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samedi 31 octobre 2026

Ce soir, Litto Nebbia chante sur scène à Recoleta [à l’affiche]

Litto Nebbia ce soir, avec une photo d'hier et beaucoup de cheveux...

Ce soir, samedi 31 octobre 2026, à 21h, l’auteur-compositeur interprète omni-genre Litto Nebbia fêtera sur la scène du Teatro Santa María, Montevideo 842, les cinquante ans de deux de ses albums les plus emblématiques, au temps où il était surtout un artiste du rock nacional.

Le récital se tiendra à guichets fermés, comme c’est normal pour une personnalité artistique de cette taille.

Comme pour l’autre artiste de Rosario de ce soir (Noelia Moncada), c’est l’occasion pour Litto Nebbia d’accorder une très longue et très intéressante interview à… La Nación, ce qui n’est pas courant (Litto Nebbia est plus proche de Página/12 et ce changement de portage en dit long sur l’importance de son œuvre dans l’histoire musicale du pays).

Le même mais cinquante ans plus tard, avec moins de cheveux
mais dans son propre studio, celui de sa propre maison de production,
Melopea Discos, dans le quartier de Villa Urquiza, à Buenos Aires

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

Noelia Moncada fête ce soir ses noces d’argent avec le tango [à l’affiche]


Ce soir, samedi 31 octobre 2026, à La Carbonera, Carlos Calvo 299, dans le quartier de San Telmo, la chanteuse Noelia Moncada, qui est originaire de Rosario, partagera la scène avec plusieurs amis musiciens pour fêter les 25 ans de son arrivée à Buenos Aires où elle venait épouser le tango. C’était en 2001 alors que l’Argentine allait sombrer dans l’une des pires crises économiques de son histoire (Javier Milei fait mieux maintenant, mais sous une autre forme).

Elle chantera à guichets fermés.

C’est pour elle l’occasion de donner une longue interview à Página/12 et je vous invite à la lire. Elle y décrit entre autres ce qu’elle a vu dans la capitale argentine, la chute, la lente remontée et l’actuelle rechute, qui met entre autres les artistes en grand danger de ne plus pouvoir vivre de leur art.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

samedi 24 octobre 2026

Litto Nebbia recevra lundi le Prix Tagini pour son travail discographique [à l’affiche]

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Lundi 26 octobre 2026 à 18h, au Palacio Carlos Gardel, siège de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage, le compositeur, chanteur et producteur discographique Litto Nebbia recevra le prix Tagini en récompense pour toute son œuvre, tant sa propre discographique (de taille gigantesque) que son travail à la tête du label Melopea Discos, la maison de disque qu’il a lui-même fondée pour être son propre patron.

Litto Nebbia est un artiste qui chante et joue dans tous les genres musicaux, avec un avantage au rock nacional dont il est le premier pionner. C’est lui qui a lancé le rock en langue espagnole. Sa maison de disques a accueilli quant à elle une quantité astronomique d’artistes de tango, notamment dans le domaine du répertoire classique dans des arrangements et des interprétations renouvelées, modernisées, bref un tango d’aujourd’hui sans être pour autant un tango revendiqué underground… Un catalogue dont vous trouverez un petit aperçu dans le disque qui accompagne l’anthologie que j’ai publiée aux Éditions du Jasmin en 2010, avec un partenariat que j’ai monté directement avec Litto Nebbia, qui a choisi lui-même titres et interprètes dans le catalogue de sa maison de disques : Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins.

Comme lors de tous les Plenarios de l’institution, le récipiendaire sera accompagné par d’autres artistes, eux-mêmes membres de l’académie. En l’occurrence, ses partenaires Walter Ríos y Mariel Dupetit.

Entrée libre et gratuite.

Eu égard à la forte personnalité et la notoriété écrasante de Litto Nebbia, il est conseillé d’arriver tôt sur place. Le salon où se déroulent ces soirées publiques, el Salón de los Angelitos-Horacio Ferrer, est tout petit pour accueillir un personnage artistique de cette taille.

© Denise Anne Clavilier

samedi 17 octobre 2026

La télévision argentine fête ses 75 ans aujourd’hui [à l’affiche]

75 ans de télé : la boîte inépuisable, dit le gros titre
sur une photo de Evita Perón,
en cette fête de la Loyauté
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Le 17 octobre 1945, sur Plaza de Mayo, à Buenos Aires, le peuple réclamait le retour au pouvoir de Juan Perón qui venait d’être arrêté et envoyé dans un bagne militaire sur une île argentine située dans le Río de la Plata, au large de l’Uruguay. Cette manifestation géante et réussie, puisque Perón fut libéré et réinstallé au gouvernement le soir même, a donné naissance au Día de la Lealtad (la fête de la loyauté), une date célébrée dans toute l’Argentine par tous les péronistes et sympathisants. Aujourd’hui est donc un jour particulier pour l’opposition qui va certainement profiter de ce que la date tombe un samedi pour manifester une nouvelle fois contre le gouvernement libertarien actuel.

Or à la fin du premier mandat de Perón (élu triomphalement présidente de l’Argentine en 1946 contre un candidat qui représentait toutes ses oppositions et jouissait de l’appui tout à fait officiel de l’ambassadeur des États-Unis), six ans après cet historique retour triomphal du général à Buenos Aires, le 17 octobre 1951, naissait la télévision argentine, la première chaîne nationale qui, en 75 ans d’existence, a porté plusieurs noms et qui doit passer de TV Pública à Canal 7, sur une récente décision de Javier Milei et consorts.

La télévision argentine est aujourd’hui un groupe télévisuel. Il est toujours public malgré les tentatives de Milei pour le détruire, il y a trois ans, au début de son mandat. Aujourd’hui, la presse rappelle ces soixante-quinze ans d’histoire d’une institution à laquelle les Argentins sont généralement attachés, quoi qu’en dise le président actuel.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 qui fait de cet anniversaire la Une de son supplément culturel
lire l’article de La Prensa

lundi 5 octobre 2026

Macarons et raclette : la Feria Francesa fait son retour, en retard, sur Plaza Francia [à l’affiche]

Un petit bout de Plaza Francia sur ce post Facebook
de l'association franco-gastronomique Lucullus
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C’est le week-end dernier que le salon devait se tenir mais il a plu des hallebardes pendant deux jours sur toute la région de Buenos Aires et, si la pluie n’arrête pas le pèlerin (ils étaient nombreux au rendez-vous avec la Vierge à Luján en ce début du mois d’octobre qui lui est consacré), elle arrête probablement le gourmand, car les organisateurs ont reporté au samedi 10 et dimanche 11 octobre ce traditionnel rendez-vous, dans ses habits printaniers, avec la gastronomie française, plus ou moins adaptée aux habitudes locales.

Un truc vraiment très exotique à Buenos Aires :
les salmonidés fumés (avec le caviar en prime - aquitain, j'espère)
Post Facebook Lucullus
(ils ont aussi posté la photo d'une assiette d'huîtres)
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C’est ainsi que sur des pâtisseries, on trouve des décorations bleu-blanc-rouge telles qu’on en voit jamais en France, et cette fois-ci, de la raclette en format sandwich très ajusté à cette manifestation de plein air où le chaland déambule entre une vingtaine de stands et quelques ateliers pompeusement intitulés, en bon français, « masterclass ». Et même pour nous, qui vivons la première baisse de nos températures depuis près de cinq mois, ces photos de raclette sur fond de jambon cru, c’est à nous mettre l’eau à la bouche.

La raclette en variante sandwich sur pain grillé !
Post Facebook Lucullus
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Après plusieurs infidélités du marché qui s’est baladé un peu partout dans Buenos Aires, rendez-vous est donné sur Plaza Francia, à Recoleta, un vaste endroit arboré très chouette dans le nord de la capitale argentine. L’entrée est libre et gratuite. Les consommations, non…

Un stand de viennoiseries...
Regardez les prix en pesos argentins !!!
Ils valent leur poids de pur beurre
Post Facebook Lucullus
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© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

visiter le site de l’organisme organisateur, l’association Lucullus qui rassemble les artisans de bouche qui exercent en Argentine à partir de la tradition française (traiteurs, restaurateurs, fromagers, épiciers, boulangers, pâtissiers, sommeliers, spécialistes du vin et autres spiritueux)

mercredi 30 septembre 2026

Leer y Comer : 17e salon à la Chacarita [à l’affiche]

Post Facebook : "Tu viens ?"
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Ce week-end, les 3 et 4 octobre après 12h, se tiendra le salon Leer y Comer (Lire et manger) qui rassemble des stands gastronomiques et des éditeurs.

"Tu vas trouver"
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Au menu : dédicaces d’auteurs, conférences, musique, avec des dégustations de toutes sortes non-stop.

Côté miam-miam...

Ce salon printanier se tient à ciel ouvert dans le quartier de Chacarita, dans l’ouest de Buenos Aires.

Côté signatures

L’entrée est libre et gratuite, bien entendu. Les livres et la nourriture, en revanche, non, mais l’idée reste très sympa.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 25 septembre 2026

Ma prochaine conférence se fera en liaison transcontinentale [à l’affiche]


Le jeudi 1er octobre 2026, à 15h (heure locale), je participerai en visioconférence et bien entendu en espagnol au 4e congrès belgranien organisé par l’Instituto Belgraniano de la República Argentina, une association sans but lucratif qui a remplacé l’Instituto Nacional Belgraniano, rayé d’un trait de plume par un décret présidentiel de Milei au début de son mandat, sous prétexte de faire faire des économies à l’État.


Les historiens qui constituaient l’INB et l’académie qui lui était liée ont refusé de laisser disparaître cet organisme qui mêlait, avec trois francs six sous d’argent public, une double mission de recherche et de mémoire. Le nouvel institut, privé, a conservé le même président, Manuel Belgrano, qui est l’un des descendants du général indépendantiste. Manuel a le grand mérite d’encourager au sein de l’institut une haute qualité historiographique et scientifique, ce qui n’est pas la caractéristique majeure des institutions d’histoire en Argentine, où le récit, parfois mythifié, l’emporte souvent sur l’analyse scientifique.

Interview radiophonique du président Manuel Belgrano à Corrientes
pour présenter l'événement

Ma conférence aura pour titre : El general Manuel Belgrano - Observaciones desde la perspectiva de una historiadora francesa. Il n’est pas prévu de retransmission vidéo hors de la salle de conférence. En revanche, l’institut prévoit d’ores et déjà de publier les actes du congrès sous la forme d’un ouvrage qui sera téléchargeable dans un délai qui est encore inconnu. Hier soir, j’ai remis mon texte et ses illustrations et j’attends les éventuelles corrections, notamment grammaticales et, le cas échéant, stylistiques.

Invitation officielle à l'inauguration du congrès
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Le congrès se tiendra du 1er au 3 octobre 2026 dans la ville de Corrientes, capitale de la province homonyme, patrie des agrumes, de la yerba mate et du chamamé, une ville (à l’époque un village) où le général Manuel Belgrano est passé au tout début de la Révolution argentine.


Comme vous avez pu vous en rendre compte, la préparation de mon laïus m’a rendue assez peu disponible pour ce blog. Il est probable que je retrouverai un peu plus de liberté au mois d’octobre, dès lors que les deux obstacles de ces derniers mois auront disparu : les canicules à répétition de cet été éprouvant et ce long mais passionnant labeur rédactionnel…

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Al Corriente, média d’information local
lire l’article de El Litoral, édition de Corrientes, l’un des quotidiens papier locaux.

jeudi 17 septembre 2026

Les frères Ruggiero lancent leur Festival du Bandonéon à Buenos Aires, Avellaneda et Rosario [à l’affiche]

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Ce soir, jeudi 17 septembre 2026, les frères Adrián et Daniel Ruggiero, musiciens et fils du grand bandonéoniste Osvaldo Ruggiero, connu pour avoir été pendant de nombreuses années le premier bandonéon de l’orchestre de Osvaldo Pugliese, lancent ce soir la 4e édition de leur Festival Internacional del Bandoneón Osvaldo Ruggiero, qui se déploiera cette année à Buenos Aires, dans la ville de banlieue populaire de Avellaneda, qui abrite un célèbre conservatoire de musique populaire, et dans la capitale culturelle et économique de la Province de Santa Fe, la ville de Rosario.

Le festival se déploiera jusqu’à la fin du mois où un concert de Víctor Lavallén, autre grand de l’instrument, aujourd’hui octogénaire, au CAFF, dans le quartier de l’Abasto de Buenos Aires, celui où vécut Carlos Gardel et Aníbal Troilo, autre immense maître du bandonéon.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

consulter le site Internet du CAFF pour les informations concernant ce concert final du 26 septembre prochain

samedi 12 septembre 2026

Experiencia Piazzolla, un week-end musical au Centro Cultural Konex [à l’affiche]


Ce soir et demain soir, les 12 et 13 septembre 2026, les deux salles du Centro Cultural Konex, Sarmiento 3131 accueilleront quatre soirées et de nombreux artistes en hommage au compositeur que fut Astor Piazzolla.

Le programme de cette cinquième édition de la manifestation a été confié au petit-fils du maestro, Pipi Piazzolla, lui-même compositeur de jazz.

Les places sont en vente sur différents sites spécialisés. Elles sont relativement cher, à cause des prix considérables qui ravagent l’ensemble de la consommation dans toute l’Argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 3 septembre 2026

La Legislatura de Buenos Aires récompense un documentaire de gauche ! [à l’affich

L'affiche rend hommage à Estela de Carlotto, la rayonnante
présidente de l'association des Grands-Mères de la Place de Mai
qui recherche les 500 enfants enlevés en bas âge à leur famille par la dictature


C’est à marquer d’une pierre blanche : la Legislatura (parlement local) de la Ville de Buenos Aires, gouvernée par la droite que l’on peut appeler classique mais qui ne s’interdit pas de temps à autre des clins d’œil au président facho-libertarien Javier Milei, vient de récompenser un documentaire produit par le groupe Octubre, celui qui possède entre autres le quotidien Página/12.

Ce documentaire en quatre parties, intitulé 1976 – Ecos de la memoria, se penche sur le coup d’État de 1976 et ses répercussions jusqu’à aujourd’hui, cinquante ans plus tard, dans la société argentine. Il est diffusé depuis le 30 août dernier sur la chaîne de télévision du groupe, El Nueve.

Cette série documentaire est le travail conjoint de trois réalisateurs, dont deux, Daniel Filmus et Tristán Bauer, ont été ministres, brillantissimes d’ailleurs, sous la présidence de Cristina Kirchner.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

consulter la chaîne Youtube du documentaire
visiter le site Internet de la série

mercredi 2 septembre 2026

Le CAFF propose son propre festival de tango [à l’affiche]

Cliquez sur l'image pour lire le programme du mois

Pour la septième année consécutive, le Club Atlético Fernandez Fierro (CAFF), qui est la salle de concert de l’orchestre typique du même nom, la OTFF (rien à voir en fait avec le sport, c’est une blague), proposera à partir de demain et pendant tout le mois de septembre, en plein quartier de l'Abasto, à Buenos Aires, son propre festival de tango, en contrepoint et en opposition avec le festival officiel de tango de la Ville qui vient de s’achever avec les finales du Mundial del Tango.

Le FA-CAFF est un festival indépendant qui présente des artistes et des formations anticonformistes du tango underground.

Au menu, concerts, présentation de disques, foire aux livres spécialisés et exhibition de danse.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
consulter le programme sur le site Internet du CAFF


jeudi 6 août 2026

Août, c’est le mois du tango à Buenos Aires [à l’affiche]

La milonga du Centro Cultural 25 de Mayo, à Villa Urquiza,
participe à la manifestation tous les dimanches, de 19 à 22h


Depuis lundi dernier, la ville de Buenos Aires rassemble tous ses atouts tango pour régaler le public en préparation du Festival (musique) et du Mundial (compétition de danse) qui se tiendront à la fin août.

Le programme de ce pré-festival comprend des concerts, des récitals, des ateliers, des démonstrations de danse et des milongas. Il est en partie organisé par le ministère de la Culture de la ville.

Seul Página/12 en rend compte parmi les quotidiens d’envergure nationale. On peut difficilement invoquer un enthousiasme débordant dans les médias généralistes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 30 juillet 2026

Dolores Solá présente son nouveau disque au Torquato Tasso [à l’affiche]


La chanteuse et compositrice Dolores Solá, qui s’est fait connaître dans le groupe de tango alternatif La Chicana, qu’elle dirigeait avec son ex-compagnon, Acho Estol, avant leur séparation il y a quelques années, présentera samedi prochain, le 1er août 2026, à 22 h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo., un nouveau disque personnel intitulé Corazón de Perro (cœur de chien). La salle ouvre ses portes à 20 h, comme d’habitude.

Prix des places : 30.000 $ (pesos argentins).

Comme toujours, il faut aussi prévoir les consommations et le repas en sus.
Les tables sont partagées et les places attribuées dans l’ordre d’arrivée des clients.

Dolores Solá s’était lancée dans une première phase de carrière soliste il y a une dizaine d’années avec son premier disque solo, Salto Mortal. Aujourd’hui, elle sort donc un nouvel album d’une dizaine de morceaux avec la participation de plusieurs autres artistes, dont Teresa Parodi, une auteure-compositrice-interprète du folklore de la province de Corrientes (nord-est de l’Argentine), et Daniel Melingo, chanteur et compositeur qui nous a quittés au début du mois.


Le disque présente un répertoire hétéroclite avec un seul tango et des chansons de diverses autres origines, y compris en provenance de la guerre civile espagnole, côté républicain bien entendu. L’ensemble reste marqué par le caractère contestataire qui a toujours été celui de l’artiste.

Pour l’occasion, elle a accordé une longue interview à Página/12.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 11 juin 2026

La Feria Francesa revient mais à Recoleta cette fois [à l’affiche]

Au menu : une soupe à l'oignon, un éclair, des macarons,
un croissant, un camenbert, une fourme d'Ambert,
deux baguettes, une Tout Eiffel et ce mot si exotique :
Boulangerie
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Une fois par mois, l’association des artisans des métiers de bouche de tradition française qui exercent leur métier à Buenos Aires ou dans sa proche banlieue, Lucullus, organise un marché festif sur un week-end entier pour initier les Portègnes aux secrets gastronomiques de notre pays : ateliers, masterclass, dégustation, repas et bien entendu vente des spécialités en boulangerie, pâtisserie, confiserie, charcuterie, fromages, vins et cuisine.

Le week-end prochain, le 13 et 14 juin 2026, c’est dans le quartier de Recoleta, sur Plaza Uruguay que les gourmands et les gourmets retrouveront leurs producteurs habituels, avec la bénédiction de l’ambassade de France.

Des croissants façon Patrouille de France au-dessus des Champs-Elysée

On attend une trentaine d’exposants dans les allées de ce marché festif. L’entrée est bien entendu libre et gratuite et si jamais il devait pleuvoir, la manifestation serait annulée et reportée au week-end suivant.

A gros appétit, salut !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 5 juin 2026

Mundial de la Yerba Mate à Buenos Aires ce week-end [à l’affiche]


Entre aujourd’hui, vendredi 5 juin 2026, et dimanche prochain, tous les jours à partir de 14h, se tient à Buenos Aires, au Museo del Mate, sur Avenida de Mayo, le premier Mundial de la Yerba Mate où de très nombreuses marques élaborées en Argentine, en Uruguay, au Paraguay et au Brésil vont être goûtées, évaluées, jugées et classées, comme on le fait avec les vins, par un jury de 43 experts provenant de onze pays différents.

Les dégustations se feront à l’aveugle. 400 produits participent au concours. Sur inscription préalable, le public pourra lui aussi participer et goûter les produits participants.

A côté du concours stricto-sensu, ce Mundial propose aussi des conférences, des tables-rondes, des ateliers et des expériences interactives, tant au Museo del Mate qu’à la Academia Nacional del Tango, dont le siège est juste à côté, ce qui permettra d’accueillir plus de monde.

La manifestation est ouverte au public dans la mesure des places disponibles. Il vous en coûtera 28 000 pesos argentins pour une demi-journée avec dégustation ou 54 000 si vous optez pour un forfait couvrant les trois jours.

Cette fiche consacrée à la production de la yerba mate
a été rédigée par un ancien directeur de l'INYM
(Instituto Nacional de la Yerba Mate, un organisme
presque entièrement détruit par Milei,
privé d'argent et d'une partie de ses compétences),
le regretté Roberto Montechiesi, un spécialiste
de haute volée.
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Un seul regret pour moi : il semblerait que ma marque préférée ne participe pas à la manifestation. Il s’agit de La Obereña, une marque assez confidentielle (on ne la trouve ni dans la grande distribution ni même dans les supérettes, uniquement dans les magasins spécialisés ou chez les commerçants passionnés). Il s’agit d’une yerba mate bio, fumée, très équilibrée qui donne à la boisson une impressionnante longueur en bouche avec une amertume discrète. La Obereña est la marque d’un producteur-récoltant familial et artisanal qui intègre toutes les étapes de la production, depuis la plantation et la cueillette jusqu’à la mouture finale des feuilles et leur conditionnement (très original, en sacs de tissu ou de toile de jute), en passant par le séchage, la fermentation et le fumage. La marque porte le nom du lieu de la production : Obera, une localité de la province de Misiones, à la frontière avec le Paraguay et le Brésil. La famille produit aussi du thé et du roboois.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

Tango + Tango : quatre jours de festival à Hasta Trilce [à l’affiche]


Depuis hier, jeudi 4 juin 2026 et jusqu’à dimanche prochain, le café-concert Hasta Trilce, Maza 177, accueille la troisième édition d’un petit festival de tango hors des sentiers battus et du « tango for export » (pour les touristes) : Tango + Tango.

Cette manifestation se déploie sur trois axes : musique acoustique, danse et table-ronde. Elle fait le tour de l’actualité de la création et de la reprise du répertoire dans le genre urbain par excellence de l’Argentine des grandes villes.

Nombreux artistes au programme.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 d’hier
consulter le programme sur le site Internet de Hasta Trilce

vendredi 22 mai 2026

Les Prix Tango 21e siècle ont été remis hier [à l’affiche]

Tous les artistes primés cette année
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Hier, à Hasta Trilce, une salle qui accueille souvent des soirées de musique populaire à Buenos Aires, la seconde cérémonie des Premios Tango Siglo XXI s’est tenue en présence de la chanteuse Amelita Baltar, ancienne compagne et muse de Astor Piazzolla, créatrice de Balada para un loco et autre Chiquilín de Bachín, sur des textes du génial et regretté Horacio Ferrer. A 85 ans et avec une trajectoire artistique bien à elle, elle a reçu un hommage spécial pour l’ensemble de sa carrière (Félicitations, Madame !)(1)

Amelita Baltar hier à Hasta Trilce
(Il ne doit pas faire chaud en ce moment à Buenos Aires)

La crème du tango contemporain était réunie là, dont plusieurs de mes amis dont vous entendez moins parler dans ce blog depuis que Javier Milei est arrivé aux affaires et qu’il détruit systématiquement les conditions de développement d’une vie culturelle et artistique populaire qui tienne la route sur le plan économique.

Parmi eux, le chanteur Cucuza Castiello (sur la photo d’ensemble, c’est le chauve habillé en noir, au premier rang, à gauche).

Cucuza hier

Ces prix permettent aux « professionnels de la profession » de ne pas dépendre uniquement des institutions bien établies et d’accompagner l’évolution des métiers au plus près des aventures artistiques actuelles en couvrant l’ensemble du genre, ce qui n’est pas toujours le cas des prix traditionnels.

La liste des catégories est longue, puisqu’elle couvre toute l’expression tanguera, compositeurs, musiciens, chanteurs, orchestres, danseurs, etc. Les listes des récompensés est trop longue pour que je la répète ici mais La Nación a intégré à son compte-rendu sur son site toutes les vidéos de la soirée. Vous pouvez donc en profiter presque comme si vous y étiez !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Tiempo Ar, un journal digital
consulter l’article de La Nación et régalez-vous !

Ce soir et demain, la France propose la Noche de las Ideas à Buenos Aires et ailleurs [à l’affiche]


A travers ses représentations diplomatique et culturelle, la France propose ce soir et demain, les 22 et 23 mai 2026, à l’avant-veille de la fête nationale du 25 Mai, des rencontres et des débats philosophiques et politiques dans plusieurs grandes villes d’Argentine, à Buenos Aires (au Teatro Colón, mazette !), à Mendoza, à Córdoba (dont l’université est la plus ancienne du pays), à Rosario, Santa Fe, La Plata, Mar del Plata, Tandil, Pinamar et Jujuy. Jusqu'à présent, la manifestation n'existait que dans la capitale fédérale. Pour ses dix ans, elle se décentralise...

L’ambassade a fait venir pour l’occasion des intellectuels français.

C’est la dixième manifestation de cette nature et certaines soirées tourneront autour du 50e anniversaire du coup d’État de Videla et consorts, en mars 1976.

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Bien entendu, dans le contexte politique glauque qui est le nôtre, l’expression, ultra-festive il y a dix ans, de « nuit des idées », sonne de bien mauvais augure lorsque toute la vie intellectuelle, culturelle et scientifique est menacée et définancée partout en Argentine et qu’elle est aussi menacée d’extinction en France même !

Dans la même édition de Página/12, on trouve donc une Une sur ces soirées de débat dans le supplément culturel quotidien, Cultura & Espectáculos, et un billet de dernière page, qui raconte le dernier épisode en date de la saga Bolloré, à savoir l’éviction de Pierre Nora de la direction des Éditions Grasset au profit d’un homme d’affaires et de confiance de l’oligarque réactionnaire catho-breton qui a mis la main sur l’ensemble du groupe Hachette sans que notre parlement et notre exécutif ne fassent rien pour éviter la constitution de dangereux bastions hégémoniques de l’information (ou de la désinformation) et de la culture, comme cela a été le cas il y a un demi-siècle lorsque le groupe Hersant a été démantelé.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur la Noche de las Ideas
lire le billet de Página/12 sur la situation culturelle en France
consulter le site Internet de la Noche de las Ideas