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lundi 5 novembre 2018

Le centenaire de Homero Expósito à la Academia Nacional del Tango [Troesmas]


Ce soir, lundi 5 novembre 2018, à 19h30,  la Academia Nacional del Tango consacre son premier Plenarion du mois au centenaire de la naissance du poète Homero Expósito, l'auteur de Yuyo verde, Tristezas de la calle Corrientes, Azabache ou Afiches (1)...

C'est l'auteur Matías Mauricio qui sera en charge de nous présenter l'œuvre et l'homme tandis que les chanteurs Martín Alvarado et El Negro Falótico interpréteront quelques grands tangos du maître, accompagnés respectivement par Pepo Ogivieki et Matías Alvarez.

En tango rituel, les participants écouteront Margo, chanté par Rubén Juárez accompagné par l'orchestre de Raúl Garello, tous deux décédés.

Entrée libre et gratuite comme chaque premier et troisième lundis du mois, au siège de l'institution : avenida de Mayo 833.

Pour découvrir le grand poète que fut Homero Expósito, consultez les pages qui lui sont consacrées dans le site encyclopédique français Todo Tango.



(1) Ces quatre titres font partie de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, qui le diffusent. L'ouvrage sera disponible sur le stand de l'éditeur lors des prochains salons du livre auxquels je participerai. Il l'est aussi auprès de tous les libraires.

jeudi 6 juillet 2017

Ce soir, El Negro Fálotico au Torquato Tasso [à l'affiche]


En juillet, le chanteur El Negro Falótico continue à donner son tour de chant en hommage aux frères Expósito, Homero et Virgilio, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, les jeudis, à 22h.

Ouverture des portes pour le dîner qui précède le spectacle à 20h30.

Droit au spectacle (avec réservation anticipée) : 200 $ ARG
Ce soir à la caisse : 250 $ ARG (à quoi il faut ajouter les consommations).

mardi 4 avril 2017

Hommage aux frères Expósito au CC Torquato Tasso [à l'affiche]


Jeudi 6 avril 2017, le chanteur Negro Falótico donnera un récital en hommage à Homero et Virgilio Expósito (1), le premier poète et le second compositeur, qui donnèrent au répertoire du tango des chef d'œuvre immortels, comme Naranjo en flor (oranger en fleur) qui date de 1944 et qui vous explique le symbole visuel choisi par l'artiste pour ce bandeau diffusé par le Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575.

Negro Falótico est l'une des très belles voix masculines du tango aujourd'hui. Il a toujours montré des choix esthétiques très sûrs. Ce récital devrait être une très belle soirée.

Ouverture des portes à 20h30, pour le dîner. Le spectacle devrait commencer à 22h.



(1) J'ai consacré de nombreuses pages à ce duo fraternel et créateur dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin.

lundi 21 mars 2011

Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui : programme du 26 mars 2011 [ici]

Samedi 26 mars 2011, à 18h, nouveau Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 75020 Paris (M° Avron), au 1er étage (escalier à droite dans la cour).

Au programme de ce Rendez-vous :
Yuyo verde, de Homero Expósito et Domingo Federico (musique), que nous n'avons pas eu le temps de regarder samedi dernier (1)
et, si nos échanges sur Yuyo verde nous en laissent le temps (2), Trenzas, du même Homero Expósito et du compositeur Armando Pontier (qui fut aussi un admirable chef d'orchestre, qui a laissé sa trace dans l'histoire du genre) - ci-contre la couverture de la partition, extraite du site Internet argentin Todo Tango (voir la rubrique Les Institutions, dans la partie inférieure de la Colonne de droite).

Pourquoi ces deux classiques ? Depuis le début de ces rencontres littéraires, nous nous penchons sur le thème de l'amour et la variété de ses déclinaisons, selon la personnalité des poètes et en fonction de l'histoire, l'histoire du tango mais aussi celle de la société portègne, dont le répertoire du tango est un très fidèle reflet. Après le thème de l'amour malheureux parce qu'ELLE est partie (Mi noche triste), parce que l'amour est mort entre eux deux (Toda mi vida, Como dos extraños), parce qu'il s'agit d'un amour impossible (Fuimos, qui nous a ouvert l'univers de Homero Manzi) (3), ou parce qu'à la manière romantique, la mort (la tuberculose faisait des ravages) y a mis un point final (Milonga triste).

Tous ces morceaux s'enchaînent donc les uns aux autres grâce à des liens que je choisis pour leur cohérence culturelle et que nous explorons ensemble : Mi noche triste est le père (ou la mère) de tous les tangos chantés, il a été écrit par Pascual Contursi en 1916. Son fils, José María Contursi, une génération plus tard, écrivit Toda mi vida et Como dos extraños. Lors de la troisième rencontre, nous nous sommes penchés sur Fuimos, avec une première approche de Homero Manzi et l'influence des surréalistes, notamment français, sur les écrivains de tango de la première moitié du 20ème siècle. Samedi, dans cette très sobre et très puissante Milonga triste, nous avons vu apparaître ce signe secondaire de féminité que sont, dans l'univers du tango, les tresses (trenzas) des jeunes filles et des femmes de la classe ouvrière, celles que l'on peut épouser (trenzas negras s'opposant au pelo corto y rubio des dames légères ou de petite vertu qui se sont haussées au-dessus de leur condition sociale en vendant leurs charmes à de riches protecteurs ou s'apprêtent à le faire). Dans Milonga triste, on a vu que ces tresses, noires et même parfois imprudemment défaites, avaient une puissance sensuelle digne de Baudelaire. On les retrouvera dans Yuyo verde, qui traite encore de la tragédie de l'amour entravé par la mort, mais avec ces métaphores que la fréquentation assidue des surréalistes français ont insufflés aux vers de Homero Expósito, un Argentin polyglotte qui les lisait dans le texte.

Si le temps nous le permet, nous retrouverons les tresses et l'ombre des surréalistes dans Trenzas, et pour cause. Avec Trenzas, nous aborderons pour la première fois et sur la pointe des pieds les rives de la poésie érotique. D'une manière des plus pudiques (pensez donc, nous remonterons le temps jusqu'en 1945 !). Il faudra encore attendre six ans pour que le thème ose paraître au jour et presque trente ans pour qu'un poète aussi inspiré que Horacio Ferrer ose créer une vraie thématique dans ce domaine. Des poètes de la génération suivante, comme Raimundo Rosales ou Alejandro Szwarcman (5), ont poursuivi sur cette voie et ce sera ce que l'on verra dans les séances suivantes pour clore notre première approche du thème amoureux, dont ainsi nous n'aurons pas encore fini l'exploration, ce qui nous laissera encore beaucoup de matière pour la rentrée de septembre.

Avec Yuyo verde et Trenzas, nous continuerons de découvrir des chanteurs, qui firent et font vivre et évoluer la tradition de l'interprétation du tango et ce sera notre première excursion dans le répertoire de la Orquesta de las Estrellas...

Pour participer, il est indispensable de vous inscrire à l'avance par mail sur dactango@hotmail.fr (4). Vous pouvez le faire dès à présent. La raison en est très simple et tombe sous le sens : j'ai besoin de savoir, entre autres choses, combien de documents je dois imprimer et je veux pouvoir vous avertir s'il y a un changement de programme (cela peut arriver).
Participation : 15 € par personne.

S'il est indispensable de s'inscrire, il ne l'est pas de parler espagnol (les textes sont vus en version bilingue, traduits par mes soins), ni de savoir lire la musique, ni de savoir chanter, encore moins de savoir danser. Les textes sont lus en version bilingue, traduits par mes soins. Et ces ateliers, qui donnent un supplément d'âme aux danseurs qui veulent bien y participer, sont ouverts aussi aux non danseurs, aux personnes à l'esprit curieux et ouvert qui n'auront jamais le goût ni l'envie de se lancer sur une piste de danse. De nos différences, les rencontres et les échanges s'enrichissent.

Pour en savoir plus sur les rencontres littéraires et leur programme, cliquez sur CLT dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le sigle AET dans le même bloc Pour chercher ou visitez leur site que vous trouverez dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, dans la partie basse de la Colonne de droite.
Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires Tangos d'hier et d'aujourd'hui, cliquez sur le mot-clé RVL.
Pour en savoir plus sur l'ensemble de mes activités, cliquez sur le sigle ABT.

(1) Yuyo verde fait partie du corpus de letras que j'ai traduites dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, mai 2010, p. 253.
(2) Samedi, nous avons eu une discussion sur le contenu et les modalités de ces rencontres : doivent-elles s'étendre sur une heure et demie plutôt qu'une seule heure comme c'est le cas actuellement et dois-je couper systématiquement l'heure en deux, 30 mn pour chaque morceau, ou laisser libre cours à nos échanges. Le groupe s'est mis d'accord que mieux valait rester sur la durée d'une heure pour le moment et il a reconnu que les échanges étaient essentiels, que c'était eux qui permettaient l'appropriation des morceaux, ce qui permet par la suite de les indentifier et de mieux les apprécier lorsqu'on les entend lors d'un récital ou sur disque, à la radio (La 2 x 4, Radio CAFF, les podcasts de Fractura Expuesta ou celle de la chronique de Jean-Louis Mingalon sur France Musique, voir le raccourci Radio dans la rubrique Tangoscope, en Colonne de droite), dans un cours de tango, une pratique ou une milonga. En plus, les échanges au fur et à mesure que les rencontres existeront aideront à créer du lien entre nous, une certaine convivialité, un certain luxe dont le Parisien de base manque un peu à l'heure actuelle. C'est pourquoi je continuerai à annoncer deux morceaux, tout en sachant qu'on n'en traitera peut-être qu'un seul. Mais ce n'est pas au détriment de la culture, car la culture est un tout et elle s'explore pas à pas, en suivant une course éliptique. Après le thème de l'amour, qui nous accompagnera jusqu'à la fin avril sans être épuisé, on passera à une autre thématique, et celle de l'amour pourra être reprise plus tard, l'année prochaine, ou ailleurs, à l'Espace Tango Negro par exemple.
(3) Mi noche triste, Toda mi vida, Como dos extraños et Fuimos font également partie de Barrio de Tango, aux éditions du Jasmin.
(4) Cette adresse mail est exclusivement réservée aux inscriptions à mes rencontres littéraires. Il ne sera pas fait de réponse aux autres sollicitations et surtout pas aux spams.
(5) Tous les trois largement présentés dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine du tango, revue Triages, Supplément 2010, Tarabuste Editions, janvier 2011.

mardi 1 mars 2011

Prochain Rendez-vous littéraire à l'Académie Esprit Tango, samedi 19 mars à 18 h [ici]

Le samedi 19 mars 2011, à 18h, aura lieu le quatrième Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 1er étage, M° Avron (Paris, 20ème).

Nous continuerons l'exploration thématique entamée le 5 février, avec le tango Mi noche triste, autour de l'amour et de ses différentes déclinaisons poétiques et archétypales, à travers les vers, les interprétations chantées et les arrangements jusqu'aux artistes actuels.

Nous verrons donc ce chef d'oeuvre de Homero Manzi (paroles) et Sebastián Piana qu'est Milonga triste, une milonga remarquable de sobriété, et cet autre chef d'oeuvre, de l'autre Homero, Homero Expósito, le tango Yuyo verde (musique de Domingo Federico). Les deux parlent de nature et d'une bien-aimée emportée dans l'au-delà avec le désespoir qui accompagne l'amant survivant.

Les deux morceaux ont donné naissance à une pléiade d'interprétations très personnelles et très différentes les unes des autres. On en touchera deux mots, et un peu plus sans doute.

Yuyo verde fait partie de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai dernier aux Editions du Jasmin (p 253).

Photo publiée par le site encyclopédique Todo Tango (voir rubrique Les institutions, dans la Colonne de Droite, partie inférieure)

Pour participer à ce rendez-vous, vous êtes invités à vous inscrire dès à présent en m'envoyant un mail (dactango@hotmail.fr). Ce faisant, vous m'aiderez à organiser la rencontre en me permettant de savoir combien de personnes viendront, donc combien de documents je dois imprimer. Et vous vous assurez de participer, puisque le nombre de places est limité, les chaises n'apparaissant pas par génération spontanée.
PAF : 15 € par personne.

Il n'y aura pas de Rendez-vous littéraire à l'Académie Esprit Tango le 5 mars (en revanche, à la même heure et à la même adresse, ce samedi, je donne à 18h une causerie pour présenter mes deux anthologies, Barrio de Tango et Deux cents ans après), ni le 12 mars, puisque je me trouverai ce week-end là dans la banlieue de Lille, au Salon du Livre de Bondues où vous pouvez aussi me retrouver sur le stand des éditions du Jasmin (voir mon article du 10 février 2011 à ce sujet).

D'un autre côté, les Cafés littéraires de l'Espace Tango Negro, qui commencent ce soir, à Paris, et qui auront lieu un mardi sur deux à 20h, au cours du mois de mars (voir mes articles sur ces autres rencontres autour du patrimoine littéraire populaire du Río de la Plata).

Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires à l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le mot-clé RVL dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Ce clic vous ouvrira l'ensemble des articles concernant cette activité.
Le mot-clé CLT regroupe les articles sur les Rendez-vous littéraires et les Cafés littéraires.
Le mot-clé AET vous permet d'ouvrir les articles de ce blog concernant l'Académie Esprit Tango, dont vous trouverez le lien vers le site Internet dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite.

samedi 12 juin 2010

Martín Alvarado et Horacio Avilano créent un tango inédit de Roberto Grela et Homero Expósito [à l'affiche]


Le chanteur Martín Alvarado et le trio du guitariste Horacio Avilano se produisent ce samedi 12 juin 2010 à 21h, à l'Auditorium de la Fédération Bancaire, rue Sarmiento 341. Entrée 30 $.

Au milieu d'un programme qui présente en avant première le contenu du prochain disque du chanteur, les artistes créeront un tango de deux grands maîtres du genre, resté dans les cartons comme cela arrive assez souvent dans le répertoire du tango. Roberto Grela était un guitariste et un compositeur. Il a co-fondé un quatuor et un duo guitare-bandonéon avec Aníbal Troilo. Homero Expósito est un des plus grands poètes du milieu du 20ème siècle. Alors une première, ça vaut sans aucun doute le coup...

mardi 2 février 2010

C’est parti sur le site de Gisela Passi et Rodrigo Rufino [ici]

Photo extraite d'une annonce publicitaire de Rodrigo et Gisela

C’était une opération que je vous annonçais dès la fin de l’année (dans cet article du 24 décembre). On aura donc attendu un peu pour que l’opération s’enclenche ça valait la peine d’attendre : Rodrigo et Gisela ont fait les choses en grand, avec passion, avec amour, comme toujours...

Mes anciens lecteurs le savent, les nouveaux peut-être pas, sauf ceux qui arrivent sur ce blog depuis le site Rufinopassi ou depuis leur mail de cette nuit : Gisela Passi et Rodrigo Rufino sont professeurs de tango. Tous les deux sont argentins et parfaitement bilingues. Ils exercent leur talent à Paris dans la semaine et un peu partout ailleurs le week-end. Un lien vers leur site est accessible de manière permanente dans la rubrique Eh bien dansez maintenant ! de la Colonne de droite (partie inférieure, comme pour tous les liens vers les sites externes).
En décembre dernier, nous avons entamé, eux et moi, un partenariat pédagogique pour mettre à la disposition de leurs élèves quelques tangos, valses et milongas, en version bilingue, dans des traductions originales que je réserve à leur site. Hier, ils ont mis en ligne Pregonera et Percal et les ont accompagnés de nombreuses versions enregistrées que vous pouvez donc écouter :
Il y a 6 versions audios de Pregonera, dont celle de Osvaldo Pugliese (avec le chanteur Jorge Maciel), celle de Juan D’Arienzo (avec le chanteur Armando Laborde), les deux rivaux musicaux qui ont partagé la Buenos Aires des années 40 et 50 (1), et aussi celle de Alfredo De Angelis, chantée par Julio Martel. C’est cette version que j’entends souvent dans leurs cours, cette version que je vous avais présentée, il y a bientôt un an, le 22 février 2009, lorsqu’on avait appris la mort du chanteur (lire mon article sur Julio Martel).

Il y a 5 versions audios pour Percal, un grand classique, dont celle chantée par Roberto Goyeneche, qui est jugé comme le plus grand chanteur de tango après Carlos Gardel (et certains iconoclastes le placent même devant Gardel, ce qui est un blasphème impardonnable) et celle de l’orchestre de Aníbal Troilo, un chef qui a su attirer à lui tous les grands chanteurs de son époque, dont Roberto Goyeneche. Dans cet enregistrement-là, c’est Francisco Fiorentino, surnommé Fiore, qui chante. Goyeneche et Fiore sont deux légendes du tango, les deux grands aux côtés desquels mes amis Cucuza et Moscato font semblant de se tenir sur l’affiche-montage qu’ils ont confectionnée pour leur retour au Bar El Faro (lire mon article du 22 janvier 2010 sur cette série de concerts du vendredi soir, dans le quartier de Villa Urquiza).

En plus des deux textes (letras) de Pregonera et Percal, Rodrigo et Gisela démarrent cette semaine la publication des 8 fiches d’une présentation analytique que j’ai préparée pour balayer de manière synthétique toutes les thématiques du répertoire.

Outre le rappel rapide du contexte socio-politique dans lequel est apparu le tango-canción, la première fiche, mise en ligne hier soir, détaille le thème le plus célèbre, le plus emblématique du genre : l’amour et surtout l’amour malheureux. Et même s’il est très réducteur de ne retenir du tango que le thème de l’amour malheureux, il est vrai qu’il y est traité de bien des manières, qu’il y est vu sous bien des angles différents, en fonction des époques et des personnalités des auteurs.

Pour en savoir plus :
Connectez-vous à la page Ecouter de la version française du site de Rodrigo Rufino et Gisela Passi et profitez de votre visite pour les découvrir eux.
Et si vous le souhaitez, avant de vous rendre sur leur site, vous pouvez accéder au préalable à tous les articles que je leur ai consacrés sur ce blog, Barrio de Tango : il vous suffit pour cela de cliquer sur leur nom, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé sous le titre de ce billet.
Dans la Colonne de droite du blog, dans la partie supérieure, vous disposez d’un certain nombre de raccourcis pour vous aider à élargir votre connaissance du tango d’hier et d’aujourd’hui : musiciens, écrivains, chanteurs, peintres, disques nouveaux, quartiers, grands événements.... Dans la rubrique Vecinos del Barrio, les raccourcis vous permettent de faire connaissance avec la bonne centaine d’artistes actuels sur lesquels j’ai déjà publié au moins 3 articles (et j’en ai écrits près de 1140 en tout pour l’heure). Il y a quelques jours, dans cette rubrique Vecinos del Barrio, j’ai même créé une section Les Danseurs. Vous y trouverez mes articles sur l’une des profs de Gisela, la Maestra Aurora Lubiz. C’est la danseuse qui figure, avec son partenaire Luciano Bastos, sur la couverture de Barrio de Tango, Recueil bilingue de tangos argentins (ed. du Jasmin), une couverture signée Jorge Muscia, un fileteador de grande renommée à Buenos Aires (section Les peintres).

(1) La moitié de la ville ne jurait alors que par Pugliese tandis que l’autre ne voulait entendre que D’Arienzo. Il y avait même des groupes de supporters (hinchas), comme pour les différentes équipes de foot de la ville, qui se distinguaient par un style vestimentaire particulier, un pour les garçon, un pour les filles. Ainsi, quand les deux musiciens se rendaient dans la milonga ou le club de barrio où ils devaient jouer ce soir-là, ils pouvaient reconnaître, dans la rue, à leur manière d’être habillés, les danseurs pour lesquels ils allaient jouer. Dans une interview, Osvaldo Pugliese a raconté quelques unes de ces rencontres fortuites dans la rue avec les admirateurs de sa musique. Il aimait bien le style vestimentaire qu’avaient choisi ses hinchas à lui... Dans Tiempos de tramvías, un tango récent que je présente dans mon livre Barrio de Tango (ed. du Jasmin, à paraître au printemps), Héctor Negro parle des barras a Pugliese, des bandes de fans de Pugliese, qu’il croisait lui aussi à tous les coins de rues lorsqu’il avait 20 ans. C’est à cela qu’il se réfère : les tenues grâces auxquelles ils s’identifiaient dans la rue...

jeudi 12 février 2009

La Saint Valentin par Dema et la Petitera [à l’affiche]


Le chanteur Dema et son groupe, la Petitera, se produiront ce samedi 14 février, jour de la Saint Valentin, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, l’un des centres culturels du quartier de San Telmo.
Le show est prévu à minuit et demi et l’entrée est fixée à 20$.

Pour ce jour des amoureux (Día de los Enamorados, comme ils l’annoncent eux-mêmes sur leurs mails), ils ont illustré leur premier propos d’une citation (en espagnol, pas en anglais) d’Oscar Wilde. Je vous livre ce trait d’esprit tel qu’il est arrivé sur ma boîte à lettres électronique (casilla de correo, en argentin).

"las mujeres han sido hechas para ser amadas, no para ser comprendidas"...
Oscar Wilde
(putos...putos eran los de antes)

Traduction en français :
"Les femmes ont été faites pour être aimées, pas pour être comprises".
Oscar Wilde
(Les sagouins ! c’était des sagouins, les gens d’avant !)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Sur la photo de leur mail de rappel (vous pouvez cliquer dessus pour la voir en une meilleure résolution), ils ont déposé en exergue une phrase truculente, insolente, présomptueuse, mise dans la bouche d'un casanova portègne (ou argentin) extraite de ce tango ¡Que me van a hablar de amor!, dont le texte (la letra) a été écrite par le poète Homero Expósito (Yuyo verde, Tristezas de la calle Corrientes, Farol, Chau no va más, Naranjo en flor, Flor de Lino, Azabache...)

Sí yo que anduve en amores que me van a hablar de amor
Même que moi, les amours, ça me connaît. Qu'est-ce que vous venez me parler d'amour !
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Si, même très loin de Buenos Aires (à Paris, Bruxelles, Liège, Marseille, Lausanne, Southampton, Torino ou Hamburg...) vous voulez découvrir ces artistes, vous pouvez aller faire un petit tour sur leur page MySpace, elle s’appelle Dema y la Petitera.
Vous pouvez aussi lire l’ensemble des articles que Barrio de Tango leur a déjà consacrés (y compris celui-ci) en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher para buscar to search, entre le titre et le corps de cet article.
Tout l’aujourd’hui du tango argentin, au bord du Río de La Plata, sur le raccourci A l’affiche, rubrique Les avenues-Las avenidas de la colonne de droite (partie haute).
Les chanteurs ont aussi leur raccourci, même partie de la colonne, sous la rubrique Les artistes.
Tous les articles relatifs au quartier de Boedo et à ce qui s’y passe (y compris celui-ci) sont rassemblés sous son nom dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux de la colonne de droite.

(En haut de la colonne : les raccourcis internes à Barrio de Tango, pour tous vos recherches thématiques. Dans la partie centrale : mes synthèses sur l’histoire et la langue. En bas : les liens vers les sites extérieurs).

dimanche 14 septembre 2008

Taller de Letristas de tango Homero Expósito [Troesma]

Academia Nacional del Tango depuis le 18 août, ouverture d'un nouvel atelier de formation pour futurs auteurs de tango (ce qu'on appelle en espagnol un letrista, ce qui ne saurait pas vraiment se traduire par parolier). Ce séminaire est coordonnée par Alejandro Martino et Alejandro Szwarcman.

Le séminaire s'étale sur 4 mois, selon l'organisation de l'année scolaire argentine qui se répartit sur deux quadrimestres, séparés par deux périodes de vacances, environ 15 jours en hiver en juillet-août (avec une répartition en différentes zones pour l'ensemble du territoire national) et un peu plus de deux mois en été, les grandes vacances commençant quelques jours avant Noël et s'achevant dans les premiers jours de mars.

Le séminaire, qui a été baptisé Homero Expósito en hommage au grand poète décédé en 1987 et avec lequel Horacio Ferrer a eu une longue et féconde amitié, se compose de cours-travaux pratiques, à raison de 2 heures pas semaine, dispensés par Alejandro Szwarcman qui enseigne la poétique et Alejandro Martino qui enseigne la versification, et d'un cycle de conférences que délivreront de grands praticiens, notamment Héctor Negro et Raimundo Rosales...

La formation coûte 70 $ par mois et se règle au mois. Il n'y a pas de frais d'inscription...

Les cours sont dispensés dans les locaux de la Academia, avenida de Mayo, au 3ème étage du très bel hôtel particulier dont le Gran Café Tortoni occupe le rez de chaussée et le sous-sol.

mardi 29 juillet 2008

Por amor a Buenos Aires [Disques & Livres]

Mercredi 30 juillet 2008, à 21h, la chanteuse María José Mentana présentera son nouveau disque, Amor a Buenos Aires, au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo (entrée : 25 $). Pour partager la scène avec elle, il y aura le Maestro Atilio Stampone (dont elle interprète Afiches, dans son disque) et le duo guitare-bando Aníbal Arias y Osvaldo Montes, entre autres... Tien que du beau linge !

Página/12 (voir à droite liens Actu) a profité de l’occasion pour l’interviewer hier (28 juillet). En effet, María José Mentana est tout un personnage avec, derrière elle, une carrière multiforme, dont beaucoup de travail comme chanteuse vedette d’une émission de tango, Grandes Valores del Tango, prestigieux programme de Canal 9, qui entama une longue et glorieuse carrière télévisée en 1965 après avoir tenu 15 ans sur les ondes de Radio Belgrano, une des antennes majeures de Buenos Aires depuis l’invention de la TSF. Ma. José Mentano y vit défiler en invités d’honneur des gens comme Roberto Goyeneche, Floreal Ruiz, Osvaldo Pugliese ou le Sexteto Tango (formation fondée par des compagnons de Pugliese en 1968), etc.

Pendant les quelques années où elle a vécu au Vénézuela, elle a animé là-bas une émission télé, Desde tango a tango, en interviewant les artistes locaux ayant partie liée avec le tango argentin. Dans cette émission, un concours de tango-baile offrait pour premier prix un voyage dans la capitale argentine aux meilleurs danseurs.

Elle s’est longtemps produite sous son seul prénom composé. Jusqu’à un jour, à Paris, où après une représentation, Horacio Ferrer, qui venait de partager la scène avec elle, lui a suggéré d’ajouter son nom de famille à son nom de scène. Elle a eu raison de l’écouter : ça fait plus pro, comme ça...

Le disque, d’ores et déjà disponible, s’annonce passionnant, avec quelques grands morceaux classiques, comme Malena (Lucio Demare-Homero Manzi), Atentí pebeta (Ciriaco Ortíz-Celedonio Esteban Flores), Absurdo (des frères Expósito), valse pour l’interprétation de laquelle elle s’est appuyée sur tout ce qu’elle sait de sa genèse, et Afiches (Atilio Stampone-Homero Expósito), qu’elle chante accompagnée par le compositeur lui-même au piano, quelques morceaux connus mais moins classiques (Tiernamente, Que buena fe, Intimas...) et une poignée d’inédits :
Amor a Buenos Aires (de et avec Néstor Marconi),
Lunes (d’elle-même et de son professeur, Mireya)
et (fin du fin !) Tango para tus manos, d’un véritable Trésor Vivant du tango comme diraient les Japonais, le Maestro Horacio Salgán... qui est venu lui-même lui présenter ce morceau de sa composition (et de Mario Buono, pour le texte). Avec beaucoup de discrétion mais sans dissimuler sa fierté, elle laisse entendre dans son interview qu’il n’a pas été mécontent du résultat.

Autre partie intéressante de l’interview, ce qu’elle dit de la popularité du tango au Japon (où elle est très connue et se produit tous les deux ans) et des difficultés que rencontrent aujourd’hui les artistes de tango, tant au niveau de la télévision, qui abandonne le genre ou ne s’arrête qu’à ce qu’il peut produire de mauvais ou de facile, voire de vulgaire, qu’au niveau du mécénat d’entreprise, qui, dans ce domaine, n’aide plus qu’avec une parcimonie soupçonneuse, alors même que les dirigeant des entreprises n’ont jamais rien de plus pressé à faire pour chouchouter tous leurs clients et partenaires étrangers que de les emmener assister à un spectacle de tango, qui est pour eux ce qu’il faut voir absolument à Buenos Aires...

Pour aller plus loin, interview complète de María José Mentana par Cristian Vitale, Página/12 du 28 juillet 2008 :
http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/espectaculos/3-10747-2008-07-28.html