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| L'université de Plaza de Mayo, dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Comme le gouvernement refuse d’appliquer la loi sur le financement des universités, loi à laquelle le président Javier Milei a mis son veto, veto qui a ensuite été annulé par le Congrès qui a définitivement validé la loi, les organisations universitaires ont décidé d’investir Plaza de Mayo, sous les fenêtres du palais présidentiel, la Casa de Gobierno ou Casa Rosada, et des grands scientifiques argentins y donnent des cours à ciel ouvert à tous ceux qui veulent bien prendre place devant eux…
Et pendant que les universitaires s’efforcent de manifester de façon pacifique, efficace et inventive, on découvre chaque jour davantage l’ampleur de la corruption des membres du gouvernement et des élus qui soutiennent Mileí. C’est une véritable appropriation de la richesse collective. On découvre que des ministres ont bénéficié de prêts très avantageux de la part du Banco Nación, la branche commerciale de la Banque d’Argentine, qui compte une autre société, Banco Central de la República Argentina (qui veille sur la devise nationale et ssur les réserves du pays).
Quant à la femme de Manuel Adorni, dans la tourmente comme son mari pour leur train de vie très luxueux et assez peu en accord avec leurs revenus déclarés, Página/12 révèle aujourd’hui qu’elle a fondé sa propre société de coaching au moment où son mari entrait au gouvernement, qu’elle a pour client des institutions publiques et qu’elle leur vend du vent, comme le font beaucoup de ces sociétés de consulting, sous la forme d’un fatras de conseils bidon et interchangeables, à base de méthodes infantilisantes et ridicules.
L’argent qui ne va pas aux universités et à la recherche n’est donc pas perdu pour tout le monde mais le gouvernement reste muet devant les révélations qui s’amoncellent. Comme s’ils n’avaient pas d’argument pour démonter ces accusations.
Pour aller plus loin ;
lire l’article de Página/12 sur le beurre que se fait la peu scrupuleuse épouse du Premier ministre avec de l’argent public et celui de certaines entreprises privées qui fayottent.
Les autres quotidiens n’évoquent pas cette manifestation sur Plaza de Mayo.
Fermez les yeux et imaginez pendant quelques secondes que cela se soit produit à Paris sur la place de la Bastille ou la place de la République ou à Bruxelles sur la Grand-Place et qu’il n’y ait qu’un seul journal pour en faire mention le lendemain !






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