![]() |
| En Espagne : Une d'un des quotidiens sportifs de la Péninsule, Marca (entendez Score) Le gros titre dit : "Superstars !" Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Sur cette finale de coupe du
Monde de football calamiteuse pour une équipe du niveau des
albicelestes et brillantissime pour son adversaire européen, la
presse argentine préfère jeter un voile pudique dans ses Unes, qui
rappellent toutes ce que le pays doit à Lionel Messi dont c’était le
dernier match sous le maillot bicolore.
![]() |
| D'ici à l'éternité, clame le gros titre sur cette autre photo du joueur ému Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Dans le futur, les expositions
commémoratives montreront surtout les Unes de la presse. Alors
autant qu’elles brillent de mille feux.
![]() |
| Le gros titre paraphrase la même phrase de l'hymne Ils sont éternels, les lauriers que tu as su gagner Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Pourtant, dans ce match,
l’Argentine, elle, n’a pas brillé.
![]() |
| En contraste : la Une d'un autre quotidien sportif espagnol, As (sans besoin de traduction) : Le monde est à nous Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
L’équipe s’est même
déshonorée de la première à la dernière seconde de la soirée
par son agressivité envers les joueurs espagnols, la mauvaise foi de
ses propres joueurs, le manque d’élégance de leur comportement en
général, jusqu’à la cérémonie protocolaire finale où ils ont
affiché et même revendiqué leur manque de fair-play alors que dans
tous les domaines, mis à part les performances de leur gardien de
but, leur jeu s’était distingué par sa pauvreté : mauvaise
coordination de l’équipe, tirs rarissimes, possession de balle aux
abonnés absents, capitaine-vedette qui n’a vraiment joué qu’en
deuxième partie du temps additionnel, laissant même à Kylian
Mbappé la place de meilleur butteur du tournoi avec 10 ballons dans
les filets contre 8 pour Messi.
![]() |
| "Ils ont tout donné, dit le gros titre, il n'y a rien à leur reprocher" Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Ajoutons à cela un arbitre
central qui semble n’avoir rien vu des croche-pieds répétés, des
coup de poings dans le dos, des coups de pied ou de coude dans
l’estomac ou la figure de l’adversaire ni même cet Argentin qui
est allé délibérément se placer sur la trajectoire d’un
Espagnol en pleine course, afin de provoquer l’incident et de se
rouler ensuite par terre et feindre d’être victime de la Roja. Un
arbitre qui a de l’autre côté raté aucune des fautes des
Espagnols et les a sanctionnées avec fermeté. Heureusement, ce
monsieur a fini par retrouver une meilleure vue et par sortir de sa
poche les cartons jaunes et rouge qui faisaient dodo, de sorte que
les Argentins ont fini le match à 10. Hier, ils auraient pu le finir
à huit ou sept sans que personne ne puisse crier à l’injustice
caractérisée.
![]() |
| Une de El País, le quotidien de centre-gauche espagnol Sur cette photo où Trump s'attarde encore, ce gros titre : Champions Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Les albicelestes auraient-ils par
hasard cru qu’ils avaient partie gagnée avant même d’entrer sur
la pelouse ?
En effet, au cours d’une
interview enregistrée à brûle-pourpoint peu de temps avant le
match, Trump venait de se déclarer favorable à leur victoire, lui
qui hait l’Espagne de toutes ses forces parce que le gouvernement
du pays ose opposer sa souveraineté à son rêve de toute-puissance
alors que ce bon vassal de Milei, qui était absent hier au stade,
lui offre le sien sur un plateau d’argent. Or plus personne sur
cette terre n’ignore que la coupe, celle-ci, celle de 2026, était
pleine ! Pleine de cette corruption assumée qu’une FIFA
dévergondée déverse à grands flots, en passant en particulier
tous ses caprices au gros bébé sénile qui depuis dix-huit mois
partage sa vie entre la Maison Blanche et Mar-a-Lago.
Il faut donc oublier ces Unes qui
sont des pansements sur les blessures des supporters argentins (que
ne ferait-on pas pour vendre du papier !) et lire les analyses
contenues dans les pages intérieures des quotidiens. Les articles,
très nombreux dans chaque titre, y sont moins flatteurs.
![]() |
| Hier, le dessinateur de Página/12, Miguel Rep, donnait ce résumé de la future rencontre qui devait se ternir dans l'après-midi à New York. Je vous laisse juger de la pertinence du dessin... |
Côté officiel, il a été question jusqu’à ce matin de déclarer un jour férié pour le retour de l’équipe en Argentine mais ce rêve n’aura pas fait long feu : il y aura seulement une cérémonie officielle de réception à l’aéroport et aucun autre grand rassemblement. D’ailleurs, l’équipe n’arrive pas au complet. Messi lui-même ne rentre pas en Argentine et plusieurs de ses compagnons ont choisi les uns de partir en vacances, les autres de rejoindre immédiatement leur club.
Pour aller plus loin :
lire l’analyse du match dans La Prensa
lire l’analyse de Clarín
lire l’article de La Nación sous forme de revue de presse internationale (et la presse étrangère ne fait pas de cadeau à cette sélection argentine en-dessous de tout)
lire l’article de La Nación qui analyse la situation à partir des gros titres de la presse étrangères, photos à l’appui
lire l’article impitoyable de La Nación qui fusille Messi en invoquant une « imposture » de la part d’un joueur qui a voulu faire croire à 48 millions d’Argentins qu’à bientôt 40 ans, il était toujours le même miracle qu’il y a 22 ans.















.jpg)
















.jpg)




