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jeudi 16 juillet 2026

Ce mois-ci, Caras y Caretas rend hommage à El Indio [Disques & Livres]

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En juillet, la revue Caras y Caretas, qui appartient au groupe Octubre comme Página/12, consacre la majeure partie de son édition à un hommage à Carlos « El Indio » Solari, éminent représentant du rock argentin décédé au début de ce mois.

Un certain nombre d’articles sont à lire sur le site Web du magazine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 1 juillet 2026

Triste mois de juillet : Daniel Melingo n’est plus – Article n° 7900 [Actu]

Manu cruel : main cruelle, dit le titre
C'est aussi celui d'un célèbre tango
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C’est la triste nouvelle qui m’a cueillie au réveil dans les premiers rais de lumière filtrant à travers la fenêtre ouverte pour un peu de fraîcheur post-caniculaire : hier, l’un de ses enfants a trouvé Daniel Melingo inanimé, chez lui, dans un quartier ordinaire de Buenos Aires, alors qu’il luttait contre une pathologie pulmonaire sans remède (il était en soins palliatifs à domicile), ce qui ne l’empêchait nullement de bâtir de nouveaux projets musicaux, qu’il ne réalisera pas. Le rocko-tanguero à la voix cassée par les intoxications de sa jeunesse était déjà mort. Il n’avait que 68 ans.

Ce qui m’a frappée à la lecture des journaux en ce petit matin parisien, c’est l’abondance des articles dans la presse argentine. J’avoue ma surprise car l’artiste était aimé et apprécié par une partie du public mais ouvertement détesté, voire méprisé, par une autre, qui allait jusqu’à lui dénier tout talent.

Daniel Melingo en mai 1983, jouant au sein des Abuelos de la Nada

Or du talent, Melingo en avait et, pour autant que je puisse en juger, il en avait à revendre. Le timbre même de sa voix brisée, il s’en servait pour susciter l’émotion, au moins aux oreilles des auditeurs sensibles à cette esthétique décapante. Or il faut croire que ces auditeurs sensibles sont beaucoup plus nombreux que ce que j’aurais imaginé car aujourd’hui, ce n’est pas seulement Página/12 qui publie plusieurs articles sur Melingo. C’est aussi Clarín (si, si) et La Nación !

Issu d’une famille d’origine grecque, Daniel Melingo avait commencé la musique par des études classiques au conservatoire, où il s’est formé, d’une manière très rigoureuse, à la musicologie et à la clarinette. Baigné dès sa naissance dans l’univers sonore et esthétique du tango, déjà bousculé par la révolution introduite par Astor Piazzolla (en 1955) et bientôt par Piazzolla associé au poète Horacio Ferrer (en 1968), Melingo, passionné par la musique de Aníbal Troilo, le maître des deux précités, avait renoncé assez tôt au bandonéon, l’instrument fétiche des deux compositeurs, eux-mêmes maître et disciple : on lui en avait bien offert un mais il ne parvenait pas à en tirer le son auquel il aspirait. Il était donc allé chez un brocanteur l’échanger pour autre chose et cette autre chose fut une clarinette, qui changea le cours de son destin musical.

Une de ses dernières photos
dans un café typique de Buenos Aires

Très vite, Melingo bascule du côté du rock, avec une bande de copains musiciens comme lui. Ils forment le groupe Los Abuelos de la Nada (les grands-pères du néant – en fait, il s’agit d’un jeu de mot avec le patronyme d’un des musiciens, Abuelo). Le groupe a laissé sa trace dans l’histoire du rock argentin et hispano-américain. On est alors dans les années 1980. Melingo se laisse happer par les paradis artificiels, le fléau du rock depuis les années 1960. Il boit et se drogue et cela finira par se voir dans son corps et par s’entendre dans sa voix qui s’éraille. Arrivé à la moitié de la décennie, qui vit revenir la démocratie et l’État de droit en Argentine, Melingo la quitte et s’en va vivre en Espagne, alors que la Péninsule découvre la démocratie et intègre le Marché Commun. C’est le temps d’autres rencontres musicales qui viennent nourrir son expérience artistique et son répertoire.

Melingo fait encore partie d’un autre groupe de rock avant de retrouver son berceau, le tango, mais ce sera un tango à sa façon, rude, rugueux, asocial, fantasque, définitivement en-dehors des clous, tant dans la manière de le chanter que dans le contenu du répertoire. Il se lie d’amitié avec Edmundo Rivero et l’inspiration qu’il a puisée dans l’observation du grand chanteur s’est ressentie jusqu’à ce jour. Il fait aussi la connaissance du poète Luis Alposta (à qui j’envoie toute mon amitié en ce jour de deuil). Melingo met en musique ses textes caustiques et théâtraux aux chutes ciselées et spectaculaires. De son côté aussi, lui-même écrit une partie du répertoire qu’il enregistre.

L'adieu d'un ami musicien
"C'est pas possible, l'ami
T'es parti sans prévenir !
Il nous manque le clip vidéo
Bon voyage jusqu'au ciel, Dani"

Daniel Melingo nous laisse de nombreux disques au contenu décalé comme il l’était lui-même, dont un Tango Rebetiko, où il avait marié la tradition portègne dans laquelle il avait grandi et celle de la Grèce dont provenaient ses ancêtres. Les articles en ligne de Página/12, Clarín et La Nación intègrent de nombreuses archives sonores et filmées de ses spectacles et de ses albums.

Le message du grand rocker qu'est Fito Paéz

Au lendemain d’une disparition qui semble tous les avoir surpris, ses amis musiciens lui rendent hommage avec des textes ou des images aussi poignants les uns que les autres. Pour contesté qu’il ait pu être, c’est bien un grand du tango et de la musique populaire urbaine qui vient de nous quitter.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article principal de Página/12
lire le billet d’opinion paru dans ce journal, intitulé Daniel Melingo, l’alchimiste (il y avait en effet de cela chez ce musicien difficile à classer)
lire l’article de Página/12 sur les réactions du monde musical à cette disparition
lire la nécrologie unique de La Prensa, pour un artiste très éloigné du monde esthétique passéiste apprécié généralement par cette rédaction réactionnaire (je n’en reviens pas que La Prensa en parle !)
lire l’article principal de Clarín
lire la dernière interview que Melingo avait accordée à ce quotidien et qui qui aurait dû paraître dans quelques jours : contraint et forcé par le journaliste, il y commente, à reculons et sur la défensive, son amitié et son partenariat musical avec un musicien qui a été condamné pour meurtre et qu’il refuse de condamner et de rejeter : « je ne suis pas juge », dit-il (nous avons eu ce même genre de polémique au sujet de Bertrand Cantat)
lire l’analyse musico-politique de ce que nous laisse le chanteur et le compositeur, dans le même quotidien
lire l’article principal de La Nación
lire le splendide article de fond de La Nación sur le legs musical laissé par Melingo (et quelle mise en page, en prime)
lire l’article de La Nación sur les réactions dans le monde musical
Il existe encore un quatrième article du même quotidien mais ce n’est pas le plus riche.

vendredi 15 mai 2026

Hommage à Charly au-dessus de Zivals [Actu]

Photo agence Más Prensa
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La grande librairie-disquaire de Buenos Aires, Zivals, située au point stratégique qu’est l’intersection des avenues Corrientes et Callao, en plein cœur géographique de Buenos Aires, vient de dévoiler sur sa terrasse une gigantesque et magnifique œuvre murale en hommage au rockeur Charly García, qu’on appelle Charly tout court en Argentine, comme en France on dit « Johnny »…

Martín Ron posant devant l'œuvre encore
en cours de réalisation (photo Más Prensa)
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On doit cette œuvre à un artiste très reconnu, Martín Ron, à qui Buenos Aires a déjà confié des hommages muraux au Pape François et à Diego Maradona entre autres.

Zivals : l'intérieur de la librairie
Excellents souvenirs de longues heures passées dans ces rayons !

Le mural est toutefois en danger à assez brève échéance. En effet, la municipalité de Buenos Aires projette de creuser une nouvelle ligne de métro (ce qui ne serait pas un luxe pour une ville aussi étendue). Pour ce faire, elle va sans doute exproprier puis détruire la plupart des bâtiments qui se trouvent actuellement le long des avenues dans tout ce coin-là. Zivals pourrait bien tout simplement disparaître !

Photo Rodrigo Néspolo
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Sous avenida Corrientes, circule déjà une ligne de métro qui va d’est en ouest. La nouvelle ligne, de nord à sud, la couperait à angle droit ou presque. Il faudra donc qu’elle passe en-dessous ou au-dessus (en métro aérien) et pour ce faire, on ne peut pas éviter de tout démolir sur ce carrefour historique de la culture dans la capitale argentine...

Clarín a mis l'info en Une : tout en haut, à droite
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© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín sur le mural
lire l’article de La Nación sur les travaux projetés et les immeubles probablement condamnés à disparaître.

jeudi 30 avril 2026

Prochaine dédicace, demain, au Salon L’Autre Livre, à Paris [ici]

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Demain, vendredi 1er mai 2026, de 17h à 21h, je serai à la Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, à Paris (4e) sur le stand des Éditions du Jasmin pour y dédicacer mes livres sur l’Argentine et sa culture. Je ne l’ai appris que ce matin. Il faut dire que la manifestation a été un peu bousculée puisqu’elle prévue au début du mois d’avril mais que la halle a été réquisitionnée au dernier moment par les pouvoirs publics.

Le salon continuera le samedi et le dimanche et en fonction de l’agenda du stand et de mes camarades auteurs et autrices, j’y retournerai peut-être faire un petit bout de signature dimanche. Mais je ne saurai cela que demain.

En tout cas, ce sera un plaisir de retrouver ce très beau lieu, l’un des marchés du 1er Empire encore debout dans Paris, et les passionnés de l’écrit qui s’y rencontrent des trois côtés, parmi les lecteurs, les écrivains et les petits éditeurs indépendants (ce sont eux les organisateurs).

Samedi, le salon se tiendra de 11h à 19h et dimanche, les portes s’ouvriront à 11h pour fermer à 18h.

Entrée libre et gratuite.

© Denise Anne Clavilier

Miguel Rep profite du 1er mai pour présenter son nouveau livre à la Feria del Libro [Disques & Livres]

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Le dessinateur de presse qui sévit tous les jours sur les pages de Página/12, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Miguel Rep, qui est aussi artiste peintre, présentera demain vendredi 1er mai 2026, à 16h30, dans la Sala Victoria Ocampo, de la Feria del Libro, à Palermo, le livre qu’il vient de consacrer à un grand auteur-compositeur interprète du rock nacional argentin, Charly García, Charly Absoluto.

Ne bombardez pas Buenos Aires
Bombardez-moi
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L’ouvrage est publié chez Sudamericana, une filiale de Penguin, le géant de l’édition anglosaxone.

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Pour l’occasion, Miguel Rep sera rejoint par un autre grand du rock argentin, Fito Páez, qui considère Charly comme son mentor.

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Charly lui-même ne pourra pas être de la partie. Il est actuellement hospitalisé après une opération assez lourde et sa santé est assez précaire depuis plusieurs années. Il sera dans les pensées de tous les participants à cette présentation.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 aujourd'hui
lire l’article de Rolling Stone, l’édition hispanophone, du 27 avril 2026
lire la présentation du livre sur le site de l’éditeur, Penguin Libros.

Ajout du 2 mai 2026 :

lire le compte-rendu de la manifestation dans Página/12, qui en fait la Une de son supplément culturel quotidien

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vendredi 9 janvier 2026

Tiempo de amar o morir, le disque des dix ans de la Martino [Disques & Livres]


La Orquesta Típica La Martino, conduite par le pianiste et compositeur Nehuén Martino, fête actuellement ses dix ans. C’est une formation musicale du tango underground, porteur d’un discours rebelle qui conteste la main-mise des possédants sur le pays, comme la plupart des artistes de tango engagés, c’est-à-dire la majorité du secteur. Comme la plupart des formations de cette veine, La Martino est un orchestre autogéré et contrairement aux autres, il est plutôt féministe puisqu’il compte deux chanteuses (la majorité a plutôt un chanteur, au singulier).

En décembre dernier, le groupe a sorti un disque intitulé Tiempo de amar o morir (le temps d’aimer ou de mourir), disponible sur les plateformes digitales. L’album se compose seulement de sept pièces, assez longues (trop longues pour servir dans les milongas).


La jaquette montre une vue d'une Buenos Aires un peu vintage !

Página/12 ce matin propose un article qui aurait peut-être fait la Une de Cultura & Espectáculos, son supplément culturel quotidien, si l’actualité n’en avait pas disposé autrement. Le quotidien a préféré mettre consacrer la première page de son encarté la trompette de Fats Fernández dont on a appris la mort hier en cours de journée.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 7 janvier 2026

Une histoire socio-politique du Tango : le nouveau livre de Sergio Pujol [Disques & Livres]

La couverture du livre reprend une image
très célèbre du film El Día que me quieras
(le jour où tu m'aimeras) - New York 1935
Elle réunit Carlos Gardel à droite
et le tout jeune Astor Piazzolla, 12 ans, à gauche
Titre : Les âges du Tango de 1897 au 21e siècle


La tradition et la politesse voudraient que je commence ce premier article 2026, après ma pause pendant la trêve des confiseurs, en vous souhaitant à vous tous, tous mes lecteurs, une Bonne et Heureuse Année mais je dois avouer qu’il m’est difficile aujourd’hui d’y voir autre chose qu’une formule creuse, alors que le monde s’enfonce dans la violence politique généralisée et que les empires, qu’on croyait condamnés par l’histoire du 20e siècle, refont surface en Russie, en Chine et même aux États-Unis, le grand défenseur pendant plus d’un siècle, au moins dans le discours et parfois dans les faits, de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. J’espère donc que l’année démentira ses sombres débuts et que nous parviendrons ensemble, tous les démocrates de tous les pays, à commencer à faire reculer le monstre partout où il se manifeste en ce moment, presque partout en Afrique, le long de la côte occidentale du Pacifique, dans l’Océan Indien, autour de la Mer Caspienne et de la Mer Rouge, sur la rive orientale de la Méditerranée, en Europe, dans l’Océan Arctique et dans toute l’Amérique d’un pôle à l’autre.

Historiquement, en Argentine et en Uruguay, le tango a été le véhicule d’une revendication sociale et politique pour la liberté de tous dans les deux pays et une plus juste répartition des richesses et de leurs fruits. A la fin de novembre dernier, l’historien argentin de la musique et du spectacle qu’est Sergio Pujol a publié chez Planeta Argentina une analyse biographique de plusieurs grands artistes du genre pour montrer comment cette musique et ses acteurs, compositeurs, poètes et interprètes, témoignent des enjeux de leur temps.

Sergio Pujol a ce matin les honneurs de la Une
de Cultura & Espectáculos, le supplément culturel
quotidien de Página/12
En gros titre : "D'abord il faut savoir",
le premier vers écourté de Naranjo en Flor (oranger en fleurs),
un tango classique de Virgilio Expósito pour la musique
et Homero Expósito, son frère, pour les paroles,
un poète anarchiste...
Primero hay que saber sufrir
Después amar, después partir
...
D'abord il faut savoir souffrir,
et puis aimer, et puis partir...
Naranjo en flor fait partie du corpus littéraire
que j'ai traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins,
publié aux Editions du Jasmin
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Cet angle d’attaque n’est pas très fréquent en Argentine où les chercheurs en sciences sociales a du mal à déployer une analyse historique transversale ailleurs que dans de rares articles scientifiques sur des thématiques très strictement limitées. Cet ouvrage est donc très précieux, surtout dans les temps agités que traverse le pays, notamment en matière d’économie de la connaissance : budget de la recherche réduit à presque rien, monde de la culture abandonné par l’État fédéral, école publique gratuite délaissée au profit de l’école privée payante, politique de la santé laissée pour compte, sous l’impulsion toxique de Javier Mileí qui s’abrite sous l’aile agressive de Donald Trump, que son Congrès peine encore à contraindre.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire la présentation de l’ouvrage sur le site internet de l’éditeur

mercredi 10 décembre 2025

Le Cuarteto de Córdoba est inscrit au Patrimoine de l’Humanité [Actu]

Dessin de Chumbi pour La Voz du 10 décembre 2025
Tunga tunga est l'onomatopée qui désigne le cuarteto
comme tchan tchan (en espagnol chan chan) symbolise le tango
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Hier, à New-Delhi, l’UNESCO a voté pour inscrire au Patrimoine immatériel de l’UNESCO une expression artistique populaire née en 1943 à Сórdoba, dans le centre historique et géographique de l’Argentine, et qui y est resté très présent depuis sans se diffuser outre mesure dans le reste du pays : le cuarteto, qui est une danse, une musique et tout un répertoire de chansons.

La Mona Jíménez (photo de Fernando de La Orden, pour Clarín)

Ce vote vient enrichir le catalogue des contributions argentines à ce vaste patrimoine qui avait déjà intégré la voix de Carlos Gardel, dont on célébrera l’anniversaire de naissance demain, le tango et le chamamé (genre musical du nord-est de l’Argentine et que la région partage avec le nord de l’Uruguay, le Paraguay et la pointe sud du Brésil).

Leonor Marzano est considérée comme l'une des créatrices du genre

Les artistes et un certain nombre de médias ont manifesté leur fierté ce matin. Un peu partout, on retrouve la présence du plus médiatique représentant actuel du genre, La Mona Jímenez, un chanteur exubérant qui a décidé de jouer de sa laideur en se produisant sous un nom qui se traduit « la guenon Jímenez ».Malgré cette présence écrasante, l’histoire du genre n’est pas oubliée et d’autres figures historiques du genre sont aussi mise à l’honneur.


La Une du quotidien régionale
Maintenant, le Cuarteto appartient au monde entier
Sur la photo, une personnalité locale prend un selfie
devant la statue de Potro Rodrigo Bueno (1973-2000),
l'un des grands noms du genre
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Le gouvernement lui-même, qui se fiche pourtant comme de l’An 40 de tout ce qui relève de la culture populaire dans le pays, s’est fendu d’un communiqué sur le site officiel de la Culture, reléguée par Mileí au rang de simple secrétariat d’État au sein de ce fourre-tout qu’est le ministère du Capital Humain, ce que la Academia Nacional del Folkore n’a pas encore fait à l’heure où je publie.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

dans la presse de diffusion nationale
lire l’article de Página/12, qui, curieusement, n’a mis l’info sur aucune de ses Unes du jour (je m’attendais à voir quelque chose d’important sur la première page du supplément culturel quotidien Cultura & Espectáculos, mais rien)
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
à Córdoba :
lire les articles de La Voz, le principal quotidien local
lire l’article de Canal C, la chaîne de télévision provinciale
au niveau institutionnel :
lire le communiqué du gouvernement
lire le communiqué (en espagnol) de l’UNESCO
Aucun communiqué de la Province n'était disponible au moment où je rédigeais cette information.

lundi 17 novembre 2025

Carlos Andreoli de passage à Buenos Aires [à l’affiche]


L’auteur-compositeur-interprète argentin Carlos Andreoli, installé à Grenade en Espagne, sera ce soir, lundi 17 novembre 2025, à 18h, à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, pour le second Plenario ordinaire de novembre.

L’artiste sera accompagné ce soir en autre par le poète Alejandro Szwarcman, dont j’ai traduit une dizaine de tangos iconoclastes dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l’Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru en décembre 2010 chez Tarabuste Éditions.

Entrée libre et gratuite comme d’habitude.

© Denise Anne Clavilier

samedi 4 octobre 2025

La Chicana s’est reformée et joue ce soir au Torcuato Tasso [à l’affiche]


Le groupe de tango contemporain La Chicana avait disparu lorsque ses deux animateurs et fondateurs, le guitariste et compositeur Acho Estol et la chanteuse Dolores Solá, s’étaient séparés. Ils avaient fait l’essai de travailler à nouveau ensemble et il faut croire que le couple y a pris goût.

Vingt-cinq ans après la fondation de leur ensemble, les voici qui sortent un nouveau disque, Puro Tango, qu’ils présenteront au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo, les trois samedis qui viennent, à 22h.

Ils reviennent fidèles à eux-mêmes avec le même talent et la même force. Le disque a été enregistré au mois d’avril en public à Maipú, dans la province de Mendoza, dans une ancienne maison de maître bâtie en 1870, restée dans son jus et devenue par conséquent un bâtiment classé de la province.

Prix des places : 25 000 $.

Entrée du public à partir de 20h pour le repas et début du spectacle à 22h, comme d’habitude.



Le disque est disponible sur toutes les plateformes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 8 septembre 2025

Historia social de la Canción, une collection présentée ce soir à la Biblioteca Raúl González Tuñón [Disques & Livres]

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Ce soir, lundi 8 septembre 2025, à 18h30, la maison d’édition Mil Campanas (mille cloches) présentera sa nouvelle collection intitulée Historia social de la Canción, une série de monographies chacune consacrée à une chanson particulière et à son histoire sociale et politique.

La présentation aura lieu à la Biblioteca Raúl Gónzalez Tuñón, Entre Ríos 1039, dans le quartier de Balvanera, au centre de Buenos Aires.

Entrée libre et gratuite.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 29 août 2025

Litto Nebbia reprend ses classiques à La Trastienda [à l’affiche]

Litto avant et maintenant sur ce bandeau de La Trastienda


L’auteur-compositeur interprète Litto Nebbia, un rocker d’origine qui explore depuis de nombreuses années tous les genres de la musique populaire argentine et sud-américaine, revient sur scène demain, samedi 30 août 2025, à La Trastienda, une salle de concert du quartier de San Telmo, à Buenos Aires.

Il avait disparu du paysage depuis une bonne année à cause d’une jambe cassée. Il fallait au moins cela pour tenir éloigné de la scène cet homme hyper-actif qui touche à tout en matière de musique et dirige en plus sa propre maison de production de disques, Melopea, du nom d’un de ses premiers succès.

Or c’est justement l’anniversaire de ce disque de jeunesse qu’il fêtera demain en reprenant les titres de cet album qui a marqué sa carrière et la mémoire du public.

Litto Nebbia est ici photographié à son piano
dans le studio de Melopea Discos, à Villa Urquiza
dans l'ouest de Buenos Aires
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Le récital est aussi programmé la semaine suivante. Et pourtant, les places sont chères à cause du désastre économique que Javier Mileí s’acharne à imposer au pays qui l’a élu : 20 000 $ ARG par personne ! Et rien n’empêchera cette salle d’être pleine, avec un public heureux de retrouver un artiste increvable et de première importance dans le paysage culturel argentin.

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus :

lire l’interview donnée à Página/12 et publiée il y a une semaine dans le supplément culturel quotidien dont elle constitue la Une
consulter le site de La Trastienda.

Ajout du 1er septembre 2025 :
Página/12 a rendu compte dans ses colonnes du formidable concert de samedi soir. J’aurais aimé y être !

vendredi 20 juin 2025

Ce soir au CAFF, un récital consacré à José María Contursi [à l’affiche]

Cette photo des deux chantuers sert d'affiche au spectacle de ce soir


Ce soir, au Club Atlético Fernandez Fierro (le CAFF, pour les intimes), dans le quartier tanguero de El Abasto, où vécut Carlos Gardel, se tiendra un récital à deux voix et plusieurs instruments intégralement consacré au répertoire écrit par le poète José María Contursi, surnommé Katunga (1911-1981), à qui l’on doit Gricel, Como dos extraños, Toda mi vida, Sombras nada más, Verdemar ou Esta noche de copas, des chefs d’œuvre sur lesquels de nombreux danseurs s’élancent sur la piste par chez nous sans trop savoir de quoi on parle…

Walter Romero et Patricia Malanca seront accompagnés par un ensemble dirigé par le guitariste et pianiste (et compositeur à ses heures) Hernán Reinaudo, qui a orchestré le récital.

Rendez-vous ce soir, vendredi 20 juin 2025, à 20h (ouverture des portes), rue Sánchez de Bustamante n° 772, à Buenos Aires, pour un concert qui devrait commencer à 21h.

Prix des places : 15 000 pesos argentins.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
accéder aux pages consacrées à José María Contursi dans l’encyclopédie en ligne argentine, Todo Tango (en espagnol).

jeudi 5 juin 2025

Comme un pied de nez aux autorités, Tango + Tango s’offre une deuxième édition [à l’affiche]


Le festival Tango + Tango se tient à partir de ce soir et jusqu’à dimanche à Hasta Trilce, un café et salle de spectacle du quartier de Almagro.

Ce festival, petit par la taille et les moyens mais grand par le courage qu’il suppose en ces temps si difficiles à Buenos Aires, rassemble la fine fleur du tango d’avant-garde : instrumentistes, chanteurs, groupes, paroliers, compositeurs et danseurs.

Comme tout festival digne de ce nom, il enchaînera tout au long de ces quatre jours des concerts, des tables-rondes, des milongas et des ateliers d’initiation et d’apprentissage.

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Prix des places pour chaque élément du programme : 15 000 pesos argentins. Et ça vaut le coup même si c’est une dépense que beaucoup de gens sur place hésiteront à engager par les temps qui courent.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 qui a interviewé les trois organisateurs de la manifestation
accéder au site Internet de Hasta Trilce qui présente en détail tout le programme et permet de réserver des places