Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
Inés Grimland dans l'escalier du patio du Museo Casa Carlos Gardel
Le 30 août dernier à Buenos
Aires, j’étais invitée par Inés Grimland au premier numéro de
sa nouvelle émission de radio, Conversaciones con Gente de
Palabra (conversation avec des gens de parole), diffusée en direct par une radio
universitaire et depuis peu disponible sur Youtube.
Une heure d’une conversation à
bâtons rompus avec l’animatrice principale, chanteuse, actrice et
conteuse, et sa partenaire, à la fois sociologue et cadre en
entreprise.
Inés Grimland, issue d’une
histoire compliquée et douloureuse d’immigration en Argentine
(puisqu’elle est née en Ukraine dans une famille juive
yiddishophone qui a fui clandestinement les horreurs de l’occupation
allemande en Union soviétique et a fini par trouver refuge aux
antipodes), s’intéresse à une grande variété de thèmes et en
particulier à tout ce qui tourne autour du transculturel.
Ma démarche envers l’histoire
et la musique populaire argentine avec lesquelles je m’efforce de
familiariser le public francophone en Europe avait tout pour
l’attirer à l’occasion du lancement de cette nouvelle émission
d’autant que c’était le chanteur et animateur de radio et de
télévision Nolo Correa qui venait de nous présenter trois jours
auparavant !
Et tant mieux : l’expérience
fut chaleureuse et passionnante pour moi aussi.
En compagnie du président de l'INB, Manuel Belgrano, un descendant du général dont un portrait imaginaire trône derrière nous
Le 23 septembre dernier, à
Buenos Aires, le président de l’Instituto Nacional Belgraniano m’a
remis le prix General Manuel Belgrano pour l’ensemble de mon
travail de vulgarisation de la culture argentine en français et tout
particulièrement pour la biographie de Manuel Belgrano que j’ai
publiée en France en 2020, quelques semaines à peine avant le
premier confinement (Manuel
Belgrano, l’Inventeur de l’Argentine,
Éditions
du Jasmin).
Ce travail avait été présenté
à l’Ambassade argentine, le 27 février 2020, une date symbolique
qui émeut beaucoup les membres de l’Institut puisqu’il s’agit
de la date de la création du drapeau national, imaginé par Manuel
Belgrano afin de distinguer sur le champ de bataille les troupes
révolutionnaires qu’il commandait de celles de l’ennemi, les
troupes coloniales fidèles à l’Ancien Régime, alors que jusqu’à
cette date, tout le monde combattait sous les mêmes couleurs rouge
et jaune, celles de l’Espagne.
Le titre que j’ai donné à
cette biographie a lui aussi beaucoup plu car il rend compte de l’un
des aspects du personnage qui est très peu et très mal développé
dans le discours que les Argentins tiennent traditionnellement sur
lui. Trop souvent, Belgrano y est en effet réduit à la seule
création du drapeau. Or dans sa courte vie, il a réalisé
infiniment plus. Dans ces conditions, qu’une historienne française
en parle ainsi ! Surtout si en plus, elle a travaillé
directement à partir des sources et non pas de l’habituel
salmigondis de biographies publiées en Argentine pas d’autres
auteurs… cela pouvait impressionner ce public de connaisseurs.
Une partie de la promotion 2020-2022. Je suis entourée de l'historien Matías Dibb et de l'aumônier de l'INB au premier rang
A cause de la pandémie, cette
année, la cérémonie a exceptionnellement rassemblé trois
promotions successives de récipiendaires. En ce jour du 23 août qui
marque l’anniversaire de l’Évacuation
de Jujuy (Exodo
Jujeño), elle
résonnait d’autant plus pour moi qu’au même moment, dans un
autre point du globe où je vis, en Europe, un autre pays était en
train d’assurer son avenir en évacuant une partie de son
territoire avant de lancer une contre-offensive dont on admire
maintenant le succès… Comme en 1812 ! Puisque que l’Exode
Jujègne fut suivi d’une spectaculaire reconquête du territoire
perdu, Belgrano remontant avec succès jusqu’en Bolivie !
Avec l'historienne Norma Ledesma lors de la remise du prix sous les yeux de l'actuel colonel des Patricios
Tout le monde s’était
rassemblé à Palermo, dans le grand hall d’honneur de la caserne
du 1er
Régiment d’infanterie dit de Los Patricios, dont Manuel Belgrano
(1770-1820) a été le second commandant. Los Patricios est le plus
ancien régiment du pays. A Buenos Aires, il assure les missions de
protocole et de sécurité des autorités municipales. Il a en effet
été constitué en 1806 comme milice citoyenne de volontaires de
Buenos Aires pour repousser un corps expéditionnaire britannique qui
cherchait à s’emparer d’un bout de l’empire espagnol puisque
le roi Carlos IV était alors allié de Napoléon : il
s’agit d’un épisode épique, baptisé LasInvasiones Inglesas,
dont les Portègnes tirent une légitime fierté et dont Manuel
Belgrano, encore économiste civil à la tête de la Corporation des
Marchands, a été considéré par ses contemporains comme l’un des
principaux héros, au point que les autorités municipales encore
coloniales ont donné son nom à l’une des rues de la petite
bourgade qu’était alors Buenos Aires. C’était la première fois
que la ville introduisait des noms historiques dans sa toponymie,
remplie jusqu’alors de saints et de notions religieuses.
Après toutes ces émotions matinales, on avait faim ! Un magnifique et très bon gâteau au dulce de leche nous attendait sous ce décor en pâte d'amande réalisé par une pâtissière amateure très douée
En ce 210e
anniversaire de l’Exodo Jujeño, la musique du régiment a
participé à la fête... avant de retourner à ses répétitions de
l’hymne ukrainien, puisque le lendemain, le 24 août, l’ambassade
de ce pays fêtait sa propre fête nationale, son jour de
l’Indépendance (restée parfaitement inaperçue dans ce pays
gouverné par des prorusses qui ne savent pas trop comment, à
l’heure actuelle, ils vont se dépatouiller quand il faudra se
prononcer d’ici quelques jours, à l’assemblée générale de
l’ONU, sur les rapines de la dictature russe sur le territoire
ukrainien).
Une semaine plus tard, cette
fois-ci à San Telmo, dans la salle de La Vereda de Beba, un
cena-show de taille modeste, je participais à une émission que je
connais depuis plusieurs années, Hablando
de Arte con Nolo Correa.
Un talk-show culturel, en espagnol bien sûr, diffusé à la radio
puis à la télé, sur une chaîne de la TNT argentine. Depuis
plusieurs années, Nolo Correa, qui en est le producteur et
l’animateur principal, diffuse aussi l’émission sur Youtube, où
l’on peut donc regarder l’ensemble de la collection, semaine
après semaine. Et comme Nolo est un excellent intervieweur, cela
vaut la peine de s’abonner à cette chaîne digital.
Un petit retour sur images que je
suis heureuse de partager sur Barrio
de Tango.
Comme souvent depuis quelques
années, lorsque je me trouve à Buenos Aires, je passerai
prochainement dans l’émission de télévision produite et animée
par Nolo Correa, Hablando de Arte (à propos d’art).
L’enregistrement, sans public, aura lieu
demain midi à Taconeando, un modeste cena-show de San Telmo, fondé
par la chanteuse et danseuse Beba Bidart qui l’avait laissé à
l’abandon à sa mort. Le lieu a été repris en main il y a
quelques temps par un propriétaire uruguayen qui l’a relancé.
C’est un endroit de taille modeste, un nid sans prétention, pour
un public en petit nombre, très joyeux et bon enfant, comme j’ai pu m’en
apercevoir hier midi lors d’un repérage.
Au programme, tout ce sur quoi
deux ans de pandémie nous ont interdit d’échanger, Nolo Correa et
moi, malgré Zoom et autre Skype. Rien ne vaut tout de même la
rencontre en chair et en os !
Comme autrefois, Hablando
de Arte est diffusé sur plusieurs médias : station de
radio, chaîne privée de télévision TNT en Argentine et chaîne
Youtube où mes lecteurs européens pourront me retrouver d’ici une
semaine.
Demain, vendredi 9 avril 2021, à
14h, j’enregistre ma participation à une série d’interviews qui
prolonge l’année du Général Manuel Belgrano qui a l’année
dernière si fort souffert de la pandémie.
Le titre : El legado
belgraniano en el mundo.
J’évoquerai les sources
européennes de Manuel Belgrano, sachant que les Argentins tiennent
en très haute estime l’économie physiocrate François Quesnay,
qui était le médecin de la marquise de Pompadour et dont Manuel
Belgrano a traduit en espagnol une synthèse de la pensée. Ce n’est
pourtant pas ce sur quoi je me suis le plus penchée (pour nous, en
Europe, ce n’est pas le plus intéressant dans la trajectoire de
cet homme extraordinaire) et cette différence d’approche entre un
auteur qui s’adresse au public argentin qui connaît bien le
parcours du personnage et un autre qui s’adresse à un public
européen qui ne connaît même pas son existence fera sans doute
l’essentiel de notre entretien.
Cliquez sur les image pour une meilleure résolution
L’enregistrement, en espagnol,
se fera via Zoom. Plus tard, l’entretien fera l’objet d’une
publication sur Youtube, ce dont je tiendrai au courant mes fidèles
lecteurs, comme d’habitude.
Le
mercredi 24 mars 2021, à l’heure du déjeuner, RCF
Touraine-Saint-Martin (37) et RCF Blois (41) diffuseront mon
interview sur le général Manuel Belgrano (1770-1820) dont j’ai
publié la seule biographie en français il y a un an (1).
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
L’interview
est conduite par Caroline Leddet dans sa chronique d’un petit quart
d’heure, Autour
d’un livre,
qui occupe le créneau du mercredi à 11h45.
Ajout du 25 mars 2021 : écouter l'interview en replay sous ce lien
(1)
Manuel
Belgrano – L’inventeur de l’Argentine,
Editions
du Jasmin.
A commander dans tous les bonnes librairies, qui restent ouvertes
puisqu’elles sont enfin reconnues comme des commerces essentiels !
Le 29 septembre dernier, j’ai enregistré depuis
Paris une interview qui a été diffusée dimanche dernier en
Argentine dans l’émission Hablando de
Arte con Nolo Correa d’abord par la
chaîne GenTv puis sur les ondes de Radio Hermes.
Il
s’agissait de réflexion sur le tango et l’importance du
répertoire poétique dans l’identité et l’enracinement culturel
du genre. L’entretien se passe bien entendu en espagnol.
Hier en fin de journée, grâce à Skype, le producteur et animateur de radio et de télévision Nolo
Correa m’a invitée dans son émission Hablando de Arte. Une
nouvelle interview en espagnol sur les ondes argentines mais cette
fois-ci à distance, façon pandémie.
L’entretien
sera diffusé le dimanche 11 octobre 2020 à 13h (heure argentine) à
la télévision, sur GenTV(1),
puis à 22h, à la radio, sur les ondes de Radio Hermes. Je me console ainsi des salons du livre qui sont annulés, de ce côté-là de l'équateur, les uns derrières les autres.
Le
lendemain, l’entretien sera publié sur la chaîne Youtube de Radio
Hermes.
Lundi 17 août 2020, l’Argentine va commémorer
les 170 ans de la disparition du général José de San Martín,
le Père de la Patrie. Comme la date tombe un lundi, les
commémorations, essentiellement virtuelles puisque l’épidémie ne
laisse guère d’autre choix, auront lieu le jour même. Depuis
quelques années, il s’agit en effet d’un jour férié dit
mobile, à déplacer au lundi le plus proche, afin de créer un long
week-end destiné à développer le tourisme intérieur dans le pays
(1).
Esteban
Ocampo, reconstitueur et historien, m’a demandé de participer avec
lui à une petite conférence live (en espagnol), sur sa page Facebook, lundi à 11h (heure argentine), soit 16h (heure française).
J’ai bien sûr accepté.
Avec Esteban Ocampo (à gauche) et Nolo Correa, au Café La Poesía (Buenos Aires)
après l'enregistrement de l'émission de télévision, Hablando de Arte, de Nolo
le 6 septembre 2017
Esteban
Ocampo est un chercheur free-lance d’une grande rigueur. Comme très
peu de spécialistes de l’histoire événementielle dans son pays,
il travaille exclusivement sur les sources quand ses confrères
brodent très largement à partir des légendes, de l’enseignement
reçu à l’école et des traditions orales plus ou moins fumeuses.
Il a passé quatre ans sous les drapeaux, comme grenadier à cheval,
le régiment le plus prestigieux du pays, celui qu’a fondé
San Martín le 16 mars 1812, celui qui assure aujourd’hui les
services de sécurité et d’honneur auprès du chef d’État et
des grandes institutions nationales (Casa Rosada, Congrès et musées
nationaux).
Pour
ma part, je compte publier ce dialogue mardi sur ma chaîne Dailymotion, eu égard à l’heure d’enregistrement et aux délais
de chargement. Une fois que cela sera fait, je vous l’annoncerai
sur Barrio de Tango.
Posant avec trois musiciens du Régiment des Grenadiers à cheval
dans le hall d'entrée de la caserne de Palermo (Buenos Aires)
en août 2017
Les
informations concernant le live (notamment les horaires) sont
soumises à des réserves techniques. Esteban et moi-même devons
faire des essais ce soir (heure française) et comme Facebook me fait
des siennes depuis le 7 juillet, je préfère ne jurer de rien ! Ajout du 18 août 2020 : Des événements personnels joints à une actualité plus intense que je pouvais le prévoir m'obligent à retarder la publication de la conférence partagée sur Dailymotion. Ce n'est que partie remise...
(1)
Cette décision économique a été prise par Cristina Kirchner, qui
était alors présidente de la Nation. Comme la plupart des
responsables politiques du pays, de droite comme de gauche, elle n’a
qu’une très médiocre connaissance de la vérité historique et
elle n’aime guère San Martín parce que les dictatures
militaires, notamment la dernière, contre laquelle elle a lutté
avec vigueur, ont usurpé son nom pour justifier leurs coups tordus
(et ce n’est pas tout à fait fini). Au grand dam des admirateurs
sincères de ce personnage-clé dans l’histoire du pays et du
continent, elle n’a donc eu aucun scrupule à faire déplacer cette
date qui sent le soufre à ses narines mal informées. Comme beaucoup
de gens, surtout à gauche, elle est victime de l’image militariste
qui a été donnée au Père de la Patrie à des fins de propagande
antidémocratique. Ce mensonge sur une tel personnage n’aide pas,
bien évidemment, à « faire nation ». Un phénomène
similaire existe dans les autres pays d’Amérique latine où les
« Libertadores », Bolívar, O’Higgins, Artigas, etc.,
sont mangés à des sauces fort indigestes. Esteban fait partie de
ces historiens qui s’efforcent de rétablir la vérité historique
auprès du grand public et j’ai pu constater avec lui, à chacune
de mes rencontres avec le public en Argentine, à quel point les gens
sont heureux et soulagés en nous écoutant de constater qu’ils
sont fondés à admirer ce héros de leur histoire qui n’a rien à
voir avec le soudard odieux et mal embouché qu’un discours
imaginaire continue à raconter à longueur d’année.
Capture d'écran de ma chaîne Dailymotion au 24 juin 2020
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Cet après-midi, j’ai publié sur ma chaîne
Dailymotion une nouvelle vidéo : ma première interview
télévisée en Argentine qui remonte au 28 août 2011. Tout se passe
bien évidemment en espagnol.
Il
s’agit de l’émission de Nolo Correa, Hablando
de Arte, à laquelle il m’avait
invitée pour la première fois (il y a eu plusieurs autres
entretiens depuis, dont un il y a quelques jours à l’occasion du
bicentenaire de la mort de Manuel Belgrano). Nolo Correa enregistrait
alors dans un ancien cinéma de La Boca, transformé en studio de
télévision. La lumière y était idéale mais il y régnait un
froid de canard. En août, en Argentine, c’est encore l’hiver et
cette année-là, à la fin du mois, une belle vague de froid était
venue couvrir la ville.
Dix
jours plus tôt, à l’invitation du poète Héctor Negro, Nolo
Correa était venu à la présentation, à l’Alliance Française de
Buenos Aires, de ma seconde anthologie bilingue de tango, Deux
cents ans après – le bicentenaire de l’Argentine à travers le
patrimoine littéraire du tango,
publiée aux Editions Tarabuste comme numéro spécial 2010 de leur
revue Triages.
Héctor Negro et Marcela Bublik m’avaient fait l’honneur et
l’amitié de m’accompagner sur scène dans cette présentation.
Entourée par Héctor Negro et Marcela Bublik, grande salle de l'Alliance Française
à Buenos Aires, le 17 août 2011
L’interview
telle qu’elle est disponible sur Dailymotion et sur ma page Facebook n’est qu’un extrait de l’entretien du fait des
capacités techniques d’alors des échanges de documents en ligne.
J’ai conservé le spot publicitaire initial (dont les sous
finançaient l’émission) : il a valeur de témoignage
historique car le ton du speaker ne manquera pas de rappeler à ses
admirateurs celui de Marcos Mundstock lorsqu’il introduisait les
morceaux de musique du groupe humoristique Les Luthiers en nous parlant de "Johan
Sebastian Mastropiero"…
"El General
Belgrano y otras hierbas" pour le dire comme les Argentins lorsqu’ils
veulent présenter une production qui mélange plusieurs sujets
(quand il s’agit d’idées) ou plusieurs genres (quand il s’agit
de musique).
L’enregistrement
du 1er
juin 2020, à l’occasion des 250 ans de la naissance de Manuel Belgrano,
a duré deux heures, soit de quoi nourrir deux émissions de
Entrevistas sobre Educación sur les ondes de Radio Madre de Dios de
San Juan, cette petite radio catholique où exerce Ricardo Sánchez
Alonso, qui m’a interviewée.
Ce
second volet, toujours enregistré via Skype donc en vidéo, est
maintenant en ligne sur la chaîne Youtube de la radio.
L’interview que j’ai donnée à Ricardo
Sánchez Alonso, pour son émission Entrevistas sobre Educación, du
mercredi soir, sur Radio Madre de Dios de San Juan, est désormais
disponible sur la chaîne Youtube de la station.
Tout
se passe en espagnol. L’enregistrement a duré environ deux heures,
un format inhabituel pour ce programme. Le producteur a donc décidé
d’en faire deux émissions, dont la première a donc été diffusée
comme prévu le 3 juin à 21h.
Pendant
ces deux heures, Ricardo Sánchez s’est intéressé à une
multitude de sujets : l’histoire argentine, avec les deux
grands personnages de San Juan que sont José de San Martín(1) et
Domingo Faustino Sarmiento(2), Avignon comme ville papale (on
remonte là dans une toute autre époque), la France et la pandémie
(ça, c’était pour l’actualité du jour puisque nous avons
enregistré à la veille du déconfinement français phase 2) et,
last but not least, nous avons échangé sur Manuel Belgrano (c’était
la moindre des choses, c’est tout de même son mois et son
année !). En revanche, on n’a jamais parlé d’éducation.
Comme quoi, les titres, il ne faut pas toujours s’y accrocher…
Pour
moi, cette interview par Skype constituait une première et j’avoue
que c’est plus confortable qu’au téléphone quand interviewé et
intervieweur ne se voient pas. Mais vivement que j’aille chez le
coiffeur !
Bonne
écoute !
(1)
De 1814 à 1816, José de San Martín a été le gouverneur de
l’ancienne province de Cuyo dont San Juan était alors une
sous-capitale à l’égal de San Luis. Aujourd’hui, Cuyo est
devenu une région au sens historique et culturel et se compose de
trois provinces : Mendoza, San Juan et San Luis.
(2)
Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888) a été gouverneur de la
province de San Juan dans ses premiers temps d’existence, il a
aussi été élu parlementaire national avant de devenir président
de la République argentine. C’est donc une figure à la fois
locale et nationale, surtout si vous ajoutez qu’il est considéré,
entre autres choses, comme l’un des plus grands écrivains
argentins, un éducateur excellent et le promoteur de la loi sur
l’école obligatoire en Argentine (1883). Il se trouve que dans San Martín par lui-même et par ses contemporains (Éditions du Jasmin), j’ai publié l’un de ses écrits en français resté
jusqu’alors inconnu en Argentine, y compris à San Juan :
l’original d’un discours fameux où il comparait les épopées
fondatrices de Bolívar, au nord du continent, et de San Martín,
au sud, et qui ne fut jamais un discours. C’était un essai qu’il
avait écrit à Paris, dans un français impeccable, pour intégrer
une société savante alors très en vogue, l’Institut Historique
de France, à un moment (1847) où la France menait une politique des
plus ambiguës envers celui que Sarmiento considérait comme son
ennemi politique, le gouverneur de Buenos Aires, Juan Manuel de Rosas
(1793-1877). Et pour retomber sur mes pieds, je dois ajouter que
Rosas était aussi le père adoptif du fils de Manuel Belgrano. Comme
quoi, tout est dans tout et réciproquement.
Aujourd’hui, sur ma chaîne
Dailymotion j'ai publié une deuxième vidéo, cette fois-ci en espagnol (légendes
et son). Il s’agit d’une des premières interviews que j’ai
données au sujet de ma biographie du général José de San Martín
(1778-1850). C’était à Buenos Aires, dans le studio de RAE, la
station internationale de Radio Nacional Argentina, avec le
journaliste Darío Burzstyn.
Cette
vidéo présente plusieurs témoignages de l’attachement des
Cuyains (1) à la figure du "Gran Capitán", le monument au Peuple de
San Luis pendant l’Indépendance, situé à Juana Koslay, à
quelques kilomètres de la capitale de la province de San Luis, que
j’ai eu l’honneur de visiter avec son architecte, Hugo
Larramendi, et diverses photos prises dans la province voisine de
Mendoza.
Il
y en aura d’autres, des interviews en espagnol conduites par
Leonardo Libermann (en espagnol) et par Magdalena Arnoux (en
français). Pour l’heure et d’ici le 3 juin, je vais tâcher de
préparer un petit quelque chose belgranien puisque l'on entre le mois
prochain dans le cœur du calendrier de cette année d’anniversaire :
250 ans de la naissance de Manuel Belgrano le 3 et 200 ans de sa mort
le 20.
(1)
Les habitants de la région de Cuyo, l’ancienne province gouvernée
par San Martín de 1814 à 1816, aujourd’hui divisée en trois :
Mendoza, San Juan au nord et San Luis à l’est.
Hier, mon ami Walter Alegre, coordinateur de la
Ciudad del Tango au CCC Floreal Gorini, m’a adressé un salut radiophonique dans
la chronique qu’il tient dans l’émission Que vuelvan las ideas
(pour le retour des idées) en révélant la façon plus
qu’hétérodoxe dont j’ai croisé sur mon chemin le général
San Martín et la genèse de sa première biographie en
français : San Martín, à rebours des conquistadors, paru
aux Éditions du Jasmin.
En
bon lecteur de ce blog, Walter reprend mon article sur 5 mai sur
San Martín à Cadix en 1804 et présente l’histoire du texte
original de Cambalache, le grand tango emblématique des années 1930
que nous devons au génie poétique et musical d’un artiste
tourmenté, Enrique Santos Discopolo (1901-1951).
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Quand
j’ai sorti la biographie de Belgrano en février dernier, Walter
m’a envoyé un mail : « Et dire que tout ça a commencé
grâce à Cambalache ! ». Je lui avais raconté l’anecdote
à notre première rencontre seulement et celle-ci remonte à 2007 !
J’ai été surprise qu’il s’en ait gardé le souvenir et
visiblement, si, l’anecdote l’a marqué !
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Bien
entendu, sa chronique est en espagnol. Je vous laisse l’écouter
sous ce lien. Elle s’achève sur une interprétation de Cambalache
par Tita Merello, la grande interprète du tango canyengue, qui
chante le texte exact, des vers qui ont beaucoup souffert au long des
décennies de la censure et de l’ignorance de l’histoire d’un
bon nombre d’interprètes, un texte qui fait bien entendu parti de
Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, mon tout
premier livre qui m’avait permis de faire la connaissance de Walter
Alegre, le 17 août 2007, dans son bureau du Centro Cultural de la
Cooperación (CCC). Tout était donc écrit depuis longtemps ! (1)
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
(1)
Le 17 août, en Argentine, c’est le Día de San Martín,
l’anniversaire du "passage du grand homme à l’immortalité" (en
français, l’anniversaire de sa mort). A l’époque, c’était un
jour férié fixe (maintenant c’est une fête mobile,
systématiquement reportée au lundi le plus proche pour constituer
un long week-end). Nous étions seuls dans ce grand bâtiment, avec
le gardien qui a eu bien du mal à me croire quand je me suis
présentée à l’accueil en disant que j’avais rendez-vous !
Esta tarde (hora argentina), grabo una
nota en castellano, producida y conducida por Nolo Correa, en Hablando de Arte. Esta se difundirá
por canales Internet y los avisaré a tiempo.
Cette après-midi,
j'enregistre une interview en espagnol, dans une émission produite et animée par
Nolo Correa, Hablando de Arte, à laquelle j'ai déjà été deux fois invitée. Elle sera diffusée par la suite sur Internet à partir du samedi 23 août 2019.
Après l'enregistrement
Entre Esteban Ocampo et Nolo Correa
Puesta en linea de una nota televisiva que me hizo Nolo Correa en su programa Por el Tango, el 6 de septiembre del 2017, en el Café La Poesía en Buenos Aires. Compartí este espacio con el historiador Esteban Ocampo, especialista destacado del Cruce de los Andes. Hablamos de San Martín y la investigtación histórica.
* * *
Por
el Tango vient de mettre en ligne le numéro 719 de ce programme
produit et animé par Nolo Correa. Il m'y avait invitée le 6
septembre 2017 dans l'après-midi, pour enregistrer au premier étage
du Café La Poesía, à l'angle des rues Chile et Bolívar, dans le
centre historique de Buenos Aires. Il s'agit d'un très beau café
inscrit au patrimoine de la ville.
L'émission
consiste en un entretien de l'invité avec Nolo Correa et son
co-animateur. C'e'st la deuxième fois que Nolo Correa m'invitait. La première fois, c'était en 2011, dans un tout autre lieu (un ancien cinéma de La Boca, dans le sud de la ville).
L'interview à deux voix portait donc bien entendu sur San Martín, sur la Traversée des Andes, sur les problématiques de recherche historique et de vulgarisation de qualité. Sur Radio Rivadavia, j'avais aussi été l'invitée de Nolo Correa sur les mêmes sujets la veille et il me reste encore à préparer les enregistrements mp3 pour une mise en ligne sur mon site Internet(1) (voir mes articles du 23 septembre 2017, du 1er septembre 2011 et du 2 octobre 2013).
En
ce qui me concerne, j'avais suggéré à Nolo d'inviter l'historien
militaire Esteban Ocampo, que j'avais rencontré à San Juan, au
Congrès d'histoire organisé par la Province et le Cercle d'Etutdes
Historiques de la ville (Junta de Estudios Históricos de San Juan).
Esteban Ocampo est aussi un reconstitueur qui a fait à quatre
reprises déjà la Traversée des Andes dans les conditions d'il y a
deux cents ans. C'est un historien très sérieux qui travaille sur
les sources, ce qui n'est pas le cas de la majorité des auteurs qui
se présentent comme des historiens en Amérique du Sud.
L'émission
est donc à découvrir sur le canal You Tube de TV Arg, ci-dessous ou en cliquant sur le lien. En espagnol,
comme de bien entendu. Elle s'ouvre sur des images de Nolo Correa en
croisière fluviale sur la Seine à Paris !
(1) Pour le moment, je suis très occupée par un prochain accrochage d'une exposition sur la Traversée des Andes dans la presse francophone de 1817 que prépare, sur ma suggestion, la directrice du Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo, pour la Casa San Martín de Boulogne-sur-Mer.
Ce
week-end, ce matin et demain, aux aurores, Radio Rivadavia diffuse
les deux interviews que j'ai enregistrées à Buenos Aires le mardi 5
septembre 2017, dans l'émission Juntos, animée par Nolo Correa, un
des meilleurs intervieweurs du paysage audiovisuel argentin (l'émission dispose de sa propre page Facebook). Lui-même
affirme qu'il laisse volontiers la parole à ses invités parce que
c'est le meilleure façon de rendre son émission intéressante pour
le public et pour lui-même, de faire de son émission un lieu où il
apprend beaucoup de choses, où il s'enrichit autant que les
auditeurs ou les téléspectateurs. Et cela en fait un hôte très apprécié, qui vous écoute vraiment, les yeux dans les yeux, au lieu de regarder sa montre. Et cela ne l'empêche pas de contrôler le temps d'antenne.
Le 6 septembre 2017, Café La Poesía (à l'étage, privatisé pour l'occasion)
entre Esteban Ocampo, à gauche, et Nolo Correa, à droite.
Avec
lui, j'ai enregistré à deux reprises, d'abord dans le studio de
Radio Rivadavia, seule, et le lendemain, à ma demande, en partageant
le temps d'antenne avec l'historien et reconstitueur Esteban Ocampo,
à l'étage du Café La Poesía (1), transformé en studio de
télévision par Nolo et sa petite équipe. Des très beaux souvenirs
de ce nouveau voyage en Argentine !
Au
début de la semaine, j'ai mis en ligne sur les pages Radio de mon
site Internet une courte interview donnée depuis la salle du Congrès
d'histoire de San Juan à Concepto Radio, du journaliste Ricardo
Olivera. Ce fut une entrevue tout à fait imprévue, obtenue au
dernier moment par l'un des membres de la Junta de Estudios
Históricos de San Juan, et donnée sur un téléphone portable, en
espagnol et en direct, alors que je tâchais de mettre en place les
documents à projeter quelques minutes plus tard dans ma conférence
sur la Traversée des Andes telle qu'elle avait été rapportée par
la presse européenne en 1817 (sources britanniques, françaises et
suisses). L'acrobatie intégrale !
Au-delà
de cette interview mémorable (pour moi, au moins !), je dois
encore mettre en ligne deux autres entretiens, enregistrés quant à
eux à Villa Mercedes (San Luis), au studio de Radio Cultura, là
encore en direct, dans une émission du soir intitulée La Breve Palabra. Il s'agit de l'enregistrement de l'année dernière, que j'ai
reçu pendant mon séjour dans la province de San Luis, et de celui
de cette année, qui devrait m'être envoyé d'ici quelques jours.
L'émission dure une bonne heure, j'ai donc du travail de découpage
à réaliser pour donner à ces documents Mp3 la taille requise par
l'hébergeur de mon site.
Dans le petit studio de Radio Cultura à Villa Mercedes
à ma gauche, la toute nouvelle présidente de l'Alliance Française de Villa Mercedes,
Andrea Campos Biassi
Une
autre interview télévisée, prise au pied de la statue de San
Martín, devant la mairie de Villa Mercedes, devrait m'être adressée
d'ici peu, si les journalistes de la mairie tiennent leur parole.
Elle est passée à l'antenne la veille de ma conférence au Colegio
de Arquitectos de la Province de San Luis sur les sources
francophones concernant la vie et l'œuvre de San Martín, en cette
année du bicentenaire de la Traversée des Andes, dont les trois
provinces de Cuyo (Mendoza, San Juan et San Luis) furent les grandes
protagonistes.
Vous
trouverez sur mon site Internet une série consistante d'interviews
dans les deux langues sur l'ensemble de mes livres et des recherches
qui les nourrissent.
(1) Cet établissement fait partie des rares cafés dont la fondation remontent aux années 1860. Horacio Ferrer en a intégré le nom dans une valse, dont la partition est de Raúl Garello, Lulú, dédiée à sa femme, qu'il a rencontrée dans ces lieux, au cours d'une réunion organisée par... Nolo Correa, qui a en a fait sa tanière (su guarida) depuis longtemps...
La dernière semaine de cette tournée
2017 aura été celle des activités imprévues (rien d'étonnant à
cela en Argentine, les Sud-Américains sont les champions de
l'improvisation), des activités toutes plus prestigieuses les unes
que les autres.
La photo qu'il ne faut pas manquer de prendre
dans le grand hall d'honneur du régiment des grenadiers à cheval
quand ils sont dans leur bel uniforme de gala
Ici trois membres de la musique du régiment
qui s'apprêtaient à donner la sérénade à la colonelle et ses inivtées
C'est ainsi que dimanche dernier, le 3
septembre, j'ai été invitée à prendre la parole devant un
parterre de dames dans l'un des salons de réception de la caserne du
Régiment des Grenadiers à cheval, à Palermo, où la colonelle
recevait les femmes d'officiers et quelques dignitaires
sanmartiniennes, comme l'historienne Florencia Grosso, pour célébrer
l'anniversaire de naissance de Mercedes de San Martín,
fille du fondateur du régiment, le général du même nom dont on
fête cette année le bicentenaire du passage des Andes. L'épouse du
colonel Armanelli m'a donc fait l'honneur de me choisir comme
conférencière pour cette occasion. Joli souvenir et belles
rencontres, là où le mercredi précédent j'étais venue écouter
le conférencier Esteban Ocampo, spécialiste de la cavalerie
historique, que j'avais rencontré au Congrès d'histoire de San
Juan, où nous intervenions tous les deux.
Hier, mardi 5 septembre, j'enregistrais
une série d'interviews pour l'émission de Nolo Correa, dans les
studios de Radio Rivadavia, AM 630, situés rue Arenales, la rue où
se produit la rencontre entre la belle bourgeoise de Recoleta-Palermo
et le fou échappé de l'asile de Balada para un loco, de Piazzolla
et Ferrer (1).
Et c'est encore Nolo Correa que je dois
retrouver aujourd'hui, sur le coup de 15h (heure locale), pour
enregistrer une interview, cette fois-ci pour la télévision, dans
un autre lieu de Buenos Aires rendu lui aussi immortel par la poésie
du Maestro Horacio Ferrer, le café La Poesía,
où il rencontra sa femme et sa muse, Lulú
Michelli, au cours d'une émission... de Nolo Correa !
Demain, je me rendrai au Colegio del
Centenario, à Florencio Varela, dans la banlieue sud et populaire de
la capitale fédérale. Mais cela, c'était prévu !
Cliquez sur l'affiche pour une haute résolution
Enfin vendredi soir, à
18h30, ce sera ma dernière activité dans cette belle ville de
Buenos Aires et cette terre argentine que j'aime tant : une
rencontre en français autour du thème de la traduction littéraire
avec des élèves interprètes et traducteurs de l'Instituto de
Enseñanza Superior de Lenguas Vivas Juan Ramón
Fernández, dans la rue
Carlos Pellegrini, à Palermo, près de la grande avenue Libertador.
Ces activités ont toutes un caractère
privé au moment où elles sont menées et ne sont donc pas ouvertes
au grand public en direct.
Dimanche 3 septembre 2017, pendant ma conférence dans l'après-midi
mais c'est l'hiver : la nuit était déjà tombée ! Gracias, Carol, para sacarme la foto.
Tout cela pour vous dire qu'il y aura
bientôt sur mon site Internet de nouvelles émissions de radio à
écouter et sans doute quelques images de télévision.
D'ici là, vous pouvez découvrir
quelques unes de ces institutions à travers leurs pages Web :
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
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La Boca de Quinquela et des peintres
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Blogs et sites culturels : Walter Alegre, militant de la culture (BsAs) Pablo Vignali, photographe à Montevideo Melografías, sur l'actualité de la musique argentine(BsAs)
Radios généralistes : NCI, culture pan-ibéroaméricaine (Madrid) RFI Radio France Internationale en français RFI Radio France Internationale en espagnol Canal Académie (radio de l'Institut de France)
Dictionnaires et traducteurs en ligne : ATLIF-Université de Caen (dictionnaire de français) CISCO-Université de Caen (synonymes français) RAE Real Academia Española (dictionnaire d’espagnol)