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mercredi 18 août 2021

A deux pas de chez lui, à Paris, on a découvert un nouveau portrait de San Martín [ici]

San Martín (peintre inconnu)


Hier, dans son hommage à San Martín pour l’anniversaire de sa mort, dans la ville homonyme de la province de Buenos Aires, le président argentin a annoncé le retour prochain des visages des grands hommes (et femmes) de l’indépendance sur les billets de banque : San Martín, Belgrano, Güemes et la Bolivienne Juana Azurduy que la gauche argentine a tendance à s’approprier.


Portrait attribué à Madou (vers 1827, à Bruxelles)
Le portrait canonique utilisé par le défunt billet de 5 $

Et au lendemain de cette cérémonie, voilà que Clarín (et lui seul) se fait l’écho d’une information publiée dans El Comercio, un quotidien de Lima (1), sous la signature d’un historien péruvien. Comme d’habitude, l’article est assez approximatif et la présentation du tableau par la galerie de la rue de Provence qui le détient fait encore pire dans ce domaine.


Médaille en l'honneur de San Martín
frappée par la loge belge de la Parfaite Amitié
à l'occasion de l'installation du général à Bruxelles
C'est la première d'une série de médailles
en l'honneur des grands héros de la liberté révolutionnaire
(Bruxelles, 1825, collection Bartolomé Mitre)

Nous ne disposons que de quelques portraits réalistes de San Martín (et c’est encore pire pour Belgrano), d’abord parce que contrairement à Napoléon il s’est assez peu soucié de diffuser son image partout et ensuite parce que les peintres et dessinateurs formés étaient très peu nombreux en Amérique du Sud. Nous avons donc une miniature, sans doute réalisé à Mendoza (1814-1817), un portrait réalisé au début de son séjour à Bruxelles (entre 1825 et 1827) par François Joseph de Navez (un élève belge de David, du temps où les deux vivaient à Paris) puis un portrait attribué à un autre artiste belge, qui allait connaître une notoriété et un prestige considérable, Jean-Baptise Madou (2), et enfin, toujours lors de son séjour en Belgique (donc avant mars 1831) une gravure pour laquelle San Martín a posé pour illustrer les mémoires d’un de ses compagnons d’armes qui l’en avait prié, l’Anglais devenu général péruvien William Miller mais ce portrait, pourtant utilisé à tort et à travers en Argentine, était raté d’après ce que San Martín en dit lui-même (les yeux ne sont pas ressemblants). Enfin, nous avons un daguerréotype réalisé à Paris en janvier ou février 1848, où son expression est très sévère comme l’exigeait cette technique dont la longueur de pose interdisait tout sourire (comme pour nos photos de passeport hatue sécurité). Pour les autres portraits qui nous sont parvenus, la ressemblance souffre du peu de technicité des peintres.


Portrait par Navez (vers 1825)
Le Museo Histórico Nacional dit 1824 (mais cette année-là, il vit à Londres)

Ce nouveau tableau est d’une main anonyme (même si Clarín tente de faire un lien, un peu poussif, avec le peintre David, que San Martín aurait rencontré à Bruxelles) (3). Le portrait aura été réalisé à Londres (en 1824) ou à Bruxelles (à partir de 1825). Personnellement, j'avoue un petit penchant pour Londres à cause du nom, bien orthographié et accentué, au-dessus du portrait (vu le lettrage employé, on a peu de chance d'être en face d'un surpeint postérieur mais c'est un point que seul un expert peut examiner). Une commande de James Duff, quatrième comte Fife, un ami personnel de San Martín, riche et alors très introduit dans la haute société londonienne, qui le reçut à son arrivée dans la capitale britannique et lui organisa, en août 1824, à Banff, près d'Aberdeen, sur les terres de son fief, la seule cérémonie honorifique publique offerte au Libérateur américain, me paraît possible et plausible. James Duff maniait très bien l'espagnol et il était alors l'un des rares hommes en Europe (hors Espagne) à respecter cette orthographe.

Le portait montre un San Martín de 3/4 face droit sans aucune mise en scène autour de lui, pas même les nuages imaginés par Navez à Bruxelles. Il a alors entre 45 et 50 ans et on lui donne nettement moins, or, on le sait, il paraissait beaucoup plus jeune que son âge réel et c'était encore vrai en 1843, comme le raconte Juan Bautista Alberdi dans ses notes parisiennes. On reconnaît chaque partie de son visage : nez, sourcils, couleur des yeux, bouche, commissure des lèvres, menton, oreilles et cheveux. On constate que son expression générale montre beaucoup de douceur et que les traits sont d’une belle régularité, ce qui correspond aux descriptions des contemporains. Un voile de tristesse couvre son expression. Si le portrait date bien des premières années de l'exil, ce serait normal : il pleurait encore le décès de sa femme, morte de tuberculose à 25 ans le 3 août 1823. Le chagrin avait failli le tuer. La maladie qu'il venait en outre de traverser, de novembre 1822, après sa démission à Lima, jusqu'à la fin 1823 (une sorte de burn-out), pourrait expliquer les joues qui semblent encore un peu creusées.

Bref, c’est bien lui et son nom et son grade inscrits en haut nous le confirment. Pourtant, on ne le reconnaît pas : l’iconographie le concernant est si pauvre que nous ne parvenons qu’à grand-peine à l’identifier en dehors des images canoniques que nous connaissons déjà. Imaginez un peu s’il fallait le reconnaître derrière un masque chirurgical !!!!

Plaisanterie mise à part, il est assez touchant de savoir que ce portrait se trouve ces jours-ci à quelques pas de la rue Saint-Georges, où San Martín a vécu à Paris dans un appartement qu’il avait acheté en 1836 et dont sa fille Mercedes hérita en 1850, à sa mort survenue le 17 août à Boulogne-sur-Mer.

© Denise Anne Clavilier

Ma conférence sur San Martín à l'Ambassade argentine, le 28 mai dernier

Pour aller plus loin :

sur le portrait
lire l’article de Clarín
sur la cérémonie du Día de San Martín et le retour des révolutionnaires sur les billets de banque
lire l’article de Página/12
lire l’article de La Prensa

Ajout du 19 août 2021 :
Cet après-midi, j'ai pu avoir un contact avec le commissaire-priseur en charge de la vente. Le tableau a été vendu à la fin du mois de mai et ne se trouve donc plus dans la galerie où l'historien péruvien l'avait déniché...

Extrait du catalogue de la vente de mai 2021
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


CORRECTIF du 11 septembre 2021 :
Ayant eu accès tout récemment à une meilleure résolution photographique, je suppose aujourd’hui que ce portrait n’est fondé sur aucune séance de pose car les yeux sont bleus, or nos sources historiques comme les autres portraits réalisés de son vivant par des peintres professionnels montrent indubitablement que San Martín avait les yeux foncés, de couleur brune très intense.
On peut donc écarter définitivement une commande de James Duff ou de qui que ce soit d’autre d’un peu fortuné et qui ait connu le général, que ce soit à Londres ou à Bruxelles ou en Amérique du Sud.



(1) Je n’ai pas pu retrouver l’article original sur le site du quotidien péruvien.

(2) Ces deux portraits belges illustrent la couverture des deux livres que j’ai consacrés à San Martín aux Éditions du Jasmin, la biographie et l’anthologie de mes sources.
(3) David en exil restait un artiste reconnu et prestigieux. Il aurait signé le tableau. Par ailleurs, il est mort le 29 décembre 1825, à une époque où San Martín avait de grandes difficultés à boucler ses fins de mois, une gêne qui va durer jusqu’au cours de 1833. S’il était le commanditaire du portrait, il est assez peu probable qu’il aurait eu recours à une telle autorité artistique puisqu’il gardait précieusement ses économies pour payer l’école de sa fille. Enfin, à partir de 1824, la santé de David se dégrade et l’achemine peu à peu vers la mort. Leur rencontre semble donc appartenir à cette collection de légendes dont l’histoire de San Martín est particulièrement encombrée. Par ailleurs, commanditaire de ce tableau, il est fort peu probable qu'il y aurait fait inscrire. Il a toujours eu horreur du culte de la personnalité.

jeudi 30 juillet 2020

Hommage à Eduardo Rovira [Troesmas]

"Eduardo Rovira, l'autre avant-gardiste"

Hier, le 29 juillet 2020, le monde du tango se souvenait du bandonéoniste et compositeur Eduardo Rovira, décédé il y a quarante ans à Mar del Plata, où il dirigeait l’ensemble symphonique de la police municipale. Un grand artiste du tango, qui, comme Astor Piazzolla mais avec moins de retentissement international, avait voulu révolutionner le genre.

Página/12 a profité de cet anniversaire pour rappeler la trajectoire de l’artiste, né à Lanús, dans la banlieue sud de Buenos Aires, le 30 avril 1925 (il avait donc quatre ans de moins que son illustre contemporain). Le quotidien en a même fait la une de ses pages culturelles.

A la même occasion, l’ensemble de tango établi à Bruxelles, Sónico, publie un album d’hommage à Rovira : Eduardo Rovira, inédito e inconcluso (inédit et interrompu). Le groupe a pris pour nom l’un des morceaux les plus emblématiques du compositeur.

Pour en savoir plus :
lire l’article de Página/12 sur Eduardo Rovira
lire l’article de Página/12 sur Sónico et son dernier album
lire l’article de La Nación sur Sónico
découvrir la musique de Eduardo Rovira sur l’encyclopédie en ligne -et en espagnol- Todo Tango.

vendredi 27 juillet 2018

Parfum bruxellois ce soir au CAFF [à l'affiche]


Ce soir, vendredi 27 juillet 2018, à 21h, le CAFF, Sánchez de Bustamante 772, accueillera le groupe Sónico, un quintette international créé à Bruxelles en 2015 et installé dans la capitale belge.

Place : 250 $ ARG au guichet de la salle ce soir.

Sónico est animé par deux musiciens argentins, un guitariste, Camilo Córdoba, et un contrebassiste, Ariel Eberstein, accompagnés par une pianiste belge, Anke Steenbeke, un violinniste des Etats-Unis, Stephen Meyer, et un bandonéoniste français, Lysandre Donoso.

Le groupe dans une rue du centre-ville de Buenos Aires
sur le trottoir dallé et à côté d'un kiosque à journaux fermé
(ça ressemble à Monserrat ou Constitución, à première vue)
Photo Maxi Failla

Le groupe vient de sortir son premier disque, un hommage à un bandonéoniste argentin d'avant-garde auquel la personnalité de Piazzolla a fait beaucoup d'ombre : Eduardo Rovira. Ce disque fait l'objet d'une présentation en Argentine et d'une belle tournée dans le pays, soutenue par les entités fédérées belges, Wallonie-Bruxelles d'une part et Flanders d'autre part, comme on le voit dans la photo de présentation pour laquelle ils ont posé dans la capitale du Brabant.

Le groupe a son propre site où il est possible de le découvrir.

Pour en savoir plus :

dimanche 24 décembre 2017

Carte de vœux souriante de l'Ambassade d'Argentine en Belgique [Fin d'année]

L'Ambassade d'Argentine en Belgique nous offre des vœux agrémentés d'une touche de fantaisie qui allège un peu cette fin d'année en crise au pays...


Avec une discrète touche de gouaille bien bruxelloise, l'infographiste a orné d'un bonnet de Père Noël le très solennel blason de la République, dessiné en 1813 à la demande de la Asamblea del Año XIII par un peintre qui a repris les symboles maçonniques répandus dans tous les emblèmes révolutionnaires de cette époque : poignée de mains, mandorle de lauriers, bonnet phrygien de la Liberté... Et qu'il a couronné du soleil, symbole de l'antique empire andin, détruit par Francisco Pizarro en 1530.

Et les vœux sont en trois langues.

Quel dommage ! Ils ont oublié l'allemand, qu'on parle du côté d'Eupen...

mardi 5 juillet 2016

Mauricio Macri et Madame posent avec le Roi et la Reine des Belges [ici]

Une une toute déformée
(toutes les photos ont été étirées en hauteur)

Après avoir rencontré François Hollande à l'Elysée et passé un week-end passablement romantique sous un ciel parisien fort peu estival (pas de bol !), Mauricio Macri poursuit son voyage en Europe avec, surtout, des rencontres avec les dirigeants de l'Union Européenne.

Au passage, il a rendu visite au roi Philippe et à la reine Mathilde à Bruxelles, que les journaux argentins affublent bien évidemment du titre de reyes de Bélgica, qu'ils ne sont pas et ne seront jamais. Mais, bon ! nos subtilités historiques et constitutionnelles leur échappent bien souvent. A l'occasion de son passage à Bruxelles, Mauricio Macri a annoncé que l'Argentine allait accueillir trois mille réfugiés syriens. Le pays a déjà accueilli un bon nombre de ressortissants moyen-orientaux, où ils peuvent retrouver une assez importante communauté turca (1), comme disent les locaux, présente sur le territoire depuis l'aube du XXème siècle. La première dame descend d'ailleurs elle-même de ces immigrants levantins, comme son patronyme l'indique.

La Prensa en fait sa une ce matin.

Mauricio Macri a continué sa tournée jusqu'à Berlin où il a déjeuné ce midi avec Angela Merkel.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Clarín sur cette visite et les à-côtés
lire l'article de Clarín sur le week-end parisien du couple présidentiel
lire l'article très railleur de Página/12 sur l'agenda européen du Président (eux aussi ont choisi de l'illustrer par la photo avec le couple royal belge)
visiter le site Internet quadrilingue de la Monarchie belge qui propose une photo de la rencontre et sa page Facebook qui en propose deux.
Pas un mot pour l'heure sur le site de la Casa Rosada ou sa page Facebook !



(1) Avant la chute de l'Empire ottoman, les Libanais et les Syriens voyageaient avec des passeports ottomans, d'où cette confusion perpétuelle et désormais idiosyncratique entre les Turcs et les Arabes.

mercredi 23 mars 2016

Les attentats à Bruxelles et Zaventem dans la presse rioplatense - Article n° 4800 [ici]

Cliquez sur l'image pour lire les textes en haute résolution

Ce matin, tous les journaux nationaux argentins et uruguayens traitent en une les tragiques événements de Belgique.

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Avec une différence notable, visible au premier regard, avec le traitement donné aux attaques du 13 novembre à Paris : Bruxelles n'existe pas pour elle-même pour ces journaux, elle n'est que le nom, passablement abstrait, d'une institution monstrueuse, incompréhensible, synonyme de monde développé et égoïste, l'Union Européenne.


Cliquez sur l'image pour obtenir une haute résolution

Aucune mention de ce qu'est la capitale de la Belgique, avec son irréductible identité culturelle, son histoire puissante, son bilinguisme en pleine évolution, ses institutions d'une complexité surréaliste qui nous rendent si sensible aujourd'hui l'union de ce peuple qui vit, après l'épreuve du sang, la signification de la devise nationale, choisie en 1831, lors de l'indépendance : "L'Union fait la Force"...


Les articles sont inversement nombreux dans chacun des quotidiens.
De deux (en ligne) dans La Prensa à douze (toujours en ligne) à La Nación.

La seule une qui montre un panneau d'hommage, bilingue, français-flamand,
sur la place de la Bourse, dans le cœur historique de Bruxelles,
à quelques pas de la petite église Saint-Nicolas et de la Grand-Place

Les unes sont parfois d'une crudité terrible. J'ai dissimulé les détails que je trouve insupportables, comme je l'avais déjà fait pour les unes concernant les attentats en France.

Le nombre de morts est encore surévalué à l'heure où El País a mis sous presse
Au moment où je publie cet article, vers minuit le 23 mars, il est de 31 victimes
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Voici les principaux :
en Argentine :
en Uruguay

mercredi 8 octobre 2014

Le trio Reinaudo-Roosens-Zanelli en tournée au Benelux [ici]


La violoniste belge Ananta Roosens et ses partenaires argentins, le guitariste Hernán Reinaudo et le pianiste Lalo Zanelli (franco-argentin), s'apprêtent à réaliser une tournée en Belgique et aux Pays-Bas, avec deux concerts en zone francophone, les 23 et 24 octobre 2014, respectivement à Louvain-la-Neuve et à Bruxelles...

Ils présenteront leur nouveau travail conjoint. N'hésitez pas à aller les écouter, ils sont représentatifs du tango nuevo, ouvert et métissé, actuellement en plein essor sur les rives du Río de la Plata.

lundi 1 avril 2013

Teresa Parodi en tournée à Paris, en Espagne puis à Bruxelles [ici]



Teresa Parodi est l'une des toutes premières artistes actuelles du folclore argentin : universitaire de formation, elle est auteur-compositeur, guitariste et interprète de son propre répertoire et du répertoire d'autres grands artistes du genre. Elle est aussi la directrice de ECHuNi (Espace culturel Nos Enfants), le centre culturel de l'ONG Madres de Plaza de Mayo, situé au cœur du campus de l'ex-ESMA, devenu centre pour la mémoire et les droits de l'homme dans le quartier de Palermo, à Buenos Aires.

Teresa Parodi sera donc à Paris le vendredi 5 avril 2013, à la Maison de l'Argentine, à la Cité Universitaire, puis le mardi 9 avril au siège de l'UNESCO (Salle Miró) et enfin à la Maison de l'Amérique Latine, le vendredi 12 avril.

Elle partira ensuite pour le restant du mois en Espagne, où elle jouera à Barcelone, Madrid, Palma de Majorque, Salamanque et Grenade. Avant de rejoindre le nord du continent, pour un concert à la date encore incertaine à l'Ambassade d'Argentine à Bruxelles, pour l'ouverture du Festival Puentes.


Teresa Parodi et Ana Prada, cette année, au Festival de Cosquín
(festival estival de musique populaire et de folclore en Argentine)

Pour en savoir plus sur l'artiste
visiter son site Internet.
Ajout du 2 avril 2013 :
lire l'entrefilet de Página/12 sur cette tournée européenne

samedi 9 mars 2013

Tournée européenne de Hernán Genovese [ici]


Le chanteur Hernán Genovese sera bientôt parmi nous. Il se produira en effet à Grenade, en Andalousie, le 14 mars 2013 à l'Université de Grenade, le lendemain à Motril, le port de Grenade et le 16 mars dans le cadre du Festival Internacional de Tango de Granada, au Teatro Isabel La Católica, pour un concert en hommage à Aníbal Troilo, l'ami de Roberto Grela, auquel son nouveau disque De púa y corazón est dédié (voir illustration ci-dessous).


De l'Espagne, il s'envole vers Bruxelles, où il chantera à Art Base le 21 mars puis nous le retrouvons le lendemain, 22 mars 2013 à la Maison de l'Argentine, à la Cité Internationale Universitaire de Paris, avant une mini-tournée en France : il sera à la Máquina Tanguera de Toulouse, le 26 mars, pour un hommage à Carlos Gardel, le 27 mars il se produit à Sète et les 28 et 30, il chantera dans un cadre privé à Montpellier puis à nouveau à Toulouse.

Les amis genevois auront droit à son dernier concert européen, ce sera le 31 mars à Ferney-Voltaire... Quel beau symbole pour finir...

Si vous ne connaissez pas encore cette voix en or, allez-y ! C'est splendide...

jeudi 6 janvier 2011

Les festivals du nord et du sud s'annoncent déjà... [ici]


Deux festivals, celui de Bruxelles et celui de Toulouse, ont profité des voeux de Nouvel An pour diffuser un aperçu de leur prochaine édition, respectivement au début du mois d'avril et au début du mois de juillet.
A Bruxelles, on entendre cette année un orchestre russe !
A Toulouse, le programme se monte progressivement, avec le même niveau d'exigence que les deux années précédentes pour le contenu culturel ... Ce qui vaut au Festival Tangopostale le soutien de la Academia Nacional del Tango (de la République Argentine, la vraie Academia en matière de tango).



On souhaite aux deux équipes organisatrices une très, très bonne année 2011 et plein de succès.

Vous disposez des sites Web des deux festivals dans la rubrique Les festivals, dans la partie basse de la Colonne de droite.

jeudi 16 décembre 2010

Réveillon brabanto-italo-champenois à La Tangueria de Bruxelles [ici]

Marisa Van Andel et Oliver Koch, un couple de professeurs exerçant à Bruxelles, proposent leur bal de la Saint-Sylvestre à la Tangueria, leur salle de la Chaussée de Jette dans le quartier de Molenbeek Saint Jean (M° Simonis).

La fête commencera à 21h30 et se terminera à 2h30 le lendemain.

Il est demandé aux participants d'apporter chacun un dessert, du fromage, des snacks pour 2 ou 3 personnes (à l'exclusion de plats principaux).
A minuit, la maison offrira le panettone (Marisa, qui est néerlandaise, a vécu une partie de son enfance en Italie et a ensuite épousé un Allemand !) et des bulles, qui pourraient être celles de bouteilles d'Asti Spumante (plutôt qu'un quelconque vin rémois nettement plus banal et pourtant géographiquement plus proche de la cité brabançonne...)

Le prix est fixé à 12 € par personne et une petite suprise attent les 100 premiers participants.
On demande aux réveillonneurs de ne pas arriver entre 23h30 et 00h30, car les portes seront alors fermées à clé pour compter les 12 coups de minuit en toute tranquillité pour tout le monde.

Vous pouvez venir avec vos enfants, même petits. Une chambre sera disponible pour eux, avec une surveillance caméra pour assurer leur sécurité pendant que Papa et Maman se payeront un 2 x 4, comme on dit en Argentine...



Pour en savoir plus, consultez le site de Marisa et Oliver. Vous en trouverez le lien dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la Colonne de droite (partie basse).

mercredi 2 juin 2010

Argentine et Tango sur les ondes de la RTBF et les écrans belges [ici]


Hier midi, mardi 1er juin, la Première, une chaîne de la Radio Télévision Belge Francophone, a consacré son émission Culture Club, en première partie, au Musée municipal d'Ixelles, un quartier de Bruxelles, qui constitue une collection artistique contemporaine par l'acquisition d'oeuvres d'artistes belges et propose actuellement une exposition de son fonds photographique, et, en deuxième partie, au tango, vu à travers le cinéma.

Les invités de Laurent Dehossay étaient donc en première partie Claire Leblanc, conservatrice du Musée d'Ixelles, et en seconde partie le réalisateur argentin Diego Martínez Vignatti et son interprète, l'actrice argentine Eugenia Ramírez Miori, au sujet de leur nouveau film, La cantante de Tango (la chanteuse de tango), qui sort ce mercredi en Belgique. Leur premier film, le documentaire Nosotros (nous), a été projeté pendant le week-end, à l'Argentina Festival, qui se tenait à Etterbeek, un autre quartier de la capitale belge.

Les deux artistes argentins vivent actuellement en Belgique, où il est venu faire ses études de cinéma. C'est à Bruxelles, au cours de ses études, qu'il a pu prendre conscience de sa culture et l'analyser suffisamment pour pouvoir faire des films à partir de son lien au tango et à son pays. Ils se sont rencontrés sur un tournage, ils forment désormais un couple à la ville et elle est venue vivre avec lui à Bruxelles. L'interview, très courte (une dizaine de minutes), se passe donc entièrement en français et tourne autour de ce rôle identitaire que joue le tango dans les grandes villes d'Argentine et particulièrement à Buenos Aires.

Une anecdote en passant qui montre une différence importante entre la culture argentine (et toute culture du Nouveau Monde en général) et notre culture du Vieux Continent :

A un moment donné de l'interview et dans le flot de la conversation, Eugenia Ramírez Miori dit qu'il se parle à Buenos Aires "un argot très ancien que tout le monde comprend là-bas" : le lunfardo. Si l'on nous définit le lunfardo comme un argot "très ancien", nous allons, nous, Européens, imaginer un parler chargé d'histoire, de quelque 300 ou 400 ans d'existence. Or le lunfardo est apparu au tournant des années 1880.

Il y a quelques jours, je déjeunais avec une personne qui, me sachant passionnée de tango, m'a demandé à quand remontaient les premiers tangos. Je lui ai dit qu'on datait la naissance du genre à 1880 environ. Elle m'a répondu : "Ah, c'est donc très récent, en fait. Je croyais que c'était quelque chose de beaucoup plus ancien".
Or le lunfardo est apparu en même temps que le tango : ses premières manifestations se repèrent vers 1880...

L'émission est courte mais elle n'en est pas moins intéressante. Je vous invite donc à vous brancher RTBF, pour changer de France Musique (mais allez aussi sur France Musique, ce n'est pas incompatible !).

La particularité de Culture Club est de pouvoir être téléchargée par petits podcasts, partie par partie, invité par invité. Vous pouvez donc télécharger manuellement ou par abonnement l'une et l'autre des parties de l'émission d'hier en vous connectant à la page de l'émission sur le site de la RTBF. L'émission est ainsi écoutable et téléchargeable manuellement pendant plusieurs semaines et podcastable automatiquement pendant plusieurs jours.

Par ailleurs et auparavant, le 25 mai, jour de la fête nationale argentine, une autre émission de la même chaîne (la Première), Le Monde est un Village, qui présente tous les soirs les cultures du monde, essentiellement à travers la musique, consacrait une partie de sa première heure d'antenne à l'Argentine, de 19h à 20h, à l'occasion de la manifestation Argentina Festival, qui s'est tenue du 27 au 30 mai, pour le Bicentenaire, à l'Espace Senghor, dans le quartier d'Etterbeek (voir la page de la manifestation sur l'Espace Senghor). Le Monde est un Village a donc interviewé l'une des organisatrices d'Argentina Festival, fait entendre du folklore (el Chango Pasiuk, qui était à Bruxelles pour la manifestation) et un peu plus loin dans cette première partie, vous pourrez entendre une version du tango de Astor Piazzolla, Adiós Nonino, pour des circonstances qui n'ont rien à voir avec le festival mais qui ont donné à ce numéro du Monde est un Village un air certain de Cono Azul (1)...

Cette première tranche de l'émission, dont l'élément podcastable fait 41 minutes, est animée par Didier Melon. L'émission est téléchargement manuellement ou écoutable en ligne sur la page qui lui est réservée sur le site de la RTBF.
Le Monde est un Village avait déjà reçu Diego Martínez Vignatti pour La cantante de tango, le 21 mai dernier (première partie de l'émission, de 19h à 20h, en téléchargement manuel pour encore quelques jours).

Une façon élégante et insistante pour la RTBF et pour Bruxelles de se joindre aux festivités du Bicentenaire de l'Argentine.

Pour en savoir plus :
connectez-vous au site du film La cantante de tango.


(1) Cono azul : surnom de l'Argentine (cône bleu)

mercredi 31 mars 2010

Tango sur la Grand-Place [ici]

Capture d'écran du site du Festival

Comme l’année dernière (voir mon article du 19 mars 2009), les premiers jours d’avril verront se célébrer dans la capitale belge le Brussels Tango Festival. Ce sera du 1er au 5 avril 2010, avec une multitude de cours de danse, de projection de films inédits (en tout 60 oeuvres de fiction et de documentaires en longs et courts métrages), trois concerts avec orchestre et une milonga en plein air sur la Grand-Place le samedi de 20h à 21h, intitulée La Nuit des Maestros (prévoir une bonne petite laine, ces premières soirées de printemps restent frisquettes).

Le sextette Hyperion sera de la fête comme en 2009.
Ces musiciens venus d’Italie animeront le Concert noble (1ère partie) du vendredi soir, de 21h à 5h du matin puis le Concert Noble (2nde partie) du samedi soir, de 21h à 5h du matin, au 82 rue d’Arlon (entrée : 25 € à chaque fois) et la Nuit des Maestros le samedi sur la Grand-Place, de 20h à 21h (participation libre et gratuite, bien entendu).

La Tangueria de Marisa Van Andel et Oliver Koch accueillera de nombreux cours et les 6 couples de professeurs invités.

L’Apéro-Tango aura lieu à deux reprises, le 2 et le 3, de 16h à 20h, au Café Central, sur la place Saint-Géry. Il sera animé par un DJ, bien connu des Parisiens, René Bui (du Colectivo Tango de Paris).

Pour en savoir plus :
Visiter le site du Festival (tout en anglais)

mardi 23 mars 2010

Ciudad Baigon demain au CCC et bientôt en Europe [à l’affiche]

Le Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini est un centre culturel dont l’objectif est de promouvoir l’économie sous la forme coopérative, un type de société commerciale porteur d’un grand dynamisme économique en Argentine. Le CCC s’est installé en plein quartier des théâtres et des librairies, sur l’avenue Corrientes, au numéro 1543. Tous les mercredis, à partir de 21h30, son département consacré au tango, la Ciudad del Tango, y organise, dans la salle Osvaldo Pugliese, au fond, au niveau du rez-de-chaussée, un concert avec des artistes qui ont peu accès aux médias et que le conseil de la Ciudad del Tango considère comme novateurs. Le 31 mars, la Ciudad del Tango accueillera le chanteur Caracol, qui lui a, pour le moins, ses entrées dans la programmation de la 2 x 4, la radio 100% tango de la Ville de Buenos Aires, installée sur le trottoir d’en face, dans le Complexe culturel San Martín (pour écouter la 2 x4, cliquez sur le lien dans la rubrique Ecouter, dans la partie inférieure de la Colonne de droite).

Ciudad Baigon rue Defensa un dimanche d'août 2008

Demain, dans le cadre de cette série Tango de Miércoles, c’est donc la Orquesta Típica Ciudad Baigon, qui joue tous les dimanches après-midi dans la rue Defensa, à la Feria de San Telmo, qui s’installera sur la petite scène de la Sala Osvaldo Puglisese.
Entrée des spectateurs dans la salle à 21h30.
Prix de la place : 20 $ (peso argentin).

La Orquesta Típica Ciudad Baigon partira ensuite à la mi-avril en tournée en Europe : l’orchestre sera le 30 avril à Nîmes à la Milonga de l’association El Rebote, 292 route de Rouquairol, et le 1er mai à Tarbes. Ils seront le 6 mai à Bruxelles et le 8 mai à Lausanne, où ils animeront une grande milonga de l’association Tangofolie.

Les informations concernant Tarbes et Bruxelles ne sont pas disponibles.

L'orchestre passera aussi dans plusieurs villes non francophones, comme Rivoli (Italie), Ludwigburg et Weimar (Allemagne) et Prague (République Tchèque).

Conseils que l’on peut donner à tous ceux qui auront la change d’aller les écouter, que vous soyez danseurs ou non : demandez-leur avant tout de jouer leur propre musique. Cela leur fera plaisir et bien plus que cela : ils se sentiront tout à fait reconnus et compris pour ce qu’ils sont, des créateurs du tango d’aujourd’hui, un art vivant et non pas une musique embastillée dans les sillons de disques 78 tours remasterisés en disques compacts. Vous verrez : leur musique est bonne, originale, forte, les instrumentistes ont du talent et le chanteur aussi. Ils ont auto-produit un disque, qui porte leur nom : Ciudad Baigon, dont il est à peu près sûr que vous pourrez l’acheter à l’issue des concerts (ou avant). Et c’est parce qu’ils créent cette musique là, ce tango du 21ème siècle qu’il est si frustrant pour eux de faire le long et coûteux voyage vers l’Europe pour s’entendre réclamer par les responsables de milonga encore et toujours et uniquement les mêmes morceaux archi-connus du répertoire de D’Arienzo, Troilo, Pugliese, Di Sarli et Canaro comme si rien d’autre n’existait que ce club des Cinq.

Voici un extrait du texte de présentation qu’ils ont mis en ligne sur leur page Myspace et sur leur site. Cela devrait vous donner une idée de la perspective dans laquelle ils travaillent :

Una nueva generación. Una necesidad filtrándose. La mirada a la tradición empieza a funcionar ya no como espejo, más bien como puente hacia lo inexplorado. Fórmula donde se desarrolló el verdadero trabajo grupal, donde se forjó la formación que llevo el Tango a su Época de Oro: la Orquesta Típica. A partir de ahí, percibir la nueva sociedad; producir en consecuencia. Explorar el folklore urbano para arribar a dos instancias obligadas: crear lo que no existe, alcanzar la excelencia de lo existente. Descubrir ese lenguaje social en constante distorsión; ese lenguaje que disloca su discurso a cada momento generando lo nuevo.
Ciudad Baigon

Une nouvelle génération. Un besoin qui s’infiltre. Le regard vers la tradition commence à fonctionner non plus comme un miroir mais bien plutôt comme un pont vers l’inexploré. Formule dans laquelle s’est développé l’authentique travail d’équipe, dans laquelle s’est forgée la formation qui a porté le tango à son siècle d’or : la Orquesta Típica (1). A partir de là, percevoir la nouvelle société, produire en conséquence. Explorer le folklore citadin pour monter jusqu’à deux instances obligatoires : créer ce qui n’existe pas, atteindre l’excellence de l’existant. Découvrir ce langage social en constante distorsion, ce langage qui disloque son discours à chaque moment pour générer du nouveau.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour en savoir plus sur les artistes, consultez leur site ou leur page Myspace :
Site de Ciudad Baigon
Page Myspace de Ciudad Baigon
Page Myspace de Caracol
Pour en savoir plus sur El Rebote, l’association de tango nîmoise, cliquez sur le lien vers son site.
Pour en savoir plus sur Tangofolie, l’une des nombreuses associations de tango lausannoises, cliquez sur le lien vers son site.

(1) La orquesta típica, c’est une formation dont la composition s’est stabilisée à la fin des années 1910, au tournant des années 20. Elle compte 4 instruments obligatoires : le violon, le piano, le bandonéon et la contrebasse. A la grande époque des cabarets, dans les années 30 et 40, les Grands orchestres, ceux de Canaro (Francisco, Juan ou Rafaél), Pugliese (Osvaldo ou Alberto, l’un de ses frères aînés), Troilo, Di Sarli, Caló, Fresedo, Biaggi, D’Arienzo etc. comptait 4 ou 5 violons, un nombre similaire de bandonéons, une contrebasse et un piano. Il fallait du volume instrumental pour produire le volume sonore de nature à remplir les salles de bal, puisque la sonorisation n’existait pas encore. Elle est apparue dans les années 60 et a tué ce qui restait de grands orchestre. Une Orquesta Típica peut s’adjoindre d’autres instruments : la voix humaine en premier lieu, la guitare, l’alto et le violoncelle sont les plus fréquents. Raúl Garello n’hésite pas à ajouter des percussions, notamment une batterie, et de réintroduire certains instruments à vent, supplantés dans les années 20 par le bandonéon (flûte traversière, hautbois, clarinette, voire cuivres). L’apparition de la Orquesta Típica correspond à l’arrivée dans l’univers du tango de musiciens professionnels formés, passés par des écoles classiques, la plupart du temps des conservatoires : les pianistes. Elle correspond aussi à la fin de la phase d’apprivoisement du bandonéon, un instrument très difficile à maîtriser et pour lequel il n’existait pas d’école jusqu’alors. Il fallut donc que des pionniers comme Eduardo Arolas et Paquita Bernardo essuient les plâtres, se fassent la main sur la complexité de ce clavier et de ce soufflet pour qu’apparaissent les premiers virtuoses que furent Pedro Maffia et Pedro Laurenz dont le talent permit au tango d’être identifié assez vite au timbre du bandonéon. Aujourd’hui, les orquestas típicas sont la plupart du temps des quatuors ou des quintettes et les grands orchestres de ce type aujourd’hui compte une douzaine de musiciens, rarement plus. Il faut être la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce pour se produire sur scène en formation de 17 musiciens et la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires pour rassembler 32 instrumentistes. Les deux sont des formations subventionnés par les finances publiques, en l’occurrence celles de la Ville de Buenos Aires. Ciudad Baigon est une coopérative privée. Comme Astillero. Comme la Fernández Fierro. Comme beaucoup de formations de musiciens jeunes, très nombreuses à Buenos Aires et dans les environs.

mardi 8 décembre 2009

Tango, Réveillon et Nouvel An en Capitales [ici]

Il s’agit bien sûr du réveillon du 31 décembre, qu’on appelle Noche Vieja en espagnol (1), et les capitales dont il est question dans le titre sont Paris d’un côté et Bruxelles de l’autre.
L’une et l’autre de ces deux fêtes sera suivie, à plus ou moins longue échéance, d’un stage ouvert l’un aux débutants, l’autre aux intermédiaires à Paris et à tous, des débutants jusqu’aux avancés, à Bruxelles (avec un minimum de 6 mois de pratique tout de même).

Et ça se passe où, tout ça ? C’est écrit sur les affiches mais je complète :

A Paris, c’est Claudia Rosenblatt, flanquée du DJ Augusto Sianca, qui vous invite à partir de 21h30 et jusqu’à l’aube à l’Espace Oxygène, où elle donne une partie de ses cours réguliers tout au long de l’année et anime l’une des nombreuses pratiques parisiennes (4 impasse Cordon Boussard, dans le 20ème arrondissement, au métro Gambetta). Les participants sont invités à contribuer à la garniture du buffet, chacun en fonction de ses moyens. Le paquet de chips sera autant le bienvenu, nous annonce Claudia Rosenblatt, que le traditionnel foie gras, l’essentiel étant de créer une ambiance "conviviale, chaleureuse et de rencontres". Les deux organisateurs se chargent quant à eux de poser sur la table ce qu’il faut pour grignoter et le classique jeu de boissons (sodas, jus de fruits et vin).

Et dès le surlendemain, histoire de commencer l’année en beauté et en forme, Claudia organise deux stages, les 2 et 3 janvier 2010, au Théâtre de la Terre, qui se situe 1 passage du Buisson de Saint-Louis dans le 10ème arrondissement.
De 14h30 à 16h30, il s’agira d’une initiation au tango argentin pour débutants absolus ou danseurs qui ont la modestie de se considérer comme tels (et c’est aussi bien comme ça).
De 17h à 19h, le stage s’adresse à des intermédiaires et vise l’apprentissage de la construction de figures pour une plus grande aisance sur la piste et une meilleure adéquation de la chorégraphique à la musique.
Enfin, de 19h30 à 20h30, Claudia donnera un cours de milonga avec initiation à la milonga traspié (2).
Les informations originales sont disponibles sur le site de Claudia Rosenblatt.

A Bruxelles, un réveillon est organisé à la Tangueria, par Marisa Van Andel et Oliver Koch, sur le modèle de celui de l’année dernière (je lui avais alors consacré un article) et que l’affiche décrit très bien. Rendez-vous donc au 239 Chaussée de Jette, non loin du métro Simonis. La fête commencera à 20h le 31 décembre pour se terminer à 3 h du matin, le 1er janvier. Au menu, vin à bulle (pas nécessairement du champagne, l’Asti Spumante italien peut très bien faire l’affaire) et panettonne (l’ancêtre italien du pan dulce dont on se régale pendant les fêtes de fin d’année à Buenos Aires et à Montevideo : Marisa Van Andel, qui est néerlandaise, a passé une partie de sa vie en Italie, ceci expliquant cela), plus tout ce que les participants voudront bien apporter eux-mêmes, en salé et en sucré, en solide et en liquide, en fait maison ou en plat acheté chez le pâtissier ou le traiteur...
Les prix varient en fonction de la formule que vous choisissez et de l’organisation de votre soirée : bal seul, buffet seul, bal + buffet...
Pour la bonne organisation du buffet, on vous demande d’envoyer un mail pour réserver votre place.
Le mail, vous trouverez sous forme statique sur l’affiche (cliquez dessus pour la voir avec une meilleure résolution) et sous forme dynamique sur le site de Marisa et Olivier, qui est installé dans la Colonne de droite, dans la partie inférieure, celle destinée aux sites externes, dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !
Le week-end d’après, le dimanche 10 janvier, Marisa et Oliver donneront leur premier stage de l’année 2010, qui sera aussi le 5ème d’une nouvelle série qu’ils ont montée autour des techniques de guidage et l’attention mutuelle entre partenaires. Ce stage s’adresse à tous les niveaux, à partir d’une expérience de 6 mois minimum de tango. Il se déroulera de 14h30 à 16h et sera suivi, comme d’habitude à la Tangueria, d’une milonga de 16h jusqu’à 21h30. Les prix varient selon que vous prenez le stage seul (15 € par personne) ou l’ensemble du stage et de la milonga (18 € par personne) ou si vous ne venez qu’à la milonga (6,50 € par personne, sauf si vous êtes étudiant, auquel cas vous ne payerez que 5 €, sur présentation de votre carte attestant de votre qualité d’étudiant de moins de 26 ans). Bien entendu, pour ce stage, il est indispensable de réserver vos places à l’avance, en allant dès maintenant sur le site des deux professeurs (rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la Colonne de droite).

Dans un précédent article, publié début décembre 2009, je vous parlais d’autres réveillons milonga pour ce passage à l’année 2010, à Paris (dans un autre coin du 20ème), à Nice au bord de la mer et dans les Alpes, sur les rives du Lac du Bourget et dans la ville de Sierre, dans le Valais, en Suisse, quatre autres réveillons dont trois présentent les mêmes caractéristiques : humour, ambiance amicale et sans chichi et buffet sympa. Et pour deux d’entre eux, ce sont les participants qui font le menu en apportant ce qu’ils veulent.

Pour accéder à l’ensemble des articles consacrés à ces fêtes de fin d’année dans Barrio de Tango dont celui sur ces 4 réveillons tango du 31 décembre, cliquez sur le mot-clé Fin d’année, là-haut, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre.

(1) Le réveillon de Noël est quant à lui la Noche Buena.
(2) En danse, on distingue deux styles pour improviser sur la rythme de la milonga (qui en l’occurrence est un genre et non plus un bal) : la milonga lisa (qu’on traiterait en français de simple) et la milonga traspié (qu’on appellerait en français milonga redoublée, à cause des mouvements que les danseurs effectuent avec leurs pieds). La segonde est plus compliquée à maîtriser, du point de vue de la coordination des mouvements et du sens du rythme.

mercredi 21 octobre 2009

Stage de Toussaint en Italie avec Marisa et Oliver [ici]

Marisa et Oliver, deux professeurs de tango argentin qui exercent à Bruxelles (La Tangueria), elle néerlandaise et lui allemand, proposent à 15 couples un stage intensif de tango argentin à Abano Terme, dans la région de Venise, en Italie, du 30 octobre au 3 novembre, logement en chambre double dans un hôtel 4 étoiles (spa inclus !).

Indépendamment de ces luxueuses conditions hôtelières, dont les vrais amateurs de tango argentin se contre-moquent, le stage en lui-même se compose de 12 heures de cours délivrées par les deux professeurs et d’une milonga tous les soirs.

Pour vous inscrire ou obtenir des informations supplémentaires, vous devez leur adresser un mail (en français, néerlandais, allemand, anglais ou italien, comme ça, vous avez le choix).

Avant cela, la Tangueria vous propose un stage que je vous cite parce que son titre m’a bien fait rire (mais je ne connais aucun des deux professeurs, donc c’est sans aucune garantie de qualité de ma part) : Sandwiches with different sauces (non anglophones s’abstenir !) pour des élèves ayant au moins trois mois de pratique et au maximum 18 mois. A mon avis, pour travailler le sandwich (1), trois mois de pratique, ça fait juste. Mais bon, je ne suis pas le prof !.. S’ils estiment que c’est possible, ça les regarde. Ce sera dimanche 25 octobre, de 14h30 à 16h, à La Tangueria (voir le site de Marisa et Oliver dans la partie basse de la Colonne de droite, rubrique Eh bien dansez maintenant !).
De 16h à 201h30, la Tangueria enchaînera sur un bal.
Le même jour, mais pas au même endroit, Marisa et Oliver seront sur la scène du Teater de Kom Nieuwegein à Utrecht, aux Pays-Bas, avec le Quinteto Zárate (du pianiste argentin Critian Zárate) et le couple de danseurs-chorégraphes Birkit et Muzaffer, pour un spectacle intitulé Motivo de Tango (à 20h).

(1) En tango argentin, on appelle sandwich ou sanguche ou mordida un pas qui consiste à emprisonner entre ses propres pieds l’un des pieds de son ou sa partenaire. Il y a le sandwich simple et le "club" (nom tout à fait fantaisiste et personnel), puisque le partenaire peut lui aussi refermer son autre pied sur l’ensemble et ça donne les 4 pieds tête-bêche les uns à côté des autres... Je peux vous assurer que pour réussir cela, il faut avoir sérieusement travaillé la tenue de son axe, la coordination personnelle et à deux et bien tenir l’équilibre. C’est la raison pour laquelle je tique sur le minimum exigé de trois mois de pratique. Encore heureux qu’ils aient exclu les débutants... Mais avec trois mois de pratique, est-on vraiment autre chose qu’un débutant ? Sur ce, pour filer jusqu’au bout la métaphore du titre, l’annonce envoyée par la Tangueria prévoit qu’un sandwich sera offert à tous les participants à l’issue du stage. C’est comme quand vous allez faire un don de sang : après, on vous nourrit pour vous reconstituer !

lundi 8 juin 2009

Hernán Genovese à Bruxelles [ici]

Pochette de Barajando


Le chanteur argentin, né à Lanus (1), Hernán Genovese, une des plus belles voix de basse de la génération montante, est en tournée en Europe.
Il se rend tout d’abord aux festivals de tango d’Albacete (qui avait lieu du 3 au 7 juin) et de Séville (du 11 au 13 juin, il chante le 13 à 241h).
Ces deux festivals appartiennent à la même famille culturelle andalouse que le grand festival international de tango qu’est celui de Grenade tous les ans depuis plus de 20 ans au mois de mars (lire mon article de mars à ce sujet).

Hernán Genovese chantera ensuite à Bruxelles :

Le 26 juin 2009 à 21h, à Art Base, 29 rue des Sables (1000 Bruxelles). Entrée à 12,50 € (plein tarif), 8 €, tarif réduit pour les moins de 26 ans.

Le 27 juin à la Milonga du Kiosque, au Kiosque du Parc Royal au coeur de Bruxelles (place de la Nation, entre le Palais du Congrès et le Palais Royal). Cette milonga de plein air et d’été a lieu tous les 1er et 3ème samedis du mois de juillet à septembre, de 17h à 23 h. L’entrée est de 2 € pour les danseurs. En l’occurrence, ce sera la première milonga de la Saison.

Le 28 juin à 19h30 au Garage Culturel, 81 rue de l’Albanie (empruntez le tram 18). Entrée 20 €. Le spectacle s’accompagnera d’un buffet argentin (empanadas y vino).
Hernán Genovese présentera à cette occasion son récent CD, Barajando (battre les cartes), dont j’ai déjà eu l’occasion de parler en juillet de l’année dernière (lire l'article). Barajando (qui est aussi le titre d'un tango) est son premier disque de soliste et mélange les grands classiques et des oeuvres de sa propre composition (et de sa plume), comme cet hommage à sa ville natale qui s’intitule Lanus...

A noter dans le programme de Séville, la participation, le 12 juin, de Enrique Moratalla et de son quintette Versus Ensemble dont je vous ai déjà vanté l’admirable interprétation des oeuvres de Piazzolla-Ferrer et le disque Suite María de Buenos Aires (voir mon article d’août au sujet de ce disque et mon article de novembre sur la tournée qu’il a effectuée en Espagne avec Horacio Ferrer à l’automne). A la même soirée, au Teatro Lope de Vega, participeront également l’auteur-compositeur-interprète et guitariste Carlos Andreoli (quelque peu connu des lecteurs de Barrio de Tango, voir son raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio, en Colonne de droite) et la chanteuse Marisa Vázquez qui passera aussi tout prochainement dans la région bordelaise (voir l’article sur cette autre tournée, publié ce jour même).

En savoir plus :
Le site de Hernán Genovese est disponible dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales de la Colonne de droite.
Vous pouvez lire l’ensemble des articles le concernant dans Barrio de Tango en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus (sous le titre) ou sur le raccourci à son nom dans la rubrique Vecinos del Barrio de la Colonne de droite.
Visiter la page du festival d’Albacete.
Visiter la page du festival de Séville.
Visiter le blog milonga.be où vous trouverez l’info sur la Milonga du Kiosque (en cliquant sur l’image y afférente).
Le site de l’ensemble des festivals de tango en Andalousie est accessible dans la rubrique Cambalache (casi ordenado) de la Colonne de droite. Il est fort possible que je bascule prochainement ce lien dans la rubrique Grands Rendez-vous du Tango de cette même Colonne.

Pour avoir une idée de ce qui se passe à Bruxelles : cliquez sur Ville de Bruxelles dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux dans la partie haute de la Colonne de droite ou sur le nom de la ville parmi les mots-clés du bloc Pour chercher, sous le titre du présent article...

(1) dans la banlieue sud de Buenos Aires, la banlieue limitrophe, populaire et ouvrière d’où vient la majorité des artistes de tango qui ne sont pas nés dans la capitale elle-même.