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samedi 9 avril 2011

Nouveau thème pour les Rendez-vous littéraires Tangos d'hier et d'aujourd'hui à l'Académie Esprit Tango [ici]

Le prochain Rendez-vous Tangos d'hier et d'aujourd'hui est fixé au samedi 30 avril à 18h, à l'Académie Esprit Tango, après les vacances de printemps (de zone C) et le long week-end de Pâques, qui sera cette année le seul long week-end d'une saison où les jours fériés tombent bêtement le dimanche...

Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 75020 Paris,
M° Avron, Nation ou Buzenval,
1er étage à droite dans la cour

Après un parcours assez complet; mais non pas exhaustif, de l'expression amoureuse dans le répertoire du tango depuis le mois de février, nous passerons la prochaine fois à une autre thématique, celle des portraits de voyous et de filles faciles, en prologue du Salon du Livre Polar en Plein Coeur, qui se tiendra à Paris, dans le 4ème arrondissement, du 3 au 5 juin 2011.
Comme l'année dernière, j'y animerai en effet une conférence-débat, le samedi 4 juin à 11h, sur le thème des personnages et des situations qui sont communs à ces deux univers littéraires et populaires, qui néanmoins en font un traitement très différent. Ces personnages et situations sont connus et ils ont d'ailleurs une fonction archétypale qui permet de structurer le récit, qu'il ait la brièveté d'une chanson ou l'ampleur d'un roman : ce sont les délinquants, les meurtriers (crapuleux ou passionnels), le monde glauque de la prostitution et du jeu, les escrocs sous toutes les formes, les juges et autres représentants de la loi et de la répression, les trafics, le prétoire et la prison.

Dates des prochains Rendez-vous :
30 avril 2011 à 18h30 (exceptionnellement, décalage d'une demi-heure),
21 mai à 18h,
28 mai à 18h
et 4 juin à 18h30 (attention : nouveau décalge de 30 mn).

Il n'y aura pas de rendez-vous le 7 mai, pour cause de Foire du Livre de Saint-Louis (voir mon article d'hier sur cette manifestation), ni le 14 mai (les Parisiens me retrouveront à la Journée Portes Ouvertes de l'Espace Tango Negro, où il est envisagé que je donne une causerie gratuite, à un moment de la journée qui n'est pas encore fixé, entre 10h et 18h).

Les trois autres samedis de juin sont d'ores et déjà retenus à l'Académie Esprit Tango.
Leur programme fera l'objet d'un autre article dans ce blog, en temps voulu.

Pour participer aux Rendez-vous Tangos d'hier et d'aujourd'hui, la seule exigence est l'inscription préalable, qui est désormais obligatoire : dactango@hotmail.fr. N'oubliez pas d'indiquez la date, bien sûr.
Participation aux frais : 15 €

On peut venir sans maîtriser ni l'espagnol, ni la danse, ni la musique, ni le chant et même sans connaître le tango du tout. Le tango constitue en effet un univers qu'on peut découvrir à tout moment et en y venant pas tout chemin possible et imaginable. La lecture des textes se fait en version bilingue et s'accompagne d'une découverte des chanteurs et de l'évolution qu'a connue dans le temps l'interprétation vocale et orchestrale, depuis 1916 jusqu'à nos jours. Apprécier les échanges conviviaux avec d'autres passionnés est donc la seule disposition d'esprit indispensable pour profiter de ces échanges, qui sont un élément essentiel de nos rencontres. Le tango n'a-t-il pas été inventé, ou à tout le moins développé, pour être le lien entre des immigrants que tout différenciait, leur langue, leur métier, leur histoire personnelle, leurs positions politiques, leur appartenance religieuse, leur origine géographique, et qui allaient construire un pays presque tout neuf.

Pour en savoir plus sur le Salon Polar en Plein Coeur, connectez-vous au site de l'association organisatrice.
Vous pouvez aussi cliquer sur le sigle PPC ci-dessus, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search (vous accéderez ainsi aux articles que j'ai écrits l'année dernière sur la première édition de cette manifestation originale).
Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires, cliquez sur le mot-clé RVL pour accéder aux articles correspondant aux rencontres à l'Académie Esprit Tango ou sur le mot-clé CLT pour accéder aux articles touchant toutes les rencontres littéraires, à l'Académie Esprit Tango et à l'Espace Tango Negro (à Paris aussi, mais au M° Anvers, cette fois-ci, et en semaine, l'après-midi).

vendredi 1 avril 2011

Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui du 9 avril à l'Académie Esprit Tango [ici]

Le samedi 9 avril, à 18h, comme d'habitude, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, à Paris (M° Avron), nous continuerons notre progression à travers ce thème central du répertoire classique du tango argentin (et des répertoires de chansons du monde entier) avec Trenzas et Pasional.

Le Rendez-vous se déroulant sur une heure, il n'est jamais sûr que nous voyions les deux morceaux au programme. Tout dépend de la richesse des échanges entre les participants. Ce sont ces échanges qui sont les plus porteurs. C'est en parlant autour des textes qu'on se les approprie et qu'on peut ensuite les reconnaître. Sinon, on se contente de les survoler.

Trenzas (1945) et Pasional (1951) sont deux tangos classiques qui ont pour point commun d'être les tout premiers à avoir abordé dans leur letra (leurs paroles) la dimension sensuelle et érotique dans la thématique amoureuse tanguera. Ils viennent très tard dans l'histoire du tango pour plusieurs raisons, qui sont liées à l'histoire générale de la civilisation occidentale et à l'histoire particulière de Buenos Aires où un fort déséquilibre homme-femme s'est maintenu jusque dans les années 1930, ce qui aurait de toute manière gêner le développement de l'expression érotique, telle qu'on le trouve en français dans l'oeuvre d'un Charles Baudelaire (mis en musique par Léo Ferré), d'un Jean Ferrat, d'un Pierre Perret (malheureusement pas ses succès les plus populaires) ou d'un Georges Brassens.

Comme d'habitude, on regardera ensemble les textes originaux et leur traduction en français (j'ai donc besoin de savoir combien vous êtes pour imprimer le bon nombre de documents) et, après les avoir un peu décortiqués (pour leur extraire leur jus !), on ira explorer le pays des interprètes et des arrangements : les deux en connurent de très nombreux. Pour Trenzas, c'est sans doute une version de Miguel Caló qui nous est la plus familière. Pour Pasional, celle de Pugliese trouvera difficilement son égal, ce qui n'empêche pas le morceau de rester vivant dans la discographie et les tours de chant d'aujourd'hui.

Rendez-vous quelques minutes avant 18h, à l'Académie, le samedi 9 avril 2011.
Participation : 15 €/personne.
Inscription indispensable au préalable (avant vendredi soir, si possible) : dactango@hotmail.fr

lundi 21 mars 2011

Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui : programme du 26 mars 2011 [ici]

Samedi 26 mars 2011, à 18h, nouveau Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 75020 Paris (M° Avron), au 1er étage (escalier à droite dans la cour).

Au programme de ce Rendez-vous :
Yuyo verde, de Homero Expósito et Domingo Federico (musique), que nous n'avons pas eu le temps de regarder samedi dernier (1)
et, si nos échanges sur Yuyo verde nous en laissent le temps (2), Trenzas, du même Homero Expósito et du compositeur Armando Pontier (qui fut aussi un admirable chef d'orchestre, qui a laissé sa trace dans l'histoire du genre) - ci-contre la couverture de la partition, extraite du site Internet argentin Todo Tango (voir la rubrique Les Institutions, dans la partie inférieure de la Colonne de droite).

Pourquoi ces deux classiques ? Depuis le début de ces rencontres littéraires, nous nous penchons sur le thème de l'amour et la variété de ses déclinaisons, selon la personnalité des poètes et en fonction de l'histoire, l'histoire du tango mais aussi celle de la société portègne, dont le répertoire du tango est un très fidèle reflet. Après le thème de l'amour malheureux parce qu'ELLE est partie (Mi noche triste), parce que l'amour est mort entre eux deux (Toda mi vida, Como dos extraños), parce qu'il s'agit d'un amour impossible (Fuimos, qui nous a ouvert l'univers de Homero Manzi) (3), ou parce qu'à la manière romantique, la mort (la tuberculose faisait des ravages) y a mis un point final (Milonga triste).

Tous ces morceaux s'enchaînent donc les uns aux autres grâce à des liens que je choisis pour leur cohérence culturelle et que nous explorons ensemble : Mi noche triste est le père (ou la mère) de tous les tangos chantés, il a été écrit par Pascual Contursi en 1916. Son fils, José María Contursi, une génération plus tard, écrivit Toda mi vida et Como dos extraños. Lors de la troisième rencontre, nous nous sommes penchés sur Fuimos, avec une première approche de Homero Manzi et l'influence des surréalistes, notamment français, sur les écrivains de tango de la première moitié du 20ème siècle. Samedi, dans cette très sobre et très puissante Milonga triste, nous avons vu apparaître ce signe secondaire de féminité que sont, dans l'univers du tango, les tresses (trenzas) des jeunes filles et des femmes de la classe ouvrière, celles que l'on peut épouser (trenzas negras s'opposant au pelo corto y rubio des dames légères ou de petite vertu qui se sont haussées au-dessus de leur condition sociale en vendant leurs charmes à de riches protecteurs ou s'apprêtent à le faire). Dans Milonga triste, on a vu que ces tresses, noires et même parfois imprudemment défaites, avaient une puissance sensuelle digne de Baudelaire. On les retrouvera dans Yuyo verde, qui traite encore de la tragédie de l'amour entravé par la mort, mais avec ces métaphores que la fréquentation assidue des surréalistes français ont insufflés aux vers de Homero Expósito, un Argentin polyglotte qui les lisait dans le texte.

Si le temps nous le permet, nous retrouverons les tresses et l'ombre des surréalistes dans Trenzas, et pour cause. Avec Trenzas, nous aborderons pour la première fois et sur la pointe des pieds les rives de la poésie érotique. D'une manière des plus pudiques (pensez donc, nous remonterons le temps jusqu'en 1945 !). Il faudra encore attendre six ans pour que le thème ose paraître au jour et presque trente ans pour qu'un poète aussi inspiré que Horacio Ferrer ose créer une vraie thématique dans ce domaine. Des poètes de la génération suivante, comme Raimundo Rosales ou Alejandro Szwarcman (5), ont poursuivi sur cette voie et ce sera ce que l'on verra dans les séances suivantes pour clore notre première approche du thème amoureux, dont ainsi nous n'aurons pas encore fini l'exploration, ce qui nous laissera encore beaucoup de matière pour la rentrée de septembre.

Avec Yuyo verde et Trenzas, nous continuerons de découvrir des chanteurs, qui firent et font vivre et évoluer la tradition de l'interprétation du tango et ce sera notre première excursion dans le répertoire de la Orquesta de las Estrellas...

Pour participer, il est indispensable de vous inscrire à l'avance par mail sur dactango@hotmail.fr (4). Vous pouvez le faire dès à présent. La raison en est très simple et tombe sous le sens : j'ai besoin de savoir, entre autres choses, combien de documents je dois imprimer et je veux pouvoir vous avertir s'il y a un changement de programme (cela peut arriver).
Participation : 15 € par personne.

S'il est indispensable de s'inscrire, il ne l'est pas de parler espagnol (les textes sont vus en version bilingue, traduits par mes soins), ni de savoir lire la musique, ni de savoir chanter, encore moins de savoir danser. Les textes sont lus en version bilingue, traduits par mes soins. Et ces ateliers, qui donnent un supplément d'âme aux danseurs qui veulent bien y participer, sont ouverts aussi aux non danseurs, aux personnes à l'esprit curieux et ouvert qui n'auront jamais le goût ni l'envie de se lancer sur une piste de danse. De nos différences, les rencontres et les échanges s'enrichissent.

Pour en savoir plus sur les rencontres littéraires et leur programme, cliquez sur CLT dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le sigle AET dans le même bloc Pour chercher ou visitez leur site que vous trouverez dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, dans la partie basse de la Colonne de droite.
Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires Tangos d'hier et d'aujourd'hui, cliquez sur le mot-clé RVL.
Pour en savoir plus sur l'ensemble de mes activités, cliquez sur le sigle ABT.

(1) Yuyo verde fait partie du corpus de letras que j'ai traduites dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, mai 2010, p. 253.
(2) Samedi, nous avons eu une discussion sur le contenu et les modalités de ces rencontres : doivent-elles s'étendre sur une heure et demie plutôt qu'une seule heure comme c'est le cas actuellement et dois-je couper systématiquement l'heure en deux, 30 mn pour chaque morceau, ou laisser libre cours à nos échanges. Le groupe s'est mis d'accord que mieux valait rester sur la durée d'une heure pour le moment et il a reconnu que les échanges étaient essentiels, que c'était eux qui permettaient l'appropriation des morceaux, ce qui permet par la suite de les indentifier et de mieux les apprécier lorsqu'on les entend lors d'un récital ou sur disque, à la radio (La 2 x 4, Radio CAFF, les podcasts de Fractura Expuesta ou celle de la chronique de Jean-Louis Mingalon sur France Musique, voir le raccourci Radio dans la rubrique Tangoscope, en Colonne de droite), dans un cours de tango, une pratique ou une milonga. En plus, les échanges au fur et à mesure que les rencontres existeront aideront à créer du lien entre nous, une certaine convivialité, un certain luxe dont le Parisien de base manque un peu à l'heure actuelle. C'est pourquoi je continuerai à annoncer deux morceaux, tout en sachant qu'on n'en traitera peut-être qu'un seul. Mais ce n'est pas au détriment de la culture, car la culture est un tout et elle s'explore pas à pas, en suivant une course éliptique. Après le thème de l'amour, qui nous accompagnera jusqu'à la fin avril sans être épuisé, on passera à une autre thématique, et celle de l'amour pourra être reprise plus tard, l'année prochaine, ou ailleurs, à l'Espace Tango Negro par exemple.
(3) Mi noche triste, Toda mi vida, Como dos extraños et Fuimos font également partie de Barrio de Tango, aux éditions du Jasmin.
(4) Cette adresse mail est exclusivement réservée aux inscriptions à mes rencontres littéraires. Il ne sera pas fait de réponse aux autres sollicitations et surtout pas aux spams.
(5) Tous les trois largement présentés dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine du tango, revue Triages, Supplément 2010, Tarabuste Editions, janvier 2011.

mardi 1 mars 2011

Prochain Rendez-vous littéraire à l'Académie Esprit Tango, samedi 19 mars à 18 h [ici]

Le samedi 19 mars 2011, à 18h, aura lieu le quatrième Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 1er étage, M° Avron (Paris, 20ème).

Nous continuerons l'exploration thématique entamée le 5 février, avec le tango Mi noche triste, autour de l'amour et de ses différentes déclinaisons poétiques et archétypales, à travers les vers, les interprétations chantées et les arrangements jusqu'aux artistes actuels.

Nous verrons donc ce chef d'oeuvre de Homero Manzi (paroles) et Sebastián Piana qu'est Milonga triste, une milonga remarquable de sobriété, et cet autre chef d'oeuvre, de l'autre Homero, Homero Expósito, le tango Yuyo verde (musique de Domingo Federico). Les deux parlent de nature et d'une bien-aimée emportée dans l'au-delà avec le désespoir qui accompagne l'amant survivant.

Les deux morceaux ont donné naissance à une pléiade d'interprétations très personnelles et très différentes les unes des autres. On en touchera deux mots, et un peu plus sans doute.

Yuyo verde fait partie de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai dernier aux Editions du Jasmin (p 253).

Photo publiée par le site encyclopédique Todo Tango (voir rubrique Les institutions, dans la Colonne de Droite, partie inférieure)

Pour participer à ce rendez-vous, vous êtes invités à vous inscrire dès à présent en m'envoyant un mail (dactango@hotmail.fr). Ce faisant, vous m'aiderez à organiser la rencontre en me permettant de savoir combien de personnes viendront, donc combien de documents je dois imprimer. Et vous vous assurez de participer, puisque le nombre de places est limité, les chaises n'apparaissant pas par génération spontanée.
PAF : 15 € par personne.

Il n'y aura pas de Rendez-vous littéraire à l'Académie Esprit Tango le 5 mars (en revanche, à la même heure et à la même adresse, ce samedi, je donne à 18h une causerie pour présenter mes deux anthologies, Barrio de Tango et Deux cents ans après), ni le 12 mars, puisque je me trouverai ce week-end là dans la banlieue de Lille, au Salon du Livre de Bondues où vous pouvez aussi me retrouver sur le stand des éditions du Jasmin (voir mon article du 10 février 2011 à ce sujet).

D'un autre côté, les Cafés littéraires de l'Espace Tango Negro, qui commencent ce soir, à Paris, et qui auront lieu un mardi sur deux à 20h, au cours du mois de mars (voir mes articles sur ces autres rencontres autour du patrimoine littéraire populaire du Río de la Plata).

Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires à l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le mot-clé RVL dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Ce clic vous ouvrira l'ensemble des articles concernant cette activité.
Le mot-clé CLT regroupe les articles sur les Rendez-vous littéraires et les Cafés littéraires.
Le mot-clé AET vous permet d'ouvrir les articles de ce blog concernant l'Académie Esprit Tango, dont vous trouverez le lien vers le site Internet dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite.

lundi 21 février 2011

Tangos d'hier et d'aujourd'hui : le programme du samedi 26 février 2011 [ici]

Prenant appui sur ce qui se passe lors des Rendez-vous littéraires du samedi et des conférences, je persiste à explorer dans ces premières séances de Tangos d'hier et d'aujourd'hui la thématique de l'amour dans le tango-canción (tango à texte, en français). Une thématique qui lui est fortement associée, parfois jusqu'au cliché et à la caricature, et dont, en se penchant sur les textes, on discerne sans peine l'immense variété et l'inépuisable richesse littéraire, musicale, culturelle et sociologique.

Le Rendez-vous du 26 février 2011 sera donc consacré à une première approche d'un des poètes fondateurs du tango-canción (1) : Homero Manzi (1907-1951), avec deux de ses plus célèbres titrs sur ce thème, Fuimos (2) et, si nous avons le temps, Milonga triste.

Un seul auteur et deux compositeurs, José Dames pour Fuimos et Sebastián Piana pour Milonga triste, deux musiciens dont le nom nous est peu connu parce qu'ils ne furent pas à la tête de leur propre orchestre. Pourtant Sebastián Piana est vraiment un créateur primordial, un pilier porteur de la construction du répertoire, comme j'aurai l'occasion de l'exposer.

4ème de couverture d'un disque de Susana Rinaldi, A Homero Manzi
(avec une citation du tango Malena)

On profitera aussi de ces deux morceaux ou seulement du premier, pour aborder les figures des deux chanteuses fabuleuses, qui sont deux légendes vivantes du tango, Nelly Omar et Susana Rinaldi, dont vous savez, grâce à l'actualité culturelle traitée dans Barrio de Tango (ce blog), qu'eles sont toutes les deux en activité. Pourtant, la première fêtera en septembre ses 100 ans.

Ce tango et cette milonga nous feront entrer dans l'oeuvre très autobiographique sans être jamais anecdotique ni indiscrète d'un poète au spectre expressif très vaste, depuis les métaphores presque surréalistes, ou du moins oniriques, de Fuimos, jusqu'au dépouillement extrême de Milonga triste.

Après une première découverte de Roberto Goyeneche, ce sont deux nouvelles grandes voix qu'il faut connaître.

Rendez-vous le samedi 26 février 2011, à 18h, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 1er étage, 75020 Paris, M° Avron.
Participation : 15 € par personne.

Pour la bonne organisation de la rencontre, il vous est demandé de vous inscrire dès à présent par mail (dactango@hotmail.fr). Un grand merci à tous ceux qui ont la courtoisie de se plier à cette demande et de nous faciliter ainsi la tâche de préparation.

Pour en savoir plus sur ces Rendez-vous littéraires, cliquez sur le mot-clé RVL dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur l'ensemble des rencontres littéraires que j'anime, pour le moment uniquement à Paris, cliquez sur le mot-clé CLT.
Pour en savoir plus sur mes conférences, cliquez sur le mot-clé ABT (pour Agenda de Barrio de Tango).
Pour lire l'ensemble de mes articles sur l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le mot-clé AET.

(1) On peut dire que le tango-canción a eu cinq poètes fondateurs, par l'envergure de leur oeuvre : Pascual Contursi (1888-1932), le créateur en 1916, avec le tango Mi noche triste, abordé lors du Rendez-vous du 5 février 2011 et que j'ai mis au programme du Café littéraire de l'Espace Tango Negro, à Paris, que j'animerai le mardi 1er mars prochain à 20h, Enrique Cadícamo (1900-1999), Celedonio Esteban Flores (1896-1947), Enrique Santos Discépolo (1901-1951) et Homero Manzi (1907-1951).
(2) Fuimos fait partie des 231 textes de tango regroupés dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin en mai 2010. A la page 214.

lundi 7 février 2011

Tangos d'hier et d'aujourd'hui : le programme du rendez-vous du 19 février à 18h [ici]

Plusieurs changements à noter dans l'organisation matérielle de mes Rendez-vous littéraires, Tangos d'hier et d'aujourd'hui, à l'Académie Esprit Tango, à Paris, le samedi après-midi :

Tout d'abord, le rendez-vous est désormais à 18h, il a semblé que cet horaire convenait mieux au public.
Ensuite, le dysfonctionnement qui affectait mon adresse mail dans le tout premier article de ce blog relatif à ces rencontres a été résolu et l'adresse (dactango@hotmail.fr) doit désormais fonctionner. Si ce n'est toujours pas le cas pour vous, n'hésitez pas à m'en avertir en m'envoyant un message sur l'adresse de courrier électronique du blog.
Enfin, votre participation étant intense, j'arrête de programmer 3 morceaux pour un seul rendez-vous. C'est beaucoup trop tant il est vrai qu'un seul texte, même aussi simple en apparence que Mi noche triste, se prête à la discussion parce qu'il est riche de sens caché pour nous, Européens, qui connaissons mal le contexte local et historique qui vit naître ce tout premier tango-canción en 1916..

De toute évidence, je retire des réactions des participants qu'il est possible, pour ne pas dire souhaitable, de conserver la thématique de Mi noche triste, la thématique emblématique du tango et c'est vrai pour le répertoire des années 20 et 30 (un peu moins au fur et à mesure que le temps a passé) et cette thématique c'est l'amour, qui, dans les tangos des années 20 et 30 est essentiellement un amour malheureux.

Je vous propose donc d'aller ce qui s'est passé à la génération suivante : Mi noche triste (le texte du moins) est l'oeuvre de Pascual Contursi  (1). Son fils, José María Contursi, a lui aussi été un grand poète du tango. Et il a écrit en particulier Toda mi vida, avec Aníbal Troilo (pour la musique). C'était en 1941. En réserve (de yapa, comme diraient les amis argentins, en rab), j'aurai dans mon sac Como dos extraños du même auteur et d'un autre musicien. Ce programme nous permettra de parler d'un autre grand chanteur, d'un talent équivalent à celui de Carlos Gardel, créateur de Mi noche triste, Roberto Goyeneche (2) et de quelques autres interprètes d'aujourd'hui, sans oublier le style si caractéristique de Pichuco (3).

Comme pour samedi dernier, il n'est pas nécessaire de connaître l'espagnol, ni la musique, ni la danse pour participer à ces rendez-vous. La curiosité et l'envie de découvrir suffisent largement. Danseurs et non danseurs sont autant les bienvenus. Les danseurs pour leur part pourront enchaîner sur la pratique qui a lieu dans l'autre salle, jusqu'à une heure avancée (pour le prix de 9 €, boissons à volonté comprises).

Pour des questions d'organisation, le nombre de places étant limités, il est demandé aux participants de s'inscrire à l'avance par mail auprès de moi (dactango@hotmail.fr). La participation par personne est de 15 €.

Un autre rendez-vous aura lieu le 26 février et on continuera en mars. Sans doute le thème de l'amour pourra nous occuper jusqu'à la fin mars, tant sa déclinaison est riche tout au long de l'histoire du tango, depuis 1916 jusqu'à aujourd'hui (vous en avez quelques exemples par écrit dans mes deux anthologies). Attention : il n'y a pas de rendez-vous le 12 février (faute de disponibilité de la salle).

Ajout du 16 février 2011 : suite à des questions qui m'ont été posées hier, lors de la présentation de Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, à l'Espace Tango Negro (voir mon article d'hier  à ce sujet), je tiens à préciser qu'il s'agit bien de lire et d'approfondir la lecture d'un ou deux textes pour en comprendre les secrets et les significations par ailleurs peu accessibles directement à travers notre prisme culturel français et européen et en aucun cas ni d'atelier de traduction ni d'atelier d'écriture.

(1) Je renvoie les absents au Rendez-vous de samedi dernier, 5 février, à la page de Mi noche triste dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin (p 18).
(2) El Polaco es Gardel, disait le titre d'une émission de radio du grand journaliste uruguayen Victor Hugo Morales. Ce qui est un jeu de mot. Cela veut dire à la fois El Polaco (surnom de Roberto Goyeneche) est Gardel et El Polaco est parfait...
(3) Pichuco est l'un des surnoms les plus couramment utilisés de Aníbal Troilo.

jeudi 3 février 2011

Tangos d'hier et d'aujourd'hui : programme du Rendez-vous littéraire de samedi prochain [ici]

Tangos d'hier et d'aujourd'hui est le titre des Rendez-vous littéraires que je vous donne le samedi après-midi à 17h, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, à Paris (M° Avron), à partir de ce mois de février.

De retour à la maison après quelques jours passés à Vienne, avec Mozart, Haydn, Beethoven et Brahms, histoire de changer d'air (tout en évitant les gelures des frimas continentaux grâce à la chaleur du chocolat viennois), je vous donne enfin le programme rédigé là-bas, sur un coin de table, au sortir du Mozarthaus, superbe musée, dit entre nous, qu'il faut impérativement visiter sur place (1).

Samedi 5 février, ce sera notre toute première réunion dans cette série destinée à faire découvrir le dessous du tango, ce que raconte le chanteur. J'ai donc choisi trois classiques du répertoire (des tangos d'hier par conséquent) : Mi noche triste, Milonga del 900 et Yira yira (2) autour desquels tournera notre discussion.

Ensemble, nous lirons ces trois textes fondateurs, dans leur version originale et en traduction française (bien sûr), nous écouterons comment texte et mélodie se marient ou semblent se contredire dans quelques interprétations qui ont fait date dans l'histoire du genre et je vous en apprendrai un peu plus sur ces trois auteurs majeurs des débuts du tango-canción que sont Pascual Contursi, Homero Manzi et Enrique Santos Discépolo. Bien entendu, je vous parlerai aussi du contexte, qui éclaire chacune de ces oeuvres et permet de les apprécier mieux. En partant de l'expérience que j'ai moi-même faite il y a plusieurs années lorsque j'ai découvert cette culture très riche, dont je ne connaissais rien alors. Il m'a donc fallu défricher le terrain pas à pas avec la méthodologie classique acquise au cours de mes études de lettres et d'histoire (la littérature ne peut pas se comprendre sans l'histoire dans laquelle elle se développe. Et on peut dire la même chose avec la musique ou la peinture...).

Ce programme (Mi noche triste, Milonga del 900 et Yira yira) est donné à titre indicatif. Il se peut que la ferveur et la richesse des échanges ne nous permettent pas de voir les trois, mais ce sera alors partie remise, l'essentiel étant d'entrer dans ces oeuvres en évitant de rester à la surface et de pouvoir échanger entre nous. Après tout, le tango est historiquement l'art de vivre ensemble et de s'entendre entre gens venus d'horizons géographiques et linguistiques très différents.

Une invitation à un déplacement culturel dans un fauteuil, adressée à tous, danseurs et non danseurs (3)

L'Académie Esprit Tango et moi-même vous attendons nombreux pour cette première rencontre. Sur le prix et les autres indications, voir mon premier article sur le sujet, en date du 24 janvier 2011, en cliquant sur le lien.

Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires, vous pouvez cliquer sur le mot-clé CLT dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search ci-dessus ou élargir vos recherches à l'ensemble de mes propositions en cliquant sur le mot-clé ABT (pour Agenda de Barrio de Tango).
Pour en savoir plus sur le retentissement aujourd'hui encore de Contursi, Manzi et Discépolo, trois poètes populaires fondateurs, cliquez sur leur nom dans ce même bloc. Vous accéderez ainsi à l'ensemble des articles où j'ai parlé d'eux.

(1) Sur les liens qui existent entre l'oeuvre de Mozart et la trace qu'il a laissée dans l'histoire de la musique jusques et y compris dans le tango argentin, voir la conférence donnée en deux occasions par Pepe Kokubu, en juillet 2010 à Toulouse (Tangopostale), en lisant mon article du 5 octobre 2010,  et sur une radio anglosaxone (avec audio in english) en lisant mon article du 14 juin 2009, qui avait inspiré à l'équipe de Tangopostale de l'inviter dans la Ville Rose l'année dernière.
(2) Ces trois tangos ont déjà fait l'objet d'une traduction publiée de ma part, deux d'entre elles dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, l'autre sur le site Internet de Gisela Passi et Rodrigo Rufino, l'année dernière, dans le cadre d'un partenariat pédagogique qui n'a pas encore repris cette année (retrouvez le site de Gisela et Rodrigo, dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant !, dans la partie basse de la Colonne de droite).
(3) Pour les danseurs, il y a une pratique à partir de 18h et jusque tard dans la nuit (9 € par personne, boissons à volonté).

lundi 24 janvier 2011

Lancement d'une série de Rendez-vous littéraires autour du tango à Paris [ici]

Le samedi 5 février 2011 à 17h, j'animerai le premier Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui à l'Académie Esprit Tango à Paris (3 rue des Vignoles, 1er étage, M° Avron). Ce sera la première séance d'une série qui pourra durer jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Les tangos sont pour nous, les Francophones, comme des icebergs : ce qu'on en voit n'est qu'une toute petite partie de ce qu'ils sont. Je vous propose donc d'en faire le tour à la surface puis de plonger pour aller explorer ce qu'il y a sous la ligne de flottaison : une poésie profonde et inventive, une signification historique, sociale, des thémes fondateurs de l'identité portègne et rioplatense, des artistes nombreux et originaux, des interprétations très variées au fil de l'histoire.

Le tango canción, ce que l'on pourrait traduire par "tango à texte", est né en 1916, avec Pascual Contursi et Carlos Gardel. Il n'a pas cessé d'exister depuis et nous explorerons donc ce répertoire inépuisable, avec des tangos d'hier et des tangos d'aujourd'hui, des tangos mondialement connus et d'autres, plus récents, encore peu connus. Nous verrons les variations des textes, provoquées par les censures successives, par la transmission orale, par la personnalité des chanteurs... C'est un voyage à Buenos Aires que nous ferons ainsi, dans une manière d'aborder cet art complémentaire à ce que je propose déjà dans mes livres, dans un dialogue vivant.

Le premier rendez-vous est fixé au samedi 5 février 2011, à 17h, dans la petite salle de l'Académie Esprit Tango, à Paris. Deux autres dates sont déjà fixées en février, le 19 et 26 février. Il y aura d'autres dates, le samedi, les mois suivants (1). La participation est de 15 € par personne. Le nombre de places étant limités, il est indipensable de s'incrire d'avance auprès de moi (dactango@hotmail.fr).
Ces Rendez-Vous s'adressent bien entendu exclusivement à tout le monde, sans aucune restriction, danseurs et non danseurs. La seule et unique condition pour que vous vous sentiez à l'aise, c'est que vous soyez curieux de culture, que ce soit à travers la musique, la littérature, la poésie, l'histoire, le voyage, o que se yo (je vous expliquerai ce que veut dire cette expression idiomatique de Buenos Aires. Et si vous ne connaissez pas l'adjectif idiomatique, vous le trouverez dans un dictionnaire lambda. Il y en a un en ligne, dans la Colonne de droite, dans la rubrique Cambalache casi ordenado, c'est celui du TLIF, de l'Université de Caen. L'outil le plus complet disponible sur la toile pour le français de France).

En plus de tout le monde (qui constitue la première catégorie de participants), les musiciens classiques (en Europe, ils ont rarement eu l'occasion d'acquérir une vraie culture tanguera, même lorsqu'ils jouent eux-mêmes du tango), les artistes de variété, les paroliers, les écrivains et les rédacteurs sont naturellement les très bienvenus, s'ils veulent venir approfondir leur propre pratique en se frottant à des exemples et des oeuvres venus d'ailleurs.
Les hispanisants, les latinistes, les italianisants découvriront eux aussi des richesses qu'ils ne soupçonnent pas, comme ce fut le cas parmi les auditeurs d'une conférence que j'ai donnée à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.

Quand on dit tout le monde, on a la mauvaise habitude d'en exclure spontanément ces personnes. Je tenais donc à préciser que tout le monde veut dire... tout le monde. Car plus ces Rendez-Vous seront pluridisciplinaires, plus l'échange pourra être intéressant et enrichissant pour tous. Donc d'ores et déjà, bienvenue à tous ! (2)

Pour toutes ces raisons, ni la maîtrise de l'espagnol, ni la connaissance de la musique, ni la pratique de la danse ne sont nécessaires pour participer à ces rencontres.

Pour en savoir plus sur tout ce que propose l'Académie Esprit Tango, visitez son site, qui se trouve parmi les liens permanents situés dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite.
Pour en savoir plus sur mes livres, consultez mes articles sur Barrio de Tango (ed. du Jasmin). Une autre anthologie bilingue, 200 ans après, paraîtra d'ici la fin du mois (sauf nouveau contretemps) aux Editions Tarabuste. J'attends de recevoir le feu vert de la maison d'édition, Tarabuste, pour vous en dire plus.
Pour en savoir plus sur mes autres rencontres avec le public (dédicaces, conférences...), cliquez sur le mot-clé ABT, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
J'ai aussi rassemblé sous un autre mot-clé, media, les articles qui ont été consacrés à mon travail dans la presse, à la radio, sur le Web...

(1) Ce concept est transportable ailleurs qu'à Paris. Les associations, librairies, cafés littéraires, universités et autres institutions culturelles intéressées, en France ou ailleurs, peuvent se mettre en contact avec moi.
(2) Il va sans dire que s'initier à une culture étrangère prend du temps. Si donc vous voulez tirer quelque bénéfice de ces rendez-vous, l'engagement sur la durée est chaudement recommandé. Si vous venez irrégulièrement, vous aurez par exemple du mal à réagir aux traits d'humour qui, dans le tango comme ailleurs, ne se comprennent pas en dehors du contexte général et Dieu sait si le contexte général à Buenos Aires est éloigné du nôtre.