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vendredi 9 janvier 2026

Tiempo de amar o morir, le disque des dix ans de la Martino [Disques & Livres]


La Orquesta Típica La Martino, conduite par le pianiste et compositeur Nehuén Martino, fête actuellement ses dix ans. C’est une formation musicale du tango underground, porteur d’un discours rebelle qui conteste la main-mise des possédants sur le pays, comme la plupart des artistes de tango engagés, c’est-à-dire la majorité du secteur. Comme la plupart des formations de cette veine, La Martino est un orchestre autogéré et contrairement aux autres, il est plutôt féministe puisqu’il compte deux chanteuses (la majorité a plutôt un chanteur, au singulier).

En décembre dernier, le groupe a sorti un disque intitulé Tiempo de amar o morir (le temps d’aimer ou de mourir), disponible sur les plateformes digitales. L’album se compose seulement de sept pièces, assez longues (trop longues pour servir dans les milongas).


La jaquette montre une vue d'une Buenos Aires un peu vintage !

Página/12 ce matin propose un article qui aurait peut-être fait la Une de Cultura & Espectáculos, son supplément culturel quotidien, si l’actualité n’en avait pas disposé autrement. Le quotidien a préféré mettre consacrer la première page de son encarté la trompette de Fats Fernández dont on a appris la mort hier en cours de journée.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 12 novembre 2018

La Martino présentait hier son nouveau disque à la Usina del Arte [Disques & Livres]


Hier, à la Usina del Arte, le grand complexe culturel municipal au cœur de la Boca, la Martino Orquesta Típica, une formation de jeunes musiciens, fondée en 2012 par Nehuén Martino, présentait son deuxième album, Plural, édité uniquement en format numérique, sans disque physique.

Le groupe partageait la scène avec la chanteuse Patricia Malanca.

Des artistes à découvrir grâce aux articles que leur consacrait hier Página/12 et, en ce qui concerne l'orchestre, à travers son site Internet et sa page Facebook.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 sur la Martino
lire l'article de Página/12 sur Patricia Malanca

mercredi 28 juin 2017

La Martino et La Desprevenida vendredi au Galpón B [à l'affiche]


Deux orchestres se partageront vendredi 30 juin 2017 à 21h30 la scène du Galpón B, Cochabamba 2536, dans le quartier de San Cristobal, à Buenos Aires.

Entrée : 150 $ ARG
Tarif réduit pour les étudiants à 120 $.

Au programme, surtout du tango avec la Orquesta Martino, un orchestre typique qui comporte donc piano, contrebasse, violon et bandonéon (c'est la formule classique du tango à Buenos Aires, d'où cette dénomination de orquesta típica) et de la musique latino-américaine avec la Orquesta Desprevenida : zamba et chacarera argentines, caporal bolivien et landó péruvien. Un concert voyage à travers le continent !

mardi 22 novembre 2016

Présentation de la Orquesta Típica La Martino au CAFF [à l'affiche]


C'est un jeune compositeur et musicien qui présentera ce soir, mardi 22 novembre 2016, à 21h30, au CAFF, Sánchez de Bustamante 772, son premier disque, qui porte le nom de l'orchestre qu'il a fondé, la Orquesta Típica La Martino. Nehuén Martino n'a pas encore vingt-cinq ans et comme son prénom mapuche l'indique assez bien, il vient de Patagonie, une origine peu fréquente dans le monde du tango, plutôt portègne, bonaerense (Province de Buenos Aires), santafesino (Rosario en particulier) et cordobés (Córdoba)...

L'orchestre, qui a déjà pas mal tourné dans Buenos Aires et à l'étranger, notamment à Berlin, récemment, se compose de 15 musiciens, dont deux chanteurs, une formation importante de nos jours, dont il faut espérer qu'elle pourra survivre dans les conditions économiques difficiles que les artistes traversent.

Le disque présente des morceaux originaux, composés par Martino, qui entend rester fidèle à la tradition de la musique à danser (bailable), qui ont fait les beaux jours des grandes formations classiques, notamment celle de Alfredo Gobbi, dont Martino se dit grand admirateur et entend recueillir l'héritage sans passéisme, dans la modernité de notre siècle.


La jaquette de ce premier CD montre une photo d'un lac de la province de Chubut, dont Nehuél est natif : un lac dont la végétation a été détruite il y a quelques années par une série d'incendies criminels qui ont dévasté la région de Lago Puelo (d'où ce cliché enfumé et obscur). Une catastrophe écologique pour cette province du grand sud argentin.

Cette plongée dans le tango n'est donc pas un reniement de ses racines mais tout le contraire : Martino entre dans la musique de la grande ville en portant très haut son drapeau régional.

Le groupe dispose d'un site Internet et d'une page Facebook. L'un comme l'autre vous permettent de découvrir cette musique qui fait irruption dans la movida tanguera et rejoint la grande variété de musiciens qui font vivre le genre depuis une trentaine d'années.

Página/12 a publié une interview ce matin. Sur les pages du groupe, vous pouvez accéder aux autres interventions, en particulier sur Radio Nacional et La 2 x 4.

Pour aller plus loin :