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jeudi 16 décembre 2021

FETEM, un festival de tango en banlieue sud [à l’affiche]

L'ensemble du programme pour les trois jours
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C’est un petit festival sans prétention mais avec un fort engagement social et politique qui commence ce soir, jeudi 16 décembre 2021, à 21 h, à Lanús, dans la banlieue sud de Buenos Aires : le Festival de Tango en Movimiento, ou FETEM.

Dans une salle unique, El Cultural, située rue 9 de Julio, au numéro 1558, la manifestation propose jusqu’à samedi soir inclus, un panorama du tango contemporain, underground et militant avec des formations déjà bien installées, comme Quinteto Negro La Boca, Astillero ou Quiero 24, et d’autres nettement moins connues.

Quelques rares artistes solistes confirmés sont aussi attendus. C’est le cas de Juan Seren.

Le programme de ce soir
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Il s’agit de la deuxième édition de ce festival, dont la première se tint en 2019, juste avant la pandémie, à Temperley, autre cité de banlieue.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

mercredi 3 juin 2020

Julián Peralta a sorti un nouveau disque avec Astillero Tango [Disques & Livres]

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Pianiste et compositeur, Julián Peralta dirige le groupe de musique Astillero Tango qu’a rejoint, il y a quelques années celui qui fut longtemps LA voix de la Orquesta Típica Fernández Fierro, Walter « el Chino » Laborde (1).

Le 10 mai dernier, Peralta a sorti, via les plateformes en ligne, un nouvel album de 18 minutes et six morceaux au style inimitable. Il s’est associé comme presque toujours au poète Juan Seren pour les textes.

Une 4e de couv qui est déjà passée dans le "monde d'après"
tout digital, faute de voir ouverts les disquaires
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Le disque, Arcadia, dont la couverture représente un plan de Buenos Aires intra-muros, s’inscrit dans la droite ligne de l’héritage musical de Osvaldo Pugliese à quoi Peralta ajoute la rage et la violence de Piazzolla tout en produisant une musique originale, tout à fait singulière, un tango noir, sombre, désespéré, plein de la colère populaire dont se nourrissent les révolutions ou qui gronde aujourd’hui sous les fenêtres de ce boute-feu qu’est le président des Etats-Unis. Un très bel album, très émouvant, que vous pouvez écouter sur YouTube, sur le site Internet du compositeur et sur sa page Facebook. Une musique qui prend aux tripes, avec son piano protestataire et la voix profonde de Laborde, qui a donné un surcroît de profondeur à Astillero.


Página/12 propose aujourd’hui une critique du disque sous le titre « Retourner dans le sud (2) et aux sources du tango ».



(1) El Chino, cela ne veut pas dire le Chinois ici mais le « gars du coin ».
(2) Le sud, à Buenos Aires, ce sont les quartiers populaires.

jeudi 29 novembre 2018

Le G20 passe, le tango reste… à La Boca [à l’affiche]


Le nord de Buenos Aires est tout entier dédié au G20 depuis l’aurore mais le tango reste bien vivant au sud.

Une du supplément culturel aujourd'hui dans Página/12

Ce soir, jeudi 29 novembre 2019, s’ouvre la neuvième édition du Festival de Tango de la República de La Boca avec une première soirée danse au Malevaje Arte Club, Garibaldi 1670.

Cliquez sur l'image pour lire la programmation

Demain et samedi, concerts à gogo, avec des artistes que connaissent désormais bien les lecteurs de Barrio de Tango : le Cuarteto Cedrón, le Quinteto Negro La Boca, le producteur et journaliste Germán Marcos (de Fractura Expuesta), Astillero, Dema ainsi que la Orquesta Típica La Vidú

Le programme est à suivre sur la page Facebook du festival.
Página/12 publie ce matin une longue interview des artistes femmes qui animent cette édition, en saluant la féminisation progressive et bien réelle du secteur.

Ajout du 30 novembre 2018 :
lire cet article de La Nación. Article inattendu s'il en est dans l'actualité politique du moment et dans les colonnes de ce quotidien.

mardi 7 avril 2015

Página/12 rend hommage à Juan Carlos Cáceres [Actu]

Página/12 a titré avec cette onomatopée qu'aimait tant Juan Carlos
Tangó tangó....
L'imitation primaire du tambour du candombe noir dans les rues de Buenos Aires

Avec émotion et admiration, Karina Micheletto rend hommage ce matin, dans Página/12, à Juan Carlos Cáceres, décédé dimanche, chez lui, en région parisienne. C'est le seul journal à mentionner ce décès d'un artiste qui avait su diviser profondément le public et la profession à son égard par ses prises de position sans nuance et son éloignement géographique (1).

Elle rappelle sa passion pour la négritude du tango et son style qu'elle situe avec grâce "entre le voyou et le sophistiqué, le faubourien (canyengue) et l'exquis, le jazz et la murga"... Elle a raison.

Elle rappelle aussi l'hommage que lui avait rendu mercredi dernier Ariel Prat entouré d'un grand nombre d'amis et d'admirateurs de sa musique à l'Auditorium de Radio Nacional, dont l'orchestre féminin China Cruel, les chanteurs Nicolás Choco Ciocchini et Juan Seren, le compositeur et pianiste Julián Peralta (fondateur et directeur musical de Astillero Tango, une des rares formations contemporaines qui trouvaient grâce aux yeux de Juan Carlos), la murga Garufa de Constitución, etc... La journaliste y reprend les quelques mots émus de Ariel Prat qui considère Juan Carlos Cáceres comme "son maître musical".

L'affiche du concert de Radio Nacional
Cáceres mon amour, signé par Alicia Zadán, l'épouse de Juan Carlos

Página/12 a fait de son hommage l'article phare de ses pages culturelles du jour, avec, comme illustration, une excellente photo de l'artiste, peut-être la préférée de la rédaction car je l'y ai vue plus d'une fois, où il a ce regard et ce sourire légèrement goguenard et une allure bonhomme et joviale.

Pour aller plus loin :
lire la présentation du concert du 1er avril à Radio Nacional (visiblement rédigé par Ariel Prat et qu'a illustrée Alicia Zadán, l'épouse de Cáceres, elle-même peintre de talent).



(1) Les musiciens argentins restés vivre au pays n'apprécient que fort peu qu'on débarque à Ezeiza d'un avion Air France ou Iberia pour leur expliquer doctement ce qu'est le tango ou leur culture. Après tout, ce sont bien eux qui se retroussent les manches pour construire le pays et non pas ceux qui se sont exilés ailleurs, surtout si cet ailleurs est un pays développé de l'hémisphère nord, et ce quelle qu'en soit la raison. En l'occurrence, Juan Carlos avait choisi de quitter l'Argentine sans y être contraint par la situation politique. Il n'était pas persécuté au contraire de personnalités comme Susana Rinaldi, Alfredo Arias, Mercedes Sosa ou Atahualpa Yupanqui, dont la vie ou la liberté auraient été menacées s'ils étaient restés en Argentine. Pour parler de l'Argentine aux Argentins quand on vient d'Europe, il faut y mettre certaines formes que Juan Carlos évitait délibérément avec ce sens de la provocation qui était le sien et qui explique qu'aujourd'hui, en dépit de son talent, sa mort passe tant inaperçue. Je trouve cela infiniment triste...

mardi 24 mars 2015

Une nouvelle édition du festival Cambalache [à l'affiche]


Ce festival où tout se mêle (d'où son nom de Cambalache, le grand bazar) et où surtout la danse de tango dialogue avec toutes les autres disciplines, théâtre, musique instrumentale ou vocale, peinture, mime, cinéma ou cirque en est à sa dixième année.

Il a reçu le soutien assumé du ministère de la Culture national et s'ouvre officiellement cet après-midi, mardi 24 mars 2015, à 15h à la Casa Nacional del Bicentenario, Riobamba 985, avec une table ronde sur le tango et la politique.

Ensuite le programme officiel se développera dans plusieurs quartiers (Recoleta, Almagro, Monserrat, Palermo) jusqu'au 29 mars, avec du théâtre, des recherches scéniques d'avant-garde, des projections, des concerts, des répétitions publiques et une milonga de clôture, à la Viruta dimanche (rue Armenia 1366), animée par la Orquesta Sans Souci et le chanteur Chino Laborde, entre autres artistes.

Figurent au programme la chanteuse Mariza Vázquez, le Professeur Rataplán (alias Luis Longhi) qui pastiche la pédanterie universitaire, l'orchestre Astillero, le groupe Altertango, la formation chorégraphique de l'Université Nationale San Martín (UNSAM), etc. Le programme s'internationalise même avec la participation d'une compagnie scénique finlandaise, le Tangotheater Kiukkarainen.

Toute cette édition est placée sous le signe de Carlos Gardel, dont c'est l'année officielle puisque nous célébrerons en juin les 80 ans de sa disparition accidentelle sur l'aéroport de Medellín (aujourd'hui désaffecté et transformé en musée à sa mémoire).

Les activités sont gratuites.

Pour découvrir le programme, branchez-vous sur Fractura Expuesta.
Pour d'autres informations :
lire l'article de Maldito Tango, un blog hébergé par La Nación

mercredi 6 mars 2013

Festival de Tango Indépendant, 4ème édition [à l'affiche]



Pour la quatrième année, le Festival de Tango Indépendant, co-organisé par la Unión de Orquestas Típicas et l'équipe de Fractura Expuesta, s'apprête à investir la traditionnelle esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo, avec une grande milonga en plein air, à partir de 18h, samedi 9 mars 2013 (participation libre et gratuite, bien entendu.

La milonga d'ouverture de l'année dernière
San Juan y Boedo, Buenos Aires, avec la murga Los Habitués


Cette milonga d'ouverture sera animée, entre autres, par le Dúo Las Ranas, Conjunto Falopa, la Orquesta Típica La Vidú, l'autre grand orchestre qu'est Astillero... Le même jour, à 19h, nos amis de La Biyuya se produiront à Rosario, dans la Province de Santa Fe (Corrientes 1300) et le Sexteto Vendaval (bourrasque) jouera à 22h à Rosario également esquina España y Centeno...

Comme les années précédentes, le festival se démultiplie dans l'espace publique (la calle) de différents quartiers de Buenos Aires, dans la ceinture proche et plus lointaine de la capitale et dans plusieurs villes dites de l'Intérieur, Rosario, Mendoza et La Plata comme l'année dernière déjà, à quoi s'ajoutent cette fois-ci différents lieux dans les provinces de Entre Ríos et de Córdoba ! Jusqu'au 17 mars, ce seront pas moins de 43 concerts, soit autant que d'artistes participants, sur une bonne vingtaine de lieux différents.

La soirée de clôture de l'année dernière
Un hommage à Alorsa, à La Plata

Beau festival, conçu pour et par les artistes eux-mêmes, pour le public local, après les vacances et une fois passée la rentrée scolaire, une manière intelligente, éthique et durable de célébrer le Tango, patrimoine de l'Humanité depuis 2009... Ce festival est né en réponse à la politique de Mauricio Macri, qui tente, sans cesse mais avec une certaine indolence, d'exploiter le tango en en faisant un hameçon à touristes dans une stratégie de développement d'un tourisme de masse et de consommation tous azimuts au bénéfice de l'hôtellerie et de la mode (les chaussures, les soi-disant robes de tango, les cena-shows...) et qui fait des acteurs de la culture les dindons d'une méchante farce. C'est pourquoi il est si important de sortir des frontières de Buenos Aires et de fédérer les tangueros de tout le pays.

Pour en savoir plus :
connectez-vous au site Internet de l'UOT
connectez-vous au site Internet de l'émission Fractura Expuesta, qui rendra compte au jour le jour des concerts, conférences, milongas festives en plein air, tables-rondes, cours de danse par niveau technique et autres ateliers et qui a déjà commencé à le faire.

mardi 18 décembre 2012

Un Disparo en la noche : CD-documentaire sur le tango d'aujourd'hui [Disques & Livres]


Un coup de feu dans la nuit, tel est le titre, traduit en français, de ce nouveau CD, avec documentaire filmé, que le pianiste et compositeur Julián Peralta, fondateur et directeur musical du groupe Astillero Tango, a présenté les 24 et 25 novembre 2012 (1) à Buenos Aires : un ensemble de douze morceaux nouveaux, écrits par des poètes et paroliers (letristas) de la jeune génération, pour faire mentir les rumeurs selon lesquelles le tango-canción n'existerait plus dans l'actuelle relève artistique du genre...

L'enregistrement de ce disque a été filmé puis monté par le réalisateur Alejandro Diez, sous forme d'un documentaire qui veut rendre compte de ce complexe travail d'interprétation et des chanteurs contemporains qui peinent encore à se faire connaître (sauf Omar Mollo, un transfuge du rock très chevelu et très en vue sur la scène argentine actuelle). Les cinq heures et demi de travail en studio ont été résumées dans un long-métrage de 70 minutes.

Dans ce disque, une équipe de chanteurs qui appartiennent tous à la même mouvance revendicative de l'authenticité socio-culturelle du genre : Aureliano Marín, Juan Subirá, Cucuza Castiello, Alejandro Guyot, le murguero Ariel Prat, Juan Pablo Villarreal, Black Rodríguez Méndez...

Quelques extraits de l'interview donnée par Julián Peralta, à Página/12 et publiée ce matin :

La idea surgió de una nota periodística en la que alguien dijo que no había más autores de tango. Eso es cualquiera... acá tenemos, de entrada, doce autores, doce músicos y doce cantores, y es la punta del iceberg, porque hay muchos más” [...] “Se trata de mostrar todo lo nuevo que está pasando con las canciones del género, porque en la cosa instrumental hay muchos grupos que lo están sosteniendo bien, pero la canción tiene una dificultad mayor. Llegado el momento en que hay un material importante de canciones de un tango muy under, de tugurio y de barrio, se me ocurrió que era importante darle visibilidad.
Julián Peralta, interviewé par Cristián Vitale

L'idée a surgi d'un article de journaliste dans lequel quelqu'un disait qu'il n'y avait plus d'auteurs de tango. C'est n'importe quoi, ça... Là, nous avons, d'entrée, douze auteurs, douze musiciens et douze chanteurs, et c'est la pointe de l'iceberg, parce qu'il y en a beaucoup plus [...] Il s'agit de montrer toute la nouveauté qu'il y a dans les chansons du genre, parce que pour ce qui est de la chose instrumentale, il y a beaucoup de groupes qui le soutiennent bien en ce moment, mais la chanson présente une difficulté plus grande. C'est l'époque où il y a beaucoup de matière dans la chanson, dans un tango très underground, de taudis et de quartier. Il m'est apparu important de lui donner de la visibilité.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Le disque s'ouvre sur un récit désormais classique de notre ami Alorsa, fondateur du groupe dissous La Guardia Hereje, dont le monde du tango nuevo ne se remet pas du décès soudain en août 2009 (voir mon article à ce sujet) : Vuelve el Tango (le retour du Tango), une très belle parabole à la fois poétique et pleine d'humour sur la renaissance du tango à partir du retour de la démocratie dans les années 1990, que j'ai moi-même traduite et présentée dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine culturel du tango, paru en janvier 2011 chez Tarabuste Editions (2). Le texte est simplement dit par un récitant, Martín Otaño, sans partition aucune... Peralta s'en explique dans son interview :

La verdad es que no puedo arreglar nada de Alorsa y pretender que quede bien. Su obra es maravillosa, pero relajada, y yo escribo cosas más obsesivas, trabadas. La conclusión fue: tiene que ir el recitado pelado, porque si le pongo algo arruino al Gordo, le rompo el humor.
Julián Peralta, interviewé par Cristián Vitale

A vrai dire, je ne peux faire aucun arrangement de Alorsa et dire ensuite que ça sonne bien. Son œuvre est merveilleuse, mais relax, et moi j'écris des choses très obsessionnelles, complexes. J'en ai conclu qu'il fallait que le récitatif y aille franco, à poil, parce que si j'y mets de la musique, je massacre le Gordo (3), je lui casse son humour.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
lire l'article de Tinta Roja, une nouvelle revue du tango nuevo (qui ne s'intéresse pas à l'expression dansée du tango).
Le site Internet de Tinta Roja intègre aujourd'hui la rubrique des Institutions, en espérant qu'elle tiendra bien le coup économique... Elle n'a pas sa place dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant !, où vous trouverez les revues spécialisées El Tangauta ou La Milonga Argentina à côté des revues francophones.


(1) Le 24 novembre est l'anniversaire de naissance de Alorsa.
(2) Cette anthologie bilingue de cent neuf textes, de dix auteurs, sur 140 pages, constitue le numéro spécial 2010 de la revue Triages.
(3) El Gordo (le gros), c'était un surnom de Alorsa (ce qui était déjà en soi un surnom et un nom de scène, sa famille continue à ne parler que de Jorge et nous avons pris l'habitude d'utiliser ce prénom de baptême pour parler de lui avec ses parents). Rien à voir avec le fait qu'il était enveloppé, comme aurait dit Obélix. Il aurait été maigre comme un clou que ça aurait bien pu ne rien changer. El Gordo, c'est un terme d'affection. C'est aussi l'un des surnoms que l'on donna de son vivant à Aníbal Troilo...

jeudi 5 avril 2012

Le programme d'avril au CCC (sala Osvaldo Pugliese) [à l'affiche]


Une méchante indisposition m'a empêchée hier d'annoncer le concert du groupe Astillero, qui se produisait dans le cadre du cycle Tango de Miercoles au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini... Mille pardons à ces musiciens qui sont parmi les plus innovants de l'actuelle nouvelle vague du tango.

Il reste encore quelques mercredis dans le mois pour découvrir d'autres artistes, comme il apparaît sur l'affiche que le centre a diffusée hier.

mardi 27 septembre 2011

Daniel Melingo ce vendredi soir à l'Alliance Française de Buenos Aires [à l'affiche]


L'auteur-compositeur-interprète Daniel Melingo se produira vendredi 30 septembre 2011 à 20h, à l'auditorium de la Alianza Francesa, Córdoba 946.

Entrée : 50 $.

Nombre de places limitées. Vente le jour-même, à l'Alliance, à partir de 19h.

Pour l'occasion, Daniel Melingo partagera la soirée avec le groupe Ramones del Tango, avec lequel il se produit très fréquemment.

Les vendredis suivants, l'Alliance Française accueillera :

le 7 octobre, les orquestas típicas très jeunes que sont Violentango et Astillero (entrée : 40 $)
le 14 octobre, la OTAG (Orquesta Típica Agustín Guerrero) et la pianiste et compositrice Sonia Possetti avec son sextuor (entrée : 30 $)
le 21 octobre, deux autres groupes du tango contemporain, 34 Puñaladas et Altertango (entrée : 30 $).

La programmation du cycle est dûe à Leandro Frías, un des animateurs actuels de la vie artistique et musicale dans la capitale argentine.

L'Alliance Française, en ouvrant ainsi son très bel auditorium, offre aux musiciens portègnes un nouvel espace qui est le très bienvenu dans une ville dont le Gouvernement n'est guère accueillant pour l'actuelle movida artistique pourtant si riche (movida : dynamique, effervescence).

mardi 13 juillet 2010

Hernán Genovese et Astillero au 25 de Mayo [à l’affiche]

Le chanteur Hernán Genovese (ci-contre, une photo diffusée par l'artiste) et l’orchestre Astillero se produisent demain soir à 20h30 au Teatro 25 de Mayo, avenida Triunvirato 4444, dans le quartier excentré de Villa Urquiza, dans le cadre de la série de concerts entamée en mai dernier et intitulée Tangos del Bicentenario.

J'ai déjà eu l’occasion de parler de ces artistes à plusieurs reprises dans Barrio de Tango. Ils font partie de cette génération montante qui a certes bien du mal à se faire connaître mais qui regorge néanmoins de talents brillants et authentiques.

Pour lire l’ensemble des articles que j’ai consacrés à l’un et aux autres, cliquez sur leur nom respectif dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite, où le chanteur comme la formation orchestrale dispose chacun de son propre raccourci.
Dans la partie basse de la Colonne de droite, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, vous pouvez aussi accéder à leur site pour écouter des extraits de leur musique et découvrir la belle voix grave de l’un et la musique âpre et oppressante des autres…

Photo extraite de leur site internet

mardi 9 juin 2009

Astillero Tango demain soir au CCC [à l’affiche]

La orquesta típica Astillero jouera demain soir à 21h30 (21h30, c’est l’heure de l’ouverture des portes, pour celle de la première note, comptez une bonne demi-heure de décalage !), au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Avenida Corrientes 1543 (juste en face du Teatro General San Martín).

Prix des places : 15 $.

La Sala Osvaldo Pugliese se situe au rez-de-chaussée et au fond, au-delà de la librairie et de la cafétéria.

Photo extraite de la page Myspace de Astillero, prise au Festival de Buenos Aires en août 2008

Astillero (Arsenal) est un orchestre de tango résolument contemporain, qui invente une musique forte, oppressante, vertigineuse et crue (comme dit le CCC dans sa présentation du concert), qui rappelle la peinture sociale d’un Benito Quinquela Martín (1990-1976), qui peignait les activités du port de la Boca et le travail en usine, notamment dans les arsenaux et la métallurgie (voir le raccourci sur les artistes plastiques, dans la Colonne de droite)... Le groupe est dirigé par le pianiste et principal compositeur, Julián Peralta, et se compose de Martín Vanderlinden au violon, Luciano Falcon au violoncelle, Mariano G. Calo et Adolfo Trepiana aux bandonéon et Federico Maiocchi à la contrebasse. Les vidéos qui passent sur l’écran pendant les concerts sont de Alejandro Diez. Ces musiciens se font un honneur de jouer uniquement sur instruments acoustiques, dans la tradition des aînés. Curieusement, le chanteur Peyo n’est pas annoncé pour le concert de demain soir.

Astillero a déjà plusieurs disques à son actif. Cet automne, ils ont effectué une tournée en Europe au cours de laquelle ils ont pu les diffuser directement auprès de leur public.

Le mieux pour les découvrir et les écouter, c’est d’aller sur leur page My space et/ou de repasser les différents articles qui leur sont consacrés dans Barrio de Tango (ils ont leur raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite et leur nom figure parmi les mots-clés dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus).

Le 17 juin, à 21h, Astillero joue au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo.

L’orchestre sera en Europe en juillet. Ils passeront plusieurs jours dans la région lyonnaise (peut-être à Brindas) du 19 au 23 juillet (pour le moment et pour des dates aussi lointaines, comme d’habitude avec les Argentins, leur page My Space ne permet pas de savoir exactement ni où ni quand, ni même de savoir s’ils se produiront). En novembre, du 1er au 14, ils feront une tournée de deux semaines en Grande-Bretagne avec un concert déjà annoncé à Newcastle puis à Londres, au Festival de jazz de la capitale anglaise.

mardi 2 juin 2009

La Ciudad del Tango : les mercredis de juin à la Sala Osvaldo Pugliese [à l’affiche]

Affiche de la Ciudad del Tango (CCC)


Les habitués de Barrio de Tango connaissent le programme régulier du Tango de Mercredi (Tango del Miércoles) au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543, à 21h30 (pour un prix d’entrée généralement placé à 15 $).

Ce blog s’en fait l’écho presque toutes les semaines et le plus souvent possible. Le cycle présente en effet des artistes d’aujourd’hui, originaux, hardis, novateurs.

Demain, c’est Rafael de La Torre qui sera sur scène, entouré d’invités, pour un show baptisé Buenos Aires - La Havane avec escales (La Havane et Fidel, le Vénézuela et Chavez sont très, très, très appréciés au CCC, parce qu’ils représentent pour l’Amérique du Sud l’anti-capitalisme et l’anti-libéralisme du modèle nord-américain qu’une institution comme le CCC abhorre).
Rafael de la Torre est un chanteur cubain qui s’est déjà produit à Buenos Aires, notamment en compagnie du guitariste et compositeur argentin Horacio Avilano, déjà souvent cité dans ce blog et qui vient d’achever avec le chanteur Martín Alvarado une série de concerts avant une nouvelle tournée de ce dernier en Europe.

La semaine prochaine, ce sera la Orquesta Típica Astillero, dont j’ai parfois parlé dans Barrio de Tango et qui dispose dans la Colonne de droite d’un lien vers son site (dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales) et d’un raccourci vers l’ensemble des articles qui lui sont consacrés dans ce blog (rubrique Vecinos del Barrio).

Le 3ème mercredi de juin, le duo de guitaristes, très connu des lecteurs réguliers de Barrio de Tango : Hernán Reinaudo et Ariel Argañaraz (qui ont eux aussi et le lien vers leur page My Space en partie inférieure de la Colonne de droite, comme tous les liens vers des sites externes, et un raccourci dans Vecinos del Barrio, raccourci que vous retrouvez en cliquant sur l’un ou l’autre de leurs noms parmi les mots-clés du bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut de l’article, sous le titre).

A la fin du mois, ce sera la formation Altertango qui présentera ses deux derniers disques, Altertango et Tormenta (orage). J’aurai, du moins je l’espère, l’occasion de revenir sur les uns et les autres en temps utiles. Pour le reste, tout est écrit sur l’affiche, que m’a envoyée Walter Alegre, qui coordonne tout cela au CCC (cliquez dessus pour une meilleure résolution).

Pour en savoir plus :
Voir le site du CCC, dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie basse de la Colonne de droite.

mercredi 25 mars 2009

Astillero ce soir au CC Torcuato Tasso [à l’affiche]

Photo Astillero par Silvana Ertola

La Orquesta Típica Astillero (Arsenal), connue pour son répertoire de musique originale signée le plus souvent du pianiste Julián Peralta, un transfuge de la Orquesta Típica Fernández Fierro, se produit ce soir, 25 mars 2009, à 22h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575 (les habitués de Barrio de Tango savent situer cette institution dans l’immense ville de Buenos Aires : c’est à... San Telmo ! Oui !!!!!! C’est vous qui l’avez dit, vous avez gagné sur ma gauche !).
Entrée : 20 $.

Le concert de ce soir appartient à un cycle intitulé Tango Nuevas Tendencias proposé par le Torcuato (voir leur site sous le lien. Attention, il y a du Piazzolla qui se déclenche sans crier gare à l’ouverture du site. Si donc vous êtes sur votre lieu de travail, cliquez sur le couple de Liliputiens qui danse en ombre chinoise dans le coin inférieur droit si vous avez besoin d'arrêter la musique, ce qui est fort dommage, du Piazzolla bon comme ça !).

Pour les amateurs de cette musique forte, âpre, oppressante, à l‘image de ce monde dur, sans foi ni loi, qui est le nôtre et où les grands patrons piétinent leurs confrères plus modestes et ne rougissent pas de s’octroyer d’invraisemblables bonus pour avoir mis à la rue la moitié de leur personnel pour faire remonter le cours de l’action à la bourse et reçu une aide financière de la part du Trésor Public, il faut visiter le site de Astillero et leur page My Space et à l’occasion acheter leurs disques, soit lorsqu’ils viennent par chez nous en tournée, soit lorsque c’est vous qui allez passer vos vacances aux antipodes...

Astrillero sera en Europe en avril. Du 9 au 11 avril, ils seront à Nijmegen, aux Pays-Bas, le 14 à Rotterdam, les 20 et 21 ils seront à Sofia en Bulgarie, passeront par Vienne en Autriche le 24, seront le lendemain en Hongrie et termineront le 26 à Cologne avant de retourner vers les Amériques, pour une virée au Mexique (7 concerts au Ollin Kahn Festival à cheval entre avril et mai) puis au Canada, à Montreal, en juillet.

vendredi 19 décembre 2008

En ce moment au CC Torcuato Tasso [à l’affiche]

Hier jeudi, à 22h, la chanteuse Adriana Varela donnait un récital.
Adriana Varela, la Gata Varela (la Petite Varela) est une des chanteuses de tango les plus connues en Europe. Elle est aussi très populaire en Argentine. Elle a sorti de nombreux disques dont certains, particulièrement originaux, chez Melopea. L’un d’eux, Tango de Lengue (tango du foulard autour du cou), est consacré à la création de tangos jusqu’alors inédits au disque de Enrique Cadícamo, paroles et musique (1).

Si vous ne connaissez pas déjà cette voix rauque, râpeuse, et ce style très personnel et à part (et donc très contesté aussi, c'est le revers de la médaille), reportez-vous d’urgence sur son site. Il s’ouvre directement sur sa voix chantée (attention : si vous êtes au bureau, ça peut surprendre !).

Demain, samedi à 22h, ce sera Astillero, un sextuor típico avec chanteur (Peyo), qui fait sa propre musique (celle de Julián Peralta, pianiste échappé de la Orquesta Típica Fernández Fierro sur un coup de sang, il y a quelques années). Cette formation a déjà fourni quelques articles à Barrio de Tango, dont deux sur leur récente tournée en Europe. Ils sont pour leur part sur My space, à la page Astillero.

(1) le lengue, le foulard autour du cou, c’était un élément indispensable de la panoplie du parfait compadrito portègne, le titi de Buenos Aires. C’est toujours un accessoire que bien des hommes aiment arborer, surtout s’ils sont des tangueros (des artistes du tango).

lundi 10 novembre 2008

Astillero Tango passe à Paris [ici]




Finalement, Astillero Tango a trouvé l'occasion de passer aussi par Paris lors de leur tournée en Europe dont j'ai eu l'occasion de parler il y a quelques jours (cf. l'article du 20 octobre).

Cette Orquesta Típica, composée de sept musiciens (dont un chanteur et deux bandonéons), sera à Paris le mercredi 12 novembre, vers 21h30, à la milonga Colectivo Tango, 46 rue des Rigoles, Paris 20ème (M° Jourdain).

Les Parisiens, ne loupez pas ce moment de tango mémorable...

Vous pouvez écouter la musique exceptionnelle de ce jeune groupe d'avenir sur leur site qui donne aussi accès à leur page My Space...
A noter que leur nouveau disque est prêt (j'espère qu'ils l'ont avec eux dans leur tournée...)

lundi 20 octobre 2008

Tournée internationale de Astillero Tango [ici]

Astillero Tango (Arsenal Tango) est un groupe de tango très original, novateur, qui présente une musique poignante, oppressante, qui témoigne d’une forte conscience politique et d’un rejet profond de ce monde dominé par le goût du lucre, où le cours de bourse tient lieu de boussole morale et où piétiner les pauvres est devenu une habitude comme les autres... Leur musique est belle et elle est dure. Eux la veulent rugueuse. Ils entendent faire partie de l’avant-garde de ce qu’ils appellent el tango de ruptura. Ils ont pris pour emblème une vue du port de la Boca, qu’a peint avec tant de talent et tout en couleurs Benito Quinquela Martín. Ils le reprennent dans un camaïeu anthracite...

Ce sextette, récent (ils se sont fondés en 2005 à Buenos Aires) se compose d’un chanteur, Peyo, d’un violon Osiris Rodríguez, de deux bandonéons Patricio Banfiglio et Marino González Calo, d’un violoncelle Felix Arcángeli et d’un piano, Julián Peralta. Chacun d’eux a appartenu ou appartient toujours à d’autres formations, parmi lesquels il faut citer La Maquina Tanguera (un hommage à Osvaldo Pugliese, l’inventeur de cette expression), Milonga en Orsai (Milonga dans les choux), El Estudio Músical de Tango de Orlando Goñi (un grand pianiste, compositeur, chef d’orchestre qui avant d’avoir son propre ensemble avait été le pianiste de Aníbal Troilo et l’une des grandes admirations d’Astor Piazzolla). Plusieurs d’entre eux sont aussi compositeurs, dont le plus connu est sans doute pour l’heure Julián Peralta.

Ils seront à Montreal le 27 octobre, à la Sala Rossa, 21h, 4602 boulevard du Saint Laurent, prix entre 15 et 20 Can US, puis le lendemain au Tulipe, à 20h, 4530 rue Papineau, entrée de 20 à 25 Can US.

Ils arrivent sur le vieux continent le 1er novembre et se produisent à 23h15 au Womex, Teatro Lope de Vega à Seville (avenida de María Luisa).
Le 2 novembre, ils sont à Londres, au Negracha Club, à 19h30 (4 Wild Court, à Holborn). Prix entre 15 et 20 £.
Le lendemain, ils jouent le matin à 10h au Guildhall School of Music and Drama, Silkstreet à Barbican, à Londres, et retournent le soir à 19h30 au Negracha Club.

Le 4 novembre, les voilà à Copenhague au Danemark, au Global, à 20h, situé Verdenskulturcentret, Nørre Allé 7 (le prix de l’entrée n’est pas communiqué).

Le 5 novembre, ils seront à Zürich à 20h 30, au Weisser Wind, Oberdorfstrasse 20 (le prix va de 40 à 50 FS).
Le 6 novembre, toujours à Zürick, ils se produisent au Club Silbando, à 20h, Förrlibuckstrasse 62 (prix entre 30 et 40 FS).

Le 8 novembre, ils viennent en France, en Rhône Alpes, en Ardèche (il y en a qui ont de la chance). Ils marqueront trois étapes, le 8, le 9 et le 10, sur le Sentier des Lauzes, une vallée culturelle où le département a organisé un parcours et différentes haltes thématiques fondées sur la patrimoine de cette très belle région du sud de la France. Ils joueront à 21h le 8 à Lussas, le 9 à 20h30 au Centre d’Accueil des Vans, le 10 à 20h à l’église de Beaumont. Les prix ne sont pas communiqués pour aucune de ces étapes.

Le 13 novembre, ils seront en Belgique à Anvers, au Zuidersperhuis, à 20h30, Waalse Kai 14 (entrée : 12 €).

Le 14 novembre, ils seront aux Pays-Bas, à 20h15, ils jouent au Palais des Congrés (Congresgabouw) De Doelen, à Rotterdam (les prix varient de 7 à 23 €).
Le 15 novembre, ils seront au Tropenteater (Grande Salle, Grote Zaal), à Amsterdam, à 20h30 (entrée : 23 €).
Le 16 novembre, ils concluent la tournée à Utrecht par une matinée, à 15h, au Wereldculturen Centrum, Pauwstraat 13a (entrée : 12 et 20 €).

Pour écouter leur musique, que m’a fait découvrir à Buenos Aires Walter Alegre, le coordinateur de la Ciudad del Tango (CCC Floreal Gorini), l’un de leurs plus grands fans... branchez-vous sur leur site qui donne accès à leur page My Face, You Tube et Facebook.

En novembre 2006, ils ont sorti un disque, Tango de Astillero, à De Puerto Producciones, déjà épuisé. A la fin de cette année, leur 2ème disque devrait sortir : 13 pistes plus un morceau du disque précédent dont ils ont fait un nouvel enregistrement, cette fois-ci accompagnés par le Maestro Leopoldo Federico.

mercredi 23 juillet 2008

Néstor Marconi au CC Torcuato Tasso [A l’affiche]

Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2008, 22h (50 $ la place) : début d'une série de concerts du Maestro Néstor Marconi...

Néstor Marconi au bandoneón, Juan Pablo Navarro (contrebasse), Leonardo Marconi (piano), Julio Pane (bandoneón) et Hugo Rivas (guitare).
Ce quintette n’est donc pas une formation típica, puisqu’il manque un violon (la Típica, c’est 4 instruments indispensables et suffisants : piano, bando, contrebasse et violon).

Le Centro Cultural Torcuato Tasso est un lieu de concerts et d’activités culturelles de première catégorie, situé dans le quartier historique de San Telmo (calle Defensa, 1575). L’affiche de la semaine est alléchante : Gaston Pose lundi (entrée libre), la chanteuse Patricia Andrade mardi (entrée libre), la jeune formation típica Tango Astillero (Tango Arsenal, cela fait allusion à une célèbre révolte armée de 1890, à l’orée de l’histoire du tango) ce soir mercredi (pour présenter leur nouveau CD Tangos de Astillero, 20 $ l’entrée).

L’affiche au CC Torcuato Tasso est toujours authentique. Quand c’est du tango, c’est du tango pour Portègnes...
(Pour vous permettre de vous constituer votre propre échelle de prix, le show pour touristes dans les établissements répertoriés par les Tour Operators, c’est du 300 $ la place, prix plancher).

Ceci dit, cette info-ci, j’aurais aussi bien pu la classer dans [Troesma] : Néstor Marconi en est un ! Et pas parmi les derniers...
Bandonéoniste et compositeur, c’est aussi un chef d’orchestre qui a dessiné son parcours avec des groupes de taille et de composition variables. Il a en particulier appartenu au trio Expósito-Marconi-Nebbia, avec le pianiste et compositeur Virgilio Expósito (qui a signé, notamment avec son frère Homero, quelques uns des plus grands standards des années 40) et le chanteur, multi-instrumentiste et auteur-compositeur Litto Nebbia, qui vient, lui, du rock (rock argentin, s’entend).
Le Maestro Néstor Marconi a pris, au début de l’année 2008, la succession d’Emilio Balcarce à la tête de l’Orquesta-Escuela de Tango (qui porte aujourd’hui le nom de son fondateur, E. Balcarce). Le Maestro Balcarce estimait qu’à 90 ans et au bout de 7 ans à la tête de toute cette jeunesse, il avait bien mérité de prendre des vacances !

A la tête de cette formation d’exception, Néstor Marconi vient de remplir dix jours d’affilée la grande salle du Théâtre National de Chaillot à Paris avec un succès constant... L’OET, qui compte une vingtaine de jeunes instrumentistes argentins et étrangers, se produit en configuration de 17 musiciens (+ le chef et de grands artistes invités, chanteurs ou instrumentistes). Dans les rangs de l’orchestre, parmi les 17, quelques encadrants, des musiciens, jeunes mais néanmoins aguerris : Ramiro Gallo est premier violon, Federico Pereiro premier bandonéoniste, Andrés Linetzky maître de piano (l’instrument-clé dans la configuration típica d’un ensemble de tango ; l’OET compte deux élèves-pianistes qui se succèdent pendant les concerts).
Sous la direction de son fondateur, cet orchestre a déjà enregistré deux disques, De contrapunto en 2000 et Bien compadre en 2004 (chez Epsa Music). Les musiciens qui en faisaient alors partie se sont maintenant dispersés, la plupart ont sans doute fondé leur propre groupe et chacun vole de ses propres ailes, en Argentine, en Uruguay ou dans tout autre pays, fort d’une formation idéale (imaginez un musicien de tango qui serait passé successivement par tous les orchestres historiques : De Caro, Pugliese, D’Arienzo, Troilo, Salgán, di Sarli, Gobbi, Caló, Piazzolla... enfin tous !)


La page de l’OET Emilio Balcarce sur le site de la Ville de Buenos Aires : http://buenosaires.gov.ar/areas/cultura/musica/orquesta_tango/escuela.php?menu_id=9466