Quarante ans après, les équipes
d’Argentine et d’Angleterre se retrouvaient hier dans une coupe
du monde.
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| "Pour les Malouines, Pour Diego, Pour le dernier [Mundial] de Leo" clame le gros titre avec une structure de Une bousculée Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
En 1986, au Mexique, quelques
années après la fin de la guerre des Malouines (mai-juin 1982) et
la victoire militaire de la Grande-Bretagne qui avait repris le
contrôle territorial de l’archipel, Diego Maradona avait utilisé sa
main pour marquer un but et l avait expliqué ensuite aux
journalistes qu’il s’agissait de la « main de Dieu »,
une allusion politique très claire à sa prise de position en faveur
du droit inaliénable de l’Argentine sur ces îles, prises par la
force, par surprise et sans déclaration de guerre par une escadre de la Royal Navy en janvier
1833.
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| "La manivelle de Dieu", dit le gros titre de ce quotidien du ballon rond du groupe Clarín |
Aujourd’hui, Maradona n’est
plus et Messi va prendre sa retraite de joueur international à
l’issue de la compétition. Le score d’hier, 1 pour l’Angleterre
et 2 pour l’Argentine, sonne donc comme une nouvelle victoire qui
compense, sur le terrain de foot, la cruelle double défaite sur le
champ de bataille en 1833 et en 1982.
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| Une photo de Mike Steward pour l'agence AP |
Malgré les interdictions
prononcées par la FIFA, qui refuse les déclarations politiques au
cours de ses compétitions mais offre à Donald Trump un prix de la
Paix créé pour lui, les joueurs argentins ont étendu sur la
pelouse d’Atlanta une toile sur laquelle on lisait clairement la
formule argentine rituelle : Las Malvinas son argentinas.
Or il se trouve que Milei est hostile à cette revendication, qu’il
ne cache pas son admiration et sa tendresse pour feue Margaret Thatcher,
celle-là même qui a lancé sa marine contre l’Argentine en 1982,
et tente actuellement de capituler en douce devant Londres : il
est visiblement prêt à abandonner la souveraineté nationale de
jure sur ces îles et à reconnaître comme légitime la
situation de facto.
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| Vignette de Miguel Rep pour Página/12 ce matin "Pardon, ma chère Margaret. Pardon. Des vrais sauvages", déplore Milei Traduction © Denise Anne Clavilier |
D’où un malaise palpable du
côté présidentiel, chez lui et chez sa sœur, ainsi que pour le
reste du gouvernement tandis que la vice-présidente, en froid avec
eux, a profité de l’événement pour faire entendre sa voix
divergente et essayer de récolter du même coup un peu d’approbation
populaire. Quel spectacle lamentable !
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| Miracle au football, maintenant, pour la 4e fois, dit le gros titre sur une Une elle aussi déstructurée Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Milei a annoncé qu’il ne
ferait pas le déplacement aux États-Unis
pour assister à la finale contre l’Espagne. Pour quelqu’un qui
prétend avoir été gardien de but, c’est particulièrement
minable. Dimanche, le roi Felipe, qu’on a vu récemment dans la télé, chez lui, fêter la
victoire sur la France, en compagnie de la reine, de la princesse des
Asturies et de l’Infante, tous les quatre revêtus du maillot de la
sélection, sera donc probablement le seul chef de l’État dans les
tribunes.
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| Nul besoin de traduire Encore une Une déstructurée pour l'occasion Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Inutile de vous dire qu’en
Argentine, tous les titres de presse consacrent plusieurs pages à
l’événement. Si l’heure n’est évidemment pas à l’humilité,
les jeux de mots se bousculent sur les Unes triomphantes.
Pour aller plus loin :



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