Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
Le
facteur d'instrument argentin Oscar Fischer, qui était venu l'année
dernière présenter son bandonéon 100% de fabrication argentine,
le lance cette année sur le marché, après l'avoir fait essayé
dans plusieurs pays par un grand nombre d'interprètes de renom.
Le
Festival ArteTango, qui a invité le maître pour sa prochaine
édition, offre aux musiciens d'Europe la possibilité de faire
fabriquer un ou deux instruments qui seront livrés aux
commanditaires à Albi, lors du prochain festival, en
octobre-novembre prochain.
La carte de vœux du Festival.
En bas, à droite, en blanc et barbu, c'est le Maestro Oscar Fischer.
Voyez
le blog de Solange Bazely à ce sujet. Solange est la plus affûtée
des spécialistes de l'histoire de cet instrument emblématique de
Buenos Aires.
Voilà
qu'en ce mardi 6 mai 2014, nous touchons à la fin de notre séjour
programmé à Buenos Aires. Après une journée consacrée à ce
monstre sacré qu'est Carlos Gardel, à qui le tango doit ses lettres
de noblesse et son rayonnement international, il était légitime que
nous consacrions la dernière journée complète à Buenos Aires au
genre citadin par excellent qu'est le tango argentin.
2
740 € par personne en hôtel 4 étoiles, en centre-ville.
Derniers
jours pour s'inscrire auprès de l'agence
et bénéficier de ce tarif
tout compris
(hormis quelques repas, qui resteront ainsi aux prix
locaux
et dans l'authenticité de la table portègne et de la saison)
A media luz, chanté par Carlos Gardel
Notre
journée se composera de quatre moments-clés :
le
matin, nous visiterons, à quelques mètres de notre hôtel, la Casa del Bandoneón, fondé par le facteur
d'instrument Oscar Fischer, que certains Français ont eu la chance
de rencontrer cet automne à Paris et à Albi, lors de son bref
séjour parmi nous, pour présenter le premier bandonéon de
fabrication 100% argentine et que va produire, à l'unité et
lentement, cette maison qui est tout à la fois une école technique,
un musée et un atelier d'entretien et d'accordage des instruments.
Cette institution associative s'érige en gardien d'un patrimoine qui
risquait de disparaître à tout jamais. Mais le Maestro Oscar
Fischer a réussi à mettre en œuvre son idée, malgré les
obstacles que le Gouvernement de la Ville de Buenos Aires n'a pas
manqué de lui susciter (comme toujours), et il a même réussi à
faire voter une loi de sauvegarde qui interdit de faire sortir du
territoire des instruments de plus de 40 ans, pour éviter la pénurie
sur le marché intérieur (voir mon article du 3 novembre 2009 sur le vote de cette loi
qui est appliquée par la douane à tous les postes frontières,
notamment à l'aéroport d'Ezeiza).
Tristeza de la calle Corrientes, par l'orchestre de Miguel Caló,
avec la voix de Raúl Berón,
qui créèrent ce tango devenu classique.
Le montage audio le fait précéder par quelques mots
du poète Homero Expósito, auteur de la letra.
L'après-midi
sera consacrée à un parcours le long de l'avenida Corrientes, la
grande rue des spectacles. Nous ferons d'abord une halte à Zivals,
un disquaire emblématique, où vous trouverez les disques qui
n'arrivent pas jusqu'en Europe, non seulement les vieux
enregistrements historiques mais aussi les artistes contemporains,
ceux que nous méconnaissons mais qui font que le tango est un art
vivant et si dynamique. Et en plus, dans les bacs de Zivals, il n'y a
pas que du tango. Vous trouverez les grands classiques du rock
nacional, du jazz argentin et l'ample répertoire du folclore, sans
parler d'un rayon important de musique d'Amérique Latine, tous les
genres confondus.
La Cumparsita, dirigée par Juan D'Arienzo, dans les années 1970
à la télévision argentine - un must ! un classique de la direction musicale !
Notre
promenade à pied nous conduira ensuite jusqu'au Luna Park, à l'est
de la ville, le long de cette avenue rythmée par les plaques
commémoratives, les théâtres et cinémas toujours actifs et les
souvenirs du Café el Nacional, où Pugliese fonda son orchestre, en
1939, du Café Domínguez où il fit ses débuts dans les années
1920 avec Paquita Bernardo, la première bandonéoniste
professionnelle morte en 1925, celui du cabaret El Chantecler où
Juan D'Arienzo sauva la Cumparsita un soir de 1936, grâce à son
pianiste Rodolfo Biaggi, et je vous en passe... sur notre chemin,
nous ferons connaissance avec le fameux Obélisque (1), à moins que
mus par la curiosité, vous ne l'ayez déjà vu (notre hôtel n'est
pas loin de là!).
Enfin,
dans la descente vertigineuse qui plonge vers plaza Leandro Alem,
nous aurons le temps d'admirer une célèbre adresse : "Corrientes 348", celle que l'on entend dans A media luz(2).
Entre rejas, chanté par Patricia Barone
accompagnée à la guitare par Javier González, en 2008
Notre
troisième rendez-vous nous conduira à la Academia Nacional del
Tango où nous passerons le début de soirée (qu'on appelle encore
là-bas la tarde) : visite du petit musée constitué à la
demande du Maestro Horacio Ferrer suivi d'une conférence en
français, pour nous, par un académicien qui s'est spécialisé dans
l'histoire musicale du tango et ses liens avec la musique européenne,
notamment avec Mozart et la tradition de l'opéra. Une sorte de Plenario
pour nous seuls ou pour les éventuels visiteurs présents dans le
musée et qui voudront venir prendre une bouffée de français !
Nous
terminerons notre journée par un dîner que nous prendrons ensemble
dans un restaurant situé sans doute sur Avenida de Mayo (la table
n'est pas encore réservée, au pays de l'improvisation, ce n'est pas
encore l'heure de le faire).
Au cours de cette journée, le déjeuner sera libre.
Le
lendemain, nous aurons un programme d'une demi-journée : l'après-midi, il faudra déjà reprendre, "snif snif !", la route
de l'aéroport...
Hommage au poète et compositeur Enrique Santos Discépolo
l'auteur de Yira Yira et de Cambalache, entre autres...
*
* *
Ceux
d'entre vous qui lisent ce blog régulièrement savent que nous
séjournerons au Monserrat Apart Hotel et que cet établissement aux
chambres bien équipées permet d'équilibrer le budget et le régime
alimentaire de chacun (en évitant les commissions léonines que le
secteur touristique argentin a coutume de s'octroyer, transformant
ainsi artificiellement le pays en une destination hors de prix, à la grande colère de l'habitant lambda qui n'a pas vraiment l'impression de vivre sur
le même pied qu'un New-Yorkais ou un Tokyoïte).
Le matin,
l'hôtel propose un petit-déjeuner sous forme d'un buffet
international avec quelques spécialités argentines.
Vous
pouvez consulter le site Internet de cet hôtel, les informations
reflètent la réalité de l'établissement.
Le
Monserrat Apart Hotel dispose aussi d'une page Facebook.
Le
programme complet du séjour est disponible en format imprimable sur
mon site Internet et en lecture en ligne sur le site de l'agence
Human Trip, qui est à votre disposition pour répondre à toutes vos
questions (conditions de vente, modalités de paiement et
d'inscription et toutes les autres questions techniques avant la fin
du mois pour garantir le prix de 2 740 € par personne tout
compris).
Ce
séjour comporte plusieurs soirées libres et les danseurs de tango
pourront donc profiter des milongas portègnes.
Vous
pouvez retrouver Human Trip sur plusieurs salons du tourisme, un peu
partout en France.
Le
12 avril dans l'après-midi, je donnerai une causerie sur les atouts
culturels de Buenos Aires dans le cadre de mon partenariat avec cette
agence au salon ABM, Espace Reuilly, à Paris, dans le 12ème
arrondissement.
*
* *
Grâce
à son correspondant à Buenos Aires, Human Trip peut vous proposer
des extensions vers d'autres destinations, tant en Argentine que dans
les pays limitrophes, à l'intérieur des dates prévues (vous pouvez
sauter des étapes de notre séjour si vous le souhaitez), soit avant
l'arrivée du groupe, le 25 avril, soit après son départ le 7 mai.
L'agence
est à votre service pour vous construire un programme sur mesure.
Pour
revisiter tous les articles relatifs à ce voyage dans ce blog,
cliquez sur le nom Human Trip dans le bloc Pour chercher, para
buscar, to search, ci-dessus.
(1)
Entre rejas (derrière les barreaux), de Javier González et
Alejandro Szwarcman, fait partie de mon recueil Deux cents ans après,
le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire
du tango, Tarabuste Editions, revue Triages, janvier 2011.
(2)
La plupart de ces anecdotes et de ces textes figurent dans Barrio de
Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai
2010 aux Editions du Jasmin.
Le
Maître Oscar Fischer, l'un des facteurs de bandonéons de
Buenos Aires mais aussi le fondateur et directeur de la Casa del
Bandoneón, à la fois fabrique, atelier de réparation
et école de lutherie, s'en vient par chez nous. Vendredi 8
novembre 2013, à 19h30, il présentera son nouvel
instrument, un bandonéon made 100% en Argentine, par ses
soins, à la Maison de l'Argentine de la Cité
Universitaire, 27 bld Jourdan. Entrée libre et gratuite.
Le
dimanche 10 novembre, il sera l'une des vedettes de la grande journée
tango organisée par Marina et Sol Bustelo, au Studio Buenos
Aires dans le 20e arrondissement, avec le compositeur Martín
Palmeri, qui présentera sa Misa Tango, et une milonga la nuit
venue. Profitons du long week-end pour veiller tard (27 €
l'ensemble des trois activités).
Oscar
Fischer fait partie de ces artisans éminemment attachants de
Buenos Aires. Son institution du bandonéon est au programme du
voyage que je vous propose à Buenos Aires, du 24 avril au 8
mai 2014, avec Human Trip (Le roman national argentin – voyage
culturel, solidaire et humain, 2 470 € TTC par personne).
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
Pour en savoir plus, cliquez sur le logo
La Boca de Quinquela et des peintres
LES LIENS ~ LOS ENLACES ~ LINKS (sites intéressants)
Blogs et sites culturels : Walter Alegre, militant de la culture (BsAs) Pablo Vignali, photographe à Montevideo Melografías, sur l'actualité de la musique argentine(BsAs)
Radios généralistes : NCI, culture pan-ibéroaméricaine (Madrid) RFI Radio France Internationale en français RFI Radio France Internationale en espagnol Canal Académie (radio de l'Institut de France)
Dictionnaires et traducteurs en ligne : ATLIF-Université de Caen (dictionnaire de français) CISCO-Université de Caen (synonymes français) RAE Real Academia Española (dictionnaire d’espagnol)