Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
Litto Nebbia ce soir, avec une photo d'hier et beaucoup de cheveux...
Ce soir, samedi 31 octobre 2026,
à 21h, l’auteur-compositeur interprète omni-genre Litto Nebbia fêtera sur la
scène du Teatro Santa María, Montevideo 842, les cinquante ans de
deux de ses albums les plus emblématiques, au temps où il était
surtout un artiste du rock nacional.
Le récital se tiendra à
guichets fermés, comme c’est normal pour une personnalité
artistique de cette taille.
Comme pour l’autre artiste de Rosario de ce soir (Noelia Moncada), c’est l’occasion pour Litto
Nebbia d’accorder une très longue et très intéressante interview
à… La Nación, ce qui n’est pas courant (Litto Nebbia est
plus proche de Página/12 et ce changement de portage en dit
long sur l’importance de son œuvre dans l’histoire musicale du
pays).
Le même mais cinquante ans plus tard, avec moins de cheveux mais dans son propre studio, celui de sa propre maison de production, Melopea Discos, dans le quartier de Villa Urquiza, à Buenos Aires
Ce soir, samedi 31 octobre 2026,
à La Carbonera, Carlos Calvo 299, dans le quartier de San Telmo, la
chanteuse Noelia Moncada, qui est originaire de Rosario, partagera la scène avec
plusieurs amis musiciens pour fêter les 25 ans de son arrivée à
Buenos Aires où elle venait épouser le tango. C’était en 2001
alors que l’Argentine allait sombrer dans l’une des pires crises
économiques de son histoire (Javier Milei fait mieux maintenant, mais sous
une autre forme).
Elle chantera à guichets fermés.
C’est pour elle l’occasion de
donner une longue interview à Página/12 et je vous invite à
la lire. Elle y décrit entre autres ce qu’elle a vu dans la
capitale argentine, la chute, la lente remontée et l’actuelle
rechute, qui met entre autres les artistes en grand danger de ne plus
pouvoir vivre de leur art.
Lundi 26 octobre 2026 à 18h, au
Palacio Carlos Gardel, siège de la Academia Nacional del Tango,
avenida de Mayo 833, 1er étage, le compositeur, chanteur
et producteur discographique Litto Nebbia recevra le prix Tagini en
récompense pour toute son œuvre, tant sa propre discographique (de
taille gigantesque) que son travail à la tête du label Melopea
Discos, la maison de disque qu’il a lui-même fondée pour être
son propre patron.
Litto Nebbia est un artiste qui
chante et joue dans tous les genres musicaux, avec un avantage au
rock nacional dont il est le premier pionner. C’est lui qui a lancé
le rock en langue espagnole. Sa maison de disques a accueilli quant à
elle une quantité astronomique d’artistes de tango, notamment dans
le domaine du répertoire classique dans des arrangements et des
interprétations renouvelées, modernisées, bref un tango
d’aujourd’hui sans être pour autant un tango revendiqué
underground… Un catalogue dont vous trouverez un petit aperçu dans
le disque qui accompagne l’anthologie que j’ai publiée aux
Éditions
du Jasmin en 2010, avec un partenariat que j’ai monté
directement avec Litto Nebbia, qui a choisi lui-même titres et
interprètes dans le catalogue de sa maison de disques : Barrio
de Tango, recueil bilingue de tangos argentins.
Comme lors de tous les Plenarios
de l’institution, le récipiendaire sera accompagné par d’autres
artistes, eux-mêmes membres de l’académie. En l’occurrence, ses
partenaires Walter Ríos y Mariel Dupetit.
Entrée libre et gratuite.
Eu égard à la forte
personnalité et la notoriété écrasante de Litto Nebbia, il est
conseillé d’arriver tôt sur place. Le salon où se déroulent ces
soirées publiques, el Salón de los Angelitos-Horacio Ferrer, est tout
petit pour accueillir un personnage artistique de cette taille.
75 ans de télé : la boîte inépuisable, dit le gros titre sur une photo de Evita Perón, en cette fête de la Loyauté Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Le 17 octobre 1945, sur Plaza de
Mayo, à Buenos Aires, le peuple réclamait le retour au pouvoir de
Juan Perón qui venait d’être arrêté et envoyé dans un bagne
militaire sur une île argentine située dans le Río de la Plata, au
large de l’Uruguay. Cette manifestation géante et réussie,
puisque Perón fut libéré et réinstallé au gouvernement le soir
même, a donné naissance au Día de la Lealtad (la fête de la
loyauté), une date célébrée dans toute l’Argentine par tous les
péronistes et sympathisants. Aujourd’hui est donc un jour
particulier pour l’opposition qui va certainement profiter de ce
que la date tombe un samedi pour manifester une nouvelle fois contre
le gouvernement libertarien actuel.
Or à la fin du premier mandat de
Perón (élu triomphalement présidente de l’Argentine en 1946
contre un candidat qui représentait toutes ses oppositions et
jouissait de l’appui tout à fait officiel de l’ambassadeur des
États-Unis), six ans
après cet historique retour triomphal du général à Buenos Aires,
le 17 octobre 1951, naissait la télévision argentine, la première
chaîne nationale qui, en 75 ans d’existence, a porté plusieurs
noms et qui doit passer de TV Pública à Canal 7, sur une récente
décision de Javier Milei et consorts.
La télévision argentine est
aujourd’hui un groupe télévisuel. Il est toujours public malgré
les tentatives de Milei pour le détruire, il y a trois ans, au début
de son mandat. Aujourd’hui, la presse rappelle ces soixante-quinze
ans d’histoire d’une institution à laquelle les Argentins sont
généralement attachés, quoi qu’en dise le président actuel.
Un petit bout de Plaza Francia sur ce post Facebook de l'association franco-gastronomique Lucullus Cliquez sur l'image pour une haute résolution
C’est le week-end dernier que
le salon devait se tenir mais il a plu des hallebardes pendant deux
jours sur toute la région de Buenos Aires et, si la pluie n’arrête
pas le pèlerin (ils étaient nombreux au rendez-vous avec la Vierge
à Luján en ce début du mois d’octobre qui lui est consacré),
elle arrête probablement le gourmand, car les organisateurs ont
reporté au samedi 10 et dimanche 11 octobre ce traditionnel
rendez-vous, dans ses habits printaniers, avec la gastronomie
française, plus ou moins adaptée aux habitudes locales.
Un truc vraiment très exotique à Buenos Aires : les salmonidés fumés (avec le caviar en prime - aquitain, j'espère) Post Facebook Lucullus (ils ont aussi posté la photo d'une assiette d'huîtres) Cliquez sur l'image pour une haute résolution
C’est ainsi que sur des
pâtisseries, on trouve des décorations bleu-blanc-rouge telles
qu’on en voit jamais en France, et cette fois-ci, de la raclette en
format sandwich très ajusté à cette manifestation de plein air où
le chaland déambule entre une vingtaine de stands et quelques
ateliers pompeusement intitulés, en bon français, « masterclass ».
Et même pour nous, qui vivons la première baisse de nos
températures depuis près de cinq mois, ces photos de raclette sur
fond de jambon cru, c’est à nous mettre l’eau à la bouche.
La raclette en variante sandwich sur pain grillé ! Post Facebook Lucullus cliquez sur l'image pour une haute résolution
Après plusieurs infidélités du
marché qui s’est baladé un peu partout dans Buenos Aires,
rendez-vous est donné sur Plaza Francia, à Recoleta, un vaste
endroit arboré très chouette dans le nord de la capitale argentine.
L’entrée est libre et gratuite. Les consommations, non…
Un stand de viennoiseries... Regardez les prix en pesos argentins !!! Ils valent leur poids de pur beurre Post Facebook Lucullus Cliquez sur l'image pour une haute résolution
visiter le
site de l’organisme organisateur, l’association Lucullus qui
rassemble les artisans de bouche qui exercent en Argentine à partir
de la tradition française (traiteurs, restaurateurs, fromagers,
épiciers, boulangers, pâtissiers, sommeliers, spécialistes du vin
et autres spiritueux)
Le jeudi 1er octobre
2026, à 15h (heure locale), je participerai en visioconférence et
bien entendu en espagnol au 4e congrès belgranien
organisé par l’Instituto Belgraniano de la República Argentina,
une association sans but lucratif qui a remplacé l’Instituto
Nacional Belgraniano, rayé d’un trait de plume par un décret présidentiel de Milei au début
de son mandat, sous prétexte de faire faire des économies à
l’État.
Les historiens qui constituaient
l’INB et l’académie qui lui était liée ont refusé de laisser
disparaître cet organisme qui mêlait, avec trois francs six sous
d’argent public, une double mission de recherche et de mémoire. Le
nouvel institut, privé, a conservé le même président, Manuel
Belgrano, qui est l’un des descendants du général
indépendantiste. Manuel a le grand mérite d’encourager au sein de
l’institut une haute qualité historiographique et scientifique, ce
qui n’est pas la caractéristique majeure des institutions
d’histoire en Argentine, où le récit, parfois mythifié,
l’emporte souvent sur l’analyse scientifique.
Interview radiophonique du président Manuel Belgrano à Corrientes
pour présenter l'événement
Ma
conférence aura pour titre : El general Manuel Belgrano -
Observaciones desde la perspectiva de una historiadora francesa.
Il n’est pas prévu de retransmission vidéo hors de la salle de
conférence. En revanche, l’institut prévoit d’ores et déjà de
publier les actes du congrès sous la forme d’un ouvrage qui sera
téléchargeable dans un délai qui est encore inconnu. Hier soir,
j’ai remis mon texte et ses illustrations et j’attends les
éventuelles corrections, notamment grammaticales et, le cas échéant,
stylistiques.
Invitation officielle à l'inauguration du congrès Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Le
congrès se tiendra du 1er au 3 octobre 2026 dans la ville
de Corrientes, capitale de la province homonyme, patrie des agrumes,
de la yerba mate et du chamamé, une ville (à l’époque un
village) où le général Manuel Belgrano est passé au tout début de la Révolution
argentine.
Comme
vous avez pu vous en rendre compte, la préparation de mon laïus m’a
rendue assez peu disponible pour ce blog. Il est probable que je
retrouverai un peu plus de liberté au mois d’octobre, dès lors
que les deux obstacles de ces derniers mois auront disparu : les
canicules à répétition de cet été éprouvant et ce long mais
passionnant labeur rédactionnel…
Ce soir, jeudi 17 septembre 2026, les frères Adrián et
Daniel Ruggiero, musiciens et fils du grand bandonéoniste Osvaldo
Ruggiero, connu pour avoir été pendant de nombreuses années le
premier bandonéon de l’orchestre de Osvaldo Pugliese, lancent ce
soir la 4e
édition de leur Festival Internacional del Bandoneón Osvaldo
Ruggiero, qui se déploiera cette année à Buenos Aires, dans la
ville de banlieue populaire de Avellaneda, qui abrite un célèbre
conservatoire de musique populaire, et dans la capitale culturelle et
économique de la Province de Santa Fe, la ville de Rosario.
Le festival se déploiera jusqu’à
la fin du mois où un concert de Víctor Lavallén, autre grand de
l’instrument, aujourd’hui octogénaire, au CAFF, dans le quartier
de l’Abasto de Buenos Aires, celui où vécut Carlos Gardel et
Aníbal Troilo, autre immense maître du bandonéon.
Ce
soir et demain soir, les 12 et 13 septembre 2026, les deux salles du
Centro Cultural Konex, Sarmiento 3131 accueilleront quatre soirées
et de nombreux artistes en hommage au compositeur que fut Astor
Piazzolla.
Le
programme de cette cinquième édition de la manifestation a été
confié au petit-fils du maestro, Pipi Piazzolla, lui-même
compositeur de jazz.
Les
places sont en vente sur différents sites spécialisés. Elles sont
relativement cher, à cause des prix considérables qui ravagent
l’ensemble de la consommation dans toute l’Argentine.
L'affiche rend hommage à Estela de Carlotto, la rayonnante présidente de l'association des Grands-Mères de la Place de Mai qui recherche les 500 enfants enlevés en bas âge à leur famille par la dictature
C’est à marquer d’une pierre
blanche : la Legislatura (parlement local) de la Ville de Buenos
Aires, gouvernée par la droite que l’on peut appeler classique
mais qui ne s’interdit pas de temps à autre des clins d’œil au
président facho-libertarien Javier Milei, vient de récompenser un
documentaire produit par le groupe Octubre, celui qui possède entre
autres le quotidien Página/12.
Ce documentaire en quatre
parties, intitulé 1976 – Ecos de la memoria, se penche sur
le coup d’État de 1976 et ses répercussions jusqu’à
aujourd’hui, cinquante ans plus tard, dans la société argentine.
Il est diffusé depuis le 30 août dernier sur la chaîne de
télévision du groupe, El Nueve.
Cette série documentaire est le
travail conjoint de trois réalisateurs, dont deux, Daniel Filmus et
Tristán Bauer, ont été ministres, brillantissimes d’ailleurs,
sous la présidence de Cristina Kirchner.
Cliquez sur l'image pour lire le programme du mois
Pour la septième année
consécutive, le Club Atlético Fernandez Fierro (CAFF), qui est la
salle de concert de l’orchestre typique du même nom, la OTFF (rien
à voir en fait avec le sport, c’est une blague), proposera à
partir de demain et pendant tout le mois de septembre, en plein quartier de l'Abasto, à Buenos Aires, son propre
festival de tango, en contrepoint et en opposition avec le festival
officiel de tango de la Ville qui vient de s’achever
avec les finales du Mundial del Tango.
Le FA-CAFF est un festival
indépendant qui présente des artistes et des formations
anticonformistes du tango underground.
Au menu, concerts, présentation
de disques, foire aux livres spécialisés et exhibition de danse.
La milonga du Centro Cultural 25 de Mayo, à Villa Urquiza, participe à la manifestation tous les dimanches, de 19 à 22h
Depuis lundi dernier, la ville de
Buenos Aires rassemble tous ses atouts tango pour régaler le public
en préparation du Festival (musique) et du Mundial (compétition de
danse) qui se tiendront à la fin août.
Le programme de ce pré-festival
comprend des concerts, des récitals, des ateliers, des
démonstrations de danse et des milongas. Il est en partie organisé
par le ministère de la Culture de la ville.
Seul Página/12
en rend compte parmi les quotidiens d’envergure nationale. On peut
difficilement invoquer un enthousiasme débordant dans les médias
généralistes.
La chanteuse et compositrice
Dolores Solá, qui s’est fait connaître dans le groupe de tango
alternatif La Chicana, qu’elle dirigeait avec son ex-compagnon,
Acho Estol, avant leur séparation il y a quelques années,
présentera samedi prochain, le 1er
août 2026, à 22 h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa
1575, dans le quartier de San Telmo., un nouveau disque personnel
intitulé Corazón
de Perro (cœur de
chien). La salle ouvre ses portes à 20 h, comme d’habitude.
Prix des places : 30.000 $
(pesos argentins).
Comme toujours, il faut aussi
prévoir les consommations et le repas en sus. Les tables sont partagées et les
places attribuées dans l’ordre d’arrivée des clients.
Dolores Solá s’était lancée
dans une première phase de carrière soliste il y a une dizaine
d’années avec son premier disque solo, Salto
Mortal. Aujourd’hui,
elle sort donc un nouvel album d’une dizaine de morceaux avec la
participation de plusieurs autres artistes, dont Teresa Parodi, une
auteure-compositrice-interprète du folklore de la province de
Corrientes (nord-est de l’Argentine), et Daniel Melingo, chanteur
et compositeur qui nous a quittés au début du mois.
Le disque présente un répertoire
hétéroclite avec un seul tango et des chansons de diverses
autres origines, y compris en provenance de la guerre civile
espagnole, côté républicain bien entendu. L’ensemble reste
marqué par le caractère contestataire qui a toujours été celui de
l’artiste.
Pour l’occasion, elle a accordé
une longue interview à Página/12.
Au menu : une soupe à l'oignon, un éclair, des macarons, un croissant, un camenbert, une fourme d'Ambert, deux baguettes, une Tout Eiffel et ce mot si exotique : Boulangerie Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Une fois par mois, l’association
des artisans des métiers de bouche de tradition française qui
exercent leur métier à Buenos Aires ou dans sa proche banlieue,
Lucullus, organise un marché festif sur un week-end entier pour
initier les Portègnes aux secrets gastronomiques de notre pays :
ateliers, masterclass, dégustation, repas et bien entendu vente des
spécialités en boulangerie, pâtisserie, confiserie, charcuterie,
fromages, vins et cuisine.
Le week-end prochain, le 13 et 14
juin 2026, c’est dans le quartier de Recoleta, sur Plaza Uruguay
que les gourmands et les gourmets retrouveront leurs producteurs
habituels, avec la bénédiction de l’ambassade de France.
Des croissants façon Patrouille de France au-dessus des Champs-Elysée
On attend une trentaine
d’exposants dans les allées de ce marché festif. L’entrée est
bien entendu libre et gratuite et si jamais il devait pleuvoir, la
manifestation serait annulée et reportée au week-end suivant.
Entre aujourd’hui, vendredi 5
juin 2026, et dimanche prochain, tous les jours à partir de 14h, se
tient à Buenos Aires, au Museo del Mate, sur Avenida de Mayo, le
premier Mundial de la Yerba Mate où de très nombreuses marques
élaborées en Argentine, en Uruguay, au Paraguay et au Brésil vont
être goûtées, évaluées, jugées et classées, comme on le fait
avec les vins, par un jury de 43 experts provenant de onze pays
différents.
Les dégustations se feront à
l’aveugle. 400 produits participent au concours. Sur inscription
préalable, le public pourra lui aussi participer et goûter les
produits participants.
A côté du concours
stricto-sensu, ce Mundial propose aussi des conférences, des
tables-rondes, des ateliers et des expériences interactives, tant au
Museo del Mate qu’à la Academia Nacional del Tango, dont le siège
est juste à côté, ce qui permettra d’accueillir plus de monde.
La manifestation est ouverte au
public dans la mesure des places disponibles. Il vous en coûtera
28 000 pesos argentins pour une demi-journée avec dégustation
ou 54 000 si vous optez pour un forfait couvrant les trois
jours.
Cette fiche consacrée à la production de la yerba mate a été rédigée par un ancien directeur de l'INYM (Instituto Nacional de la Yerba Mate, un organisme presque entièrement détruit par Milei, privé d'argent et d'une partie de ses compétences), le regretté Roberto Montechiesi, un spécialiste de haute volée. Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Un seul regret pour moi : il
semblerait que ma marque préférée ne participe pas à la
manifestation. Il s’agit de La Obereña, une marque assez
confidentielle (on ne la trouve ni dans la grande distribution ni
même dans les supérettes, uniquement dans les magasins spécialisés
ou chez les commerçants passionnés). Il s’agit d’une yerba mate
bio, fumée, très équilibrée qui donne à la boisson une
impressionnante longueur en bouche avec une amertume discrète. La
Obereña est la marque d’un producteur-récoltant familial et
artisanal qui intègre toutes les étapes de la production, depuis la
plantation et la cueillette jusqu’à la mouture finale des feuilles
et leur conditionnement (très original, en sacs de tissu ou de toile
de jute), en passant par le séchage, la fermentation et le fumage.
La marque porte le nom du lieu de la production : Obera, une
localité de la province de Misiones, à la frontière avec le
Paraguay et le Brésil. La famille produit aussi du thé et du
roboois.
Depuis hier, jeudi 4 juin 2026 et
jusqu’à dimanche prochain, le café-concert Hasta Trilce, Maza
177, accueille la troisième édition d’un petit festival de tango
hors des sentiers battus et du « tango for export » (pour
les touristes) : Tango + Tango.
Cette manifestation se déploie
sur trois axes : musique acoustique, danse et table-ronde. Elle
fait le tour de l’actualité de la création et de la reprise du
répertoire dans le genre urbain par excellence de l’Argentine des
grandes villes.
Tous les artistes primés cette année Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Hier, à Hasta Trilce, une salle
qui accueille souvent des soirées de musique populaire à Buenos
Aires, la seconde cérémonie des Premios Tango Siglo XXI s’est
tenue en présence de la chanteuse Amelita Baltar, ancienne compagne
et muse de Astor Piazzolla, créatrice de Balada para un loco
et autre Chiquilín de Bachín, sur des textes du génial et
regretté Horacio Ferrer. A 85 ans et avec une trajectoire artistique
bien à elle, elle a reçu un hommage spécial pour l’ensemble de
sa carrière (Félicitations, Madame !)(1)
Amelita Baltar hier à Hasta Trilce (Il ne doit pas faire chaud en ce moment à Buenos Aires)
La crème du tango contemporain
était réunie là, dont plusieurs de mes amis dont vous entendez
moins parler dans ce blog depuis que Javier Milei est arrivé aux affaires
et qu’il détruit systématiquement les conditions de développement
d’une vie culturelle et artistique populaire qui tienne la route
sur le plan économique.
Parmi eux, le chanteur Cucuza
Castiello (sur la photo d’ensemble, c’est le chauve habillé en
noir, au premier rang, à gauche).
Cucuza hier
Ces prix permettent aux
« professionnels de la profession » de ne pas dépendre
uniquement des institutions bien établies et d’accompagner
l’évolution des métiers au plus près des aventures artistiques
actuelles en couvrant l’ensemble du genre, ce qui n’est pas
toujours le cas des prix traditionnels.
La liste des catégories est
longue, puisqu’elle couvre toute l’expression tanguera,
compositeurs, musiciens, chanteurs, orchestres, danseurs, etc. Les
listes des récompensés est trop longue pour que je la répète ici
mais La Nación a intégré à son compte-rendu sur son site
toutes les vidéos de la soirée. Vous pouvez donc en profiter
presque comme si vous y étiez !
A travers ses représentations
diplomatique et culturelle, la France propose ce soir et demain, les
22 et 23 mai 2026, à l’avant-veille de la fête nationale du 25
Mai, des rencontres et des débats philosophiques et politiques dans
plusieurs grandes villes d’Argentine, à Buenos Aires (au Teatro
Colón, mazette !), à Mendoza, à Córdoba (dont l’université
est la plus ancienne du pays), à Rosario, Santa Fe, La Plata, Mar
del Plata, Tandil, Pinamar et Jujuy. Jusqu'à présent, la manifestation n'existait que dans la capitale fédérale. Pour ses dix ans, elle se décentralise...
L’ambassade a fait venir pour
l’occasion des intellectuels français.
C’est la dixième manifestation
de cette nature et certaines soirées tourneront autour du 50e
anniversaire du coup d’État de Videla et consorts, en mars 1976.
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Bien entendu, dans le contexte
politique glauque qui est le nôtre, l’expression, ultra-festive il
y a dix ans, de « nuit des idées », sonne de bien
mauvais augure lorsque toute la vie intellectuelle, culturelle et
scientifique est menacée et définancée partout en Argentine et
qu’elle est aussi menacée d’extinction en France même !
Dans la même édition de
Página/12, on trouve donc une Une sur ces soirées de débat
dans le supplément culturel quotidien, Cultura &
Espectáculos, et un billet de dernière page, qui raconte le
dernier épisode en date de la saga Bolloré, à savoir l’éviction
de Pierre Nora de la direction des Éditions
Grasset au profit d’un homme d’affaires et de confiance de
l’oligarque réactionnaire catho-breton qui a mis la main sur
l’ensemble du groupe Hachette sans que notre parlement et notre
exécutif ne fassent rien pour éviter la constitution de dangereux
bastions hégémoniques de l’information (ou de la désinformation)
et de la culture, comme cela a été le cas il y a un demi-siècle
lorsque le groupe Hersant a été démantelé.
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
Pour en savoir plus, cliquez sur le logo
La Boca de Quinquela et des peintres
LES LIENS ~ LOS ENLACES ~ LINKS (sites intéressants)
Blogs et sites culturels : Walter Alegre, militant de la culture (BsAs) Pablo Vignali, photographe à Montevideo Melografías, sur l'actualité de la musique argentine(BsAs)
Radios généralistes : NCI, culture pan-ibéroaméricaine (Madrid) RFI Radio France Internationale en français RFI Radio France Internationale en espagnol Canal Académie (radio de l'Institut de France)
Dictionnaires et traducteurs en ligne : ATLIF-Université de Caen (dictionnaire de français) CISCO-Université de Caen (synonymes français) RAE Real Academia Española (dictionnaire d’espagnol)