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| "Tout nus", se moque le gros titre sur des photos des visages de deux époux Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Hier, à la demande du magistrat instructeur, qui, dans ce cas, est un procureur, un juge du siège a ordonné la levée des secrets bancaire et fiscal du couple Adorni afin que les enquêteurs puissent comparer le train de vie des époux avec leurs revenus déclarés correspondant à leurs activités officielles. Toutes les données devraient pouvoir être croisées, si les secrets sont effectivement levés par les autorités qui en sont dépositaires.
Avant-hier, la notaire du couple
avait été interrogée par le procureur
faisant office de juge
d’instruction et il semble qu’elle n’ait fait que lui raconter
des sornettes
sur les opérations immobilières de ces dernières années dont elle
a authentifié les actes d’achat et de vente alors qu’elle
n’aurait pas dû le
faire tant les montages
financiers laissaient
deviner leur provenance
douteuse. En écoutant son
récit, n’importe qui
aurait soupçonné
que ces flux passaient par
des prête-noms et non par
les véritables propriétaires et acquéreurs,
or il semble que ces situations étranges n’aient jamais éveillé
ses soupçons.
Les trois grands journaux
nationaux rendent scrupuleusement compte de ces avancées majeures de
l’enquête autour de cette de plus en plus probable corruption du
chef des ministres fédéraux, une corruption dont l’étendue
intrigue, surtout lorsque l’on prend en considération qu’elle
implique des acteurs politiques qui n’ont pas de mot assez dur pour
dénoncer la corruption des équipes gouvernementales kirchneristes.
Pour l’heure, on dirait que la justice tient bon, qu’elle
continue d’assumer son rôle régulateur alors que l’exécutif
fait tout pour que la démocratie et l’État de droit régressent
en Argentine pour mieux
disparaître à moyen
terme au profit d’un régime autoritaire, dont les tenants pourront
s’approprier l’ensemble des richesses nationales.
Et pendant que Adorni et son épouse vivent sur un très grand pied, Página/12 se penche incidemment sur le cas d’un professeur titulaire de l’un des plus prestigieux lycées de Buenos Aires, un professeur à qui son seul salaire de fonctionnaire de l’État ne permet plus de vivre. Par conséquent, il enseigne le jour et, la nuit, il fait des livraisons à vélo sur une plateforme qui exploite la misère du monde pour se faire un maximum de pognon.
Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 sur la vie du professeur au Colegio Nacional de Buenos Aires (connu comme El Nacional)
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación





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