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vendredi 10 juin 2022

Du Piazzolla à la place de la soirée électorale (française) [ici]


Le Duo Intermezzo, dont je vous parle depuis l’année dernière, partagera avec le Trio Sudaméris (piano, percussions, contrebasse) la soirée du dimanche 19 juin 2022, à 20 h, au Festival International Marseille Jazz des 5 Continents. Tout un programme pour la cité phocéenne.

Le Duo Intermezzo se compose de la pianiste Marielle Gars et du bandonéoniste Sébastien Authemayou, qui ont scruté les partitions de Piazzolla pour en donner une interprétation originale, où ils recherchent l’authenticité. Leur talent leur a évité de tomber dans les deux pièges où tombent à pieds joints tant et tant de musiciens européens, même parmi les plus réputés, qui se lancent dans le tango : ni originalité pour l’originalité, ni imitation (forcément médiocre) de qui que ce soit.

Le spectacle s’intitule Libertad. Il s’accompagne d’un livre et d’un disque, la première biographie musicale de Astor Piazzolla en français.

La soirée se donne donc dimanche en huit, au musée provençal, 4 chemin de Palama, à Marseille (13000).

Et vous savez quoi ? En plus, c’est gratuit !

© Denise Anne Clavilier

lundi 5 juillet 2021

Pour suivre le Duo Intermezzo cet été [ici]

Les deux musiciens photographiés avec la couverture de leur livre


Si le variant Delta nous fiche la paix cet été (ce n'est pas encore tout à fait gagné !), le Duo Intermezzo, composé de la pianiste Marielle Gars et du bandonéoniste Sébastien Authemayou, présenteront à Marseille, puis à Fréjus et enfin à La Trinité-sur-Mer, leur concert Libertad, en hommage à Astor Piazzolla, celui-là même qu’ils viennent de jouer à l’Ambassade argentine à Paris pour le centenaire du musicien.

Capture d'écran (Roll Studio, Marseille)

A Marseille, ils se produiront le 10 juillet 2021 à 19h30 à l’association Roll Studio, 17 rue des Muettes, dans le deuxième arrondissement.

Prix de l’entrée : de 15 € (prix abonnés) à 18 € (prix normal)

Ce sera comme un prélude français à la fête internationale du Bandonéon, qui se célèbre en Argentine chaque 11 juillet (1).

Piazzolla (à gauche) et Troilo (à droite)
en 1970 sur le front de mer de Mar del Plata
Ils sont accompagnés de leurs épouses respectives,
la chanteuse Amelita Baltar (à gauche, seule)
et la tout aussi légendaire Zita, entre les deux hommes

A Fréjus, le duo se produira le 12 août.

A La Trinité, le 18 août.

Les deux musiciens français sont parmi les rares interprètes européens qui, par-delà leur excellent niveau technique, comprennent de l’intérieur l’œuvre de Piazzolla dans ses composantes culturelles foncièrement argentines. Pour cette année du centenaire de sa naissance, ils ont publié la première biographie musicale et complète du compositeur argentin, aux Éditions Parole. L’éditeur l’a fait accompagner d’un très long CD où le duo a enregistré un très large répertoire piazzollien dans ses propres arrangements, comme le pratiquent traditionnellement les musiciens argentins.


Un long travail d’étude pour comprendre en profondeur et la singularité de Astor Piazzolla que ce duo, qui ne triche ni sur sa nationalité ni sur ses propres racines culturelles, fait ressortir à merveille.

Cet été, suivez-les sur leur site Internet et allez les écouter s’ils passent dans votre coin. Quant au livre, comme nous l’avons tous appris particulièrement au cours de cette crise sanitaire dont nous ne sommes toujours pas sortis, vous pouvez le commander dans n’importe quelle librairie de l’espace Schengen (du moment que les patrons connaissent leur métier).

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

consultez le site Internet du Roll Studio à Marseille.




(1) Le Día Nacional del Bandoneón, devenu aussi depuis quelques années Internacional, commémore le passage à l’immortalité (paso a la Inmortalidad), autrement dit la mort, du grand compositeur, interprète et chef d’orchestre que fut Aníbal Troilo. Un poète portègne avait dit de lui qu’il était le plus grand bandonéoniste de Buenos Aires. Il se trouve qu’il fut aussi le premier grand musicien à embaucher le jeune Astor Piazzolla dans son orchestre, lorsque celui-ci, encore adolescent, arrivait tout juste de sa Mar del Plata familiale. C’est Troilo qui apprit le métier à Piazzolla avant que celui-ci ne provoque sa révolution dans le tango en 1955 puis en 1967, cette fois-ci avec son parolier, le poète uruguayen Horacio Ferrer.