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lundi 14 avril 2025

La Academia Nacional del Tango reprend ses activités publiques [à l’affiche]


La Academia Nacional del Tango reprend, ce soir, lundi 14 avril 2025 à 18h, ses activités gratuites ouvertes au public, les Plenarios du lundi soir, deux fois par mois, avec une remise de récompense à Enrique Lannoo, à l’occasion de ses quatre-vingt-cinq ans.

Les Plenarios sont des soirées ouvertes à tous, qui mélangent un temps d’échange entre l’invité principal (ou les invités principaux) et un temps d’expression artistique, musique ou danse dans la plupart des cas. Ce soir, ce sera de la musique.

Ouverture de la soirée à 18h, au premier étage du Palacio Carlos Gardel, siège de l’institution, avenida de Mayo 833. Entrée libre et gratuite.

Actuellement, en Argentine, l’inquiétude règne dans les institutions culturelles à cause des baisses draconiennes des budgets publics et des rumeurs de fermeture qui circulent dans le climat d’incertitude et d’angoisse qui domine tout le pays et qui semble s’être alourdi encore depuis l’arrivée de Trump au pouvoir avec ses décisions destructrices à l’emporte-pièce.

© Denise Anne Clavilier

lundi 21 septembre 2015

Plenario pour violoncelliste et poète [à l'affiche]


Ce soir, lundi 21 septembre 2015, à 19h30, au Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo 833, la Academia Nacional del Tango fera du violoncelliste Enrique Lanoo un académicien d'honneur. Ce sera lui qui occupera donc l'espace artistique de la soirée.


Cependant auparavant, la réunion s'ouvrira avec un hommage au Maestro Hécto Negro, le poète qui nous a quittés au cours de la semaine dernière, lui qui a longtemps enseigné la poésie au Seminario Homero Expósito, dirigé par Alejandro Martino mais conçu et fondé par Horacio Ferrer.

Entrée libre et gratuite comme toujours.

dimanche 2 février 2014

Interview d'un violoncelliste de tango... à Mar del Plata [Troesmas]

Photo Pablo Piovano
(pour Página/12)
Enrique Lanoo a connu tous les grands orchestres de tango. Il a joué avec Osvaldo Pugliese, Aníbal Troilo, Astor Piazzolla et d'autres un cran en dessous comme Armando Pontier, Eduardo Rovira et Osvaldo Piro. Il a accompagné des chanteurs comme Roberto Goyeneche, Susana Rinaldi, Roberto Rufino, Edmundo Rivero. Aujourd'hui, il a soixante-treize ans et il vit à Mar del Plata. En ces jours d'été, où les plages de la ville sont noires de monde, Página/12 est parti faire une interview d'un musicien souvent laissé pour compte dans l'histoire du tango, parce que son instrument, le violoncelle, ne fait pas partie du quatuor emblématique de la orquesta típica que forment le piano, le violon, le bandonéon et la contrebasse.

Souvenirs des grands musiciens, des grands compositeurs...

Je vous livre ici ce qu'il dit de sa rencontre avec Pugliese et pour le reste, je vous laisse aller lire l'original, en vous aidant le cas échéant du traducteur en ligne, Reverso, dont le lien se trouve en bas de la Colonne de droite, dans la rubrique Cambalache, au rayon des outils linguistiques.

–¿Cómo lo conoció a Pugliese?
–Yo venía haciendo varias orquestas, estaba con Armando Pontier, con Atilio Stampone y con otras tres. Un día Stampone me dijo que lo había llamado Osvaldo Pugliese para decirle que él quería que fuera el cellista de su orquesta, pero si aceptás no podés tocar en ninguna otra. Fui a hablar con Pugliese y me enamoró el viejo loco ése. Dejé todo y me fui con él. Estuve tres meses ensayando porque la orquesta no permitía leer (la partitura) y tuve que aprender todo el repertorio. La primera actuación fue en La Cigala, un boliche de la calle Corrientes. En medio de la actuación prendieron las luces y fuimos todos presos. Como Pugliese era comunista, nos llevaron presos. Debuté en 1962 y fui en cana (se ríe).
Quique Lanoo, in Página/12

- Comment avez-vous rencontré Pugliese ?
- Je jouais alors dans plusieurs orchestres, j'étais chez Armando Pontier, chez Atilio Stampone et trois autres encore. Un jour, Stampone me dit qu'Osvaldo Pugliese l'avait appelé pour lui dire qu'il voulait que je sois le violoncelliste de son orchestre, mais si tu acceptes, tu ne peux plus jouer dans aucun autre orchestre. Je suis allé parler avec Pugliese et avec ce parfait maboul, ça a été le coup de foudre. J'ai tout laissé et je suis parti dans son orchestre. J'ai passé trois mois à répéter parce que l'orchestre n'autorisait pas la lecture (de la partition) et j'ai dû apprendre tout le répertoire (1). Mon premier concert [avec eux], ce fut à La Cigala, un bistrot de la rue Corrientes. Au milieu du concert, on a allumé la lumière et nous avons tous été arrêtés. Comme Pugliese était communiste, on nous a conduits en prison. J'ai fait mes débuts en 1962 et je suis parti en taule (il rit).
(Traduction Denise Anne Clavilier)



(1) Sur ces questions de la place de la partition, du par cœur et de l'improvisation dans l'histoire du tango et la formation des musiciens, voir ce qu'en dit Juan Carlos Cáceres dans son manifeste argentin Tango Negro, dont la version française, traduite et annotée par mes soins, est sortie en avril 2013 aux Editions du Jasmin.