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mardi 24 juillet 2012

Guillermo Fernández demain au CCC [à l'affiche]


Mercredi 25 juillet 2012, à 21h (et pour une fois les portes de la salle seront fermées après, impossible d'entrer pour les retardataires), le chanteur, mais aussi auteur et compositeur, Guillermo Fernández, se produira au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543, dans la salle Solidaridad.

Ce récital, où il sera accompagné par une très belle brochette d'amis confrères et consœurs, comme María Volonte, Franco Luciani, Alfredo Piro, Demoliendo Tangos, Los Hermanos Butaca, Cristián Zárate..., se tient pour saluer la nomination de l'artiste comme Haute Personnalité de la Culture (Personalidad Destacada de la Cultura), une distinction nationale très recherchée.

Entrée : 30 $.

samedi 8 octobre 2011

Une nouvelle initiative conjointe de la UOT et de Fractura Expuesta [à l'affiche]

L'affiche très "bucolique" diffusée par l'organisateur, Ildelfonso Pereyra...

Aujourd'hui, samedi 8 octobre 2011 à 22h, commence une série de concerts de tango alternatif au Centro Cultura El Surco, Avenida Boedo 830 : el ciclo Tangos Bizarros 2011, avec une animation à la charge de l'équipe de Fractura Expuesta (l'émission qui passe tous les jeudis soir sur les ondes de La Voz de las Madres) et une retransmission en direct sur les ondes de FM Boedo (88,3 en modulation de fréquence sur place).

Ce soir, Dema (avec son spectacle Tangos de bolsillo, Tangos de poche) et Los Hermanos Butaca, avec leurs appuie-tête automobiles en guise de couvre-chef (ils sont fous, ces tangueros).

L'optique est délibérément anti-tango-for-export (anti-postaleros : anti-carte postale), comme le dit le slogan sur l'affiche...

Entrée : 20 $.

Les samedis à venir :
le 15 : Quiero 24,
le 29 : Lucio Arce et Juan Penas
et le 5 novembre : le groupe Yira


Cette série de concerts est une nouvelle initiative de l'UOT (Unión de Orquestas Típicas) dans son quartier de prédilection qu'est Boedo. L'UOT est aussi l'un des organisateurs du Festival de Tango Indépendant du mois de mars, du Festival de Tango de Almagro en octobre, de la Semaine de Boedo et autres manifestations culturelles qui compensent le peu d'investissement public du Gouvernement portègne dans ce secteur d'activités.

On peut écouter les concerts en direct sur le site Internet de FM Boedo, en tenant compte de l'éventuel décalage horaire si vous vous trouverez hors de l'Argentine. Avec l'Europe atlantique et ce jusqu'au passage à l'heure d'hiver le dernier week-end d'octobre, Buenos Aires a 5 heures de décalage (en retard sur l'Europe). A partir du passage à l'heure d'hiver, il n'y aura plus que 4 heures de différence.

Vous pouvez aussi consulter le site de l'UOT qui se trouve parmi les liens permanents dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la partie basse de la Colonne de droite, celle réservée aux liens externes.

vendredi 11 mars 2011

Festival indépendant : le programme des trois prochains jours [à l'affiche]


Demain samedi 12 mars 2011, à 18h, s'il ne pleut pas, Milonga d'ouverture du festival à San Juan y Boedo (attention, on avait annoncé initialement un coin de rue situé 100 mètres plus loin vers le nord, Boedo y San Ignacio). C'est gratuit.

Côté scène : la Orquesta Típica Agustín Guerrero (dont je n'avais encore jamais eu l'occasion de vous entretenir), le Alan Haksten Grupp (que vous connaissez nettement mieux), le Quinteto Negro La Boca, le trio Violentango, l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone et le quintette de tango contemporain La Biyuya (1). Un DJ sera là aussi, celui de la Milonga del Morán, Mariano Romero.

Le concert doit être retransmis en direct par La Radio Rebelde.

Après-midi, le dimanche 13 mars, à partir de 19h, projection de deux courts-métrages, conférence du contrebassiste Horacio Cabarcos, exposition photographique organisée par Jorgelina Rueda et concert, à 21h30, du duo Rozencrom et du Richard Cappz Sexteto, le tout au Teatro El Fino, Paraná 673.

Entrée au concert : 20 $.

Lundi 14 mars 2011, à 21h, concert a la gorra (voir en partie médiane de la Colonne de droite ma Trousse lexicale d'urgence) :

Au programme : les groupes Bettinotti - Fernández (Gabriel Anonni au bandonéon, Federico Renati à la batterie, Javier Crego aux percussions et aux accessoires, Esteban Pueta à la guitare électrique, et Manuel Vazquez Guijo aux claviers) et Los Hermanos Butaca, que vous connaissez déjà.

Lieu : les locaux d'ADUBA, une association des enseignants de l'Université de Buenos Aires (UBA), c'est-à-dire une organisation syndicale et militante, rue Azcuénaga 770.

Bettinotti-Fernández se produiront aussi au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, le 23 mars, à 21h30, dans le cadre des concerts Tango de Miércoles, qui entame en ce moment sa 5ème saison ! Leur répertoire politiquement engagé et leur regard sans concession sur la société de consommation qui gagne du terrain en Argentine comme partout ailleurs en fait un groupe idéal pour la programmation toujours critique de la Sala Osvaldo Pugliese (Corrientes 1543).

Pour en savoir plus :
visitez le site Internet de la ADUBA, histoire de vous faire une meilleure idée de ce monde intellectuel dre gauche de l'Université de Buenos Aires (et rassurez-vous, il contient aussi sa bonne part d'intellectuels de droite, fortement conservateurs).
Connectez-vous au site Internet de La Radio Rebelde, sur lequel vous disposez d'un streaming pour écouter en direct (mais attention à l'heure locale, il y a pour le moment quatre heures de décalage entre Buenos Aires et la côte atlantique européenne).

(1) Dans ma deuxième anthologie bilingue, parue fin janvier 2011 chez Tarabuste Editions, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, vous trouverez un chapitre consacré au répertoire original de ce groupe, animé par la chanteuse Marina Baigorria et le guitariste Pablo Dichiera, tous deux auteurs et compositeurs du groupe. Quant à Juan Vattuone, il est présent dans mon autre anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, parue aux Editions du Jasmin.

lundi 27 décembre 2010

Soirée d'août au Torcuato Tasso [Retour sur Images]

Au Torcuato, on ne fait pas qu'écouter de la musique et applaudir. On peut dîner aussi...

Voilà l'un de ces articles que mon emploi du temps et la nature de l'actualité depuis mon retour d'Argentine ne m'avaient pas permis de publier encore dans Mes Chroniques de Buenos Aires : le retour en images sur la soirée à laquelle m'avait invitée l'ami Juan Vattuone au Centro Cultural Torcuato Tasso le mercredi 25 août 2010 (voir mon article du 26 août 2010, décalage horaire oblige), le jour où j'ai appris que le Conseil d'Administration de la Academia Nacional del Tango venait de me décerner le titre d'Académicienne correspondante à Paris (voir mon autre retour sur images sur la séance académique du 2 septembre 2010).

Le Quinteto Angel Pulice y Ruth de Vicenzo au complet
(vous reconnaissez même Carolina Cajal, à la contrebasse, dans le fond)

Los Hermanos Butaca, sans couvre-chef et avec leur pianiste titulaire

Ce soir-là, sur la scène du 1575 de la rue Defensa, à San Telmo, il y avait le Quinteto Angel Pulice y Ruth de Vicenzo, suivi des Hermanos Butaca (à l'humour un rien potache et parfois d'un franc mauvais goût), eux-mêmes suivi de l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone, accompagné de son vieux compère, compagnon de toute une carrière musicale, Victor Lasear à la guitare et de Gustavo Corrado au piano.

Et maintenant les mêmes Hermanos Butaca avec leur couvre-chef carnavalesque de scène et un invité au piano

Juan Vattuone, en vedette américaine...

Une soirée inoubliable, passée à la même table que Lucio Arce et un autre ami, au cours de laquelle nous avons été servis par une jeune Française, visiblement en séjour d'étude et qui n'avait pas repéré ma francitude (bon point pour moi, et toc !), une soirée qui s'est éternisée dans les conversations après le spectacle... Comme souvent à Buenos Aires. Il est vrai que les nuits d'hiver sont longues là-bas aussi.

Juan Vattuone, le "blouson rouge" du tango underground

dimanche 7 février 2010

Le carnaval de Buenos Aires a démarré ce week-end : Fractura Expuesta [Actu]

L'émission de radio Fractura Expuesta, diffusée en direct le jeudi soir sur les ondes de La Voz de las Madres et disponible ensuite sous forme de podcast téléchargeable manuellement, consacre ses éditoriaux de la semaine dernière à l'ouverture du Carnaval Portègne, le Carnaval de Buenos Aires, qui a commencé ce week-end, dans la nuit d'hier (samedi 6 février 2010), et se terminera à la fin de ce mois.

Comme tous les ans, les activités carnavalesques se dérouleront essentiellement le week-ends. 100 murgas (groupes de carnaval) se sont inscrites auprès des autorités publiques pour défiler dans les rues et les quartiers de la capitale argentine.
33 cortèges sont programmés et on attend environ 250 000 participants actifs (hors public massé le long des défilés).

Vous trouverez sur le site de l'émission, que je viens d'actualiser dans la Colonne de droite (rubrique Ecouter), l'interview d'un chanteur de murga, El Melli (de son vrai nom Héctor Cicero), du Centro Murga los Viciosos, une murga du quartier de Almagro. L'interview a été conduite puis rédigée par le journaliste Sebastián Linardi, qui m'avait offert deux photos du dernier show de notre ami Alorsa au Centro Konex, en août dernier, pendant le Festival de Tango de Buenos Aires (vous reporter à mon article sur ce spectacle).

A remarquer dans les podcasts :
après l'émission n° 300, qui avait été diffusée en direct du Sanata Bar à la mi-décembre, comme je vous l'avais annoncé (lire mon article) et deux programmes exceptionnels des deux réveillons (à Noël et à la Saint Sylvestre), deux nouvelles émissions ont été mises en ligne en janvier :

celle du 7 janvier fait la part belle au poète et compositeur Enrique Santos Discepolo en première partie, et nous offre une interview de Germán Dominicé, le chanteur du duo Hermanos Butaca,
celle du 14 janvier (depuis, l'équipe a pris un peu de vacances), où vous trouverez une interview du chanteur Cucuza (Hernán Castiello), que mes lecteurs connaissent bien (c'est celui du Bar El Faro et de plein d'autres choses), et une reprise de Afiches façon Goyeneche (en 1972) revue par Maquinal Tango en 2007.

Dans la rubrique du flash info rituel de Fractura Expuesta, qui sont à chaque édition deux authentiques blagues débitées d'un ton très sérieux, nous avons :

"On n'a toujours pas retrouvé le tanguero qui pêchait dans une mer de larmes sur la côte atlantique" (allusion à la ruée des Portègnes vers Mar del Plata et aux thématiques mélodramatiques du répertoire du tango, que je vous analyse en ce moment et en français sur le site de Rodrigo Rufino et Gisela Passi) (1)
"On vient d'inaugurer à Mar del Plata la première plage consacrée au tango" (allusion à l'opération Buenos Aires Playa, copie portègne de Paris Plages, qui en est cette année à sa seconde édition) (2)
"Sortie des premiers prototypes de tangueros à télécommande"
"Horacio Ferrer mutiné" (l'équipe de Fractura Expuesta adore se payer la tête du Président de la Academia Nacional del Tango, en toute mauvaise foi car ils vouent une grande admiration à l'immense poète dont ils connaissent parfaitement l'oeuvre artistique).
Et bien sûr dans les deux émissions, ne loupez pas l'horoscope tanguero 2010, détaillé en deux épisodes...

Bonne lecture, bonne écoute et bonne rigolade.
En temps de Carnaval, le dernier conseil s'impose !

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire l'article de Clarín (édition de samedi)

(1) Je vous renvoie à mon dernier article à ce sujet (sous le lien) et au site de Gisela Passi et Rodrigo Rufino, deux professeurs de tango qui ont à coeur de transmettre le tango dans toutes ses dimensions.
(2) Lire
mon article de l'année dernière au sujet de la première édition de cette manifestation estivale à Buenos Aires.

dimanche 26 juillet 2009

Quelques rendez-vous festivaliers [à l'affiche]

Intérieur de Harrods en août 2008 pendant le 10ème Festival de Tango de Buenos Aires

Le duo de tango à l'humour triste (comme ils l'appellent eux-mêmes), los Hermanos Butaca (ce qu'on pourrait traduire par Les Frères Fauteuils ou les Frères Appui-tête) se produira au Centre Culturel Konex (Ciudad Cultural Konex), Sarmiento 3131, dans le quartier de Balvanera, le 20 août prochain, dans le cadre du 11ème Festival de Tango à Buenos Aires.

Juan Vattuone, quant à lui, chantera le lundi 24 août à 19h sur la scène installée au rez de chaussée de l'ancien magasin Harrods, situé dans la rue Florida, au numéro 877. Le concert devrait être gratuit, comme la quasi-totalité des manifestations proposées par le Festival.

Cet ancien grand-magasin, qui a fermé depuis de très nombreuses années en tant que tel, fut très longtemps la seule surcursale étrangère de la célèbre enseigne londonienne. Cette succursale fut inaugurée le 31 mars 1914 ou 1912 (les sources se contredisent sur ce point)... Aujourd'hui le bâtiment porte toujours le nom de Harrods (la justice a autorisé les nouveaux propriétaires à maintenir le nom, en dépit des réclamations en sens contraire des propriétaires anglais qui ont dû vendre le nom avec les murs). Le Harrods de Buenos Aires n'appartient donc plus au groupe du magasin londonien, propriété de l'homme d'affaires égyptien Mohammed Al-Fayed. Son actuel propriétaire l'a laissé en l'état en attente d'une reprise d'activité qui commencera peut-être par du commerce en ligne. Une trentaine d'employés entretient (très bien) les lieux. Et, de temps à autre, Harrods devient l'écrin luxueux de manifestations exceptionnelles et prestigieuses comme le Festival. Depuis l'année dernière, Harrods a pris la place occupée pendant les neuf premières éditions du Festival par le Predio Ferial de la Rural, un hall d'exposition très excentré, situé à Palermo, qui abrite la Feria del Libro de Buenos Aires (en mai) et accueille cette semaine le Salon de l'Agriculture argentin. Harrods est, lui, en plein centre ville, dans le quartier de San Nicolás, admirablement bien desservi par les transports en commun.

Et le 16 août, Gabriel Soria et Cecilia Orrillo, présenteront à 21h, au Teatro Avenida, le très beau théâtre à l'italienne de la avenida de Mayo, au numéro 1212, entre San Nicolás au nord et Monserrat au sud, leur nouveau spectacle d'archéologie musicale : Cantores de Típica, dont j'ai déjà parlé à l'occasion de la création du spectacle au Festival de La Falda, il y a quelques jours (lire l'article).

Pour aller plus loin :
visitez fréquemment le site du Festival de Tango sur le Portail de la Ville de Buenos Aires. Le programme du Festival n'est pas encore paru. Seule l'édition de 2008 est consultable pour le moment. Le contenu du programme devrait être présenté à la presse par Mauricio Macri et/ou Hernán Lombardi, assistés par le Maestro Gustavo Mozzi, Directeur du Festival depuis l'année dernière.

Visiter le site de la Ciudad Cultural Konex.

mercredi 15 avril 2009

Les Frères Fauteuil et La Chimère du Tango au Cercle du Coloré ce soir [à l’affiche]

Ce qui est terrible quand on le dit comme ça 100% en français, c’est qu’on ne sait même plus de quoi on parle ! Je vous la refais en VO. Vous allez voir, ça va tout de suite être plus clair !

Les groupes Hermanos Butaca et La Quimera del Tango se produisent ce soir, 15 avril 2009, à 21h30, à La Peña del Colorado, une salle située rue Güemes, au numéro 3657 (altura 3657), dans le quartier de Palermo, à Buenos Aires. Entrée 20 $.

Les deux groupes sont déjà connus des habitués de ce blog. Ils travaillent un tango moderne, anti-conventionnel mais très fidèle à la tradition du métissage musical qui est la source même du genre.

Los Hermanos Butaca sont un groupe de musiciens qui se présentent sur scène déguisés en siège de voiture avec appui-tête en skaï en guise de chapeau (un costume qu’ils se sont confectionné à la va-vite un jour où ils étaient en panne d’inspiration pour une soirée déguisée chez des potes !). Ils chantent et jouent surtout leur propre musique, comme leurs compères de la soirée, La Quimera del Tango. Je vous laisse découvrir le clip qu’ils ont fait à partir de leur chanson Evita (qui rend hommage au personnage mythique qu’est devenue Evita Perón, l’héroïne des sans-chemises) ou ici, dans un extrait du spectacle qu’ils avaient donné en août 2008 au Palacio El Victorial, où ils chantent à l’uruguayenne, pour présenter leur premier disque (là-bas, les artistes mouillent la chemise pour assurer la promotion de leurs albums et ils n’hésitent pas à tester sur scène ce qu’ils s’apprêtent à enregistrer dans l’album suivant). Los Hermanos Butaca sont aussi présents sur My Space. Vous pouvez y écouter leur musique qu’ils définissent eux-mêmes comme des tangos et des chansons à l’humour triste ("tangos y canciones de humor triste").

Vous trouverez dans ces colonnes les articles où j’ai déjà eu l’occasion de les présenter : ils ont joué notamment avec Dema et la Petitera à l’Abasto, au CAFF (Club Atletico Fernández Fierro, la salle de la OTFF, un orchestre actuellement en tournée en Europe et qu’on attend dans 12 jours à Paris) et avec Alorsa et La Guardia Hereje au Conventillo de Teodoro dans le quartier de Almagro à la fin de l’année dernière (voir l’article de ce jour sur le retour de Alorsa dans cette petite salle de la esquina Medrano y Perón).

La Quimera del Tango est un trio pas inconnu non plus dans Barrio de Tango : ils ont joué notamment avec Alorsa et La Guardia Hereje au Tango Criollo Club de La Plata et sont passés au Museo Casa Carlos Gardel au cours de la dernière Noche de los Museos en octobre 2008. Chacun des membres du trio appartient aussi à un autre groupe : Me darás Mil hijos qui donnait en mars dernier un spectacle au CCC Floreal Gorini, Pequeña Orquesta Reincidentes et Satelite Kingston. La Quimera del Tango a sa page My Space et son blog blogspot (le tout en espagnol bien entendu) mais sur les deux sites, vous pouvez écouter leur musique, que vous lisiez ou non leur langue. C’est pas bien, ça ? plutôt que de vous morfondre à regretter de ne pas être en ce moment même, là-bas, à Buenos Aires, pour profiter du spectacle de ce soir....



Surtout avec ce qu’en dit ce panneau fileteado qui figure sur l'espace My Space de La Quimera : "à ne pas rater si l’on veut tuer ce que le tango a de solennel et se laisser porter par sa proto-origine burlesque, voyouse et politiquement incorrecte. Révélation du festival de tango 2006".

mercredi 3 décembre 2008

Interview des frères Butaca dans Página/12 [à l’affiche]


Les deux fondateurs sur une photo publiée par... Clarin !

Página/12 interviewe aujourd’hui Los Hermanos Butaca, quatuor qui compose, joue et met en scène un tango quelque peu décoiffant si on ose cette image à leur égard. A la thématique volontairement nostalgique et éminemment triste qui marque la tradition du genre, ils préfèrent l’humour, l’absurde, le non-sens, le saugrenu et font passer à travers les jeux de mots bouffons et les coqs à l’âne branquignols une réflexion très tanguera et donc très profonde sur la vie, la politique, la société, réflexion volontiers dérangeante pour qui veut bien dépasser le premier degré et aussi peu optimiste que l’apparence et la présentation en sont désopilantes... Eux-mêmes parlent d’humour triste et revendiquent un tango sans macho (le gars qui a quelque chose dans le pantalon, lui, au moins !), sans farolito (la lanterne, le réverbère qui symbolisent le caractère essentiellement urbain du genre), sans llanto (sans sanglot, le troisième ingrédient de base du tango).

Ils viennent du rock et disent s’être convertis au tango après s’être lassés de faire de la musique sérieuse (à contre-courant là encore des idées reçues, le tango passant pour beaucoup plus sérieux, sévère, bref pas rigolo, que le rock, réputé plus optimiste comme tout ce qui vient des Etats-Unis). Le groupe, fondé en 1994 par le chanteur Germán Dominicé et le guitariste Carlos Senin auxquels se sont joints, en 2007 à l’occasion de l’enregistrement du premier disque du groupe, la pianiste Marcela Pedretti et le bandonéoniste Fernando Rezk, a adopté comme code vestimentaire un déguisement assez inconfortable et franchement étouffant, en particulier en été. Ce sont Germán et Carlos qui l’ont trouvé un beau jour, au dernier moment, alors qu’ils étaient sur le point d’arriver à une fête costumée : ils ont enlevé les deux appuis-tête de leurs sièges de voiture, se les sont attachés tant bien que mal autour du crâne et sont arrivés à la fête ainsi déguisés en... siège automobile. On les croit ou on ne les croit pas, toujours est-ils qu’ils affirment aujourd’hui que ces déguisements improvisés leur ont valu de remporter le premier prix de la soirée, un premier prix qui consistait en deux bières Corona (une marque mexicaine comme le sait tout un chacun, décapsulée avec l’ouvre-bouteille en cadeau, importés l'ouvre-bouteille comme les bouteilles elles-mêmes, cette marque qui n’a pas de mal à servir de trophée puisque son nom veut dire Couronne). La légende du groupe veut que Carlos se soit bu les deux bières à lui tout seul.

Ce succès de société les a convaincus d’adopter pour nom de scène celui de Frères Fauteuil (butaca, c’est un siège de théâtre, de voiture, de bus, d’avion...).

Leur premier CD est sorti le 22 novembre 2007, le jour de la Sainte Cécile qui est aussi le jour de la musique en Argentine (Sainte Cécile étant la sainte patronne des musiciens). Il est distribué par Pattaya et s’intitule Compañía Musical El Amanecer presenta: Los Hermanos Butaca (La Compagnie musicale L’Aurore présente : Les Frères Fauteuil).

Vous pouvez les écouter sur leur page My Space.

Ils joueront le 18 novembre, à 22h, au Plasma, Piedras 1856, à San Telmo (entrée 15 $).

Ils auront pour invité le chanteur-compositeur Pipo Cipolatti, venu lui aussi du rock qui partagea de 1982 à 2003 le leadership du groupe argentin Los Twist, avec Daniel Melingo (ils appartiennent tous les deux à la même génération).

J’ai déjà eu l’occasion de mentionner ce quatuor dans Barrio de Tango lorsque La Guardia Hereje les a invités à partager la scène du Conventillo de Teodoro, un samedi soir d’octobre dernier à Buenos Aires.

vendredi 24 octobre 2008

Pour finir le cycle au Conventillo de Teodoro [à l'affiche]

Alorsa et la Guardia Hereje donnent ce samedi leur dernier show au Conventillo de Teodoro, dans le quartier d'Almagro à Buenos Aires (anfiteatro del dofón, toujours en verlan) et partagent la scène du fond avec Los Hermanos Butaca. Un duo d'auteurs-compositeurs-interprêtes qui écrit sa propre musique (et ses propres textes), la joue en quatuor (chant, guitare, piano et bandonéon) et qu'Alorsa et son groupe ont plusieurs fois invité déjà dans leur "tannière" (guarida) de La Plata, la capitale de la Province de Buenos Aires.

Je vous laisse juges du talent de ces deux musiciens en vous donnant ici un lien avec leur page My Space.

Le spectacle est prévu comme tous les samedis à 22h, l'entrée est à 15$ avec un prix réduit pour les amis de La Guardia Hereje à 10$.

Pour prouver qu'on est amis de la Guardia Hereje, il faut donner à la caisse le mot de passe de la semaine qu'Alorsa a adressé au préalabrement par email à tous les initiés et pour compter au nombre des initiés, c'est pas trop dur : vous allez à un spectacle de la Guardia Hereje, partout où ils jouent, au Tango Criollo Club de La Plata, au CCC Floreal Gorini de Buenos Aires ou n'importe où vous avez la chance de tomber sur eux, vous vous approchez d'Alorsa ou d'un des musiciens après le show et vous donnez votre adresse email. Ou bien vous ouvrez vos oreilles en grand (après le show, c'est pas difficile) et vous retenez l'adresse du site Web que va vous donner Alorsa et puis vous allez à Contacto et vous vous inscrivez. Je ne vous donne pas le lien avec le site dans l'article, ce serait trop facile. Il est quelque part dans le blog, je l'ai mis)

Tous les samedis de novembre, Alorsa et la Guardia Hereje se produiront donc au Criollo Tango Club, tantôt avec tantôt sans invité...