Le Sexteto Angel Pulice y Ruth de Vicenzo se produira le mercredi 9 février à 21h30 à l'Espace Culturel Konex, Sarmiento 3131, dans le quartier de l'Abasto. Avec force citations du poète Homero Expósito (1918-1987) dans le mail d'accompagnement de cette éclatante affiche...

soñando en vano... bajo un cielo de verano...

Ce sont quelques bribes de Yuyo verde (1) qui sont immédiatement reconnaissables à Buenos Aires. Ce pourquoi j'anime désormais à l'Académie Esprit Tango à Paris des Rendez-vous littéraires intitulés Tangos d'hier et d'aujourd'hui... Des ateliers lecture pour que vous puissiez désormais identifier ces signaux de reconnaissance que constituent un bon nombre de vers tangueros.



L'auteur compositeur interpréte Angel Pulice et la chanteuse accordéoniste Ruth de Vicenzo ne sont pas des inconnus pour les lecteurs de Barrio de Tango, ce blog, puisque je m'efforce très régulièrement de vous tenir au courant de leurs faits et gestes. Pour vous en convaincre, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et vous accéderez à l'ensemble des articles parlant d'eux. Vous pourrez ainsi constater qu'ils sont fort actifs et sélectifs à la fois.

(1) A lire dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, mai 2010, à la page 253.

lundi 27 décembre 2010

Soirée d'août au Torcuato Tasso [Retour sur Images]

Au Torcuato, on ne fait pas qu'écouter de la musique et applaudir. On peut dîner aussi...

Voilà l'un de ces articles que mon emploi du temps et la nature de l'actualité depuis mon retour d'Argentine ne m'avaient pas permis de publier encore dans Mes Chroniques de Buenos Aires : le retour en images sur la soirée à laquelle m'avait invitée l'ami Juan Vattuone au Centro Cultural Torcuato Tasso le mercredi 25 août 2010 (voir mon article du 26 août 2010, décalage horaire oblige), le jour où j'ai appris que le Conseil d'Administration de la Academia Nacional del Tango venait de me décerner le titre d'Académicienne correspondante à Paris (voir mon autre retour sur images sur la séance académique du 2 septembre 2010).

Le Quinteto Angel Pulice y Ruth de Vicenzo au complet
(vous reconnaissez même Carolina Cajal, à la contrebasse, dans le fond)

Los Hermanos Butaca, sans couvre-chef et avec leur pianiste titulaire

Ce soir-là, sur la scène du 1575 de la rue Defensa, à San Telmo, il y avait le Quinteto Angel Pulice y Ruth de Vicenzo, suivi des Hermanos Butaca (à l'humour un rien potache et parfois d'un franc mauvais goût), eux-mêmes suivi de l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone, accompagné de son vieux compère, compagnon de toute une carrière musicale, Victor Lasear à la guitare et de Gustavo Corrado au piano.

Et maintenant les mêmes Hermanos Butaca avec leur couvre-chef carnavalesque de scène et un invité au piano

Juan Vattuone, en vedette américaine...

Une soirée inoubliable, passée à la même table que Lucio Arce et un autre ami, au cours de laquelle nous avons été servis par une jeune Française, visiblement en séjour d'étude et qui n'avait pas repéré ma francitude (bon point pour moi, et toc !), une soirée qui s'est éternisée dans les conversations après le spectacle... Comme souvent à Buenos Aires. Il est vrai que les nuits d'hiver sont longues là-bas aussi.

Juan Vattuone, le "blouson rouge" du tango underground

jeudi 18 novembre 2010

Le Pulice-Vincenzo Quinteto au Musetta Café samedi soir [à l'affiche]

L'auteur-compositeur-interprète Angel Pulice, sa partenaire l'accordéoniste et chanteuse Ruth de Vicenzo et leurs musiciens, se produiront samedi soir, 20 novembre 2010, au Musetta Café que les fidèles lecteurs de Barrio de Tango connaissent déjà bien, à l'angle de l'avenue Tucumán et de la rue Bilinghurst, dans le quartier de l'Abasto.

Le site de Angel Pulice et ses partenaires se trouve en lien permanent dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales dans la Colonne de droite (partie inférieure). Vous pouvez découvrir les autres articles que je leur ai consacrés et en particulier l'interview qu'il a donnée en mars dernier pendant le Festival de Tango indépendant dont il était l'un des acteurs en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus (sous le titre de cette note).

jeudi 21 octobre 2010

Le Quinteto Angel Pulice et Ruth de Vicenzo au Musetta samedi soir [à l'affiche]


Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, sans Carolina Cajal, leur nouvelle contrebassiste, qui travaille aussi avec China Cruel, se présenteront samedi 23 octobre au soir au Musetta Café, minuscule établissement dont je vous recommande le plateau pan y vino et le moelleux au chocolat, dans le quartier de l’Abasto.

Le concert est annoncé à 21h. Prévoyez d’y être à 20h pour ne pas faire des bruits de fourchettes pendant le concert (ne gâchons ni la nourriture ni la musique).

L'annonce ne comporte aucun prix. Mais le mail promet (en bas) des prix à gagner pour ls premiers à appeler pour réserver (1).

Copie d'écran du mail diffusé par Angel Pulice


(1) C'est une blague d'Angel, bien sûr !

lundi 27 septembre 2010

Angel Pulice et Ruth de Vicenzo partagent la scène du Tasso avec Juan Vattuone, Tute et Hernán Lucero [à l'affiche]


Une affiche qui dit tout : concert mercredi 29 septembre 2010, à 22h, au Centro Cultural Torcuato Tasso, rue Defensa 1575 à San Telmo. En général, le coût est d'environ 25 $ par personne pour le droit au spectacle. La consommation vient en plus, mais ce sont des prix raisonnables.

Vous connaissez déjà la plupart de ces artistes : le groupe Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, lui guitariste, chanteur et compositeur, elle accordéoniste et chanteuse et leurs musiciens, l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone et le chanteur Hernán Lucero.

Celui que vous ne connaissez pas, c'est Tute : c'est normal, c'est un dessinateur et humoriste. Lucero et lui viennent de sortir un disque conjoint de tangos et ils sont en pleine opération de présentation depuis le mois dernier.

Cela promet d'être très bon sur le plan de la musique comme sur celui du message ou plutôt des messages transmis...

J'ai rapporté de très belles photos d'un autre concert qu'ils ont donné au même Centre Culturel en août. J'espère avoir bientôt le temps de les traiter pour faire un autre Retour sur images dans les Chroniques de Buenos Aires...

mardi 6 juillet 2010

Angel Pulice et Ruth de Vicenzo samedi prochain au Musetta [à l'affiche]

Ce sont les vacances d'hiver actuellement en Argentine et ce week-end sera en plus un long week-end (vendredi est jour férié, en souvenir de la déclaration d'indépendance de 1816).

Aussi le sextuor que vous connaissez désormais bien jouera donc au Musetta Café à 20h30 avant que Ruth de Vicenzo s'en aille pour un voyage vers le nord...

Entrée : 20 $
Adresse : Billinghurst 894 (le café n'a pas bougé depuis la dernière fois).

Pour accéder à cette dernière fois, cliquez sur le nom de l'un ou l'autre des artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : vous ouvrirez ainsi l'ensemble des articles qui leur sont consacrés dans ce blog.

samedi 19 juin 2010

Angel, Ruth et les autres : retour au Musetta Café ce soir à 20h [à l'affiche]

L'auteur-compositeur interprète et guitariste Angel Pulice, sa partenaire la chanteuse et accordéoniste Ruth de Vicenzo et les membres de leur sextette, Carolina Cajal (la contrebassiste qui joue aussi avec China Cruel), Pablo Covasevic et Emiliano Faryna (guitare) et Nacho Peralta (guitare basse) se retrouvent ce soir, samedi 19 juin 2010, à 20h, au Musetta Café où ils jouent régulièrement depuis quelques mois. Cela se situe à Billinghurst 894 (presque à l'angle avec l'avenue Tucumán).

Rien n'est dit du prix. Le spectacle sera sans doute encore une fois au chapeau (a la gorra).

Le groupe et son animateur ont eu récemment les honneurs du supplément culturel du quotidien national Página/12. Cliquez sur le nom de Angel Pulice pour accéder à l'ensemble des articles que Barrio de Tango (ce blog) lui a déjà consacrés. Les mots-clés à cliquer se trouvent dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Sinon, vous disposez de nombreux autres raccourcis tout au long de la partie haute de la Colonne de droite.

vendredi 21 mai 2010

Angel Pulice, Ruth de Vicenzo et leur tout nouveau Sexteto hissent les couleurs [à l’affiche]

Ce sera demain soir, samedi 22 mai 2010, à 20h, au Musetta Café, Billinghurst 894 (à l’esquina avec l’avenue Tucumán), au cri de Patria o Muerte (la Patrie ou la Mort, l’un des cris de ralliement de la Révolución dont vous devez savoir que l’on fête en ce moment même le 200ème anniversaire).

Le mail diffusé par Angel prévient d’emblée : ceux qui se présenteront sans la cocarde (escaparela) bleu ciel et blanc n’auront pas le droit d’entrer... (1)

Le groupe présentera des tangos neufs et d’occasion (tangos nuevos y usados, titre d’un des deux disques d’Angel et Ruth). Le sextette se compose donc de l’auteur-compositeur-interprète Angel Pulice, de l’accordéoniste et chanteuse Ruth de Vicenzo, des guitaristes Pablo Covasevich, Emiliano Faryna et Nacho Peralta et de la contrebassiste Carolina Cajal, la nouvelle venue, arrivée il y a quelques semaines seulement.

Pour en savoir plus sur le groupe et les artistes, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, afin d’accéder à l’ensemble des articles publiés sur eux dans Barrio de Tango (ce blog).

Découvrez leur site dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, de la partie basse de la Colonne de droite.

(1) Pour les lecteur non habitués à l’humour portègne, c’est encore une blague de chanteur, comme celles de Cucuza, comme celles que faisait Alorsa...

mercredi 5 mai 2010

Angel Pulice - Ruth de Vicenzo ce soir au CCC en formation augmentée [à l'affiche]

Affiche diffusée par les artistes

L'auteur-compositeur-interprète Angel Pulice et sa partenaire, l'accordéoniste et chanteuse Ruth de Vicenzo se présentent ce soir, mercredi 5 mai 2010, en formation de sextette. Jusqu'à présent, ils animaient un quintette. Mais ils se sont récemment adjoint une contrebassiste, Carolina Cajal, la contrebassiste du groupe féminin China Cruel, et jouent ce soir pour la première fois avec elle au Centro Cultural de la Cooperacion, Avenida Corrientes 1543, dans la salle Osvaldo Pugliese, au rez-de-chaussée (tout au fond). Ce sera à 20h30, dans le cadre de la série de concerts baptisée Tango de Miércoles.

Pour l'occasion, ils ont invité deux autres musiciens, le bandonéoniste-chanteur rosarino (1) Leonel Capitano et le pianiste Joel Tortul.

Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, je vous en ai pas mal parlé depuis le début de cette année : ils ont participé au récent 1er Festival de Tango Indépendant (je vous renvoie à la série des articles que j'ai consacrés à cette manifestation en mars). Angel a lui-même été interviewé il y a quelques semaines dans les pages culturelles du quotidien Página/12 (je vous renvoie à l'article que j'avais publié sur cette interview, vous y trouverez le lien vers l'article du quotidien lui-même).

Et pour lire tous les articles de Barrio de Tango consacrés à Angel et Ruth, vous pouvez cliquer sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Vous trouverez aussi un lien vers leur site dans la Colonne de droite, partie basse, dans la rubique Grillons, zorzales et autres cigales.

(1) rosarino : originaire de la ville de Rosario (province de Sante Fe).

jeudi 8 avril 2010

Angel Pulice interviewé dans les colonnes de Página/12 [à l’affiche]

Cristian Vitale publie ce matin dans Página/12 une interview de l’auteur-compositeur-interprète Angel Pulice qui se produit ce soir, avec son groupe et sa partenaire Ruth de Vicenzo, à la Catedral del Tango, Sarmiento 3527, dans le quartier d’Almagro. Au début mars, Angel et Ruth étaient deux des artistes du 1er Festival de Tango Indépendant qui a tant intéressé le journaliste, au point qu’il en est arrivé à lui consacrer pratiquement un article tous les jours pendant presque une semaine (lire par exemple mon article du 6 mars 2010 sur la manifestation).

Le papier commence par des plaisanteries fines sur le métier d’Angel, qui gagne sa vie en exerçant l’honorable profession de dentiste : "Les guitaristes, je les ai payés en leur arrangeant la dentition et je trouve des patients dans les milongas".

Ensuite on passe aux choses sérieuses. La musique et le tango. Bref, l'art.

Angel Pulice est décrit comme "un cantautor mordaz, tragicómico y muy personal dentro del amplio y disperso mundo del tango de hoy. Una pluma que, sin desentenderse de los tópicos clásicos del género, se desliza hacia sectores no muy explorados" (Página/12).

Comprenez "un auteur-interprète mordant, tragi-comique et très personnel au sein du monde large et dispersé du tango d’aujourd’hui. Une plume qui, sans se détourner des sujets classiques du genre, s’en va vadrouiller du côté de secteurs pas très explorés".
(Traduction Denise Anne Clavilier)



Au sujet de ce style d'écriture, vous pouvez vous reporter à l’un de mes tous premiers articles où j’avais présenté et traduit intégralement une des letras d’un de ses disques (lire mon article du 25 juillet 2008 conclu par la présentation de Buenos Aires la Reina sin Plata).

Dans cette interview, il est beaucoup question de la manière dont Angel vit et a vécu cette double vie simultanée de professionnel de santé d'un côté et d’artiste de l'autre, comment il peut composer avec les horaires et avec les règles qui s’appliquent dans chaque secteur de sa vie. A la fin, Cristian Vitale lui demande s’il pense un jour vivre uniquement du tango, et lui répond que non :

"No. Digamos que desde que no tengo expectativas vivo más feliz. Me estoy amigando con la incertidumbre y, si bien estoy abierto a la posibilidad de que suceda, también sé que el no vivir de esto tiene ciertas ventajas: con el tango hago lo que se me cantan las pelotas... No tengo que cantar lo que no me gusta ni estar en lugares que no quiero estar, ni decir cosas que no quiero decir. Me da esa libertad".
(Angel Pulice, dans Página/12)

"Non, disons que depuis que je ne me fais plus de châteaux en Espagne, j’ai une vie plus heureuse. J’ai fait ami-ami avec l’incertitude et si je reste bien entendu ouvert à la possibilité que ça arrive, je sais aussi que ne pas en vivre présente certains avantages : avec le tango, je fais ce qui me passe par la tête... Je n’ai pas à chanter ce qui ne me plaît pas ni à aller dans des lieux où je ne veux pas aller ni à dire des trucs que je ne veux pas dire. Cela me donne cette liberté-là".
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Le papier se conclut sur une présentation du groupe et une louange pour l’interprétation que Ruth de Vicenzo fait de Apología tanguera, un tango écrit par Luis Alposta et composé par Rosita Quiroga (lire à ce propos l’article que j’avais écrit le 28 janvier 2009 sur un hommage à Rosita Quiroga que Luis a publié dans Mosaicos Porteños, la page qu’il anime sur le site de Marcelo Villegas, Noticia Buena).

Pour aller plus loin :
Lire l’interview parue ce matin sur le site de Página/12

dimanche 28 mars 2010

China Cruel et le duo Angel Pulice-Ruth de Vicenzo ensemble au Tasso [à l'affiche]

Copie d'écran du mail envoyé par les artistes

Encore des artistes que les fidèles lecteurs de Barrio de Tango commencent à bien connaître. En tout cas, ceux qui lisent ce blog depuis son ouverture, le 19 juillet 2008.

Pour les autres, quelques mots de présentation :

China Cruel est un quintette de musiciennes + une chanteuse qui interprètent du tango de répertoire et les compositions personnelles des filles du groupe, le plus souvent signée par Verónica Bellini (la pianiste) mais pas toujours. Voir leur site dans la partie basse de la Colonne de droite (sur fond blanc), dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales.

Angel Pulice est un auteur compositeur interprète qui chante lui-même en s'accompagnant à la guitare. Sa partenaire, Ruth de Vicenzo, est chanteuse et accordéoniste.

Je vous ai récemment parlé de China Cruel qui faisait sa rentrée au Teatro Alvear et de Angel et Ruth qui étaient parmi les artistes du 1er Festival de Tango Indépendant en février (à Buenos Aires aussi).

Les deux groupes seront donc mercredi prochain sur la scène du Centro Cultural Torcuato Tasso, dont vous savez tous qu'il se situe dans le quartier de San Telmo (face au Parque Lezama).
L'adresse est donc rue Defensa 1575.
Et l'entrée est fixée à 25 $ (peso argentin, à ne pas confondre avec la devise des Etats-Unis. Les deux n'ont plus la même valeur depuis décembre 2001).

Comme d'habitude sur Barrio de Tango, les mots-clés du bloc Pour chercher, para buscar, to search vous permettent d'accéder aux autres articles portant sur les mêmes thèmes : artistes, quartier, discipline artistique etc...
La Colonne de droite vous propose un choix plus vaste de thèmes couvrant l'ensemble des 1240 articles publiés dans ce blog depuis son lancement.

samedi 6 mars 2010

Le Festival de Tango indépendant fait la une du supplément culturel de Página/12 [à l'affiche]

Une du supplément culturel de Página/12 de ce matin

Après le bandonéoniste franco-argentin Juan José Mosalini la semaine dernière (voir mon article de ce jour), c'est le 1er Festival de Tango Indépendant qui a les honneurs de la une du supplément Espectaculos y Cultura du quotidien Página/12 ce matin.

Un festival organisé par la UOT, Unión de Orquestas Típicas, présidé par Ildefonso Pereyra (1), Fractura Expuesta, avec le co-animateur de l'émission, Germán Marcos, le CCC où la Ciudad del Tango est coordonnée par Walter Alegre, et plusieurs bars et salles, comme El Faro, Musetta ou Sanata, c'est-à-dire dans différents quartiers de la capitale argentine.

Un festival qui s'ouvre ce soir avec une grande milonga gratuite en plein air, esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo (voir mon article de présentation générale du 22 février 2010).

Un festival où se retrouveront des artistes originaux et très talentueux, très souvent oubliés de ce genre de manifestation parce qu'ils se veulent eux-mêmes hors système.

En l'occurrence, le journaliste Cristián Vitale a choisi de rassembler huit des participants pour une interview collective où ils ne prennent pas tous la parole et qui est difficilement résumable dans le format de ce blog.
Allez donc découvrir tout cela directement dans l'article de Página/12 : cela vaut la peine de faire l'effort linguistique qui s'impose.

Verbatim (par définition insatisfaisant) :

“Dar visibilidad a una movida del tango que está entre nosotros y no tiene difusión”, resume, escueto y exacto, Germán Marcos, periodista, productor y coorganizador del encuentro junto a la gente de la Unión de Orquestas Típicas. Lo rodean, entre sandwiches de milanesas, aguas minerales, instrumentos y cafés, Julio Coviello (2), Alan Haksten, Cucuza Castiello, Angel Pulice, Ruth de Vicenzo, Pablo Bernaba y el inefable Moscato Luna, algunos de los músicos que le pondrán sustancia a lo que, en esencia, huele a bocanada de aire fresco en medio de un movimiento que suele contaminarse con el bendito for export. Tango under, en mejores palabras. “Este festival implica la articulación de espacios muy distintos a la tanguería adonde vas y tenés que tocar sí o sí determinado repertorio, y ya... esa cuestión bien for export, o tango de cliché, ¿no? La independencia de poder elegir repertorio y espacio es un punto en común en esta cuestión estético-política que impulsa el festival. Después, hay estéticas muy diferentes que, obvio, son bienvenidas, porque las diferencias fortalecen más que las similitudes, si se las sabe articular”, extiende Bernava, integrante del Proyecto L.C.B y del Quinteto Negro La Boca.
Página/12

"Donner de la visibilité à une tendance du tango qui est là au milieu de nous et qui n'a aucune diffusion", résume en peu de mots et avec exactitude Germán Marcos, journaliste, producteur et coorganisateur de la rencontre avec la UOT. L'entourent, au milieu des sandwichs de milanesas (3), des eaux minérales, des instruments et des cafés, Julio Coviello (2), Alan Haksten, Cucuza Castiello, Angel Pulice, Ruth de Vicenzo, Pablo Bernaba et l'ineffable Moscato Luna (4), quelques uns des musiciens qui donneront de la substance à ce qui, par définition, sent la bouffée d'air frais au milieu d'une mouvance qui a l'habitude de se laisser polluer par le ravi de la crèche du For export. Du Tango underground, pour le dire plus gentiment. Ce festival implique l'articulation d'espaces très différents de la tanguería où tu vas et où tu dois jouer tel ou tel répertoire déterminé et... bon ! toute cette histoire du tango for export ou du tango cliché, d'accord ? L'indépendance de pouvoir choisir le répertoire et le lieu est un point commun sur cette question esthético-politique qui donne son impulsion au festival. Après, il y a des esthétiques très différentes qui, bien entendu, sont les bienvenues, parce que les différences renforcent plus que les ressemblances, si on sait les articuler, complète Bernaba, membre du Proyecto LCB et du Quinteto Negro La Boca.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Nos necesitamos entre todos, por eso estamos acá. Algunos de nosotros recién nos conocemos, pero ya hay un espíritu común”, arriesga Bernaba, y Julio Coviello [...] amplifica el concepto. “Sí... lo que nos une es que somos músicos de tango que no esperamos que alguien nos contrate para organizar nuestra movida artística, sino que lo generamos desde nosotros.” “Una de las razones –engancha Haksten– es que muchos turistas vienen al país y se van con la idea de que el tango es una postal del hombre con gomina, y eso... está bien como postal, pero no es lo que pasa hoy.”
Página/12

"Nous avons besoin les uns des autres au milieu de tous, c'est pour cela que nous sommes ici. Certains d'entre nous venons de nous rencontrer mais il y a un esprit commun", se risque Bernaba. Et Julio Coviello élargit l'idée : "Voilà, ce qui nous unit, c'est que nous sommes des musiciens de tango qui n'attendons pas que quelqu'un nous embauche pour organiser notre mouvement artistique mais que nous le créons nous-mêmes". "Une des raisons, enchaîne Haksten, c'est que beaucoup de touristes viennent dans ce pays et s'en retournent avec l'idée que le tango est une carte postale montrant un homme gominé et ça, c'est très bien pour une carte postale mais ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui." (5)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“De reivindicar el barrio, la cotidianidad, y no depender sólo de lo exportable”, completa Marcos, también conductor de la otra pata organizadora: el programa de la Radio de las Madres, Fractura Expuesta. “Ojo, no decimos que somos el otro tango, somos un tango que existe, que gana espacios, que genera su público, su circuito... no queremos sacar a nadie de ningún lado. El tango es uno que convive entre varios y, en nuestro caso, nos une el hecho de autogenerarnos trabajo sin que nadie nos contrate.”
Página/12

[Il s'agit] "de revendiquer le quartier, la quotidienneté, et ne pas dépendre seulement de ce qui est exportable, ajoute Marcos, qui est aussi animateur de l'autre patte organisatrice, l'émission de la Radio de las Madres, Fractura Expuesta. Attention, hein ! nous ne disons pas que nous sommes l'autre tango (6), nous sommes un tango qui existe, qui prend sa place, qui crée son public, son circuit... Nous ne voulons virer personne de nulle part (6 bis). Le tango est quelque chose d'unique qui vit au milieu de beaucoup d'autres et, dans notre cas, ce qui nous unit c'est le fait de nous autogénérer du travail sans que personne ne nous embauche."
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Le reste doit se lire en VO. C'est indispensable.
Sinon je glisse sur la pente dangereuse de la trahison en esprit.

Pour aller plus loin :
Lire l'article de Página/12
Pour mieux connaître les artistes dont il est question plus haut, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé sous le titre de l'article, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite (partie haute). Vous accéderez ainsi aux articles que je leur ai consacrés (en français) dans ce blog.
Alan Haksten n'a pas encore de raccourci dans la Colonne (il a eu son premier article dans Barrio de Tango, à l'occasion de la nuit des musées de Buenos Aires, en octobre 2009, lorsqu'il a été invité à la Academia Nacional del Tango).
Cet article est le premier de Barrio de Tango qui cite Bernaba.

(1) Ildefonso Pereyra fait partie de ces vrais porteurs de culture qui, à Buenos Aires, se battent sans compter pour que la culture authentique soit accessible à tous et qu'elle puisse enrichir la vie du plus grand nombre. Sujet hautement politique dans un pays comme l'Argentine où l'Etat Providence n'existe pas et l'accès à l'alimentation, à la santé et au savoir n'est pas encore garanti à tous dans les faits (il l'est en droit). Ildefonso fait partie de cette poignée d'intellectuels et d'artistes qui se sont opposés avec ardeur et persistent, sans en démordre, à s'opposer violemment à l'inscription du tango au patrimoine de l'humanité, une polémique à laquelle fait allusion Juan José Mosalini dans l'interview de la semaine dernière que j'ai partiellement traduite dans un autre article paru aujourd'hui, 6 mars 2010. Je n'ai moi-même pas fait allusion à ce contentieux hyperpolitisé jusqu'à présent dans Barrio de Tango parce que je trouve les arguments déployés par les adversaires de cette déclaration de l'UNESCO fort peu convaincants et l'énergie, pourtant si précieuse, fort mal employée dans ce combat là. Cette énergie qu'Ildefonso investit avec plus de fruits sans aucun doute dans l'organisation de ce festival. Les arguments des opposants à la déclaration internationale pourraient se résumer ainsi (en très gros traits) : cette déclaration ne servirait en fait que les intérêts économiques des grands groupes capitalistes qui exploitent le tango for export, donc déforme la culture tanguera authentique en la vidant de sa substance, pour en faire un ragoût insipide et inodore destiné au grand public international et aux touristes étrangers qui n'y connaissent rien et s'approprient le tango pour le consommer chacun à leur façon à l'étranger, en privant ainsi les artistes authentiques de leurs droits moraux et financiers légitimes. Tout n'est pas faux dans ce portrait au vitriol de la situation. Il n'est que de se reporter à l'article que Litto Nebbia a récemment publié dans ce même quotidien Página/12 (voir mon article du 1er mars 2010) ou de relire la lettre ouverte du poète Héctor Negro au Ministre portègne de l'Education l'année dernière (voir mon article du 30 mars 2009) pour se convaincre qu'il y a bel et bien en Argentine un combat homérique et inévitable entre les puissances d'argent et les artistes qui ont des choses à dire et auquel les premières ne laissent pas beaucoup d'espace pour s'exprimer. Mais croire ou dire que la déclaration va renforcer cette tendance prédatrice qui existe depuis que le tango est tango me paraît personnellement et depuis l'Europe où je réside, une vue de l'esprit et le fruit d'une analyse défaitiste et manichéenne de la situation, quelque dure que la réalité soit à vivre au jour le jour. Selon cette théorie du complot capitaliste, la déclaration serait l'initiative de Mauricio Macri, Chef du Gouvernement de la ville autonome de Buenos Aires et grand tenant de l'ultra-libéralisme en Argentine, y compris dans le domaine culturel. Elle n'aurait qu'un but : transformer le tango en une juteuse source de profit sans éthique au bénéfice de quelques uns et au détriment des artistes (et du public). Or l'initiative de poser la candidature du tango à l'UNESCO a été soutenue conjointement par les deux capitales voisines, Buenos Aires et Montevideo, politiquement à l'opposée l'une de l'autre. Qui plus est, du côté argentin, l'idée a été lancée non par Mauricio Macri (qui se l'est appropiée, ô combien) mais par son prédécesseur, Jorge Telerman, péroniste pur et dur, incontestablement de gauche et dont la politique culturelle n'est pas contestée. Bref, la déclaration unesquienne est et sera ce que les acteurs du secteur en Argentine et en Uruguay en feront. Quant aux majors et aux entreprises de tango for export, elles n'ont pas attendu cette inscription pour faire n'importe quoi avec le tango comme avec le reste, c'est à dire tout sauf de la qualité et du sens. Ce n'est pas une inscription au patrimoine de l'humanité qui leur permettra d'en tirer plus ou moins d'argent mais la crétinisation du public à laquelle elles s'emploient de toutes leurs forces depuis que le tango est né ou peu s'en faut, pour mieux vendre n'importe quoi à des acheteurs au discernement esthétique et intellectuel le plus amoindri possible. Et c'est à la tâche inverse, celle de promouvoir la vraie culture du tango et de donner au public la bonne information, y compris en dehors de l'aire linguistique hispanophone, que nous nous attelons, et nous sommes nombreux à le faire, sur toute la surface du globe. Aussi me paraît-il plus judicieux de mettre toutes nos forces dans ces actions-là que de les dépenser à nous battre contre ce que de vilains méchants affreux capitalistes pourraient faire d'une déclaration officielle ou d'une autre. Voilà un siècle que le pouvoir de l'argent essaye d'avoir la peau du tango et jusqu'à preuve du contraire, il ne l'a pas eue et il n'est pas prêt de l'avoir... Et ce Festival le démontre si tant est qu'il en soit besoin.
(2) Julio Coviello qui est aussi le premier bandonéon de la Orquesta Típica Fernández Fierro, vient de lancer en parallèle son propre quatuor. Il en a fait plusieurs essais au cours de l'année dernière, notamment au Sanata Bar (voir mes articles sur lui en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de l'article).
(3) Milanesa : tranche généreusement panée et pôélée, de viande (boeuf ou génisse), de jambon, d'aubergine ou de fromage. Les Argentins adorent s'en faire de gros casse-croûtes très nourrissants, même si la tranche de viande (carne, qui ne désigne que la viande rouge), de jambon ou de fromage à l'intérieur est aussi fine que du papier à cigarette. Ce qui a donné l'expression idiomatique : la verdad de la milanesa (la vérité de la milanesa), une expression dont on se sert pour dénoncer les mensonges et les embrouilles en tout genre.
(4) le guitariste, bien connu des lecteurs de Barrio de Tango, pour ses prestations auprès du chanteur Cucuza le vendredi soir au Bar el Faro ou dans le groupe Guitarra Negra, conduit par Alfredo Piro, n'a pas pipé mot de toute l'interview.
(5) J'espère que les fidèles lecteurs de ce blog n'avaient pas besoin de cette précision pour avoir conscience de ce phénomène et qu'ils reviennent chez eux en ayant une idée du tango complètement différente.
(6) Si, si, ils le disent tout de même un petit peu, en tout cas au micro de Fractura Expuesta, sur la scène du CCC, au sein de la UOT... En tout cas, je l'ai entendu à plusieurs reprises, parole d'auditrice fidèle mais non argentine.
(6 bis) Cela, si, c'est vrai. Ils prennent bien soin de ne nuire à personne et s'auto-produisent en permanence sans s'appuyer sur le système. Et Dieu sait que ce n'est pas facile.

vendredi 5 mars 2010

Angel Pulice et Ruth de Vicenzo au Musetta pour le 1er Festival de Tango Indépendant [à l'affiche]

L'auteur-compositeur-interprète, Ángel Pulice, et sa partenaire, la chanteuse et accordéoniste Ruth de Vicenzo, seront mardi soir, le 9 mars 2010, à 21h, au Musetta Café, Billinghurst 894.

Ils se produiront en formation de quintette dans le cadre du 1er Festival de Tango Indépendant organisé par l'UOT (Unión de Orquestas Típicas) dont j'ai déjà annoncé l'ensemble de la manifestation à travers mon article du 22 février 2010.



Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé sous le titre de l'article : ces mots-clés vous permettront de faire remonter tous les articles que je leur ai consacrés dans ce blog.

lundi 22 février 2010

1er Festival de tango indépendant du 6 au 14 mars [à l'affiche]

C'est une initiative conjointe de la Unión de las Orquestas Típicas et de l'émission de radio Fractura Expuesta que vous connaissez déjà bien pour les podcast hebdomaires dont ils nous régalent.
Vous retrouverez dans le programme de nombreux artistes et groupes déjà connus des lecteurs de ce blog :
le chanteur Cucuza et son alter ego musical, le guitariste, Moscato, le Cuarteto Julio Coviello, la orquesta El Afronte, la orquesta La Vidú, Alan Haksten, Analia Sirio, Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, Dema et la Petitera, Tape Rubin et Juan Tata Cedrón.

Vous voyez aussi apparaître des lieux que vous connaissez déjà bien : la Esquina Homero Manzi, le Sanata Bar, le Bar El Faro, diverses milongas comme Gardel de Medellín ou La Viruta.

Parmi les conférenciers, le célèbre historien très engagé dans le mouvement péroniste, Norberto Galasso (la UOT et Fractura Expuesta, ce sont des partisans du tango résolument engagé à gauche toute). Il faut aller les écouter si vous vous trouvez à Buenos Aires cette semaine-là. Il est passionnant.



Le Festival s'ouvrira sur une grande milonga gratuite le 6 à partir de 18h, à ciel ouvert, dans la plus célèbre esquina chantée par le tango, la esquina San Juan y Boedo, celle qui ouvre la letra de Sur, de Homero Manzi et Aníbal Troilo, celle que je citais encore il y a quelques jours seulement au sujet des inondations que la capitale argentine a subies au cours de la semaine dernière.

Pour connaître le programme de ce festival hors norme et surtout complètement off par rapport au Gouvernement portègne, il faut consulter le site de l'UOT, dont vous trouverez le lien dans la Colonne de droite, dans la rubrique Grillons, zorzales et autre cigales.