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vendredi 18 décembre 2015

Hommage à Horacio Ferrer pour le premier anniversaire de sa mort [à l'affiche]

La dernière photo que j'ai faite de Horacio Ferrer en août 2013.
Il est sur la scène du Salón de los Angelitos, avec Gabriel Soria.
Le mur du fond a changé de décor : Gabriel a choisi la sobriété...
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Lundi 21 décembre 2015, à 19h30, la Academia Nacional del Tango rendra hommage à son fondateur et premier président, le Maestro Horacio Ferrer, qui nous a quittés il y a un an, dans sa quatre-vingt-deuxième année.

A côté du président Gabriel Soria, participeront à cet hommage de grands artistes qui partagèrent son parcours artistique et son combat pour permettre au tango d'accéder à une forme d'institutionnalisation : le Maestro Raúl Garello, les chanteurs Guillermo Fernández, José Angel Trelles, Julia Zenko, Pepe Kokubu et Raúl Lavié, Juan Trepiana et Fabián Bertero, qui animent une partie de l'enseignement à l'Académie...

Entrée libre et gratuite, au Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, 1er étage.


Ce jour-là, il n'y aura toutefois pas de mise à jour sur Barrio de Tango car je serai prise presque toute la journée à l'UNESCO, où se tiendra l'Assemblée générale du Conseil International de la Danse, auquel j'ai l'honneur d'appartenir depuis un an.

mercredi 11 mars 2015

La rentrée de Raúl Garello à Clásica y Moderna [à l'affiche]


Ce vendredi 13 mars 2015 et les deux autres qui suivront, le Maestro Raúl Garello, compositeur et bandonéoniste, se produira à Clásica y Moderna, la librairie-café-restaurant de Avenida Callao 892, dans le sud de Recoleta, à 21h, avec son ensemble composé de Fabián Bertero (violon), Alberto Giaimo (piano), Luis Alberto Fereira (flûte traversière), José María Lavandera (percussions) et Gabriel De Lio (basse électrique). Le chanteur Jesús Hidalgo est invité.

Il est vivement conseillé de réserver votre table par téléphone au 4813 6977.

jeudi 11 décembre 2014

L'Orchestre national de Musique argentine ce soir au teatro Coliseo pour fêter le tango [à l'affiche]


La Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto fête la Día Nacional del Tango avec deux concerts.

Le premier a eu lieu hier, à ECuNHi, l'espace culturel de Madres de Plaza de Mayo dont Teresa Parodi était la directrice jusqu'à sa nomination comme ministre de la culture en juin dernier. Je ne sais ce que cela a pu donner car, si l'affiche du centre est formidable, son acoustique est épouvantable. Mais ces grands hangars n'ont pas été conçus pour la musique mais pour accueillir les ateliers de mécanique du école navale.

Le second concert, celui de ce soir, jeudi 11 décembre 2014, à 20h30, aura lieu dans un vrai théâtre, dans de meilleures conditions musicales, au Teatro Coliseo, Marcelo T. de Alvear 1125 et rassemblera plusieurs grands noms du genre, comme Atilio Stampone, son chef titulaire, Raúl Garello, Néstor Marconi, Fabián Bertero, Walter Ríos et Osvaldo Piro, auxquels se joindront aussi des musiciens de générations plus jeunes, comme Diego Schissi et Sonia Possetti. Le Teatro Coliseo est installé dans un immeuble qui accueille différents services de la République italienne et appartient à ce pays, qui en a concédé la gestion à une fondation depuis plus de quarante ans.

Entrée libre et gratuite.
Les billets sont à retirer au guichet du théâtre, de 10h à 20h. Il sera remis deux entrées à chaque personne.

Vous pouvez consulter le site Internet du théâtre lui-même.

mercredi 30 octobre 2013

Raúl Garello continue à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Le Maestro Raúl Garello prolonge les concerts de son Sextuor à Clásica y Moderna, Callao 892, ce samedi 2 novembre 2013 à 21h, avec le chanteur Marcelo Tommasi comme artiste invité.

Le Raúl Garello Sexteto se compose du Maestro lui-même au bandonéon, à la direction musicale et aux arrangements, de Fabián Bertero au violon, Alberto Giaimo au piano, Luis Alberto Fereira à la flûte traversière, José María Lavandera à la percussion (1) et Gabriel De Lío à la basse électrique.



(1) Ce sont deux des apports capitaux de Raúl Garello au tango post-piazzollien : il a réaclimaté les instruments à vent qui avaient quitté le genre dès les années 1920. La flûte, la clarinette avaient été évincées, définitivement a-t-on longtemps cru, par le bandonéon. Il a aussi (ré)introduit la percussion et notamment la batterie, une idée qui le travaillait depuis longtemps : en 2007, le Maestro m'a raconté qu'il avait un jour ajouté de la percussion à un arrangement qu'il avait écrit pour l'orchestre de Troilo dont il a fait partie pendant une douzaine d'années et dont il a été l'un des meilleurs arrangeurs après Piazzolla mais Pichuco lui avait gentiment répondu que non, "ça ce sera très bien dans ton orchestre à toi mais pas dans le mien, ce n'est pas mon style". Pichuco avait raison, comme presque toujours.

mardi 1 octobre 2013

Raúl Garello et son sextuor samedi à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Le Maestro Raúl Garello, bandonéoniste, compositeur et arrangeur, se produira samedi 5 octobre 2013 avec ses musiciens à Clásica y Moderna, Callao 892, dans le sud du quartier de Recoleta, à 21h.

Il interprétera son répertoire désormais classique, que ce soit des morceaux de ses maîtres comme Aníbal Troilo, ou ses propres compositions. Marcelo Tommasi y prêtera sa voix, comme chanteur invité.

Le sextuor de Raúl Garello se compose de Fabián Bertero au violon, Alberto Giaimo au piano, Luis Alberto Fereira à la flûte traversière, José María Lavandera à la percussión, Gabriel De Lío à la basse électrique.

Raúl Garello avec son sextuor et Marcelo Tomassi

mercredi 15 juin 2011

Hernán Genovese et Leonardo Pastore rempilent au Bar 36 Billares [à l'affiche]

Le spectacle monté par le chanteur de tango Hernán Genovese et le chanteur lyrique Leonardo Pastore, De Lanús al Colón, se donnera tous les jeudis de ce mois de juin 2011, à 21h30, au Bar 36 Billares, avenida de Mayo 1265, avec Fabian Bertero et Miguel Pereiro. Les deux chanteurs ont lancé ce récital qui mêle tango et opéra jeudi dernier, le 9 juin. La soirée a visiblement rencontré un grand succès.

Entrée : 40 $.
Affiche diffusée par les artistes

mercredi 8 juin 2011

Leonardo Pastore et Hernán Genovese célèbrent Lanús et l'opéra au Bar 36 Billares demain soir [à l'affiche]

Ce sera demain soir, jeudi 9 juin 2011, à 21h30, au Bar Los 36 Billares, avenida de Mayo 1265. Les deux chanteurs, lyrique pour le premier et tanguero pour le second, seront accompagnés par le violoniste Fabián Bertero, qui assure aussi les arrangements, et le pianiste Juan Trepiana, qui jouent souvent en duo, notamment dans les événements abrités par la Academia Nacional del Tango, située à quelques cuadras (1) des 36 Billares.

Entrée : 40 €.

Le spectacle s'intitule De Lanús al Colón. Lanús est une ville de la banlieue sud de Buenos Aires, c'est là qu'est né Hernán Genovese (c'est aussi la ville natale d'Alfredo Arias). Le Colón désigne ici l'opéra de Buenos Aires, qui porte le nom du découvreur du Nouveau Monde comme un grand nombre de théâtre en Amérique du Sud...

(1) Sur le vocabulaire argentin, consulter la Trousse lexicale d'urgence, située dans la partie médiane de la Colonne de droite.

mercredi 11 novembre 2009

Alicia Pometti demain soir [à l'affiche]

La chanteuse Alicia Pometti donnera un récital à Alma de Tango, avenida Marcelo T. de Alvear 977, le jeudi 12 novembre à 22h.
Elle sera accompagnée des musiciens et compositeurs Fabián Bertero au piano et Edgardo Acuña à la guitare.

mercredi 28 janvier 2009

Nolo Correa à ADN Tango le 29 janvier [radio]

Image extraite du blog de Marta Iglesias, la productrice de l'émission.


Dans l’émission de Claudio Tagini, ADN Tango, une émission de radio par internet, produite par Marta Iglesias pour Radio Sentidos, à Buenos Aires, vous pourrez entendre, demain soir, l’animateur d’émissions télévisuelles, Nolo Correa, lui-même chanteur de tango.

Tout récemment, j’ai eu l’occasion d’écrire quelques mots sur lui. Il s’agissait d’un article consacré aux nouvelles vidéos proposées par la chanteuse Jacqueline Sigaut. Ces deux vidéos, où elle est accompagnée par le guitariste Raúl Luzzi, ont été tournées sur le plateau de Por el Tango, l’émission conçue et animée par Nolo Correa, sur le canal de Sólo Tango (1). Por el Tango passe le vendredi à 21h, heure de Buenos Aires, et est ensuite multi-diffusé sur la même antenne tout au long de la semaine.

Cette fois-ci, c’est lui, Nolo Correa, en sa qualité d’artiste, que vous pourrez découvrir de vos propres oreilles. Claudio Tagini nous le fera écouter (sous forme de disque ou d’enregistrements divers et variés) et l’interviewera sur son parcours et l’exercice son métier. Et vous n’aurez même pas un centime à débourser pour en profiter (si le Canal Sólo Tango émet bien sur Internet, le visionnage des émissions en est néanmoins payant... On n’a rien sans rien en ce bas monde !).

En prime, écouter des chouettes émissions de radio, sur un sujet qui nous passionne (et si vous êtes arrivé sur ce blog, c’est sûrement que le tango vous intéresse de près ou de loin), c’est une excellente manière, fort agréable et pas vraiment harassante, de se frotter à cet espagnol si particulier qu’est celui qui se parle Buenos Aires et de se désinhiber de toutes ces frayeurs que nous inspire en général n’importe quelle langue étrangère, même les bien dressées qui ne mordent jamais (ce "nous" regroupe essentiellement les Français) (2).

En vous connectant au streaming de Radio Sentidos, vous pouvez écouter ADN Tango en direct le jeudi à 19h (heure de Buenos Aires, voir le décalage horaire avec Paris et la façade ouest de l’Union Européenne, dans Buenos Aires : infos pratiques, sur la droite de cet écran).


Toutes les émissions de Radio Sentidos restent accessibles sur le site pendant toute la semaine qui suit leur diffusion en direct, 24h sur 24. C’est l’avantage de la radio par internet. Vous accédez facilement à ce site, dans la rubrique Ecouter, en partie basse de la colonne de droite, celle des liens externes).

Attention toutefois : Radio Sentidos ne met en ligne aucun podcast. L’émission n’est donc pas téléchargeable sur votre disque dur. Il faut vous connecter dans le délai imparti à chaque numéro de chaque émission hebdomadaire pour en profiter.
Radio Sentidos, gratuite pour l’auditeur, est financée par la publicité, pour que les professionnels qui la font vivre vivent eux-mêmes de leur travail. Au début de l’émission, ne vous laissez donc pas décourager par les spots successifs et passablement absconds pour nous, qui vivons sur la côte est de l’Atlantique et/ou dans l’hémisphère nord (3). Le public de Radio Sentidos est essentiellement argentin et le contenu publicitaire est calibré en fonction de cette réalité...

En ce qui concerne Por el Tango (on revient à la télé), Nolo Correa consacrera son émission de vendredi prochain, le 30 janvier 2009, au Café Tortoni, célèbre établissement "à la Parisienne" qui joue un grand rôle dans la vie intellectuelle, culturelle et artistique de Buenos Aires depuis les années 1920 (et même un peu avant déjà). Le Tortoni se trouve Avenida de Mayo, au numéro 825. Participeront entre autres à ce Especial Tortoni deux musiciens très actifs au sein de la Academia Nacional del Tango (qui a son siège juste au-dessus du Tortoni) : Fabián Bertero et Juan Trepiana.





Raccourcis vers d’autres articles de Barrio de Tango sur des sujets connexes :
Les émissions de radio
Les émissions de télévision
El Gran Café Tortoni
La Academia Nacional del Tango







(1) Sólo Tango : en français, ça se traduit "Rien que du tango".
(2) Surtout qu’aucun lecteur n’y voit l’ombre d’une moquerie. Je sais de quoi je parle : j’ai moi-même longtemps redouté les langues vivantes, notamment à cause de quelques profs d’anglais dont j’aurais volontiers fait de la chair à saucisse si mes parents ne m’avaient éduquée dans le respect des gens en général et donc, aussi, des profs en particulier, même les pas bons du tout. Sur toute ma scolarité, je ne me souviens que d’une seule bonne professeur d’anglais. C’est vous dire. Ils sont, en revanche, beaucoup plus nombreux au rayon latin et grec.
Au Teatro Alvear, un jour, en attendant le début d’un concert, mon voisin, un charmant Portègne d’un certain âge, comprenant que j’étais française, m’a dit : "Ah Paris, c’est beau ! C’est beau !... Mais alors, les Français, ils ne parlent que le français. C’est impossible de demander son chemin, dans la rue, même en anglais. Personne ne répond."
(3) Ce blog étant rédigé en français, il se trouve qu’il attire un public très majoritairement européen. Cela ne veut pas dire que l’auteur de ces lignes compte pour rien ceux de ses lecteurs qui habitent le continent américain, depuis le cercle polaire anglo-saxon jusqu’à la Terre de Feu en passant par le Québec. Barrio de Tango a aussi eu l’honneur de s’ouvrir à quelques clics activés au Japon et en Australie. Que tous se sachent les très bienvenus sur ces pages, elles sont pour tous sans distinction de latitude ni de longitude. Todos están bienvenidos. Welcome everybody on board ! (je ne sais pas le dire en japonais. Que les internautes du Soleil Levant me pardonnent !)

vendredi 14 novembre 2008

Noche de los Museos : Museo Mundial del Tango [à l’affiche]



La Noche de los Museos (nuit des musées) est une nocturne spéciale au cours de laquelle la quasi-totalité des 135 musées qu’on dénombre à Buenos Aires ouvriront leurs portes au public, gratuitement, le 15 novembre à partir de 19h et au moins jusqu’à minuit et pour beaucoup d’entre eux bien plus tard encore.

Le Museo Mundial del Tango n’est certes pas le plus grand des musées portègnes mais c’est l’un des plus intenses, des plus riches et des plus émouvants, disposant à la vue du public un nombre considérable d’objets et de documents qui racontent et évoquent les 130 ans d’existence du tango. Certains objets ont appartenu à Carlos Gardel, dont divers documents trouvés à côté de son corps lorsqu’on put l’extraire de l’incendie de l’avion dans la collision duquel il venait de perdre la vie d’une manière atroce, le 24 juin 1935 peu après midi. Ce musée est l’oeuvre de Gabriel Soria, journaliste et animateur audio-visuel et Vice-Président de l’Academia Nacional del Tango. Gabriel Soria est aussi le Directeur du Musée. C’est dans ce musée que se situe la salle de conférences publiques de la Academia Nacional del Tango, le célèbre Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, qui est la dernière salle du musée et qui ne va pas désemplir de toute la nuit... De l’autre côté, la pièce symétrique, qui est aussi un lieu d’exposition, sert de loge aux artistes lorsqu’ils se produisent au Salón de los Angelitos et dans le couloir qui les dessert trône, tout seul dans une belle vitrine étincelante, l’un des bandonéons de Aníbal Troilo. Le musée occupe une bonne moitié du premier étage du siège de la Academia, situé Avenida de Mayo, au numero 833 (mais on entre en fait par l’arrière de cet ancien hôtel particulier, du côté Rivadavia, à la hauteur du 830). L’autre partie de l’étage, celle dont les fenêtres donnent sur Avenida de Mayo, est réservée à la direction, avec trois bureaux séparés par une petite salle de réunion et de répétition baptisée Rincón de los Académicos (le coin des Académiciens). Dans les étages au dessus, salles de conférences, salles de cours et de répétition, bibliothèque...

On pourra donc admirer l’exposition et écouter 5 récitals d’une heure puis 5 shows d’une demi-heure chacun. Ça nous fait un bon programme tout ça !

Dans l’ordre

A 19h : concert de La Biyuya, un quintette atypique qui sont aussi cinq très bons amis personnels. Musique originale avec compositions personnelles de Pablo Dichiera, le guitariste, et de Marina Baigorria, la chanteuse, entre autres et reprise, avec leurs propres arrangements de divers grands classiques (dont Pena Mulata de Sebastián Piana et Homero Manzi que j’aime par dessus tout). Comme toujours, vous pouvez écouter la Biyuya sur leur site (qui se trouve dans la liste des liens à droite) et sur leur page My Space.

20h : concert de Pablo Banchero, un chanteur et auteur de son propre répertoire que vous pouvez écouter sur son site : il s’ouvre sur sa Milonga del Parakultural, une célèbre tanguería de Buenos Aires qui reçoit des artistes de toute sorte. Son site bénéficie d'abord des auspices de la Academia Nacional del Tango et de la Academia Porteña del Lunfardo... et non de la célèbre pizzeria à succursales Banchero de la Boca (c'est par pure coïncidence qu'il porte le même nom et c'est ce qui vous explique la part de pizza qu'il s'envoie derrière la cravate sur la première page de son site !). Vous pouvez aussi écouter une interview de Pablo Banchero (avec la Milonga del Parakultural) sur Fractura Expuesta. C'est l'émission du 25 août dernier, n° 232 (2ème partie. Et à cheval sur la 1ère et la 2nde, vous pouvez déguster une interview du poète et compositeur Alejandro Szwarcman, de la Academia Nacional del Tango).

21h : le trio de tango La Otra Esquina

22h : un trio de guitare, bandonéon et contrebasse et un chanteur. C’est comme les Trois Mousquetaires. En fait c’est un quatuor.

23h : Tangozando. C’est le titre d’un disque de Astor Piazzolla. Ce groupe de six musiciens se produira aussi mardi prochain, au Bartolomeo Bar avec l’un des Académiciens, José María Kokubu, el Ponja del Tango (le japonais du Tango, ponja, c’est Japón en verlan). Vosu pouvez les découvrir sur leur page My Space.

A 23h30, un show de tango intitulé Al limite.

À minuit : Si yo mismo fuera ese invierno sombrío (si j’étais moi-même cet hiver tout noir).

A minuit et demi : Tanga, un show de musique populaire, donc pas exclusivement du tango. Ce show se produit à divers endroits au cours de la nuit et du week-end.

A 1h du matin : le duo Juan Trepiana (violon) et Fabián Bertero (piano) qui sont des habitués de la Academia où ils exercent aussi des fonctions pédagogiques et sont tout deux des compositeurs du tango nuevo. Vous pouvez écouter Juan Trepania sur son site.

A 1h30 : la chanteuse María José Mentana, qui fit une grande partie de sa carrière à la télévision et anime toujours des émissions de radio, consacrées au tango, accompagnée par le guitariste Ramón Maschio. Vous pouvez écouter la chanteuse sur son site. Elle vient de sortir un disque, en juillet, Por amor a Buenos Aires (je lui ai consacré en son temps un article).
Ramón Maschio est l’un des accompagnateurs fétiches de María José, longtemps connue du public sous son seul prénom, et de Patricia Andrade, pour ne citer que deux chanteuses. Il est aussi un interprète réputé de fado et parcourt souvent le Portugal et l’Europe avec cette autre musique populaire. Vous pouvez visiter le blog de Ramón Maschio et écouter sa musique sur sa page My Space.

mercredi 3 septembre 2008

Les Amis de la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

Ce lundi 8 septembre, qui est aussi le jour de la fête du quartier de Monserrat, placé sous le patronnage de Notre Dame de Montserrat, une célèbre vierge catalane, ce lundi 8 septembre donc, à 19h30, à la Academia Nacional del Tango (1er étage, Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, comme d’habitude) le Cuadro de Amigos organise sa 5ème rencontre Por Amor a Buenos Aires, sur convocation d’Horacio Ferrer et de Fabio Zerpa (qui aura la responsabilité de la soirée) pour un Homenaje a Buenos Aires.

El Cuadro de Amigos est le cadre destiné à réunir les bienfaiteurs de la Academia Nacional del Tango autour de soirées qui leur sont réservés, de divers avantages qui leur sont concédés (notamment des prix préférentiels pour un certain nombre de livres et de disques), ils ont aussi le droit à un beau diplôme fileteado par Jorge Muscia et à leur nom sur une liste d'honneur placardée dans les locaux de la Avenida de Mayo, dans le coeur historique de Buenos Aires.

A cet hommage à Buenos Aires, participeront les chanteuses Roxana Fontán, qui interprétera Malena (de Lucio Demare et Homero Manzi) et Siempre se vuelve a Buenos Aires (on revient toujours à Buenos Aires, d’Astor Piazzolla et Eladia Blázquez) et María José Mentana, qui chantera Romance de Bandoneón (de Fabián Bertero et César Rossi) qu’elle interprète dans le disque qu’elle vient de sortir et dont je vous ai déjà parlé (Por amor a Buenos Aires).

Le pianiste Juan Trepiana et le violoniste Fabián Bertero, tous les deux également compositeurs et arrangeurs, joueront Niebla del Riachuelo (Brume du Riachuelo), un classique de Juan Carlos Cobián et Enrique Cadícamo, et un morceau récent de Fabián Bertero, Serenata para la Negra de uno (titre intraduisible, negra désignant ici la personne chère au coeur de uno, qui est une forme particulière de sujet indéterminé et néanmoins 1ère personne du singulier).

Juan Trepiana est un pianiste de tango qui a une formation de musique classique et a fait un détour par le jazz avant de verser dans le tango il y a plus de 15 ans de cela. A l’initiative d’Horacio Ferrer, il a pris en main la partie pédagogique du Conservatorio de estilos tangueros Argentino Galván, l’un des départements de la Academia, où il enseigne lui-même l’harmonie et le piano. Il est membre du Conseil pédagogique de cette même institution, ainsi que de son Bureau Exécutif (Consejo directivo). Sa discographie compte 9 albums. Il a participé à de nombreux programmes de radio produits par la Academia nacional del Tango sur les ondes de la 2x4 et est l’un des rédacteurs des publications périodiques de la maison.

Fabián Bertero est l’un des violons de la Orquesta de tango de la Ciudad de Buenos Aires, il appartient aussi au Cuarteto de Osvaldo Montes et au Quinteto Fernando Marzán, il enseigne dans plusieurs institutions musicales dont la Escuela de Música Popular d’une ville limitrophe du sud de la capitale, Avellaneda (la banlieue sud à Buenos Aires, c’est la banlieue populaire, voire très pauvre...).

La partie conférence de la soirée sera consacrée au quartier de Barracas, dans le sud-est de Buenos Aires, avec un exposé de Gregorio Traub, illustré par deux tangos, Tres Esquinas (Angel D’Agostino et Enrique Cadícamo) chanté en vivo par la chanteuse Gloria Pagura (Yo soy del Barrio de Tres Esquinas, viejo baluarte del arrabal... Je suis du quartier des trois esquinas, un vieux pilier du faubourg...) et El Cuarteador de Barracas (qu’on pourrait traduire par le désembourbeur de Barracas, le cuarteador étant un conducteur de chevaux qui se postait aux endroits difficiles, accidentés de ce sud marécageux de la ville, sillonné de fossés de drainage, du temps des voitures à chevaux qui circulèrent comme véhicules utilitaires jusque très tard dans les années 50). El Cuarteador de Barracas sera écouté avec onction dans l’enregistrement qu’en fit Aníbal Troilo avec un de ses meilleurs chanteurs, Francisco Fiorentino dit Fiore.

Une partie cinéma, confiée aux mains expertes de Gabriel Soria qui fait des montages aux petits oignons, permettra de revoir dans des films ayant Buenos Aires et notamment Barracas comme décor des vedettes du grand écran et tous de grands chanteurs de tango : Tita Merello, Alberto Castillo, Hugo del Carril, Azucena Maizani et Carlos Gardel...