samedi 11 juillet 2020

Un candidat vaccin anti-Covid va être testé en Argentine [Actu]

Gros titre : "Le défi"

En Argentine, se déroulera la phase de test sur les humains pour le candidat vaccin développé par Pfizer et une autre entreprise, en l’occurrence allemande, BioNTech. Pour cette phase de validation d’un vaccin, il faut en effet une épidémie active et un système sanitaire et scientifique dont la solidité permette l’administration du vaccin dans de bonnes conditions et l’interprétation des résultats des analyses subséquentes.

L’Argentine remplit ces conditions. Le pays espère aussi qu’ainsi il sera bien placé pour être fournis en vaccins pour sa population si ce candidat se révèle efficace dans cette première phase du test humain.

L'information est traitée dans le premier article
en haut de la colonne de droite
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Si c’est le cas, les personnes qui accepteront de participer à ce test seront déjà immunisées, au moins temporairement.


Gros titre : "le vaccin tant désiré"
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Toute la presse du jour parle de cet espoir et de cette épreuve pour le pays, plusieurs mettent le sujet à la une, Página/12 le premier.

Pour aller plus loin :
lire l’interview par Página/12 de Fernando Polack, l'infectiologue qui pilotera toute l’expérience pour l’Argentine
lire l’article de La Nación.

Ajout du 12 juillet 2020 :
lire cet article que Clarín consacre aujourd'hui aux déclarations de Fernando Polack.

vendredi 10 juillet 2020

Reprise post-confinement à Cariño [Retour sur Images]

Mon bouquin et la gastronomie argentine à Paris
sur le comptoir central dans la librairie-café Cariño
Admirez la bouteille de vin : un assemblage de torrontes et de riesling de Salta,
nectar d'altitude récolté et vinifié dans une province
dont Manuel Belgrano a libéré la capitale le 20 février 1813
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Hier, je revenais vers le public pour la première fois depuis le salon du livre de St-Germain-lès-Arpajon (91) le 8 mars (j’ai l’impression que c’était il y a un siècle). C’était la fête de l’Indépendance à la librairie-café Cariño dont la patronne et fondatrice est argentine et établie en France depuis de longues années.

Au programme, une conférence-discussion autour du 9 juillet 1816, de la déclaration d’indépendance et du rôle joué par Manuel Belgrano (1770-1820) et José de San Martín (1778-1850) dans le processus qui a conduit l’Argentine à se dégager des liens coloniaux qui l’attachaient à l’Espagne.

Après quoi, nous avons pu trinquer autour de boissons plus ou moins alcoolisées (voir photo) accompagnant les deux grands classiques salés de ce type de soirée conviviale, le choripan (saucisse rôtie dans un morceau de pain) et l’empanada (je n’y ai pas goûté mais elles avaient l’air appétissant). Il y avait aussi d’excellentes pâtisseries d’un artisan argentin qui n’a pas encore de boutique mais ça ne saurait tarder ! C’était comme là-bas.

Le programme estival continue tout ce mois de juillet avec d’autres rencontres avec musiciens et auteurs grâce à la terrasse aménagée sur le trottoir face à un square public et à quelques mètres de la très animée petite place place Sainte-Marthe.

Cariño,
21 rue du Chalet, Paris 10 (M° Belleville)

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Soyez prudents et raisonnables. A l’intérieur, portez un masque et n’entrez pas tous à la fois. A l’air libre, gardez les distances de sécurité et évitez les embrassades. C’est très difficile dans l’atmosphère sud-américaine qui règne sur place mais c’est indispensable si Paris veut éviter une régression de la liberté d’aller et venir de ses habitants pendant l’été.


Le secteur de la culture a payé un lourd tribut à la crise sanitaire.
Un tribut disproportionné.
Protégez-vous ! Protégez-nous !

Le « Día de la Independencia » en musique et toujours en mode virtuel [Actu]

Deux vidéos de musique populaire, l’un pour rêver et voyager en tango, l’autre pour rigoler de tout son saoul !!!!

La première vidéo m’a été envoyée cette nuit par un ami de l’Instituto Nacional Belgraniano, le général Carlos Marturet, qui connaît ma culture tanguera. Ce qui me marque à l’INB entre autres choses, c’est que j’y ai trouvé les seuls historiens argentins qui comprennent d’emblée ma démarche transversale et estiment tout à fait légitime qu’elle embrasse toute la culture populaire argentine. Ailleurs, les historiens restent passablement perplexes devant ce qu’ils jugent peut-être un mélange des genres douteux…
Cette vidéo vous fera découvrir toute l'Argentine avec un point de vue argentin et non pas le biais des catalogue du tourisme de masse... Superbe ! L'Argentine comme l'aiment ses habitants.



La seconde vidéo est abondamment commentée dans la presse du jour : elle a été publiée hier par Carlos « La Mona » Jímenez (1), un chanteur bien déjanté, toujours bagousé et bijouté, enlaidi à plaisir (d’où son surnom) et toujours vêtu de vestes chamarrées plus improbables les unes que les autres.

Il a enregistré un clip parfaitement professionnel (l’anti-vidéo selfie spéciale confinement si à la mode aujourd'hui) dans la salle toute de pourpre et d’or et rigoureusement vide d’un très beau théâtre à l’italienne, le théâtre Libertador San Martín de Córdoba, grâce à l’amabilité des services municipaux de la culture (2). Et il nous balance un hymne national à mourir de rire : il en a fait un arrangement en cuarteto, une des multiples musiques qui composent le folklore argentin. Commencez donc par regarder la cérémonie du 9 juillet dans mon autre article de ce jour, vous y trouverez l’hymne dans une version certes assez peu classique mais nettement plus « orthodoxe » et revenez ensuite ici pour savourer ce numéro plein d’auto-dérision (3).


Chapeau l’artiste !



(1) La mona : la guenon.
(2) Au début, dans le grand plan d’ouverture, on aperçoit les écrans de la régie dans une loge latérale.
(3) Il n’est pas le premier musicien à mettre ainsi l’hymne argentin en boîte. Les Argentins ne plaisantent guère avec l’histoire nationale mais avec leur hymne, ils sont capables d’un humour redoutable. Tout l’inverse des Français, capables avec les grandes figures du passé de blagues (pas toujours de bon goût, qui plus est) mais toutes griffes dehors dès qu’un musicien, même de talent, oser toucher à La Marseillaise, qu’il se nomme Hector Berlioz, Django Reinhardt ou Serge Gainsbourg.

Día nacional del Bandoneón lui aussi en mode confiné [à l’affiche]


Le 11 juillet marque tous les ans la fête nationale (et internationale) du bandonéon en hommage à Aníbal Troilo, le grand compositeur et instrumentiste, mort le 11 juillet 1975.

Tous les ans depuis 2012, Bahía Blanca se fait musique à cette occasion. Cette année, ce festival de deux ou trois jours, qui commence ce soir et s’achève dimanche, se présentera en direct sur Youtube. : Pichuco por siempre (Pichuco pour toujours), chaîne Bahía Blanca no olvida (Bahía Blanca se souvient).

Ce soir, au programme, la participation , entre autres, de Francisco Torné, actuel administrateur avec ses frères et sœurs de l’héritage musical de Troilo, les bandonéonistes Laura Cadabón et Eva Wolf. Demain, plusieurs artistes au programme dont María José Mentana et dimanche, vous pourrez entendre Jacqueline Sigaut, avec Nora Roca, les bandonéonistes Norberto Vogel et Pablo Bernaba et au piano, en invité spécial, le dernier pianiste de l’orchestre de Pichuco, José Colángelo.

Branchez-vous !

9 Juillet en mode épidémie [Actu]

Le 9 juillet est traité en manchette
La photo de une est consacrée à un jeune qui a disparu depuis deux mois

Hier, c’est avec Zoom et grâce au direct de TV Pública, tous les gouverneurs étant connectés et présents sur l’écran multiple disposé derrière le pupitre présidentiel, que l’Argentine institutionnelle a célébré l’anniversaire de sa seconde date fondatrice.


Une nouvelle fois, Alberto Fernández a appelé à la concorde civique dans le respect de toutes les diversité du pays : diversité politique et idéologique, diversité des modes de vie, égalité entre les sexes, respect de tous les âges… Ce projet qui semble lui tenir à cœur semble un peu moins utopique aujourd’hui qu’il a quelques mois, avant son entrée en fonction : même certaines personnalités de la droite, connues jusqu’à présent pour leur sectarisme, approuvent publiquement sa manière de conduire le pays dans cette triple crise sanitaire, économique et financière.

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Regardez ce que TV Pública en propose sur sa chaîne YouTube. C’est édifiant : après le traditionnel salut du drapeau, le président a tenu, comme il en a pris l’habitude, à saluer personnellement chacun des grenadiers à cheval qui assurent le service d’honneur parmi lesquels il prend grand soin, à chaque occasion, de faire figurer des femmes en bonne place.

Après quelques images de transition qui montrent l’intérieur de la Casa Histórica de Tucumán, la maison patricienne où se réunissait le Congrès constituant de 1816, on le retrouve sur la tribune entouré de représentants de la société civile : tous les secteurs de l’économie marchande étaient là, organisations syndicales et patronales, chambres de métiers divers. Rien que des hommes, sauf une femme qu’il avait réussi à identifier et fait placer au premier rang. Cela nous en dit long sur la gouvernance du monde économique dans le pays ! Et contrairement à ce qui se passe en France, il n’est pas bien sorcier de reconnaître parmi ces hommes qui ont revêtu leur plus beau costume ceux qui représentent les travailleurs et ceux qui représentent les patrons. En Europe, tous ces dirigeants portent le même costume ou le même tailleur, leurs coupes de cheveux sont interchangeables et leurs mains et leurs visages ne trahissent pas leur appartenance de classe. Allez regarder l’image pour l’Argentine : la différence va vous sauter aux yeux.

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Juste avant la prise de parole de Alberto Fernández, belle interprétation de l’hymne national, en version volontairement non militaire, accompagné par toute un panoplie d’instruments populaires dont la guitare et l’accordéon. Et par-dessus, les images d’une Argentine qui tantôt travaille et produit, tantôt s’amuse et danse sous toutes les latitudes et longitudes du pays.

En haut, la mort à cause du covid-19 d'un grand du théâtre
qui était à l'Argentine ce que Jean-Laurent Cochet,
victime de la même maladie et à peu près au même âge le 7 avril dernier,
était à la France
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Ce matin, la presse revient sur l’événement et les trois titres mainstream préfèrent mettre à leur une la nouvelle manifestation contre le confinement où une opposition manipulée par cette presse est à nouveau sortie, comme le 20 juin, en agitant le drapeau national comme oriflamme de leur cause partisane avec des mots d'ordre sous lesquels perce beaucoup de haine. L’inverse même de ce que disait le président ! C’est tout de même extraordinaire que les quotidiens préfèrent ainsi l’appel au désordre, à la désobéissance dangereuse face à une contagion grave et les cris de haine à des propos pacificateurs pendant une fête nationale. D’autant qu’en difficulté dans son camp après l’impair du communiqué calomniateur contre Cristina Kirchner accusée sans preuve d’avoir commandité un assassinat sordide, l’ancien président Mauricio Macri a jeté de l’huile sur le feu en publiant sur les réseaux sociaux un communiqué qui ne pouvaient qu’encourager les manifestants.

Pour aller plus loin :
lire l’article de La Prensa qui publie aussi un éditorial d'une hostilité sourde et rance contre la politique actuelle du gouvernement

jeudi 9 juillet 2020

San Martín, libérateur de l’Argentine, du Chili et du Pérou : conférence disponible sur Dailymotion [ici]

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Visionner la vidéo

En ce 9 Juillet , fête de l’Indépendance pour l’Argentine, j’ai mis en ligne une conférence donnée à l’automne 2015 à Gretz-Armainvilliers, dans le cadre de la série de conférences proposée par Christian Bourdeille, actuel président du Souvenir Napoléonien (1).

Comme je le fais d’habitude, j’ai pris l’enregistrement audio et l’ai monté avec un diaporama qui mêle des documents historiques et des photos, la plupart du temps prises par moi-même en Argentine et, cette fois-ci, également à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, là où San Martín est décédé le 17 août 1850, à soixante-douze ans (2).

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C’est la septième vidéo qui rejoint cette chaîne que m’a fait créer le confinement. Vous y trouverez des vidéos en français et en anglais qui couvrent maintenant dans les deux langues tous les sujets que j’ai déjà abordés dans mes livres : musique populaire urbaine (tango), culture populaire rurale (recueil de contes), histoire, avec les deux figures tutélaires que sont Manuel Belgrano (1770-1820) et José de San Martín (1778-1850).

Et comme c’est la fête, j’ai pu illustrer ce nouveau montage de deux chants avec la précieuse et gracieuse autorisation du musicien, Omar Hernández, interprète pour l’un et auteur-compositeur interprète pour l’autre, un artiste que j’ai rencontré à Mendoza lors du congrès international d’histoire pour le bicentenaire du gouvernorat de San Martín et qui est par la suite devenu un ami. Superbe voix et une manière de chanter l’amour de son pays et de son histoire qui vous prend aux tripes même si vous ne parlez pas l’espagnol.

Pour aller plus loin :



(1) En 2015, il était délégué pour Paris et la région Ile-de-France. Christian Bourdeille agissait à double titre, comme responsable local du Souvenir et comme adjoint au maire en charge de la culture de la Ville de Gretz-Armainvilliers.
(2) La maison qu’il a habitée et où il est mort est maintenant un musée argentin extraterritorial. Entrée libre et gratuite du mardi au samedi. Les autorités argentines vous engagent à verser une participation libre pour l’entretien de ce patrimoine qui touche aussi à notre histoire. La construction de cette belle maison bourgeoise située dans la Grande Rue, à mi-hauteur entre la Ville Basse et la Ville Haute, a été achevée au tout début de l’année 1848. Elle était la propriété d’un prospère avocat boulonnais.

Un supplément Universidad sur l’Indépendance de 1816 [Histoire]

Une du supplément de Página/12 ce matin

Aujourd’hui, l’Argentine fête le 9 Juillet, un jour férié qui fait mémoire de la Déclaration d’indépendance proclamée à Tucumán en 1816.
Tous les journaux nationaux publient à cette occasion des articles de vulgarisation sur cet événement fondateur.

Une de La Prensa ce matin
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Página/12 lui consacre plusieurs pages de son supplément intitulé Universidad.
La Prensa a convoqué quelques signatures académiques pour un cahier de quatre articles : Un día de gloria, Venturas y desventuras de la Independencia, Pueyrredón, el hombre del momento et El Congreso de 1816 y Catamarca.
Clarín est beaucoup moins riche en informations sur son site Internet. Il n’a publié qu’un seul article banal intitulé Questions et réponses pour comprendre le 9 juillet 1816 mais il a aussi fait appel à des historiens de qualité : Hilda Sabato, Noemí Goldman, Gabriel Di Meglio, qui vient de prendre la direction du Museo Histórico Nacional et Cecilia Guerra.
La Nación n’est pas beaucoup plus généreuse : un seul article en ligne et rien sur la une.

La date du jour est marquée par la manchette
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Célébrations du 9 de Julio en format confiné [Actu]

La maison où siégeait le Congrès de Tucumán
Photo Museo de la Casa Histórica

Alors que la situation sanitaire se tend de manière exponentielle et angoissante en dépit du confinement, comme pour le 25 mai et le 20 juin, le président argentin Alberto Fernández, qui bénéficie de l’accord de plus en plus de personnalités de l’opposition pour sa gestion de la crise, célébrera la fête de l’Indépendance depuis la résidence officielle de Olivos grâce aux moyens de TV Pública qui retransmettra en direct son discours et les célébrations de Tucumán, la grande ville de l’ouest où la déclaration fut promulguée il y a 204 ans.

TV Pública peut être regardée en tous points de la planète grâce aux réseaux sociaux où elle est présente (Youtube, Facebook, etc.)

Pour en savoir plus :
lire l’article de Clarín sur les différentes propositions culturelles en ligne

mardi 7 juillet 2020

Un poisson géant rejoint la paléontologie patagonienne 70 ans après sa découverte [Actu]

Image AFP

Il y a plus de soixante-dix ans, des paléontologues argentins avaient trouvé au sud de la province de Chubut, dans le sud de l’Argentine, le squelette fossilisé d’un gigantesque poisson préhistorique que personne n’avait encore étudié. Il appartient pourtant depuis longtemps aux collections du musée des sciences naturelles de Buenos Aires.

Ces jours-ci paraît dans une revue scientifique spécialisée australienne, Alcheringa, le premier article sur cet animal qui a vécu il y a environ 70 millions d’années, ce qui en fait un contemporain des dinosaures.

L’article est signé par une équipe de paléontologues argentins dirigée par une femme, Julieta de Pasqua, que Página/12 a interviewée pour l’occasion.

De quoi vous donner des envies d’aller visiter à votre prochain voyage le musée Bernardino Rivadavia lorsque vous irez à Buenos Aires. Il porte le nom de son fondateur, qui fut aussi le premier à porter le titre de président de la République Argentine après avoir été le compagnon de Manuel Belgrano dans leur mission diplomatique à Londres en 1815. Il s’était inspiré pour le créer des musées qu’il avait vus à Londres et à Paris au cours de ce séjour en Europe.

Pour aller plus loin :
lire l’article en anglais dans Alcheringa (l'article complet est payant)
accéder au site Internet du musée administré par le CONICET et à sa page Facebook.

Le crime ne paye plus mais la presse de droite voudrait encore y croire [Actu]

"Rends-toi, tu es cernée", clame le gros titre
pour rappeler la manière forte qui était celle de l'ancienne ministre de la Sécurité,
Patricia Bullrich

Comme on le voyait venir depuis de longues semaines, la structure électorale de droite Juntos por el Cambio (ensemble pour le changement), qui rassemble le PRO (droite libérale) et l’UCR (centre droit), est en train de se disloquer entre deux courants : une ligne dure de confrontation à la majorité par tous les moyens, conduit par Patricia Bullrich placée là par l'ex-chef de l'Etat Mauricio Macri, et une ligne plus conciliante, dans laquelle se trouvent un cousin de l’ancien président, maire d’une ville de banlieue, le chef du gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires et l’ancienne gouverneure de la province.

La ligne dure a publié avant-hier un communiqué où Juntos por el Cambio accusait, sans preuve, la vice-présidente d’avoir commandité un crime odieux qui s’est produit à El Calafate, le diamant touristique de la province de Santa Cruz, en Patagonie. Or ce communiqué a été publié sans aucune concertation avec le reste des ténors du mouvement.

Vous pouvez toujours chercher :
il n'y a pas un mot sur le sujet à la une de Clarín
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Il semble que ce texte ait été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour la ligne conciliante qu’on peut aussi appelée la ligne démocratique, tout simplement, puisqu’ils mettent l’intérêt du pays au-dessus de celui du parti et acceptent le résultat des urnes. Patricia Bullrich aurait été débarquée et on attend la constitution d’un bureau directeur temporaire qui décidera de l’avenir de cette alliance.

La calomnie a été une arme importante dans l’arsenal de la droite contre la gauche, qui lui garde un chien de sa chienne et n’hésite pas à faire beaucoup de bruit au moindre pet de travers des adversaires.

Pas un mot de cette grave querelle dans La Prensa et Clarín, qui préfèrent creuser le sillon du soi-disant scandale politique que plusieurs ténors de la droite nient fermement (il n’y a aucune preuve de rien du tout en ce sens). La Nación aborde du bout du stylo une forte tension au sein du Pro. Seul Página/12 met l’information à sa une, en en faisant même (et c’est de bonne guerre) son gros titre principal.

Pour aller plus loin :

lundi 6 juillet 2020

6 juillet : une Journée belgranienne [Histoire]

Aujourd’hui, il y a 204 ans que Manuel Belgrano était reçu au Congrès de Tucumán, une assemblée constituante argentine (1), à huis-clos pour rendre compte de ce qu’il avait vu en Europe, c’est-à-dire à Londres, lors de la mission diplomatique qu’il y avait conduite en 1815.

Le président de l'Insituto Nacional Belgraniano présentant mon livre
devant le portrait du général Manuel Belgrano (Londres, 1815)
au musée municipal de Olavarría (Province de Buenos Aires), pendant le confinement argentin

Revenant d’Angleterre avec une constitution complète qu’il avait lui-même rédigée et dont le texte ne fut même pas débattu, il parla de son idée d’une monarchie parlementaire à l’anglaise. Il allait jusqu’à envisager de mettre sur le trône ainsi créé pour fédérer les actuels territoires d’Argentine, d’Uruguay, de Bolivie et du Chili un descendant de l’Inca, l’empereur aborigène assassiné par Francisco Pizarro en 1530. Depuis 1781, l’homme vivait dans une semi-retraite, dans la terreur qui s’était abattue sur les siens après la révolte, dans la région de Tucumán, de son demi-frère aîné, resté dans l’histoire comme Túpac Amaru II, le premier révolutionnaire qui, en Amérique, ait aboli l’esclavage sur les terres de son ressort. Vaincu au bout de quelques mois par la supériorité en armes de l’armée coloniale espagnole, ce puissant cacique quechua avait été torturé et exécuté dans des raffinements de cruauté, avec sa femme et ses enfants, alors que Belgrano, à l’autre bout du pays, à Buenos Aires, n’avait que dix ans.

La nouvelle que le général Belgrano, le sauveur de Tucumán en 1812, appuyait l’accession à la couronne d’un membre de la famille impériale incaïque, acheva de rallier à la cause révolutionnaire les aborigènes sédentaires qui étaient encore très nombreux dans l’actuel Nord-Ouest argentin mais Buenos Aires, plus peuplée et donc plus représentée au Congrès (la seule province à y disposer de cinq députés), refusa tout net ce compromis et le fit avorter dans les mois qui suivirent la déclaration d’indépendance, qui fut votée le 9 juillet 1816.

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Ce jour est devenu une fête nationale en Argentine. C’est pourquoi la librairie Cariño, à Paris, organise ce jour-là une soirée spéciale où j’interviendrai pour raconter cet épisode de l’histoire et les rôles joués alors par Manuel Belgrano, dont 2020 reste l’année malgré la pandémie, et José de San Martín, qui préparait la libération du Chili puis celle du Pérou.

Ecouter ma conférence sur Belgrano en français à l’Ambassade argentine à Paris sur ma chaîne Dailymotion
Ecouter mon interview sur Belgrano en espagnol sortie le 20 juin sur Dailymotion
Je prépare pour le 9 juillet au matin une vidéo reprenant une conférence que j’ai donnée en français à Gretz-Armainvillers (77), en 2015, sur José de San Martín.
Pour le moment, n’est en ligne qu’une interview donnée sur ce sujet en espagnol à la radio internationale du service public argentin RAE en 2014.



(1) Il y avait deux assemblées constituantes, l’une à Tucumán, dont les travaux ont fondé le nouvel État, et l’autre à Santa Fe, l’assemblée de la Ligue des Peuples Libres, dont le travail s’est perdu dans la guerre civile qui a suivi. A Tucumán, étaient représentées les provinces de Buenos Aires, Córdoba, Cuyo, Tucumán, Salta et Santiago del Estero ainsi que les provinces du « Haut-Pérou » qui allaient former la Bolivie en 1825. A Santa Fe, étaient réunis les députés de la Banda Oriental (futur Uruguay), de Corrientes, Entre Ríos et Santa Fe, soit l’ensemble de l’actuel Litoral argentin. Ils s’étaient placés sous l’autorité de José Gervasio Artigas (1764-1850), le père fondateur de la République Orientale de l’Uruguay.

Cash propose une thématique sur l’opposition entre capitalisme et bien-être social [Actu]


Sous cette couverture où le Soleil de Mai, qui orne le drapeau argentin, écrase de sa splendeur le petit capitaliste un peu trop sûr de lui de Walt Disney, Cash, le supplément économique de Página/12, offre cette semaine à ses lecteurs (tous de gauche) une série d’articles sur les inconvénients du capitalisme comme ligne politique et les avantages de développer le bien-être social à l’échelle de tout un pays.

La couverture prend toute sa saveur lorsque l’on sait que le jeudi de cette semaine sera un jour férié : ce sera la fête de l’Indépendance.

Página/12 choisit astucieusement ses dates, pendant que le reste de la presse s’englue à qui mieux mieux dans un scandale, pour le moment fantasmatique, autour d’un meurtre atroce découvert à la fin de la semaine dernière à Santa Cruz, dans lequel l’opposition veut à toute force voir la main noire de la vice-présidente (1).

Pour en savoir plus :
lire le dossier de Cash paru hier.



(1) La victime avait été l’un de ses secrétaires pendant sa présidence et il avait décidé de témoigner sous le statut protégé de « repenti » dans le cadre des enquêtes sur la corruption. Ce qu’on appelle aussi le lawfare, cette stratégie systématique prêtée à la droite qui, dès qu’elle retrouve le pouvoir, chercherait à mettre à l’ombre ses opposants en montant des dossiers compromettants. Selon les magistrats provinciaux en charge de l’instruction, l’enquête mettrait en cause quatre jeunes hommes plongés dans une histoire sordide où se mêlent de la violence d’ordre sexuel et des motifs crapuleux. Ce désir à droite d’impliquer Cristina Kirchner dans le crime relève pour l’heure d’un pur fantasme de la part de l’opposition : pourquoi elle, si habile qu’aucune preuve matérielle n’a encore été mise à jour pour prouver de manière incontestable sa corruption, serait-elle assez idiote pour faire assassiner ainsi un ancien collaborateur qui l’a « trahie » pour sauver sa propre peau ? D’ailleurs, la partie modérée de l’opposition refuse d’alimenter cette interprétation pour le moins hâtive et la tension est si forte entre les ténors de la droite que la structure électorale Juntos por el Cambio pourrait bien exploser sur cet écueil.

samedi 4 juillet 2020

Fête du 9 de Julio à Cariño, la librairie-café latino-américaine de Paris [ici]

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Le jeudi 9 juillet 2020, la toute jeune libraire-café Cariño, à Paris (M° Belleville), 21 rue du Chalet, fêtera la Journée de l’Indépendance argentine autour d’une rencontre informelle, en français ou en espagnol, à propos de mes ouvrages (tango, histoire, contes) à partir de 16 h puis, la soirée arrivant, je me lancerai, en terrasse, dans une causerie en français sur ce que fut cette déclaration d’indépendance de 1816 et le rôle qu’ont joué alors les généraux Manuel Belgrano (1770-1820) et José de San Martín (1778-1850), les deux pères-fondateurs du pays.

Tout cela sera suivi, pour les participants, d’un grignotage festif avec des spécialités argentines, solides et liquides !

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Toute l’année, Cariño offre au public adulte et jeunesse un choix judicieux de livres en français et en espagnol, ces derniers importés de leur pays d’origine, depuis le Mexique jusqu’à l’Argentine et le Chili, et une série intense de rencontre avec des auteurs. On peut y boire un café ou y déguster une vraie empanada selon des recettes traditionnelles argentines, avec un verre de vin ou de bière Quilmes, la grande brasserie industrielle qui porte le nom d'une ville de la banlieue sud de Buenos Aires.
L’établissement reste ouvert tout l’été.

La librairie-café Cariño dispose de sa page Facebook.


Le programme du mois de juillet
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A Cariño comme partout ailleurs, respectez les mesures sanitaires. N’oubliez pas votre masque dans la librairie et gardez vos distances sur la terrasse comme à l’intérieur. Moi-même, je porterai une visière pour faciliter la rencontre et je ne serrerai aucune main, contrairement à ce que je faisais dans « le monde d’avant ».

Voir le spot du ministère sur les précautions de l'été

Le gouvernement argentin publie son plan contre la violence de genre [Actu]

Le gros titre se passe de traduction
En haut à gauche, le juge d'instruction a été dessaisi dans l'affaire
des écoutes illégales de la Casa Rosada (présidence Macri)

Hier, à midi, le président Alberto Fernández, accompagné de sa ministre des Femmes, des Genres et de la Diversité, Elizabeth Gómez Alcorta, a présenté, au cours d’une visio-conférence organisée depuis la résidence de Olivos, son plan national d’action contre les violences fondées sur le genre 2020-2022, ce qui couvre toutes les violences exercées contre les femmes, les homosexuels et les personnes transgenre.

A la une de La Prensa : une supposée mutation du Sars-Cov-2
en dessous, une opération d'édition du journal pour l'hiver
la mise en valeur d'une prétention à l'indépendance de Mendoza
lancée par l'ancien gouverneur et président du parti radical, Alfredo Cornejo
et l'admiration de Manuel Belgrano pour les Etats-Unis (dans les années 1800-1820)
alors que le journal vante aujourd'hui le modèle social du travail dans ce pays du nord*
(de l'art et de la manière de tirer l'histoire à soi)
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Vous n'y trouverez rien sur le plan gouvernemental

Le plan gouvernemental se structure autour de 15 axes d’action et a été doré d’un budget de 18.000 millions de pesos argentins. Il comprend la création de centres d’accueil dans tous les territoires, d’une assistance financière aux victimes et d’un accompagnement pour les personnes en danger. Ce plan fait partie du programme de gouvernement sur lequel Alberto Fernández avait été élu en octobre dernier. Il a été retardé par la crise sanitaire.

Même stratégie d'évitement et de détournement de l'attention chez Clarín
En gros titre : le changement de juge d'instruction dans l'affaire des écoutes illégales
et une photo de la reprise partielle des activités à Mar del Plata
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Vous ne trouverez rien concernant le plan gouvernemental

En ce domaine, l’Argentine est leader dans le sous-continent depuis l’opération « Ni una menos » (pas une de moins) lancée à la fin du mandat présidentiel de Cristina Kirchner en 2015 et qui a survécu, par la volonté des militantes et militants, à celui de Mauricio Macri.

La stratégie n'est pas très différente à La Nación
Dossier des écoutes illégales en gros titre
et protocole d'entrée des touristes en Uruguay pour la photo
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Seul Página/12 parle de ces nouvelles dispositions dans son édition d’aujourd’hui.
La Nación a choisi ce jour pour publier un sondage exclusif qui montrerait que la cote de popularité du président serait fortement en baisse.

La visio-conférence dure environ une demi-heure

Pour en savoir plus :
lire le discours du président pendant la présentation du plan.

mercredi 1 juillet 2020

Le dossier de l’espionnage remplit les prisons [Actu]


Il y a quelques semaines, un scandale politique a éclaté en Argentine : on a trouvé des indices forts, qui sont rapidement devenus des preuves, que le gouvernement précédent avait organisé des écoutes illégales en les confiant aux services secrets. Ont été écoutés des opposants, élus et non élus, des journalistes, des artistes, bref on croirait revivre le scandale des écoutes de l’Elysée mais cette fois-ci, c’est celui de la Casa Rosada.

Le juge d’instruction vient d’ordonner la détention de vingt-deux personnes qui ont occupé des fonctions officielles dans les institutions gouvernementales sous le mandat de Mauricio Macri, dont sa chargée de documentation, accusée de lui avoir remis en mains propres tous les jours des fiches remontant les contenus des écoutes.

Clarín met l'accent sur le 700e but de Lionel Messi.
C'est sans doute plus significatif qu'un scandale politique à droite.
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Vous en aurez besoin pour identifier le petit titre annonçant l'article en question

L’ancien chef d’État, qui n’est pas inquiété à ce stade, garde un silence assourdissant (alors qu’il a tendance à se montrer prolixe sur Twitter) et la presse de droite, qui ne lui a guère mesuré son soutien, fait profil bas : dans les unes de ce matin, l’information est traitée dans des titres très secondaires et des encadrés très discrets, sans même crier à la persécution idéologique ou aux juges vendus aux Kirchner, comme d'habitude. Très intéressant aussi : l'emploi dans Clarín de l'expression "presunto espionaje" (espionnage présumé) en lieu et place d'une autre employée, il y a quelques jours encore : "soi-disant espionnage".

Ce ton aussi mesuré qu'inattendu semble indiquer que ces rédactions reconnaissent la réalité matérielle de ces écoutes illégales. Seule Página/12 en fait l’information centrale de sa une et exploite cette péripétie pour mieux discréditer encore un gouvernement ultra-libéral qui n'est pas vraiment sa tasse de thé. La une est brutale et sans vrai jeu de mots (à peine une allusion cinématographique).

Même décision à la rédaction de La Nación
mais le quotidien ne met pas de meilleure définition à disposition
Donc vous devez prendre une loupe !

Les services secrets subissent actuellement un audit ordonné par le président Alberto Fernández avant le confinement et vont faire l’objet d’une réforme complète de leur organisation et de leurs missions.

Dans le même temps, dans une autre enquête, relative à des prises d’intérêts illégales dans les tr_s juteuses sociétés de péage d’autoroute, plusieurs ministres de Mauricio Macri viennent de recevoir une interdiction de sortir du territoire. Depuis plusieurs mois, Página/12 a soulevé de nombreux lièvres dans ce dossier dans lequel l’ancien président est soupçonné d’avoir confondu les concessions publiques avec ses comptes en banque et ceux de plusieurs de ses proches (actionnaires de la holding familiale).

Pour en savoir plus :

La Sciammarella Tango sort son troisième disque [Disques & Livres]


La Sciammarella Tango est un ensemble de musiciennes qui s’est initialement formé autour d’un répertoire rendant hommage au pianiste Rodolfo Sciammarella et d’une cheffe de bande de sa famille, Denise Sciammarella, compositrice et chanteuse. Elles appartiennent ainsi à une famille de plus en plus nombreuses, celle de la musique féminine de tango, un genre longtemps presque exclusivement représenté par des ensembles masculins, revendiquant leur virilité.

Aujourd’hui, le groupe sort son troisième album, consacré cette fois au « père du tango », le compositeur et payador Gregorio Angel Villoldo, l’auteur de El Choclo, l’un des tout premiers tubes internationaux du genre, dès avant le déclenchement de la première guerre mondiale.

Página/12 consacre un article à cette sortie en mode confinement.

Un quatrième disque est déjà dans les limbes : il rendrait hommage à un grand artiste peintre de La Boca, dans le sud de Buenos Aires, Benito Quinquela Martín.

Pour aller plus loin :
visiter le site Internet du groupe (où vous trouverez les liens vers chacun de ses comptes sur les réseaux sociaux, y compris You Tube).

mardi 30 juin 2020

Chute spectaculaire du PIB argentin [Actu]

Synthèse globale pour le mois d'avril dernier
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Ce n’est pas un phénomène propre à l’Argentine puisque tous les pays qui ont dû confiner leur population sont peu ou prou dans la même situation mais là-bas, ce recul de l'activité renvoie à une expérience terrible et pas si lointaine : la catastrophe de Noël 2001.

La une de Clarín ce matin
Sous le gros titre, une photo de l'échangeur autoroutier de l'entrée sud de Buenos Aires
D'après ce journal (d'opposition), le gouvernement aurait restreint les accès à la capitale
pour compliquer la circulation et dégoûter les gens de bouger
à l'avant-veille d'un retour des règles très strictes de confinement (demain)
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En grande partie, c’était pour éviter ce bégaiement de l’histoire que les Argentins avaient voté en 2015 pour Mauricio Macri puisqu’il leur promettait la prospérité grâce à la « libération » de l’économie et pour la même raison, quatre ans plus tard, ils lui ont préféré Alberto Fernández, qui représentait la lutte contre l’endettement du pays et contre sa soumission aux seules lois du marché et de la spéculation sur les pays sous-industrialisés.

Synthèse de l'activité d'avril par secteur
Remarquez les trois secteurs marqués d'un éclair
(symbole d'une baisse qui explose l'échelle du tableau)
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Mais la pandémie est passée par là pour trouver un système de santé publique très malmené par les quatre ans de politique ultra-libérale et une économie au noir qui reprenait du poil de la bête, tant parce qu’un certain patronat profitait du laisser-aller gouvernemental que parce que la crise acculait les travailleurs au système D. Ce qui fait qu'il a été impossible à des tas de gens de respecter le confinement plus de quelques jours. Le résultat est terrible : l'épidémie gonfle malgré l'arrêt de l'économie et le PIB fait le grand plongeon.

La une de La Nación ce matin

C’est donc sans surprise qu’on prend connaissance des estimations publiées hier par l’INDEC sur l’activité économique nationale au mois d’avril dernier : 26,4 % de baisse en comparaison inter-annuelle, soit 16,7 points de moins qu’au mois précédent (le confinement a été décrété le 20 mars) et trente mois de récession sans solution de continuité.

Les quatre quotidiens nationaux commentent ce matin la nouvelle.

Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 (journal de gauche, pro-gouvernemental)
lire et télécharger le rapport officiel de l’INDEC, l’institut national argentin de statistique.