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mercredi 15 avril 2026

Cuacci-Agri : un duo tanguero sur la scène du Colón ce soir [à l’affiche]

Les deux musiciens posent sur fond d'obélisque à Buenos Aires
Le barbu est Cuacci, Pablo Agri est à sa gauche.


Le pianiste Juan Esteban Cuacci, fils du chef d’orchestre Juan Carlos Cuacci et de Inés Rinaldi, la sœur de la grande chanteuse Susana Rinaldi, aujourd’hui retirée de la scène, et le violoniste Pablo Agri, tous deux compositeurs et arrangeurs, se présenteront ce soir, mercredi 15 avril 2026, à 17h30, avec plusieurs amis sur la scène du Salón Dorado du Teatro Colón, l’opéra de Buenos Aires.

Le concert s’intitule Tango en perspectiva. Les places coûtent 30 000 pesos argentins (c’est un chiffre effarant et qui rend compte de l’intense inflation qui frappe le pays depuis la fin de la pandémie). Il reste encore des places si j’en crois le site du théâtre qui n’a pas bloqué ma requête de réservation.

Au programme de ce récital : du Piazzolla (Lo que vendrá), du Troilo (La cantina), du Carlos Gardel (El día que me quieras) et tout le reste sera de Agri et de Cuacci. Un concert qui doit durer environ une heure.

Le duo se connaît depuis longtemps mais ne forme que rarement pour des concerts ou des enregistrements. Pablo Agri vit en effet à Buenos Aires tandis que Juan Esteban Cuacci s’est installé en Espagne.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 28 octobre 2021

Cinq jours de musique à Bariloche : le festival andin est de retour [à l’affiche]


San Carlos de Bariloche est la station de sports d’hiver la plus connue et la plus fréquentée du sud de l’hémisphère sud. Alors que la saison du ski prend fin, la ville lance son festival international de musique, abandonné pendant les deux ans de la pandémie.

Au programme de ces cinq jours, d’hier à dimanche, du 27 au 31 octobre 2021, on trouve de tout, en version présentielle et distancielle : du tango avec les violonistes et compositeurs Ramiro Gallo et Pablo Agri, du folklore avec l’auteur-compositeur interprète Peteco Carabajal, qui a joué hier, ou le guitariste Juan Falú, de nombreux hommages à Astor Piazzolla (qui aurait eu 100 ans en mars), avec notamment du jazz grâce à la présence de son petit-fils, Pipi Piazzolla, avec son Ensamble Escalandrum, un spectacle pour les enfants, de la musique lyrique, de la musique classique, de la musique orchestrale avec plusieurs interventions de l’orchestre de la Province de Entre Ríos, un documentaire sur la vie et l’œuvre du docteur Milstein, prix Nobel de médecine argentin dont 2021 est l’année sur tout le pays.


Ce documentaire sera accompagné de musique vivante, grâce à l’orchestre philharmonique de la province et à plusieurs artistes invités.

La plupart des artistes participants sont originaires de la province et y vivent. Une belle vitrine pour eux en ce printemps d’après-vaccination.


Accès libre et gratuit à toutes les activités.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajout du 30 octobre 2021 :
lire cet article de Clarín


Ajout du 31 octobre 2021 :
lire cet article de Página/12

jeudi 14 février 2019

Troisième Festival Tango Esencia à Buenos Aires [à l’affiche]

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Cet après-midi, 14 févier 2019, et pour cinq jours, jusqu’au 18 février, c’est un nouveau festival de tango de la Ville Autonome de Buenos Aires qui se déploie sur plusieurs lieux dans la capitale argentine.




Cette fois, il s’agit surtout de danse et c’est souvent payant. C’est qu’on est pendant les vacances, que Buenos Aires est plein de touristes (de l'hémisphère sud surtout, et de l'hémisphère nord, pour ceux qui en ont les moyens) et qu’il s’agit de "faire du tango le soja de la ville", selon le mot odieux qu’a eu un jour Mauricio Macri quand il était le chef du Gouvernement portègne… Quand on sait le mal que fait le soja en Argentine, sur le plan social, humain et environnemental, il y a de quoi trembler quand on voit de tels festivals se développer. Mais bon ! Pour le moment, les musiciens invités sont excellents et pas nécessairement à la botte de la majorité municipale : le chanteur et compositeur Guillermo Fernández, le pianiste et compositeur Cristián Zárate, le violoniste et chef d’orchestre Pablo Agri, le bandonéoniste Nicolás Enrich, la violoncellistes Karmen Rencar, le guitariste Fabián Falabella et le contrebassiste Roberto Tormo.



En ce qui concerne les danseurs, vous voyez vous-même que l’accent es mis sur le tango de scène, le plus spectaculaire et le plus inaccessible au commun des mortels…



Pour aller plus loin :
consulter la page Facebook de la manifestation.

Ajout du 17 février 2019 :
lire cet article de La Prensa, du 14 février 2019

vendredi 10 mars 2017

Piazzolla au CCK [à l'affiche]


Pour les vingt-cinq ans de la mort de Astor Piazzolla, le Centro Cultural Kirchner (CCK) s'offre le grand jeu à partir de demain et jusqu'à la fin du mois de mars. Une exposition de photos, d'objets personnels, d'enregistrements sonores et cinématographiques, de partitions, qui s'ouvre demain, se tiendra du mercredi au dimanche et les jours fériés, de 13h à 20h, avec entrée libre et gratuite.

Une série de concerts est également offerte, pour laquelle il faut retirer son entrée à l'avance, de 12h à 18h, au CCK, Sarmiento 151, à partir du mardi précédent la soirée.

Au programme :
samedi 11 mars 2017, une reconstitution de la rencontre entre Piazzolla et Gary Burton, intitulée Vibraphonissimo, avec, entre autres, Nicolás Enrich au bandonéon et Cristian Zárate au piano, à 18h, en Sala Argentina
et à 20h, dans la Sala Sinfónica, le Quinteto Fundación Astor Piazzolla
dimanche 12 mars 2017, on recommence avec le bandonéoniste Walter Ríos en Sala Argentina à 18h et la Orquesta de Cuerdas, avec le bandonéoniste Néstor Marconi, le chanteur Jairo, le pianiste Nicolás Guerschberg et le violoniste Pablo Agri, en sala Sinfónica à 20h.

Le 26 mars, ce sera un hommage au violoniste de Piazzolla, Fernando Suárez Paz, par son fils, Leonardo, au même instrument, à 18h, en Sala Argentina.

Pour plus d'informations, il faut se reporter à la présentation de la manifestation sur le site Internet du CCK.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12, qui contient une grosse erreur. Piazzolla est mort le 4 juillet 1992 et non pas le 4 mars (il était né le 11 mars 1921, à Mar del Plata).

lundi 5 décembre 2016

Une semaine entière sous le signe du tango au CCK [à l'affiche]


Le Centro Cultural Kirchner (CCK), qui dépend du ministère des médias et contenus publics au niveau national, propose tout au long de la semaine, de demain mardi jusqu'à dimanche 11 décembre 2016, un large programme de concerts instrumentaux, de récitals de chanteurs et chanteuses (Amelita Baltar, María Graña et Raúl Lavié, excusez du peu), cours de danse et grande milonga de clôture le 11 à partir de 18h.

Comme toujours, il faut retenir ses places à l'avance, dans des conditions qui ne sont guère commodes pour les gens soumis à des horaires de bureau, ce qui est la majorité de la population à Buenos Aires.

Dimanche marquera la date traditionnelle du Día nacional del Tango et, malgré l'organisation déplorable des réservations, c'est une bonne chose qu'un centre culturel national de cette taille et de ce prestige s'associe amplement aux célébrations. Ce n'était pas vraiment le cas sous les gouvernements de Néstor et Cristina Kirchner.

Pour connaître l'intégralité du programme, consulter le site Internet du CCK.

Ce matin, Página/12 commente l'événement dans un article court où la rédaction a réussi à glisser des critiques de la politique économique du gouvernement. Ce n'est pas que ce soit faux (les milongas ont été fortement impactées par l'augmentation soudaine de l'énergie) (1) mais ça ne leur arracherait pas ni plume ni la rotative de reconnaître que l'initiative du CCK va plutôt dans le bon sens !


Il est probable que je ne pourrai pas publier les mardi et mercredi 6 et 7 décembre. Pendant ces deux jours, je suis en réunion à la Société des Gens de Lettres.
Donc pas de mise à jour de Barrio de Tango,
sauf événement majeur lié à l'actualité argentine ou uruguayenne.



(1) En fait, l'énergie (électricité et gaz) était fortement subventionnée, tout comme l'eau. On pouvait arriver à une facture de 50 ou 60 $ ARG (moins de 5 €) pour deux mois pour un particulier. Et il n'y a pas de différence de tarification entre particuliers et entreprises. Ce qui explique l'emploi disproportionné de l'électricité ou du gaz (il faut voir les Argentins mettre et remettre la bouilloire sur le feu pour se servir l'eau chaude du mate au lieu d'employer une bouteille thermos comme font les Uruguayens ou comme nous-mêmes le ferions en Europe pour le même usage) et le gâchis de l'eau. A Buenos Aires en particulier, il y a des fuites d'eau partout et tout le temps, des robinets qui gouttent dans la cuisine comme dans la salle de bain, des chasses d'eau qui ne se remplissent jamais, etc.

samedi 18 juin 2016

Festival de Tango de ECuHNi [à l'affiche]


Ce sera ce soir la sixième édition de ce festival de tango, Abrazo (1), qui revient dans un centre culturel, Espace Culturel Nos Enfants (Nuestros Hijos), qui a perdu de sa capacité d'action du fait de la brusque disparition, à la rentrée de mars, des très généreuses subventions publiques dont il bénéficiait sous le précédent gouvernement (2). Du coup, cette année, ce festival qui tous les ans s'étendait sur un long week-end, se voit réduit cette année à une seule demie-journée et une longue soirée, aujourd'hui, ce samedi 18 juin 2016, qui fait partie du très long week-end qui relie désormais deux jours fériés nationaux, le 17 juin, en mémoire de Martín Miguel de Güemes, et le 20 juin, en mémoire de Manuel Belgrano.

Comme les années précédentes, la SADAIC, association des auteurs-compositeurs, et l'AADI, association des interprètes, apportent leur concours financier à la manifestation qui permettra au public, contre une entrée libre à participation volontaire (3), de vivre toutes les dimensions du genre, grâce au programme concocté par Lucrecia Merico, co-directrice de ECuNHi, depuis que Teresa Parodi s'est lancée dans une carrière politique d'élue (l'auteur-compositeur interprète est maintenant députée au Parlasur, le parlement de l'UNASUR, après avoir été ministre de la culture de juin 2015 au 9 décembre dernier).

Lucrecia a fait appel à une brochette d'excellents tangueros : les chanteurs Cucuza Castiello et Osvaldo Peredo, le quintette de Javier González (guitariste et compositeur) et Patricia Barone (chanteuse), les formations du violoniste Pablo Agri et du pianiste Nicolás Ledesma et ni plus ni moins que le Sexteto Mayor pour conclure la soirée.

Il y aura une milonga avec des musiciens et un DJ, des cours de danse et des exhibitions des professeurs, une peña pour chanteurs amateurs, qui seront accompagnés par le guitariste Nacho Iruzubieta (qu'ils chantent juste ou faux, peu importe, a précisé Lucrecia Merico, l'essentiel est que tout le monde participe, s'amuse et s'empare de cette opportunité pour vivre le tango dans sa chair et son sang). Une restauration de spécialités nationales est prévue, sous forme de buffet...

Dans un article paru ce matin dans Página/12, qui soutient à fond l'institution avec des accents révolutionnaires, Lucrecia Merico annonce le retour en août dans ces mêmes murs de la Milonga de la Liberación, lancée l'année dernière et qui, un samedi par mois, remplissait le lieu de danseurs locaux qui appréciaient cette occasion gratuite de pratiquer leur activité préférée...

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 (remonté comme une pendule)



(1) Abrazo veut dire "étreinte" mais c'est aussi le geste le plus quotidien pour se saluer : tout le monde serre tout le monde dans ses bras.
(2) A côté de quoi il faut aussi rappeler les insultes inouïes dont la très peu commode présidente de l'association Madres de Plaza de Mayo a abreuvé le Président Macri et son gouvernement dès le mois de décembre dernier. Or le centre ECuNHi est la vitrine culturelle de cette association. Si Macri est, comme elle le dit à qui veut l'entendre, son ennemi, alors qu'il est démocratiquement élu, personne ne peut se plaindre que ECuNHi ne reçoive plus le moindre sou. Quand on ne joue pas le jeu démocratique et institutionnel et qu'on insulte l'élu du peuple qui ne vous plaît pas, l'absence de subvention est d'autant moins une aberration que les associations militantes devraient être financées en majeure partie par les militants et non par l'argent public. Qui plus est, cet argent était celui de l'Etat national et il était investi dans un organisme qui ne joue qu'un rôle d'animation culturelle locale, dont seuls profitaient les Portègnes et les habitants de la banlieue de la capitale fédérale. Même si cette décision est difficile à encaisser pour les artistes qui bénéficiaient de ce lieu pour s'exprimer, force est de reconnaître que la décision n'est pas dénuée de fondement démocratique.
(3) Les années précédentes, l'entrée était tout simplement libre et gratuite.

mercredi 23 mars 2016

Néstor Marconi fête ses cinquante ans de carrière au Café Vinilo [à l'affiche]


Le bandonéoniste et compositeur Néstor Marconi fêtera ce soir, mercredi 23 mars 2016, à 21h, et mercredi prochain, ses cinquante ans de carrière et de scène, au Café Vinilo, à Palermo...

Ce sera à la tête de son quintette, avec Pablo Agri au violon, Leonardo Marconi au piano, Esteban Falabella, à la guitare et Juan Pablo Navarro à la contrebasse.

Pour aller plus loin :
lire l'interview que le Maestro a accordée à l'agence Télam et où il se plaint du peu d'espace laissé au tango à Buenos Aires, en dehors des établissements destinés aux touristes (un vrai désastre dans la capitale argentine)

mercredi 2 mars 2016

Pablo Agri et Juan Esteban Cuacci à la maison de l'Argentine [ici]


Le violoniste argentin Pablo Agri et son compatriote, le pianiste Juan Esteban Cuacci, proposent, à la Maison de l'Argentine, à la Cité Universitaire de Paris (CIUP), un stage d'interprétation du tango, qui s'adresse à des étudiants en musique et des musiciens professionnels jouant du piano, des cordes (violon, alto, violoncelle et contrebasse), de la guitare, des instruments à vent et du bandonéon ou de l'accordéon (plus fréquent par chez nous).

Ce stage, composé de plusieurs séances, se tiendra du 14 au 17 mars 2016 au prix de 40 € par musicien et par séance (le stage accepte aussi des auditeurs libres, qui payeront 15 €).

Le stage se conclura par un concert des participants, auxquels se joindra l'orchestre de la Maison, le 17 mars.

Se renseigner auprès de la Maison de l'Argentine à la Cité Internationale Universitaire de Paris.

samedi 17 octobre 2015

Le Pablo Agri Cuarteto à la Usina del Arte ce soir [à l'affiche]

Pablo Agri est celui qu'on ne voit pas parce qu'il rit à gorge déployée !

Concert gratuit ce soir, samedi 17 octobre 2015, à 19h, à la Usina del Arte, avec Pablo Agri au violon, Emiliano Greco au piano, Lautaro Greco au bandonéon et Juan Pablo Navarro à la contrebasse, pour une soirée de tango instrumental de grande qualité.

Pablo Agri est l'un des grands violonistes de tango, digne successeur de son père !

jeudi 18 septembre 2014

Dimanche 21 septembre à la Maison de l'Argentine [ici]

Dimanche 21 septembre 2014, à 18h, concert du violoniste Pablo Agri et du pianiste Juan Esteban Cuacci à la Maison de l'Argentine, à la Cité Internationale Universitaire de Paris, 27 bld Jourdan, face à la station de RER Cité Universitaire.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Allez-y si vous en avez l'occasion : ce sont d'excellents musiciens et très authentiques.

Le concert, intitulé Sans filet, est l'une des deux participations du pavillon argentin aux Journées européennes du Patrimoine, les 20 et 21 septembre 2014.


mardi 3 juin 2014

Juan Estaban Cuacci et Pablo Agri jeudi à Clásica y Moderna [à l'affiche]


Le pianiste Juan Esteban Cuacci et le violoniste Pablo Agri se produiront ensemble jeudi 5 mai 2014 à Clásica y Moderna, Callao 892, à 21h.

Les deux musiciens viennent de sortir un premier album commun intitulé La historia del Tango al 2014 qui se présente comme un voyage musical depuis l'origine jusqu'à un possible lendemain.

A tester !

Pour en savoir plus :
connectez-vous sur le profil Facebook de Juan Esteban Cuacci et sur celui de Pablo Agri
visitez le site Internet du bar notable Clásica y Moderna.

lundi 16 décembre 2013

Le dernier Plenario 2013 : un hommage à Antonio Agri [à l'affiche]


Ce soir, lundi 16 décembre 2013, à 19h30, se tiendra à la Academia Nacional del Tango la dernière séance académique ouverte au public comme tous les troisièmes lundis du mois, avant la reprise du cycle en avril 2014.

Ce sera aussi le dixième anniversaire de l'ouverture du Museo Mundial del Tango, qui occupe toute une aile du premier étage du Palacio Carlos Gardel, siège de l'ANT, Avenida de Mayo 835, un musée naturellement inscrit au programme du voyage culturel et solidaire que je vous propose avec Human Trip du 24 avril au 8 mai prochain (inscriptions : www.humantrip.fr).

Le tango rituel de cette soirée sera Sin vuelta de hoja, de Alberto Garralda, par Alfredo Gobbi et son Orquesta Típica, enregisté en 1956.

Le Plenario sera lui-même un hommage au violoniste Antonio Agri (1932-1998), en présence de la Orquesta de Cámara de Almirante Brown (1), que dirige Pablo Agri, fils du précédent et excellent violoniste comme son père. Entre autres, Antonio a été, à l'égal de Fernando Suárez Paz, l'un des grands archets de Astor Piazzolla.

Antonio Agri : Nostalgías, en solo de violon...

En plus du concert, on visionnera des documents vidéos et on écoutera quelques enregistrements inédits en rappelant la figure du grand musicien. La soirée sera animée par Gabriel Soria, le premier Vice-Président de l'Académie.

Des brevets d'honneur seront également remis à Pablo Agri, comme membre de la génération intermédiaire, à Alberto Garralda, comme membre d'honneur et à Dante Camaño comme Académicien honoris causa, trois des nombreuses catégories d'appartenance à cette institution multi-facettes.

Entrée libre et gratuite comme d'ordinaire.


(1) Almirante Brown est une ville de la banlieue de Buenos Aires.

vendredi 26 juillet 2013

Hugo Rivas présente son sixième disque au Torquato Tasso [Disques & Livres]

Ce soir, vendredi 26 et samedi 27 juillet 2013, à 21h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, face au Parque Lezama de San Telmo, le guitariste et compositeur Hugo Rivas présentera son nouveau disque, dans lequel il s'est adjoint des partenaires de luxe, le violoniste Pablo Agri, le guitariste Luis Salinas et les bandonéonistes Leopoldo Federico, Julio Pane, Raúl Garello et Ernesto Baffa. La crème de la crème.

Página/12 pour l'occasion lui consacre une interview dans ses pages culturelles de ce jour.

Mélange de répertoire et de composition personnelle sur ce sixième album d'un musicien assez prolifique.

Pour aller plus loin :

jeudi 20 décembre 2012

Juan José Mosalini et Pablo Agri ce soir au Festival del Tasso [à l'affiche]


Dans le cadre du Festival de Tango del Tasso, ce soir, jeudi 20 décembre 2012, à 21h30, le bandonéoniste argentin installé en France, Juan José Mosalini, et le violoniste Pablo Agri, resté en Argentine, se retrouveront sur scène, pour la première fois depuis huit ans. Ils formeront un quintette avec Cristián Zárate au piano, Daniel Falasca à la contrebasse et Ricardo Lew à la guitare.

Agri et Mosalini se sont rencontrés, professionnellement, en 1998, lorsque peu de temps après la mort de Antonio Agri, violoniste de Piazzolla, Mosalini avait besoin de le remplacer pour une tournée au Japon. Il s'agissait alors de rendre hommage à Astor Piazzolla, comme on va le faire ce soir à Ushuaia (voir mon autre article de ce jour) et comme ce sera partiellement le cas aussi au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo.

Pour l'occasion, Página/12 se fend d'une longue interview croisée des deux musiciens et elle n'est pas de complaisance...

Hay una filiación violinística muy fuerte entre ambos. Me permito decir que, si bien Antonio fue Antonio y Pablo es Pablo, el padre le dio al hijo no sólo la mamadera de mamar leche, sino la mamadera de mamar música... El la tomó, y la transformó en un lenguaje propio. Lo que más me impacta de Pablo es que toca con el cuerpo, su expresión corporal es increíble: amaga con el cuerpo lo que está anunciando musicalmente. Es muy fuerte eso.
Juan José Mosalini, in Página/12

Il y a une filiation violoneuse très forte entre les deux [Antonio et Pablo]. Si je peux m'exprimer ainsi, si Antonio est bien Antonio et Pablo est bien Pablo, le père n'a pas donné à son fils que le biberon de lait mais aussi le biberon de la musique... Et lui, il l'a bue et il l'a transformée en un langage à lui. Ce qui me frappe le plus chez Pablo, c'est qu'il joue avec son corps, son expression corporelle est incroyable. Il prophétise avec son corps ce qu'il annonce musicalement. C'est très fort, ça.
(Traduction Denise Anne Clavilier)
[...]

–Dada su experiencia docente, ¿resulta complicado formar tangueros que no sean argentinos?
J. J. M.: –Es una pregunta delicada. La verdad es que soy de los que pueden, a la distancia, relativizar. Digo, el documento no garantiza nada, porque el tango se escucha, se vive, se respira y se puede aprender acá, pero hay muchos argentinos que no lo conocen. Siempre hago un paralelismo con el jazz y confirmo que el tango se universalizó. Ojo, viene de acá, pero las fronteras se abren, como pasó con el jazz. Stephane Grappelli, el máximo exponente del violín en ese género, no era estadounidense. Ahora, es cierto que aquí hay una generación de poetas, instrumentistas y compositores que está en ebullición y que tiene mucha información al alcance. Y, claro, hay un perfume local que es único.
Pablo Agri: –Coincido. La mejor manera de aprender a tocar es con músicos que lo hagan bien, y eso no tiene fronteras. Igual, cuando doy clases noto que hay algo que es más fácil acá. Es como hablar un mismo idioma. Nosotros somos totalmente nosotros cuando tocamos tango.
Juan José Mosalini et Pablo Agri, in Página/12

Etant donné votre expérience pédagogique, est-ce qu'il s'avère compliqué de former des tangueros qui ne soient pas argentins ? (1)
JJM : C'est une question délicate (2). A dire vrai, je suis de ceux qui, avec la distance, peuvent relativiser. Moi, je le dis, les papiers ne sont pas une garantie, parce que le tango s'écoute, se vit, se respire et peut s'apprendre ici mais il y a beaucoup d'Argentins qui n'y connaissent rien. Je fais toujours un parallèle avec le jazz et je confirme que le tango s'est universalisé. Attention, hein ?, il vient d'ici, mais les frontières s'ouvrent, comme ça s'est passé avec le jazz. Stéphane Grapelli, le plus grand exécutant du genre au violon, n'était pas Américain [des Etats-Unis]. Maintenant, c'est sûr qu'ici il y a une génération de poètes (3), d'instrumentistes et de compositeurs qui est en ébullition et qui a beaucoup d'information à sa portée. Et bien sûr, il y a un parfum local qui est unique...
PA : Je suis d'accord. La meilleure manière d'apprendre à jouer, c'est de le faire avec des musiciens qui jouent bien et cela n'a pas de frontière. N'empêche (4), quand je donne un cours, je remarque qu'il y a quelque chose qui est plus facile ici. C'est comme de parler la même langue. Nous, nous sommes totalement nous-mêmes lorsque nous jouons du tango.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–¿Y usted por qué no se fue, Agri?
P. A.: –El año que me integré al Quinteto me quedé estudiando y podría haberme quedado uno más, pero no lo soporté... No niego que fantaseé con irme a Europa, pero mis mejores amigos son mis hermanos y ése es un vínculo que no se puede sustituir.
J. J. M.: –Además, están las diferencias generacionales. Nosotros la pasamos muy mal y eso nos obligó a irnos... No había muchas opciones.
Juan José Mosalini et Pablo Agri, in Página/12

Et vous-même, pourquoi ne vous en êtes-vous pas allé, Agri ? (5)
PA : L'année où je suis entré dans le Quintette, j'ai continué à faire des études et j'aurais pu faire comme tous les autres (6) mais je ne l'ai pas supporté... Je ne nie pas avoir songé à partir en Europe mais mes meilleurs amis, ce sont mes frères et ça, c'est un lien qui ne peut pas se remplacer.
JJM : Qui plus est, il y a des différences de génération. Pour nous, ça se passait très mal et ça, ça nous a obligés à partir... Il n'y avait pas beaucoup d'options. (7)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :


(1) C'est une grande préoccupation des Argentins, ça, de savoir si le genre peut être ou non adopté et défendu correctement par des gens qui ne vivent pas dans la culture argentine, tant il est vrai qu'il y a beaucoup de musiciens qui prétendent jouer du tango (en général uniquement du Piazzolla) en dehors des frontières et qui sont peu convaincants à leurs oreilles. Mais dans le même temps, les écoles de musique argentines reçoivent tous les ans des élèves de formation musicale déjà solide, venant des quatre coins du monde, qui jouent avec authenticité, et ceci en plus des Japonais, qui ont l'art d'imiter à la perfection les artistes argentins.
(2) L'embarras de Mosalini est d'autant plus grand qu'il vit à Paris, où l'enseignement est une grande part de son activité. Il peut difficilement répondre qu'une telle entreprise est vaine et c'est pourtant ce qu'il avoue à demi-mots... La question du journaliste, Cristián Vitale, est dure et cette absence de complaisance est sans doute volontaire, étant donné la ligne idéologique du quotidien, très engagé dans le développement autonome du pays. Une telle question, passablement brutale, témoigne ici de la relation très ambiguë qu'entretiennent les Argentins restés au pays avec les expatriés, qui ne sont pas restés pour se relever les manches et contribuer à construire le pays, et se contentent d'y revenir, en vacances ou en tournée, sans supporter les difficultés quotidiennes d'un pays dont ils se revendiquent néanmoins à l'étranger (et cette méfiance est réciproque : il faut entendre comment les Argentins qui vivent à l'étranger parlent de leur pays et de ses habitants !). Et, avec l'air de ne pas y toucher, Pablo Agri va en rajouter une bonne couche par derrière... Je tends à penser qu'ils ont raison. Non pas qu'il soit impossible, dans l'absolu et par principe, d'apprendre le tango à l'étranger mais parce que l'enseignement qui est donné en Europe ou aux Etats-Unis, en musique comme en danse, est terriblement décontextualisé lorsqu'il s'agit du tango, alors que le jazz relève d'une situation très différente : en effet, nous vivons, ici, dans l'hémisphère nord, en étroit contact avec au moins une partie de la culture des Etats-Unis, la plus exportable, ou plutôt la plus exportée, et que les grands artistes des Etats-Unis sont largement connus et reconnus et leurs disques amplement distribués dans le monde entier et ce dans les magasins les plus facilement repérables par le public le plus étendu. Les artistes argentins, en revanche, ne sont accessibles qu'à un public d'initiés, grâce à un petit nombre de disquaires passionnés et audacieux et à une capacité personnelle des amateurs de tango ou d'autres musiques argentines d'aller chercher la bonne info au bon endroit, ce qui n'est pas le lot de tout le monde...
(3) Je vous renvoie à mon article d'avant-hier sur le CD-documentaire Un disparo en la noche et la révolte de Julián Peralta devant les rumeurs qui voudraient qu'il n'y ait plus de poète de tango par les temps qui courent...
(4) C'est bien pour cette raison que j'ai émis des réserves sur la démarche de Daniel Yvinec quand il a voulu s'approprier l'œuvre de Piazzolla à la mode jazzy avec le nouveau disque-concert de l'Orchestre National de Jazz (de France). Voir à ce propos mon article du 19 octobre 2012.
(5) Et là, je n'ai vraiment plus aucun doute sur le caractère quelque peu agressif de l'attitude du journaliste ! C'est d'un vache...
(6) Il s'agit de l'année 1998. Or dans les années 90, sous le mandat de Carlos Menem, l'Argentine vivait une fièvre capitaliste passablement folle. L'argent coulait à flot, le peso était artificiellement maintenu à parité avec le dollar américain et le gouvernement soutenait à fond l'expansion du tango et les tournées internationales des musiciens dans l'illusion incroyable d'égaler un jour la domination culturelle des Etats-Unis. La tentation dont parle Pablo Agri ici a donc dû être très forte...
(7) Auto-justification passe-partout chez de nombreux Argentins qui ont choisi de quitter le pays, notamment pour la France, mais qui retournent maintenant en Argentine pour en tirer quelques marrons du feu. Mais c'est faux. Il y en a beaucoup d'Argentins de cette génération qui ne sont pas partis, même au plus terrible des années de plomb, et beaucoup de ceux qui sont partis sont retournés maintenant vivre là-bas. Au point qu'un homme de théâtre comme Alfredo Arias, qui ne joue pas l'argentinité dans son œuvre artistique, s'est expliqué publiquement (et avec beaucoup d'honnêteté me semble-t-il) sur les raisons pour lesquelles il reste en France, comme je l'ai montré dans l'interview qu'il a donnée il y a quelques années à ce même quotidien Página/12 (voir mon article du 27 octobre 2009). Car il s'agit ici d'un thème crucial de l'identité argentine et du patriotisme dans ce pays aujourd'hui : partir ou rester, et si je pars, mes motifs sont-ils légitimes ? Un peu comme ce qui, en France, tourne autour de l'exil fiscal, qui fait couler tant d'encre surtout depuis qu'avec une indécence consommée, un célèbre acteur, qui s'est enrichi au-delà du raisonnable grâce à une production cinématographique nationale d'autant plus dynamique qu'elle est largement soutenue par l'argent public, a déclenché un scandale inouï en choisissant de jeter aux orties son passeport français (ce qui n'est ni sérieux ni réaliste) pour aller s'installer à trois kilomètres de la frontière, dans un charmant village dont, paraît-il, il souhaite respirer l'air frais...
Ce thème de l'exil volontaire ou de son refus patriotique dans l'Argentine actuelle occupe une bonne partie d'un de mes livres, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, publié chez Tarabuste Editions en janvier 2011. On y trouve en effet plusieurs textes qui tournent autour de la question, comme :
- Ezeiza, de Alorsa,
- Soneto con bronca, de Luis Alposta,
- Ni me entrego ni me voy, Quiero elgir mi vida et Sigo aquí de Héctor Negro,
et Pompeya para Diego era París de Alejandro Szwarcman...
Ce fut aussi un thème central pour le général José de San Martín tout au long du dernier quart de siècle de sa vie : après avoir libéré le sud du continent et y avoir sacrifié sa vie conjugale et un bonne partie de son bonheur personnel et familial, don José a décidé de s'éloigner du pays (qu'il pensait d'ailleurs rejoindre très vite) et il a fini par s'installer en Europe. Mais ce n'était pas pour son confort, loin de là. C'était pour ne pas avoir à se battre ("dégainer mon sabre", selon sa propre expression) contre ses propres compatriotes dans une guerre civile qu'il vomissait de toutes ses entrailles. Voir la biographie San Martín, à rebours des conquistadors, qui sera disponible lundi aux Editions du Jasmin. Une période dont je compte vous parler demain ou samedi, dans le cadre de la présentation que je vous fais depuis le 23 octobre de ce tout prochain livre.

jeudi 17 novembre 2011

Osvaldo Berlingieri à l'honneur lundi prochain à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Lundi 21 novembre 2011, à 19h30, la Academia Nacional del Tango recevra lors de son Plenario le Maestro Osvaldo Berlingieri dans le cadre de sa série Las Estrellas del Tango cuentan y tocan sus éxitos (Les étoiles du tango racontent et jouent leurs succès).

Le tango rituel de cette nouvelle soirée sera A mis viejos (à mes parents), de Osvaldo Berlingieri par Osvaldo Berlingieri et son orchestre (enregistrement récent, puisqu'il date de 2003).

Dans la première partie, celle de la conférence ou de la conversation à bâtons rompus, notre grand pianiste sera accompagné sur l'estrade académique par quelques amis, Pablo Agri (violon), Lautaro Greco (bandonéon) et Daniel Falasca (contrebasse).

Dans la seconde partie, celle de l'espace artistique, il est prévu l'audition de différents enregistrements de sa carrière et un montage de vidéos de ses concerts tant en Argentine qu'à travers le monde.

Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

mercredi 16 novembre 2011

Pablo Mainetti présente son nouveau disque ce soir au 25 de Mayo [à l'affiche]

Le compositeur et bandonéoniste Pablo Mainetti, qui a joué dans l'orchestre de Piazzolla et a accompagné ni plus ni moins que Roberto Goyeneche, mais aussi Susana Rinaldi, Amelita Baltar, María Graña, Raúl Lavié mais aussi la chanteuse allemande Ute Lemper, présente ce soir, mercredi 16 novembre 2011, à 20h30, au Teatro 25 de Mayo, Triumvirato 4444, son cinquième disque, intitulé Partes de la suma (parties de la somme), qui rassemble des oeuvres de musique de chambre qu'on lui a commandées pour différents motifs pendant les quatre dernières années. Les commanditaires furent l'Institut Ibéro-américain, le Festival de Tango (de Buenos Aires), le CETC et un écrivain, Edgardo Corazinsky qui voulait faire un opéra, Raptos (enlevés), dont un extrait a été développé en pièce autonome et enregistré dans ce nouvel album.

Pour l'occasion, Mainetti sera rejoint sur la scène du 25 de Mayo par, entre autres, des musiciens symphoniques, Claudio Barile (fûte), Fernando Chiappero (hautbois), Mariano Rey (clarinette) et le violoniste tanguero Pablo Agri, déjà connu de mes lecteurs. Edgardo Corazinsky sera lui aussi présent pour réciter en direct sa version de l'horrible affaire de la Zwi Migdal, l'un des rares procès de prostitution qui put éclater dans l'Argentine des années 1930 contre des proxénètes qui se livraient à une traite des blanches en abusant des jeunes juives polonaises qu'ils amenaient à Buenos Aires sous prétexte de mariage, dans une fausse synagogue. Un scandale qu'avait déclenché l'une de ces victimes en osant dénoncer son protecteur.

Ce matin, le quotidien Página/12 publiait un article-interview sous la plume de Diego Fischerman où Mainetti parle de son rapport au tango et de sa découverte de sa spécificité pendant ses études au Conservatoire de Barcelone...

Pour aller plus loin :

jeudi 18 août 2011

Au Festival de Tango aujourd'hui, jeudi 18 août 2011 [à l'affiche]


Dans l'après-midi de ce jeudi d'août 2011, deux concerts se tiendront au Centre des Expositions où le Gouvernement Portègne a cru bon, cette année, d'exiler la manifestation, dans un coin de Palermo éloigné des commerces et de la vie quotidienne de la ville : ce seront les spectacles de Juan Pablo Navarro à 17h et du groupe Vale Tango à 18h.

A 19h, c'est le pianiste Nicolás Guerschberg qui présentera Movimientos Porteños à la tête de son sextuor.

A 19h, le chanteur Jairo se produira avec la Camerata Argentina, placée sous la direction du violoniste Pablo Agri (honorablement connu des lecteurs de ce blog francophone) et à 21h, la Orquesta Típica Sans Souci rendra hommage au chef d'orchestre et compositeur Osmar Maderna pour les 60 ans de sa disparition, dans un accident d'avion (mais lui était aux commandes de l'aéronef en question, au contraire de Gardel, qui 15 ans plus tôt, était simple passager).

Je ne suis pas du tout sûre de vous donner régulièrement ce type d'information sur le déroulement du festival pendant toute sa durée. Il est fort probable en effet que mon agenda ne me le permette pas. Mais au moins ce qui est dit est dit...

Pour aller plus loin, je vous invite à lire aussi l'article, assez dur, de Karina Micheletto quant au contenu très chiche (malgré l'épaisseur du programme imprimé) de cette nouvelle édition du festival, au budget raboté par l'actuel Gouvernement Portègne, dont le Chef vient d'être réélu pour un deuxième mandat (voir mon article du 1er août 2011 au sujet de cette réélection incroyable). L'article de Karina Micheletto est paru ce matin dans Página/12.

mercredi 8 juin 2011

Pablo Agri et Quasimodo Trío au Centro Cultural Torquato Tasso demain soir [à l'affiche]

Ce jeudi 9 juin 2011 et tous les jeudis de ce mois, à 22h, le violoniste Pablo Agri, un des meilleurs de sa génération à Buenos Aires, se produit à la tête du quatuor qui porte son nom au Centro Cultural Torquato Tasso, une salle dont les lecteurs de Barrio de Tango connaissent désormais par coeur l'adresse portègne : Defensa 1575. Il partagera la scène avec le Quasimodo Trío, formé par Daniel Ruggiero au bandonéon, Exequiel Mantega au piano et Nicolás Rainone à la contrebasse.

Le Torquato Tasso n'indique pas le prix de l'entrée pour demain.

Affiche diffusée par les artistes

En revanche, vendredi 10 juin, à 22h, c'est le grand guitariste de jazz argentin Luis Salinas qui donnera un concert, lui tout seul, et là, l'entrée est à 100 $. Un prix normal à Buenos Aires pour un artiste de ce talent et de cette notoriété...

Pour en savoir plus :
attention sur tous ces sites : la musique se déclenche dès que vous arrivez sur la page d'accueil, avec parfois une force qui pourrait alerter ou déranger vos collègues de travail de l'autre côté de la cloison.
Consultez le programme du Torquato Tasso sur son site Internet
Connectez-vous à la page Myspace de Quasimodo Trío
Connectez-vous à la page Myspace de Luis Salinas

samedi 14 mai 2011

Le championnat de tango de Buenos Aires, c'est maintenant ! [à l'affiche]

Affiche officielle publiée par le Ministère de la Culture et du Tourisme portègne dans le magazine El Tangauta (voir leur site dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant ! dans la partie basse de la Colonne de droite).

Le championnat de tango de Buenos Aires se déploie en ce moment dans un bon nombre de milongas à travers toute la ville. Les exhibitions de professionnels, notamment de professeurs, sont à l'honneur aussi. Ainsi aujourd'hui, 14 mai 2011, à 16h heure locale, en plein air, sur Plaza San Martín, ornée d'un monument temporaire au Livre (1), se tiendra une grande milonga gratuite, avec démonstration du danseur, professeur et chorégraphe Carlos Copello, cours ouvert à tous et concert avec le chanteur Raúl Lavie, le violoniste Pablo Agri, le pianiste José Colangelo et la orquesta típica El Porvenir (entendez : l'avenir).

Les championnats locaux permettent aux collectivités locales argentines, villes, provinces, parfois départements, de choisir deux couples qui défendront leurs couleurs à leurs frais dans les deux catégories vraiment ouvertes aux amateurs (tango salón adultes et tango salón seniors, à partir de 45 ans) au Mundial de Tango, qui a lieu à la fin du mois d'août tous les ans à Buenos Aires même.

Le Mundial est ouvert à tous les candidats, qui s'inscrivent de leur propre initiative et sans intermédiaire, sur place, sans aucune qualification préalable, ce qui donne aux premières épreuves un tour provincial et amateur (au mauvais sens de ces deux adjectifs) que je trouve personnellement très ennuyeux (2). Les compétitions locales n'ont donc pas pour objectif de sélectionner mais seulement de subventionner, sur deniers publics, quelques uns des couples concurrents au Mundial. Malgré ce nom qui rappelle bien entendu le monde du footbal, le Mundial de tango ne correspond heureusement pas à un mode de fonctionnement sportif. Il existe bien une fédération de football ou de rugby mais aucune fédération de tango. Inutile donc de chercher sur Internet cette inexistante autorité tutélaire.

Vous pouvez vous tenir informé des progrès du Mundial comme du championnat local sur le Portail de la Ville de Buenos Aires, dont vous trouverez le lien dans la partie basse de la Colonne de droite, celle qui rassemble tous les liens vers les sites externes.

(1) Buenos Aires est capitale mondiale du livre en 2011.
(2) Avis très personnel qu'il faut impérativement relativiser. En général, je déteste la compétition, quelqu'en soit la discipline, sans doute parce que c'est le seul souvenir déplaisant que je garde de mes années d'études en classes préparatoires.

mercredi 3 novembre 2010

Viviana Scarlassa présente son nouveau disque solo [Disques & Livres]

La chanteuse et comédienne Viviana Scarlassa devait présenter son nouveau disque le 27 octobre. Comme vous le savez, au matin de ce jour-là, un drame s’est joué à Calafate, dans la Province de Santa Cruz : l’ancien Président Néstor Kichner est décédé brutalement d’une crise cardiaque.

La présentation de En carne propia (dans mon propre corps / dans ma propre chair) a donc été reprogrammée à ce soir, mercredi 3 novembre 2010, à 21h, au Centro Cultural Torcuato Tasso, rue Defensa n° 1575, dans le quartier de San Telmo.

Entrée : 30 $. (comptez une consommation en plus. Le Torcuato propose en effet une petite restauration et un service de bar, à des prix raisonnables, et en plus, c’est bon).

Viviana Scarlassa sera entourée d’excellents musiciens : Christian Zárate au piano, Pablo Mainetti au bandonéon, Pablo Agri au violon et Néstor Basurto et César Angeleri à la guitare.

Le spectacle sera repris vendredi 5 novembre à 22h, au restaurant La Paila, rue Costa Rica n° 4848, dans le quartier de Palermo. Entrée 20 $ (plus le dîner, là aussi avec des spécialités du nord de l’Argentine, à des prix raisonnables et le patron est un type très aimable. Son personnel aussi).

L’album présente un mélange équilibré de classiques et de tangos récents, d’auteurs vivants. Jugez-en plutôt :

Arrabal Amargo (Carlos Gardel et Alfredo Le Pera), Cualquiera de estas noches (Virgilio Expósito et Eladia Blázquez), En carne propia (Carlos Bahr et Manuel Bucker), Doña Soledad (Alfredo Zitarrosa), Madrigal de ausencias (Néstor Basurto et Alejandro Szwarcman), Destellos (Francisco Canaro et Juan Andrés Caruso), Sentida canción (Henrry Martínez - mais ce n’est pas un tango, c’est une chanson sud-américaine), Torrente (Homero Manzi et Hugo Gutiérrez), Tú (José Dames et José María Contursi), Bajo un cielo de estrellas (Enrique Francini et Héctor Stamponi pour la musique et José María Contursi pour le texte), Niebla del Riachuelo (Juan Carlos Cobián et Enrique Cadícamo), Garras (Aníbal Troilo et José María Contursi) et enfin, Chuzas (Enrique Uzal et René Ruíz)

Pour en savoir plus sur les artistes cités, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite.