Affichage des articles dont le libellé est Albi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Albi. Afficher tous les articles

mercredi 17 octobre 2018

Ma prochaine conférence tango : le 27 octobre à Albi [ici]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Mon deuil récent m'a fait retarder au-delà de mes habitudes l'annonce de ma prochaine conférence que je donnerai le samedi 27 octobre à 18h15, à Albi, dans le cadre du festival annuel Arte Tango.

Ce sera à la MJC, 13 rue de la République.
Entrée libre et gratuite.

La conférence, intitulée Gardel y su después, le répertoire du tango chanté de 1917 jusqu'à nos jours, portera sur les textes et les poètes et insistera sur ce qui s'est développé après Carlos Gardel (1890-1935), puisque le répertoire du chanteur est quelque peu connu en France mais ce qu'il s'est passé ensuite l'est beaucoup moins.

En fait, la disparition de Gardel n'est pas un repère pertinent dans l'histoire du tango stricto sensu. S'il l'est pour nous, c'est parce que, n'étant pas argentins, nous ne sommes pas plongés dans cette réalité que le tango exprime, reflète et participe à construire. Pour les Argentins contemporains de Gardel et ceux d'aujourd'hui, le tango a tout simplement continué sa course grâce aux auteurs que le grand artiste avait découverts et suscités, comme Homero Manzi, Enrique Santos Discépolo ou Enrique Cadícamo. Puis d'autres sont venus comme José María Contursi et Homero Expósito et enfin Horacio Ferrer, qui a révolutionné le genre en 1967 avec María de Buenos Aires, le premier opéra-tango, une idée géniale et mégalomane de Piazzolla. De là surgit une nouvelle génération de poètes avec des gens comme Raimundo Rosales, Alejandro Swarczmann et le regretté Alorsa.

La conférence sera suivie d'une vente de mes ouvrages (voir la Colonne de Droite de ce blog) et d'une dédicace puis d'une dégustation d'empanadas argentines, ces chaussons fourrés à la viande [de bœuf] ou à d'autres délices (poisson, œufs, légumes ou purée de maïs).

Pour en savoir plus sur le programme du festival, ses concerts, ses milongas, ses cours et ses pratiques, consulter son site Internet et sa page Facebook.

mercredi 26 mars 2014

Le bandonéon nouveau est arrivé [ici]


Le facteur d'instrument argentin Oscar Fischer, qui était venu l'année dernière présenter son bandonéon 100% de fabrication argentine, le lance cette année sur le marché, après l'avoir fait essayé dans plusieurs pays par un grand nombre d'interprètes de renom.

Le Festival ArteTango, qui a invité le maître pour sa prochaine édition, offre aux musiciens d'Europe la possibilité de faire fabriquer un ou deux instruments qui seront livrés aux commanditaires à Albi, lors du prochain festival, en octobre-novembre prochain.

La carte de vœux du Festival.
En bas, à droite, en blanc et barbu, c'est le Maestro Oscar Fischer.

Voyez le blog de Solange Bazely à ce sujet. Solange est la plus affûtée des spécialistes de l'histoire de cet instrument emblématique de Buenos Aires.


Enfin, last but not least, l'autre site Internet à visiter n'est autre que celui de la Casa del Bandoneón d'Oscar Fischer, à Buenos Aires.

mardi 5 octobre 2010

El Afronte à Albi à la fin du mois [ici]

Comme l’année dernière (voir mon article du 23 octobre 2009), la Orquesta Típica El Afronte se produira à Albi (81) dans le sud de la France au festival de tango organisé par l’association Artefacto pendant le week-end de la Toussaint, à la fin de ce mois. Le très grand joueur d'harmonica tanguero Franco Luciani sera lui aussi au programme. Cela vaut donc le coup de s’offrir un long week-end albigeois sans qu’y soit mêlée aucune référence à des querelles médiévales entre Eglise catholique et hérésie cathare (1). Et, en plus de cette participation de El Afronte, il y a plein d’autres raisons de se rendre dans cette très belle ville emblématique du Tarn. Albi possède de très beaux monuments historiques, dont une cathédrale fortifiée, un musée consacré à Toulouse-Lautrec, un pont médiéval et une église à cloître, des monuments qui ont fait inscrire le centre-ville au Patrimoine culturel de l’Humanité. Sans parler de l’accent chantant des habitants et des traditions gastronomiques locales particulièrement réputées…



Pour en savoir plus sur l’événement, visitez la page du festival sur le site de l’association.
Pour en savoir plus sur El Afronte, cliquez sur le nom de cette formation de Buenos Aires dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : vous accéderez ainsi à l’ensemble des articles que je leur ai consacrés à l’heure où vous lisez cette annonce.
Vous pouvez aussi visiter leur site Internet pour écouter un peu de musique.
Pour en savoir plus sur Franco Luciani, connectez-vous à son site.
(1) A l’intention de mes lecteurs sud-américains qui ne comprennent pas nécessairement le jeu de mot que je me permets dans cet article…
Au 13ème siècle, l’hérésie cathare (catharos, en grec ancien, c’est "pur") fut une pensée et une pratique religieuses initiatiques qui constituèrent ensemble ce que nous appelons de nos jours une dérive sectaire. Comme les actuelles dérives sectaires, l’hérésie cathare a mis en grave danger les fondements de la société de ce temps, détruit des familles et bouleversé l’ordre économique lui-même très fragile puisque soumis aux caprices du climat. Les adeptes, qui furent désignés comme cathares (le nom-programme qu’ils s’étaient donné) ou comme Albigeois (le nom qu’ils reçurent des catholiques parce que la citadelle d’Albi résista longtemps), professaient des croyances dans lesquelles les réalités spirituelles et les réalités charnelles (corporelles, sensibles), que la théologie orthodoxe unit intimement par fidélité à l’incarnation du Christ, sont irréductiblement séparées et incompatibles l’une avec l’autre. Dans cette optique dichotomique, vaguement héritée d’un platonisme mal compris, et pour laquelle les nécessités biologiques appartiennent à l’empire du mal, les cathares ou Albigeois se soumettaient à des jeûnes et des ascèses d’une sévérité inouïe et renonçaient pour eux-mêmes à toute possession matérielle, n’hésitant pas, lorsqu’ils étaient en nombre supérieur, à attaquer les catholiques restés fidèles afin d’éradiquer le mal (ou ce qu’ils croyaient tel) sur la Terre. Les cathares les plus élevés dans les grades initiatiques renonçaient aussi au mariage, à la procréation (abandonnant le cas échéant leur famille et leur foyer) et aux soins médicaux lorsqu’ils tombaient malades pour accéder plus vite au ciel en vue de la fin du monde, qu’ils croyaient imminente. La lutte qui s’en suivit entre l’orthodoxie catholique et la société en place (dont le Roi de France prit le parti et la défense) et quelques puissants seigneurs occitans qui voulurent en profiter pour détacher leurs Etats de l’influence française et papale fut longue et très violente. Du côté catholique, elle prit même la forme d’une croisade avec bénédiction des troupes et indulgence plénière pour les participants. La répression fut impitoyable et atroce et son souvenir envenime aujourd’hui encore les relations entre Paris et la région toulousaine, les deux villes ayant toujours conservé, tout au long de l’histoire de France, des intérêts politiques, économiques et culturels divergents, pour ne pas dire antinomiques. C’est ainsi qu’à la Renaissance, Toulouse allait devenir un foyer actif du protestantisme français (à proximité du royaume de Navarre, champion en la matière) et que la ville aujourd’hui encore porte les traces de cette hostilité atavique au catholicisme. C’est la seule ville en France où j’ai vu une banque installée dans une église désaffectée qui porte encore tous les signes de ses fonctions paroissiales (sous le vocable de Notre-Dame !). C’est une des rares villes en France où une ancienne église romane (ailleurs) est convertie en centre de danse et en école de cuisine. C’est aussi une des rues ou des hôpitaux en faisant disparaître le nom du saint sous la protection duquel ils avaient été placés par les congrégations catholiques qui les avaient fondés au Moyen Age (un genre de sacrilège symbolique qui ne s’est pas produit à Paris).

vendredi 23 octobre 2009

El Afronte au Colectivo Tango et à Artefacto [ici]

La Orquesta Típica El Afronte (11 musiciens), qui joue tous les dimanches (sauf par temps de pluie) à la Feria de San Telmo et anime tous les lundis et tous les mercredis la milonga de la rue Perú au 571, est en tournée en Europe depuis le 17 octobre dernier.


Ils ont d’abord circulé en Allemagne, ils étaient à Karlsfed, la patrie du bandonéon, dimanche dernier. Ils sont ce soir, vendredi 23 octobre 2009, à Turin en Italie.
Ils seront ce week-end et au début de la semaine prochaine en Suisse Alémanique (à Stäffa demain et à Zürich mardi soir) puis ils donneront deux concerts en France, à Paris et à Albi, avant de terminer leur tournée par le pays d’arrivée, l’Allemagne, avec une dernière étape dans la ville de Brême, le 6 novembre.
A Paris, ils joueront ce jeudi 29 octobre, au Colectivo, une milonga du nord de la ville, située 46 rue des Rigoles, dans le 20ème arrondissement (Mo Jourdain).
Le Colectivo est une milonga qui fonctionne tous les jeudis de 22h à 1h30 et tous les samedis de 21h30 à 3h du matin. Des cours sont donnés par les animateurs de la milonga. Cette année, leur site Web n’affiche pas les prix d’entrée (8 € l'année dernière et 2 € l'empanada, excellente !).

A Albi, le concert de El Afronte conclura une journée entière consacrée au tango le samedi 31 octobre par l'association de tango argentin Artefacto (cours et milonga). Le concert est prévu à 21h30, dans la salle Pratgaussals. Il sera précédé d’un long stage de danse, entre 10h30 et 17h30 et de la projection d’un film (dont le titre n’est pas annoncé), à 18h30, au Cinéma Athanor. Le concert sera accompagné de quelques démonstrations de ce que les Francophones d’Europe appellent tango nuevo, un style chorégraphique, tout en déhanchés et en tremblements des pieds à la tête ou de la tête aux pieds, très en vogue ici mais très rare à Buenos Aires, où ce style est, avouons-le, plutôt mal vu dans les milongas. L’information sur le site semble indiquer que cette journée de tango albigeois est à 20 € mais renseignez-vous plutôt sur place (la com' du site l'association Artefacto n’est pas très précis sur ce point).

vendredi 26 juin 2009

Les prochaines conférences de Solange Bazely [ici]

Solange Bazely est une spécialiste française de l’histoire du tango et de celle du bandonéon, une des rares de l’aire francophone. Solange, qui vit à Toulouse, dans la ville natale de Carlos Gardel (1), est aussi l’une des rédactrices du magazine Tout Tango, installé lui à Montpellier (voir le lien vers Tout Tango dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, en Colonne de droite).

Sa prochaine conférence s’intitule Si le tango m’était conté. Elle aura lieu le vendredi 3 juillet à 17h dans la Salle Duranti à Toulouse, entrée libre et gratuite, dans le cadre du 1er festival Tangopostale (voir mon autre article de ce jour au sujet de cette manifestation du 1er au 5 juillet).

Dans la suite de l’été et de l’automne, Solange Bazely présentera des conférences sur le tango au cinéma :

Vendredi 21 août à 17h45 au Théâtre des Nouveautés (2 €) au 12ème Festival de Tango de Tarbes, Tarbes en Tango (voir le site du festival).

Mercredi 14 octobre à 12h à Rennes au Festival Le Grand Soufflet, un festival de l’accordéon en Ile et Vilaine (voir le site du festival).

Mercredi 21 octobre à 18h à l'Université de Genève (Suisse).

Jeudi 29 octobre à 18h dans la salle de cinéma de l'Athanor à Albi (81) dans le cadre du festival Artetango (voir la page Web du festival).

(1) selon la version historique qui est aussi la plus communément admise. Il convient toujours de mentionner qu’en Uruguay, cette version est fortement controversée par une croyance qui a la vie dure et qui veut que Gardel soit né dans le nord du pays, dans la ville de Tacuarembo. Voir mes articles sur Gardel à ce sujet en cliquant sur son raccourci dans la rubrique Les artistes, dans la Colonne de droite.