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lundi 16 mai 2016

Ma prochaine radio : une nouvelle émission de RAE sur le tango [à l'affiche]

Le nouveau logo de RAE
Comme pour les autres stations du groupe,
on a conservé le bleu et le blanc du drapeau et abandonné le jaune du Soleil de Mai
Un peu dommage... Ces logos sont plus sobres mais ils sont aussi plus tristes !

Demain, mardi 17 mai 2016, j'enregistrerai au cours d'une liaison téléphonique entre Paris et Buenos Aires une nouvelle émission en français pour les ondes (courtes) de Radiodifusión Argentina al Exterior (RAE), la station internationale de Radio Nacional. Il s'agit d'une interview où un invité présente quelques tangos qui lui sont chers sur invitation de l'animatrice et productrice déléguée, Magdalena Arnoux : Tango à la première personne.

Pour ma part, j'ai choisi des chansons récentes, peu connues, y compris dans le public argentin, d'auteurs comme Pablo Dichiera, Alejandro Szwarcman, Alorsa et Horacio Ferrer, dans des enregistrements de La Biyuya, la Orquesta Típica Fernández Fierro, La Guardia Hereje, Patricia Barone accompagnée par l'ensemble conduit par Javier González, le compositeur...

L'émission enregistrée sera diffusée sur les ondes et en streaming en juin et disponible en ligne sur le blog de RAE, d'où il sera aussitôt relayé sur Barrio de Tango et mon site Internet (dans les pages Radio).

Et pendant ce temps, mes prochaines tournées de conférences en Argentine en août et septembre prennent peu à peu forme, notamment grâce aux Alliances Françaises de Mendoza, San Rafael, San Luis et San Juan qui me font l'honneur de m'inviter en cette année du bicentenaire de la déclaration d'indépendance.

mercredi 6 mars 2013

Festival de Tango Indépendant, 4ème édition [à l'affiche]



Pour la quatrième année, le Festival de Tango Indépendant, co-organisé par la Unión de Orquestas Típicas et l'équipe de Fractura Expuesta, s'apprête à investir la traditionnelle esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo, avec une grande milonga en plein air, à partir de 18h, samedi 9 mars 2013 (participation libre et gratuite, bien entendu.

La milonga d'ouverture de l'année dernière
San Juan y Boedo, Buenos Aires, avec la murga Los Habitués


Cette milonga d'ouverture sera animée, entre autres, par le Dúo Las Ranas, Conjunto Falopa, la Orquesta Típica La Vidú, l'autre grand orchestre qu'est Astillero... Le même jour, à 19h, nos amis de La Biyuya se produiront à Rosario, dans la Province de Santa Fe (Corrientes 1300) et le Sexteto Vendaval (bourrasque) jouera à 22h à Rosario également esquina España y Centeno...

Comme les années précédentes, le festival se démultiplie dans l'espace publique (la calle) de différents quartiers de Buenos Aires, dans la ceinture proche et plus lointaine de la capitale et dans plusieurs villes dites de l'Intérieur, Rosario, Mendoza et La Plata comme l'année dernière déjà, à quoi s'ajoutent cette fois-ci différents lieux dans les provinces de Entre Ríos et de Córdoba ! Jusqu'au 17 mars, ce seront pas moins de 43 concerts, soit autant que d'artistes participants, sur une bonne vingtaine de lieux différents.

La soirée de clôture de l'année dernière
Un hommage à Alorsa, à La Plata

Beau festival, conçu pour et par les artistes eux-mêmes, pour le public local, après les vacances et une fois passée la rentrée scolaire, une manière intelligente, éthique et durable de célébrer le Tango, patrimoine de l'Humanité depuis 2009... Ce festival est né en réponse à la politique de Mauricio Macri, qui tente, sans cesse mais avec une certaine indolence, d'exploiter le tango en en faisant un hameçon à touristes dans une stratégie de développement d'un tourisme de masse et de consommation tous azimuts au bénéfice de l'hôtellerie et de la mode (les chaussures, les soi-disant robes de tango, les cena-shows...) et qui fait des acteurs de la culture les dindons d'une méchante farce. C'est pourquoi il est si important de sortir des frontières de Buenos Aires et de fédérer les tangueros de tout le pays.

Pour en savoir plus :
connectez-vous au site Internet de l'UOT
connectez-vous au site Internet de l'émission Fractura Expuesta, qui rendra compte au jour le jour des concerts, conférences, milongas festives en plein air, tables-rondes, cours de danse par niveau technique et autres ateliers et qui a déjà commencé à le faire.

mardi 24 juillet 2012

La Biyuya et la Siniestra samedi rue Jean Jaurés [à l'affiche]

Le samedi 28 juillet 2012, à 23h, le groupe de tango contemporain La Biyuya présentera à nouveau dans la capitale son nouveau disque, sorti il y a quelques mois, De este lado del Puente (de ce côté-ci du Pont, sous entendu le pont Alsina qui marque l'une des frontières entre Buenos Aires et sa banlieue sud et populaire).

Le concert prendra place dans une série de soirées organisées par le groupe La Siniestra, à Guapachoza, Jean Jaures 715, tout près du Museo Casa Carlos Gardel, à 20 mètres au sud de chez le Zorzal Criollo (1)...

Entrée : 20 $

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur le nom du groupe dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l'ensemble des articles que je leur ai consacrés. J'ai aussi inclus plusieurs des pièces de leur répertoire original dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions, revue Triages, numéro spécial 2010 (disponible en commande auprès de tous les bons libraires de quartier ou directement chez l'éditeur, voir la Colonne de droite).

(1) surnom de Carlos Gardel (le rossignol argentin, même si en fait le zorzal est une grive et non un rossignol).

vendredi 25 mai 2012

De este lado del puente, le nouveau disque de La Biyuya [Disques & Livres]


Les samedis 9 et 30 juin 2012, à 21h, le groupe de tango contemporain La Biyuya présentera son nouveau disque au Teatro del Viejo Mercado, Lavalle 3177, dans le quartier de Almagro.

Entrée : 40$ le jour même, 30 $ en cas de réservation à l'avance.

La Biyuya (1) est un quintette de jeunes musiciens tous ou presque issus de la Escuela de Música Popular de Avellaneda, dans la banlieue sud de Buenos Aires, une ville où ils animent un cycle de concerts à la SFCO, comme vous pouvez le voir sur les annonces de nombreux de leurs spectacles dans ce blog. Il regroupe une chanteuse, qui est aussi auteure et compositrice, Marina Baigorria, un compositeur, auteur et guitariste, Pablo Dichiera, un percussioniste, Santiago Varela, un bassiste, Pablo Vaira, et un flûtiste multi-instrumentiste, qui est aussi bibliothécaire à la Academia Nacional del Tango, Pablo Marasco. Les trois derniers ont eux aussi signé certains morceaux du nouvel album.

Sur De este lado del puente (de ce côté-ci du pont) (2), ils ont invité plusieurs autres musiciens, le bandonéoniste Claudio Gandolfo, le clarinettiste Sabino Figueroa, le percussioniste Cristian Benito Acosta et l'accordéoniste José Luis Santucho.

En août 2011, j'avais eu le droit à une avant-première tout à fait privée, lors d'une très sympathique tertulia organisée par Jacqueline Sigaut chez elle et où Marina et Pablo (Dichiera) m'avaient donné un aperçu de ce que serait ce nouveau disque. J'y avais trouvé la patte du groupe, leur son et leur ligne mélodique bien reconnaissable, et une bonne dose de renouvellement. Je suppose donc qu'il s'agit d'un très bon album. J'attends avec impatience mon prochain séjour à Buenos Aires pour me le mettre entre les oreilles. Mais d'ici là, De este lado del puente sera sans doute disponible (très bientôt) dans la boutique en ligne de Zivals (lien actif dans la partie basse de la Colonne de droite), bien plus riche que le magasin lui-même (esquina Callao y Corrientes), qui réduit chaque année la portion de linéaire consacrée à la musique au profit de la partie librairie.

C'est le quatrième disque de La Biyuya, après Tango en bruto (épuisé), El cuento de que Dios es argentino (2003, juste après la faillite du pays), Buenosairece (2006). C'est le premier CD qui ne comporte que des morceaux originaux, et aucun arrangement de pièces du répertoire comme les trois autres. Un bon signe de maturation du groupe, qui conduit avec tranquilité et sûreté son parcours artistique, malgré les difficultés en tout genre que rencontrent tous les musiciens qui veulent se garder authentiques.

(1) La Biyuya fait partie des 10 artistes que j'ai présentés dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le répertoire du tango argentin, revue Triages (numéro spécial 2010), Tarabuste Editions, janvier 2011.
(2) Le pont en question marque la limite entre Buenos Aires et sa banlieue sud (donc ouvrière et populaire). C'est le Puente Alsina, un ouvrage d'art qui présente aujourd'hui une très belle façade néo-coloniale qui fait la joie des fabricants de cartes postales et de maquettes de couverture de disque de tango. On peut interpréter este de deux façons, côté Buenos Aires (quartier de Nueva Pompeya) ou côté Conurbano ou Gran Buenos Aires (commune d'Avellaneda).

mercredi 7 mars 2012

La Biyuya, La Marca et Tras Cartón au Festival de Tango Indépendant à Avellaneda [à l'affiche]

Les trois groupes de jeunes musiciens La Biyuya, La Marca et Tras Cartón animeront samedi en huit, 17 mars 2012 à 21h la Milonga de Avellaneda dans le cadre du Festival de Tango Indépendant dont la cité de la banlieue sud sera le siège ce jour-là.

à 21 h : cours de danse
à 22h30 : milonga animée par les trois groupes à tour de rôle

Rendez-vous à la Sociedad de Fomento Crucecita Oeste, San Martín 1712, Avellaneda.

Entrée : 20 $. Avec buffet bon marché, comme toujours dans ce centre de loisirs et de convivialité.

dimanche 6 novembre 2011

La Biyuya et sa soirée mensuelle et partagée : rendez-vous le 12 au soir [à l'affiche]

Le groupe de tango contemporain La Biyuya (1) revient à la SFCO de la ville de Avellaneda, dans la banlieue sud de la capitale argentine, pour une soirée partagée avec le groupe San Bomba et le tanguero Javíer Cohen...

Une belle soirée en perspective au prix toujours aussi compétitif de 20 $ l'entrée avec un buffet bon marché à disposition pour se sustanter...



(1) dont j'ai présenté cinq chansons dans mon anthologie bilingue, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru en janvier 2011 chez Tarabuste Editions, revue Triages (numéro spécial 2010, 140 pages).

mercredi 14 septembre 2011

La Biyuya ce soir au CCC [à l'affiche]

Photo diffusée par les artistes

Ce soir, mercredi 14 septembre 2011, à 20h30, le groupe, que vous connaissez désormais bien, La Biyuya, revient se produire dans le centre de Buenos Aires, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543 (CCC pour les intimes), dans le cadre de Tango del Miércoles.

Entrée : 30 $.

La Biyuya est en train de mettre la dernière main à son prochain disque, que l'on attend depuis plusieurs années. Mais c'est toujours très, très long pour des artistes, à Buenos Aires, de produire un nouvel album...

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur le nom du groupe dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et sur le lien vers son site dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, située dans la partie basse de la Colonne de droite.

jeudi 4 août 2011

La Biyuya et sa soirée mensuelle à la SFCO [à l'affiche]

Samedi soir, 6 août 2011, à 21h, le groupe La Biyuya animera une nouvelle soirée à la Sociedad de Fomento Crucecista Oeste, San Martín 1712, à Avellaneda, dans la banlieue sud de Buenos Aires.

Participation aux frais : 20 $, comme d'habitude.

Et comme d'habitude et comme l'annonce l'affiche, ils ont deux invités.


Pour en savoir plus sur ce groupe de tango contemporain, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en dessous du titre de cet article. Vous pouvez également trouver certaines de leurs chansons dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, que j'ai fait paraître chez Tarabuste Editions, dans la revue Triages, dont cette anthologie bilingue constitue le Supplément 2010. L'ouvrage peut être obtenu par commande dans toutes les bonnes librairies culturelles dans toute la zone euro et en particulier dans les pays de langue française.

vendredi 8 juillet 2011

La Biyuya : nouvelle soirée à la SFCO [à l'affiche]


Le groupe de tango contemporain La Biyuya partagera une nouvelle fois la scène de son repaire, la Sociedad de Fomento Crucesita Oeste de Avellaneda, dans la banlieue sud de Buenos Aires, avec un guitariste inspiré par Atahualpa Yupanqui et le groupe Chochochango (gamin ravi), demain soir, samedi 9 juillet, jour de l'indépendance, à 21h.

Entrée : 20 $.
Restauration bon marché sur place.

Pour en savoir plus, consultez les pages Myspace indiquées sur l'affiche, diffusée par le groupe.

jeudi 9 juin 2011

Nos amis de L'Oseille nous invitent à la SFCO avec leur buffet bon marché habituel [à l'affiche]


L'Oseille (1), c'est La Biyuya en lunfardo. Et La Biyuya, en plus d'être le titre d'un tango passablement célèbre d'un certain Astor Piazzolla, c'est un groupe de cinq jeunes musiciens qui font un tango personnel qui marie le tango et le rock dont ils sont issus...

Ils animent un samedi sur deux environ une soirée musicale que les lecteurs habituels de Barrio de Tango commencent à bien connaître. Cela se passe à la Sociedad de Fomento Crucecita Oeste (SFCO) de la ville banlieusarde de Avellaneda, où ils vivent et où ils se sont formés à l'Ecole de Musique Populaire, l'une des meilleures institutions du Gran Buenos Aires en la matière.

Comme d'habitude, pour samedi prochain, 11 juin 2011, à 21h, ils ont invité deux autres têtes d'affiche. Comme d'habitude, la participation aux frais est à 20 $ (symbole du peso argentin, à ne pas confondre avec un quelconque billet vert) et le buffet est à la portée de toutes les bourses.

Une bonne façon, si vous êtes actuellement à Buenos Aires, d'aller voir ce qui se passe en banlieue sur le plan musical et culturel. En plus, ils sont très sympas et seront heureux de recevoir des lecteurs de ce blog.

(1) au sens argotique du terme. Pas au sens gastronomique. Il ne s'agit pas d'un coulibiac de saumon mais plutôt de ce qu'il peut vous coûter dans un grand restaurant... Il s'agit de l'argent...

mardi 10 mai 2011

Nouveau concert partagé de la Biyuya à la SFCO samedi soir [à l'affiche]

Le groupe La Biyuya partagera comme à son habitude la soirée du samedi 14 mai 2011 avec un guitariste et une autre formation, à 21h30, à la Sociedad de Fomento Crucecita Oeste dans la ville ouvrière de Avellaneda, au sud de Buenos Aires.

La Biyuya est un groupe de tango contemporain, qui pratique une sorte de fusion entre le tango et le rock et dont les musiciens sont issus de la Escuela de Música Popular de cette même ville, celle-là même qu'animait le guitariste regretté Aníbal Arias.

Les habitués de Barrio de Tango auront remarqué sur l'affiche qu'ils connaissent bien que le buffet económico s'est pris 25% d'augmentation dans la vue d'un seul coup d'un seul. C'est ça, l'inflation en Argentine. Les prix n'arrêtent pas de grimper, même pour la petite restauration bon marché...

Affiche diffusée par les artistes

Quelques uns de leurs textes sont présentés dans mon livre, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le répertoire du tango, paru à la fin janvier chez Tarabuste Editions (revue Triages, supplément 2010).

lundi 4 avril 2011

La Biyuya une nouvelle fois vedette et hôtesse à la SFCO de Avellaneda [à l'affiche]

Prochain concert du groupe de tango contemporain La Biyuya (1) à la Sociedad de Fomento Crucesita Oeste, de la ville de Avellaneda, dans la banlieue sud de Buenos Aires, le samedi 9 avril 2011 à 21h, selon la formule ordinaire. Entrée 15 $ (et possibilité d'une restauration sur place à petit prix, comme c'est écrit sur l'affiche).

Ils ont invité pour l'occasion la chanteuse et pianiste Laura Calíva et le groupe de folklore Intí Takín.

Pour en savoir plus sur La Biyuya (2), vous connaissez le principe : les mot-clés contenus dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, dont leur nom, vous font remonter l'ensemble des articles correspondant au sujet que vous choisissez (Gran BsAs par exemple vous permet de lire les articles que j'ai consacrés à ce qui se passe dans la petite et grande ceinture 70 km autour de la capitale argentine). Et dans la Colonne de droite, dans la partie basse, vous trouverez des sites et pages Internet de nombreux artistes dont je parle dans Barrio de Tango, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales (La Biyuya en fait partie).

(1) La plupart des artistes dont je vous donne des nouvelles régulièrement dans Barrio de Tango, ils approchent les 200 à présent, sont des représentants du tango contemporain. Je vous épargne en général les musiciens qui se contentent de copier ce qui se faisait dans les années 20, 30 ou 40, qui donne son meilleur jus dans les disques des grands classiques...
(2) La Biyuya fait aussi partie des artistes que j'ai présentés dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru chez Tarabuste Editions, comme supplément 2010 de la revue Triages, et désormais disponible dans les librairies (où il faut le commander) ou directement chez l'éditeur, au prix de 20 €. Tarabuste Editions, rue du Fort, 36170 Saint-Benoît du Sault, France (voir les articles rassemblés sous la couverture du livre, dans la partie haute de la Colonne de droite). La Biyuya a droit à son propre chapitre bilingue avec 5 chansons tirés de leurs trois premiers disques. On attend avec impatience la sortie du 4ème disque, dont j'ai entendu une petite avant-première, en août, lors d'une petite fête organisée par la chanteuse Jacqueline Sigaut, chez elle, dans le nord de Buenos Aires.

lundi 14 mars 2011

La Biyuya de retour à la SFCO avec deux autres groupes [à l'affiche]

Affiche diffusée par La Biyuya

Le groupe de tango contemporain La Biyuya (1) reprend, en cette rentrée, ses bonnes habitudes de l'année dernière le samedi soir, à la Sociedad de Fomento Crucesita Oeste, à Avellaneda, une ville de la banlieue sud de Buenos Aires.

Samedi soir, 19 mars 2011 à 21h, ils partageront la scène avec la Orquesta Típica La Vidú, qui participe comme eux cette semaine au Festival Indépendant du Tango, et le Quinteto Tras Cartón (2).

Entrée : 15 $.
Possibilité de se restaurer à prix modique.

Pour découvrir les artistes, connectez-vous à leur page Myspace :
Page Myspace de Tras Cartón, qui n'est pas tenue à jour (mais vous pouvez les écouter, si vous ne pouvez pas accéder aux informations sur leurs spectacles).

Vous pouvez retrouver les trois groupes sur ma propre page Myspace (où vous pouvez profiter d'une liste d'écoute consacrée à Deux cents ans après, avec des morceaux de la Biyuya).

(1) La Biyuya fait partie des 10 artistes actuels présentés dans ma nouvelle anthologie bilingue, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Supplément Triages 2010, Tarabuste Editions (janvier 2011). J'aurai aussi l'occasion de présenter des oeuvres de La Biyuya au cours de l'un ou l'autre de mes rencontres littéraires, que ce soit à Paris, à l'Académie Esprit Tango ou à l'Espace Tango Negro (voir le raccourci dans la rubrique Agenda de Barrio de Tango, en haut de la Colonne de droite), ou ailleurs, au gré des invitations qui me seront adressées.
(2) tras cartón, une expression de lunfardo qu'on pourrait traduire par "en quatrième vitesse", "en moins de temps qu'il ne faut pour le dire", "en deux temps, trois mouvements".

vendredi 11 mars 2011

Festival indépendant : le programme des trois prochains jours [à l'affiche]


Demain samedi 12 mars 2011, à 18h, s'il ne pleut pas, Milonga d'ouverture du festival à San Juan y Boedo (attention, on avait annoncé initialement un coin de rue situé 100 mètres plus loin vers le nord, Boedo y San Ignacio). C'est gratuit.

Côté scène : la Orquesta Típica Agustín Guerrero (dont je n'avais encore jamais eu l'occasion de vous entretenir), le Alan Haksten Grupp (que vous connaissez nettement mieux), le Quinteto Negro La Boca, le trio Violentango, l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone et le quintette de tango contemporain La Biyuya (1). Un DJ sera là aussi, celui de la Milonga del Morán, Mariano Romero.

Le concert doit être retransmis en direct par La Radio Rebelde.

Après-midi, le dimanche 13 mars, à partir de 19h, projection de deux courts-métrages, conférence du contrebassiste Horacio Cabarcos, exposition photographique organisée par Jorgelina Rueda et concert, à 21h30, du duo Rozencrom et du Richard Cappz Sexteto, le tout au Teatro El Fino, Paraná 673.

Entrée au concert : 20 $.

Lundi 14 mars 2011, à 21h, concert a la gorra (voir en partie médiane de la Colonne de droite ma Trousse lexicale d'urgence) :

Au programme : les groupes Bettinotti - Fernández (Gabriel Anonni au bandonéon, Federico Renati à la batterie, Javier Crego aux percussions et aux accessoires, Esteban Pueta à la guitare électrique, et Manuel Vazquez Guijo aux claviers) et Los Hermanos Butaca, que vous connaissez déjà.

Lieu : les locaux d'ADUBA, une association des enseignants de l'Université de Buenos Aires (UBA), c'est-à-dire une organisation syndicale et militante, rue Azcuénaga 770.

Bettinotti-Fernández se produiront aussi au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, le 23 mars, à 21h30, dans le cadre des concerts Tango de Miércoles, qui entame en ce moment sa 5ème saison ! Leur répertoire politiquement engagé et leur regard sans concession sur la société de consommation qui gagne du terrain en Argentine comme partout ailleurs en fait un groupe idéal pour la programmation toujours critique de la Sala Osvaldo Pugliese (Corrientes 1543).

Pour en savoir plus :
visitez le site Internet de la ADUBA, histoire de vous faire une meilleure idée de ce monde intellectuel dre gauche de l'Université de Buenos Aires (et rassurez-vous, il contient aussi sa bonne part d'intellectuels de droite, fortement conservateurs).
Connectez-vous au site Internet de La Radio Rebelde, sur lequel vous disposez d'un streaming pour écouter en direct (mais attention à l'heure locale, il y a pour le moment quatre heures de décalage entre Buenos Aires et la côte atlantique européenne).

(1) Dans ma deuxième anthologie bilingue, parue fin janvier 2011 chez Tarabuste Editions, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, vous trouverez un chapitre consacré au répertoire original de ce groupe, animé par la chanteuse Marina Baigorria et le guitariste Pablo Dichiera, tous deux auteurs et compositeurs du groupe. Quant à Juan Vattuone, il est présent dans mon autre anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, parue aux Editions du Jasmin.

vendredi 11 février 2011

Une liste d'écoute pour Deux cents ans après [Disques & Livres]

Capture d'écran (image inerte)

Sur ma page Myspace, vous disposez depuis quelques jours d'une liste d'écoute intitulée Deux cents ans après et qui reprend, en version audio, une trentaine de titres que j'ai traduits dans ma seconde anthologie bilingue, centrée sur le répertoire récent du tango et du rock, sur les 50 dernières années, et publiée à la fin du mois de janvier par Tarabuste Editions, dans la revue Triages dont elle constitue le Supplément 2010.

Parmi les morceaux à découvrir, deux oeuvres de l'auteur-compositeur-interprète Alorsa (La Guardia Hereje), le seul d'entre les auteurs rassemblés dans ce volume à nous avoir déjà quittés : les deux morceaux sont Ezeiza, qui ouvre mon anthologie, et La Pesadilla.

Vous pourrez aussi écouter d'autres morceaux : de la poète et chanteuse Marcela Bublik, de Verónica Bellini, la pianiste, compositrice et parolière du groupe China Cruel, de La Biyuya (Marina Baigorria et Pablo Dichiera), des poètes Horacio Ferrer, Héctor Negro et Luis Alposta, les trois dont il s'avère le plus difficile de trouver quelque chose sur le réseau Myspace, d'abord parce qu'ils n'en sont pas membres eux-mêmes et ensuite parce que rares sont les musiciens qui sélectionnent des pièces de leur plume pour montrer leur talent, alors même qu'ils les chantent en studio et sur scène ! Des tangos et milongas des poètes de la génération suivante, Raimundo Rosales et Alejandro Szwarcman, intègrent également cette liste.
Sans oublier que deux standards de Litto Nebbia, auteur-compositeur-interprète essentiel du rock argentin, dont l'un est interprété ici par Lucila Juárez, la fille de Rubén Juárez, grand bonhomme qui nous a lui aussi quittés l'année dernière.

Dans cette liste d'écoute, à consulter avec le livre en main ou avant d'acheter le livre (histoire de savoir un peu de quoi il peut s'agir), j'ai aussi intégré trois versions différentes de La Balsa, le grand succès fondateur du rock à texte d'expression hispanique qui a consacré Litto Nebbia alors qu'il n'avait pas encore 20 ans et qu'il n'avait pas entamé la carrière de soliste qui en a fait le monstre sacré qu'il est devenu aujourd'hui en Argentine et dans toute l'Amérique du Sud. Un must qu'il faut impérativement connaître, même si ce n'est pas du tango et même si, en l'occurence, La Balsa est chantée par d'autres interprètes que son papa.

Petit tour du côté des interprètes de la liste :
Cecilia Bonardi, avec son groupe Pulso Ciudadano, chante Preludio para el año 3001, un Piazzolla-Ferrer qui fait partie de ces perles si difficiles à trouver sur Myspace alors qu'il fait partie des 10 morceaux du duo les plus fréquemment interprétés (les autres letras de Horacio Ferrer contenues dans le recueil Deux cents ans après sont plus rares à trouver sur disque),
Viviana Scarlassa et China Cruel pour les cinq oeuvres de Verónica Bellini qui figurent dans cette nouvelle anthologie pour représenter cet ensemble traditionnel mais féminin,
Patricia Barone pour le plus connu des tangos de Alejandro Szwarcman, Pompeya no olvida (Pompeya n'oublie pas), sur une musique de son mari, le guitariste Javier González, qui m'a autorisée à publier à titre d'illustration deux extraits de partitions originales -qu'il en soit remercié ici...
la Maestra Beba Pugliese jouant Chicharrita, le tango qu'elle a composé en hommage à son père, Don Osvaldo Pugliese, sur un texte très ajusté et pourtant totalement fantaisiste du Maestro Horacio Ferrer : ce sont les deux que vous pouvez entendre, Beba Pugliese au piano et Horacio Ferrer dans un mélange de récitation et de chant qui n'appartient qu'à lui (l'autre version enregistrée de ce tango que je connaisse est une version instrumentale qui appartient à un album de Beba Pugliese).
Marina Baigorria pour Buenosairece et El Negro, deux tangos issus du troisième disque du groupe La Biyuya, dont je voulais à tout prix qu'ils participent de cette aventure bibliographique.

Je vous les laisse découvrir tous, ceux que j'ai pu nommer et ceux dont je n'ai pas cité encore le nom. Au reste, cette liste a vocation à s'enrichir. Cet article ne saurait donc être exhaustif.

Dans cette liste d'écoute, j'ai aussi disposé -quel luxe, me direz-vous- deux versions différentes de Soy (c'est moi ou je suis), le magnifique tango écrit par Marcela Bublik sur le drame des enfants disparus sous la dictature et recherchés depuis trente ans par Abuelas de Plaza de Mayo. Une de ces deux versions appartient à la page Myspace de Marcela elle-même, l'autre, celle du concours Tango x la Identidad, appartient à la page Myspace de l'ONG Abuelas (Marcela Bublik a remporé ce concours avec ce texte de tango). Elle a été enregistré au festival Tango por la Identidad de Abuelas de Plaza de Mayo, en public, le 1er décembre 2004 (le jour même de l'anniversaire de la poète) au Teatro Nacional Cervantes. C'est Ana María Cores, qui chante, accompagnée par la Orquesta Nacional Juan de Dios Filiberto.


Sur ce même thème dramatique de la recherche des enfants volés par la Dictature, il y a dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, deux autres oeuvres, l'une de Raimundo Rosales, l'autre de Alejandro Szwarcman, déjà citée. A eux trois, ils représentent en effet dans ce recueil cette génération née dans les années 50 et 60 et dont la Dictature a empoisonné les premières années de vie adulte... Tous les trois ont pratiquement l'âge des parents disparus.

Tout au long du livre, j'ai choisi ainsi d'éclairer certains thèmes historiques ou certains thèmes universels en en donnant la vision jamais redondante de plusieurs poètes différents. Ainsi la plaie de la corruption est-elle exposée par Alorsa dans sa parabole parlée Te morfaste las facturas (tu t'es boulotté les viennoiseries) et dans le tango (plus ancien) de Luis Alposta, De todo y para dos (de tout et pour deux), qui est ici chanté par Daniel Melingo, qui est l'auteur de la musique.

De Daniel Melingo, Deux cents ans après (le livre, couverture ci-contre) présente deux morceaux qui feront partie du prochain disque, qu'il a déjà présenté à Buenos Aires durant le festival d'août 2010 en faisant dument applaudir Luis Alposta, assis au parterre, un disque qui n'a pas encore trouvé son label définitif, qui sortira donc peut-être d'abord à Buenos Aires, peut-être d'abord à Paris. Qui vivra verra.

Le mardi 15 février 2011, à 20h, à l'Espace Tango Negro, aura lieu la première présentation du livre à Paris (71 rue Rochechouart, Paris 9, M° Anvers). Sur cette conférence, voir mon article du 5 février 2011.

Pour aller écouter la liste, cliquez sur le lien.
Pour accéder à l'ensemble de ma Page Myspace, cliquez sur le lien.
Pour connaître ou découvrir les artistes de l'anthologie, vous pouvez cliquer sur leur raccourci dans la rubirque Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite. Ces raccourcis vous ouvriront les ensembles d'articles que je leur ai déjà consacrés dans Barrio de Tango, ce blog.
Pour en savoir un peu plus sur Deux cents ans après, vous pouvez cliquer sur le mot-clé Ant Triages dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous lequel j'ai rassemblé l'ensemble des notes qui la concerne dans ce blog.

lundi 7 février 2011

La Biyuya et Tres X Tango ensemble le 18 au soir [à l'affiche]

Le quintette La Biyuya (1) et le trio Tres X Tango partageront la scène de l'Espacio Cultural Julián Centeya le vendredi 18 février 2011 à 21h, Avenida San Juan 3255, dans le quartier de Boedo.

L'entrée est libre et gratuite. Participation libre au chapeau...

(1) Vous trouverez cinq des morceaux originaux du répertoire de La Biyuya traduits par mes soins dans ma toute nouvelle anthologie, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, revue Triages, Tarabuste Editions, janvier 2011, que je présenterai pour la première fois à Paris, le 15 février à 20h, à l'Espace Tango Negro, 71 rue Rochechouart, M° Anvers.

vendredi 10 décembre 2010

La Gran Milonga Nacional : le programme complet sur les trois scènes [à l'affiche]


Sur la scène installée à l'angle de Avenida de Mayo et 9 de Julio, les orchestres Cruz del Sur, Los Reyes del Tango (qui reproduisent le style de Juan D'Arienzo, idéal pour les danseurs en bas, sur la chaussée), le Sexteto Milonguero, le Sexteto de Roberto Siri. Animation de la nuit par Eduardo Marin (de Radio Splendid et Radio Rivadavia) et Walter Piazza (Academia Nacional del Tango)

Sur la scène installée à l'angle de Avenida de Mayo et Piedras, le spectacle est entièrement confié à l'AMBTCA (association des professeurs, danseurs et chorégraphes de tango argentin) avec la participation, entre autres, de Eduardo et Gloria Arquimbau et de Jorge Manganelli (qui m'a fourni pour vous cette magnifique affiche de l'événement en haute résolution.... pour vous consoler de ne pas y être en chair et en os). Le rôle de Monsieur Loyal sera tenu par Graciela Raffa de La 2 x 4 et de Radio del Plata et Walter Piazza (Academia Nacional del Tango, le lieu change, l'institution non !)

Sur la scène installée à l'angle de Florida et Avenida de Mayo (qui remplace celle qui était initialement prévue à l'angle entre Avenida de Mayo et Perú, dont j'ai déjà parlé dans mon article du 7 décembre 2010), vous retrouverez La Berger Tango (la chanteuse Beatriz Berger) à 20h20, le trio instrumental Tango en Tres à 21h20, le quintette avec chanteuse La Biyuya à minuit, en tout une vingtaine d'artistes qui se succéderont toutes les vingt minutes. La soirée est animée et dirigée par Rubén Reale et Walter Piazza et co-animée par la chanteuse Dina Emed, qui se produira à 22h40.

Impossible de citer tout le monde et puis de toute manière, même si vous avez la chance d'être à Buenos Aires en ce moment, vous ne pourrez pas voir tout en même temps et être partout à la fois sur les 800 mètres de l'avenue de Mai occupée par cette immense milonga bitumeuse à ciel ouvert qui a lieu pour la première fois le jour même de la Fête Nationale du Tango, demain, 11 décembre 2010, à partir de 20h et jusqu'à 3 h du matin.

La Gran Milonga Nacional est une des initiatives magistrale de Horacio Ferrer, qui sait comme personne créer de l'événementiel vivant. C'est une manifestation organisée conjointement par la fédération des entreprises de tourisme et d'hôtellerie et la Academia Nacional del Tango.

mardi 7 décembre 2010

Au pied de la Academia Nacional del Tango : le programme musical de la Gran Milonga Nacional [à l'affiche]

Photo diffusée par les artistes

Cette année, comme j'ai eu l'occasion de le dire dans un article précédent, la Gran Milonga Nacional, marquée cette année du sceau du Bicentenaire, aura lieu pendant la Fête Nationale du Tango, fixée au 11 décembre. Par conséquent, ce sera samedi prochain.

Comme tous les ans, il y aura sur le parcours de la Gran Milonga Nacional, sur une portion d'environ 800 mètres de la Avenida de Mayo, plusieurs scènes réparties sur plusieurs esquinas.

Au pied de la Academia Nacional del Tango, sur la scène construite à l'angle de Avenida de Mayo et rue Perú, à partir de 20h et jusqu'à 3 heures du matin, 21 groupes de musiciens ou artistes solistes se succéderont toutes les 20 minutes.

Le trio Tango en Tres se produira à 21h20 et reviendra à 2h40. Le Quintette La Biyuya (1), bien connu des lecteurs de Barrio de Tango, se présenteront, eux, à minuit pile.

La manifestation est bien sûr ouverte à tous et d'accès totalement gratuit. Comme tous les ans, la circulation automobile sera interrompue sur une bonne partie de l'Avenue et des rues perpendiculaires. Utilisez les transports en commun.

(1) Le groupe La Biyuya sera représenté dans ma nouvelle anthologie bilingue de tango, à paraître dans les prochains jours (fin décembre 2010), aux Editions Tarabuste, dans la revue Triages, rue du Fort, 36170 Saint-Benoît du Sault (France). J'y ai intégré 5 des chansons de leur répertoire de La Biyuya, signées par Marina Baigorria, la chanteuse, et Pablo Dichiera, le grand guitariste roux qui pose derrière Marina sur la photo ci-dessus. Verónica Bellini, la pianiste, compositrice et parolière qui dirige le groupe féminin China Cruel, est présente aussi dans cette anthologie pour le même nombre de morceaux. Avec Alorsa (1970-2009), qui dispose lui de 9 titres présentés et traduits, ils donnent à eux trois un certain panorama de la jeune génération montante, aux côtés d'auteurs et de musiciens des générations précédentes, dans les limites techniques d'une revue qui ne comporte pas plus de 150 pages en format A4.

Reprise de l'actualité sur Barrio de Tango après une pause pré-publication [Disques & Livres]

Ces deux derniers jours, vous avez pu constater que je n'ai rien publié. C'était normal. J'étais occupée à l'ultime et pointilleuse relecture des épreuves de ma prochaine anthologie bilingue de musique populaire du Río de la Plata, un volume de 139 pages qui sera mis sous presse dans les quelques heures qui viennent et qui doit donc paraître avant la fin de cette année 2010 (1). Cette relecture m'aura occupée une bonne partie du week-end et de la journée d'hier, lundi.

Le recueil en question présentera 10 auteurs actuels dont j'ai déjà eu l'occasion de parler dans ce blog : Alorsa (1970-2009), Marina Baigorria et Pablo Dichiera, tous deux musiciens du groupe La Biyuya (je les compte pour un parce que leurs chansons n'appartiennent pour l'heure qu'au répertoire de leur groupe), Verónica Bellini, qui assure la direction musicale du quintette féminin China Cruel, la poète et chanteuse Marcela Bublik, le poète Raimundo Rosales, le poète et compositeur Alejandro Szwarcman, l'auteur-compositeur-interprète Litto Nebbia, le poète, essayiste et médecin Luis Alposta, le poète Héctor Negro et le poète, essayiste et fondateur institutionnel qu'est Horacio Ferrer (2). Pour mieux connaître chacun d'entre eux, vous pouvez accéder à l'ensemble des articles que j'ai consacrés à chacun en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite (3).

J'ai fait pour chacun un choix d'un petit nombre de textes, rarement plus de 10, la revue ne pouvant pas dépasser le format des 150 pages (4). Assez néanmoins pour vous donner une idée raisonnable de ce qu'est l'univers de chacun de ces artistes, pour beaucoup d'entre eux très mal connus et même pour certains, hélas, strictement inconnus dans la zone francophone. Il était donc bien temps de rattraper cette injustice car la culture populaire de cette région du monde recèle de véritables joyaux, qui seront donc à découvrir dans ce nouveau numéro de la revue Triages, où j'ai pris pour fil conducteur la description d'une Argentine d'aujourd'hui, avec son épaisseur historique, en cette année où le pays célèbre les 200 ans de son indépendance, ou plutôt de sa révolution libérale, qui a éclaté le 25 mai 1810 (sur les manifestations qui ont marqué cet anniversaire, voir mes articles rassemblés dans ce blog sous le mot-clé Bicentenaire, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Petites chronologies, dans la partie haute de la Colonne de droite).

D'autres articles viendront compléter cette toute première annonce dans les semaines prochaines, au fur et à mesure que le tirage se constituera chez l'éditeur, qui est aussi l'imprimeur de la revue, une très belle revue, de grand format (A4), tirée sur un très beau papier épais d'une élégante couleur crème. Un bel objet en même temps qu'un vrai livre. Bref, le truc de saison autant que l'ouvrage intemporel qui peut s'acheter aussi en dehors des périodes de fête.

(1) aux Editions Tarabuste, dans la revue Triages. Comptez un prix de 30 € pièce. Pour tout renseignement : Editions Tarabuste, Revue Triages, rue du Fort, 36170 Saint Benoît du Sault, France. Vous pouvez aussi passer très simplement commande à votre libraire, en lui donnant les coordonnées de la maison d'édition et de la revue (précisez-lui qu'il s'agit de son supplément 2010)... et le nom de l'auteur (Denise Anne Clavilier). Sinon, comment voulez-vous qu'il s'y retrouve, votre libraire !
(2) Ce sera le troisième volume où je publie des traductions de ce poète prolifique : en juin 2008, il a déjà eu un hommage dans Triages (le numéro 20 de la revue, toujours disponible), sous la forme d'un cahier de 15 pages, inclus dans le numéro ordinaire de l'été, avec 11 de ses letras et poèmes traduits en français à l'occasion de ses 75 ans, le 2 juin 2008. Et il fait bien sûr partie aussi des 97 auteurs rassemblés dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, le livre que j'ai publié en mai de cette année aux Editions du Jasmin (Clichy, 92, France) et que France Musique vient recommander pour la deuxième fois dans la chronique tango de Jean-Louis Mingalon (Etonnez-moi Benoît, du 27 novembre 2010). Chacune de ces trois publications présentent des textes différents. Je ne me suis jamais répété. Il en va de même pour Héctor Negro, Luis Alposta, Alejandro Szwarcman, Litto Nebbia et Alorsa qui appartiennent déjà aussi à Barrio de Tango, avec d'autres morceaux. Aussi les publications sont-elles complémentaires et non pas concurrentes. Et il en ira de même des livres en chantier pour les deux ou trois ans qui viennent.
(3) Pour Marina Baigorria et Pablo Dichiera, cliquez sur La Biyuya. Pour Verónica Bellini, cliquez sur China Cruel. J'enfonce des portes ouvertes car vous aviez déjà compris.
(4) Contrairement à Barrio de Tango, qui est un recueil que j'avais moi-même intégralement conçu avant de le présenter à un éditeur qui l'a publié tel quel (à quelques détails près), cette nouvelle anthologie paraît à la suite d'une commande que m'ont passée en mars 2008 les Editions Tarabuste en me confiant, et je l'ai reçu comme un grand honneur, l'intégralité d'un des numéros de la revue Triages. Or une revue a ses propres règles, qui s'imposent donc à l'auteur (ou aux auteurs) sous forme de contraintes, très agaçantes par moment mais qui s'avèrent en fait être une très bonne chose : en empêchant de répéter un modèle déjà utilisé, ces contraintes de forme favorisent l'élaboration d'un livre différent, dans la forme et sur le fond, dans un monde culturel dominé par des décideurs qui aiment bien répéter ce qui a déjà bien marché. Ce qui fait qu'on demande aux réalisateurs, aux romanciers, aux essayistes, aux animateurs radio et télé, aux compositeurs, aux chorégraphes de ne jamais sortir de ce qu'ils ont déjà fait et dont on a pu constater que ça marche bien. Comme ça, tous ces beaux messieurs-dames sont bien certains qu'il n'y aura pas de place pour l'originalité... Voir à ce sujet l'article au vitriol que le magazine français Télérama du 1er décembre, cette semaine, consacre au rôle grandissant du marketing dans l'univers de l'édition.

mercredi 1 décembre 2010

Dernier concert de l'année à Avellaneda pour La Biyuya [à l'affiche]


Le groupe de tango contemporain La Biyuya donnera le dernier concert de la saison à la Sociedad de Fomento Crucesita Oeste, dans la ville de Avellaneda, dans la banlieue sud de Buenos Aires, ce samedi 4 décembre à 21h.

Comme toujours, l'entrée est à 15 $, une restauration légère et bon marché est proposée au public et d'autres artistes partagent l'affiche, puisque les artistes de La Biyuya pratiquent cette manière de faire qu'est le partage musical et l'amitié tanguera.

Ensuite ce sera la longue période de l'été avec d'autres activités et peut-être (mais rien n'est sûr) quelques jours de vacances pour nos cinq amis musiciens...

Pour écouter leur musique, reportez-vous à leur page Internet dont vous trouverez le lien permanent dans la Colonne de droite, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la partie inférieure.