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lundi 2 novembre 2015

Grand hommage à Alfredo Gobbi ce soir [à l'affiche]


La Academia Nacional del Tango ouvre le mois de novembre avec un Plenario consacré au compositeur et violoniste Alfredo Gobbi, un des grands créateurs des années dorées (1930-1950), ce soir, lundi 2 novembre 2015, à 19h30, au premier étage du 833 Avenida de Mayo, sous la conduite de quatre académiciens particulièrement calés en la matière : Oscar Fresedo, le collectionneur Carlos Puentes, le collectionneur et animateur radiophonique Oscar Del Priore et l'animateur radio Luis Tarantino.

Les illustrations musicales rituelles s'annoncent variées, jugez-en par l'invitation officielle ci-dessus !

Participeront également deux musiciens qui firent partie de l'orchestre de Gobbi, Alberto Giaimo et Alberto Garralda.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Vous pouvez suivre bon nombre des activités de l'institution à travers sa nouvelle page Facebook, dont le référencement Google progresse peu à peu. Le site Internet reste encore très limité mais devrait se voir enrichi d'ici la rentrée argentine (au moins de mars).

mercredi 11 mars 2015

La rentrée de Raúl Garello à Clásica y Moderna [à l'affiche]


Ce vendredi 13 mars 2015 et les deux autres qui suivront, le Maestro Raúl Garello, compositeur et bandonéoniste, se produira à Clásica y Moderna, la librairie-café-restaurant de Avenida Callao 892, dans le sud de Recoleta, à 21h, avec son ensemble composé de Fabián Bertero (violon), Alberto Giaimo (piano), Luis Alberto Fereira (flûte traversière), José María Lavandera (percussions) et Gabriel De Lio (basse électrique). Le chanteur Jesús Hidalgo est invité.

Il est vivement conseillé de réserver votre table par téléphone au 4813 6977.

mercredi 30 octobre 2013

Raúl Garello continue à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Le Maestro Raúl Garello prolonge les concerts de son Sextuor à Clásica y Moderna, Callao 892, ce samedi 2 novembre 2013 à 21h, avec le chanteur Marcelo Tommasi comme artiste invité.

Le Raúl Garello Sexteto se compose du Maestro lui-même au bandonéon, à la direction musicale et aux arrangements, de Fabián Bertero au violon, Alberto Giaimo au piano, Luis Alberto Fereira à la flûte traversière, José María Lavandera à la percussion (1) et Gabriel De Lío à la basse électrique.



(1) Ce sont deux des apports capitaux de Raúl Garello au tango post-piazzollien : il a réaclimaté les instruments à vent qui avaient quitté le genre dès les années 1920. La flûte, la clarinette avaient été évincées, définitivement a-t-on longtemps cru, par le bandonéon. Il a aussi (ré)introduit la percussion et notamment la batterie, une idée qui le travaillait depuis longtemps : en 2007, le Maestro m'a raconté qu'il avait un jour ajouté de la percussion à un arrangement qu'il avait écrit pour l'orchestre de Troilo dont il a fait partie pendant une douzaine d'années et dont il a été l'un des meilleurs arrangeurs après Piazzolla mais Pichuco lui avait gentiment répondu que non, "ça ce sera très bien dans ton orchestre à toi mais pas dans le mien, ce n'est pas mon style". Pichuco avait raison, comme presque toujours.

mardi 1 octobre 2013

Raúl Garello et son sextuor samedi à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Le Maestro Raúl Garello, bandonéoniste, compositeur et arrangeur, se produira samedi 5 octobre 2013 avec ses musiciens à Clásica y Moderna, Callao 892, dans le sud du quartier de Recoleta, à 21h.

Il interprétera son répertoire désormais classique, que ce soit des morceaux de ses maîtres comme Aníbal Troilo, ou ses propres compositions. Marcelo Tommasi y prêtera sa voix, comme chanteur invité.

Le sextuor de Raúl Garello se compose de Fabián Bertero au violon, Alberto Giaimo au piano, Luis Alberto Fereira à la flûte traversière, José María Lavandera à la percussión, Gabriel De Lío à la basse électrique.

Raúl Garello avec son sextuor et Marcelo Tomassi

samedi 2 mai 2009

Alejandro Dolina reçu à la Academia Nacional del Tango au Plenario du 4 mai [à l'affiche

Le journaliste et écrivain Alejandro Dolina sera reçu lundi prochain Membre honoris causa de la Academia Nacional del Tango au cours du Plenario bi-hebdomadaire qui aura lieu, comme à chaque fois à 19h dans le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer au 1er étage de l'hôtel particulier du 830 Avenida de Mayo (entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles).

Alejandro Dolina est un puits de culture tous azimuts. Il est particulièrement populaire pour une émission culturelle et humouristique, qu'il anime toutes les nuits en semaine, à partir de minuit, depuis plusieurs années, sur les ondes de Radio Continental, avec la complicité amicale de deux co-animateurs, Guillermo Stronati et Gabriel Rolón. L'émission se déroule en public à l'auditorium de l'hôtel Bauen (1) de la avenida Callao 360 et passe en direct à l'antenne. El Espectador sur Internet, une radio de Montevideo, en diffuse des extraits en direct le lendemain de 13h à 14h, extraits que vous pouvez entendre sous format podcast en vous connectant sur la page La Venganza será terrible ("restos humeantes", comme dit Alejandro Dolina, "des restes fumants") du site de El espectador (dans la rubrique Ecouter, dans la partie inférieure de la Colonne de droite, vous trouverez le lien).

Pour des internautes possédant une culture radiophonique francophone (et selon la génération à laquelle vous appartenez), on pourrait dire que l'émission se situe à mi-chemin quelque part entre Signé Furax ou Le Tribunal des Flagrants Délires d'une part, et Le Masque et La Plume (à la glorieuse époque des batailles des Thermopyles entre Georges Charensol et Jean-Louis Bory) ou Des Papous dans la Tête aujourd'hui, d'autre part... Autrement dit, les heures passent sans qu'on ait le temps de s'ennuyer vraiment.
Essayez un jour de vous mettre un petit extrait dans les oreilles en vous connectant à El Espectador, je vous jure que ça vaut la peine et suis prête à parier que vous y prendrez goût.

Alejandro Dolina est également un auteur qui a publié de nombreux ouvrages (voir son site, qui décline toute sa bibliographie) et un conférencier infatigable.

Au-delà de la réception de Alejandro Dolina, le Plenario tiendra sa conférence habituelle, en l'occurence un hommage à Alfredo Gobbi, surnommé El violin romántico del tango, sous le titre Alfredo Gobbi : el tango en estado puro (Alfredo Gobbi, le tango à l'état pur). La conférence sera délivrée par Alberto Romeo, membre de la Academia.

Pour la petite histoire, Alfredo Gobbi était né à Paris, en 1912. Ses parents y achevaient un assez long séjour en compagnie du payador et compositeur Angel Villoldo, surnommé el Padre del Tango, et qui fut le parrain du bébé. Villoldo et le couple Gobbi étaient arrivés en 1907, pour éditer des partitions et enregistrer des disques dans des conditions supposées meilleures qu'à Buenos Aires. Ils s'étaient installés dans le quartier des Halles, un quartier populaire qui est à présent l'un des plus chics de Paris, au 55 de la rue St-Denis. Dans le Paris de la Belle Epoque et des beaux quartiers, ce Paris mondain que décrit si bien Marcel Proust, ces trois artistes, issus des faubourgs métissés et plutôt remuants de Buenos Aires, séduisirent les maîtres du bon goût parisien qui dictaient la mode dans toute la France et une bonne partie de l'Europe occidentale, donnèrent des cours de tango aux dames et aux messieurs des beaux salons et y animèrent des bals. Bien entendu, quand ils rentrèrent à Buenos Aires et racontèrent qu'ils avaient été reçus par la Princesse Truc et la Comtesse de Machin, le Centro de Buenos Aires changea un peu d'attitude à l'égard du tango et se mit à lui faire meilleur accueil qu'auparavant... Mais, de ce côté-ci de l'Atlantique, l'engoûment de la bonne société pour l'exotisme de cette danse fut fatal à son authenticité et le tango fut très vite adultéré pour donner ce qui est aujourd'hui le tango standard ou tango international, qui est resté totalement inconnu à Buenos Aires jusqu'à nos jours. Le séjour parisien des Gobbi et de Villoldo, qui fit naître Alfredo Gobbi junior dans la Ville Lumière, fut le premier contact attesté du tango avec l'Europe hors hispanophonie (le tango avait atteint les ports espagnols dès 1903).

Côté musique : le tango rituel qui a été choisi pour la soirée est El Andariego de et par Alfredo Gobbi et son orchestre. Pour la musique en direct ("el espacio artistico"), le bandonéoniste Alberto Garralda et le pianiste Alberto Giaimo, qui travaillèrent tous deux dans la orquesta Alfredo Gobbi, et la guitariste Analía Rego joueront quelques pièces de ce répertoire.

Et pour mes lecteurs qui se trouvent à Paris, London, Roma, Gent ou Lausanne et non pas à Buenos Aires à quelques pas de la Academia Nacional del Tango, voici A mis manos de et par Alfredo Gobbi chanté par un autre Alfredo, Alfredo del Rio (merci à Todo Tango pour la richesse de sa discothèque en ligne qui me permet souvent d'illustrer musicalement les Plenarios académicos). On peut écouter aussi le tango hommage que Alfredo Gobbi avait rendu à l'un de ses contemporains, le grand pianiste de tango Orlando Goñi : A Orlando Goñi (un tango très célèbre pour nous puisque les DJ de milongas et nos professeurs de tango le passent souvent en Europe).
(1) L'Hôtel Bauen est un hôtel géré par une coopérative ouvrière, le personnel licencié qui a repris par la force son outil de travail il y a quelques années, au nez et à la barbe de la société propriétaire des murs, et qui a remis l'hôtel en service, avec sa confiteria et sa salle de spectacle. Régulièrement, le propriétaire obtient de la puissance publique l'ordre de déloger les occupants. Aussitôt un mot d'ordre de manifestation court la Ville et du monde se ressemble aux deux entrées de l'établissement, sur Callao et sur Corrientes, et la Police n'intervient pas. Cela a été vrai jusque là. Il n'est pas dit qu'il n'y aura pas un jour...