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mercredi 7 février 2024

Le nouveau disque de Guillermo Fernández [Disques & Livres]

"D'aujourd'hui et de toujours", dit le titre
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Le chanteur et compositeur Guillermo Fernández vient de sortir un nouveau disque composé des tangos qu’il avait envie de chanter depuis toujours.

El cantor de tangos rassemble dix chansons dont quatre qu’il a signées.

Jaquette du disque

Il est accompagné par un orchestre à l’ancienne de seize musiciens, ce qui est devenu rare par les temps qui courent.

A cette occasion, Guillermo Fernández donne une interview à Página/12 qui le porte toujours aux nues (non sans raison : c’est un grand artiste). Il fait la une des pages culturelles du quotidien.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 4 novembre 2022

Abuelas intègre le tango dans sa stratégie [à l’affiche]

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Hier, au Teatro Picadero à Buenos Aires, l’association Abuelas de Plaza de Mayo a lancé son nouveau programme culturel en soutien à la recherche des petits-enfants volés en bas âge sous la dernière dictature militaire par des sbires du régime et toujours introuvables pour environ 350 d’entre eux (pour donner le chiffre le plus bas).

C’est le danseur Jorge Firpo qui a lancé cette idée de s’appuyer sur le tango. Le genre attire un public jeune et devrait permettre d’élargir le public déjà touché par le combat militant de l’association. Il s’agit en effet de continuer à sensibiliser l’opinion publique sur ce crime contre l’humanité perpétré entre 1976 et 1983 afin que les personnes susceptibles d’en avoir été victimes, aujourd’hui quarantenaires, de prendre conscience de ce probable secret et fassent les tests ADN qui pourraient leur révéler le nom des parents qui les ont mis au monde avant de disparaître dans les geôles clandestines de la dictature.

Hier soir, le chanteur Guillermo Fernández, une très grosse vedette du genre, a tenu à apporter sa participation ainsi que plusieurs autres de ses confrères et consœurs : les chanteurs Lidia Borda, el Chino Laborde, le pianiste et compositeur Federico Mizrahi et la chanteuse Adriana Varela, qui a conclu la soirée en chantant Muñeca Brava et Malena, des classiques du répertoire.

L’unique absence qui a surpris tout le monde fut celle de Estela de Carlotto, qui, à plus de 90 ans, était restée chez elle pour des problèmes mineurs de santé. La très médiatique présidente de Abuelas de Plaza de Mayo est une militante à tout crin qui nous avait habitués jusqu’à ce jour à sa présence dans toutes ces manifestations.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 17 novembre 2021

Une cheffe à la tête de la Juan de Dios Filiberto pour un hommage à Piazzolla [à l’affiche]


Ce soir, mercredi 17 novembre 2021, à 20h, à l’Auditorio Nacional du CCK, la maestra Lucía Zicos dirigera la Orquesta Nacional de Música argentina Juan de Dios Filiberto pour un concert qui rendra essentiellement hommage à Astor Piazzolla, puisque nous sommes toujours dans l’année du centenaire de sa naissance.

Au programme :

de Piazzolla seul : Allegro Tangabile, Oblivión (version instrumentale) et Fuga y Misterio
du duo Piazzolla-Ferrer : Será que estoy llorando, Chiquilín (1), Balada para mi muerte, Balada para un loco (1)
de Ariel Ramírez : Alfonsina y el mar (paroles de Félix Luna) et Volveré siempre a San Juan (paroles de Armando Tejada Gómez).

Chanteurs invités : Guillermo Fernández (tango) et la Bruja Salguero (folklore).

Les arrangements ont été confiés à Cristián Zárate, qui sera au piano ce soir.

Ce sera le premier concert où l’orchestre se retrouvera au complet sur scène depuis l’irruption du covid dans nos vies.

Entrée libre et gratuite, à raison de deux places par personne, qui étaient à retirer en ligne sur le site du CCK à partir de lundi 15 à 12h. A l’heure qu’il est, la salle doit déjà avoir fait le plein.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :



(1) Ces deux grands classiques font partie du corpus de chansons que j’ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, Éditions du Jasmin

vendredi 10 septembre 2021

Trois centenaires en un ce soir à la télé : Ariel Ramírez, Jaime Dávolos et Astor Piazzolla [à l’affiche]


Ce soir, vendredi 10 septembre 2021, à 20h, Televisión Pública (TVP) s’allie à la station publique et généraliste de radio, Radio Nacional, pour proposer au public argentin un concert en hommage aux trois musiciens qui auraient eu cent ans cette année : Ariel Ramírez, un homme du nord-est dont le nom a parcouru dans le monde entier grâce à deux œuvres majeures, sa Misa Criolla et sa Navidad Criolla, où il a su rassembler les différentes traditions musicales de l’Intérieur argentin dans un élan de spiritualité remarquable, Jaime Dávalos, auteur-compositeur de Salta (à l’autre extrémité du pays) mais dont le nom, malgré son grand talent, n’est hélas guère sorti de son continent natal, et Astor Piazzolla, dont le centenaire est célébré depuis mars d’une manière nettement plus marquée que pour les deux autres.

Astor Piazzolla

Participeront à cette soirée télévisée des grandes pointures de la musique populaire actuelle comme Teresa Parodi, l’une des grandes représentantes du chamamé (musique du nord-est argentin), l’harmoniciste Franco Luciani, les chanteurs tangueros Lidia Borda, Guillermo Fernández et Sandra Mihanovich ainsi que le pianiste José Colangelo (un ancien des orchestres fondés par Piazzolla), pour ne citer que des artistes déjà assez bien connus des lecteurs de ce blog.

Ariel Ramirez

Le concert sera retransmis en direct sur la chaîne Youtube de Radio Nacional. De quoi vous régaler malgré les cinq heures de décalage horaire entre l’Argentine et la façade atlantique de l’Europe (mais heureusement, pour beaucoup d’entre vous, demain est un jour chômé !).

Répétition dans le grand studio de Radio Nacional

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

vendredi 27 août 2021

Du Piazzolla au Konex et au CCK : ce week-end est au centenaire [à l’affiche]

Le gros titre se comprend tout seul !
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Ce soir, au CCK et tout ce week-end à la Ciudad Cultural Konex, dans le quartier de Almagro, hommage à Astor Piazzolla à l’occasion du centenaire de sa naissance (en mars dernier).

Les deux institutions culturelles, l’une nationale, l’autre privée, retransmettent en direct les concerts sur les réseaux sociaux et leur chaîne Youtube.

Capture d'écran

A la Konex (on dit aussi au Konex, parce qu’autrefois « il » s’appelait Centro Cultural et non Ciudad), ce sera ce soir, 27 août, demain et après-demain, à 21 h (soit 2 h du matin pour l’Europe atlantique). Ce soir, participeront entre autres le Sexteto Mayor avec comme chanteur invité Guillermo Fernández et le Quinteto Grande ainsi que les chanteuses solistes Julieta Laso, Lula Bertoldi et María de los Angeles « La Bruja » Salguero.

Demain, ce sera au tour de Escalandrum, le groupe de jazz fondé et dirigé par Pipi Piazzolla, petit-fils du compositeur et directeur artistique de la manifestation, et de l’ensemble de Juan Pablo Navarro. Le réalisateur de Los años del tiburón, célèbre long-métrage documentaire sur Piazzolla, viendra en parler avec Lalo Mir, le Monsieur Loyal du week-end.

Dimanche, Ramiro Flores et son groupe partageront la scène avec les trois chanteuses déjà citées, tandis que Lalo Mir bavardera avec Pipi Piazzolla.

Le programme de ce soir
Capture d'écran
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Tout cela est gratuit, grâce à la crise sanitaire. Elle empêche le spectacle vivant de reprendre le cours normal de sa vie et il se débrouille comme il peut pour continuer d’exister.


Au CCK, on aura cette nuit, à 20 h (soir 1 h du matin chez nous) l’une des soirées thématiques consacrées aux disques qui ont fait l’histoire et aujourd’hui, ce sera Libertango, enregistré en Italie en 1974. Participeront à cet hommage Juan « Pollo » Raffo (direction et claviers), Fernando Ferman (flûtes), Martín Pantyrer (clarinettes), Lautaro Greco (bandonéon), Elizabeth Didolfi (alto), María Laura Antonelli (piano), Tomás Pagano (basse électrique) et Rodrigo Genni (batterie et samples). Le concert se donne dans l’Auditorium national avec jauge et sur toutes les plateformes dont dispose l’institution : Facebook, Youtube et Cont.ar.

Página/12 ouvre aujourd’hui son supplément culturel quotidien, Cultura y Espectaculos, sur ce double hommage avec cette photo ancienne d’un Piazzolla encore jeune et délibérément provocateur ! Ce pied sur le tabouret pour jouer, à l’opposé de ses prédécesseurs dans la tradition tanguera, qui jouaient tous assis !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le programme de la CCKonex
lire l’article de Página/12 sur la soirée au CCK
lire la présentation du week-end sur le site de la CCKonex
lire la présentation du spectacle de ce soir sur le site de la CCKonex
lire la présentation du concert de ce soir sur le site du CCK

mercredi 14 juillet 2021

Tanghetto « réinvente » le tango [Disques & Livres]


Tanghetto, le groupe dirigé et animé par le compositeur et interprète Max Masri, vient de publier un nouveau disque intitulé Reinventango, un titre qui joue sur les concepts de « réinvention » et d’« éclatement » (reventar : éclater).

Disponible en vente en ligne sur la plupart des plateformes digitales, le disque présente un tango moderne, de composition originale, avec le concours du chanteur Guillermo Fernández qui offre un morceau-cadeau, une version somptueuse de Oblivión, de Piazzolla, donnée ici avec le texte de Horacio Ferrer.

Le disque a été conçu et enregistré en pleine pandémie, non sans difficultés par conséquent. C’est peut-être ce qui lui donne une force que pour ma part je n’avais pas encore sentie à ce point dans les albums de ce groupe, qui s’adonne d’ordinaire à l’électro-tango.

Le disque est sorti le 4 juin. Ce n’est qu’aujourd’hui que Página/12 en fait la recension, avec une interview de Max Masri, dans ses pages culturelles.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 14 février 2019

Troisième Festival Tango Esencia à Buenos Aires [à l’affiche]

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Cet après-midi, 14 févier 2019, et pour cinq jours, jusqu’au 18 février, c’est un nouveau festival de tango de la Ville Autonome de Buenos Aires qui se déploie sur plusieurs lieux dans la capitale argentine.




Cette fois, il s’agit surtout de danse et c’est souvent payant. C’est qu’on est pendant les vacances, que Buenos Aires est plein de touristes (de l'hémisphère sud surtout, et de l'hémisphère nord, pour ceux qui en ont les moyens) et qu’il s’agit de "faire du tango le soja de la ville", selon le mot odieux qu’a eu un jour Mauricio Macri quand il était le chef du Gouvernement portègne… Quand on sait le mal que fait le soja en Argentine, sur le plan social, humain et environnemental, il y a de quoi trembler quand on voit de tels festivals se développer. Mais bon ! Pour le moment, les musiciens invités sont excellents et pas nécessairement à la botte de la majorité municipale : le chanteur et compositeur Guillermo Fernández, le pianiste et compositeur Cristián Zárate, le violoniste et chef d’orchestre Pablo Agri, le bandonéoniste Nicolás Enrich, la violoncellistes Karmen Rencar, le guitariste Fabián Falabella et le contrebassiste Roberto Tormo.



En ce qui concerne les danseurs, vous voyez vous-même que l’accent es mis sur le tango de scène, le plus spectaculaire et le plus inaccessible au commun des mortels…



Pour aller plus loin :
consulter la page Facebook de la manifestation.

Ajout du 17 février 2019 :
lire cet article de La Prensa, du 14 février 2019

lundi 10 octobre 2016

Mendoza remporte le championnat fédéral de l'asado [Coutumes]

Les champions ont droit à la grande photo de la une de Los Andes
sur fond de ciel nocturne et d'obélisque portègne
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Hier dimanche, se tenait à Buenos Aires, sur la plus large avenue du monde, la 9 de Julio, le premier championnat fédéral (1) d'asado (le traditionnel barbecue à la sud-américaine) : chaque province était représentée par un duo de cuisiniers inscrits en deux catégories : viande de bœuf (trois morceaux imposés, dont la découpe ne correspond pas à la découpe valable en Europe) et abats-saucisse-fromage-légumes.
Trois types de feu étaient autorisés : bois, charbon de bois ou un mélange des deux.
L'ordre de cuisson des différents éléments avait été tiré au sort pour chaque concurrent.

Les deux futurs champions avant le coup d'envoi
Devant eux, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant d'en haut à gauche :
fromage à rôtir, poivrons, saucisses, abats et aubergines.
De part et d'autres, des flacons d'alcool en gel pour l'hygiène
(c'est devenu une mode incroyable en Argentine)
Photo Los Andes

Les Mendocins Carlos Gallardo et Francisco Araya ont remporté la compétition qui a duré toute la journée, du matin 10h30 au soir à 18h30. On estime à vingt-cinq milles personnes le public qui est venu se régaler au cours de la journée.

Une méga-scène était dressée du côté de Avenida de Mayo pour une série de concerts tout au long de la journée. Le tango était représenté grâce à Guillermo Fernández et Raúl Lavié. La chanteuse multigenre Marikena Monti était elle aussi de la fête.

La Nación aussi a décidé de mettre l'événement à sa une
Au milieu de la fumée, on devine les toits des abris-bus et la foule des gourmands...
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Pour en savoir plus en cette Semaine du Goût 2016
lire l'article de Los Andes (quotidien de Mendoza)
lire l'article de Diario Uno (quotidien de Mendoza) – le journal a préféré faire sa une sur le rassemblement pour la défense de la condition féminine (contre la violence de genre et le trafic de la prostitution et en faveur de la dépénalisation de l'avortement, sur lequel Diario Uno reste muet, comme sur les violences policières dont Página/12 a fait la une de son édition de ce matin).




(1) Depuis l'arrivée au pouvoir de Mauricio Macri, on voit renaître la notion de fédéralisme que les Argentins n'utilisaient plus guère qu'en référence à la guerre civile du XIXème siècle. Le gouvernement de Cambiemos semble vouloir insister sur le caractère des différentes provinces et sur l'ensemble qu'elles composent dans leur diversité et leur complémentarité, un aspect de l'Argentine qui existait dans certains discours de Cristina Kichner mais bien peu dans sa pratique politique quotidienne.

vendredi 10 juin 2016

Noces d'or au CAFF dimanche [à l'affiche]


Dimanche prochain, 12 juin 2016 à 21h30, le chanteur Guillermo Fernández, qui est aussi compositeur et acteur (il tient le rôle de Carlos Gardel dans la première comédie musicale consacrée à la vie du monstre sacré, voir mon article du 15 avril 2016), va fêter ses 50 ans de tango au CAFF, Sánchez de Bustamante 772, à Buenos Aires.

Entrée : 200 $ ARG.

Natif du quartier de San Telmo, Guillermo Fernández, 58 ans mais éternellement jeune et fringant, a commencé sa carrière en 1965, à huit ans, en chantant à la télévision, dans une célèbre émission de tango de la télévision publique alors en noir et blanc. Depuis sa carrière n'a cessé de se développer.

Mes lecteurs savent aussi qu'il est l'auteur d'un disque-livre très particulier, El Tango es puro cuento, qui s'adresse aux enfants et a donné naissance à un spectacle qui vient d'être repris à la Ciudad Konex (voir à ce sujet mon article du 14 mai 2016).


La soirée de dimanche promet donc d'être brillante et surtout authentique car Guillermo Fernández fait partie de ces artistes qui refusent de se compromettre à se produire sur les scènes réservées aux spectacles à touristes... Voix magnifique et ardeur tanguera au programme. A ne pas manquer.

samedi 14 mai 2016

El Tango es puro cuento à la Ciudad Konex [à l'affiche]


La fine équipe composée de Guillermo Fernández, Luis longhi et Federico Mizrahi reprend ce mois-ci le spectacle de tango qu'elle avait imaginé pour tous les âges, des plus petits aux plus grands en 2011 et créé au CCC Floreal Gorini. Il a été récemment déclaré de interés cultural, une distinction remise par l'assemblée législative de Buenos Aires, la Legislatura.

Cette fois-ci, le spectacle d'une heure se donne tous les samedis et dimanches du mois de mai, à 16h, à la Ciudad Konex, Sarmiento 3131, dans le quartier de Balvanera, dans le coin dit de l'Abasto.

Entrée : 180 $ ARG (un prix des plus corrects).

Le spectacle dispose de sa propre page Facebook où vous pouvez visionner un montage d'extraits qui donne vraiment envie d'aller l'applaudir ainsi que d'un site Internet, pas vraiment à jour.

Les mêmes artistes jouent également en semaine une comédie musicale sur la vie de Carlos Gardel, cette fois à San Telmo, au Café Molière (places : 340 $ ARG).

samedi 30 avril 2016

Gardel à nouveau dans les petits papiers de Página/12 [à l'affiche]


Le 15 avril lorsque je vous ai parlé de ce spectacle ici même, cela avait été l'une de mes grandes surprises de voir Página/12 passer à côté de la première de cette comédie musicale sur Carlos Gardel, que Luis Longhi, Federico Mizrahi et Guillermo Fernández donnent depuis plusieurs jours au Teatro Molière, dans le sud de la ville de Buenos Aires.

Ce silence ne ressemblait pas à ce quotidien dont les trois artistes sont si proches.

Le mal est réparé : la pièce fait la une ce matin des pages culturelles du journal avec une interview croisée des trois musiciens auteurs et acteurs de cette pièce qui a beaucoup plu à Karina Micheletto, la critique musicale de Página/12. Et en plus, ils ont choisi une photo superbe où l'on voit le chanteur, compositeur et comédien Guillermo Fernández incarné un Gardel presque plus vrai que nature ! Bravo au maquettiste !

Pour en savoir plus :

vendredi 15 avril 2016

Gardel pour la première fois en comédie musicale... au Molière [à l'affiche]

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Splendide affiche !

A l'angle des rues Balcarce et Chile, du côté de San Telmo, se trouve un théâtre-restaurant au beau nom de Molière Café ! C'est là que ce soir, vendredi 15 avril 2016, une joyeuse troupe menée par le chanteur Guillermo Fernández (une formidable vedette du tango depuis ses huit ans...), le pianiste Federico Mizrahi et le bandonéoniste Luis Longhi, tous trois compositeurs (et coproducteurs-animateurs de l'émission de radio Demoliendo Tangos, qui est aussi le nom du duo que forment les deux derniers) va donner la première d'une comédie musicale qui raconte la vie de Carlos Gardel, depuis l'enfance jusqu'à la mort, en passant par ses relations avec sa mère, avec ses compagnons artistiques, avec les femmes, notamment cette Isabel del Valle, qui se prétendit sa fiancée sans l'avoir jamais été et se consola rapidement de sa disparition en convolant en justes noces avec un autre homme au bout de quelques mois d'un deuil simulé. La générale a eu lieu mardi devant la presse qui semble avoir apprécié, même si l'actualité, entre la contre-attaque de Cristina Kirchner, qui sort les griffes et reprend à la hussarde la tête de l'opposition avec un Front Citoyen (elle dont les créateurs sont de fervents admirateurs), et la disparition avant-hier de Mariano Mores (après celle de Ernesto Baffa), ne permet pas à Página/12 de s'en faire l'écho (et pourtant les trois auteurs du spectacle sont parmi les artistes favoris du quotidien).

La troupe après la générale mardi soir

Les acteurs jouent en intercalant entre leurs scènes des extraits des films tournés par l'authentique Gardel. Ils reproduisent quelques scènes de ces longs métrages et plusieurs photos célèbres. Guillermo Fernández joue le rôle titre et imite à la perfection le fameux sourire de star du Zorzal Criollo. Luis Longhi joue le rôle de Tito Lusiardo, l'un des amis de Gardel et l'un des meilleurs comédiens de sa génération... La musique originale est du duo Fernández-Mizrahi, la mise en scène de Luis Longhi.

L'acoustique de la salle oblige visiblement les artistes à se coller un micro sur la joue et c'est bien dommage avec le talent vocal de Guillermito !

La salle peut accueillir 350 personnes. Il est donc plus que probable qu'il faille réserver à l'avance. Le spectacle se donne tous les vendredis et samedis à 22h30, après le dîner qu'on prendra sur place.

Entrée : 300 $ ARG.

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C'est la première fois que la vie de Gardel et le mythe à laquelle elle a donné naissance font l'objet d'une comédie musicale effectivement produite. Horacio Ferrer et Raúl Garello avaient conçu il y a plusieurs années un opéra-tango sur la figure tutélaire du tango mais aucun producteur n'avait pris le risque de le prendre en charge. C'est donc une première mondiale que réalise notre trio qui secoue l'actuel cocotier du tango en remettant à l'honneur un genre politiquement et socialement corrosif...

Pour aller plus loin :
consulter la fiche du spectacle sur Alternativa Teatral
consulter la page Facebook du spectacle.

Ajout du 19 juin 2016 :
lire cette excellente critique de La Nación deux mois après la création !

mercredi 27 janvier 2016

Le programme du Torquato Tasso ces prochains jours [à l'affiche]


En ce mois de carnaval, le Centro Cultural Torquato Tasso nous propose un joli programme pour une pré-rentrée en douceur (on est toujours en pleines vacances d'été, là-bas) :

Demain, 28 janvier, ainsi que le 4 février, les chanteurs María Graña et Guillermo Fernández joindront leur talent pour une soirée tango qui promet le meilleur, tant du point de vue du répertoire déjà bien connu que des créations récentes, qui peinent à se faire une place au soleil, comme toujours pour ce qui est nouveau.

Le 11 février : Bruno Arias revient présenter son nouveau disque de forte revendication politique, El derecho de vivir en paz (le droit de vivre en paix).

Ce week-end, vendredi 29 et samedi 30 janvier 2016, retour de Rodolfo Mederos en formation de trio.

Et les vendredis et samedis de février, c'est le groupe de tango contemporain, La Chicana, qui s'empare de cette tanguería de la rue Defensa, 1575, à San Telmo.

Pour découvrir ces artistes à travers Barrio de Tango, donc en français, cliquez sur leur nom dans le blog Pour chercher, para buscar, to search, entre le titre et le corps de l'article.

vendredi 18 décembre 2015

Hommage à Horacio Ferrer pour le premier anniversaire de sa mort [à l'affiche]

La dernière photo que j'ai faite de Horacio Ferrer en août 2013.
Il est sur la scène du Salón de los Angelitos, avec Gabriel Soria.
Le mur du fond a changé de décor : Gabriel a choisi la sobriété...
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Lundi 21 décembre 2015, à 19h30, la Academia Nacional del Tango rendra hommage à son fondateur et premier président, le Maestro Horacio Ferrer, qui nous a quittés il y a un an, dans sa quatre-vingt-deuxième année.

A côté du président Gabriel Soria, participeront à cet hommage de grands artistes qui partagèrent son parcours artistique et son combat pour permettre au tango d'accéder à une forme d'institutionnalisation : le Maestro Raúl Garello, les chanteurs Guillermo Fernández, José Angel Trelles, Julia Zenko, Pepe Kokubu et Raúl Lavié, Juan Trepiana et Fabián Bertero, qui animent une partie de l'enseignement à l'Académie...

Entrée libre et gratuite, au Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, 1er étage.


Ce jour-là, il n'y aura toutefois pas de mise à jour sur Barrio de Tango car je serai prise presque toute la journée à l'UNESCO, où se tiendra l'Assemblée générale du Conseil International de la Danse, auquel j'ai l'honneur d'appartenir depuis un an.

mercredi 9 décembre 2015

Dernier concert de l'année pour Luis Filipelli samedi prochain [à l'affiche]

Le chanteur Luis Filipelli donnera son dernier récital de l'année, au lendemain du Día Nacional del Tango, qui tombe cette année un vendredi, au Bar Notable Los 36 Billares, sur Avenida de Mayo, dans la partie occupée par la Gran Milonga Nacional du même soir, ce samedi 12 décembre 2015.

Le récital de Filipelli est fixé à 21h.

Le chanteur sera accompagné au piano par Pablo Valle et il a invité son confrère, Guillermo Fernández.


Belle soirée en perspective si l'installation présidentielle se passe dans la tranquillité demain. Vu la manière dont les choses se présentent depuis hier : Cristina Kirchner a annoncé qu'elle ne participerait pas à la cérémonie de passation des pouvoirs, ce qui est tout à fait inédit, après que la justice a publié une décision qui installe de fait une interruption du pouvoir exécutif entre ce soir minuit et demain 12h, heure de la prestation de serment du nouveau chef d'Etat. Il pourrait donc bien y avoir, aujourd'hui, cette nuit ou demain, des manifestations agitées sur cette avenue qui conduit du Palais du Congrès au Palais présidentiel (la Casa Rosada, sur Plaza de Mayo), et surtout demain si les opposants à Mauricio Macri (ils sont nombreux et bien remontés depuis lundi) veulent s'expliquer avec lui et ses partisans et se mêlent à la foule venue le saluer, alors qu'il remontera l'artère en début d'après-midi. Dans cette alternance, tout se passait bien jusqu'à présent. Trop bien peut-être aux yeux de certains. Cette décision de justice, difficilement compréhensible et encore susceptible d'être levée en appel, prise à la demande (elle aussi incompréhensible de Macri lui-même) pourrait donner lieu à des débordements.

vendredi 9 octobre 2015

Cucuza fête ses quarante ans de chanson ce soir au Torquato [à l'affiche]


Difficile reprise pour moi après un salon du livre très intense et passionnant à Saint-Dié des Vosges le week-end dernier, suivi d'un très méchant rhume, imitant assez bien les effets d'une grippe, dès lundi matin ! Mais je ne voulais pas manquer cette occasion-ci : Cucuza Castiello fêtera ce soir, vendredi 9 octobre 2015, et la semaine prochaine, le 16 octobre, à 21h, ses quarante ans de chanson (et donc de tango) au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, au sud du quartier de San Telmo.

Droit au spectacle : 150 $ ARG. Ce à quoi il faut ajouter le prix du repas ou des consommations (le centre est aussi un bistrot à la portègne, avec une cuisine simple et familiale, de qualité, d'ailleurs!)

Cucuza n'est pas seulement un grand chanteur de tango. C'est aussi un ami personnel, car vous avez compris si vous êtes assidus à Barrio de Tango que nombre des acteurs de la culture argentine dont je parle ici sont devenus, au fil des années, de véritables amis... Vous aurez aussi constaté que depuis deux ou trois ans, les affiches n'annoncent plus comme il y a une dizaine d'années Cucuza mais Cucuza Castiello, voire, encore plus officiel, Hernán "Cucuza" Castiello, un signe manifeste du succès de l'artiste qui est passé progressivement de cantor de mi barrio (1), qui rayonnait dans l'ouest de Buenos Aires, du côté de Villa Urquiza et dans les quartiers limitrophes, à un artiste reconnu dans toute la ville et Dieu sait si Buenos Aires n'est plus depuis longtemps réduit à un petit village... Il a depuis plusieurs années une place dans toutes les éditions du Festival de Tango de Buenos Aires même si je n'ai pas toujours le loisir d'en parler dans ces colonnes.

Cucuza n'a que quarante-six ans. Pour savoir à quel âge il a commencé à chanter, vous faites le calcul vous-même et vous pouvez vous aider de l'image sur l'affiche (sur la gauche).

Cucuza au Torquato en juin dernier, concert retransmis sur Canal de la Ciudad
Régalez-vous

Ce soir, Cucuza a invité un autre chanteur qui a débuté lui aussi haut comme trois pommes, longtemps connu comme Guillermito, le chanteur-auteur et compositeur Guillermo Fernández, qui fut l'enfant prodige de l'émission de télévision Grandes Valores del Tango, dans ces années assez tristes où le tango se portait pourtant très mal (celles qui vont du renversement de Perón en 1955 à la première alternance démocratique en 1990).

Pour l'occasion, Cucuza sera accompagné de ses partenaires désormais habituels : Noelia Sinkunas au piano, Sebastián Zasali au bandonéon et Mateo Castiello, son fils, à la guitare.

Si vous vous trouvez à Buenos Aires et que vous souhaitez assister à la soirée, il est fortement recommandé de réserver vos places, comme indiqué sur l'affiche.

Pour en savoir plus sur l'artiste dans notre langue, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Consulter aussi son canal Youtube.


(1) Titre d'un tango. En français : chanteur de mon quartier.

vendredi 11 septembre 2015

Le programme de septembre au CC Torquato Tasso [à l'affiche]

Quel beau programme nous propose ce mois-ci le Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, pour fêter ses vingt ans ! Jugez-en :
ce soir, les chanteurs Julia Zenko et Guillermo Fernández
demain, samedi 12 septembre 2015, un trio autour du bandonéoniste Victor Lavallén
le 18 et le 25, le guitariste Hugo Rivas
etc.


Ajout du 12 septembre 2015 :
lire l'article de Página/12 de ce jour sur le spectacle de Lavallén-Estigarribia-Cabarcos de ce soir et samedi prochain.

vendredi 31 juillet 2015

Et encore du tango pour les petits [à l'affiche]


C'est un spectacle qui se joue tous les vendredis, samedis et dimanche de juillet et d'août au théâtre du syndicat des électriciens, Teatro Luz y Fuerza, Perú 823, à San Telmo, à 15h30 depuis le 12 juillet dernier.

Ce spectacle est tiré du disque-livre El Tango es puro cuento (comprenez "Le tango, c'est rien que des histoires", avec un jeu de mot sur le sens de cuento, mensonge ou conte) écrit, composé et interprété par le chanteur Guillermo Fernández, le bandonéoniste Luis Longhi et le pianiste Federico Mizrahi, les deux musiciens du duo alternatif Demoliendo Tangos.

L'action se passe dans la ville imaginaire de Buenos Vientos où un couple d'enfants observe le monde des adultes avec un regard décalé. En cheminant à travers la ville, ils découvrent les univers musicaux, poétiques et chorégraphiques du tango, de la milonga et de la murga.

Sur scène, on trouve trois musiciens, parmi eux Black Rodríguez Méndez, un des grands chanteurs de la scène tanguera alternative de l'heure, et la Compañía Tempotango, le tout avec des chorégraphies signées Manuco Firmani et une mise en scène de Ignacio González Cano.

Le spectacle, une sorte de Casse-Noisette du tango, est conçu pour les enfants, qui sont actuellement en vacances d'hiver. Les grands sont eux aussi les bienvenus. La pièce dure 60 minutes.

Entrée : 150 $ ARG.
Les places sont en vente sur plusieurs sites Internet dont les systèmes de réservation proposés par Clarín et La Nación.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12
lire l'article du blog Maldito Tango, hébergé par La Nación