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mercredi 2 septembre 2026

Le CAFF propose son propre festival de tango [à l’affiche]

Cliquez sur l'image pour lire le programme du mois

Pour la septième année consécutive, le Club Atlético Fernandez Fierro (CAFF), qui est la salle de concert de l’orchestre typique du même nom, la OTFF (rien à voir en fait avec le sport, c’est une blague), proposera à partir de demain et pendant tout le mois de septembre, en plein quartier de l'Abasto, à Buenos Aires, son propre festival de tango, en contrepoint et en opposition avec le festival officiel de tango de la Ville qui vient de s’achever avec les finales du Mundial del Tango.

Le FA-CAFF est un festival indépendant qui présente des artistes et des formations anticonformistes du tango underground.

Au menu, concerts, présentation de disques, foire aux livres spécialisés et exhibition de danse.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
consulter le programme sur le site Internet du CAFF


jeudi 6 août 2026

Août, c’est le mois du tango à Buenos Aires [à l’affiche]

La milonga du Centro Cultural 25 de Mayo, à Villa Urquiza,
participe à la manifestation tous les dimanches, de 19 à 22h


Depuis lundi dernier, la ville de Buenos Aires rassemble tous ses atouts tango pour régaler le public en préparation du Festival (musique) et du Mundial (compétition de danse) qui se tiendront à la fin août.

Le programme de ce pré-festival comprend des concerts, des récitals, des ateliers, des démonstrations de danse et des milongas. Il est en partie organisé par le ministère de la Culture de la ville.

Seul Página/12 en rend compte parmi les quotidiens d’envergure nationale. On peut difficilement invoquer un enthousiasme débordant dans les médias généralistes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 5 juin 2026

Tango + Tango : quatre jours de festival à Hasta Trilce [à l’affiche]


Depuis hier, jeudi 4 juin 2026 et jusqu’à dimanche prochain, le café-concert Hasta Trilce, Maza 177, accueille la troisième édition d’un petit festival de tango hors des sentiers battus et du « tango for export » (pour les touristes) : Tango + Tango.

Cette manifestation se déploie sur trois axes : musique acoustique, danse et table-ronde. Elle fait le tour de l’actualité de la création et de la reprise du répertoire dans le genre urbain par excellence de l’Argentine des grandes villes.

Nombreux artistes au programme.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 d’hier
consulter le programme sur le site Internet de Hasta Trilce

vendredi 22 mai 2026

Les Prix Tango 21e siècle ont été remis hier [à l’affiche]

Tous les artistes primés cette année
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Hier, à Hasta Trilce, une salle qui accueille souvent des soirées de musique populaire à Buenos Aires, la seconde cérémonie des Premios Tango Siglo XXI s’est tenue en présence de la chanteuse Amelita Baltar, ancienne compagne et muse de Astor Piazzolla, créatrice de Balada para un loco et autre Chiquilín de Bachín, sur des textes du génial et regretté Horacio Ferrer. A 85 ans et avec une trajectoire artistique bien à elle, elle a reçu un hommage spécial pour l’ensemble de sa carrière (Félicitations, Madame !)(1)

Amelita Baltar hier à Hasta Trilce
(Il ne doit pas faire chaud en ce moment à Buenos Aires)

La crème du tango contemporain était réunie là, dont plusieurs de mes amis dont vous entendez moins parler dans ce blog depuis que Javier Milei est arrivé aux affaires et qu’il détruit systématiquement les conditions de développement d’une vie culturelle et artistique populaire qui tienne la route sur le plan économique.

Parmi eux, le chanteur Cucuza Castiello (sur la photo d’ensemble, c’est le chauve habillé en noir, au premier rang, à gauche).

Cucuza hier

Ces prix permettent aux « professionnels de la profession » de ne pas dépendre uniquement des institutions bien établies et d’accompagner l’évolution des métiers au plus près des aventures artistiques actuelles en couvrant l’ensemble du genre, ce qui n’est pas toujours le cas des prix traditionnels.

La liste des catégories est longue, puisqu’elle couvre toute l’expression tanguera, compositeurs, musiciens, chanteurs, orchestres, danseurs, etc. Les listes des récompensés est trop longue pour que je la répète ici mais La Nación a intégré à son compte-rendu sur son site toutes les vidéos de la soirée. Vous pouvez donc en profiter presque comme si vous y étiez !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Tiempo Ar, un journal digital
consulter l’article de La Nación et régalez-vous !

lundi 20 avril 2026

María Nieves ne dansera jamais plus sur scène [Actu]

María Nieves vers 2023-2024


María Nieves était dans sa 92e année. La grande danseuse est morte hier, dimanche 19 avril 2026. Connue dans toute l’Amérique latine et, au-delà, dans toute l’hémisphère nord comme la co-vedette du spectacle Tango Argentino qui avait parcouru le monde pendant les années 1990, quand le président Carlos Menem finançait sans compter ces grandes productions somptueuses destinées aux publics étrangers, au point que des médias de chez nous lui ont rendu hommage ce matin : Le Figaro, RFI ou RTS, entre autres titres.

María Nieves avait partagé la scène avec son partenaire d’excellence, Juan Carlos Copes, qui avait aussi été son mari avant des séparations et des réconciliations qui ont finalement abouti à un divorce définitif. Lui est mort du covid pendant la pandémie et elle a poursuivi sa carrière presque jusqu’à la fin, obtenant des hommages mérités au Festival International de Tango de la Ville de Buenos Aires en 2023 et à la Academia Nacional del Tango de la República Argentina l’année suivante, toujours dans le cadre du festival.

María Nieves avec Gabriel Soria, président de la Academia Nacional del Tango
Soirée autour de la danseuse en 2024 au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer

Elle avait aussi consacré beaucoup d’énergie à la transmission de son art aux générations suivantes. Cette femme née dans une famille nombreuse très humble était connue pour son caractère joyeux et rieur.

Une grande dame s’en est allée. Elle sera veillée au Salón Montevideo de la Legislatura de Buenos Aires, après la veillée autour de son cadet, l’acteur Luis Brandoni, décédé ce matin.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajouts du 21 avril 2026 :
lire l’article de La Prensa
lire l’article de La Nación publié dès dimanche mais impossible à trouver sur le site hier (même en cherchant bien)

Hommage à Jorge Donn au BAFICI [à l’affiche]

Jorge Donn dans la scène finale
de Les uns et les autres de Claude Lelouch


Indissociable de l’œuvre et de la vie de Maurice Béjart (Marseille, 1927 – Lausanne, 2007), dont il fut à la fois le danseur inspirateur et l’amant (en tout cas, l’un d’entre eux), Jorge Donn était né en Argentine, du côté de Morón dans la banlieue populaire à l’ouest de la capitale, Buenos Aires, en 1947. Il est décédé en 1992, à Lausanne, en Suisse, où il avait suivi le chorégraphe lorsque celui-ci, privé de ses subventions publiques au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, suite à un changement de direction générale, s’y installa avec le Ballet du XXe Siècle mué en Béjart Ballet Lausanne.

Formé à la danse classique au Teatro Colón, où il avait rencontré le Ballet du XXe Siècle en tournée en 1963, Jorge Donn (1) a fait toute sa carrière avec Béjart, presque jusqu’à sa mort, et n’a réalisé que quelques courtes excursions dans son pays natal. Il y a fait forte impression notamment en 1981, lors de la sortie en Argentine du film de Claude Lelouch, Les uns et les autres, où il joue le rôle d’un grand danseur soviétique du Bolchoï qui meurt au combat pendant la « Grande Guerre Patriotique » puis de son fils, autre grand danseur, qui choisit la liberté en France, comme le fit Rudolf Noureiev, et participe à la grande soirée finale du film, au pied de la Tour Eiffel, qui rassemble tous les artistes dont le film a suivi les épopées familiales depuis l’accession au pouvoir d’Hitler et où il danse le Boléro de Ravel, dans la version splendide qu’en donna Béjart, et dans une émission de télévision, où il était l’invité du grand chanteur de tango, Robert Goyeneche, dit El Polaco, et dont les Argentins qui l’ont vu se souviennent encore !

Jorge Donn et El Polaco pendant l'émission
(archive de la télévision argentine intégrée au documentaire)

Deux cinéastes ont rassemblé des archives sur et autour de Jorge Donn pour monter un documentaire intitulé Donn, instrumento de Dios (une paraphrase du titre d’un des ballets de Béjart, en hommage au grand danseur des Ballets Russes, Vaslav Nijinski, rôle créé par et pour Donn). On y suit l’artiste dans son métier, l’exercice de son art et sa vie personnelle, dominée par la relation complexe avec son Prométhée qui n’était pas d’une fidélité à toute épreuve à son égard.

Vendredi 17 avril 2026, le documentaire est sorti en Argentine dans le cadre du festival du cinéma de Buenos Aires, le BAFICI, qui se tient depuis une semaine dans la capitale argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Nación
lire la présentation du film sur le site du festival

Ajout du 4 mai 2026 :
lire cet article de Página/12, un hommage très émouvant au grand artiste argentin après la dernière projection du documentaire au BAFICI.





(1) Il doit son nom à sa mère dont la légende dit qu’arrivée toute petite en Argentine, elle ne savait prononcer que ce mot lorsqu’on lui demandait son nom, qu’elle ne connaissait pas encore, et qu’on a donc fini par donner à la famille toute entière. Le Don est ce fleuve qui coule de la Russie vers l’Ukraine, en arrosant au passage la ville de Rostov-sur-le-Don (Russie) et en laissant son nom à son bassin principal, le Donbass (Ukraine). Les Donn étaient une famille juive venue d’Ukraine. Jusqu’à leur fuite vers l’Amérique du Sud, ils avaient vécu dans la zone dite « de résidence », où, sous le régime tsariste, tous les juifs de l’empire avaient obligation de résider. Cette zone correspondait à la ceinture occidentale de l’empire russe, une zone frontière qui allait de l’Estonie au nord à l’Ukraine au sud (hors péninsule de Crimée).

Entre teuf et rave : l’hommage à François devant « sa » cathédrale [à l’affiche]

"François vit dans la rencontre", telle est le nom de la fête


Samedi 18 avril 2026, on a fait la fête sur Plaza de Mayo au bord de laquelle se dresse la cathédrale de Buenos Aires : il s’agissait de rendre hommage au pape François, qui fut aussi l’archevêque de la ville, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, le 21 avril 2025, un Lundi de Pâques au petit matin.

Vue de drone de Plaza de Mayo
En bleu profond : la scène de DJ Padre Guilherme
En bleu clair, le Cabildo, l'hôtel de ville colonial,
aujourd'hui musée de la Révolution
Le fronton de temps grec à gauche, c'est la façade de la cathédrale
(la façade est inspirée de la Madeleine à Paris)

La fête, énorme et très populaire, faisait partie d’une tournée mondiale d’un prêtre DJ, un Portugais dont la vie et la mission religieuse ont été transformées, dit-il, par l’enseignement du pape argentin. Avec ses platines et ses montages de pensées spirituelles, au milieu des jeux de lumière et des projections aux couleurs éclatantes, DJ Padre Guilherme a fait danser jusqu’à pas d’heure une foule dense (100 000 personnes estimées), en préambule de quatre jours pendant lesquels les catholiques argentins se recueillent dans le souvenir du pontife défunt.

Une des projections géantes de la soirée :
"Merci, pape François. Intercède pour nous"
On est ici dans une formule de prière qui tend à introduire
une future démarche pour faire reconnaître le Saint Père défunt
comme Serviteur de Dieu, la première étape du procès de canonisation

Les célébrations culmineront demain, le 21 avril 2026, à la basilique de Luján, où l’on vénère la sainte patronne du pays, une Vierge miraculeuse qui a choisi de faire sa demeure dans ce coin perdu d’Argentine au 17e siècle. Tous les évêques du pays se retrouveront sur place pour une messe solennelle. Ils y tiennent déjà l’assemblée générale de la Conférence épiscopale argentine. Luján se trouve à 70 km environ à l’ouest de Buenos Aires. C’est une sorte de Lourdes argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín sur la fête de samedi dernier
lire l’article de Infovaticana sur le même sujet
lire l’article de Página/12 sur les différentes célébrations du premier anniversaire de la mort de François

Ajout du 24 avril 2026 :

Sans Torquemada, cet hommage au pape argentin eut été incomplet, n’est-il pas ? C’est donc le journal de droite réactionnaire La Prensa qui nous offre, sur un plateau d’argent, la touche florentino-fondamentaliste qui nous manquait sous la forme d’une acrimonieuse lettre ouverte à la Conférence épiscopale argentine, conclue de surcroît par la devise jésuite en orthographe latine archaïsante, s’il vous plaît, Ad maiorem Dei gloria (pour la plus grande gloire de Dieu). Déjà en soi, le latin, ce n’est pas la pointe de la modernité mais avec cette graphie en prime !
Par-dessus le marché, l’auteur ne se présente même pas comme membre de la Compagnie de Jésus. S’il l’était, cela l’autoriserait à emprunter sans forfanterie cette formule que pouvait employer à juste titre le pape François, puisque, avant le conclave, il était jésuite (il a cessé de l’être après).
A ce sujet, lire le billet d’opinion de La Prensa

Ajout du 27 avril 2026 :
Torquemada bis.
Lire
ce nouveau billet d’opinion paru dans La Prensa, et cette fois-ci adressé à l’archevêque de Buenos Aires et uniquement lui.

jeudi 11 décembre 2025

Gisela Passi et Rodrigo Rufino proposent un stage exceptionnel à Paris [ici]

Gisela Passi et Rodrigo Rufino


En ce jour international du Tango, j’ai choisi de publier cette proposition d’un couple de professeurs exceptionnels qui enseigne un tango très authentique et simple à Paris.

Le dimanche 4 janvier 2026 après-midi, Gisela Passi et Rodrigo Rufino, tous deux argentins et parfaits francophones, animeront un atelier intitulé Écouter, comprendre, sentir, danser la musique de tango argentin.

Quinteto La Bordona

Pour l’occasion, ils seront en excellente compagnie puisque le contrebassiste et compositeur Ignacio Varchausky, grand spécialiste du tango classique, participera à l’atelier. L’occasion pour vous de rencontrer un artiste qui est considéré comme l’un des acteurs-clés du genre en Argentine depuis de nombreuses années. Ignacio Varchausky est en effet le fondateur de plusieurs formations musicales ainsi que de la Orquesta-Escuela de Tango Emiliano Balcarce.

De 14h à 16h environ, cours de danse sur les différents styles musicaux des grands orchestres classiques des années 1940 et 1950,l’âge d’or du tango.

Après une petite pause-café, de 16h à 18h, les participants écouteront jouer le Quinteto La Bordona, dans lequel Ignacio Varchausky tient la partie de la contrebasse (le rythme), La Bordona étant un tango très connu du compositeur Emiliano Balcarce. Les morceaux exécutés seront choisis dans le répertoire classique, ils seront expliqués, décortiqués et commentés par les professeurs de danse et les musiciens. Une expérience très précieuse pour progresser dans l’art d’improviser sur la piste comme on le fait à Buenos Aires.

Document fourni par Gisela et Rodrigo, que l'on voit ici
avec Ignacio Varchausky (en polo rouge)
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Prix par personne : 70 €.

Inscription obligatoire en couple à l’adresse électronique des professeurs : rufinopassi#gmail.com

Les personnes seules sont invitées à se signaler à Gisela et Rodrigo qui s’efforceront de constituer des couples de danseurs dans la mesure du possible.

Lieu : Loft Lechapelais, 6 rue Lechapelais, Paris 17e.

© Denise Annc Clavilier

vendredi 7 novembre 2025

Ce week-end, une nouvelle Noche de los Museos [à l’affiche]


Ce samedi soir, dans la nuit du 8 novembre 2025, de 19h (et parfois un peu plus tôt encore) à 3h du matin le lendemain, tous les musées de la ville de Buenos Aires ouvrent leurs portes gratuitement à tout le monde.

Plus de trois cents institutions participent cette année à la manifestation, des musées publics, fédéraux (la plupart sans un sou) et municipaux, comme privés, des centres culturels aussi et même, pour la première fois cette année, un petit nombre de Bares Notables, ces cafés distingués par la Ville pour le rôle culturel qu’ils jouent depuis plusieurs décennies.

L'affiche de la nuit sur le compte Instagram
du Teatro Colón

Pour l’occasion, la Ville de Buenos Aires garantit la gratuité des transports à toutes les personnes qui voudront bien télécharger le Passe de la manifestation. Les bus, le métro et même les bicyclettes en libre-service pourront être utilisés sans débourser un peso.

Espacio de la Memoria

Pour le métro portègne, sur la ligne A, ce sera aussi l’occasion de ressortir les vieux wagons de l’inauguration du réseau en 1913, les wagons de La Brugeoise, l’atelier belge auquel la ville les avait commandés et qui ont encore fière allure avec leurs banquettes en bois et leurs laitons étincelants. Cela grince parfois un peu mais c’est vraiment très joli !

En hommage à Carlos Gardel,
grande milonga nationale avec orchestre
sur Avenida Corrientes, l'avenue des théâtres et de cinémas


L’Ambassade de France sera de la partie avec une nouvelle édition de La Feria Francesa (la fête du croissant et du macaron pour les Portègnes).

Entrée du Museo del Mate

2025 verra enfin pour la première fois un nouveau musée s’associer à cette Nuit : le musée du mate, qui a ouvert il y a peu sur Avenida de Mayo, entre la Plaza de Mayo où s’est produite la Révolution, le 25 mai 1810, et le Congrès, né de la constitution, un demi-siècle plus tard. Ce Museo del Mate, situé ainsi au cœur de l’histoire argentine, se veut être le kilomètre 0 de la Ruta del Mate, un circuit touristique et gastronomique qui serpente dans les provinces de Corrientes et de Missiones, tout au nord du pays. Le musée présente une riche collection, constituée par un particulier, le grand-père de l’actuel très jeune conservateur, de tout ce qui tourne autour de l’infusion nationale : ustensiles, paquets de yerba mate anciens et plus récents, photos d’Argentins préparant ou buvant le mate dans toutes les circonstances imaginables. En temps normal, l’accès au musée est payant.

Une vue de l'exposition dans les ateliers du Teatro Colón
(photo extraite du site Internet de l'institution)

Autre curiosité à voir : les ateliers des décors et des costumes du Teatro Colón, l’opéra de Buenos Aires. Des splendeurs à voir, à contempler, à admirer…

Toute la semaine, les journaux ont multiplié les articles pour préparer la manifestation qui, depuis sa création, rencontre toujours un immense succès de participation.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le programme proposé par Espacio Memoria, l’une des institutions situées sur le domaine de l’ex-ESMA, un ensemble consacré aux droits de l’Homme et à la mémoire des victimes de la dictature militaire des années 1976-1983 dont Javier Mileí et sa vice-présidente aimeraient réhabiliter les tortionnaires (l’ensemble du parc est lui-même menacé dans son existence même, certaines personnes au gouvernement ayant émis l’idée de rendre à l’endroit sa destination antérieure, celle d’une école supérieure de mécanique marine militaire) ;
lire l’article de La Prensa sur la nouvelle édition de La Feria Francesa ;
lire l’article de La Prensa sur le programme du Museo Casa Carlos Gardel ;
lire l’article général de Clarín ;
lire l’article de Clarín sur quelques uns des lieux à visiter au cours de la Nuit des Musées ;
lire l’article de Clarín sur le Museo del Mate de Buenos Aires (il en existait déjà un à Tigre, dans la lointaine banlieue résidentielle du nord de la capitale argentine) ;
lire l’article général de La Nación ;
lire l’article de La Nación sur les Bares Notables
lire l’article de La Nación sur les ateliers du Teatro Colón
visiter les pages Noche de los Museos du portail de Buenos Aires
visiter le site Internet du Museo del Mate
visiter le site Internet du Teatro Colón

Ajout du 10 novembre 2025 :
Le succès de la manifestation ne s’est pas démenti puisqu'elle a attiré 1,2 million de personnes sur les 300 sites participants et Página/12 en a fait la Une de son supplément culturel quotidien, Cultura & Espectáculos, de ce jour.
Pour en savoir plus :
lire l’article de Página/12

"La nuit des musées ne dort pas" dit le gros titre
en allusion à l'un des surnoms de Buenos Aires,
la ville qui ne dort jamais
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lundi 8 septembre 2025

Une chorégraphe de Gand revisite le tango au Coliseo de Buenos Aires [à l’affiche]

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La chorégraphe argentine, née à Córdoba et établie à Gand en Belgique, Lisi Estaras, donne depuis la semaine dernière un spectacle intitulé Pasos en la noche (des pas dans la nuit), pour une série de sept représentations au Teatro Coliseo de Buenos Aires, une salle à l’italienne du quartier de Retiro. En novembre, une nouvelle série de représentations aura lieu dans un autre théâtre de la capitale argentine.

Pasos en la noche est une relecture de Tango Buenos Aires – Opus 4 du compositeur tanguero Eduardo Rovira (1925-1980). Lisi Estaras a travaillé avec le Ballet Contemporáneo, la compagnie de danse du Teatro San Martín, l’une des institutions publiques du Complexe théâtral de la Ville Autonome de Buenos Aires. Cette compagnie n’est autre que celle pour laquelle Eduardo Rovira avait composé cette partition.

Le spectacle dure 70 minutes.

Le prix des places va de 12 000 à 17 000 $ ARG.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’interview de Lisi Estaras dans Página/12
lire la présentation du spectacle sur le site Internet du Teatro Coliseo

mardi 1 juillet 2025

El Tango pide pista de retour à Pista Urbana [à l’affiche]


El Tango pide pista (le tango demande la piste) est un festival alternatif qui se tient tous les ans, depuis dix ans, dans un très sympa et très typique modeste café du quartier de San Telmo, dans la rue Chacabuco, dénommé Pista Urbana. Pista Urbana est une institution sans but lucratif, gérée par une association, et qui s’est donné pour mission d’accueillir tous les musiciens et tout le public, indépendamment de la taille du portefeuille.

Pendant tout le mois de juillet, en plein hiver austral, Pista Urbana proposera trente spectacles différents dans à peu près toutes les disciplines du tango, avec des chanteurs, des compositeurs, des instrumentistes, des danseurs, du cinéma. Le café ouvre sa piste et sa scène à des artistes authentiques qui ont bien souvent beaucoup de mal à se produire, en particulier depuis l’arrivée de Javier Mileí au pouvoir.

L’entrée est libre. La participation aussi et le programme est somptueux, même s’il est très difficile maintenant de rassembler du public en soirée, notamment dans cette petite rue secondaire, qui ne bénéficie pas de l’éclairage public abondant qui existe dans les avenues du voisinage. Sans parler des difficultés pour se garer si vous venez d’un peu loin... Les gens ont peu d’argent à consacrer aux loisirs et ils ont très peur de la violence qui monte très concrètement dans les quartiers même les plus paisibles depuis que le gouvernement a fait le choix de bannir toute politique sociale et de lui préférer la violence institutionnelle et économique. Et en plus, il fait un froid de canard en ce moment sur toute l’Argentine !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12, qui donne la parole aux organisateurs du festival
lire l’article de Fractura Expuesta, le média spécialisé dans le tango alternatif, qui détaille le programme jour après jour
visiter le site Internet de Pista Urbana

mercredi 25 juin 2025

Semana Gardeliana à Buenos Aires [à l’affiche]

Carlos Gardel
11 décembre 1890, Toulouse, France
24 juin 1935, Medellín, Colombie


Hier, c’était le 90e anniversaire de la disparition de Carlos Gardel, qui a trouvé la mort à Medellín, lors d’une collision de son avion au sol, alors qu’il allait décoller pour l’une des toutes dernières d’une grande tournée en Europe et en Amérique. Il avait 45 ans et il était au sommet de son art.

Sa voix a été classée au patrimoine de l’UNESCO. Il est considéré comme un trésor national par les Argentins.

Pourtant, cet anniversaire qui aurait dû revêtir quelque solennité, passe presque inaperçu. La ville de Buenos Aires (gouverné à droite et qui utilise le tango comme un atout économique plus que comme un patrimoine culturel) a mis en place une riche semaine d’événements en tout genre dans de nombreux espaces qu’elle contrôle, en particulier le réseau des théâtres municipaux. Le ministère portègne de la culture ne s’est toutefois même pas donner la peine de publier une affiche pour cette manifestation. Sur le site de la ville, une simple photo de l’artiste… Elle est dans le domaine public. Cela évite les frais, n’est-ce pas ? Ils n’ont aucune honte !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 sur l’ensemble des propositions de la semaine
lire l’article de Página/12 sur le spectacle qui s’est donné hier au CCK (rebaptisé aujourd’hui Palacio Libertad, parce que Mileí ne supporte pas que quoi que ce soit porte le nom de l’ancien président Néstor Kirchner)
lire l’article de La Prensa, par le président de la Fondation Gardel, un homme qui n’est pas à sa place dans cet univers gardélien, qui n’a guère de liens avec l’univers du tango et ses institutions, et qui présente ici un ouvrage complotiste qu’il a signé sur l’accident du 24 juin 1935 (cela fait 90ans que toutes sortes de théories fantaisistes et absurdes circulent sur cet accident, comme il y en avait beaucoup dans ces premiers temps de l’aviation)
lire l’article de Clarín

jeudi 5 juin 2025

Comme un pied de nez aux autorités, Tango + Tango s’offre une deuxième édition [à l’affiche]


Le festival Tango + Tango se tient à partir de ce soir et jusqu’à dimanche à Hasta Trilce, un café et salle de spectacle du quartier de Almagro.

Ce festival, petit par la taille et les moyens mais grand par le courage qu’il suppose en ces temps si difficiles à Buenos Aires, rassemble la fine fleur du tango d’avant-garde : instrumentistes, chanteurs, groupes, paroliers, compositeurs et danseurs.

Comme tout festival digne de ce nom, il enchaînera tout au long de ces quatre jours des concerts, des tables-rondes, des milongas et des ateliers d’initiation et d’apprentissage.

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Prix des places pour chaque élément du programme : 15 000 pesos argentins. Et ça vaut le coup même si c’est une dépense que beaucoup de gens sur place hésiteront à engager par les temps qui courent.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 qui a interviewé les trois organisateurs de la manifestation
accéder au site Internet de Hasta Trilce qui présente en détail tout le programme et permet de réserver des places

samedi 29 juin 2024

Un mois de juillet consacré au tango à Buenos Aires [à l’affiche]


A partir de mardi prochain et pour tout le mois de juillet, une manifestation todo tango revient à San Telmo pour une neuvième édition : El Tango pide pista (le tango demande une piste), un jeu de mot avec le nom de le bar-concert associatif qui accueille la manifestation, Café Pista Urbana, Chacabuco 874.

En dix ans, El Tango pide pista n’a manqué le rendez-vous qu’en 2020, à cause de la pandémie.

Le premier rendez-vous de ce cycle à la bonne franquette sera un nouvelle projection du superbe documentaire El Café de los Maestros qui recueille les souvenirs de tous les grands du tango dont aujourd’hui un grand nombre nous a quittés.

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Au programme, il y aura un peu de tout : de la musique, du chant, de la danse et surtout des rencontres. Plein de rencontres. A noter que Pista Urbana dispose de sa chaîne Youtube et que certaines soirées s’y retrouveront peut-être d’ici peu.

La manifestation a été présentée mercredi au siège de la Academia Nacional del Tango par le président de celle-ci, Gabriel Soria.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com


Pour aller plus loin :

vendredi 10 mai 2024

Tango + Tango, trois jours à fond à Hasta Trilce [à l’affiche]

L'affiche générale avec tous les soutiens économiques
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Dans le quartier de Almagro, dans le centre de Buenos Aires, le café Hasta Trilce, Maza 177, propose du 10 au 12 mai 2024 trois jours d’une programmation tango très complète et centrée sur le tango contemporain, underground, et ses problématiques actuelles.

Présentation du festival pour les candidats musiciens
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Il y aura de tout : danse, musique, tables-rondes et beaucoup de politique pour défense le secteur du tango et au-delà, la vie culturelle du pays, sérieusement menacée par les annonces du gouvernement, bien décidé à abandonner dans les grandes largeurs le financement de cette partie du secteur non-marchand. Les artistes participant ont présenté leur candidature au comité organisateur sur la base d’un cahier des charges.

Présentation du festival côté danse
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Ce soir, le festival commence à 18h et se termine largement après minuit, comme demain. Dimanche, on commence à 17h.

On peut boire un verre et dîner à partir de 18h sur place.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com


Pour aller plus loin :

visiter le site Internet de Hasta Trilce