Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
Ce soir, mardi 12 mai 2026, puis
les deux mardis suivants, à 21h (ouverture des portes une heure plus
tôt), la Orquesta Típica Di Pasquale présentera son nouveau
disque, ¿Que
pasa con la música popular hoy?
(que se passe-t-il avec la musique populaire aujourd’hui) qui donne
leur titre aux trois soirées programmées à La Carbonera, un
nouveau restaurant qui a ouvert il y a quelques mois dans une vieille
maison typique du San Telmo du 19e
siècle complètement retapée, rue Carlos Calvo 299, à l’angle de
la rue Balcarce, à 200 mètres environ au nord de là où je
descends lorsque je suis à Buenos Aires… Aux dernières nouvelles,
c’était un quartier très sympa. J’espère qu’il l’est
resté.
Le principe retenu par le
pianiste et compositeur Juan Di Pasquale est de mélanger tous les
genres de la musique populaire argentine : le tango, le jazz, le
rock, tous les rythmes du folklore, qui constituent le patrimoine
musical des immenses zones rurales du pays.
Chaque soir, le musicien et son
orchestre partageront la scène avec des invités et aujourd’hui,
il y aura, entre autres, le compositeur et percussionniste de jazz
Pipi Piazzolla, le petit-fils de son grand-père…
Les places sont chères et il
faut prévoir le dîner en sus.
30 000 pesos si vous
réservez à l’avance, 40 000 si vous achetez votre place en
arrivant et si vous êtes portègne. Si vous ne l’êtes pas, on
vous la fait à 35 000 pesos.
lire l’article
de Página/12
sur le concert, avec une interview de Juan Di Pasquale lire l’article
de Clarín
sur le restaurant, ses spécialités et son décor moderne qui
respecte l’architecture vintage du bâtiment.
Roberto Fats Fernández devant l'iconique pont transbordeur de La Boca
Le musicien avait 88 ans. Roberto
« Fats » Fernández était un grand du jazz argentin, un
improvisateur génial dans la plus pure tradition. Trompettiste
renommé, il avait joué avec les plus grands du genre, dont Lionel
Hampton et Ray Charles, Chick Correa et Wynton Marsalis Sans oublier
de s’illustrer aussi dans le tango, un genre dont les cuivres sont
traditionnellement absents. Il l’avait ainsi enrichi d’un timbre
original.
Fats Fernández est mort hier. Il
laisse derrière lui une carrière longue de soixante-dix ans !
Il avait commencé à gagner sa vie à 14 ans avec son instrument,
après un « apprentissage » avec une bande de ses
camarades de l’école Don Bosco, là où vivait la famille.
L'un de ses disques sortis chez Discos Melopea, la maison fondée et dirigée par Litto Nebbia, géant du rock argentin
Né dans le quartier sud de
Buenos Aires, à La Boca, un quartier populaire très italien situé
à l’embouchure du Riachuelo lorsqu’il se jette dans le Río de
la Plata, il avait apporté au jazz un phrasé puisé dans le tango
de ses origines, quelque chose comme un swing portègne...
Admiratif, Astor Piazzolla, qui s’y
connaissait dans les deux genres, l’avait surnommé le Troilo de la
Trompette. Un grand compliment dans sa bouche !
Fats Fernández a passé ses
derniers mois hospitalisé. Aujourd’hui, la musique populaire
argentine est en deuil.
Vous pouvez découvrir ses albums
sur les plateformes numériques.
Ajout du 9 janvier 2025 : Ce matin, deux quotidiens
nationaux ont fait une place sur leur Une à la disparition de
Roberto Fats Fernández, Página/12 (ça, ce n’est vraiment
pas étonnant et en plus, le journal a doublé la mise en mettant
aussi l’info à la Une de son supplément culturel quotidien) et La
Nación (je m’y attendais un peu moins).
En haut, la carte du Venezuela rebaptisé En-dessous : La plus grande trompette de Buenos Aires, une citation de Piazzolla pour le disparu Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Même pas la peine de traduire... Cliquez sur l'image pour une haute résolution
En haut, à droite, un sous-titre avec photo couleur Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Une du supplément culturel quotidien de Página/12 "Des chansons qui appartiennent à tout le monde" Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Chanteur, pianiste,
percussionniste, compositeur, parolier et même acteur, Chico Novarro
était tout cela à la fois. Il est décédé hier matin à près de
89 ans après plusieurs alertes de santé. Le moins que l’on puisse
dire est qu’il aura marqué la musique populaire en Argentine,
puisqu’il a touché à presque tous les genres : le tango, le
pop, le jazz, un peu de folklore sans oublier le boléro et la cumbia
entre autres rythmes empruntés à la diversité latino-américaine,
bref il ne s’est laissé impressionner par aucune limite
conventionnelle.
Le choc politique que subit le
pays depuis le début de cette semaine restreint sans aucun doute le
traitement de la nouvelle dans la presse. Sans cela, sa photo ferait
la une de presque tous les quotidiens. Il n’a droit qu’à des
manchettes.
La une est consacrée à l'interdiction judiciaire du vote électronique à Buenos Aires : son usage dimanche dernier s'est révélé catastrophique (ça ne marchait pas) En bas, la police empêche des sans-abri de s'installer dans des immeubles vides dans un quartier de Buenos Aires Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Chico Novarro était le fils d’un
cordonnier juif venu d’Ukraine. Sa mère venait de Roumanie. Il
était né à Santa Fe, dans le nord de l’Argentine, sur les rives
du fleuve Paraná. Bref, une situation plutôt classique pour un
artiste populaire argentin.
La une est consacrée aux échanges entre le candidat arrivé en tête (Mileí) et le FMI En-dessous, : les inondations à La Plata le 17 août Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Il nous laisse plus de 700
chansons et une discographie impressionnante, mais aussi des
souvenirs de scène, de théâtre et de télévision à la pelle. De
ses quatre enfants, deux ont suivi ses traces et font carrière comme
acteurs, Pablo Novak, qui s’est chargé de rendre publique la
triste nouvelle, et Julieta Novarro.
Chico Novarro était Ciudadano
Ilustre de la Ville de Buenos Aires depuis 2014.
Ce soir, vendredi 3 mars 2023, à
21h, à Hasta Trilce, Maza 177, dans le quartier d’Almagro, le
batteur Luis Ceravolo et son groupe (Cristián Zárate au piano et
Juan Pablo Navarro à la contrebasse) donne un dernier concert à
Buenos Aires avant de s’envoler pour une tournée en Europe.
Pour présenter leur disque, de
musique argentine précise le compositeur à Página/12, Odisea
Invisible, sorti en 2021 chez Acqua Records, ils ont invité la
bandonéoniste belge mais adoptée par l’Argentine depuis longtemps
Eva Wolff et la chanteuse Alejandra Marin Martin.
La soirée n’est pas donnée
mais c’est l’inflation qui veut cela : 2 000 pesos
argentins pour une place achetée au guichet ce soir, ou 1 800
si vous réservez auprès de la salle avec un peu d’avance. Ce à
quoi il convient d’ajouter les consommations (c’est un
bar-restaurant, comme presque toutes les salles où se produisent les
artistes de musique populaire en Argentine).
Sergio Pujol est un essayiste
argentin spécialisé dans la musique et les grandes figures de la
culture populaire dans ce domaine.
Il y a une petite semaine, il a
publié chez Planeta Argentina une biographie de Leonardo El Gato
Barbieri (1932, Rosario – 2016, New York), un des plus grands
musiciens du jazz argentin.
El Gato (le chat, mais aussi le
monte-en-l’air) a acquis une reconnaissance internationale après
sa contribution au film Dernier
tango à Paris dont il
a signé la musique.
Tout le monde en Argentine
identifie sans difficulté la silhouette coiffée de son éternel
feutre noir, avec ou sans son saxophone.
Le pampero est le vent qui souffle sur les pampas autour de l'estuaire du Paraná et de l'Uruguay Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
L’ouvrage est disponible chez
l’éditeur, en vente en ligne, uniquement sous format eBook, (epub) au
prix très raisonnable de 14,99 € pour le marché européen.
A dévorer pour découvrir cette
figure incontournable.
Página/12
consacre à l’ouvrage un très long article et la une de son
supplément culturel hebdomadaire, Яadar.
"Nous jouerons dans toutes les provinces avec des guitaristes de toutes les latitudes" Juan Falú Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Ce soir, mardi 18 octobre 2022,
la 28e édition du festival Guitarras del Mundo, créé
par le célèbre guitariste et compositeur de folklore Juan Falú,
s’ouvre au CCK, à Buenos Aires, et se répand dans toutes les
provinces qui composent l’Argentine avec plus de 50 lieux et
salles.
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Tous les ans, ce festival
rassemble des guitaristes de toutes les nationalités et de toutes
les musiques, du classique au jazz en passant par le tango, le rock
et le flamenco sans oublier bien sûr toutes les musiques
folkloriques, notamment d’Argentine où la ruralité s’enorgueillit
d’un vaste éventail musical.
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Pour beaucoup de musiciens
argentins qui se sont installés en Europe, aux États-Unis
ou au Canada, c’est l’occasion de revenir au pays et de profiter
du printemps.
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Le festival se présente sur
Facebook. Il est appuyé par de nombreuses institutions dont le
ministère de la Culture au niveau national. Divers concerts seront
retransmis par le service public, Radio Nacional et TV Pública.
La manifestation se conclura le
30 octobre prochain.
Le Duo Intermezzo, dont je vous
parle depuis l’année dernière, partagera avec le Trio Sudaméris
(piano, percussions, contrebasse) la soirée du dimanche 19 juin
2022, à 20 h, au Festival International Marseille Jazz des 5
Continents. Tout un programme pour la cité phocéenne.
Le Duo Intermezzo se compose de
la pianiste Marielle Gars et du bandonéoniste Sébastien Authemayou,
qui ont scruté les partitions de Piazzolla pour en donner une
interprétation originale, où ils recherchent l’authenticité.
Leur talent leur a évité de tomber dans les deux pièges où
tombent à pieds joints tant et tant de musiciens européens, même
parmi les plus réputés, qui se lancent dans le tango : ni
originalité pour l’originalité, ni imitation (forcément
médiocre) de qui que ce soit.
Le spectacle s’intitule
Libertad.
Il s’accompagne d’un livre et d’un disque, la première
biographie musicale de Astor Piazzolla en français.
La soirée se donne donc dimanche
en huit, au musée provençal, 4 chemin de Palama, à Marseille
(13000).
León Gieco et sa guitare fileteada (photo Laura Domínguez)
León Gieco est un musicien
inclassable. Auteur, compositeur, chanteur et multi-instrumentiste
d’abord. Multi-genre ensuite : il navigue d’une manière qui
n’appartient qu’à lui entre le folklore, le rock et le jazz au
point que le journaliste Victor Hugo Morales l’a baptisé Nuestro
León Nacional, « notre lion national », avec un jeu de
mots entre le prénom et l’animal cité, qui plus est, dans l’hymne
national, sans oublier une petite allusion à l’événement
historique ultr-patriotique dont le pays célèbre le souvenir en ce
jour férié, déclaré depuis peu Día de la Soberanía Nacional,
pour la résistance des Argentins face à la stratégie impérialiste
de la France et de la Grande-Bretagne (1).
"Le cœur de Léon", titre le supplément culturel de Página/12 ce matin
Comme Charly García il y a
quelques semaines, León Gieco souffle ce soir ses 70 bougies. Et les
espaces culturels nationaux se mettent en quatre pour le fêter
dignement : ce week-end, le CCK et Tecnópolis proposent des
activités et des spectacles, dont le point culminant sera le concert
de ce soir, samedi 20 novembre 2021, à 20 h (minuit en Europe
atlantique), avec retransmission en direct sur TV Pública et Radio
Nacional, ainsi que la chaîne Youtube du CCK et celle de Cont.ar.
Página/12 est le seul quotidien dont la une fasse référence à l'anniversaire de Gieco En gros titre, les suites d'un fait divers sanglant : un ado de 17 ans a été tué cette semaine par des policiers actuellement suspendus alors qu'un autre fait divers, ultra-exploité par la droite, a influencé le résultat des élections Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Demain, les festivités
déménagent à Tecnópolis, dans la banlieue ouest de Buenos Aires,
un parc d’attraction pédagogique consacré à la vulgarisation des
sciences et des technologies et qui a la place d’accueillir en
plein air toutes sortes de manifestations d’envergure.
lire cet article de Página/12, qui remet Gieco à sa une générale et à celle de Cultura y Espectaculos ce matin et qui est le seul quotidien à revenir sur le concert du CCK hier.
León Gieco en couleurs au micro hier et au début de sa carrière en noir et blanc en arrière-plan Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Ajout du 22 novembre 2021 :
lire cet article de Página/12 sur les festivités de Tecnópolis, dimanche (hier encore, le journal en a fait la une de son supplément culturel quotidien). Página/12 semble vouloir compenser par son insistance la discrétion du reste de la presse sur cet événement.
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
(1) Dans les années 1840, les
deux principales puissances européennes s’appuyaient sur l’embryon
de droit international établi par le Congrès de Vienne après la
chute de Napoléon. Les coalisés et la délégation française
avaient en effet décidé que la navigation fluviale serait désormais
libre, alors que Napoléon avait tout verrouillé sur l’ensemble du
territoire surdimensionné de l’Empire français. La
Grande-Bretagne victorienne et la France de la Monarchie de Juillet
prétendirent à leur tour étendre à l’Amérique du Sud cette
liberté, tentant de mettre à profit la désunion qui régnait alors
en Argentine, en guerre civile depuis 1820. Mauvais calcul car la
jeune Confédération argentine ne se laissa pas imposer un droit
européen qui avait été négocié sans elle. Elle refit
temporairement son unité et réduisit une expédition
militaro-commerciale française à un échec cuisant. Cela s’est
traduit par une bataille fluviale sur le Paraná, au lieu-dit Vuelta
de Obligado, le 20 novembre 1845. Bataille techniquement remportée
par l’escadre française qui passa malgré le barrage argentin mais
politiquement perdue par elle puisque ses bâtiments endommagés
furent rejetés partout où ils abordèrent en vue de réparer les
avaries et qu’elle ne put pas écouler sa marchandise, boycottée
de tout côté. Et c’est à plein que l’expédition dut
entreprendre le retour vers la France.
Aujourd’hui s’ouvre à Buenos
Aires une nouvelle édition du Festival Buenos Aires Jazz. Un
programme richissime qui se distribuera dans 21 lieux à travers la
ville, en salle ou dans la rue et même dans le métro (deux stations
sont concernées).
Tout est gratuit : concerts,
bals, initiations, masterclasses, ateliers pour les enfants...
Certaines activités demandent une inscription préalable, d’autres
que les spectateurs retirent leurs entrées à l’avance (c’est le
cas lorsque l’événement se déroule en intérieur).
La clôture sera assurée par le
groupe Escalandrum, du batteur et compositeur Pipi Piazzolla, en
l’honneur de son grand-père, Astor, qui aurait eu cent ans cette
année.
Programme complet Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Il s’agit d’une manifestation
organisée par le ministère de la Culture de la Ville de Buenos
Aires.
San Carlos de Bariloche est la
station de sports d’hiver la plus connue et la plus fréquentée du
sud de l’hémisphère sud. Alors que la saison du ski prend fin, la
ville lance son festival international de musique, abandonné pendant
les deux ans de la pandémie.
Au programme de ces cinq jours,
d’hier à dimanche, du 27 au 31 octobre 2021, on trouve de tout, en
version présentielle et distancielle : du tango avec les
violonistes et compositeurs Ramiro Gallo et Pablo Agri, du folklore
avec l’auteur-compositeur interprète Peteco Carabajal, qui a joué
hier, ou le guitariste Juan Falú, de nombreux hommages à Astor
Piazzolla (qui aurait eu 100 ans en mars), avec notamment du jazz
grâce à la présence de son petit-fils, Pipi Piazzolla, avec son
Ensamble Escalandrum, un spectacle pour les enfants, de la musique
lyrique, de la musique classique, de la musique orchestrale avec
plusieurs interventions de l’orchestre de la Province de Entre
Ríos, un documentaire sur la vie et l’œuvre du docteur Milstein,
prix Nobel de médecine argentin dont 2021 est l’année sur tout le
pays.
Ce documentaire sera accompagné
de musique vivante, grâce à l’orchestre philharmonique de la
province et à plusieurs artistes invités.
La plupart des artistes
participants sont originaires de la province et y vivent. Une belle
vitrine pour eux en ce printemps d’après-vaccination.
Le pianiste
international argentin Horacio Lavandera donnera ce soir, jeudi 30
septembre 2021, à 20h30, un concert en hommage à Astor Piazzolla
(1921-1992), qu’il mariera à Gershwin, ce qui n’aurait pas été
pour déplaire au grand compositeur argentin qui a passé presque
toute son enfance à New York et s’y est imprégné de jazz et de
musique de comédie musicale new-yorkaise.
Le concert se
tiendra dans une des très belles salles à l’italienne de Buenos
Aires, le Teatro Coliseo, dans le quartier de Retiro. Le prix des
places s’étale de 1 250 à 2 300 $ ARG.
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Au programme,
des classiques et encore des classiques :
côté
Piazzolla, les spectateurs écouteront Adiós
Nonino,
Libertango
(avec Ayelén Pais Negrín au bandonéon) et deux séries de
morceaux : les Quatre Saisons portègnes et les tangos de l’Ange
(Milonga
del Angel,
Muerte
del Angel
et Resurrección
del Angel) ; côté
Gershwin, sont prévus trois préludes ainsi que l’inévitable
Rhapsody
in Blue
(avec Sofía Hujta à la clarinette) et The
Man I Love
(avec la chanteuse Mariú Fernández).
De quoi se
régaler dans ces festivités du centenaire de Piazzolla.
Le groupe médiatique Octubre,
actionnaire de Página/12, vient de lancer une radio consacrée
à 100 % au jazz, une musique très appréciée en Argentine et
qui dispose d’une longue tradition de création dans le pays mais
qui n’avait pas encore sa propre radio. Le groupe a choisi pour ce
faire le 30 avril, jour international du jazz établi par l’UNESCO
en 2011.
Le rock nacional, le tango et le
folklore disposaient depuis de nombreuses années d’antennes
diverses dont certaines sont publiques (au premier chef le groupe
Radio Nacional ou celui des radios publiques de la Ville Autonome de
Buenos Aires).
Le groupe Octubre a déjà sa
propre radio consacrée au tango, Malena
FM. La nouvelle radio diffusera beaucoup de grands classiques du
jazz des États-Unis.
Página/12 fait la une de
ses pages culturelles avec cette nouvelle bienvenue.
lire l'article de La Prensa sous l'arrivée de cette nouvelle radio et l'artiste qui lui a donné son surnom de Blackie. La Prensa va jusqu'à en parler à sa une du jour.
En gros titre bleu : l'entente avec Macron sur le FMI En photo principale : une manifestation de soignants belges qui ont mimé leur épuisement dans un couloir d'hôpital Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Le café
Notorious, l’une des plus célèbres scènes de musique populaire à
Buenos Aires, vient d’annoncer qu’il baissait définitivement le
rideau. La crise sanitaire aura eu raison de cette salle qui a vu
passer tout ce qui compte en Argentine et au-delà en matière de
jazz latino et de musique brésilienne.
A ces moments
perdus, le Notorious a aussi accueilli quelques grands musiciens de
tango.
Ainsi donc, ce
sont des hauts lieux touristiques qui sont atteints : Avenida de
Mayo en plein centre de Buenos Aires ou ici, le quartier nord de
Palermo, l’un des plus vastes et des plus vivants en matière
culturelle.
C’est aussi
un catastrophe pour les musiciens qui avant la crise avaient déjà
des difficultés pour trouver des lieux où se produire. Il va leur
falloir à tous beaucoup de courage pour se relever et reconstruire
une nouvelle fois les institutions qui avaient pu surgir depuis le
retour de la démocratie. Le Notorious avait été ouvert il y a
vingt-trois ans, il tournait à plein régime avant la pandémie.
Ce soir, samedi 26 septembre 2020, à 20h (heure
argentine), la Fundación Astor Piazzolla, la Fundación Konex et le
Centro Cultural Konex anticipent à travers un concert en ligne le
centenaire de la naissance de Astor Piazzolla, qui devrait marquer
l’année prochaine si la pandémie nous laisse respirer.
L’événement
sera retransmis en direct, à partir d’1 heure du matin (heure
française), sur la chaîne Youtube du CC Konex et sur le site
Internet Experienciapiazzolla.com.
Participeront
à l’événement le petit-fils du grand compositeur, Daniel Pipi
Piazzolla, percussionniste et fondateur du groupe rock-jazz
Escalandrum, le Quinteto Astor Piazzolla, le Trio Luminar, la
saxophoniste Yamila Burich et son sextuor et les chanteuses Paula
Maffia et Sandra Mihanovich.
Le faire-part publié sur Twitter par l'Association Argentine des Acteurs
Depuis plusieurs années, il n’occupait plus l’avant-scène mais
il restait actif et continuait de créer tout en se battant contre un
cancer qui a fini par l’emporter hier, à l’hôpital, à l’âge
de 73 ans.
"Nous sommes tous ses neveux", dit le gros titre
En haut, deux titre : sur le cours du pétrole et sur le plan
d'aide aux TPE et aux micro-entrepreneurs (monotributistas)
Fils, petit-fils et
arrière-petit-fils d’artiste, Horacio Fontova était un enfant de
la balle, un artiste multi-cartes, à la fois
auteur-compositeur-interprète, humoriste, fantaisiste, homme de
radio, de télévision et de scène mais aussi dessinateur (il avait
fait ses études à l’École
Nationale des Beaux-Arts Manuel Belgrano) (1), illustrateur et
écrivain (il avait publié un recueil de nouvelles en 2015 et en
préparait un autre, qui reste inédit).
En musique, il a touché à tous les genres : le tango, le rock, le folklore, la salsa, la variété, la musique de film et de scène... Bref, tout !
Dans les années 70, il
avait aussi mis en scène les versions argentines de comédies
musicales hippies nord-américaines Hair et Jésus Christ Superstar.
Me siento bien, publié hier sur le canal Youtube
d'un quotidien d'actualité générale de San Lorenzo,
dans la banlieue de Rosario (Province de Santa Fe)
Il nous laisse de
nombreux disques enregistrés avec ses diverses formations aux noms
farfelus, comme Patada de Mosca (coup de pied de la mouche) ou
Fontova y sus Sobrinos (Fontova et ses Neveux). L’un des plus
célèbres de ces albums s’intitulait Me siento bien, du nom d’un
des morceaux, dont un vers est repris tel quel par Daniel Paz sur la
une qu’il a dessinée ce matin pour Página/12 (« malgré
tout, je me sens bien » inscrit sur le t-shirt), une chanson aux rythmes caribéens et
au texte caustique, comme tout le reste de sa production qui
dénonçait tout ce qui allait de travers en Argentine et dans le
reste du monde.
Clarín le montre en haut au centre,
avec ses grosses moustaches des années 70 et ce titre :
"Fontova - El Negro est parti en tournée",
une expression idiomatique pour désigner le dernier voyage
En dessous, le gros titre est consacré à la chute du cours du pétrole
(L'Argentine est un pays producteur mais cette hiérarchie des sujets aurait sans doute inspiré notre regretté ami)
tandis que la photo met en valeur les enjeux scolaires du confinement
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
En tournée en Espagne, il avait même joué au sein du groupe
de musiciens fantaisistes Les Luthiers pour remplacer l'un des membres attitrés.
Hommage ce matin de Miguel Rep dans Página/12
Avec son personnage du Niño Azul (l'enfant bleu)
Rep recopie in-extenso les paroles
de la Milonga del donante (la milonga du donneur d'organes)
une des chansons les plus achevées de Fontova
Clilquez sur l'image pour une haute résolution
Il part pendant la
pandémie, alors que les obsèques doivent se faire dans la plus
stricte intimité. Ces mesures restrictives touchent cruellement
toutes les professions artistiques, car tous l’ont eu les uns pour
confrère, d’autres pour partenaire, d’autres pour référence et
d’autres pour modèle.
Fontova chanta la Milonga del donante,
au micro de Radio Nacional
en octobre 2016
La presse lui rend un
hommage inégal : très appuyé dans Página/12 mais détestable
dans La Prensa qui parvient à politiser l’événement en dénonçant
le choix du président actuel qui a publié en mémoire du disparu
une photo où on le reconnaît aux côtés du défunt président
Néstor Kirchner. Rédaction incapable de faire taire ses griefs
mesquins ! S’ils n’avaient rien à dire, ils auraient au
moins pu avoir la décence de se taire et de ne pas traiter le sujet
(2).
lire l’article principal de La Nación qui annonce une nécrologie classique en manchette
sur la une et publie dans ses pages spectacles un texte d'adieu d'un des amis de Fontova.
(1) Parmi tous les
apports que l’Argentine doit à Manuel Belgrano (1770-1820), il y a
la première école de dessin qu’il monta avec l’aide d’un
artiste espagnol attelé à la décoration de la toute nouvelle
cathédrale (l’actuelle) aux belles heures du consulat de commerce,
au cours de la dernière décennie de l’Ancien Régime.
(2) En une, ils ont
préféré publier les vaticinations obscurantistes et nauséeuses de l'archevêque
émérite de La Plata, Mgr Héctor Aguer, qui se fait de plus en plus caricatural avec
l’âge et qui s’interroge sur le caractère de châtiment divin
de la pandémie. Fontova lui aurait envoyé dans les gencives une de
ces milongas cinglantes. Aguer ne l'aurait pas volée, celle-là !
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
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La Boca de Quinquela et des peintres
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