Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
A partir de ce soir, le Café
Vinilo, situé dans le quartier très mixte socialement de San
Cristobal, propose jusqu’au 27 septembre son festival de culture
latino-américaine, à base de musique dans tous les genres,
d’ateliers ouverts à tous et de théâtre.
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Riche programme puisqu’il
comprend même des propositions pour les tout-petits, les moins de
trois ans !
Pour les enfants Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Pour commencer ce soir, un
atelier consacré à l’improvisation sous la conduite de Hernán
Ríos.
Les ateliers du festival Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Autre grand rendez-vous parmi
tant d’autres : un hommage sera rendu au bandonéoniste
nonagénaire Dino Saluzzi par son fils, guitariste, José María
Saluzzi.
Le chanteur Cucuza Castiello se
produira ce soir, vendredi 17 novembre 2023, à Galpón B, dans le
vieux centre de Buenos Aires, pour y présenter en avant-première
quelques éléments de son prochain disque, le deuxième volet de
Menesunda, son récital où il mélange les grands classiques du rock
argentin et du tango, en chantant les uns sur des orchestrations et
des rythmes des autres…
Une fusion qui se fait de plus en
plus appréciée en Argentine et notamment à Buenos Aires.
Pour l’occasion, Página/12
l’a interviewé. La rédaction a glissé dans son article en ligne
un petit extrait du spectacle.
Comme l’affiche en fait foi, le
récital se donnera à guichets fermés ce soir.
Groupe de jeunes footballeuses dansant la "Mano de Dios", la référence obligée dans tout hommage à Maradona Photo Télam
Hier, D10S aurait eu 62 ans.
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A Buenos Aires, on a profité de
cette date pour inaugurer un gigantesque portrait de street-art, de
40 m sur 45, peint sur un immeuble qui fait l’angle entre
l’avenue San Juan et la rue Solís, dans le quartier de San
Cristóbal, le tout à proximité immédiate du pont autoroutier qui
traverse le sud de la ville.
C’est la plus grande œuvre du
monde qui ait été réalisée en hommage à Diego Maradona, disparu
il y a juste deux ans.
Elle le représente avec
l’apparence qu’il avait au zénith de sa carrière, pendant ce
Mundial du Mexique qui lui a valu ce surnom divin de D10S à cause de
deux buts contre l’équipe d’Angleterre dont un marqué à la
main. Sur ce portrait démesuré, Maradona est revêtu du maillot
alternatif de l’équipe nationale argentine. Derrière lui,
s’envole un cerf-volant lumineux, allusion à un commentaire de ce
fameux match fait en direct par le célèbre journaliste Víctor Hugo
Morales.
Photo Camila Godoy pour Télam
Ce matin, quelques journaux
rendent compte de cette inauguration et en font même mention sur
leur une dont l’actualité brûlante du Brésil occupe la majeure
partie.
lire l’article
de Página/12 qui en consacre aussi un
second à une sculpture lumineuse à l’image de Maradona
inaugurée hier à Tigre, la ville résidentielle chic du nord de
Buenos Aires
La
chanteuse Natalia Bril présentera ce soir, jeudi 7 juillet 202, à
21h, son second disque, intitulé Hoy
(aujourd’hui), dans le cadre d’une soirée festive et dansante
pour la réouverture d’une salle populaire du quartier de San
Cristóbal, Galpón B, Cochabamba 2536.
Entrée
avec réservation à l’avance : 700 $
Entrée
au prix normal, au guichet, aujourd’hui : 1 100 $ ARG.
L’artiste
a choisi pour ce nouvel album un répertoire contemporain écrit par
des femmes. Elle sera accompagnée pour l’occasion de plusieurs
consœurs dont le nom n’a pas été révélé. Au piano, on
retrouvera Noelia Sinkunas, à la guitare Leo Andersen, Cristian
Basto à la contrebasse, Caro Rodríguez au violon et Milagros Caliva
au bandonéon.
La
salle, comme presque toutes, avait fermé à cause du covid en 2020.
Elle rouvre après plus de deux ans d’inactivité.
Natalia
Bril a accordé une interview à Página/12.
Elle y évoque son projet artistique et sa vision moderniste et
féministe du tango, à contresens de la tradition des années 1930
et 1940, quand la majeure partie du répertoire s’est formée.
Ce soir, samedi 11 juin 2022, à
21h, le Café Vinilo rouvre ses portes et inaugure en musique sa
nouvelle adresse. Ce café-concert de référence avait fait sa place
dans le quartier de Palermo, un quartier résidentiel et aisé du
nord de la ville de Buenos Aires.
La pandémie et les confinements
l’ont obligé à fermer ses portes et il a perdu son local.
Il renaît donc ce soir dans le
quartier sud de San Cristóbal, nettement plus modeste, dans la rue
Estados Unidos, au numéro 2483. C’est le duo (ci-dessus) composé par le
compositeur et pianiste Sebastián Macchi et le compositeur et
guitariste à huit cordes Matías Arriazu qui inaugureront la
nouvelle scène avec leur répertoire de musique originale qui puisse
dans la tradition du nord-est.
Les deux musiciens se connaissent
depuis 1999 et sont rentrés avant le confinement d’une résidence
en Allemagne.
La Pompeya est
une boulangerie-pâtisserie du quartier de San Cristóbal, à Buenos
Aires. Elle a été fondée en 1920 et n’a jamais cessé ses
activités. Elle fabrique et vend des spécialités napolitaines
(d’où son nom) qui régalent tout le quartier.
La Pompeya
vient de recevoir une reconnaissance officielle : la petite
boutique a été déclarée lieu d’intérêt culturel par la
Legislatura de Buenos Aires.
Une petite
vitrine qui n’a l’air de rien et pour laquelle il faut être
initié pour avoir l’idée d’ouvrir la porte tant ses délices
sont mal mis en valeur. A croire que les patrons les cachent !
Désormais, à gauche de la porte d’entrée, une plaque attirera
l’attention de tous, y compris celle des passants qui ne vivent pas
à proximité…
Assortiment de spécialités
L’actuel
patron, qui a repris le commerce il y a huit ans, est né à Naples.
Il est arrivé à Buenos Aires en 1979, quand il avait neuf ans. Il
parle donc aussi bien l’argentin que sa langue natale. C’est par
sa mère qu’il a connu la boutique : elle venait y acheter les
spécialités du pays lointain. Plus tard, c’est là qu’il est
entré en apprentissage et lorsque le patron est décédé, sa veuve
lui a laissé l’affaire qu’il fait prospérer en famille.
Le début des troubles au début du reportage de Caras y Caretas
En haut, les lieux de la première fusillade policière contre les ouvriers rebelles
Au centre : les dégâts dans un salon de coiffure du voisinage et un mur
En bas : le médecin venu au secours des victimes
avec son secrétaire et les forces de police montée
Les obsèques des victimes, le lendemain, allaient mettre le feu aux poudres
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Il y a un siècle, dans ce qui est aujourd’hui plaza Martín
Fierro, dans le quartier San Cristóbal, à Buenos Aires, éclatait
une grève, que ses organisateurs déclaraient générale et qui
allait se transformer du jour au lendemain, aux premiers morts, en
émeute qui enflamme tout le sud de la ville, à quoi répondirent
une nouvelle série de représailles d’une rare violence. La place recouvre le vaste périmètre où se dressaient les
Ateliers Vasena, un complexe industriel de mécanique et de
métallurgie fondée par un immigré italien, Pietro Vasena (1853-1916). Il y a quelques
années, l’endroit a fait l’objet de fouilles archéologiques qui
ont donné lieu à plusieurs articles scientifiques rassemblés dans
un livre, en accès libre et gratuit en ligne. Un morceau du mur de
l’usine principale tient encore debout, ultime témoin de la
tragédie qui a pris naissance dans ce sud populaire de Buenos Aires.
Plaza Martín Fierro (Facebook)
Les vestiges de l'usine
En janvier 1919, la
révolution bolchévique était toute récente et elle terrorisait
les grands possédants et les bourgeois modestes partout dans le
monde. Les rumeurs courraient que le tsar Nicolas II avait été tué mais on
n’en savait pas plus. A Berlin, la marxiste Rosa Luxemburg et le
social-démocrate Karl Liebknecht voyaient leur échapper une
révolution prolétaire immature. Elle s’achèva par leur
assassinat le 15 janvier et un bain de sang général qui fit office de fonts baptismaux à la malheureuse République de Weimar. Et voilà
qu’à Buenos Aires, les trains s’arrêtent d’un seul coup, au
lendemain de l’Epiphanie. Les journaux ne paraissent plus, les
commerces cessent de lever le rideau, les services de voiture à
chevaux ne fonctionnent plus et l’approvisionnement de la ville est
interrompu. De plus, les femmes tiennent un rôle certain dans ce mouvement revendicatif et les enfants sont présents parmi les grévistes et les manifestants. Le gouvernement du président Hipólito Yrigoyen(1),
pourtant de gauche et porté au pouvoir dans la liesse en 1916 par le
vote populaire (2), fait donner la troupe et la police. Il préfère
négocier avec le patronat qu’avec les ouvriers. La répression qui
s’ensuivit causa de nombreux morts et blessés pendant toute la
semaine.
D’un seul coup,
Buenos Aires est transformée en ville assiégée, où le peuple
érige des barricades dans les quartiers populaires (Constitución,
San Cristóbal, La Boca, Barracas, etc.) tandis que la cavalerie,
l’infanterie et l’artillerie de l’armée de terre protégent
les institutions nationales, comme le Congrès et le palais du
Gouvernement (Casa Rosada), et investissent la rue, les gares et le
métro tout neuf (3), pendant que les troupes de marine transforment
les deux ports de la ville en camps retranchés.
Caras y Caretas
Les incidents en marge de la "marche patriotique" de l'UCR
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Parmi les manifestants
ouvriers, il y avait quelques communistes, peu nombreux, et beaucoup
d’anarchistes. Certains d’entre eux étaient juifs, c’étaient
des immigrants de date récente, originaires de l’ancien empire
russe (4), arrivés en Argentine pour fuir les pogroms du vendredi
soir dans leur pays natal. Or des groupes d’émeutiers s’en
prirent, entre autres, à des institutions catholiques : une
église fut incendiée, Jesús Sacramentado, ainsi qu’un orphelinat
de filles, la Casa de Jesús, entièrement pillé et dévasté. La
répression se traduisit très rapidement en débordements
antisémites, d’origine patronale et radicale, qui donnèrent lieu
à un progrom sanglant, le seul qui ait jamais eu lieu en Amérique
du Sud.
Quotidien Le Temps (Paris), édition du 14 janvier 1919 (Gallica - BNF)
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Face aux ouvriers
révoltés, l’UCR, parti au pouvoir, organisa une réponse dite
patriotique, avec un impressionnant défilé en bon ordre, en
costumes et canotiers, sur Avenida de Mayo, qui relie les deux
centres du pouvoir, la Casa Rosada et le Congrès. Les photos ne sont
pas sans nous rappeler la manifestation en faveur du général De
Gaulle à la fin des événements de mai 1968.
Le Figaro, du 14 janvier 1919 (Gallica-BNF)
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La ville connut aussi
tous les désagréments collatéraux : grève des éboueurs,
montagnes d’immondices dans les rues, voitures de tramway
renversées et détruites, abandonnées sur la voie publique,
vitrines démolies, milliers de litres de lait renversés sur la
chaussée. Le tout en plein été, avec les odeurs nauséabondes que
provoquait ce soleil qui dardait sans pitié ses rayons sur ce champ
de bataille urbain.
Le vieil ombú de Plaza Martín Fierro (Facebook)
Un peu de paix sur des lieux qui perdent la mémoire...
C’est l’hebdomadaire
Caras y Caretas qui, pour décrire les faits qui venaient de ravager
la capitale argentine trouva, dans son édition du 18 janvier 1919,
ce nom de Semana Trágica que l’histoire a retenu pour désigner
ces événements. Le magazine illustré ne consacra pas moins de
29 pages à cette sanglante actualité.
Des pages très instructives et émouvantes : beaucoup
de photos et quelques dessins montrent un cœur historique de Buenos
Aires qui n’a pas beaucoup changé, en particulier les rues de
Monserrat (Belgrano, Mitre, Chacabuco, Perú, Saénz Peña, Piedras,
etc.) alors que les quartiers industriels ont complètement disparus.
Ils montrent aussi des classes sociales aux tenues très
discriminantes : le peuple, de tout niveau social, qui a pour
expression culturelle le tango naissant.
Dans les éditions
papier de ce matin, la presse rappelle ces événements douloureux.
Bien entendu, la presse
militant de gauche en parle beaucoup plus encore mais, là, il y en a
trop !
Ajout du 23 janvier 2019 :
il y a une semaine, l'historien Esteban Ocampo était interviewé sur le sujet par France 24 (canal espagnol), dont le siège est à Bogotá, en Colombie. A regarder sur Youtube.
(1) Yrigoyen était le
leader de la Unión Cívica Radical, parti d’abord révolutionnaire
et devenu démocratique en 1916, qui forme aujourd’hui une bonne
partie du centre droit du paysage politique argentin. L’UCR est
actuellement alliée au PRO (libéraux), formant ainsi l’alliance
gouvernementale Cambiemos. L’UCR avait surgi en 1891 de la classe
moyenne, passablement embourgeoisée, de Buenos Aires :
médecins, juristes, fonctionnaires, enseignants... Les attaques de
groupes radicaux contre les comités ouvriers, notamment juifs,
viennent donc d’une tradition de violence politique encore très
ancrée dans le jeune parti.
(2) En 1912, la loi
Saénz Peña avait donné le droit de vote à tous les hommes nés
argentins, le refusant aux naturalisés, dans un pays qui connaissait
une vague d’immigration dont l’ampleur n’a pas beaucoup
d’équivalent dans l’histoire du monde, à part celle qui
connaissait New York à la même époque. La loi prévoyait que le
vote serait obligatoire et secret. Trois grandes nouveautés qui ne
manquèrent pas de produire leur effet : au premier scrutin
national qui suivit, les électeurs mirent la tête du pays le
premier gouvernement constitutionnel de gauche de l’histoire
argentine.
(3) La première ligne,
qui partait alors de Plaza de Mayo, datait de 1813. Le premier métro
du continent.
(4) C’est la raison
pour laquelle ruso, en Argentine et surtout à Buenos Aires, veut
souvent dire juif et non pas russe. De même, turco veut dire arabe
et non pas turc : les immigrants venant du Liban et de la Syrie,
en majorité des chrétiens qui, avant la première Guerre
mondiale, fuyaient l’islamisation et la turquisation de l’Empire ottoman, entre les guerres balkaniques et la première Guerre mondiale,
présentaient à la douane du port de Buenos Aires des passeports
turcs jusqu’au traité de Trianon, qui démantela l’empire, après
sa défaite de 1918.
Ce
soir, samedi 3 novembre 2018, au Galpón B, Cochabamba 2536, à 21,
trois formations se retrouveront sur la scène : La Siniestra
(qui a abandonné le violon pour la flûte traversière), Finisterre,
un sextuor típico (avec guitare) et Alto Bondi (eux aussi avec
guitare).
Les
trois groupes appartiennent tous au tango nuevo, au tango underground
qui fait vivre le genre dans sa conscience politique et sociale.
La
Siniestra présente son nouveau disque, le quatrième, intitulé
Depredamor, qui sort sous le label Acqua Records, et qui a été
déclaré de interés cultural par le ministère de la culture de la
Ville Autonome de Buenos Aires.
Les
trois formations disposent chacune de leur site Internet où l'on
peut découvrir leur musique et leurs styles différents.
Comme souvent, Cucuza a fait faire un photo-montage
pour mettre en vedette une grande chanteuse du temps jadis Tita Merello, la chanteuse faubourienne par excellence
Ce soir, samedi 28 juillet 2018, à 21h30, le chanteur Cucuza Castiello se produira avec ses accompagnateurs attitrés au Galpón B, rue Cochabamba, dans le quartier de San Cristóbal.
La
Pesada Santiagueña, un groupe de folklore du nord-ouest qui a choisi
un nom qui sonne plutôt rock, arrive ce soir à Buenos Aires pour
quelques jours dans la capitale fédérale et sa banlieue populaire.
"Prépare-toi, Capitale fédérale ! Prépare-toi, Morón !! L.P.S arrive avec tout ce qu'il faut,
elle apporte une tonne de chacareras, pour chanter notre amour pour la Pacha[mama]
et pour notre peuple"
Cette annonce fanfaronne au second degré sur la page Facebook du groupe
La Pachamama est la terre divinisée héritée des ethnies précolombiennes
encore très présentes dans le nord-ouest argentin
La
province de Santiago est l'une des plus anciennes d'Argentine et
l'une des plus défavorisées, des plus oubliées dans tous les
circuits (politiques, économiques, touristiques).
Week-end bien occupé pour les artistes
Zamba
et chacarera contemporaines ce soir au Galpón B, rue Cochabamba
2536, ce soir, vendredi 27 juillet 2018, à 21h30. Demain, ils seront
à Morón, dans la petite ceinture, et ils reviendront dans la
capitale dimanche.
Le
chanteur Cucuza propose demain vendredi 1er
décembre 2017, à 21h30, un super-tour de chant avec son programme
Menesunda qui mêle rock et tango autour des grandes figures des deux
genres.
Ce
sera au Galpón B, Cochabamba 2536, dans le quartier de San
Cristóbal.
Cucuza
a invité une belle brochette de musiciens, dont le guitariste et compositeur Acho Estol, les chanteurs El Chino
Laborde, Hernán Lucero et Anita Co.
Il
sera lui-même accompagné de son équipe favorite : Noelia
Sinkunas au piano, le fiston à la guitare (Mateo Castiello) et
Sebastián Zasali au bandonéon.
Depuis jeudi dernier, la
célèbre auteur de livres de cuisine et de pâtisserie, qui fit en
Argentine les beaux jours de la radio, dans les années 1940, et de
la télévision (encore en noir et blanc), dispose de son propre
musée, dans le quartier de San Cristobal, dans le sud de la ville de
Buenos Aires.
Doña Petrona C. de
Gandulfo connaît depuis quelques années un véritable retour en
grâce : réédition de ses livres, analyse de son œuvre et
même récemment une comédie écrite et mise en scène par Alfredo
Arias en personne !
Le petit musée, situé
dans l'avenue de Jujuy, exhibe des éditions originales de ses
recueils de recettes infaisables aujourd'hui (beaucoup trop peu
diététiques), des ustensiles de cuisine, des gazinières
historiques, des appareils ménagers depuis la cocotte-minutes
jusqu'au robot culinaire en passant par le presse-purée, des photos
de la dame en tournage, prenant la pose, cuisinant... Tout ce qui est
exposé a véritablement appartenu à Doña Petrona, ils font partie
de la collection hérités par ses petits-enfants. Mais attention :
le musée est la réalisation d'une marque d'équipements de cuisine
qui y a laissé son nom un peu partout (Goody).
Après cette visite,
n'hésitez pas à passer dans une librairie de livres d'occasion
(libros usados) : il serait bien surprenant que vous n'y
trouviez pas au moins l'une des bibles culinaires de Doña Petrona
pour quelques pesos.
Deux orchestres se
partageront vendredi 30 juin 2017 à 21h30 la scène du Galpón B,
Cochabamba 2536, dans le quartier de San Cristobal, à Buenos Aires.
Entrée : 150 $ ARG
Tarif réduit pour les
étudiants à 120 $.
Au programme, surtout du
tango avec la Orquesta Martino, un orchestre typique qui comporte
donc piano, contrebasse, violon et bandonéon (c'est la formule
classique du tango à Buenos Aires, d'où cette dénomination de
orquesta típica) et de la musique latino-américaine avec la
Orquesta Desprevenida : zamba et chacarera argentines, caporal
bolivien et landó péruvien. Un concert voyage à travers le
continent !
Le chanteur Cucuza
reprendra une dernière fois pour 2016 son tour de chant intitulé
Menesunda, qui mêle le tango et le rock, au Galpón B, Cochabamba
2536, avec son fidèle trío inestable, son fils Mateo Castiello à la
guitare, Noelia Sinkunas au piano et Sebastián Zasali au bandonéon.
A cette fine équipe
s'ajoute une flopée d'invités.
Donc rendez-vous samedi 25
novembre 2016, à 21h au Galpón B.
Ce samedi 25 juin 2016, à
22h, le chanteur Cucuza Castiello accompagné de son Trío Inestable
(son trio non titulaire) se produira au Galpón B, l'ex-Teatro
Orlando Goñi (1), rue Cochabamba 2536, dans le quartier de San
Cristóbal.
Le chanteur s'est entouré
d'une brochette d'artistes invités, dont la plupart sont connus de
mes fidèles lecteurs qui ont déjà lu leur nom dans ces colonnes.
Prix : 150 $ ARG (pas
cher). Il est fortement conseillé de réserver, en envoyant un mail
à l'adresse indiquée sur l'affiche diffusée par l'artiste.
Perspective d'une très
belle soirée dans une ambiance chaleureuse, populaire, pleine de
gouaille et des voix splendides. Ce n'est pas pour rien que Cucuza a
récemment eu les honneurs de la Legislatura ! (voirmon article du 22 mai 2016).
(1) J'ignore pourquoi on
changé le nom de cette salle en passant d'un hommage à un grand
pianiste du tango à un peu ragoûtant Hangar B. A moins qu'il ne
s'agisse précisément d'une revendication politique pour dénoncer
l'abandon de la culture dans la ville. Pas impossible !
Gustavo
Benzecry Sabá présentera demain, samedi 11 avril 2015, à 19h, son
livre sur l'histoire du tango intitulé Los legionarios del abrazo,
Historia del Tango Danza 1800-1983, qui paraît en ce moment chez
Abrazos à Buenos Aires.
La
présentation aura lieu dans l'école de danse qu'il anime avec María
Olivera, Obelisco Tango, avda Entre Ríos 1056, à San Cristóbal.
Entrée : 50 $ ARG.
La
présentation du livre sera suivie de la projection de leur
documentaire sur le tango dans les années de gloire (1940-1960), qui
est sorti en décembre 2012, pour la fête nationale du Tango.
Gustavo
Benzecry Sabá et María Olivera sont tous les deux professeurs de
tango. Comme beaucoup d'écoles de tango à Buenos Aires, ils
s'adressent surtout aux touristes auxquels ils offrent de nombreuses
prestations. Leur site Internet est trilingue, espagnol, anglais et
français. Ils sont très souvent en tournée aux Etats-Unis, qui est
comme leur seconde patrie.
María
Olivera est membre du Conseil international de la Danse auprès de
l'UNESCO, auquel j'ai l'honneur d'appartenir également.
A
noter que les danseurs de tango salón Eduardo et Gloria Arquimbau
sont pionniers sur ce thème et qu'ils ont à leur actif une
impressionnante conférence qui leur a valu les compliments appuyés
et publics du Maestro Horacio Ferrer, ès qualité de président de
la Academia Nacional del Tango.
Ce
soir, dans l'église Santa Cruz à Buenos Aires, se tiendra en ce
jour de fête (1) un hommage à l'ONG Madres de Plaza de Mayo Linea
Fundadora, pour marquer le 37ème
anniversaire d'une descente d'un groupe para-militaire dans les
locaux paroissiaux et arrêter arbitrairement neuf des personnes qui
étaient réunis là pour rassembler des fonds et déposer une
demande en bonne et due forme auprès des autorités judiciaires pour
retrouver trace de leurs parents disparus. Parmi ces personnes
arrêtées, il y avait deux des fondatrices de Madres de Plaza de
Mayo, une religieuse française, Alice Domon, et plusieurs hommes,
dont on oublie parfois qu'ils faisaient eux aussi partie des
militants des droits de l'Homme.
Depuis
17 ans, un groupe paroissial organise tous les ans à la même date
une cérémonie pour maintenir vivant le souvenir de ces personnes et
de cet événement tragique, afin de le transmettre aux générations
plus jeunes qui ont eu la chance de ne pas connaître ces sombres
années.
C'est
dans ce groupe paroissial, animé par les missionnaires passionnistes
qui ont la paroisse en charge, que s'était infiltré le sinistre
Alfredo Astiz, qui se faisait appeler Gustavo Niño et que l'on
connaît souvent sous son surnom postérieur d'"Ange blond de la mort" (il croupit désormais en prison, après plusieurs condamnations
fermes).
Plusieurs
de ces personnes arrêtées le 8 décembre 1977 reposent maintenant
dans le jardin de la paroisse, qui a été déclarée d'intérêt
historique par la Ville de Buenos Aires, visité par la Présidente
Cristina de Kirchner et a fait l'objet d'un film, sur l'action de la
communauté laïque et sur la congrégation des passionnistes sous la
Dictature.
La
cérémonie commencera à 18h, dans cette église du quartier de San
Cristobal. Elle sera suivie par la messe solennelle du jour.
Vous
pouvez également lire le billet d'information publié par la
paroisse dans son blog (c'est le billet publié à cette occasion en
2010).
(1)
C'est aujourd'hui l'Immaculée Conception de la Vierge Marie et le
jour est férié en Argentine comme dans de très nombreux autres
pays latins, Italie et Espagne en Europe, en particulier.
La
formation Marcapiel (du titre de la chanson vedette d'un album phare
du rocker argentin Luis Alberto Spinetta), septuor animé par le
guitariste et compositeur Alan Haksten, se produira vendredi 24
octobre 2014, à 21h30, au Teatro Orlando Goñi, Cochabamba 2536,
dans le quartier de San Cristobal.
La
soirée sera partagée entre Marcapiel et La Torivia, autre formation
musicale de la movida innovante actuelle, dont le répertoire
original mêle rock, musique de chambre et tango, entre Piazzolla,
Bach et Los Redondos de Ricota, selon la présentation que ce septuor
fait de lui-même.
Jeudi
10 avril 2014, à 21h, au Teatro Orlando Goñi, les chanteurs Sandra
Luna, Viviana Scarlassa et Cucuza Castiello s'unissent aux
guitaristes Javier Díaz González et Mateo Castiello (le fils de
Cucuza) pour rendre hommage à Pichuco en cette année de son
centenaire.
Vous
pouvez suivre l'actualité du théâtre, situé Cochabamba 2563, à
San Cristóbal, sur son profil Facebook.
Les deux orchestres typiques, Orquesta Típica Agustín Guerrero et Alan Haksten Grupp, partageront ce soir, vendredi 25 novembre 2011, à 20h, la scène du Centro Cultural Unión, avenida Independencia 2880, un ancien cinéma qui a fermé en 1968 et qui a réouvert ses portes en 2010 sous la forme d'une salle de spectacle, dans le bâtiment qui abritait autrefois le siège social de la Unión Ferroviaria, l'un des deux grands syndicats de cheminots argentins.
Entrée libre et gratuite.
Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
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La Boca de Quinquela et des peintres
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