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dimanche 2 juin 2024

L’Argentine a désormais son propre vaccin anti-covid [Actu]

Photo institutionnelle


Dès le début de la pandémie, les chercheurs du CONICET ont travaillé à sortir un vaccin national pour que l’Argentine ne dépende plus des laboratoires internationaux qui profitent de leur monopole pour vendre à prix d’or leurs produits. On se souvient du cauchemar qu’a été en Amérique latine la recherche de doses à des prix raisonnables et en quantités suffisantes et l’obligation dans laquelle se sont trouvés les Etats d’accepter la diplomatie vaccinale de la Russie et de la Chine dont les sérums se sont révélés inefficaces et inadaptables dès les premières mutations du virus.

L'équipe Arvac, chercheurs du CONICET et l'UNSAM
(Universidad nacional San Martín, dans la banlieue de Buenos Aires)

Depuis hier, les pharmacies argentines disposent toutes du vaccin Arvac que les patients peuvent se procurer sur ordonnance de leur médecin. Plus besoin de dollars pour protéger la population do covid et de ses mutations les plus récentes.

Aujourd’hui la recherche scientifique argentine est menacée par le retrait du financement public aux universités et au CONICET (le centre national de recherche scientifique et technologique).

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus :

lundi 30 janvier 2023

Carnaval à Corrientes [à l’affiche]

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Le carnaval de Corrientes a commencé ce week-end. On est parti pour un petit mois festif à toute vapeur…

La ville de Corrientes porte le titre estimable et estimé de Capital del Carneval. Voilà qui en dit long sur la fête qui s’y déroule en ce moment.

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Comme toujours avec le carnaval, il y a des défilés dans tous les quartiers et cela c’est gratuit et de grandes manifestations avec costumes et musique mais cette fois-ci, c’est payant. Le calendrier est disponible dans la presse locale, sur le portail de la municipalité et sur le site des Carnavals d’Argentine.

Ceci dit, le carnaval ne se limite pas à la capitale provinciale. Toutes les villes de la province en ont un.

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Au programme : défilés, costumes démentiels, chars géants, chamamé, murga, bals et concerts un peu partout, le tout largement arrosé à la bière Brahma, qui sponsorise l’événement, et bien sûr au tereré, la version glacée et fruitée du maté typique de l’été !

C’est le retour de la tradition après les années de pandémie.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Prensa (quotidien national)

vendredi 13 janvier 2023

La Fiesta Nacional del Chamamé commence entre averses, nouvelle vague de covid et incendies [à l’affiche]

Affiche officielle du festival
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Depuis quelques années, la province de Corrientes dont une grande partie est pourtant constituée de zones humides, la somptueuse et immense Laguna Iberá, et de forêts tropicales, est affectée par des incendies monstrueux en toutes saisons. Incontestables et terrifiantes conséquences du réchauffement climatique qui touche pourtant un peu moins l’hémisphère sud, plus maritime que la nôtre, largement plus peuplée et plus polluantes.

Une de ce matin : "l'amphithéâtre, prêt pour
le début de la Fête Nationale du Chamamé"
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Comme un malheur n’arrive jamais seul, la province voit à nouveau monter les cas de covid au point que le port du masque vient d’être rendu à nouveau obligatoire dans tout le secteur public. Et il fait chaud ! Il faut pouvoir le supporter !

Une de ce matin avec les répétitions du spectacle
d'acrobatie aérienne qui n'aura pas lieu aujourd'hui
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Cette année, s’ajoute à ce panorama désagréable des trombes d’eau qui s’abattent en ce moment sur la ville de Corrientes, la capitale provinciale. A tel point que la première activité du festival, prévue ce soir, vient d’être annulée et reportée à demain : la Fiesta Nacional del Chamamé, 32e du nom, et 18e pour sa dimension internationale, devait être lancée dans un amphithéâtre artificiel monté pour l’occasion devant la façade décorée et illuminée de l’ancienne prison provinciale, transformée en un lieu d’animation culturelle.


Une d'hier : "La Vierge a entrepris son voyage
au son du chamamé"
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Pendant une semaine, du 13 au 20 janvier 2023, le premier grand festival populaire de l’été en Argentine va voir défiler les meilleurs représentants argentins, uruguayens, brésiliens et paraguayens du genre qui a été récemment intégré au Patrimoine immatériel de l’Humanité par l’UNESCO.

Une de mardi :
"Le Chamamé au cœur battant qui nous émeut"
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Comme le tango, mais en version rurale, le chamamé se déploie en musique instrumentale, chansons et danses. La Fiesta propose donc des concerts, des bals, des ateliers, des cours, des rencontres avec des artistes, des stands gastronomiques, un défilé de mode, des animations dans les hôpitaux, les musées et autres lieux où l’on peut toucher le public et tout ce qu’il faut d’autre encore pour attirer dans le nord-est du pays les estivants passionnés de musique. Des manifestations religieuses sont aussi programmées autour de la traditionnelle tournée de la Vierge de Itatí, la sainte patronne de la province.

Lors de la présentation festive du programme de la manifestation
~ Le chamamé se danse partout et à tout âge... ~

Plusieurs événements seront retransmis par les médias publics nationaux. Le ministre national de la Culture était attendu pour la première ce soir.

Ici devant un hôpital de Corrientes
~ mais toujours, toujours, toujours en espadrilles ! ~

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus :

lire l’article de Página/12
lire l’article de El Litoral (édition de Corrientes)
lire l’article de La República de Corrientes (autre quotidien local)
visiter la page du festival sur le site Internet du ministère provincial de la Cultura

Ajout du 16 janvier 2023 :
Malgré les caprices de la météo, la fête a pu commencer comme le prouve la une de La República de Corrientes, ce matin.

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Ajouts du 23 janvier 2023 :
Le festival aura été un grand succès dont témoigne cette une guinchante du supplément culturel quotidien de
Página/12, Cultura & Espectáculos, ce matin (ci-dessous), ainsi qu’un article paru aujourd’hui dans les pages spectacles de Clarín.

Pour aller plus loin :

"Nation du Chamamé"
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samedi 17 décembre 2022

Un dimanche sans grasse matinée [Actu]

Pleine page de pub pour la retransmission en direct
Radio Televisión Argentina (RTA) et Televisión Pública (TVP)
dans la presse écrite ce matin
"Merci de nous choisir à nouveau !
Continue à soutenir la sélection
grâce à la la TV Pública
40 points d'audimat
Demain, la Grande Finale
Argentine - France
à partir de 7h"
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Demain, dimanche 18 décembre 2022, la finale de la coupe du Monde de football va réveiller les Argentins un peu après l’aube. On peut d’ores et déjà imaginer qu’il n’y aura pas grand-monde à la messe...

Comme en France pour les grands événements, la prise d’antenne de la télévision publique se fera longtemps avant le début de l’événement à proprement parler (midi heure locale), histoire de tenir le téléspectateur en haleine, immobile devant le petit écran. Prisonnier.

Prévenant, ce matin, dans son édition papier, Clarín offre à ses lecteurs divers conseils de cardiologues et de psychologues pour vivre cette finale sans se faire des émotions nuisibles à la santé ! Il y a déjà une nouvelle grosse vague de covid qui ravage le pays (comme ici), il ne manquerait plus qu’un raz de marée d’arrêts cardiaques embouteillent les services d’urgence dans tout le pays !

Bons matches à tous (ce week-end, il y en a deux) et, selon la formule consacrée, que le(s) meilleur(s) gagne(nt) !

© Denise Anne Clavilier

mardi 15 novembre 2022

La nouvelle troupe de Les Luthiers présente son nouveau spectacle à Rosario [à l’affiche]


En 2019, le groupe de musique et d’humour Les Luthiers ont perdu l’un de leurs fondateurs qui étaient aussi l’un des piliers de leurs spectacles, Marcos Mundstock. Quand ce dernier est tombé malade et qu'il a dû abandonner la scène, il a fallu que le groupe recrute une fois de plus, comme il l’avait fait à plusieurs reprises ces dernières années. Et puis le covid-19 a fait son apparition et il a fallu tout arrêter.

Cette semaine, Les Luthiers présentent leur nouveau spectacle qui promet d’être désopilant comme toujours à Rosario, au Teatro Astengo, Mitre 754.

Ils se produiront du 18 au 27 novembre et le succès est tel qu’il a fallu d’emblée poser des dates supplémentaires. Pourtant le spectacle n’est pas donné : les places sont en vente à des prix s’échelonnant de 4 500 à 7 500 $ ARG.

Le spectacle porte un titre en forme de jeu langagier, à l’image du répertoire du groupe : Más tropiezos de Mastropiero (nouvelles gaffes de Mastropiero), Johann Sebastian Mastropiero est un personnage récurrent (mais invisible) de tous les spectacles et tous les disques de Les Luthiers. Il s’agit d’un compositeur imaginaire qui aurait vécu, selon les besoins de la programmation, à toutes les époques et partout, tantôt en Europe, tantôt en Amérique. Marcos Mundstock jouait le rôle du docte présentateur qui venait disserter sur le morceau à venir et sur les circonstances de sa composition. Ces pastiches d’introduction vont sûrement parsemer le nouveau spectacle. Quant aux pièces de musique, ce sont elles aussi des pastiches et tous les genres y passent : musique classique, musique baroque, musique romantique, opéra, opérette, zarzuela, rock, tango, folklore argentin, uruguayen et européen, candombe et murga, et j’en oublie !

Les Luthiers : le groupe aujourd'hui

Les Luthiers, ce qui en Argentine veut dire « facteurs d’instrument » (et non pas facteurs d’instruments à cordes comme en français), est un groupe de musiciens dotés d'un niveau technique, d'une culture générale pour ne pas parler d'érudition tout à fait exceptionnels. Ils fabriquent eux-mêmes une bonne partie de ses instruments loufoques comme celui derrière lequel ils posent tous ensemble pour ce retour sur scène. D'où le nom qu'ils se sont choisi.

N’hésitez pas à aller les découvrir sur leur site Internet : tout y est, la présentation de leurs instruments comme un échantillon sonore de leur répertoire.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire la présentation du spectacle sur le site Internet de la Fundación Astengo

Ajout du 28 novembre 2022 :
La Nación publie aujourd'hui une chronique de ce triomphal retour sur scène à Rosario et en parle sur sa une.
Pour aller plus loin :

dimanche 13 novembre 2022

La Puerto Rico renaît de ses cendres covidiennes [Actu]

Devanture du café
Photo Fernando de la Orden (Clarin)

La Puerto Rico est un célèbre bar de Buenos Aires, un établissement historique fondé en 1887. Il se situe en plein quartier de Monserrat, dans la rue Alsina, tout de la basilique San Francisco, où il s’est installé dans les Années Folles. Il en a conservé les caractéristiques dans sa décoration.

En mars de l’année dernier, le café avait dû baisser le rideau. Les mesures sanitaires liées au Covid avaient eu raison de sa trésorerie et de la vigueur de la dernière propriétaire qui tenait la maison toute seule depuis la mort de son mari en 2012.

Détail de la porte rénovée
Photo Fernando de la Orden (Clarin)

Un nouveau patron vient de reprendre les rênes de cette prestigieuse maison. Le décor a été rafraîchi en respectant la tradition du lieu. Le mobilier et les miroirs ronds qui tapissent les murs ont été miss en valeur. Les grains de café sont à nouveau torréfiés sur place. La Puerto Rico est en effet l’un des très rares établissements qui produit lui-même son breuvage phare de la graine jusqu’à la tasse.

C’est une des bonnes choses de Buenos Aires : quand les grandes adresses se cassent la figure, il y a presque toujours quelqu’un pour relever le gant et venir sauver ce morceau de patrimoine.

Les Bares Notables, très durement affectés par le covid et ses suites, rouvrent ici et là leurs portes dans la capitale argentine.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

mercredi 26 octobre 2022

Le Congrès du Tango reprend du service à la Academia [à l’affiche]



Aujourd’hui, mercredi 26 octobre 2022, la Academia Nacional del Tango se retrouve en congrès à partir de 13 h 30 après deux ans sans activité et une reprise très difficile sur tous les plans. L'inauguration stricto-sensu aura lieu à 15 h.

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Au programme de cette rencontre qui occupera quatre jours, jusqu’à samedi soir, des échanges sur le tango et son rapport à l’époque contemporaine : interprétation, réinterprétation, caractère intemporel des œuvres du répertoire.

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La plupart des intervenants sont argentins et participeront en présentiel au Palacio Carlos Gardel. Une table-ronde en visioconférence ouvrira les festivités cet après-midi.

Un concert couronnera cette rencontre qui permet à l’institution de se remettre en chemin.

Les interventions seront disponibles sur la page Facebook de l’ANT avec retransmission en direct (encore cinq heures de décalage horaire jusqu’à dimanche matin. Attention : en Europe, on passe à l’heure d’hiver dans la nuit de samedi à dimanche. Dimanche, il n'y aura plus que quatre heures de décalage).

Comme d’habitude, la manifestation se tient au siège de l’institution, avenida de Mayo 833, au premier étage.

© Denise Anne Clavilier

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mardi 6 septembre 2022

Début du Festival de Tango de Buenos Aires à la Boca [à l’affiche]

La dame au poncho
Le concert de ses cent ans !
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Ce soir, commence le Festival de Tango de Buenos Aires qui durera quinze jours comme d’habitude, mais cette fois-ci, enfin, tout en présentiel, à quoi se mêlera, comme d’habitude aussi, le Mundial del Tango, sur lequel la politique culturelle (et touristique) de la Ville Autonome de Buenos Aires fonde tous ses espoirs (1). La danse, la danse, la danse !!!!

Pourtant c’est bien au programme musical et culturel qu’il faut s’intéresser comme le font d’ailleurs les pages culturelles de La Nación qui s’ouvre sur l’hommage, sous forme d’un film, qui sera rendu à la chanteuse Nelly Omar, muse et maîtresse du poète Homero Manzi (Malena, c’est elle !), disparue centenaire il y a quelques années.

Malena canta el tango, como ninguna

Autre artiste qui sera saluée : l’immense danseuse María Nieves qui fête aujourd’hui bravement ses 88 printemps.

Le festival s’ouvre à La Boca, à la Usina del Arte, devenue depuis quelques années son quartier général et il occupera, au fil des jours, plusieurs lieux dans la ville, notamment la Plaza de la República, où au pied de l’Obélisque sera dressée une scène sur laquelle se disputeront, à ciel ouvert, les finales de deux catégories du Mundial.

Au programme comme toujours : des concerts, des cours de danse et de musique, des ateliers divers et variés, des projections, des conférences, des stands d’artisanat, des milongas, des présentations de livres et des expositions. Un grand hommage sera rendu au danseur Juan Carlos Copes, qui fut le partenaire mythique et l’époux de María Nieves et que le covid nous a emporté dans l’une de ses vagues qui ont submergé Buenos Aires.

Chose plus inhabituelle : le festival rendra aussi hommage à Luis Alberto Spinetta, un grand du rock argentin, lui aussi disparu il y a quelques années (beaucoup plus jeune et à cause d’un cancer).

Une du supplément culturel de Pagina/12
la semaine dernière, le 1er septembre
pour annoncer les festivals alternatifs
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En ce mois de septembre, plusieurs festivals de tango vont se dérouler à Buenos Aires : à côté du festival officiel, il y aura un trio de manifestations associatives ou autogérées avec une programmation moins tapageuse mais plus audacieuse. Du tango d’aujourd’hui, en dehors des sentiers battus.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com


Pour aller plus loin :
sur le Festival de Tango de Buenos Aires
lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín
consulter le site officiel des Festivals de Buenos Aires
sur les festivals alternatifs
lire l’article de Página/12



(1) Ce qui rend d’autant plus surprenante l’incapacité de ce ministère à annoncer longtemps à l’avance les dates de la manifestation, comme si le public visé, pourtant principalement celui de l’hémisphère nord, au grand dam des artistes locaux d’ailleurs, pouvait réserver un vol du jour au lendemain, pour se pointer à Buenos Aires le jour dit… Improvisation toujours, même dans ce domaine du tourisme international où elle fait fuir tout le monde.

mercredi 20 juillet 2022

Le Salon de l’Agriculture est de retour à Palermo [Actu]

"Nous sommes de retour. Reviens !"
dit l'affiche
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Après deux ans d’absence pour cause de covid, le Salon de l’Agriculture argentin revient dans le grand domaine de la Rural à Palermo. Les premiers animaux ont défilé devant les autorités venus inaugurer cette 134e édition de la manifestation, à commencer par un taureau de race française de toute beauté…

L’Exposition rurale, comme se nomme le salon, est le rendez-vous du grand patronat agraire beaucoup plus que celui de la gastronomie de qualité (pour cela, il y a Caminos y Sabores) et de la vulgarisation des métiers de la campagne.

Les autorités lors de l'inauguration autour du ténor de la droite
le chef du Gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires
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Seule la presse de droite s’y intéresse ce matin, alors que le salon ouvre ses portes au grand public demain jusqu’à la fin du mois.

Entrée (prix normal) : 1000 pesos par personne

Retraités : entrée gratuite les lundis et mardis, 500 pesos les autres jours
Gratuité pour les enfants de moins de 8 ans, les personnes en situation de handicap munies de leur carte d’invalidité, les étudiants du secteur sur présentation de leur carte universitaire.
Les familles peuvent acheter des billets de groupe à raison de 4 entrées pour le prix de trois.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 7 juillet 2022

Natalia Bril chantera ce soir à la réinauguration de Galpón B [à l’affiche]

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La chanteuse Natalia Bril présentera ce soir, jeudi 7 juillet 202, à 21h, son second disque, intitulé Hoy (aujourd’hui), dans le cadre d’une soirée festive et dansante pour la réouverture d’une salle populaire du quartier de San Cristóbal, Galpón B, Cochabamba 2536.

Entrée avec réservation à l’avance : 700 $

Entrée au prix normal, au guichet, aujourd’hui : 1 100 $ ARG.

L’artiste a choisi pour ce nouvel album un répertoire contemporain écrit par des femmes. Elle sera accompagnée pour l’occasion de plusieurs consœurs dont le nom n’a pas été révélé. Au piano, on retrouvera Noelia Sinkunas, à la guitare Leo Andersen, Cristian Basto à la contrebasse, Caro Rodríguez au violon et Milagros Caliva au bandonéon.

La salle, comme presque toutes, avait fermé à cause du covid en 2020. Elle rouvre après plus de deux ans d’inactivité.


Natalia Bril a accordé une interview à Página/12. Elle y évoque son projet artistique et sa vision moderniste et féministe du tango, à contresens de la tradition des années 1930 et 1940, quand la majeure partie du répertoire s’est formée.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

Retour en fanfare de Caminos y Sabores à Palermo [à l’affiche]

"Que c'est bon de se retrouver",
dit l'affiche
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Après deux ans d’absence pour cause de pandémie, le grand festival gastronomique Caminos y Sabores (chemins et goûts) reprend dès cet après-midi ses quartiers à l’espace de La Rural qui accueille tous les gros salons portègnes, à Palermo.

Extrait du cahier spécial de La Nación
dimanche dernier
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On y retrouvera jusqu’à la fin de la semaine de nombreux producteurs artisanaux (et moins artisanaux), des chefs, des sommeliers, des pâtissiers... Les gastronomies régionales y seront mises en valeur par les organismes touristiques des provinces concernées.

Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche y animera des rencontres pour mettre en contact producteurs et réseaux de distribution.

Le programme complet, publié par La Nación
dimanche dernier
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Pendant ces quatre jours, dégustations à tous les stands, tables-rondes, conférences, musique et émissions de télévision à gogos.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín
Dimanche dernier, La Nación a consacré un cahier de 8 pages de rédaction publicitaire pour annoncer la manifestation (ci-dessus).

Ajout du 8 juillet 2022 :
lire
l’article de La Prensa

lire l’article de Clarín qui vous donne en prime le secret d’une spécialité des Baléares à la sauce argentine, la enseimada, dont un boulanger viendra révéler les secrets à La Rural

mercredi 6 juillet 2022

Un grand de la radio-télévision argentine nous a quittés hier : Cacho Fontana [Actu]

"Cacho Fontana est mort
Une marque de radio", dit le gros titre
du supplément culturel quotidien de Página/12
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Cacho Fontana vient de mourir, juste au lendemain du décès de son ex-femme, la mère de ses deux filles. A 90 ans, les suites à long terme du covid contracté au début de la pandémie donnaient depuis longtemps des inquiétudes au sujet de son état de santé.

"La situation argentine inquiète les Etats-Unis",
dit le gros titre en dessus de la photo du disparu
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L’homme est l’un des tout premiers à s’être mis en vedette dans les émissions de radio puis aussi de télévision qu’il a animées et parfois également conçues. L’un des tout premiers à s’être fait identifier par le public. Notamment grâce au timbre de sa voix, un atout majeur dans le monde de la radio.

"Cacho Fontana, la voix qui est déjà une légende",
dit le titre secondaire à côté d'une photo de Fontana jeune
En-dessous, un gros titre sur les inquiétudes
que provoque le changement de ministre de l'Economie
avec une inflation géante
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L’homme avait des qualités professionnelles qui le mettaient clairement au-dessus du lot et les hommages qui lui sont rendus partout aujourd’hui en donnent témoignage. Malheureusement, il n’a pas été en mesure de surmonter les inconvénients d’une notoriété que sa manière d’exercer le métier avait contribué à créer.

La première des trois pages d'hommage
dans Clarín ce matin (édition papier)
"La voix qui a révolutionné la radio
et fit briller la télé", dit le titre
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Sa vie privée l’a trop vite précipité dans un enfer : drogue, alcool et vie amoureuse remuante. Et comme on ne prête qu’aux riches, il fut la cible de plaintes pour actes de violence que déposa contre lui une apprentie-modèle dans les années 1990. Il fut blanchi par la justice mais sa carrière ne se releva pas de cette dernière péripétie.

Une manchette bien visible pour le disparu
et une grosse photo pour illustrer une inflation inouïe
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L’histoire des médias gardera toutefois le souvenir de sa trajectoire et certaines de ses émissions appartiennent d’ores et déjà au patrimoine audiovisuel argentin.

Première des trois pages que La Nación
consacre à la disparition de Cacho Fontana
"Une voix qui marqua la radio au fer rouge"
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Il est donc normal et mérité qu’il figure aujourd’hui à la une de tous les quotidiens, quelle que soit leur couleur politique. Clarín et La Nación lui consacrent trois pages complètes, illustrées de photos où on peut le voir à toutes les époques. Página/12, pour sa part, lui consacre deux longs articles.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :