mardi 14 décembre 2021

Discépolo à la une de Caras y Caretas 70 ans après sa mort [Troesmas]

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L’auteur-compositeur Enrique Santos Discépolo, qui est décédé il y a soixante-dix ans, à l’âge de 50 ans, remplit le nouveau numéro du mensuel culturel du groupe Octubre, Caras y Caretas. Un homme mérité à un grand créateur du tango avec des titres comme Cafetín de Buenos Aires, Uno, Cambalache, Chorra, Victoria, et tant d’autres classiques du répertoire.

Acteur de formation, grâce à son frère aîné, Armando Discépolo, un grand homme du théâtre, le père du grotesque argentin que Enrique a déployé d’abord sur scène puis dans le tango, musicien d’oreille (il ne maîtrisait pas l’écriture musicale) grâce à leur père, un contrebassiste italien qui avait appartenu à l’orchestre de l’opéra de Naples avant d’immigrer à Buenos Aires, E. S. Discépolo est l’un des plus grands poètes de tango et l’un des fondateurs du tango-canción avec des morceaux où alternent le désespoir le plus noir, à la limite du nihilisme, et l’humour le plus féroce.

Il a fourni à Carlos Gardel plusieurs de ses succès internationaux. Son ami, le poète Homero Manzi, l'auteur de Barrio de Tango, lui a dédié un autre grand tango du répertoire : Discepolín.

Le magazine retrace la trajectoire de l’artiste et l’empreinte dont il a marqué à jamais le tango.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de tête sur le site Internet de Caras y Caretas.

vendredi 10 décembre 2021

« Argentina te busca » et candidature au patrimoine de l’Unesco : célébrations du 10 décembre [Actu]


Cette semaine, l’Ambassade argentine à Paris a célébré la démocratie et les droits de l’Homme comme l’Argentine en a coutume chaque 10 décembre : cette année, le pays compte 38 ans de démocratie continue. C’est la plus longue période de paix civile et d’État de droit que le pays ait connue en 210 ans d’indépendance.

A Paris, l’Argentine vient donc de lancer deux démarches :

  • une nouvelle campagne Argentina te busca (l’Argentine te recherche) adressée aux personnes adoptées et résidant à l’étranger qui auraient des doutes sur leur naissance et pourraient être l’un des 300 enfants volés pendant la dictature militaire de 1976-1983. Ces personnes sont invitées à se signaler après de la représentation diplomatique du pays où elles vivent. Il sera procédé à un test ADN grâce auquel la justice argentine peut rétablir des identités de naissance, que les sbires du régime ont modifiées jusque dans les registres d’État-civil ;
  • la candidature du musée de l’ex-ESMA au patrimoine de l’UNESCO dans la catégorie du Jamais plus, celui qui est consacré à la mémoire des grandes tragédies humanitaires, comme Hiroshima, Auschwitz-Birkenau, l’île de Goré au Sénégal, etc. Dans cette ancienne École supérieure de Mécanique de la Marine (ESMA, selon le sigle en espagnol) dans le nord de Buenos Aires, la dictature avait en effet monté un centre clandestin de détention et de torture où 5 000 hommes et femmes ont été tués et de nombreux bébés arrachés à leur mère quelques heures après leur naissance.



Le domaine de l’ex-ESMA est devenu depuis des années un vaste centre culturel consacré aux droits de l’homme et dans un des pavillons, un musée existe. C’est ce musée qui pourrait entrer dans le patrimoine de l’humanité si l’Argentine parvient à rassembler assez de voix en faveur de cette déclaration à la prochaine session de vote sur ce thème. L’Argentine a déjà pu faire inscrire beaucoup de choses au Patrimoine de l’humanité dans diverses catégories : le tango, le chamamé, la voix de Carlos Gardel, le Mont aux Sept Couleurs à Jujuy, etc.

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© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

accéder au site Internet du Museo Sitio de la ex-Esma
accéder à la page Argentina te busca sur le site du ministère des Affaires étrangères argentin

jeudi 9 décembre 2021

Dernière dédicace avant les fêtes : salon Il était une fois Noël à Cergy [ici]

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Samedi 11 décembre 2021, tandis qu’en Argentine on fêtera la Fête nationale du Tango, je serai sur le stand des Éditions du Jasmin pour signer mes ouvrages sur le salon du livre de Cergy (à quelques pas de la station Cergy Préfecture du RER A).

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L’accent sera mis sur les Contes animaliers d’Argentine puisque ce salon est consacré aux livres jeunesse. Mais la maison d’édition propose depuis longtemps un catalogue généraliste. Il y en aura donc pour tous les âges. D’ailleurs, les contes sont pour tous les âges.

Entrée libre et gratuite.

Passe sanitaire et port du masque obligatoires.

© Denise Anne Clavilier


mercredi 8 décembre 2021

Nouveau rapport de la UCA sur la pauvreté des Argentins [Actu]

Première diapositive de la présentation officielle du rapport, hier soir
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Le nouveau rapport annuel de l’Observatoire de la Dette sociale qu’abrite l’Université Catholique d’Argentine (UCA) révèle une légère amélioration de la situation en 2021 : les taux de pauvreté et d’indigence toucherait 1 % de la population de moins qu’en 2020.

En rouge : "65% des mineurs vivent au seuil de la pauvreté"
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Ce qui donne un taux de pauvreté de 43,8 % et d’indigence de 8,8 % sur l’ensemble de la population. Ce qui est déjà beaucoup. Le rapport estime toutefois que sans les aides apportées par le gouvernement, le taux d’indigence serait de 18,8 %.

Si l’on regarde du côté des enfants, le taux de pauvreté est atterrant : 64,9 % des mineurs de moins de 17 ans sont concernés.

La Nación a préféré titrer sur la prestation
de serment des nouveaux parlementaires
qui prennent leurs fonctions vendredi prochain
En haut à droite, la situation socio-économique selon la UCA
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La pauvreté concerne davantage les zones urbaines et 51,6 % des pauvres vivent dans la région de Buenos Aires.

L'évolution de la pauvreté depuis 10 ans dans le rapport de la UCA
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Tous les journaux en parlent ce matin, même Página/12 alors que ces chiffres, qui proviennent d’une université classée à droite, ne sont pas la meilleure nouvelle pour la majorité péroniste actuellement aux manettes au niveau national et dans un bon nombre de provinces. La Prensa, le quotidien de la droite catholique, et La Nación, le journal de la bourgeoisie d’affaires libérale, mettent l’info à leur une, en gros titre pour le premier, en manchette discrète pour le second.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

mardi 7 décembre 2021

Un concours international consacre un producteur d’huile d’olive argentin [Actu]

Photo du service marketing de Laur


Le 1er décembre dernier, le producteur Laur de Maipú, en province de Mendoza, a eu l’heureuse surprise de retrouver son nom en haut du palmarès mondial des entreprises productrices d’huile d’olive, réalisé par l’association internationale EVOO.

C’est la première fois qu’un producteur dans ce domaine obtient une telle distinction.

Gamme des produits Laur
(Photo service marketing de Laur)
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Inutile de vous dire que la maison primée n’a pas boudé son plaisir et la presse de la bourgeoisie d’affaires lui a fait écho, comme il se doit.

Laur produit des huiles de prestige pas vraiment accessible au commun des mortels en Argentine mais le haut artisanat est souvent à ce prix. Ses nectars sont vendus dans des bouteilles qui empruntent les codes marketing des grands alcools français.

Une propriété de caractère dans le paysage mendocin
(photo service marketing de Laur)
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Si l’on regarde le classement EVOO par pays (sur 100), l’Argentine décroche une plus qu’honorable 8e place.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :
lire l’article de Clarín

lire l’article de La Nación
lire l’article de Los Andes, le quotidien de Mendoza appartenant au groupe Clarín
lire le communiqué de Laur
lire le communiqué de EVOO

Un diplomate argentin préside le Conseil pour les Droits de l’Homme de l’ONU [Actu]

L'info est traitée en haut à droite
Le gros titre est consacré au schisme
qui fracture les élus de l'UCR (Unión Cívica Radical),
le plus vieux parti argentin, fondé en 1891,
et qui depuis de nombreuses années maintenant
ne sait plus vraiment où il habite
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Hier, le diplomate argentin Federico Villegas Beltrán a été élu président du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. L’information a été immédiatement mise en ligne par plusieurs quotidiens argentins mais ce matin, il n’y en a qu’un qui traite l’information.

Mes fidèles lecteurs ne seront pas étonnés de constater qu’il s’agit de Página/12. Ce journal ne rate jamais une occasion d’afficher les succès internationaux du pays (même quand c’est la droite qui les obtient et que ça lui gâche sa joie). Ce matin, c’est aussi le seul quotidien de portée nationale à mettre l’information à la une.

Federico Villegas est un diplomate qui a derrière lui une belle carrière au ministère des Affaires étrangères argentin et qui a servi sous tous les gouvernements récents, sachant démocratiquement mettre de côté les querelles politiciennes et idéologiques. Bref, c’est un pro ! De surcroît, c’est aussi un juriste puisqu’il a été reçu avocat dans son pays (tous les juristes argentins passent par le métier d’avocat). L’univers du droit lui est donc familier. Il a été ambassadeur du Mozambique avant d’être nommé en 2020 représentant permanent de l’Argentine auprès des organisations internationales dont le siège est à Genève.

Le nouveau président du CDH a longtemps travaillé dans les domaines liés au souvenir et à la prévention des grands traumatismes humanitaires (destruction des juifs d’Europe, désarmement, etc.). Il a un impressionnant parcours universitaire avec des diplômes aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France (Institut International des Droits de l’Homme de Strasbourg). Le profil idoine.

La France a voté pour lui. Il semblerait que ni la Belgique ni la Suisse ne l’ait fait.

Federico Villegas Beltrán succède à Michelle Bachelet, ancienne présidente de la République du Chili.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajout du 10 décembre 2021 :

Le ministère des Affaires étrangères argentin a annoncé que le foulard des Abuelas de Plaza de Mayo accompagnera le président du Conseil des Droits de l’Homme pendant toute la durée de ce mandat argentin.
Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12

Paniers de Noël à prix gelés [Actu]

L'apéro de Noël en Argentine selon une publicité
des supermarchés Coto
C'est différent de chez nous, non ?


Le gouvernement a fait paraître au bulletin officiel ce matin une nouvelle liste de produits dont les prix sont gelés jusqu’après les fêtes de fin d’année.

Parmi eux, beaucoup de spécialités qui couvrent traditionnellement la table de Noël en Argentine : le pan dulce (la version rioplatense du panettone italien), cidre (ultra-sucré), vin pétillant (parfois improprement baptisé champagne là-bas), mendiants, chocolats et autres sucreries.

Extrait du même catalogue Coto

La liste remplit rien moins que 850 pages d’annexes au Bulletin officiel de la République Argentine (le BORA). Elle a été conçue à la demande du président, soucieux que les Argentins de plus en plus appauvris pâtissent le moins possible d’une inflation qui semble hors de contrôle puisque le phénomène national est maintenant aggravé par la hausse des prix qui atteint tous les pays en reprise d’activité alors que la crise sanitaire n’est toujours pas derrière nous.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 2 décembre 2021

ARA San Juan, le scandale des écoutes : inculpation de Mauricio Macri confirmée [Actu]

"Ojo" : œil
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En Argentine, l’inculpation se fait en deux étapes : une mise en cause au cours de laquelle le suspect, qui se sait tel, est entendu par le juge d’instruction et a toute latitude pour présenter sa défense puis une décision du magistrat qui inculpe stricto-sensu la personne en fonction des éléments du dossier et des arguments développés par le justiciable ou son conseil dan le cadre de sa défense.

En ce qui concerne l’ex-président Mauricio Macri et les accusations d’écoutes illégales contre les membres des familles des sous-mariniers du ARA San Juan, coulé corps et biens il y a trois ans sans susciter ni compassion ni action pertinente de la part du gouvernement présidé par Macri, la première étape est déjà passée et elle s’accompagnait d’une interdiction de sortie du territoire, dont il a fait appel et qu’un tribunal fédéral venait de lever il y a quelques jours.

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C’est à la seconde étape qu’est passé hier le juge d’instruction Sergio Bava, du tribunal de Dolores, dans la province de Buenos Aires, et ce faisant, il a renouvelé l’interdiction de sortie du territoire.

Mauricio Macri se trouve actuellement au Chili où il est allé soutenir le candidat d’extrême-droite arrivé au second tour contre un candidat de la gauche radicale. Il a pris à témoin les journalistes chiliens de la conspiration dont il était la victime et il a annoncé que son avocat allait faire appel aussitôt de la décision du juge.

"Macri poursuivi pour soi-disant espionnage
et interdiction de quitter le pays", dit le gros titre
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On suppose que les parents des sous-mariniers ont été espionnés pour permettre au président de contrer leurs démarches pour demander justice.

"Macri poursuivi pour espionnage
Cambiemos [son parti] se plaint d'une persécution"
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Aujourd’hui, la nouvelle fait la une de tous les journaux et on sent dans les une de droite une gêne manifeste. Les deux plus importants de ces quotidiens ont évité les photos de l'ex-président en une. Même La Prensa n’ose pas affirmer qu’il s’agit d’une vengeance de la gauche, elle se contente de le suggérer par une question rhétorique. Les trois journaux nationaux principaux, Clarín, La Nación et Página/12 (journal de gauche), reproduisent sur leur site Internet l’intégralité du texte d’inculpation, à télécharger en pdf. C’est le signe que ces rédactions ne prennent pas l’affaire à la légère, alors que la majorité du Sénat vient de basculer en faveur de l’opposition.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajouts du 6 décembre 2021 :

Comme on pouvait s’y attendre, Mauricio Macri fait appel de son inculpation et met en cause l’intégrité morale de son juge.
Pour aller plus loin :

Ajout du 10 décembre 2021 :

Mauricio Macri a été surpris dans un restaurant attablé avec un procureur de la province de Buenos Aires et la photo déclenche un scandale qui parcourt les réseaux sociaux. Il existe depuis longtemps de forts soupçons de connivence entre l’homme politique et un bon nombre de magistrats partisans de droite et cette photo, dans le contexte actuel, semble donner raison aux soupçonneux. Ce qui frappe le plus, c’est l’apparence de sentiment d’impunité des deux hommes qui s’attablent au restaurant sans aucune gêne !
Pour aller plus loin :

mardi 30 novembre 2021

Cristina Kirchner et ses enfants bénéficient d’un non lieu sur l’accusation principale de corruption [Actu]

Le gros titre se passe de traduction
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La vice-présidente Cristina Kirchner était accusée, avec ses enfants (surtout comme héritiers de leur père), d’avoir blanchi de l’argent issu de la corruption par un système de fausses factures dans un hôtel de la province de Santa Cruz, en Patagonie, la province natale de son mari où le couple avait investi dans des infrastructures touristiques (tourisme et pétrole sont les deux sources principales de revenus dans cette région australe).

Depuis le début de l’affaire, la droite, personnel politique et presse, affirme que la culpabilité de la famille et de quelques uns de ses alliés ne fait pas l’ombre d’un doute mais personne n’a jamais pu rapporter qu’aucune preuve formelle n’ait jamais été présentée par la justice. Tout repose sur des apparences, des on-dit, des recoupements parfois tirés par les cheveux et des si (en quantité astronomique).

"On renverse le cours de la justice avec un non-lieu
pour Cristina pour le blanchiment d'argent", dit le gros titre
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Vendredi, une chambre fédérale a tranché et prononcé un non-lieu pour tout le monde pour absence de constitution de délit. Ce jugement a été voté par deux juges contre une et le vote favorable au maintien des poursuites a été dûment argumenté, lui aussi, comme le prévoit le code de procédure argentin. Il y avait donc des arguments pour et des arguments contre. La chambre fédérale émet ce non-lieu à la veille du jours (le 10 décembre) où la vice-présidente va perdre le contrôle du Sénat qu’elle préside par disposition constitutionnelle et dont la majorité vient de basculer, à quelques sièges, en faveur de la droite.

La presse de droite et de nombreuses personnalités de l’opposition criaient donc samedi et dimanche à l’impunité et au complot de magistrats de gauche décidés à tout pour sauver coûte que coûte la peau de la leader péroniste. Ce qui est étrange, c’est que quand un juge va dans l’autre sens, celui de Macri par exemple, cette même droite n’y voit jamais une décision partisane (en revanche, la gauche et Página/12, si. Assez souvent !).

Une petite manifestation de droite
au pied d'un appartement de Cristina à Palermo
(quartier bourgeois de Buenos Aires)
"Cristina Kirchner relaxée sans procès
dans l'affaire des hôtels"
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Le jugement de vendredi est encore susceptible d’appel par le parquet. Il n’est donc pas définitif mais il a bien sûr occupé les unes de samedi, avant que Cristina relance d’elle-même la visibilité des tensions au sein de la majorité (qui n’avait pas besoin de cela) en rendant publique une lettre au président sur les négociations avec le FMI. Et elle a refait la une !

Pas commode, la dame. Elle chercherait à provoquer la haine que lui voue l’opposition qu’on n’en serait pas étonné !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article où Página/12 analyse les attendus du jugement
lire l’article où Clarín rapporte la position de la juge favorable au maintien des poursuites

La consommation poursuit sa remontée [Actu]

Synthèse générale du rapport sur la consommation
dans les centres commerciaux
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En dépit de l’inflation qui poursuit sa course, la consommation continue elle aussi sa remontée selon les études publiées à la fin de la semaine dernière par l’INDEC et reprises uniquement par Página/12.

En septembre dernier, le chiffre d’affaire global des supermarchés a augmenté de 6,4 % à prix constants (de beaucoup plus si l’on prend les prix réels, affectés par l’inflation). Dans les hypermarchés, les données sont encore plus encourageantes : + 8 points. La moyenne du ticket de caisse monte de manière exorbitante avec respectivement 30,5 et 29,1 %, sur un montant exprimé en pesos courants. Dans les deux systèmes, les achats en ligne poursuivent une forte progression, démontrant qu’en Argentine aussi, la pandémie est en train de modifier nos modes de consommation : 15,5 et 74,8 %.

Dans les centres commerciaux, dont la situation est étudiée dans un autre rapport paru vendredi, la variation interannuelle, pour ces lieux qui ont été fermés pendant les confinements, est de 307 % à prix constants (et de 539 en prix réels).

Rapport sur la consommation
en supermarché (vert) et en hypermarché (rose)
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Comme le mois dernier, c’est dans les régions les plus proches de Buenos Aires que ce les chiffres sont les plus élevés, ce qui n’est pas très surprenant : c’est la zone la plus densément peuplée de tout le pays et la mieux équipée en centres commerciaux. Comme d’habitude aussi, la Patagonie arrive bonne dernière : la région la plus récente du pays est aussi la moins peuplée.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

Prochaines dédicaces à Montreuil [ici]

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Demain s’ouvre à Montreuil (93) une nouvelle édition du salon du Livre et de la Presse de Jeunesse de la Seine-Saint-Denis, à l’Espace Paris-Est Montreuil, 128 rue de Paris, M° Robespierre.

J’y dédicacerai mes livres sur l’Argentine, à commencer par les Contes animaliers d’Argentine, sur le stand des Éditions du Jasmin (au premier étage).

J’y serai jeudi 2 décembre 2021 de 9 h à 12 h et le samedi 4 de 9 h à 13 h.

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Entrée libre et gratuite en semaine, payant (5€) le samedi (sauf pour les mineurs, les chercheurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA, les personnes en situation de handicap et leurs accompagnateurs).

Passe sanitaire obligatoire (sauf pour les moins de 12 ans et 2 mois).

Port du masque obligatoire pendant toute votre visite.

© Denise Anne Clavilier

Si vous envisagez de venir samedi, munissez-vous à l’avance de votre billet d’entrée, à retirer en ligne sur le site Internet de la manifestation (le billet est vendu avec un bon de 4 € offert par le conseil départemental, à dépenser sur le salon pour acheter un livre).

Si vous retirez votre entrée aux guichets, vous n’aurez pas le bon d’achat.

jeudi 25 novembre 2021

Le Ravignani fête ses cent ans [Actu]

"Tout est histoire", dit le gros titre
reprenant le nom d'un célèbre magazine de vulgarisation historique
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En 1921, cent ans après la fondation de la Universidad de Buenos Aires (UBA), la faculté de philosophie et de lettres décidait de rebaptiser son institut d’histoire du nom de son tout premier doyen, le docteur Emilio Ravignani.

Depuis cette date, l’institut s’est fait un nom parmi les historiens sud-américanistes : il édite une revue qui est une mine d’informations pour tous les chercheurs de la discipline. Et comme tous les numéros sont en ligne, même la pandémie n’a pas eu raison de ce succès scientifique.

Le 5 décembre prochain, une cérémonie marquera le siècle de cette institution dans le cadre des manifestations du bicentenaire de la UBA. Aujourd’hui, l’Institut, comme la plupart de ses homologues, se partage entre son université d’origine et le CONICET (centre national de recherche en science et en technologie).


Página/12 consacre la une de son supplément sur la vie des universités à cette référence de la recherche historique sur l’Argentine et l’Amérique du sud. Le quotidien a interviewé l’actuelle directrice du Ravignani, l’historienne Noemí Goldman, accompagnée de deux enseignants en activité.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

Un an après sa mort, Maradona revient en une sans tenir la vedette [Actu]

Diego a droit à sa photo (pas la meilleure mais elle est là)
En dessous, le gros titre concerne l'opposition des grandes entreprises
à un projet de loi sur le traitement des emballages
qui forment 25% des déchets ménagers en Argentine
'Un gros lobby de l'emballage", dit le gros titre
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Dans les journaux, l’actualité relègue l’anniversaire de la mort de Maradona dans les pages intérieures et les titres secondaires sur les unes et la mort tragique des Kurdes dans la Manche dans la journée d’hier fait partie des priorités de la presse argentine ce matin.

Pas de photo de l'idole mais celle d'un monument
à sa gloire (en bas à gauche)
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De plus, la disparition de Diego donne lieu maintenant à des affaires sordides, entre l’enquête sur sa mort dont le caractère criminel est de moins en moins imaginaire et ces dossiers d’héritage avec une vente aux enchères d’une partie des biens le 19 décembre prochain, sous séquestre judiciaire, dans l’attente que ses enfants putatifs et non reconnus par leur père se présentent devant la justice argentine pour un prélèvement ADN dont seul le résultat positif en fera des héritiers légaux. Alors tout y passe : grosses bagnoles, bijoux, biens immobiliers de luxe et même une marque commerciale. Pour une valeur qui devrait s’élever à trois millions de dollars US.

Pas du tout de photo (l'Allemagne emporte tout)
mais un titre très aguicheur :
"Qui a laissé Diego Maradona mourir ?"
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Cette évolution n’est pas sans rappeler aux Français les drames qui ont suivi la mort de Johnny Hallyday. Après un déferlement d’émotion populaire très sincère, un étalage mélodramatique et obscène ! Le mythe du joueur survivra (il en a vu d’autres) mais pour l’heure, ni les journalistes ni les lecteurs ne sont dupes de l’ambiguïté des affaires sur lesquelles les premiers travaillent et dont les seconds se repaissent.

Rien du tout sur Clarín.
En revanche, la tragédie de Calais capte toute la vue
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A ce jour, seules deux jeunes femmes se sont soumises à la procédure de reconnaissance sans que le résultat des tests ait été publié. Plusieurs prétendants, en particulier des Cubains au nombre et à l’identité inconnus, s’étaient manifestés dans la presse depuis un an mais ils ne sont pas entrés dans la procédure. Ils ont jusqu’à fin février pour le faire s’ils ont de bonnes raisons de penser qu’ils descendent effectivement de Maradona. Ce délai atteint, ce sont les cinq enfants reconnus qui ramasseront le magot.

Les différentes chaînes de télévision redonneront ce soir son rôle central à El Diez...

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur l’enquête criminelle
lire l’article de Página/12 sur l’héritage en jeu
lire l’article de Clarín sur la manière dont la nouvelle d’il y a un an avait fait le tour du monde, le seul quotidien qui ne fait aucune place à l’idole footeuse sur sa une du jour (la rédaction reste sous le choc de l’attentat d’avant-hier)
lire l’article de Clarín sur l’héritage
lire l’article de La Nación qui relate la réunion du 10 novembre 2020 où les proches de Maradona ont décidé de l’hospitaliser à domicile, ce qui l’a sans doute mené à la mort (à cause du comportement aberrant de ses médecins).