Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
"D'aujourd'hui et de toujours", dit le titre Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Le chanteur et compositeur
Guillermo Fernández vient de sortir un nouveau disque composé des
tangos qu’il avait envie de chanter depuis toujours.
El cantor de tangos
rassemble dix chansons dont quatre qu’il a signées.
Jaquette du disque
Il est accompagné par un
orchestre à l’ancienne de seize musiciens, ce qui est devenu rare
par les temps qui courent.
A cette occasion, Guillermo
Fernández donne une interview à Página/12 qui le porte
toujours aux nues (non sans raison : c’est un grand artiste).
Il fait la une des pages culturelles du quotidien.
Hier, au Teatro Picadero à
Buenos Aires, l’association Abuelas de Plaza de Mayo a lancé son
nouveau programme culturel en soutien à la recherche des
petits-enfants volés en bas âge sous la dernière dictature
militaire par des sbires du régime et toujours introuvables pour
environ 350 d’entre eux (pour donner le chiffre le plus bas).
C’est le danseur Jorge Firpo
qui a lancé cette idée de s’appuyer sur le tango. Le genre attire
un public jeune et devrait permettre d’élargir le public déjà
touché par le combat militant de l’association. Il s’agit en
effet de continuer à sensibiliser l’opinion publique sur ce crime
contre l’humanité perpétré entre 1976 et 1983 afin que les
personnes susceptibles d’en avoir été victimes, aujourd’hui
quarantenaires, de prendre conscience de ce probable secret et
fassent les tests ADN qui pourraient leur révéler le nom des
parents qui les ont mis au monde avant de disparaître dans les
geôles clandestines de la dictature.
Hier soir, le chanteur Guillermo
Fernández, une très grosse vedette du genre, a tenu à apporter sa
participation ainsi que plusieurs autres de ses confrères et
consœurs : les chanteurs Lidia Borda, el Chino Laborde, le
pianiste et compositeur Federico Mizrahi et la chanteuse Adriana
Varela, qui a conclu la soirée en chantant Muñeca
Brava et Malena,
des classiques du répertoire.
L’unique absence qui a surpris
tout le monde fut celle de Estela de Carlotto, qui, à plus de 90
ans, était restée chez elle pour des problèmes mineurs de santé.
La très médiatique présidente de Abuelas de Plaza de Mayo est une
militante à tout crin qui nous avait habitués jusqu’à ce jour à
sa présence dans toutes ces manifestations.
Ce
soir, mercredi 17 novembre 2021, à 20h, à l’Auditorio Nacional du
CCK, la maestra Lucía Zicos dirigera la Orquesta Nacional de Música
argentina Juan de Dios Filiberto pour un concert qui rendra
essentiellement hommage à Astor Piazzolla, puisque nous sommes
toujours dans l’année du centenaire de sa naissance.
Au
programme :
de
Piazzolla seul : Allegro
Tangabile,
Oblivión
(version instrumentale) et Fuga
y Misterio
du
duo Piazzolla-Ferrer : Será
que estoy llorando,
Chiquilín (1),
Balada
para mi muerte,
Balada
para un loco (1)
de
Ariel Ramírez : Alfonsina
y el mar
(paroles de Félix Luna) et Volveré
siempre a San Juan
(paroles de Armando Tejada Gómez).
Chanteurs
invités : Guillermo Fernández (tango) et la Bruja Salguero
(folklore).
Les
arrangements ont été confiés à Cristián Zárate, qui sera au
piano ce soir.
Ce
sera le premier concert où l’orchestre se retrouvera au complet
sur scène depuis l’irruption du covid dans nos vies.
Entrée
libre et gratuite, à raison de deux places par personne, qui étaient
à retirer en ligne sur le site du CCK à partir de lundi 15 à 12h.
A l’heure qu’il est, la salle doit déjà avoir fait le plein.
(1)
Ces deux grands classiques font partie du corpus de chansons que j’ai
traduits dans Barrio
de Tango, recueil bilingue de tangos argentins,
Éditions
du Jasmin
Ce soir, vendredi 10 septembre 2021, à 20h, Televisión
Pública (TVP) s’allie à
la station publique et généraliste de radio, Radio Nacional, pour
proposer au public argentin un concert en hommage aux trois musiciens
qui auraient eu cent ans cette année : Ariel Ramírez, un homme
du nord-est dont le nom a parcouru dans le monde entier grâce à
deux œuvres majeures, sa Misa
Criolla et sa Navidad
Criolla, où il a su
rassembler les différentes traditions musicales de l’Intérieur
argentin dans un élan de spiritualité remarquable, Jaime Dávalos,
auteur-compositeur de Salta (à l’autre extrémité du pays) mais
dont le nom, malgré son grand talent, n’est hélas guère sorti de
son continent natal, et Astor Piazzolla, dont le centenaire est
célébré depuis mars d’une manière nettement plus marquée que
pour les deux autres.
Astor Piazzolla
Participeront
à cette soirée télévisée des grandes pointures de la musique
populaire actuelle comme Teresa Parodi, l’une des grandes
représentantes du chamamé (musique du nord-est argentin),
l’harmoniciste Franco Luciani, les chanteurs tangueros Lidia Borda,
Guillermo Fernández et Sandra Mihanovich ainsi que le pianiste José
Colangelo (un ancien des orchestres fondés par Piazzolla), pour ne
citer que des artistes déjà assez bien connus des lecteurs de ce
blog.
Ariel Ramirez
Le
concert sera retransmis en direct sur la chaîne Youtube de Radio
Nacional. De quoi vous régaler malgré les cinq heures de décalage
horaire entre l’Argentine et la façade atlantique de l’Europe
(mais heureusement, pour beaucoup d’entre vous, demain est un jour
chômé !).
Le gros titre se comprend tout seul ! Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Ce soir, au
CCK et tout ce week-end à la Ciudad Cultural Konex, dans le quartier
de Almagro, hommage à Astor Piazzolla à l’occasion du centenaire
de sa naissance (en mars dernier).
Les deux
institutions culturelles, l’une nationale, l’autre privée,
retransmettent en direct les concerts sur les réseaux sociaux et
leur chaîne Youtube.
Capture d'écran
A la Konex
(on dit aussi au Konex, parce qu’autrefois « il »
s’appelait Centro Cultural et non Ciudad), ce sera ce soir, 27
août, demain et après-demain, à 21 h (soit 2 h du matin
pour l’Europe atlantique). Ce soir, participeront entre autres le
Sexteto Mayor avec comme chanteur invité Guillermo Fernández
et le Quinteto Grande ainsi que les chanteuses solistes Julieta Laso,
Lula Bertoldi et María de los Angeles « La Bruja »
Salguero.
Demain, ce
sera au tour de Escalandrum, le groupe de jazz fondé et dirigé par
Pipi Piazzolla, petit-fils du compositeur et directeur artistique de
la manifestation, et de l’ensemble de Juan Pablo Navarro. Le
réalisateur de Los
años del tiburón,
célèbre long-métrage documentaire sur Piazzolla, viendra en parler
avec Lalo Mir, le Monsieur Loyal du week-end.
Dimanche,
Ramiro Flores et son groupe partageront la scène avec les trois
chanteuses déjà citées, tandis que Lalo Mir bavardera avec Pipi
Piazzolla.
Le programme de ce soir Capture d'écran Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Tout cela
est gratuit, grâce à la crise sanitaire. Elle empêche le spectacle
vivant de reprendre le cours normal de sa vie et il se débrouille
comme il peut pour continuer d’exister.
Au CCK, on
aura cette nuit, à 20 h (soir 1 h du matin chez nous)
l’une des soirées thématiques consacrées aux disques qui ont
fait l’histoire et aujourd’hui, ce sera Libertango,
enregistré en Italie en 1974. Participeront à cet hommage Juan
« Pollo » Raffo (direction et claviers), Fernando Ferman
(flûtes), Martín Pantyrer (clarinettes), Lautaro Greco (bandonéon),
Elizabeth Didolfi (alto), María Laura Antonelli (piano), Tomás
Pagano (basse électrique) et Rodrigo Genni (batterie et samples). Le
concert se donne dans l’Auditorium national avec jauge et sur
toutes les plateformes dont dispose l’institution : Facebook,
Youtube et Cont.ar.
Página/12
ouvre aujourd’hui son supplément culturel quotidien, Cultura
y Espectaculos,
sur ce double hommage avec cette photo ancienne d’un Piazzolla
encore jeune et délibérément provocateur ! Ce pied sur le
tabouret pour jouer, à l’opposé de ses prédécesseurs dans la
tradition tanguera, qui jouaient tous assis !
Tanghetto, le
groupe dirigé et animé par le compositeur et interprète Max Masri,
vient de publier un nouveau disque intitulé Reinventango,
un titre qui joue sur les concepts de « réinvention » et
d’« éclatement » (reventar :
éclater).
Disponible en
vente en ligne sur la plupart des plateformes digitales, le disque
présente un tango moderne, de composition originale, avec le
concours du chanteur Guillermo Fernández qui offre un
morceau-cadeau, une version somptueuse de Oblivión,
de Piazzolla, donnée ici avec le texte de Horacio Ferrer.
Le disque a
été conçu et enregistré en pleine pandémie, non sans difficultés
par conséquent. C’est peut-être ce qui lui donne une force que
pour ma part je n’avais pas encore sentie à ce point dans les
albums de ce groupe, qui s’adonne d’ordinaire à l’électro-tango.
Le disque est
sorti le 4 juin. Ce n’est qu’aujourd’hui que Página/12
en fait la recension, avec une interview de Max Masri, dans ses pages
culturelles.
Cet après-midi, 14 févier 2019, et pour cinq
jours, jusqu’au 18 février, c’est un nouveau festival de tango
de la Ville Autonome de Buenos Aires qui se déploie sur plusieurs
lieux dans la capitale argentine.
Cette
fois, il s’agit surtout de danse et c’est souvent payant. C’est
qu’on est pendant les vacances, que Buenos Aires est plein de touristes (de l'hémisphère sud surtout, et de l'hémisphère nord, pour ceux qui en ont les moyens) et qu’il s’agit de "faire du
tango le soja de la ville", selon le mot odieux qu’a eu un jour
Mauricio Macri quand il était le chef du Gouvernement portègne…
Quand on sait le mal que fait le soja en Argentine, sur le plan
social, humain et environnemental, il y a de quoi trembler quand on
voit de tels festivals se développer. Mais bon ! Pour le
moment, les musiciens invités sont excellents et pas nécessairement
à la botte de la majorité municipale : le chanteur et
compositeur Guillermo Fernández, le pianiste et compositeur Cristián
Zárate, le violoniste et chef d’orchestre Pablo Agri, le
bandonéoniste Nicolás Enrich, la violoncellistes Karmen Rencar, le
guitariste Fabián Falabella et le contrebassiste Roberto Tormo.
En
ce qui concerne les danseurs, vous voyez vous-même que l’accent es
mis sur le tango de scène, le plus spectaculaire et le plus
inaccessible au commun des mortels…
Les champions ont droit à la grande photo de la une de Los Andes sur fond de ciel nocturne et d'obélisque portègne Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Hier dimanche, se tenait à
Buenos Aires, sur la plus large avenue du monde, la 9 de Julio, le
premier championnat fédéral (1) d'asado (le traditionnel barbecue à la sud-américaine) : chaque province
était représentée par un duo de cuisiniers inscrits en deux
catégories : viande de bœuf (trois morceaux imposés, dont la découpe ne correspond pas à la découpe valable en Europe) et
abats-saucisse-fromage-légumes.
Trois types de feu étaient
autorisés : bois, charbon de bois ou un
mélange des deux.
L'ordre de cuisson des différents éléments
avait été tiré au sort pour chaque concurrent.
Les deux futurs champions avant le coup d'envoi Devant eux, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant d'en haut à gauche : fromage à rôtir, poivrons, saucisses, abats et aubergines. De part et d'autres, des flacons d'alcool en gel pour l'hygiène (c'est devenu une mode incroyable en Argentine) Photo Los Andes
Les Mendocins Carlos
Gallardo et Francisco Araya ont remporté la compétition qui a duré
toute la journée, du matin 10h30 au soir à 18h30. On estime à
vingt-cinq milles personnes le public qui est venu se régaler au
cours de la journée.
Une méga-scène était
dressée du côté de Avenida de Mayo pour une série de concerts
tout au long de la journée. Le tango était représenté grâce à
Guillermo Fernández et Raúl Lavié. La chanteuse multigenre
Marikena Monti était elle aussi de la fête.
La Nación aussi a décidé de mettre l'événement à sa une Au milieu de la fumée, on devine les toits des abris-bus et la foule des gourmands... Cliquez sur l'image pour une haute résolution
lire l'article de Diario Uno (quotidien de Mendoza) – le journal a préféré faire sa une
sur le rassemblement pour la défense de la condition féminine
(contre la violence de genre et le trafic de la prostitution et en
faveur de la dépénalisation de l'avortement, sur lequel Diario Uno reste muet, comme sur les violences policières dont Página/12 a
fait la une de son édition de ce matin).
(1) Depuis l'arrivée au
pouvoir de Mauricio Macri, on voit renaître la notion de fédéralisme
que les Argentins n'utilisaient plus guère qu'en référence à la
guerre civile du XIXème siècle. Le gouvernement de
Cambiemos semble vouloir insister sur le caractère des différentes
provinces et sur l'ensemble qu'elles composent dans leur diversité
et leur complémentarité, un aspect de l'Argentine qui existait dans
certains discours de Cristina Kichner mais bien peu dans sa pratique
politique quotidienne.
Dimanche prochain, 12 juin
2016 à 21h30, le chanteur Guillermo Fernández, qui est aussi
compositeur et acteur (il tient le rôle de Carlos Gardel dans la
première comédie musicale consacrée à la vie du monstre sacré,
voir mon article du 15 avril 2016), va fêter ses 50 ans de tango au
CAFF, Sánchez de Bustamante 772, à Buenos Aires.
Entrée : 200 $ ARG.
Natif du quartier de San
Telmo, Guillermo Fernández, 58 ans mais éternellement jeune et
fringant, a commencé sa carrière en 1965, à huit ans, en chantant
à la télévision, dans une célèbre émission de tango de la
télévision publique alors en noir et blanc. Depuis sa carrière n'a
cessé de se développer.
Mes lecteurs savent aussi
qu'il est l'auteur d'un disque-livre très particulier, El Tango es
puro cuento, qui s'adresse aux enfants et a donné naissance à un
spectacle qui vient d'être repris à la Ciudad Konex (voir à ce
sujet mon article du 14 mai 2016).
La soirée de dimanche
promet donc d'être brillante et surtout authentique car Guillermo
Fernández fait partie de ces artistes qui refusent de se
compromettre à se produire sur les scènes réservées aux
spectacles à touristes... Voix magnifique et ardeur tanguera au
programme. A ne pas manquer.
La fine équipe composée de Guillermo
Fernández, Luis longhi et Federico Mizrahi reprend ce mois-ci le
spectacle de tango qu'elle avait imaginé pour tous les âges, des
plus petits aux plus grands en 2011 et créé au CCC Floreal Gorini. Il a été récemment déclaré de interés cultural, une distinction remise par l'assemblée législative de Buenos Aires, la Legislatura.
Cette fois-ci, le spectacle d'une heure
se donne tous les samedis et dimanches du mois de mai, à 16h, à la
Ciudad Konex, Sarmiento 3131, dans le quartier de Balvanera, dans le
coin dit de l'Abasto.
Entrée : 180 $ ARG (un prix des
plus corrects).
Le spectacle dispose de sa propre page Facebook où vous pouvez visionner un montage d'extraits qui donne
vraiment envie d'aller l'applaudir ainsi que d'un site Internet, pas
vraiment à jour.
Le 15 avril lorsque je vous ai parlé de ce spectacle ici même, cela avait été l'une de mes grandes
surprises de voir Página/12 passer à côté de la première de
cette comédie musicale sur Carlos Gardel, que Luis Longhi, Federico Mizrahi
et Guillermo Fernández donnent depuis plusieurs jours au Teatro
Molière, dans le sud de la ville de Buenos Aires.
Ce silence ne ressemblait pas à ce
quotidien dont les trois artistes sont si proches.
Le mal est réparé : la pièce
fait la une ce matin des pages culturelles du journal avec une
interview croisée des trois musiciens auteurs et acteurs de cette
pièce qui a beaucoup plu à Karina Micheletto, la critique musicale
de Página/12. Et en plus, ils ont choisi une photo superbe où l'on
voit le chanteur, compositeur et comédien Guillermo Fernández
incarné un Gardel presque plus vrai que nature ! Bravo au
maquettiste !
Cliquez pour obtenir une haute résolution
Splendide affiche !
A l'angle des rues
Balcarce et Chile, du côté de San Telmo, se trouve un
théâtre-restaurant au beau nom de Molière Café ! C'est là
que ce soir, vendredi 15 avril 2016, une joyeuse troupe menée par le
chanteur Guillermo Fernández (une formidable vedette du tango depuis
ses huit ans...), le pianiste Federico Mizrahi et le bandonéoniste
Luis Longhi, tous trois compositeurs (et coproducteurs-animateurs de
l'émission de radio Demoliendo Tangos, qui est aussi le nom du duo
que forment les deux derniers) va donner la première d'une comédie
musicale qui raconte la vie de Carlos Gardel, depuis l'enfance
jusqu'à la mort, en passant par ses relations avec sa mère, avec
ses compagnons artistiques, avec les femmes, notamment cette Isabel
del Valle, qui se prétendit sa fiancée sans l'avoir jamais été et
se consola rapidement de sa disparition en convolant en justes noces
avec un autre homme au bout de quelques mois d'un deuil simulé. La
générale a eu lieu mardi devant la presse qui semble avoir
apprécié, même si l'actualité, entre la contre-attaque de
Cristina Kirchner, qui sort les griffes et reprend à la hussarde la tête de l'opposition avec un Front Citoyen (elle dont les créateurs sont de fervents admirateurs), et la disparition
avant-hier de Mariano Mores (après celle de Ernesto Baffa), ne
permet pas à Página/12 de s'en faire l'écho (et pourtant les trois
auteurs du spectacle sont parmi les artistes favoris du quotidien).
La troupe après la générale mardi soir
Les acteurs jouent en
intercalant entre leurs scènes des extraits des films tournés par
l'authentique Gardel. Ils reproduisent quelques scènes de ces longs
métrages et plusieurs photos célèbres. Guillermo Fernández joue
le rôle titre et imite à la perfection le fameux sourire de star du
Zorzal Criollo. Luis Longhi joue le rôle de Tito Lusiardo, l'un des
amis de Gardel et l'un des meilleurs comédiens de sa génération...
La musique originale est du duo Fernández-Mizrahi, la mise en scène de Luis Longhi.
L'acoustique de la salle
oblige visiblement les artistes à se coller un micro sur la joue et
c'est bien dommage avec le talent vocal de Guillermito !
La salle peut accueillir
350 personnes. Il est donc plus que probable qu'il faille réserver à
l'avance. Le spectacle se donne tous les vendredis et samedis à
22h30, après le dîner qu'on prendra sur place.
Entrée : 300 $ ARG.
Cliquez sur l'affiche pour une plus haute résolution
C'est la première fois
que la vie de Gardel et le mythe à laquelle elle a donné naissance
font l'objet d'une comédie musicale effectivement produite. Horacio
Ferrer et Raúl Garello avaient conçu il y a plusieurs années un
opéra-tango sur la figure tutélaire du tango mais aucun producteur
n'avait pris le risque de le prendre en charge. C'est donc une
première mondiale que réalise notre trio qui secoue l'actuel
cocotier du tango en remettant à l'honneur un genre politiquement et
socialement corrosif...
En ce mois de carnaval, le Centro
Cultural Torquato Tasso nous propose un joli programme pour une
pré-rentrée en douceur (on est toujours en pleines vacances d'été,
là-bas) :
Demain, 28 janvier, ainsi que le 4
février, les chanteurs María Graña et Guillermo Fernández
joindront leur talent pour une soirée tango qui promet le meilleur,
tant du point de vue du répertoire déjà bien connu que des
créations récentes, qui peinent à se faire une place au soleil,
comme toujours pour ce qui est nouveau.
Le 11 février : Bruno Arias
revient présenter son nouveau disque de forte revendication
politique, El derecho de vivir en paz (le droit de vivre en paix).
Ce week-end, vendredi 29 et samedi 30
janvier 2016, retour de Rodolfo Mederos en formation de trio.
Et les vendredis et samedis de février,
c'est le groupe de tango contemporain, La Chicana, qui s'empare de
cette tanguería de la rue Defensa, 1575, à San Telmo.
Pour découvrir ces artistes à travers
Barrio de Tango, donc en français, cliquez sur leur nom dans le blog
Pour chercher, para buscar, to search, entre le titre et le corps de
l'article.
La dernière photo que j'ai faite de Horacio Ferrer en août 2013.
Il est sur la scène du Salón de los Angelitos, avec Gabriel Soria.
Le mur du fond a changé de décor : Gabriel a choisi la sobriété...
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Lundi 21 décembre 2015, à 19h30, la
Academia Nacional del Tango rendra hommage à son fondateur et
premier président, le Maestro Horacio Ferrer, qui nous a quittés il
y a un an, dans sa quatre-vingt-deuxième année.
A côté du président Gabriel Soria,
participeront à cet hommage de grands artistes qui partagèrent son
parcours artistique et son combat pour permettre au tango d'accéder
à une forme d'institutionnalisation : le Maestro Raúl Garello,
les chanteurs Guillermo Fernández, José Angel Trelles, Julia Zenko,
Pepe Kokubu et Raúl Lavié, Juan Trepiana et Fabián Bertero, qui
animent une partie de l'enseignement à l'Académie...
Entrée libre et gratuite, au Palacio
Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, 1er étage.
Ce jour-là, il n'y aura toutefois pas
de mise à jour sur Barrio de Tango car je serai prise presque toute
la journée à l'UNESCO, où se tiendra l'Assemblée générale du
Conseil International de la Danse, auquel j'ai l'honneur d'appartenir
depuis un an.
Le chanteur Luis Filipelli donnera son
dernier récital de l'année, au lendemain du Día Nacional del
Tango, qui tombe cette année un vendredi, au Bar Notable Los 36
Billares, sur Avenida de Mayo, dans la partie occupée par la Gran
Milonga Nacional du même soir, ce samedi 12 décembre 2015.
Le récital de Filipelli est fixé à
21h.
Le chanteur sera accompagné au piano
par Pablo Valle et il a invité son confrère, Guillermo Fernández.
Belle soirée en perspective si
l'installation présidentielle se passe dans la tranquillité demain.
Vu la manière dont les choses se présentent depuis hier : Cristina Kirchner a annoncé qu'elle ne participerait pas à la cérémonie de passation des pouvoirs, ce qui est tout à fait inédit, après que la justice a publié une décision qui installe de fait une interruption
du pouvoir exécutif entre ce soir minuit et demain 12h, heure de la
prestation de serment du nouveau chef d'Etat. Il pourrait donc bien y avoir, aujourd'hui, cette nuit ou demain, des manifestations
agitées sur cette avenue qui conduit du Palais du Congrès au Palais
présidentiel (la Casa Rosada, sur Plaza de Mayo), et surtout demain si les opposants à Mauricio Macri (ils sont nombreux et bien remontés depuis lundi) veulent s'expliquer avec lui et ses partisans et se mêlent à
la foule venue le saluer, alors qu'il remontera l'artère en début
d'après-midi. Dans cette alternance, tout se passait bien jusqu'à présent. Trop bien peut-être aux yeux de certains. Cette décision de justice, difficilement compréhensible et encore susceptible d'être levée en appel, prise à la demande (elle aussi incompréhensible de Macri lui-même) pourrait
donner lieu à des débordements.
Difficile reprise pour moi après un
salon du livre très intense et passionnant à Saint-Dié des Vosges le week-end dernier,
suivi d'un très méchant rhume, imitant assez bien les effets d'une
grippe, dès lundi matin ! Mais je ne voulais pas manquer cette occasion-ci :
Cucuza Castiello fêtera ce soir, vendredi 9 octobre 2015, et la
semaine prochaine, le 16 octobre, à 21h, ses quarante ans de chanson
(et donc de tango) au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575,
au sud du quartier de San Telmo.
Droit au spectacle : 150 $ ARG. Ce
à quoi il faut ajouter le prix du repas ou des consommations (le
centre est aussi un bistrot à la portègne, avec une cuisine simple
et familiale, de qualité, d'ailleurs!)
Cucuza n'est pas seulement un grand
chanteur de tango. C'est aussi un ami personnel, car vous avez
compris si vous êtes assidus à Barrio de Tango que nombre des
acteurs de la culture argentine dont je parle ici sont devenus, au
fil des années, de véritables amis... Vous aurez aussi constaté
que depuis deux ou trois ans, les affiches n'annoncent plus comme il
y a une dizaine d'années Cucuza mais Cucuza Castiello, voire, encore plus officiel, Hernán "Cucuza" Castiello, un signe manifeste du succès de l'artiste qui est
passé progressivement de cantor de mi barrio(1), qui rayonnait dans
l'ouest de Buenos Aires, du côté de Villa Urquiza et dans les
quartiers limitrophes, à un artiste reconnu dans toute la ville et
Dieu sait si Buenos Aires n'est plus depuis longtemps réduit à un
petit village... Il a depuis plusieurs années une place dans toutes
les éditions du Festival de Tango de Buenos Aires même si je n'ai
pas toujours le loisir d'en parler dans ces colonnes.
Cucuza n'a que quarante-six ans. Pour
savoir à quel âge il a commencé à chanter, vous faites le calcul
vous-même et vous pouvez vous aider de l'image sur l'affiche (sur la
gauche).
Cucuza au Torquato en juin dernier, concert retransmis sur Canal de la Ciudad
Régalez-vous
Ce soir, Cucuza a invité un autre
chanteur qui a débuté lui aussi haut comme trois pommes, longtemps connu comme Guillermito, le
chanteur-auteur et compositeur Guillermo Fernández, qui fut l'enfant
prodige de l'émission de télévision Grandes Valores del Tango,
dans ces années assez tristes où le tango se portait pourtant très
mal (celles qui vont du renversement de Perón en 1955 à la première
alternance démocratique en 1990).
Pour l'occasion, Cucuza sera accompagné
de ses partenaires désormais habituels : Noelia Sinkunas au
piano, Sebastián Zasali au bandonéon et Mateo Castiello, son fils,
à la guitare.
Si vous vous trouvez à Buenos Aires et
que vous souhaitez assister à la soirée, il est fortement
recommandé de réserver vos places, comme indiqué sur l'affiche.
Pour en savoir plus sur l'artiste dans
notre langue, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para
buscar, to search, ci-dessus. Consulter aussi son canal Youtube.
(1) Titre d'un tango. En français :
chanteur de mon quartier.
C'est
un spectacle qui se joue tous les vendredis, samedis et dimanche de
juillet et d'août au théâtre du syndicat des électriciens, Teatro
Luz y Fuerza, Perú 823, à San Telmo, à 15h30 depuis le 12 juillet
dernier.
Ce
spectacle est tiré du disque-livre El Tango es puro cuento
(comprenez "Le tango, c'est rien que des histoires", avec un jeu de mot
sur le sens de cuento, mensonge ou conte) écrit, composé et
interprété par le chanteur Guillermo Fernández, le bandonéoniste
Luis Longhi et le pianiste Federico Mizrahi, les deux musiciens du
duo alternatif Demoliendo Tangos.
L'action
se passe dans la ville imaginaire de Buenos Vientos où un couple
d'enfants observe le monde des adultes avec un regard décalé. En
cheminant à travers la ville, ils découvrent les univers musicaux,
poétiques et chorégraphiques du tango, de la milonga et de la
murga.
Sur
scène, on trouve trois musiciens, parmi eux Black Rodríguez Méndez,
un des grands chanteurs de la scène tanguera alternative de l'heure,
et la Compañía Tempotango, le tout avec des chorégraphies signées
Manuco Firmani et une mise en scène de Ignacio González Cano.
Le
spectacle, une sorte de Casse-Noisette du tango, est conçu pour les
enfants, qui sont actuellement en vacances d'hiver. Les grands sont
eux aussi les bienvenus. La pièce dure 60 minutes.
Entrée :
150 $ ARG.
Les
places sont en vente sur plusieurs sites Internet dont les systèmes
de réservation proposés par Clarín et La Nación.
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
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La Boca de Quinquela et des peintres
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