Affichage des articles dont le libellé est jazz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est jazz. Afficher tous les articles

mardi 12 mai 2026

Un pot-pourri de musique populaire argentine les mardis soir à San Telmo [à l’affiche]


Ce soir, mardi 12 mai 2026, puis les deux mardis suivants, à 21h (ouverture des portes une heure plus tôt), la Orquesta Típica Di Pasquale présentera son nouveau disque, ¿Que pasa con la música popular hoy? (que se passe-t-il avec la musique populaire aujourd’hui) qui donne leur titre aux trois soirées programmées à La Carbonera, un nouveau restaurant qui a ouvert il y a quelques mois dans une vieille maison typique du San Telmo du 19e siècle complètement retapée, rue Carlos Calvo 299, à l’angle de la rue Balcarce, à 200 mètres environ au nord de là où je descends lorsque je suis à Buenos Aires… Aux dernières nouvelles, c’était un quartier très sympa. J’espère qu’il l’est resté.

Le principe retenu par le pianiste et compositeur Juan Di Pasquale est de mélanger tous les genres de la musique populaire argentine : le tango, le jazz, le rock, tous les rythmes du folklore, qui constituent le patrimoine musical des immenses zones rurales du pays.

Chaque soir, le musicien et son orchestre partageront la scène avec des invités et aujourd’hui, il y aura, entre autres, le compositeur et percussionniste de jazz Pipi Piazzolla, le petit-fils de son grand-père…

Les places sont chères et il faut prévoir le dîner en sus.

30 000 pesos si vous réservez à l’avance, 40 000 si vous achetez votre place en arrivant et si vous êtes portègne. Si vous ne l’êtes pas, on vous la fait à 35 000 pesos.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le concert, avec une interview de Juan Di Pasquale
lire l’article de Clarín sur le restaurant, ses spécialités et son décor moderne qui respecte l’architecture vintage du bâtiment.

jeudi 8 janvier 2026

Disparition de Fats Fernández : le jazz en deuil [Actu]

Roberto Fats Fernández devant l'iconique pont transbordeur de La Boca


Le musicien avait 88 ans. Roberto « Fats » Fernández était un grand du jazz argentin, un improvisateur génial dans la plus pure tradition. Trompettiste renommé, il avait joué avec les plus grands du genre, dont Lionel Hampton et Ray Charles, Chick Correa et Wynton Marsalis Sans oublier de s’illustrer aussi dans le tango, un genre dont les cuivres sont traditionnellement absents. Il l’avait ainsi enrichi d’un timbre original.

Fats Fernández est mort hier. Il laisse derrière lui une carrière longue de soixante-dix ans ! Il avait commencé à gagner sa vie à 14 ans avec son instrument, après un « apprentissage » avec une bande de ses camarades de l’école Don Bosco, là où vivait la famille.

L'un de ses disques sortis chez Discos Melopea,
la maison fondée et dirigée par Litto Nebbia, géant du rock argentin

Né dans le quartier sud de Buenos Aires, à La Boca, un quartier populaire très italien situé à l’embouchure du Riachuelo lorsqu’il se jette dans le Río de la Plata, il avait apporté au jazz un phrasé puisé dans le tango de ses origines, quelque chose comme un swing portègne...

Admiratif, Astor Piazzolla, qui s’y connaissait dans les deux genres, l’avait surnommé le Troilo de la Trompette. Un grand compliment dans sa bouche !

Fats Fernández a passé ses derniers mois hospitalisé. Aujourd’hui, la musique populaire argentine est en deuil.

Vous pouvez découvrir ses albums sur les plateformes numériques.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajout du 9 janvier 2025 :
Ce matin, deux quotidiens nationaux ont fait une place sur leur Une à la disparition de Roberto Fats Fernández, Página/12 (ça, ce n’est vraiment pas étonnant et en plus, le journal a doublé la mise en mettant aussi l’info à la Une de son supplément culturel quotidien) et La Nación (je m’y attendais un peu moins).

En haut, la carte du Venezuela rebaptisé
En-dessous : La plus grande trompette de Buenos Aires,
une citation de Piazzolla pour le disparu
Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Même pas la peine de traduire...
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

En haut, à droite, un sous-titre avec photo couleur
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

samedi 19 août 2023

L’Argentine fait ses adieux à Chico Novarro [Actu]

Une du supplément culturel quotidien de Página/12
"Des chansons qui appartiennent à tout le monde"
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Chanteur, pianiste, percussionniste, compositeur, parolier et même acteur, Chico Novarro était tout cela à la fois. Il est décédé hier matin à près de 89 ans après plusieurs alertes de santé. Le moins que l’on puisse dire est qu’il aura marqué la musique populaire en Argentine, puisqu’il a touché à presque tous les genres : le tango, le pop, le jazz, un peu de folklore sans oublier le boléro et la cumbia entre autres rythmes empruntés à la diversité latino-américaine, bref il ne s’est laissé impressionner par aucune limite conventionnelle.

Le choc politique que subit le pays depuis le début de cette semaine restreint sans aucun doute le traitement de la nouvelle dans la presse. Sans cela, sa photo ferait la une de presque tous les quotidiens. Il n’a droit qu’à des manchettes.

La une est consacrée à l'interdiction judiciaire du vote
électronique à Buenos Aires : son usage dimanche dernier
s'est révélé catastrophique (ça ne marchait pas)
En bas, la police empêche des sans-abri de s'installer
dans des immeubles vides dans un quartier de Buenos Aires
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Chico Novarro était le fils d’un cordonnier juif venu d’Ukraine. Sa mère venait de Roumanie. Il était né à Santa Fe, dans le nord de l’Argentine, sur les rives du fleuve Paraná. Bref, une situation plutôt classique pour un artiste populaire argentin.

La une est consacrée aux échanges entre
le candidat arrivé en tête (Mileí) et le FMI
En-dessous, : les inondations à La Plata le 17 août
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Il nous laisse plus de 700 chansons et une discographie impressionnante, mais aussi des souvenirs de scène, de théâtre et de télévision à la pelle. De ses quatre enfants, deux ont suivi ses traces et font carrière comme acteurs, Pablo Novak, qui s’est chargé de rendre publique la triste nouvelle, et Julieta Novarro.

Chico Novarro était Ciudadano Ilustre de la Ville de Buenos Aires depuis 2014.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 3 mars 2023

Fusion Tango, folklore et jazz ce soir à Hasta Trilce [à l’affiche]


Ce soir, vendredi 3 mars 2023, à 21h, à Hasta Trilce, Maza 177, dans le quartier d’Almagro, le batteur Luis Ceravolo et son groupe (Cristián Zárate au piano et Juan Pablo Navarro à la contrebasse) donne un dernier concert à Buenos Aires avant de s’envoler pour une tournée en Europe.

Pour présenter leur disque, de musique argentine précise le compositeur à Página/12, Odisea Invisible, sorti en 2021 chez Acqua Records, ils ont invité la bandonéoniste belge mais adoptée par l’Argentine depuis longtemps Eva Wolff et la chanteuse Alejandra Marin Martin.

La soirée n’est pas donnée mais c’est l’inflation qui veut cela : 2 000 pesos argentins pour une place achetée au guichet ce soir, ou 1 800 si vous réservez auprès de la salle avec un peu d’avance. Ce à quoi il convient d’ajouter les consommations (c’est un bar-restaurant, comme presque toutes les salles où se produisent les artistes de musique populaire en Argentine).

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 7 novembre 2022

Sergio Pujol consacre un livre au Gato Barbieri, un grand du jazz argentin [Disques & Livres]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Sergio Pujol est un essayiste argentin spécialisé dans la musique et les grandes figures de la culture populaire dans ce domaine.

Il y a une petite semaine, il a publié chez Planeta Argentina une biographie de Leonardo El Gato Barbieri (1932, Rosario – 2016, New York), un des plus grands musiciens du jazz argentin.

El Gato (le chat, mais aussi le monte-en-l’air) a acquis une reconnaissance internationale après sa contribution au film Dernier tango à Paris dont il a signé la musique.

Tout le monde en Argentine identifie sans difficulté la silhouette coiffée de son éternel feutre noir, avec ou sans son saxophone.

Le pampero est le vent qui souffle sur les pampas
autour de l'estuaire du Paraná et de l'Uruguay
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

L’ouvrage est disponible chez l’éditeur, en vente en ligne, uniquement sous format eBook, (epub) au prix très raisonnable de 14,99 € pour le marché européen.

A dévorer pour découvrir cette figure incontournable.

Página/12 consacre à l’ouvrage un très long article et la une de son supplément culturel hebdomadaire, Яadar.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire la fiche de la biographie sur le site Internet de Planeta Argentina.

mardi 18 octobre 2022

Guitarras del Mundo se déploie dans toute l’Argentine [à l’affiche]

"Nous jouerons dans toutes les provinces avec des guitaristes
de toutes les latitudes" Juan Falú
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Ce soir, mardi 18 octobre 2022, la 28e édition du festival Guitarras del Mundo, créé par le célèbre guitariste et compositeur de folklore Juan Falú, s’ouvre au CCK, à Buenos Aires, et se répand dans toutes les provinces qui composent l’Argentine avec plus de 50 lieux et salles.

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Tous les ans, ce festival rassemble des guitaristes de toutes les nationalités et de toutes les musiques, du classique au jazz en passant par le tango, le rock et le flamenco sans oublier bien sûr toutes les musiques folkloriques, notamment d’Argentine où la ruralité s’enorgueillit d’un vaste éventail musical.

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Pour beaucoup de musiciens argentins qui se sont installés en Europe, aux États-Unis ou au Canada, c’est l’occasion de revenir au pays et de profiter du printemps.

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Le festival se présente sur Facebook. Il est appuyé par de nombreuses institutions dont le ministère de la Culture au niveau national. Divers concerts seront retransmis par le service public, Radio Nacional et TV Pública.

La manifestation se conclura le 30 octobre prochain.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
visiter la page Facebook de la manifestation.

vendredi 10 juin 2022

Du Piazzolla à la place de la soirée électorale (française) [ici]


Le Duo Intermezzo, dont je vous parle depuis l’année dernière, partagera avec le Trio Sudaméris (piano, percussions, contrebasse) la soirée du dimanche 19 juin 2022, à 20 h, au Festival International Marseille Jazz des 5 Continents. Tout un programme pour la cité phocéenne.

Le Duo Intermezzo se compose de la pianiste Marielle Gars et du bandonéoniste Sébastien Authemayou, qui ont scruté les partitions de Piazzolla pour en donner une interprétation originale, où ils recherchent l’authenticité. Leur talent leur a évité de tomber dans les deux pièges où tombent à pieds joints tant et tant de musiciens européens, même parmi les plus réputés, qui se lancent dans le tango : ni originalité pour l’originalité, ni imitation (forcément médiocre) de qui que ce soit.

Le spectacle s’intitule Libertad. Il s’accompagne d’un livre et d’un disque, la première biographie musicale de Astor Piazzolla en français.

La soirée se donne donc dimanche en huit, au musée provençal, 4 chemin de Palama, à Marseille (13000).

Et vous savez quoi ? En plus, c’est gratuit !

© Denise Anne Clavilier

samedi 20 novembre 2021

Après Charly, c’est León qui souffle ses 70 bougies au CCK ce week-end [à l’affiche]

León Gieco et sa guitare fileteada
(photo Laura Domínguez)


León Gieco est un musicien inclassable. Auteur, compositeur, chanteur et multi-instrumentiste d’abord. Multi-genre ensuite : il navigue d’une manière qui n’appartient qu’à lui entre le folklore, le rock et le jazz au point que le journaliste Victor Hugo Morales l’a baptisé Nuestro León Nacional, « notre lion national », avec un jeu de mots entre le prénom et l’animal cité, qui plus est, dans l’hymne national, sans oublier une petite allusion à l’événement historique ultr-patriotique dont le pays célèbre le souvenir en ce jour férié, déclaré depuis peu Día de la Soberanía Nacional, pour la résistance des Argentins face à la stratégie impérialiste de la France et de la Grande-Bretagne (1).

"Le cœur de Léon", titre le supplément culturel de Página/12 ce matin

Comme Charly García il y a quelques semaines, León Gieco souffle ce soir ses 70 bougies. Et les espaces culturels nationaux se mettent en quatre pour le fêter dignement : ce week-end, le CCK et Tecnópolis proposent des activités et des spectacles, dont le point culminant sera le concert de ce soir, samedi 20 novembre 2021, à 20 h (minuit en Europe atlantique), avec retransmission en direct sur TV Pública et Radio Nacional, ainsi que la chaîne Youtube du CCK et celle de Cont.ar.

Página/12 est le seul quotidien
dont la une fasse référence à l'anniversaire de Gieco
En gros titre, les suites d'un fait divers sanglant :
un ado de 17 ans a été tué cette semaine par des policiers
actuellement suspendus
alors qu'un autre fait divers, ultra-exploité par la droite,
a influencé le résultat des élections
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Demain, les festivités déménagent à Tecnópolis, dans la banlieue ouest de Buenos Aires, un parc d’attraction pédagogique consacré à la vulgarisation des sciences et des technologies et qui a la place d’accueillir en plein air toutes sortes de manifestations d’envergure.

Photo Fernando de la Orden

Toutes ces activités seront gratuites.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article principal de Página/12 (et il y en a beaucoup d’autres dans les page de ce journal)

Ajout du 21 novembre 2021 :
lire cet article de Página/12, qui remet Gieco à sa une générale et à celle de Cultura y Espectaculos ce matin et qui est le seul quotidien à revenir sur le concert du CCK hier.

León Gieco en couleurs au micro hier
et au début de sa carrière en noir et blanc en arrière-plan
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Ajout du 22 novembre 2021 :
lire cet article de Página/12 sur les festivités de Tecnópolis, dimanche (hier encore, le journal en a fait la une de son supplément culturel quotidien). Página/12 semble vouloir compenser par son insistance la discrétion du reste de la presse sur cet événement.

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution



(1) Dans les années 1840, les deux principales puissances européennes s’appuyaient sur l’embryon de droit international établi par le Congrès de Vienne après la chute de Napoléon. Les coalisés et la délégation française avaient en effet décidé que la navigation fluviale serait désormais libre, alors que Napoléon avait tout verrouillé sur l’ensemble du territoire surdimensionné de l’Empire français. La Grande-Bretagne victorienne et la France de la Monarchie de Juillet prétendirent à leur tour étendre à l’Amérique du Sud cette liberté, tentant de mettre à profit la désunion qui régnait alors en Argentine, en guerre civile depuis 1820. Mauvais calcul car la jeune Confédération argentine ne se laissa pas imposer un droit européen qui avait été négocié sans elle. Elle refit temporairement son unité et réduisit une expédition militaro-commerciale française à un échec cuisant. Cela s’est traduit par une bataille fluviale sur le Paraná, au lieu-dit Vuelta de Obligado, le 20 novembre 1845. Bataille techniquement remportée par l’escadre française qui passa malgré le barrage argentin mais politiquement perdue par elle puisque ses bâtiments endommagés furent rejetés partout où ils abordèrent en vue de réparer les avaries et qu’elle ne put pas écouler sa marchandise, boycottée de tout côté. Et c’est à plein que l’expédition dut entreprendre le retour vers la France.

jeudi 4 novembre 2021

Retour du Festival Buenos Aires Jazz [à l’affiche]


Aujourd’hui s’ouvre à Buenos Aires une nouvelle édition du Festival Buenos Aires Jazz. Un programme richissime qui se distribuera dans 21 lieux à travers la ville, en salle ou dans la rue et même dans le métro (deux stations sont concernées).

Tout est gratuit : concerts, bals, initiations, masterclasses, ateliers pour les enfants... Certaines activités demandent une inscription préalable, d’autres que les spectateurs retirent leurs entrées à l’avance (c’est le cas lorsque l’événement se déroule en intérieur).

La clôture sera assurée par le groupe Escalandrum, du batteur et compositeur Pipi Piazzolla, en l’honneur de son grand-père, Astor, qui aurait eu cent ans cette année.

Programme complet
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Il s’agit d’une manifestation organisée par le ministère de la Culture de la Ville de Buenos Aires.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín, qui interviewe longuement Pipi Piazzolla
lire l’article de La Nación
consulter le programme sur le site institutionnel Vivamos Cultura (du ministère de la Culture portègne)

jeudi 28 octobre 2021

Cinq jours de musique à Bariloche : le festival andin est de retour [à l’affiche]


San Carlos de Bariloche est la station de sports d’hiver la plus connue et la plus fréquentée du sud de l’hémisphère sud. Alors que la saison du ski prend fin, la ville lance son festival international de musique, abandonné pendant les deux ans de la pandémie.

Au programme de ces cinq jours, d’hier à dimanche, du 27 au 31 octobre 2021, on trouve de tout, en version présentielle et distancielle : du tango avec les violonistes et compositeurs Ramiro Gallo et Pablo Agri, du folklore avec l’auteur-compositeur interprète Peteco Carabajal, qui a joué hier, ou le guitariste Juan Falú, de nombreux hommages à Astor Piazzolla (qui aurait eu 100 ans en mars), avec notamment du jazz grâce à la présence de son petit-fils, Pipi Piazzolla, avec son Ensamble Escalandrum, un spectacle pour les enfants, de la musique lyrique, de la musique classique, de la musique orchestrale avec plusieurs interventions de l’orchestre de la Province de Entre Ríos, un documentaire sur la vie et l’œuvre du docteur Milstein, prix Nobel de médecine argentin dont 2021 est l’année sur tout le pays.


Ce documentaire sera accompagné de musique vivante, grâce à l’orchestre philharmonique de la province et à plusieurs artistes invités.

La plupart des artistes participants sont originaires de la province et y vivent. Une belle vitrine pour eux en ce printemps d’après-vaccination.


Accès libre et gratuit à toutes les activités.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajout du 30 octobre 2021 :
lire cet article de Clarín


Ajout du 31 octobre 2021 :
lire cet article de Página/12

jeudi 30 septembre 2021

Concert Piazzolla - Gershwin ce soir au Coliseo de Buenos Aires [à l’affiche]


Le pianiste international argentin Horacio Lavandera donnera ce soir, jeudi 30 septembre 2021, à 20h30, un concert en hommage à Astor Piazzolla (1921-1992), qu’il mariera à Gershwin, ce qui n’aurait pas été pour déplaire au grand compositeur argentin qui a passé presque toute son enfance à New York et s’y est imprégné de jazz et de musique de comédie musicale new-yorkaise.

Le concert se tiendra dans une des très belles salles à l’italienne de Buenos Aires, le Teatro Coliseo, dans le quartier de Retiro. Le prix des places s’étale de 1 250 à 2 300 $ ARG.

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Au programme, des classiques et encore des classiques :

côté Piazzolla, les spectateurs écouteront Adiós Nonino, Libertango (avec Ayelén Pais Negrín au bandonéon) et deux séries de morceaux : les Quatre Saisons portègnes et les tangos de l’Ange (Milonga del Angel, Muerte del Angel et Resurrección del Angel) ;
côté Gershwin, sont prévus trois préludes ainsi que l’inévitable Rhapsody in Blue (avec Sofía Hujta à la clarinette) et The Man I Love (avec la chanteuse Mariú Fernández).

De quoi se régaler dans ces festivités du centenaire de Piazzolla.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire la présentation du concert sur le site du théâtre

dimanche 2 mai 2021

Le groupe Octubre lance une radio de jazz [à l’affiche]


Le groupe médiatique Octubre, actionnaire de Página/12, vient de lancer une radio consacrée à 100 % au jazz, une musique très appréciée en Argentine et qui dispose d’une longue tradition de création dans le pays mais qui n’avait pas encore sa propre radio. Le groupe a choisi pour ce faire le 30 avril, jour international du jazz établi par l’UNESCO en 2011.

Le rock nacional, le tango et le folklore disposaient depuis de nombreuses années d’antennes diverses dont certaines sont publiques (au premier chef le groupe Radio Nacional ou celui des radios publiques de la Ville Autonome de Buenos Aires).

Le groupe Octubre a déjà sa propre radio consacrée au tango, Malena FM. La nouvelle radio diffusera beaucoup de grands classiques du jazz des États-Unis.

Página/12 fait la une de ses pages culturelles avec cette nouvelle bienvenue.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajout du 13 mai 2021 :
lire l'article de La Prensa sous l'arrivée de cette nouvelle radio et l'artiste qui lui a donné son surnom de Blackie. La Prensa va jusqu'à en parler à sa une du jour.

En gros titre bleu : l'entente avec Macron sur le FMI
En photo principale : une manifestation de soignants belges
qui ont mimé leur épuisement dans un couloir d'hôpital
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

vendredi 26 février 2021

Le Notorious n’aura pas passé l’été [Actu]


Le café Notorious, l’une des plus célèbres scènes de musique populaire à Buenos Aires, vient d’annoncer qu’il baissait définitivement le rideau. La crise sanitaire aura eu raison de cette salle qui a vu passer tout ce qui compte en Argentine et au-delà en matière de jazz latino et de musique brésilienne.

A ces moments perdus, le Notorious a aussi accueilli quelques grands musiciens de tango.

Ainsi donc, ce sont des hauts lieux touristiques qui sont atteints : Avenida de Mayo en plein centre de Buenos Aires ou ici, le quartier nord de Palermo, l’un des plus vastes et des plus vivants en matière culturelle.

C’est aussi un catastrophe pour les musiciens qui avant la crise avaient déjà des difficultés pour trouver des lieux où se produire. Il va leur falloir à tous beaucoup de courage pour se relever et reconstruire une nouvelle fois les institutions qui avaient pu surgir depuis le retour de la démocratie. Le Notorious avait été ouvert il y a vingt-trois ans, il tournait à plein régime avant la pandémie.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com

Pour aller plus loin :

samedi 26 septembre 2020

Le centenaire de Piazzolla s’annonce en ligne depuis le Centro Cultural Konex [à l’affiche]


Ce soir, samedi 26 septembre 2020, à 20h (heure argentine), la Fundación Astor Piazzolla, la Fundación Konex et le Centro Cultural Konex anticipent à travers un concert en ligne le centenaire de la naissance de Astor Piazzolla, qui devrait marquer l’année prochaine si la pandémie nous laisse respirer.

L’événement sera retransmis en direct, à partir d’1 heure du matin (heure française), sur la chaîne Youtube du CC Konex et sur le site Internet Experienciapiazzolla.com.

Participeront à l’événement le petit-fils du grand compositeur, Daniel Pipi Piazzolla, percussionniste et fondateur du groupe rock-jazz Escalandrum, le Quinteto Astor Piazzolla, le Trio Luminar, la saxophoniste Yamila Burich et son sextuor et les chanteuses Paula Maffia et Sandra Mihanovich.

Pour aller plus loin :

mardi 21 avril 2020

L’Argentine pleure un artiste à tout faire : Horacio Fontova [Actu]

Le faire-part publié sur Twitter par l'Association Argentine des Acteurs

Depuis plusieurs années, il n’occupait plus l’avant-scène mais il restait actif et continuait de créer tout en se battant contre un cancer qui a fini par l’emporter hier, à l’hôpital, à l’âge de 73 ans.

"Nous sommes tous ses neveux", dit le gros titre
En haut, deux titre : sur le cours du pétrole et sur le plan
d'aide aux TPE et aux micro-entrepreneurs (monotributistas)

Fils, petit-fils et arrière-petit-fils d’artiste, Horacio Fontova était un enfant de la balle, un artiste multi-cartes, à la fois auteur-compositeur-interprète, humoriste, fantaisiste, homme de radio, de télévision et de scène mais aussi dessinateur (il avait fait ses études à l’École Nationale des Beaux-Arts Manuel Belgrano) (1), illustrateur et écrivain (il avait publié un recueil de nouvelles en 2015 et en préparait un autre, qui reste inédit).
En musique, il a touché à tous les genres : le tango, le rock, le folklore, la salsa, la variété, la musique de film et de scène... Bref, tout !
Dans les années 70, il avait aussi mis en scène les versions argentines de comédies musicales hippies nord-américaines Hair et Jésus Christ Superstar.

Me siento bien, publié hier sur le canal Youtube
d'un quotidien d'actualité générale de San Lorenzo,
dans la banlieue de Rosario (Province de Santa Fe)

Il nous laisse de nombreux disques enregistrés avec ses diverses formations aux noms farfelus, comme Patada de Mosca (coup de pied de la mouche) ou Fontova y sus Sobrinos (Fontova et ses Neveux). L’un des plus célèbres de ces albums s’intitulait Me siento bien, du nom d’un des morceaux, dont un vers est repris tel quel par Daniel Paz sur la une qu’il a dessinée ce matin pour Página/12 (« malgré tout, je me sens bien » inscrit sur le t-shirt), une chanson aux rythmes caribéens et au texte caustique, comme tout le reste de sa production qui dénonçait tout ce qui allait de travers en Argentine et dans le reste du monde.

Clarín le montre en haut au centre,
avec ses grosses moustaches des années 70 et ce titre :
"Fontova - El Negro est parti en tournée",
une expression idiomatique pour désigner le dernier voyage
En dessous, le gros titre est consacré à la chute du cours du pétrole
(L'Argentine est un pays producteur
mais cette hiérarchie des sujets aurait sans doute inspiré notre regretté ami)
tandis que la photo met en valeur les enjeux scolaires du confinement
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

En tournée en Espagne, il avait même joué au sein du groupe de musiciens fantaisistes Les Luthiers pour remplacer l'un des membres attitrés.

Hommage ce matin de Miguel Rep dans Página/12
Avec son personnage du Niño Azul (l'enfant bleu)
Rep recopie in-extenso les paroles
de la Milonga del donante (la milonga du donneur d'organes)
une des chansons les plus achevées de Fontova
Clilquez sur l'image pour une haute résolution

Il part pendant la pandémie, alors que les obsèques doivent se faire dans la plus stricte intimité. Ces mesures restrictives touchent cruellement toutes les professions artistiques, car tous l’ont eu les uns pour confrère, d’autres pour partenaire, d’autres pour référence et d’autres pour modèle.

Fontova chanta la Milonga del donante,
au micro de Radio Nacional
en octobre 2016

La presse lui rend un hommage inégal : très appuyé dans Página/12 mais détestable dans La Prensa qui parvient à politiser l’événement en dénonçant le choix du président actuel qui a publié en mémoire du disparu une photo où on le reconnaît aux côtés du défunt président Néstor Kirchner. Rédaction incapable de faire taire ses griefs mesquins ! S’ils n’avaient rien à dire, ils auraient au moins pu avoir la décence de se taire et de ne pas traiter le sujet (2).

Pour aller plus loin :
lire l’article principal de Clarín, qui intègre plusieurs vidéos
lire l’article principal de La Nación qui annonce une nécrologie classique en manchette sur la une et publie dans ses pages spectacles un texte d'adieu d'un des amis de Fontova.



(1) Parmi tous les apports que l’Argentine doit à Manuel Belgrano (1770-1820), il y a la première école de dessin qu’il monta avec l’aide d’un artiste espagnol attelé à la décoration de la toute nouvelle cathédrale (l’actuelle) aux belles heures du consulat de commerce, au cours de la dernière décennie de l’Ancien Régime.
(2) En une, ils ont préféré publier les vaticinations obscurantistes et nauséeuses de l'archevêque émérite de La Plata, Mgr Héctor Aguer, qui se fait de plus en plus caricatural avec l’âge et qui s’interroge sur le caractère de châtiment divin de la pandémie. Fontova lui aurait envoyé dans les gencives une de ces milongas cinglantes. Aguer ne l'aurait pas volée, celle-là !