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jeudi 17 septembre 2026

Les frères Ruggiero lancent leur Festival du Bandonéon à Buenos Aires, Avellaneda et Rosario [à l’affiche]

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Ce soir, jeudi 17 septembre 2026, les frères Adrián et Daniel Ruggiero, musiciens et fils du grand bandonéoniste Osvaldo Ruggiero, connu pour avoir été pendant de nombreuses années le premier bandonéon de l’orchestre de Osvaldo Pugliese, lancent ce soir la 4e édition de leur Festival Internacional del Bandoneón Osvaldo Ruggiero, qui se déploiera cette année à Buenos Aires, dans la ville de banlieue populaire de Avellaneda, qui abrite un célèbre conservatoire de musique populaire, et dans la capitale culturelle et économique de la Province de Santa Fe, la ville de Rosario.

Le festival se déploiera jusqu’à la fin du mois où un concert de Víctor Lavallén, autre grand de l’instrument, aujourd’hui octogénaire, au CAFF, dans le quartier de l’Abasto de Buenos Aires, celui où vécut Carlos Gardel et Aníbal Troilo, autre immense maître du bandonéon.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

consulter le site Internet du CAFF pour les informations concernant ce concert final du 26 septembre prochain

samedi 12 septembre 2026

Experiencia Piazzolla, un week-end musical au Centro Cultural Konex [à l’affiche]


Ce soir et demain soir, les 12 et 13 septembre 2026, les deux salles du Centro Cultural Konex, Sarmiento 3131 accueilleront quatre soirées et de nombreux artistes en hommage au compositeur que fut Astor Piazzolla.

Le programme de cette cinquième édition de la manifestation a été confié au petit-fils du maestro, Pipi Piazzolla, lui-même compositeur de jazz.

Les places sont en vente sur différents sites spécialisés. Elles sont relativement cher, à cause des prix considérables qui ravagent l’ensemble de la consommation dans toute l’Argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 2 septembre 2026

Le CAFF propose son propre festival de tango [à l’affiche]

Cliquez sur l'image pour lire le programme du mois

Pour la septième année consécutive, le Club Atlético Fernandez Fierro (CAFF), qui est la salle de concert de l’orchestre typique du même nom, la OTFF (rien à voir en fait avec le sport, c’est une blague), proposera à partir de demain et pendant tout le mois de septembre, en plein quartier de l'Abasto, à Buenos Aires, son propre festival de tango, en contrepoint et en opposition avec le festival officiel de tango de la Ville qui vient de s’achever avec les finales du Mundial del Tango.

Le FA-CAFF est un festival indépendant qui présente des artistes et des formations anticonformistes du tango underground.

Au menu, concerts, présentation de disques, foire aux livres spécialisés et exhibition de danse.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
consulter le programme sur le site Internet du CAFF


jeudi 6 août 2026

Août, c’est le mois du tango à Buenos Aires [à l’affiche]

La milonga du Centro Cultural 25 de Mayo, à Villa Urquiza,
participe à la manifestation tous les dimanches, de 19 à 22h


Depuis lundi dernier, la ville de Buenos Aires rassemble tous ses atouts tango pour régaler le public en préparation du Festival (musique) et du Mundial (compétition de danse) qui se tiendront à la fin août.

Le programme de ce pré-festival comprend des concerts, des récitals, des ateliers, des démonstrations de danse et des milongas. Il est en partie organisé par le ministère de la Culture de la ville.

Seul Página/12 en rend compte parmi les quotidiens d’envergure nationale. On peut difficilement invoquer un enthousiasme débordant dans les médias généralistes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 11 juin 2026

La Feria Francesa revient mais à Recoleta cette fois [à l’affiche]

Au menu : une soupe à l'oignon, un éclair, des macarons,
un croissant, un camenbert, une fourme d'Ambert,
deux baguettes, une Tout Eiffel et ce mot si exotique :
Boulangerie
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Une fois par mois, l’association des artisans des métiers de bouche de tradition française qui exercent leur métier à Buenos Aires ou dans sa proche banlieue, Lucullus, organise un marché festif sur un week-end entier pour initier les Portègnes aux secrets gastronomiques de notre pays : ateliers, masterclass, dégustation, repas et bien entendu vente des spécialités en boulangerie, pâtisserie, confiserie, charcuterie, fromages, vins et cuisine.

Le week-end prochain, le 13 et 14 juin 2026, c’est dans le quartier de Recoleta, sur Plaza Uruguay que les gourmands et les gourmets retrouveront leurs producteurs habituels, avec la bénédiction de l’ambassade de France.

Des croissants façon Patrouille de France au-dessus des Champs-Elysée

On attend une trentaine d’exposants dans les allées de ce marché festif. L’entrée est bien entendu libre et gratuite et si jamais il devait pleuvoir, la manifestation serait annulée et reportée au week-end suivant.

A gros appétit, salut !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 5 juin 2026

Mundial de la Yerba Mate à Buenos Aires ce week-end [à l’affiche]


Entre aujourd’hui, vendredi 5 juin 2026, et dimanche prochain, tous les jours à partir de 14h, se tient à Buenos Aires, au Museo del Mate, sur Avenida de Mayo, le premier Mundial de la Yerba Mate où de très nombreuses marques élaborées en Argentine, en Uruguay, au Paraguay et au Brésil vont être goûtées, évaluées, jugées et classées, comme on le fait avec les vins, par un jury de 43 experts provenant de onze pays différents.

Les dégustations se feront à l’aveugle. 400 produits participent au concours. Sur inscription préalable, le public pourra lui aussi participer et goûter les produits participants.

A côté du concours stricto-sensu, ce Mundial propose aussi des conférences, des tables-rondes, des ateliers et des expériences interactives, tant au Museo del Mate qu’à la Academia Nacional del Tango, dont le siège est juste à côté, ce qui permettra d’accueillir plus de monde.

La manifestation est ouverte au public dans la mesure des places disponibles. Il vous en coûtera 28 000 pesos argentins pour une demi-journée avec dégustation ou 54 000 si vous optez pour un forfait couvrant les trois jours.

Cette fiche consacrée à la production de la yerba mate
a été rédigée par un ancien directeur de l'INYM
(Instituto Nacional de la Yerba Mate, un organisme
presque entièrement détruit par Milei,
privé d'argent et d'une partie de ses compétences),
le regretté Roberto Montechiesi, un spécialiste
de haute volée.
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Un seul regret pour moi : il semblerait que ma marque préférée ne participe pas à la manifestation. Il s’agit de La Obereña, une marque assez confidentielle (on ne la trouve ni dans la grande distribution ni même dans les supérettes, uniquement dans les magasins spécialisés ou chez les commerçants passionnés). Il s’agit d’une yerba mate bio, fumée, très équilibrée qui donne à la boisson une impressionnante longueur en bouche avec une amertume discrète. La Obereña est la marque d’un producteur-récoltant familial et artisanal qui intègre toutes les étapes de la production, depuis la plantation et la cueillette jusqu’à la mouture finale des feuilles et leur conditionnement (très original, en sacs de tissu ou de toile de jute), en passant par le séchage, la fermentation et le fumage. La marque porte le nom du lieu de la production : Obera, une localité de la province de Misiones, à la frontière avec le Paraguay et le Brésil. La famille produit aussi du thé et du roboois.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

Tango + Tango : quatre jours de festival à Hasta Trilce [à l’affiche]


Depuis hier, jeudi 4 juin 2026 et jusqu’à dimanche prochain, le café-concert Hasta Trilce, Maza 177, accueille la troisième édition d’un petit festival de tango hors des sentiers battus et du « tango for export » (pour les touristes) : Tango + Tango.

Cette manifestation se déploie sur trois axes : musique acoustique, danse et table-ronde. Elle fait le tour de l’actualité de la création et de la reprise du répertoire dans le genre urbain par excellence de l’Argentine des grandes villes.

Nombreux artistes au programme.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 d’hier
consulter le programme sur le site Internet de Hasta Trilce

jeudi 14 mai 2026

Fête de la Torta Argentina à Dolores pour le 25 mai [à l’affiche]


Cette année, la fête nationale argentine donnera lieu à un long week-end, ce qui a permis à la bourgade de Dolores, dans la province de Buenos Aires, de déployer sur trois jours sa traditionnelle Fiesta de la Torta Argentina, gâteau composé d’une succession de couches de pâte et de dulce de leche, le tout décoré, pour l’occasion, aux couleurs du drapeau.

L'un des stands de dégustation pendant une précédente édition

C’est le genre de fête locale qui rassemble les habitants du lieu, attire ceux des communes des alentours, éventuellement des touristes nationaux mais n’a que très rarement vu des visiteurs étrangers. Le genre de manifestation que j’apprécie entre toutes car on y trouve une Argentine tout à fait authentique, entièrement à la bonne franquette, ce qui n’est pas le cas des fêtes attrape-touristes.

En 2018, un artisan avait confectionné en torta argentina cette maquette
du Cabildo de Buenos Aires tel qu'il existe aujourd'hui,
l'hôtel de ville colonial où s'était joué l'acte central de la Révolution de Mai 1810
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Dolores se situe à deux cents kilomètres de Buenos Aires. La Fiesta, la 12e du nom, va proposer des ateliers de pâtisserie, des stands de dégustation, un concours de tortas argentinas, des danses et des soirées musicales. La saison permet de profiter des derniers jours de la belle saison alors que l’on entre bientôt dans l’hiver austral.

Entrée libre et gratuite, bien entendu.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajout du 15 mai 2026 :
lire l’article de Página/12 sur le sujet qui est sur la Une de l'édition provinciale du journal

En haut, à droite : "Fêter notre dessert national"
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mercredi 6 mai 2026

Cette année, à Cannes, l’Argentine enverra un film des années 50 ! [ici]

Affiche originale du film


Au prochain festival de Cannes, l’Argentine ne proposera aucune œuvre nouvelle. Aucune production de ce pays ne participera à un concours de la manifestation et il y en a pourtant plusieurs.

En lieu et place d’un film sorti dans l’année, le pays envoie une copie restaurée d’un film de Leopoldo Torre Nilsson, un des grands réalisateurs des années 1940 et 1950, La Casa del Angel, qui date de 1957.

Une photo tirée du film

On a là le résultat désastreux de la destruction méthodique de l’INCAA, l’institut national du cinéma, et de son absence de financement public depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei, il y a presque deux ans et demi. C’est la première fois que depuis très très très longtemps que l’Argentine sera absente du festival comme pays de création actuelle !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 29 avril 2026

Le cinéma se défend à Cosquín [à l’affiche]

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Demain, jeudi 30 avril 2026, et pour quatre jours, jusqu'au 4 mai, la ville de Cosquín, dans la province de Córdoba, au centre du pays, accueille la 15e édition d’un festival international indépendant de cinéma dans un esprit artisanal et bon enfant, bien loin du caractère plus clinquant du festival de Mar del Plata.

C’est un film brésilien qui ouvrira la manifestation demain. La France est représentée, avec Fantaisie d’Isabelle Pagliai, parmi les trente films en compétition, entre longs et courts métrages.

La petite ville déploie son festival sur trois lieux différents, ce qui permet une programmation intense sur les quelques jours qu’il dure.

Une du supplément culturel quotidien de Página/12
Contre-regard, dit le gros titre en caractères rouges
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Un festival aux petits oignons, à déguster chaud dans les premiers frimas de l’automne dans la moyenne montagne cordobaise.

Comme d’habitude, là encore, seul Página/12 s’en fait l’écho parmi les quotidiens nationaux.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de La Voz, l’un des journaux locaux
consulter le site du festival

lundi 20 avril 2026

Hommage à Jorge Donn au BAFICI [à l’affiche]

Jorge Donn dans la scène finale
de Les uns et les autres de Claude Lelouch


Indissociable de l’œuvre et de la vie de Maurice Béjart (Marseille, 1927 – Lausanne, 2007), dont il fut à la fois le danseur inspirateur et l’amant (en tout cas, l’un d’entre eux), Jorge Donn était né en Argentine, du côté de Morón dans la banlieue populaire à l’ouest de la capitale, Buenos Aires, en 1947. Il est décédé en 1992, à Lausanne, en Suisse, où il avait suivi le chorégraphe lorsque celui-ci, privé de ses subventions publiques au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, suite à un changement de direction générale, s’y installa avec le Ballet du XXe Siècle mué en Béjart Ballet Lausanne.

Formé à la danse classique au Teatro Colón, où il avait rencontré le Ballet du XXe Siècle en tournée en 1963, Jorge Donn (1) a fait toute sa carrière avec Béjart, presque jusqu’à sa mort, et n’a réalisé que quelques courtes excursions dans son pays natal. Il y a fait forte impression notamment en 1981, lors de la sortie en Argentine du film de Claude Lelouch, Les uns et les autres, où il joue le rôle d’un grand danseur soviétique du Bolchoï qui meurt au combat pendant la « Grande Guerre Patriotique » puis de son fils, autre grand danseur, qui choisit la liberté en France, comme le fit Rudolf Noureiev, et participe à la grande soirée finale du film, au pied de la Tour Eiffel, qui rassemble tous les artistes dont le film a suivi les épopées familiales depuis l’accession au pouvoir d’Hitler et où il danse le Boléro de Ravel, dans la version splendide qu’en donna Béjart, et dans une émission de télévision, où il était l’invité du grand chanteur de tango, Robert Goyeneche, dit El Polaco, et dont les Argentins qui l’ont vu se souviennent encore !

Jorge Donn et El Polaco pendant l'émission
(archive de la télévision argentine intégrée au documentaire)

Deux cinéastes ont rassemblé des archives sur et autour de Jorge Donn pour monter un documentaire intitulé Donn, instrumento de Dios (une paraphrase du titre d’un des ballets de Béjart, en hommage au grand danseur des Ballets Russes, Vaslav Nijinski, rôle créé par et pour Donn). On y suit l’artiste dans son métier, l’exercice de son art et sa vie personnelle, dominée par la relation complexe avec son Prométhée qui n’était pas d’une fidélité à toute épreuve à son égard.

Vendredi 17 avril 2026, le documentaire est sorti en Argentine dans le cadre du festival du cinéma de Buenos Aires, le BAFICI, qui se tient depuis une semaine dans la capitale argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Nación
lire la présentation du film sur le site du festival

Ajout du 4 mai 2026 :
lire cet article de Página/12, un hommage très émouvant au grand artiste argentin après la dernière projection du documentaire au BAFICI.





(1) Il doit son nom à sa mère dont la légende dit qu’arrivée toute petite en Argentine, elle ne savait prononcer que ce mot lorsqu’on lui demandait son nom, qu’elle ne connaissait pas encore, et qu’on a donc fini par donner à la famille toute entière. Le Don est ce fleuve qui coule de la Russie vers l’Ukraine, en arrosant au passage la ville de Rostov-sur-le-Don (Russie) et en laissant son nom à son bassin principal, le Donbass (Ukraine). Les Donn étaient une famille juive venue d’Ukraine. Jusqu’à leur fuite vers l’Amérique du Sud, ils avaient vécu dans la zone dite « de résidence », où, sous le régime tsariste, tous les juifs de l’empire avaient obligation de résider. Cette zone correspondait à la ceinture occidentale de l’empire russe, une zone frontière qui allait de l’Estonie au nord à l’Ukraine au sud (hors péninsule de Crimée).

jeudi 5 février 2026

Sera-ce suffisant pour relancer le tourisme dans la Ville Heureuse ? [à l’affiche]

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Ce week-end, la ville de Mar del Plata, dite La Feliz, propose à ses touristes, beaucoup moins nombreux qu’avant l’élection de Javier Mileí et la catastrophe économique et politique qui s’en est suivie, une sortie gourmande, gratuite et ouverte à tous : la troisième édition du festival de la Medialuna, une sorte de croissant argentin confectionné avec beaucoup moins de beurre que son homologue français et partant plus brioché que feuilleté.

Cela n’en est pas moins délicieux. Et un peu plus sucré que le croissant pour la version medialuna de manteca, celle que l’on voit sur l’affiche. Il en existe une autre version, presque salée, la medialuna de grasa, confectionnée avec de la margarine ou du saindoux.

Au programme, de nombreux stands de pâtissiers et autres traiteurs, des animations musicales, des rencontres et des dégustations. Dimanche soir, le clou de l’événement sera la présentation de la plus grosse medialuna du monde.

La cité balnéaire qui a vu naître Astor Piazzolla vous attend mais il est assez peu probable que le festival permettra de rattraper la saison estivale, qui était déjà mal partie dès novembre quand le Festival international du Cinéma s’y est tenu sans attirer le public habituel. Et pour cause : il a été intégralement définancé par les pouvoirs publics !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 6 novembre 2025

Le Festival Internacional de Cine commence à Mar del Plata [à l’affiche]

Affiche officielle du festival
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Aujourd’hui, jeudi 6 novembre, commence la dizaine du Festival de Cinéma de Mar del Plata, dont cette année correspond à la quarantième édition.

Chose curieuse : les grands quotidiens argentins à diffusion nationale n’en disent pas un mot !

Le Festival a été entièrement privatisé alors qu’il était avant Javier Mileí un événement fédéral soutenu et financé par l’Institut national du cinéma et des arts audiovisuels (INCAA), réduit aujourd’hui à une coquille à peu près vide.

L'affiche, plutôt tristounette, choisie par la Ville
pour son site Internet du tourisme
On y retrouve l'emblème de la cité : le lion de mer
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L’office du tourisme de Mar del Plata reprend le slogan de la manifestation, celle du retour à la splendeur, ce qui en dit long sur la chute vertigineuse subie par la plus grande ville balnéaire et touristique du pays depuis que Mileí sévit et a détruit le pouvoir d’achat d’une grande majorité des Argentins.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 5 novembre 2025

Un festival pour soutenir le cinéma argentin à Mar del Plata à côté du Festival [à l’affiche]

L'affiche reprend l'image emblématique
du front de mer à Mar del Plata
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Demain, le 6 novembre 2025, parallèlement au Festival international de cinéma qui se tient tous les ans en novembre, juste avant la saison estivale, un cinéma de Mar del Plata associé à une libraire de la ville propose un riche programme de films argentins, en soutien à l’industrie cinématographique nationale que le gouvernement de Javier Mileí est en train de tuer à petit feu en privant l’INCAA, l’institut national du cinéma et des arts audiovisuels, de tout financement fédéral.

Ce festival off et d’opposition s’intitule cette année Fuera de campo (hors champs) alors qu’il s’appelait l’année dernière Contra Campo (contre-champ).

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Tiempo Argentino, qui détaille l’ensemble du programme
consulter le site Internet du festival

mardi 7 octobre 2025

Festival de cinéma amérindien à l’Alliance Française de Buenos Aires [à l’affiche]

"Un autre récit", dit le gros titre
sur une sélection d'images des films projetés
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Depuis hier et pour toute la semaine, l’Alliance Française de Buenos Aires, avenue Córdoba, dans le centre de la capitale argentine, propose un festival de cinéma autochtone américain avec des films de courts et moyens métrages couvrant tout le continent, des Inuits du Canada aux Mapuches de la pointe sud de la Patagonie, les peuples originaires comme on les appelle en Argentine.

Ces films témoignent de narratifs originaux, ou du moins peu exploités dans l’industrie cinématographiques, et pour cause.

Página/12 en fait la Une de son supplément culturel, Cultura & Espectáculos, hier.

Hélas, pour l’heure, il ne faut pas attendre des pouvoirs publics locaux l’organisation de ce type de manifestation. Heureusement que les instituts culturels étrangers s’en occupent a minima.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 25 septembre 2025

Le festival Guitarras del Mundo a commencé hier à Buenos Aires [à l’affiche]

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Le Festival Guitarras del Mundo fait intervenir sur l’ensemble du territoire argentin des guitaristes du monde entier pour jouer tous les genres. Hier, à Buenos Aires, la 31e édition a été lancée sous la conduite du fondateur, le guitariste et compositeur de folklore argentin, Juan Falú.

C’est une prouesse dans les circonstances présentes de continuer l’entreprise qui ne bénéficie plus des subventions auxquelles il avait droit avant Mileí.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 d’hier
lire l’article de La Prensa d’hier
visiter lesite du festival qui donne le programme jour par jour.


NB : depuis une dizaine de jours, je dois m’atteler à régler quelques affaires familiales urgentes. Ce qui ralentit le rythme de mes publications, au-delà de la perte de dynamisme dans la vie culturelle et artistique que je constate sous ce président qui détruit toute l’économie argentine, ce dont la culture et les artistes sont parmi les premiers à pâtir.

jeudi 18 septembre 2025

A l’ex-CCK, 3e édition du Festival de Bandoneón Osvaldo Ruggiero [à l’affiche]


L’association La Fábrica Argentina de Tango, F.A.T, organise à partir de ce soir, 18 septembre 2025, et jusqu’au 27 septembre la troisième édition du Festival de Bandoneón Osvaldo Ruggiero, du nom d’un célèbre premier bandonéon de l’orchestre de Osvaldo Pugliese. Ruggiero était instrumentiste, compositeur et arrangeur. Ses trois fils lui rendent depuis trois ans cet hommage musical de printemps en rassemblant le ban et l’arrière-ban du tango contemporain, classique et underground.

Le concert de ce soir, donné par l’ensemble Violentango, se tiendra dans l’ex-Centro Cultural Kirchner, rebaptisé par un caprice odieux du gouvernement Mileí Palacio Libertad. L’entrée est libre et gratuite et les places peuvent être réservées à concurrence de deux par personne. Violentango, du nom d’un morceau composé par Piazzolla, est un quintette instrumental fondé et dirigé par Adrián Ruggiero.

Le festival se poursuivra dans différents lieux et s’achèvera dans le cadre d’un autre festival, le FACAFF, au Club Atlético Fernández Fierro, dans le quartier de Carlos Gardel et de Pichuco, El Abasto.



La communication de la manifestation est minimaliste mais plusieurs médias s’en font tout de même l’écho. Ce matin, Página/12 a interviewé les frères Ruggiero et Fractura Expuesta a consacré au festival l’un des articles de son site Internet. Fábrica Argentina de Tango dispose d’une chaîne You Tube où, pour le moment, vous pouvez voir et écouter une courte vidéo promotionnelle du festival ainsi que les enregistrements de deux séances de répétition.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mardi 16 septembre 2025

Le Café Vinilo fait son festival [à l’affiche]


A partir de ce soir, le Café Vinilo, situé dans le quartier très mixte socialement de San Cristobal, propose jusqu’au 27 septembre son festival de culture latino-américaine, à base de musique dans tous les genres, d’ateliers ouverts à tous et de théâtre.

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Riche programme puisqu’il comprend même des propositions pour les tout-petits, les moins de trois ans !

Pour les enfants
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Pour commencer ce soir, un atelier consacré à l’improvisation sous la conduite de Hernán Ríos.

Les ateliers du festival
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Autre grand rendez-vous parmi tant d’autres : un hommage sera rendu au bandonéoniste nonagénaire Dino Saluzzi par son fils, guitariste, José María Saluzzi.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 3 septembre 2025

Le FACAFF, septième édition [à l’affiche]


Pour la septième année consécutive, hors COVID, le CAFF, bastion du tango contemporain et contestataire, réunit la famille de ce tango engagé dans le moment présent jusqu’au 27 septembre dans sa salle du quartier surnommé El Abasto, Sánchez de Bustamante, 772.

Ce soir, ce sera la Orquesta Típica Fernandez Fierro, propriétaire des lieux, qui ouvrira les festivités.

Un programme riche, varié, avec d’excellents artistes, pour des prix très raisonnables par les temps qui courent.

Entrée : sans réservation, achetée le soir même au guichet : 3 500 $ ARG,

avec réservation : 3 000 $ ARG
Entrée gratuite pour les retraités et à moitié prix pour les étudiants qui payent une seule place pour deux personnes.

"Tango que m'a rendu actuel", dit le gros titre
en paraphrasant le titre d'un classique du tango :
Tango que me hiciste mal (Tango qui m'a fait mal)
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Página/12 salue le festival par un article à la Une de son supplément culturel quotidien, Cultura & Espectáculos, avec une photo de une où l’orchestre s’est fait une allure patibulaire… Peut-être pour faire peur aux deux affreux de la Casa Rosada, Mileí et sa frangine !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de la Revista El Abasto, qui présente l’ensemble du programme
visiter le site du CAFF