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lundi 17 octobre 2016

Brochero Santo dans la presse locale [Actu]

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La canonisation de José Gabriel del Rosario Brochero a rencontré plus d'échos dans la presse quotidienne des provinces que dans les journaux nationaux, plus éloignés des préoccupations spirituelles toujours vives dans les campagnes.

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Bien entendu, La Voz del Interior, le quotidien de Córdoba, est celui qui publie le plus grand nombre d'articles dans son édition d'aujourd'hui. Comme quoi, on peut être prophète (à titre posthume) dans son propre pays. Brochero est un cordobés pur jus...

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En photo, une fidèle de Traslasierra bien emmitouflée pour lutter conte le froid
En Argentine, la retransmission en direct commençait avant l'aube
et sur place, elle s'est donnée en plein air

Pour en savoir plus :
lire l'article de Los Andes sur les fidèles réunis à Villa de Traslasierra dont était originaire José Brochero (Mendoza)
lire l'article de Diario Uno (Mendoza)
lire l'article de El Litoral (Corrientes), qui relève qu'une des intentions de la prière universelle, hier, à Rome, a été prononcée en langue guaranie (m'byá) par un prêtre de la province qui fait actuellement des études à Rome
lire l'article de El Día (La Plata)

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El Cura Brochero : un film pour la canonisation [à l'affiche]

Photo extraite du matériel promotionnel de la production

Depuis le 13 octobre et jusqu'à jeudi prochain, 20 octobre, toute l'Argentine peut voir dans un certain nombre de cinémas un long métrage de 120 minutes, produit artisanalement grâce à un appel de fonds public par une association d'éducation catholique de la province de Córdoba, Maranatha (une expression araméenne qui est une citation évangélique).

L'affiche du film, pas vraiment réussie

La réalisatrice, Lorena Chuscoff, a fait partie de la délégation catholique présente hier sur le parvis de la basilique Saint Pierre. Le rôle principal est tenu par Pablo Tolosa, un acteur de trente-huit ans, père de quatre enfants, reconnu dans sa province mais encore quasi-inconnu au niveau national. L'homme est lui-même très sensible à l'œuvre spirituelle du personnage qu'il avait à interpréter. Dans une interview vieille d'un an déjà à La Voz del Interior, le comédien raconte les difficultés du tournage avec des moyens de fortune et un plan de réalisation qui a souffert des nombreuses incertitudes économiques du projet.

Photo tirée du matériel promotionnel de la production

Quelques cinémas semblent passer une version courte de seulement 94 minutes, en particulier les salles Hoyts. De nombreuses projections ont lieu à l'initiative des diocèses dans de simples salles paroissiales et des écoles confessionnelles.

Le film dispose d'un site Internet et d'une page Facebook.

Pour aller plus loin :
lire l'interview de Pablo Tolosa à La Voz del Interior, il y a un an, le 17 septembre 2015, pendant le tournage
lire la dépêche de Télam avec une interview des deux scénaristes, Lorena Chuscoff et Pablo Gómez
consulter la fiche du film sur le site spécialisé dans le cinéma argentin, Cine Nacional (une fiche peu développée ceci dit).

Lendemain de canonisation [Actu]

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Ce matin, la canonisation du Cura Brochero, célébrée hier avec six autres, sur le parvis de la basilique Saint-Pierre à Rome, fait la une de La Nación et de Clarín, en manchette. Página/12 reste en retrait.

Il faut dire que le choix était cornélien ce matin pour les quotidiens : fête des mères célébrée hier dans tout le pays, belle prestation du San Lorenzo de Almagro sur le terrain de football et quelques scandales croustillants autour de la sécurité, du trafic de drogue et des affaires de la famille Kirchner. 

De plus, le Président Mauricio Macri a profité de la journée à Rome pour faire des déclarations politiques et rattraper l'impression désastreuse que la première audience papale avait faite sur toute la presse, de droite comme de gauche : tous les observateurs avaient senti un froid entre le Saint Père et le nouveau Président, fraîchement installé dans ses fonctions (voir mon article du 28 février 2016). Et puis Mauricio Macri, avec beaucoup de sens politique, est allé saluer les prêtres argentins qui avaient concélébré la messe avec le Pape, ce que Cristina Kirchner ne faisait pas lorsqu'elle venait assister à des cérémonies au Vatican. Et ensuite, il a repris un vol commercial pour regagner l'Argentine, où il a aussitôt repris un agenda éreintant d'activités publiques et officielles.

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En manchette, les deux miraculés du Cura Brochero,
deux enfants guéris sans explication scientifique
La photo de une est pour un grand moment de foot
impliquant le maillot marine et grenat du San Lorenzo
l'équipe préférée de François

Ces unes reflètent assez bien la déchristianisation des populations urbaines, dont sont assez représentatifs les quotidiens nationaux, tous installés à Buenos Aires, une mégalopole de toute splendeur.

Pour en savoir plus :
sur la célébration religieuse d'hier

sur les déclarations politiques de Mauricio Macri

dimanche 16 octobre 2016

Brochero Santo : la fierté d'un peuple [Actu]

Capture d'écran du site Internet de La Voz del Interior, le quotidien de Córdoba

De nombreux journaux ont permis aux Argentins de suivre en ligne la messe de canonisation qui vient de se tenir à Rome, en installant sur leur site Internet une fenêtre diffusant le direct du canal Youtube de CTV (le centre de télévision du Vatican) : Brochero Santo (dénomination officielle) est le premier saint argentin, né et mort dans le pays !

Le primat d'Argentine, le cardinal Mario Poli, avait fait le voyage. On l'a vu à la fin de la célébration salué avec affection par le Pape.

L'histoire de la canonisation par l'agence confessionnelle AICA
qui est l'organe de presse de la Conférence épiscopale argentine
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Au moment de la procession des offrandes, grande salve d'applaudissement de la part des pèlerins argentins présents sur la place Saint-Pierre lorsque la famille Flores (ci-dessous) a monté les marches pour présenter les dons au Pape François : le jeune homme qu'entouraient ses parents, Nicolás, n'est autre que l'un des deux enfants qui ont été guéri, d'une manière inexplicable pour la science, par l'intercession du Cura Brochero, ce qu'on appelle ordinairement les miracles dont la reconnaissance est requise dans le procès de canonisation...

L'Osservatore Romano du 15 octobre 2016
Biographie de deux des nouveaux saints
Brochero Santo en haut, avec cette photo emblématique du cavalier sur sa mule
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Pour en savoir plus : cliquez sur le mot-clé Cura Brochero dans le bloc Pour chercher, para buscar, to seach, en haut de l'article.

lundi 10 octobre 2016

Córdoba se prépare pour la canonisation [à l'affiche]

La statue du nouveau saint à l'église argentine de Rome (photo Télam)

La Province de Córdoba se prépare à la canonisation de l'un de ses plus emblématiques enfants, le Cura Brochero, le père José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), que le Pape François portera sur les autels dimanche prochain, à Rome, à l'occasion de la fête de Notre-Dame de Guadalupe, la sainte patronne du Nouveau Monde.

Le ministère de la culture de la province annonce, avec un vocabulaire qui montre un manque de culture religieuse considérable (1), la tenue d'un concert, samedi prochain, 15 octobre 2016, à 19h, en plein air, au Parque de Las Tejas, à Córdoba même. Il s'agit de la Cantata Brochariana, une œuvre du guitariste et compositeur Carlos Di Fulvio, qui la joue un peu partout en Argentine, depuis le début du procès en béatification. Dans cette cantate, Carlos Di Fulvio s'est emparé de la musique rurale argentine pour dire la foi populaire, comme le fit pour la première fois en 1964 Ariel Ramírez dans sa célèbre Misa Criolla, lorsqu'il mêla pour cette œuvre liturgique des rythmes issus des quatre coins de l'Argentine. Le morceau le plus apprécié de la Cantata Brocheriana est une cueca, un genre typique du centre du pays, intitulée Un paso aquí, un tranco allá (paroles et musique de Carlos Di Fulvio).

Eglise paroissiale de Villa Cura Brochero (Córdoba)

Cette Cantata Brocheriana sera aussi donnée à l'église argentine de Rome, grâce au Chœur latino-américain de la Ville Eternelle. L'archevêque de Córdoba se rendra à Rome pour l'occasion, en compagnie de l'évêque de Cruz del Eje, le diocèse où se trouve Villa Cura Brochero, la bourgade où vivait le saint lorsqu'il ne crapahutait pas à dos de mule dans les montagnes environnantes, devenue un centre de pèlerinage appelé à grossir en importance. Au cours de cette semaine, on attend d'autres prélats argentins à Rome. La cérémonie de canonisation de six nouveaux saints sera retransmise par CTV en direct de la place Saint Pierre, très probablement à partir de 10h30, avec sans aucun doute un commentaire en français de Radio Vatican sur le site Internet Vatican.va, comme pour toutes les célébrations présidées par le Pape. Nul doute que les médias catholiques argentins et la Televisión Pública diffuseront eux aussi l'événement, qui commencera vers 5h30 du matin à cause du décalage horaire.

La maison d'exercices spirituels a été transformée en un musée consacré au Cura Brochero
Brochero fut l'introducteur et le divulgateur des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola
dans ce coin perdu de la campagne argentine, rongée par la pauvreté et l'analphabétisme

Le Président Mauricio Macri s'apprête lui aussi à se rendre en Italie pour l'occasion. Il bénéficiera d'ailleurs d'une audience privée auprès du Saint-Père à laquelle il a annoncé qu'il se rendrait accompagné de son épouse, de leur fille commune et de deux des filles que l'un et l'autre a eues de précédents mariages. Une famille recomposée dans toute sa splendeur, après divorces en cascade des deux côtés, pour célébrer la mémoire d'un pauvre prêtre de campagne du XIXe siècle... Macri a décidément le sens de la provocation ! Sans parler du caractère très contestable de cette présence de la famille dans une manifestation à laquelle il se rend en raison de son mandat politique et avec les moyens de l'Etat.

Pour en savoir plus :
lire l'article de La Voz del Interior, le quotidien de Córdoba
lire l'article de La Prensa sur l'audience privée accordée à Mauricio Macri et sa tribu
lire l'article de La Nación sur le même sujet
voir l'article de Radio María sur la Cantata Brocheriana (avec vidéo du spectacle donnée en 2013 pour la béatification, à Villa Cura Brochero)
lire la dépêche de Télam sur la Semana Brocherania qui s'ouvre à Rome



(1) Le rédacteur parle de sanctification de José Gabriel Brochero (le fait par exemple de faire sur soi le signe de croix) en lieu et place de canonisation (la déclaration qui fait d'un baptisé décédé un saint, c'est-à-dire un modèle à imiter pour toute l'Eglise partout dans le monde). N'importe quoi !

vendredi 22 janvier 2016

Le premier saint argentin est de Córdoba [Actu]

Un grand classique de l'imagerie pieuse brochérienne
un montage entre la photo originale colorisée et un fond de montagne cordobaise

Ce n'est pas une surprise, le second miracle avait été accepté il y a quelques mois. Mercredi, à la fin de l'Audience générale, on a tous vu le Pape François donné l'étreinte fraternelle à l'un des évêques présents. Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que tous les deux se connaissaient très bien et qu'il devait s'agir d'un prélat argentin (et il me semble qu'il s'agissait en effet de Monseigneur Santiago Olivera, dont la AICA semble dire qu'il est présent aujourd'hui dans son diocèse). Lorsque je l'ai vu offrir au Saint-Père une statuette qui de toute évidence représentait le Cura Brochero (il a une silhouette très reconnaissable, inconfundible comme disent les Argentins), je me suis dit que la nouvelle n'allait pas tarder à tomber. Je ne l'attendais pas précisément ce matin mais j'avais tort : d'abord parce qu'on est en pleine Semana Brocherania à Córdoba et ensuite parce que les deux hommes portaient sur le visage une telle expression de joie en se congratulant que cette étreinte de 10h30 avant-hier disait déjà tout. Et c'est vraiment une bonne nouvelle car ce Cura Gaucho est vraiment une figure rayonnante et il se peut que les non croyants eux-mêmes puissent être sensibles à sa personnalité, sa vie et son œuvre d'inlassable prêcheur et d'organisateur de communautés catholiques dans les montagnes alors très enclavées et très pauvres de sa province natale.

Cette photo a été prise à la fin de sa vie, intervenue en 1914

Ainsi donc, le bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero, né en 1840 dans la bourgade de Santa Rosa dans la province de Córdoba, aujourd'hui Villa Santa Rosa de Primero Río, sera donc le premier saint argentin, né et mort sur le territoire national. La cérémonie de canonisation devrait se tenir sur la Place Saint-Pierre sans doute au cours de l'été ou à l'automne.

En Argentine, la nouvelle a tellement ému les gens que le modeste site Internet consacré au bienheureux, déjà sans doute très sollicité en cette semaine de prière à Villa Cura Brochero, a sauté : on ne peut plus y accéder !

Il est à peu près sûr que la nouvelle fera la une de La Voz del Interior demain matin !

Carte de la Province de Córdoba téléchargée
depuis le site Internet de l'Institut géographique national argentin (IGN)
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Il est probable que Mauricio Macri était lui aussi informé de l'imminence de la décision pontificale : il y a deux jours, il a annoncé qu'il participerait à la clôture de la Semaine Brochérienne, une semaine d'exercices spirituels qui a commencé lundi à Villa Cura Brochero et s'achèvera mardi 26 janvier. Après la messe dans la bourgade où se trouve le principal sanctuaire consacré au futur saint, le Président se rendra à Córdaba, la capitale provinciale, pour y tenir un conseil des ministres, le premier qui aura lieu hors de la capitale fédérale, puis travailler avec le Gouverneur sur la coopération entre les niveaux fédéral et provincial (voir la dépêche AICA du 20 janvier 2016).

Pour aller plus loin :
tous les articles que je cite sont en ligne, ils ne figurent pas sur les éditions imprimées des quotidiens
lire l'article de La Voz del Interior, le quotidien de Córdoba
lire la dépêche de la AICA, l'agence de presse catholique
lire le communiqué du Vatican en français

Les catholiques seront intéressés par la déclaration pastorale de Monseigneur Olivera, évêque de La Cruz del Eje, diocèse dont fait partie Villa Cura Brochero, et vice-postulateur de la cause, raison de sa présence cette semaine à Rome.

vendredi 11 septembre 2015

Bientôt le premier saint argentin pour Córdoba [Actu]

Image choisie par le service de presse du Gouvernement provincial

Depuis hier, l'Argentine et, en Argentine, en tout premier lieu, la Province de Córdoba, dans le centre du pays, attendent pour l'automne prochain la première canonisation d'un Argentin : le bienheureux Cura Brochero, qui a été élevé aux autels il y a tout juste deux ans. A Villa Cura Brochero, la nouvelle a été donnée par l'évêque de Cruz del Eje lui-même depuis Rome, où il se trouvait pour être témoin de cette étape cruciale dans un procès de canonisation. Il tenait l'information de François lui-même, qui a vécu à Córdoba après son mandat comme Provincial de la Compagnie de Jésus et se montre très attaché à la figure de ce pasteur humble et laborieux, conforme au modèle auquel il ne cesse de renvoyer le clergé romain.


La nouvelle arrive donc au milieu de la Semaine Brocherienne, semaine diocésaine de prière qui fête, du 7 au 14 septembre, l'anniversaire de la béatification solennelle du Cura Gaucho. Ce n'est bien entendu pas un hasard.

La reconnaissance du deuxième miracle attribué au bienheureux a été rendue publique hier au Vatican. Les deux guérisons inexpliquées dans l'état actuel de la médecine concernent deux enfants, un petit garçon et une petite fille dont la presse argentine parle abondamment ce matin.

Caricature par l'artiste cordobese Chumbi (Día a Día)

José Gabriel Brochero (1840-1914), fils d'émigrés italiens mais né en Argentine, est le curé d'Ars du Cône bleu. Trois générations après notre Jean-Marie Vianney, Brochero a arpenté les reliefs de la Province de Córdoba pour bâtir des églises et des chapelles et fonder des communautés capables de diffuser l'évangile dans cette zone de moyenne montagne alors très enclavée. Il est souvent représenté à pied ou à dos de mule, sa soutane recouverte du poncho local. Prédicateur inlassable, il est mort aveugle et lépreux après avoir contracté la maladie en portant secours aux populations locales.

La cérémonie de béatification a eu lieu en Argentine, comme il convient depuis le règne de Benoît XVI qui a décentralisé ces célébrations et les a rendues aux diocèses des bienheureux mais celle qui verra le Pape canoniser notre Curé Gaucho se tiendra à Rome, sur la place Saint-Pierre. C'est en effet l'évêque de Rome qui doit prononcer les paroles canoniques. Cela devrait avoir lieu en mars, croient savoir certains journalistes argentins.

Los Andes a mis l'information en manchette gauche

De nombreux titres de la presse parlent aujourd'hui de cette décision à haute valeur symbolique. Peu dans la presse nationale mais beaucoup dans les journaux provinciaux.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Clarín, dû à Sergio Rubín, l'un des chroniqueurs religieux du journal
lire l'article de La Voz del Interior qui propose entre autres un article sur la reconnaissance du miracle et un autre sur la fête qui s'est spontanément organisée à Villa Cura Brochero, la paroisse du futur saint
lire l'article de La Mañana de Córdoba, qui propose elle aussi trois articles sur le sujet
lire l'article de Día a Día (trois articles également)
lire le communiqué de presse officiel de la Province de Córdoba
et parce que j'ai consulté ce quotidien pour tout autre chose, je vous renvoie aussi à l'article du journal de Mendoza, Los Andes.

Pour les communiqués du Vatican, cliquez ici pour la langue française et ici pour l'espagnol.

Et pour une approche spirituelle, visitez le site Internet consacré au bienheureux Cura Brochero du diocèse Cruz del Eje d'où est partie la cause de béatification.

dimanche 12 mai 2013

Une exposition sur l'Argentine au Vatican [ici]

Extrait de la page 4 de l'Osservatore Romano d'aujourd'hui
Comme vous le voyez, l'exposition occupe une demi-page du quotidien

L'Osservatore Romano de ce jour (ci-dessus) annonce l'ouverture imminente d'une exposition sur l'Argentine, sa culture, son histoire et la vie de foi dans ce pays des antipodes. Elle sera installée dans l'Aile Charlemagne et se tiendra du 17 mai au 16 juin 2013. Les dates ne me permettront probablement pas d'y mettre les pieds et je le regrette car les articles du quotidien du Vatican mettent l'eau à la bouche...

Parmi les pièces exposées, photos, vidéos, objets de la vie quotidienne et artisanaux ainsi que des œuvres d'art, le tout centré sur la culture gaucha des Pampas, cette immense zone rurale qui dessine une bande très large depuis Buenos Aires à l'est jusqu'au pied des Andes à l'ouest.

De nombreux collectionneurs privés ont prêté certaines de leurs plus belles pièces pour l'occasion. Pour beaucoup d'entre elles, ce sera leur première sortie hors des frontières argentines...

Une autre partie de l'exposition sera consacrée à la figure du Bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), surnommé el cura gaucho, un prêtre diocésain d'origine italienne de la Province de Córdoba, dans l'ouest du pays. Il est la version argentine du curé d'Ars (région lyonnaise), qui a inspiré son Journal d'un Curé de campagne à Georges Bernanos. Ce prêtre légendaire a vécu toute sa vie en Argentine où il a travaillé à l'amélioration des conditions de vie des habitants d'une région très enclavée, à construire ou à restaurer des églises et divers lieux de culte et abattre un inlassable travail d'évangélisation à travers entre autres le développement d'exercices spirituels. Il est mort lépreux et très handicapé par les conséquences de sa maladie. Dans la tombe, son corps est resté intact.

Dans la Province de Córdoba, un bourg porte son nom (Villa Cura Brochero). Depuis quelques années, il existe aussi un pèlerinage permanent qui s'effectue à pied sur les routes qu'il a parcourues dans une grande partie de cette province montagneuse. En 1940, sa personnalité a inspiré un film à Lucas Demare, le frère cinéaste du compositeur de tango Lucio Demare, auteur d'une importante filmographie en noir et blanc centrée sur la nation et l'histoire argentine, dans ses composantes populaires et notamment rurales. Déclaré Vénérable par Jean-Paul II en 2004, il a été béatifié en décembre dernier par Benoît XVI. La date de la célébration effective, qui se tiendra à Córdoba, doit être fixée par le Pape François pour la fin de l'année.

Au moment où j'ai préparé mes articles, le site du Vatican offrait déjà une dépêche en français mais encore rien en espagnol ni en anglais. Pour l'italien, l'article de l'Osservatore Romano fait foi. Cliquez sur l'image pour une résolution écran permettant la lecture (mais non pas l'impression).

Pour aller plus loin :
lire l'article de News VA en français.