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mardi 30 mai 2017

Milena Plebs vient donner des cours à Paris [ici]


La danseuse portègne Milena Plebs, dont le visuel, qui ne doute de rien, dit qu'elle est "mythique" (n'importe quoi !), vient animer des cours à Paris à la mi-juin, chez Luis Bruni, à la Tanguedia, à Paris, près de la Place de la Nation.

C'est une expérience qui vaut le coup car il s'agit d'une des danseuses les plus en vue à cette heure à Buenos Aires.

Mais attention : l'amour du tango ne doit pas nous éloigner de nos devoirs civiques. Le dimanche 18 juin est aussi le second tour des élections législatives. Aux urnes, citoyens !

mercredi 25 novembre 2015

Première Journée internationale El Tango en Escena [à l'affiche]


La Asociación para la promoción y difusión de las artes performáticas (entendez de spectacle) propose pour la première fois une rencontre de trois jours, du 26 au 28 novembre 2015, dans quatre sites distincts de Buenos Aires : la Faculté des sciences sociales de la UBA (Universidad de Buenos Aires), la Bótica del Angel (qui dépend de la Universidad del Salvador, USAL, l'ancienne université jésuite) et la Dirección Nacional de Artes.

La rencontre se compose de cours, démonstrations, tables-rondes et conférences au sujet de la danse de tango, non pas tant dans sa version très spectaculaire du tango de scène (tango escenico) qui touche parfois à l'acrobatie pure et simple mais de l'usage de cette danse dans l'univers du spectacle, où elle peut prendre des formes beaucoup plus authentiques, comme Eduardo et Gloria Arquimbau en ont fait la preuve mille et mille fois dans le monde entier.

Le programme complet. Cliquez sur l'image pour lire

La manifestation est organisée par un comité artistique où siègent des artistes reconnus comme Aurora Lubitz, Milena Plebs, Gachi Fernández, Mario Morales et Leonardo Cuello. Elle bénéficie de soutiens officiels, comme celui du Ministère national de la Culture et la Legislatura Porteña, qui a déclaré l'événement d'intérêt culturel, et de soutiens privés, dont celui de Melografías, le magazine en ligne sur la musique populaire, la revue Balletín (sur toutes les danses) et le magazine Tangauta.

Il est indispensable de s'inscrire par mail (tout est sur le blog). Le montant de la participation est de 300 $ ARG pour couvrir les frais d'organisation mais cela n'a pas un caractère obligatoire. Ceci dit, ce n'est vraiment pas cher !

L'association dispose d'un blog Internet et d'un profil Facebook.

La presse est discrète sur le sujet mais il ne faut pas oublier l'article de Página/12 ce matin et le blog Maldito Tango, hébergé par La Nación.

mercredi 13 mai 2015

Ciné en lo de Jac avec Milena Plebs [à l'affiche]


Chez Jacqueline Sigaut, ce samedi 16 mai 2015, comme tous les troisièmes samedi du mois, ciné-débat autour du tango, dans le quartier de Palermo, au nord de Buenos Aires (du côté de Plaza Italia).

En l'occurrence, on projettera le documentaire Milena Baile el Tango... con Ezequiel Farfaro, réalisé par Rodrigo Peiretti sur une idée originale de la danseuse Milena Plebs et de sa compagnie. Elle est à la fois interprète et chorégraphe du film, avec son partenaire Farfaro.

A l'issue de la projection, rencontre avec le réalisateur et l'un des interprètes autour d'un verre de l'amitié roboratif.

Ce documentaire date de 2005 et porte sur l'intimité du processus créatif dans la danse du tango, dont les praticiens savent qu'elle se distingue par l'improvisation et l'étreinte fermée.

Il est impératif de s'inscrire en espagnol par mail auprès de Jacqueline Sigaut pour participer à cette soirée.

mardi 11 mars 2014

Cecilia Bonardi et las Flores Negras à Grenade et à Madrid [ici]


Le mois de mars est celui où Grenade fête le tango avec son festival international, le plus vieux festival de tango hors de l'Argentine.

La soirée de jeudi

Cette année, la chanteuse Cecilia Bonardi se présente avec son groupe féminin, Las Flores Negras, au Teatro Isabel La Católica à 21h, jeudi 13 mars 2014, où se situe l'épicentre de la manifestation, et le vendredi 14, au Centre Civique de Loja, en périphérie, puisque le festival se diffuse aussi dans la Communauté grenadine.

Le prix des places varient de 18€ à 12€, selon l'emplacement (parterre, orchestre ou balcons).

La soirée de vendredi

Dimanche, le 16 mars, la formation vocale sera à la Casa de los Artistas, à Madrid.

La chanteuse Claudia Levy, qui sera à Paris, à la fin du mois, à la Maison de l'Argentine, se produira quant à elle, vendredi 14, à 21h, au même Teatro Isabel La Católica. Au cours de la même soirée, spectacle de la danseuse Milena Plebs.


Le festival s'ouvre aujourd'hui à 19h.
Pour en savoir plus sur le programme, consultez le site Web de la manifestation.


vendredi 2 août 2013

Un nouveau séminaire de danse pour la San Martín [à l'affiche]


Troesmas (1), tel est le nom d'un nouveau séminaire de danse qui se tiendra sur le long week-end de la Fête de San Martín (Día de San Martín) les 17, 18 et 19 août prochain, avec la crème du tango-baile comme professeurs.

Onze professeurs sur les trois jours, cours de 3h à 6h de l'après-midi, à La Viruta, Armenia 1366, à Palermo.

Les participants doivent s'inscrire en couple.
Il n'y aura pas de cours pour les débutants au cours de ces journées.

(1) Maestro, en verlan.

dimanche 10 février 2013

Le Lady's Tango Festival attend ces dames à Buenos Aires [à l'affiche]



Comme tous les ans pour le 8 mars, Johana Copes et plusieurs de ses consœurs professeurs de danse, invitent ces dames à un festival d'une semaine, du 2 au 8 mars 2013, axé sur l'expression féminine dans le tango : technique (de conduite et de suivi), style, musicalité, tous les points délicats pour les danseuses de tango, et deux messieurs en invités d'honneur.

Dix-huit cours donnés par sept professeurs dont Johana Copes, Milena Plebs et Aurora Lubiz (dont je vous parle parfois dans ces colonnes) et une grande fête de clôture au Piazzolla Tango, un cena-show de la rue Florida, le tout avec la bénédiction de la Academia Nacional del Tango dont Johana est membre et où elle enseigne.

Une façon comme une autre de fêter la reprise de l'année de travail et – ou de prolonger la saison touristique au-delà de la coupure d'été actuelle.

Pour en savoir plus :
connectez-vous sur le site Internet du festival.

samedi 10 mars 2012

Rude week-end de rentrée pour les pros de la piste à Buenos Aires [à l'affiche]


Alors que commence le Festival de Tango Indépendant, ce soir, samedi 10 mars 2012, à 23h, se tient la milonga de clôture du festival Lady's Tango, au Piazzolla Tango, un luxueux cena-show de la rue Florida, dans le quartier de San Nicolás, avec une impressionnante pléiade de danseurs professionnels menés par Johana Copes et parmi lesquels vous aurez identifié les noms de Aurora Lúbiz et Luciano Bastos, qui m'ont gracieusement une de leurs photos pour la couverture de mon premier livre (ed. du Jasmin)...


Les mêmes animeront demain soir, à 22h, une autre milonga, traditionnelle celle-là, El Beso, dans le quartier de Balvanera.

Finies les vacances, la vie reprend son rythme ordinaire dans la capitale argentine.

mercredi 9 novembre 2011

Le festival Bailemos Tango s'ouvre le 27 novembre [à l'affiche]

Photo de groupe avec les intervenants de l'édition 2010

Du 27 novembre au 3 décembre 2011, la danseuse Johana Copes organise le 8ème Festival Bailemos Tango à Buenos Aires avec de nombreux professeurs de tango, en général membres de l'AMBCTA (Association des Maîtres, des Danseurs et des Chorégraphes de Tango Argentin, dont le site est en lien permanent dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, dans la partie basse de la Colonne de droite).

Cette année, Johana Copes a invité ni plus ni moins que son papa, le danseur et chorégraphe Juan Carlos Copes, comme... l'année dernière !

Autres intervenants : Milena Plebs, Roberto Herrera et Lorena Goldestein, Alejandra Mantinian, Andrea Missé et Javier Rodriguez, Fernando Galera et Vilma Vega, Jesús Velázquez, Lorena Ermocida et Fabián Peralta, et Gustavo Díaz.

Père et fille en 2010

Le Festival aura lieu au Dandi, Piedras 936, à San Telmo, comme l'année dernière (en 2009, les cours avaient eu lieu à la Academia Nacional del Tango).


Pour en savoir plus :

lundi 12 septembre 2011

Milena Plebs, Raúl Lavié et María Graña à Paris du 17 au 25 septembre [ici]

La danseuse Milena Plebs, dont je vous parle de temps en temps dans ce blog (1), sera très prochainement à Paris où elle se produira au Cent Quatre, dans le cadre d'une opération conjointe Paris-Buenos Aires au marketing désagréablement raccoleur mais qui n'étonnera aucun de mes fidèles lecteurs, bien au fait de la façon dont la Ville autonome de Buenos Aires vend, depuis près de 4 ans et pour 4 autres années, du tango au kilomètre (voir les actualités politiques de Buenos Aires dans Barrio de Tango). Elle donnera ensuite tout un week-end de cours au Colectivo, dans le 20ème arrondissement cette fois-ci.

Au Cent Quatre, Milena Plebs sera accompagnée par David Palo, l'un de ses partenaires du spectacle qu'elle a présenté sur la scène du Teatro Alvear il y a plus d'un an, Tramatango (voir mon article du 10 janvier 2010 sur ce spectacle qui a connu un vif succès à Buenos Aires). Ce sera le 17 septembre 2011, au 104 rue d'Aubervilliers (Paris, 19ème), à l'angle de la rue Riquet (pour donner l'adresse comme on la donne en Argentine). Le spectacle a été conçu et chorégraphiée par elle et a pour titre La voz de tus zapatos (la voix de tes chaussures), en hommage sans doute au sponsor, une célèbre marque de chaussures de tango, très chères, très chics, de la rue Arenales (Recoleta).

Merci à Milena, rencontrée lundi dernier à la Academia Nacional del Tango à l'occasion de la remise de nos diplômes respectifs (cérémonie prévue pour elle, voir mon article du 1er septembre 2011 à ce sujet, mais, pour moi, une surprise totale fomentée sourire aux lèvres par Horacio Ferrer, Walter Piazza et Gabriel Soria...) de m'avoir communiqué la date car le site Internet du Cent Quatre est insolemment muet sur la question et ne cite même pas le nom des danseurs ! C'est vous dire le respect qu'on leur porte au Ministère de la Culture portègne, co-organisateur de l'événement avec la Ville de Paris et quelques autres institutions françaises de coopération internationale.

Les chanteurs Raúl Lavié (2) et Maria Graña sont eux aussi au programme de ces trois journées qui entendent mêler le tango et l'électro-cumbia (3) sans que l'on sache trop ni pourquoi (4), ni quand ni comment, comme si le tango était une vague masse indéterminée façon hâchis Parmentier grâce à laquelle on peut accomoder n'importe quels restes.

Milena Plebs et David Palo enchaîneront au Cent Quatre avec un cours de niveau avancé le lendemain, le 18 septembre 2011, et feront une exhibition à la milonga de clôture programmée ce soir-là.

Les 24 et 25 septembre après-midi, la danseuse animera également deux séries de cours, le samedi pour les hommes et les femmes, le dimanche uniquement pour travailler la technique femme (ce qui ne veut pas dire que les cours vous soient interdits, Messieurs). Elle sera aussi présente pendant la milonga qui accompagnera l'événement, le tout au Colectivo Tango, une milonga parisienne située au 46 rue des Rigoles, dans le 20ème arrondissement (M° Jourdan) - ci-contre capture de l'écran du site Internet du Colectivo.

La tournée des deux danseurs se poursuivra à Tenerife, dans les îles espagnoles des Canaries, au large de l'Afrique, où ils sont attendus dès le 26 septembre (bonjour, le choc thermique !). Une tournée qu'ils termineront au Brésil dans la deuxième semaine d'octobre.

Pour en savoir plus :
Visitez le site Internet de Raúl Lavié (où vous pouvez l'écouter chanter tout en visionnant de nombreuses photos extraites de son impressionnante filmographie, car c'est aussi un acteur de cinéma)
Visitez la page Myspace de María Graña (qui n'est pas tenue à jour mais qui vous permet néanmoins de vous faire une idée de son talent de chanteuse)

(1) Pour lire ces autres articles, cliquez sur le nom de l'artiste, en haut, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, qui se trouve au-dessus de chaque entrée du blog.
(2) Vendredi dernier, 8 septembre 2011, une Baldosa que Canta (Dalle chantante) portant le texte de Gracias Buenos Aires (merci, Buenos Aires), tango écrit et composé par Raúl Lavie, a été installée et inaugurée à La Recoleta. Très belle chanson qui passe de temps en temps sur la 2 x 4, la radio publique 100% tango de Buenos Aires.
(3) Attention à l'indigestion : sous le vernis d'une prétendue recherche artistique de pointe (dont le 104 est paraît-il l'institution phare à Paris), se cache en fait un cocktail pour le moins hardi, tango et électro-cumbia n'ayant pas grand-chose à se dire, d'autant qu'il s'agit de deux genres de deux pays différents. Le tango vient d'Argentine et la cumbia est colombienne. Mais enfin, ne crachons pas dans le soupe, comme dit le populo du côté d'Aubervilliers ; Milena Plebs, Raúl Lavié et María Graña, c'est un trio indéniablement plus authentique que les acrobaties (à prix exorbitant) qu'on nous prépare au Châtelet avec ce Tanguera qui nous revient à chaque automne avec la régularité et la monotonie des feuilles et des marrons d'Inde qui tombent des arbres.
(4) Quoique, comme dirait Raymond Devos, quoique ! Pourquoi, j'ai bien une petite idée... Ratisser large et attirer le plus grand nombre de personnes sur le site, même si les deux danses requièrent des techniques et des goûts qui ne sont pas compatibles chez tout le monde.

jeudi 1 septembre 2011

Tango et narration au premier Plenario de septembre [à l'affiche]


Le premier Plenario de septembre 2011 se tiendra à la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, le 5 septembre à 19h30, comme d'habitude avec entrée libre et gratuite.

Matías Castelli présentera le travail qu'il a coordonné sur le tango et la narration littéraire.

Auparavant, l'assistance écoutera le tango rituel, qui sera ce lundi Gallo Ciego (Collin-Maillard) de Agustín Bardi, dans l'enregistrement qu'en fit Osvaldo Pugliese.

Le tango rituel sera suivi de la remise des diplômes de Académica de Honor à la danseuse Milena Plebs et de Académico Titular au producteur discographique Francisco Torné, patron du label Pichuco Records et gestionnaire, avec son frère et sa soeur, de l'oeuvre de Aníbal Troilo, son grand-père par alliance...

L'espace artistique sera occupé par des lectures et des démonstrations de danse sur les textes lus.


A signaler : Milena Plebs sera très prochainement à Paris où elle présentera son dernier grand spectacle de danse, qui lui avait valu un très grand succès il y a deux ans, à Buenos Aires.

lundi 14 février 2011

Milena Plebs prépare sa rentrée en mars [à l'affiche]

La danseuse Milena Plebs vient d'annoncer toute une série de cours et de stages qu'elle donnera avec le danseur David Palo, au mois de mars, au Multiespacio El Juvenil, avenida Corrientes (n° 4534), dans le quartier de Almagro : techniques des tours pour les hommes et les femmes, nuances, expressions et conduite dans la danse et technique individuelle pour homme et pour femme. Si vous passez le mois de mars à Buenos Aires, voilà qui doit valoir le coup...

Affiche diffusée par El Tangauta

Toutes les informations sur l'affiche pour les lecteurs curieux qui restent de ce côté-ci de l'Atlantique. A Buenos Aires, les infos sont disponibles un peu partout, à commencer par le magazine El Tangauta, qui circule dans tous les lieux où l'on danse.

Pour en savoir plus sur Milena Plebs, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. La danseuse a intégré il y a quelques semaines la rubrique Vecinos del Barrio, dans la section Les danseurs, dans la partie haute de la Colonne de droite.

dimanche 31 octobre 2010

Milena Plebs vedette du Plenario du 1er novembre [à l'affiche]

Le lundi 1er novembre à 19h30, aura lieu le Plenario habituel des premiers et troisièmes lundis de chaque mois d'avril à décembre. Ce sera aussi la réouverture de la Academia Nacional del Tango qui a fermé ses portes en signe de deuil jeudi et vendredi, pour les obsèques de l'ancien président Néstor Kirchner.

Le Plenario sera entièrement consacré à la danseuse et chorégraphe Milena Plebs, qui est Académica Titular, qui dansera le tango rituel, Emancipación de Alfredo Bevilacqua, puis dialoguera avec Luis Tarantino, Académico Titular lui aussi et très connu pour l'émission qu'il anime tous les matins sur les ondes de la 2 x 4, la radio publique 100% tango de la Ville de Buenos Aires (lien dans la rubrique Ecouter, dans la Colonne de droite), sur les aspects fondamentaux de son parcours artistique dans le cadre d'une série de conférences intitulée Les Etoiles du Tango racontent leurs succès (Las Estrellas del Tango cuentan sus éxitos).

L'espace artistique de cette séance académique sera également confié à Milena Plebs qui disposera d'ici quelques jours ou quelques semaines d'un raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie supérieure de la Colonne de droite.

vendredi 22 octobre 2010

Palermo Tango Fest jusqu’à la fin de la semaine prochaine [à l’affiche]


Palermo Tango Fest est un festival de danse parrainé par la revue El Tangauta qui se tient dans le quartier de Palermo du 22 au 31 octobre. Il propose des cours tous les jours entre 12h et 19h avec un certain nombre de professeurs, dont Milena Plebs, plusieurs adhérents de l’AMBCTA (voir leur site dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant ! dans la partie inférieure de la Colonne de droite) et des champions du monde de tango salón couronnés dans les Mundiales qui se tiennent à Buenos Aires.

Fête d’ouverture et de clôture, milongas, démonstrations à gogo, bref un vrai festival de danse qui se tient à partir d’aujouurd’hui, à Chalmers, rue Niceto Vega, à la hauteur du 5248.

Pour plus d’information :
Vous pouvez accéder au site de la revue El Tanguata ainsi qu'à l'Association AMBCTA, à travers leur liens respectif placé dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, que vous trouverez dans la partie inférieure de la Colonne de droite.

mercredi 1 septembre 2010

Ligne B : descendre à Malabia Osvaldo Pugliese [Actu]

Enfin, vendredi 3 septembre 2010, ce sera fait !

Après 12 ans de démarches persistantes pour obtenir ce geste de la part des dirigeants de la ville de Buenos Aires et deux ans après que Mauricio Macri l'a annoncé publiquement lors de l'annonce du programme du 10ème festival de tango de Buenos Aires (ce fut l'un de mes premiers articles en juillet 2008), la station de métro Malabia sur la ligne B, la station qui se trouve sous l'esquina Corrientes y Scalabrini Ortiz et qui émerge à deux pas du monument restauré l'année dernière (voir mes articles de juillet et septembre 2009), cette station portera donc à partir de vendredi le double nom de Malabia (son nom actuel) - Osvaldo Pugliese. Après la station Carlos Gardel, sur la même ligne, un peu plus à l'est, ce sera la deuxième à porter le nom d'un artiste de tango.

Pour lire les textes, cliquez sur l'image.

Une grande fête est organisée autour de la station et sur la placette qui entoure le monument vendredi 3 à partir de 18h, avec prise de paroles notamment de Lydia Elman de Pugliese, la veuve du Maestro, et concert-spectacle avec notamment Roberto Alvarez et Juan José Mosalini, qui furent tous bandonéonistes de Pugliese, le dernier chanteur de son orchestre, Abel Cordoba, et la danseuse Milena Plebs, entre autres artistes. Daniel Binelli et Rodolfo Mederos seront aussi de la partie. La fille et la petite-fille de Pugliese ne sont pas annoncées (Beba et Carla Pugliese).

Une fois rentrée en France et en mesure d'ajouter des images à mes articles, je vous donnerai l'affiche de la fête qui a été notamment diffusée par le CCC. Je ne pourrai hélas pas vous rapporter de photos que j'aurai prises puisque je serai moi-même à ce moment-là en train de régler les derniers détails de ma prestation au Museo Casa Carlos Gardel, la dernière des trois présentations de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Ed. du Jasmin) que je ferai à Buenos Aires. Et je n'ai malheureusement pas le don d'ubiquité.

Pour lire l'ensemble des articles relatifs à Osvaldo Pugliese et au souvenir vivant qui demeure de lui dans la capitale argentine, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite, section Toujours là.

mardi 9 février 2010

Inscriptions ouvertes pour le Lady’s Tango Festival [à l’affiche]

La rentrée se profile à l’horizon pour la Academia Nacional del Tango à Buenos Aires.

Du 8 au 14 mars prochain, s’y célèbrera le Lady’s Tango Festival, un festival de danse consacrée au rôle de la femme dans le tango.

Cinq professeurs animeront cours, ateliers et pratiques : Vilma Vega, Corina De La Rosa, Lorena Ermocida, Natalia Hills et Johana Copes, qui est l’organisatrice et l’initiatrice de la manifestation (elle est aussi l’un des professeurs de tango danse résidentes à la Academia Nacional del Tango).
La semaine comptent trois invités spéciaux : la danseuse Milena Plebs, qui se produit actuellement au Teatro Presidente Alvear (voir mon article sur Tramatango, ce spectacle en cours) et les danseurs (il faut bien des hommes, même minoritaires !) : Julio Balmaceda et Gabriel Missé.

Le festival s’ouvrira le 8 mars, institué Journée internationale de la Femme. A cette occasion, il y aura aussi un défilé organisé par les grandes marques de vêtements et accessoires de tango et une soirée avec dîner et spectacle dans le célèbre Cena Show Piazzolla Tango, dans la rue Florida.

Capture d'écran du site du Festival


Les inscriptions sont ouvertes d’ores et déjà.

Pour en savoir plus :
Visiter le site du Lady’s Tango Festival

dimanche 10 janvier 2010

La danseuse Milena Plebs se raconte dans Clarín pour la reprise de Tramatango [à l’affiche]

Affiche tirée du blog de Milena Plebs

La danseuse Milena Plebs, formée par la danse classique et passée depuis plusieurs années désormais au tango, reprend à partir du 14 janvier 2010 son spectacle chorégraphique Tramatango, dont elle est la chorégraphe, l’une des 15 interprètes, titulaires et remplaçants confondus, et la co-productrice (MilenaTango) avec le Teatro Presidente Alvear, Corrientes 1659. Tramatango a été créé le 14 novembre dernier et s’est donné jusqu’au 13 décembre 2009. Les décors sont du fileteador Jorge Muscia et ça se voit (allez regarder les photos que propose le site du Complexe Théâtral de Buenos Aires et cette affiche, publiée par Milena Plebs, sur laquelle elle exhibe sa jambe fileteada par ce pinceau passablement reconnaissable. Vous pouvez aussi lire cet article de décembre 2008 que je lui ai consacré, pour sa participation au Festival Tango Danza Teatro dans la capitale argentine). Jorge Muscia travaille souvent pour le théâtre et pour la danse (il a récemment fait aussi un body painting sur le corps nu d’une danseuse pour la couverture du numéro 174 de El Tangauta, celui d'avril 2009, qui a mis la Buenos Aires du tango tout sens dessus-dessous). Il est aussi l’artiste qui a signé la couverture que je publie prochainement aux Editions du Jasmin en France (voir mon article sur ce livre, qui fait la part belle à la couverture réalisée par Jorge). Vous trouverez son site dans la Colonne de droite, dans la partie basse, celle des liens externes, dans la rubriques Artistes plastiques.

Tramatango, d’une durée approximative de 75 minutes, se déroule en 3 tableaux, Sintonías, Pugliese Yumba et Tango Congo et il mêle le tango et la danse contemporaine. Les trois tableaux sont comme autant de paysages, de regards et de styles différents. Le premier tableau s’attache au monde urbain d’aujoud’hui, le second à un hommage à Osvaldo Pugliese et à son orchestre, le troisième pose la question de l’origine africaine du tango. Au milieu de nombreux tangos, valses et milongas classiques, dont Ninguna, Negracha, A Evaristo Carriego, La Yumba, Milonga del 900 et la traditionnelle Cumparsita qui termine le spectacle comme de bien entendu, Milena Plebs a choisi aussi des morceaux de musiciens contemporains, comme les compositeurs Sonia Possetti et Ramiro Gallo.

Le spectacle reprend le 14 janvier et se donnera toutes les semaines du jeudi au dimanche à 21h30 au Teatro Alvear. Prix des places : de 45$ à 15$, sauf le jeudi, où les prix sont plus bas, à 25 et 10$. C’est ce qu’on appelle le día popular. Le Teatro Alvear est un théâtre public et ce prix est vraiment très bon marché. Dans les théâtres privés des alentours, vous pouvez constater la différence !

A l’occasion de cette reprise, le quotidien Clarín donne la parole à la danseuse et chorégraphe qui se raconte...

Verbatim
Comencé a tomar clases de danza a los 10 años. A los 13, comencé a viajar de Temperley al centro a tomar clases. A los 15 quería dejar la secundaria y dedicarme a bailar. Cuando bailaba era de los pocos momentos en que sentía plenitud total: los conflictos adolescentes se evaporaban. De grande, tras 20 millones de años de psicoanálisis, puedo decir que encontré plenitud en muchos otros momentos más allá de la danza.

J’ai commencé à prendre des cours de danse à 10 ans. A 13, j’ai commencé à aller de Temperley au centre de Buenos Aires pour prendre des cours. A 15 ans, je voulais laisser le lycée et me consacrer à la danse. Quand je dansais, c’était l’un de ses rares moments où je ressentais une plénitude totale : les conflits de l’adolescence s’évaporaient. Plus vieille, après 20 millions d’années de psychanalyse, je peux dire que j’ai trouvé la plénitude à beaucoup d’autres moments au-delà de la danse.

Con Tramatango lo que sucedió fue muy fuerte emocionalmente hablando: volver a estar vinculada al Complejo Teatral Buenos Aires. Estuvimos ensayando en el octavo piso del San Martín, donde tomaba clases cuando estaba en el grupo de danza contemporánea, de los 18 a los 25, y después, en los '90, con Tango x 2, también hicimos funciones en el San Martín y en el Alvear.

Avec Tramatango, ce que s’est passé a été très fort du point de vue émotionnel : me retrouver attachée au Complexe Théâtral de Buenos Aires. Nous avons répéter au 8ème étage du Complexe San Martín (1), où je prenais des cours quand j’étais dans le groupe de danse contemporaine, de 18 à 25 ans, et plus tard, dans les années 90, avec Tango x 2 (2), nous donnions aussi des spectacles au San Martín et à l’Alvear.

Copes me enseño mucho. Postura, la colocación de los pies, la dinámica. Y me decía: hay que maquillar tus piernas. Mis piernas tenían la fuerza de la danza y él las quería más elegantes: me aconsejaba medias de red y hasta el tipo de zapatos que tenía que usar. [...]

Copes (3) m’a appris beaucoup. La posture, le placement des pieds, la dynamique. Et il me disait : il faut que tu maquilles tes jambes (4). Mes jambes avaient la force de la danse et lui les voulait plus élégantes. Il m’a conseillé des bas résilles et jusqu’au type de chaussures qu’il fallait que je porte. [...]

A los once años mi mamá me llevó a ver el ballet de Oscar Araiz al San Martín, a la sala Martín Coronado. Se paró el mundo. Me acuerdo el programa: Aló, un dúo con música de Albinoni, Big Sweet con música de Cat Stevens y Casa de Puertas, una adaptación de Ana Itelman de La casa de Bernarda Alba. Yo quiero hacer eso, le dije a mi mamá, cuando salimos caminando por la avenida Corrientes.

Quand j’ai eu 11 ans, ma mère (5) m’a emmenée voir le ballet d’Oscar Araiz au San Martín, dans la salle Martín Coronado (6). Le monde s’est arrêté de tourner. Je me rappelle le programme : Aló, un duo sur une musique d’Albinoni, Big Sweet sur une musique de Cat Stevens et Casa de Puertas, une adaptation par Ana Itelman de La Casa de Bernarda Alba [de Federico García Lorca]. C’est ça que je veux faire, ai-je dit à ma mère, quand nous sommes sorties à pieds dans l’avenue Corrientes.

Estaba con Miguel Zotto, estábamos juntos. Había aprendido con él a bailar tango. Y nos ofrecen integrar Tango Argentino. Fue una enorme duda dejar el Ballet del San Martín. La obra estaba rompiendo todo y me mandé: fue una gira de ocho meses, la más larga que hice en mi vida. Todo un desafío: hacía poco que estaba con Miguel, y era un baile nuevo, y bailar con tacos, y siguiendo a un hombre. En un mundo bravísimo. En Tango Argentino eran todos unas águilas: había, la verdad, una competencia feroz.

J’étais avec Miguel Zotto. Nous étions ensemble. J’avais appris à danser le tango avec lui. Et on nous a proposé de faire partie de Tango Argentino (7). J’ai énormément hésité à quitter le Ballet du San Martín. Il s’agissait de rompre avec tout et je me suis lancée : ça a été une tournée de huit mois, la plus longue que j’ai faite dans ma vie. Un défi complet : cela faisait peu de temps que j’étais avec Miguel et c’était une danse nouvelle [pour moi] et danser avec des talons et suivre un homme. Dans un monde pas commode. Dans Tango Argentino, c’était tous des rapaces : à vrai dire, il y avait une concurrence terrible.

No es fácil explicar cómo se fragua el tango en mi cuerpo. Mi familia es de clase media, nada que ver con el bajo fondo tanguero, pero es algo que vibra en mí, que me trasciende. Yo hago una interpretación un poco delirante: mi apellido, Plebs, es una palabra en latín que tiene que ver con los plebeyos, con el pueblo. En el sentido más profundo, me siento muy cómoda en el tango. Los movimientos en espiral del cuerpo, esta cosa de acción y reacción de la pareja, siento que es como una identidad mía.

Ce n’est pas facile d’expliquer comment le tango s’installe dans mon corps. Ma famille appartient à la classe moyenne, rien à voir avec la bas-fond tanguero, mais c’est quelque chose qui vibre en moi, qui me transcende. Je donne une interprétation un peu délirante : mon nom de famille, Plebs (8), est un mot qui en latin a à voir avec les plébéiens, avec le peuple. Dans le sens le plus profond, je me sens à l’aise dans le tango. Les mouvements en spiral du corps, cette affaire d’action et de réaction du couple, je ressens que c’est comme mon identité.

Durante varios años escribí en El Tangauta sobre aspectos de la danza. Estoy en 24 artículos y empecé a pensar en un libro. No creo que lo del tango sea una moda. En tiempos de tanta redefinición de los roles masculinos y femeninos, no es casual que aparezca esta danza del abrazo, para volver a jugar en los planos activos y receptivos: porque la mujer, en el tango, no es pasiva sino receptiva.

Pendant plusieurs années, j’ai écrit dans El Tangauta (9) sur des aspects de la danse. Je figure dans 24 articles et j’ai commencé à penser à un livre. Je ne crois pas que ce qui tourne autour du tango soit une affaire de mode. Dans une époque où il y a une telle redéfinition des rôles masculins et féminins, ce n’est pas un hasard qu’apparaisse cette danse de l’étreinte pour se remettre à jouer sur les plans actifs et réceptifs : parce que la femme, dans le tango, n’est pas passive, elle est réceptive.
(Traduction Denise Anne Clavilier)




Pour aller plus loin :
Vous reporter à l’article complet de Clarín
Visiter la page consacrée à Tramatango sur le site du Complejo Teatral de Buenos Aires
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Lire le numéro 182 de El Tangauta de décembre de 2009 (c'est le dernier numéro publié). Pour télécharger les textes, il faut vous identifier sur le site et pour effectuer votre premier téléchargement, créer votre compte au préalable. Dans ce numéro 182, vous trouverez aussi un hommage original que Jorge Muscia a rendu à "San Pugliese", à l'occasion de l'anniversaire de naissance de Osvaldo Pugliese, "canonisé" par le peuple portègne et presque tous les musiciens populaires argentins.

(1) Un autre théâtre du Complejo teatral de Buenos Aires, situé à quelques centaines de mètres du Teatro Alvear, sur l’avenue Corrientes, un peu plus à l’est et sur le trottoir opposé...
(2) Tango par deux, tango pour deux, nom de la compagnie qu’elle avait fondée avec son compagnon, dont elle s’est récemment séparée avec pertes et fracas, le danseur Miguel Angel Zotto, dont le frère cadet vient de disparaître (voir
mon article d'hier sur Osvaldo Zotto).
(3) Il s’agit du danseur et chorégraphe Juan Carlos Copes.
(4) Elle a donc bien retenu la leçon !
(5) Quel que soit leur âge et leur rang dans la société, les Argentins parlent plus volontiers de leur mamá et de leur papá, voire de leur vieja et de leur viejo, que de leur père et mère, là où les francophones européens nous n’employons que ces derniers termes, réservant à un cercle intime les diminutifs Papa et Maman.
(6) Le théâtre San Martín a une multitude de salles. L’un des étages est même occupé par les studios des deux radios publiques de Buenos Aires, la 2x4 et Radio Ciudad, que vous pouvez écouter par streaming en direct, sur Internet. Les liens aux deux chaînes se trouvent dans la rubrique Ecouter, de la partie inférieure de la Colonne de droite.
(7) Une troupe de danse.
(8) C’est encore plus vrai qu’elle ne le croit. Plebs, -bis, en latin, c’est la plèbe, les hommes libres les plus humbles de la Rome républicaine, c'est-à-dire les artisans et paysans, qui exprimaient leur vote après les patriciens, et donc généralement dans le même sens qu’eux. Les membres de la plèbe n’avait qu’un très rare accès aux magistratures de la République et une culture distincte de celle de la classe plus aristocratique que constituaient les patriciens.
(9) Une revue de référence pour le tango danse à Buenos Aires. Vous trouverez le lien à son site dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la Colonne de droite (partie inférieure).