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jeudi 20 août 2026

Diego : une erreur monumentale de l’instruction [Actu]

Le gros titre porte sur un nouveau scandale
de corruption et de violence de genre au gouvernement
L'affaire de Diego est traitée en haut à gauche
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Lors du nouveau procès de première instance sur la mort suspecte de Diego Maradona, les audiences viennent de révéler que les expertises sur le dossier médical du footballeur avaient été réalisées à partir de celui du père du roi du ballon rond. Les deux hommes portaient le même nom, Diego Maradona, mais ils avaient vingt-sept ans de différence… Une bagatelle, sans doute !

Le gros titre porte sur le scandale de corruption
et de tentative de féminicide
L'affaire Maradona est traitée en bas, sous les photos
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Página/12 réserve son article en ligne à ses abonnés, d’où l’absence du journal dans la revue de presse qui suit ma signature.

Le scandale corruption/féminicide
est traité en haut de la colonne de droite
L'affaire Maradona l'est en bas de la page
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© Denise Anne Clavilier


Diego et son père (photo AFP)

Pour aller plus loin :

vendredi 19 juin 2026

L’ancien maillot de la sélection pour défendre le travail des Argentins [Actu]

Capture d'écran sur Youtube/CGT Argentina


Inspirée par l’entrée en fanfare de l’équipe argentine de foot à la Coupe du monde il y a quelques jours, la CGT, le principal syndicat d’Argentine, a publié un petit clip pour démontrer que la ferveur autour du maillot national, ferveur qui dure toute l’année tous les ans, pourrait permettre de sauvegarder l’emploi en Argentine dans l’industrie textile, l’emballage, la distribution et le commerce alors qu’aujourd’hui, l’ouverture des frontières dérégulée aboutit au résultat inverse : les Argentins achètent désormais leur maillot sur Amazon et il est made in China.

Pourtant le maillot qu’a porté Diego Maradona était fabriqué en Argentine depuis le tissage du coton jusqu’à la distribution dans les points de vente répartis sur tout le territoire national, des points de vente innombrables et accessibles à tout le monde à une distance très raisonnable de chez soi, même à la campagne.

"Industria Argentina" en Argentine correspond à l'équivaleut
français : Produit/Fabriqué en France
peu importe le secteur : artisanat, manufacture, industrie
Cela est valable dans l'alimentation aussi...

Le syndicat a mis en ligne sa vidéo sur sa chaîne Youtube. Página/12 et La Nación en parlent à leurs lecteurs ce matin. A noter que, une fois n’est pas coutume sur cette thématique, l’article de La Nación est plus intéressant et plus long que celui de Página/12 qui semble se contenter de reprendre à peu près tel quel le communiqué de la CGT tandis que le quotidien libéral, de droite, prend la peine de publier sa propre analyse du phénomène.

Le message de Jorge Pino Sola, l'un des membres du
triumvirat à la tête de la CGT :
Prenons soin de ce qui nous appartient
Il est encore temps
Prenons soin du travail argentin
Confédération Générale du Travail

Pour rappel : dans tous les secteurs, la production industrielle et manufacturière s’est effondrée en Argentine depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei (10 décembre 2023), à cause de la dérégulation brutale qu’il a instaurée sans aucune concertation avec les acteurs économiques dans tous les domaines. Des PME mettent donc la clé sous la porte tous les jours. Des Argentins se retrouvent au chômage ou basculent dans le travail au noir tous les jours. Dans les enseignes de la petite et de la grande distribution, la consommation baisse tous les jours et on le constate dans les chiffres tous les mois. Le tissu économique du pays se déchire un peu plus tous les jours, principalement au profit de grands empires chinois (pour la production) et états-uniens (pour la distribution) tandis que Milei s’acharne contre toutes les évidence à vanter de façon obscène sa propre politique et à promettre, comme Hoover dans les années 1930, que « la prospérité est au coin de la rue ».

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mardi 14 avril 2026

Le nouveau procès contre les médecins de Maradona s’ouvre aujourd’hui [Actu]

Les fans demandent "la justice pour D10S", avec le traditionnel
jeu de mot entre Dios (Dieu) et El Diez (le n° 10)


Les médecins, psychologues et infirmiers qui étaient chargés de veiller sur Diego Maradona dans les derniers jours de sa vie, après une intervention chirurgicale au cerveau dont l’utilité est très contestée, reviennent devant le tribunal aujourd’hui à San Isidro, dans la banlieue chic de Buenos Aires où l’idole a tristement fini ses jours.

Le précédent procès de première instance a été interrompu en cours de route lorsque l’on s’est aperçu que l’une des magistrates avait secrètement contracté avec une équipe de tournage pour un documentaire entièrement scénarisé (jusqu’au verdict). La juge en question a été révoquée il y a quelques temps et c’est un tribunal composé d’autres magistrats qui va reprendre la procédure orale depuis le début et non pas là où elle a été arrêtée. Tout ce qu’il s’est passé lors du premier procès a en effet été reconnu nul et non avenu. Les accusés peuvent donc avoir changé du tout au tout leur stratégie de défense...


Les admirateurs du footballeur, et ils sont très nombreux, attendent que justice lui soit rendue contre des soignants qui semblent avoir, pour le moins, manqué de professionnalisme et d’éthique.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 19 novembre 2025

Révoquée de la magistrature, la juge Makintach interjette appel [Actu]


La juge Julieta Makintach (ci-dessus) qui avait fait dérailler le procès contre les personnes suspectées d’avoir provoqué la mort de Diego Maradona vient d’être renvoyée de la magistrature par un conseil de discipline au sein du pouvoir judiciaire.

Julieta Makintach avait en effet permis à une équipe de télévision de filmer le procès ainsi que des interviews d’elle-même qui commentait ce qu’il se passait dans le prétoire pour en tirer un documentaire qui était déjà scénarisé jusqu’au verdict et qui, en plein procès, a fait l’objet d’une bande-annonce sur les réseaux sociaux, ce qui a révélé le pot aux roses.

Aujourd’hui, l’ex-juge se dit « déçue » de la décision des onze de ses pairs qui viennent de l’exclure de leur corps. Elle prétend avoir espérer « être blanchie », ce qui montre qu’elle n’a toujours aucune conscience de la gravité des faits. Elle est révoquée pour manquement aux devoirs de sa charge. Elle perd donc son poste, son traitement, son poste d’enseignante du droit dans une université et sa future retraite (à l'âge de 46 ans), dans un métier qui est, avec la diplomatie, l’un des deux les mieux payés de la fonction publique argentine.

La juge a décidé de faire appel devant la Cour suprême. Il serait étonnant que celle-ci lui donne raison, eu égard à l’ampleur du scandale provoqué par la préparation de ce documentaire et la faiblesse des arguments que l’ex-magistrate a développés devant le conseil de discipline.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 5 novembre 2025

Demain, à Buenos Aires, colloque universitaire de trois jours sur Diego Maradona [à l’affiche]

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Demain, la UBA (Universidad de Buenos Aires) propose un colloque universitaire international de trois jours autour de Diego Maradona, de sa réalité et de son mythe.

Quelques jours après l’anniversaire de naissance de l’idole nationale, c’est la première fois qu’il lui est fait ce type d’honneur, qui plus est dans une université publique réputée à droite et en tout cas loin de la culture populaire et même plébéienne de l’intéressé et de ses positions politiques à gauche toute, jusqu’au délire parfois, il faut bien l’avouer.

Il n’empêche ! Maradona est un mythe, il est une figure du roman national argentin et à ce titre, il mérite en effet un tel colloque.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 25 juin 2025

La juge démissionne avant d’être révoquée [Actu]

Copie de la lettre de démission
de la juge, remise au conseil de discipline
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La juge Julieta Makintach, qui faisait partie du collège des magistrats en train de juger les huit accusés de la mort de Diego Maradona et s’était permis de signer avec un producteur sa participation rémunérée à un documentaire illégal et clandestin sur le procès dont le scénario prévoyait déjà les peines prononcées, vient de démissionner de ses fonctions dans la magistrature de la Province de Buenos Aires.

Par les mains de son avocat, elle a fait parvenir au tribunal constitué pour juger sa conduite professionnelle une copie certifiée de sa lettre de démission, adressée au gouverneur de la province de Buenos Aires, autorité qui nomme les juges provinciaux, alors qu’au cours de la première audience de ce qui fonctionne comme un conseil de discipline, le jury avait déjà répondu qu’elle devait passer en jugement pour malversations et manquements graves aux devoirs de sa charge.

Cette démission met fin au procès administratif qui s’ouvrait et lui évite le déshonneur d’être chassée de la magistrature par ses pairs, qui plus est dans le district huppé où elle exerçait, à San Isidro, dans la très chic banlieue nord de Buenos Aires. Cependant, puisqu’elle est démissionnaire, elle perd l’immunité professionnelle qui la protégeait en tant que juge en activité ainsi tous les revenus correspondants, en particulier ce demi-salaire qu’elle continuait de toucher pendant sa mise à pied à titre conservatoire, et ce jusqu’à la décision administrative définitive.

L’avocat des filles de Maradona, qui se sont parties civiles dans le procès en cours contre les médecins, infirmiers et psychologues de leur père, saisit donc l’occasion pour demander au procureur l’incarcération immédiate de l’ex-magistrate puisque plus rien ne s’y oppose. Si cette demande est acceptée, l’intéressée sera placée en détention provisoire pendant l’instruction d’un procès pénal et non plus administratif.

Julieta Makintach s’était vue en reine du box-office. La ravissante jeune femme à la cervelle de moineau risque de finir à l’ombre derrière les barreaux !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación

vendredi 30 mai 2025

A San Isidro, on recommence tout… plus tard [Actu]

Le titre fait référence à un argument des parties
civiles qui accusent la justice de se moquer du monde
Il reprend la célèbre déclaration de Maradona
quand il a quitté le terrain de foot : La pelota
no se mancha
: Le ballon reste sans tâche.
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Au palais de justice de San Isidro, il a été décidé de recommencer le procès sur la mort de Diego Maradona depuis le début. Toutes les audiences déjà tenues, toute la procédure orale sont nulles et non avenues, au grand soulagement des accusés, dont la condamnation était déjà prévue dans le scénario de la série documentaire en cours de tournage dans le prétoire et chez la juge, et au désespoir des parties civiles, qui ont leur dose de souffrance.

"Retour à la case départ", dit le gros titre
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"La honte : le procès sur la mort de Maradona
reprendra de zéro avec de nouveaux juges", dit le gros titre
Le journal a préféré mettre en valeur
cette photo du "nouveau" monument à Staline
remis en place par Poutine dans le métro de Moscou
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La juge, qui a participé en toute connaissance de cause au tournage clandestin, va passer devant un conseil de discipline et les deux autres juges qui forment le tribunal y passeront eux aussi, même si jusqu’à présent, on n’a rien vu qui les implique dans ce documentaire insensé. Sans doute la magistrature préfère-t-elle examiner tout le monde par souci de justice et d’égalité et pour qu’on ne parle pas de favoritisme ou de complicité cachée.

Le gros titre est consacré à un scandale
de corruption concernant les kirchneristes
En-dessous, deux filles de Maradona au
palais de Justice de San Isidro un jour d'audience
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© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Une de Página/12
lire l’entrefilet de La Prensa sur l’annulation de la procédure en cours
lire l’article de La Prensa sur l’inclusion des deux autres magistrats du siège dans l’examen des faits constitutifs d’une faute professionnelle majeure
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación

jeudi 29 mai 2025

La juge à la demi-solde ! [Actu]

"Mise à pied de la juge Makintach pour 90 jours",
dit le gros titre du journal de la droite catholique réactionnaire
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La Cour suprême de la Province de Buenos Aires a mis à pied, à titre conservatoire, la présidente du tribunal qui jugeait les médecins, la psychologue et les infirmiers qui devaient veiller sur Diego Maradona au moment de sa mort. La Cour a en effet jugé que la magistrate de San Isidro, dans la banlieue nord de Buenos Aires, avait manqué aux devoirs de sa charge et à la dignité de sa fonction en participant, clandestinement, au tournage d’une série documentaire sur le procès en cours, un documentaire qui allait la mettre en vedette, un documentaire scénarisé jusqu’au verdict final et filmé, dans le prétoire, à l’insu de tout le monde jusqu’à ce que le pot-aux-roses soit découvert au début de la semaine. Il s’avère que le premier épisode de la série est déjà monté et prêt à la diffusion, ainsi que la bande-annonce, qui circule un peu partout.

La juge passe donc à mi-salaire pendant 90 jours, période renouvelable jusqu’à ce que l’équivalent du conseil de discipline puisse siéger et statuer. Théoriquement, il doit prononcer soit sa réintégration soit son exclusion définitive de la magistrature.

En l’état de connaissance publique des faits qui lui sont reprochés et des preuves rassemblées, la réintégration n’est pas envisageable. Il faudrait pour cela qu’elle dispose d’une défense exceptionnellement solide ou qu’elle puisse corrompre ses juges, les deux étant assez difficiles eu égard à la publicité du scandale. De toute façon, si elle était réintégrée après un tel esclandre, des émeutes populaires seraient à craindre d’autant que pour le moment, la province est encore gouvernée à gauche, par un gouverneur en opposition ferme à Mileí, pour qui tout est bon à vendre, y compris sans doute la justice.

Il ne lui reste donc que le choix entre la démission (le plus probable) ou l’exclusion prononcée par le conseil de discipline dans un délai encore indéfini. Avant-hier, elle a déjà été licenciée par l’université où elle dispensait des cours de droit pénal.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de Une de La Nación, un billet d’opinion pour l’occasion.

mercredi 28 mai 2025

Rebondissement dans le « procès Maradona » : une juge est débarquée [Actu]

"Que D10S [Dieu le 10] lui pardonne", dit le gros titre
avec deux jeux de mots : D10S, qui est ancien,
et perdonar qui veut dire à la fois pardonner, absoudre et gracier
La photo représente la juge sur fond de palais de justice à San Isidro
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Les thérapeutes, qui étaient censés veiller sur Diego Maradona, el 10, D10S, à sa sortie de clinique après une opération au cerveau dont l’utilité est fort contestée et qui étaient en charge de sa santé lorsqu’il est décédé dans un abandon invraisemblable, étaient en train de passer en jugement depuis plusieurs semaines à San Isidro, banlieue cossue de Buenos Aires où les faits se sont produits.

"Quelle honte !" s'exclame le gros titre à droite
sur une photo de la jolie juge à la cervelle de moineau
En bas : audience présidentielle pour RFK, l'affreux jojo
qui sert de ministre de la Santé à Trump,
photographié hier à côté de Mileí et avec la tronçonneuse.
Quels crétins !
Le gros titre principal parle des gros billets que le gouvernement
aimerait bien que les Argentins sortent de dessous le matelas
pour les investir dans l'économie brinquebalante du pays
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Or il y a quelques jours, on a découvert que la présidente du tribunal avait signé un contrat pour faire de ce procès retentissant une juteuse série documentaire dans laquelle elle aurait tenu la vedette et pour laquelle elle était filmée à tout moment, avant, pendant et après les audiences. Personne n’en savait rien avant cette découverte fortuite. Pire que cela encore : la série documentaire était d’ores et déjà scénarisée de bout en bout, avec une histoire déjà découpée en séquences narratives et cinématographiques, avec un commentaire en voix off écrit de A à Z et avec un dénouement comportant des condamnations déjà fixées.

"Maradona : sur un nouveau scandale, la juge
a dû s'en aller. Décision à venir sur ce qu'il se passera pour le procès",
dit le gros titre au-dessus du visage de la juge démie
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La juge vient donc d’être débarquée et le procès est suspendu. On ne sait ni si ni quand il pourra reprendre, ce qu’il en sera des audiences qui ont déjà eu lieu ni ce qu’il adviendra de l’ensemble du dossier, alors que les débats avaient fait apparaître la gravité du délaissement du patient et le maintien à distance des membres de sa famille dès qu’un Maradona impotent avait été (fort mal) installé dans cette maison inconfortable, où il n’a survécu que quelques jours.

Sous la photo de la juge seule dans un couloir
du palais de justice de San Isidro :
"Maradona : dessaisissement de la juge au scandale"
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C’est un scandale considérable, comme le montrent ces Unes, car il met à nouveau à jour le rare degré de corruption auquel s’est abaissée une partie de la magistrature. Or cette fois-ci, c'st au vu et au su du monde entier, eu égard à la personnalité de la victime des crimes, délits et manquements professionnels qui arrivent dans le prétoire.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article principal de Página/12
lire l’article de Página/12 qui donne le scénario complet du documentaire avorté (ce n’est pas le seul quotidien à révéler l’intégralité de l’« œuvre »)
lire l’article de La Prensa
lire l’article principal de La Nación
lire l’article de La Nación sur l’avalanche de plaintes et de demandes de révocation de la magistrate
Clarín réserve à ses abonnés la lecture de son article en ligne.

mercredi 16 avril 2025

Le nouveau Caras y Caretas se consacre à Boca Juniors – Article n° 7600 [Disques & Livres]

Le cœur bleu et or, dit le gros titre
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Le prochain numéro de Caras y Caretas, le mensuel culturel illustré du groupe Octubre, actionnaire principal de Página/12, qui reprend le titre d’un très célèbre magazine historique disparu depuis des décennies, se penche sur les 120 ans d’existence du club Boca Juniors qui a vu les débuts de très grands footballeurs argentins, dont le premier d’entre eux, Diego Maradona, dont les derniers médecins et infirmiers répondent actuellement devant la justice de sa mort dans un délaissement qui apparaît de plus en plus.

On peut consulter un certain nombre des articles de ce numéro spécial sur le site du magazine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’éditorial de Felipe Pigna, historien vedette médiatique, vulgarisateur de talent et rédacteur en chef du mensuel.

vendredi 13 septembre 2024

Hommage à Alorsa pour les quinze ans de sa mort [à l’affiche]

"Le tango est de retour", dit le titre du spectacle
en citant celui d'un des textes les plus connus de Alorsa

A La Plata, la ville où il est né, où il vivait et où un infarctus aigu est venu nous le voler par une nuit caniculaire du mois d’août (32° à Luján ce jour-là, à la fin de l’hiver !), demain, samedi 14 septembre 2024, de nombreux artistes se réuniront sur la scène du Planetarium de l’Université Nationale de La Plata (UNLP) pour rendre hommage à leur ami, l’auteur-compositeur interprète Alorsa, décédé en 2009, à l’âge d’à peine 39 ans (il les aurait eus au mois de novembre suivant).

La soirée commencera à 20h.

Parmi les nombreux artistes annoncés : Cucuza, Lucio Arce (qui vint me prendre à Buenos Aires pour me conduire à ses obsèques à La Plata en ce mois d’août qui nous a tous si douloureusement marqués), Facundo Radice, Julieta Cabrera et bien entendu ses musiciens, qui formaient avec lui La Guardia Hereje (1) et qui ne l’ont pas oublié.

Parmi eux, Leo Gianibelli a assuré la promotion de la soirée : il a donné de nombreuses interviews dans lesquelles il dresse un portrait attachant de l’homme et fait une analyse vue de l’intérieur de l’œuvre inachevée qu’Alorsa nous a laissée avec cette mort terriblement précoce.

Alorsa sur scène. Il brandit un horrible nain de jardin
Entendant un jour qu'il y avait en France un mouvement
"pour la libération des nains de jardin", qui volaient ces objets de décor
chez les particuliers, il avait fait une chanson pleine de son humour
si subtil et délicat
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Permettez-moi d’évoquer ici deux souvenirs : avec son accord, j’avais intégré une dizaine de ses textes à ma seconde anthologie bilingue, Le Bicentenaire de l’Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, parue en décembre 2010 comme numéro thématique spécial de la revue Triages (Tarabuste Editions), un volume que l’éditeur avait publié avec l’aide et le soutien du Conseil National du Livre.

Son hymne à Maradonna, que beaucoup de chanteurs de sa génération ont désormais inscrit à leur répertoire, Para verte gambetear (pour pouvoir te voir dribbler), fait, quant à lui, partie de la première, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, parue en mai 2010 et toujours disponible aux Éditions du Jasmin, que je pourrai donc, non sans émotion, dédicacer dimanche prochain à la Fête de l’Huma, un rendez-vous culturel international qui lui aurait beaucoup plus avec ce public de toutes les couleurs et venu de toute la France. Comme si c’était hier, je me souviens de la découverte de cette chanson en août 2007, au tout début de mon tout premier séjour en Argentine : c’était chez Walter Alegre, le coordinateur de la Ciudad del Tango, au CCC Floreal Gorini, devenu un ami précieux depuis. Pendanr qu’il préparait un modeste et délicieux asado sur son balcon, Walter avait mis en route le magnétoscope pour me faire entendre cette chanson et à peine le morceau était-il terminé que le chanteur lui-même frappait à la porte pour un petit coucou à l’improviste parce qu’il était de passage à Buenos Aires. C’était Alorsa et son inséparable guitare. Il a pris part à ce dîner à la bonne franquette (à la mode argentine), nous avons échangé jusqu’à pas d’heure et je lui ai exposé mon projet de bouquin pour obtenir l’autorisation d’y traduire sa chanson.

Pour les besoins des deux livres, Alorsa et moi avons ensuite beaucoup échangé, par mail interposé (on ne parlait pas encore de Whatsapp), sur les nuances dont je voulais tenir compte dans mes traductions et en 2009, alors que les livres ne sont sortis que l’année suivante, j’ai appris que cela l’avait touché. C’est sa mère, Olga, partie elle aussi beaucoup trop tôt, qui me l’a raconté dans ce salon où elle nous servait le café quelques heures après les obsèques de son fils.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :




(1) La Guardia Hereje : la Garde hérétique. Une allusion à l’histoire du tango où l’on a défini deux époques fondatrices, la Guardia Vieja (la Vieille Garde), où régnaient les musiciens amateurs (avant 1910 approximativement), et la Guardia Nueva (la Nouvelle Garde), où sont apparus les premiers musiciens professionnels, souvent issus de conservatoires et de théâtres européens, lesquels ont donné au tango toute sa complexité orchestrale et harmonique.

mercredi 19 avril 2023

Tous les inculpés pour la mort de Maradona comparaîtront bien devant la justice [Actu]

Le docteur Luque, qui se présentait alors comme le médecin traitant
de Maradona, avant de le nier aussitôt après sa mort, pose avec son patient
quelques heures après l'opération qu'il avait recommandée
et qui a précipité la mort de l'idole nationale
Il fait figure de principal auteur des faits criminels dont il va devoir répondre
avec sa co-auteur et leurs complices
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Ils sont huit, tous professionnels de la santé, inculpés à des degrés divers pour avoir laissé mourir Diego Maradona, voire pour l’avoir conduit à sa fin, en pleine connaissance de cause, par action ou par omission, en contravention complète avec les devoirs de leur métier. Trois médecins, deux infirmiers, un psychologue, divers cadres du service d’assistance assurantiel qui devait assurer l’hospitalisation à domicile du patient après son opération au cerveau subie, semble-t-il sans véritable raison médicale, dans une clinique privée quelques jours avant sa disparition.

La Chambre d’appel vient de tous les renvoyer devant l’instance de jugement à une date qui n’a pas encore été déterminée.

Selon leur degré d’implication dans les faits, ces personnes, dont les unes étaient sans doute terrorisées par Maradona lui-même et d’autres étaient vraisemblablement des escrocs patentés ou pour le moins des praticiens marrons, risquent entre 8 et 25 ans de prison.

Nul doute que le procès sera suivi avec attention et passion par toute la presse et l’immense majorité de l’opinion publique.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 31 octobre 2022

Un portrait méga-géant de Maradona en plein Buenos Aires [Actu]

Groupe de jeunes footballeuses dansant la "Mano de Dios",
la référence obligée dans tout hommage à Maradona
Photo Télam


Hier, D10S aurait eu 62 ans.

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A Buenos Aires, on a profité de cette date pour inaugurer un gigantesque portrait de street-art, de 40 m sur 45, peint sur un immeuble qui fait l’angle entre l’avenue San Juan et la rue Solís, dans le quartier de San Cristóbal, le tout à proximité immédiate du pont autoroutier qui traverse le sud de la ville.

C’est la plus grande œuvre du monde qui ait été réalisée en hommage à Diego Maradona, disparu il y a juste deux ans.


Elle le représente avec l’apparence qu’il avait au zénith de sa carrière, pendant ce Mundial du Mexique qui lui a valu ce surnom divin de D10S à cause de deux buts contre l’équipe d’Angleterre dont un marqué à la main. Sur ce portrait démesuré, Maradona est revêtu du maillot alternatif de l’équipe nationale argentine. Derrière lui, s’envole un cerf-volant lumineux, allusion à un commentaire de ce fameux match fait en direct par le célèbre journaliste Víctor Hugo Morales.

Photo Camila Godoy pour Télam

Ce matin, quelques journaux rendent compte de cette inauguration et en font même mention sur leur une dont l’actualité brûlante du Brésil occupe la majeure partie.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 qui en consacre aussi un second à une sculpture lumineuse à l’image de Maradona inaugurée hier à Tigre, la ville résidentielle chic du nord de Buenos Aires

jeudi 23 juin 2022

Mort de D10S : huit soignants dans le box des accusés [Actu]

Extrait de Clarín aujourd'hui
On reconnaît, sous les lunettes de soleil, le docteur Luque
au centre de la photo
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Le juge renvoie les médecins, psychologues et infirmiers qui se sont occupés de Diego Maradona après sa sortie précipitée de l’hôpital devant le tribunal pour y être jugés des faits d’homicide, avec ou sans préméditation, ce que les magistrats du siège devront déterminer.

L’astre, comme les Argentins aiment bien le surnommer, à côté de D10S et de El Diez, venait de subir une opération au cerveau, peut-être sans réel motif médical, lorsque son médecin, Leopoldo Luque, le principal inculpé, l’a fait sortir de la clinique où avait eu lieu l’intervention pour une hospitalisation à domicile qui n’a pas été réalisée dans les règles de l’art (c’est le moins que l’on puisse dire), hospitalisation à domicile si déficiente qu’elle a pu entraîner la mort de Diego, quelques jours plus tard. Beaucoup de choses sont reprochées à ce médecin des plus suspects, dont des faux en écriture (il aurait imiter la signature de son patient pour obtenir la décharge de la clinique au moment de sa sortie anticipée). Avec la psychiatre, il semble avoir orchestré l’absence de soins appropriés et avoir eu pleinement conscience que ce manque de suivi médical allait entraîner une issue fatale à court terme.

Extrait de La Nación de ce matin
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On ignore encore les motifs de ce comportement aberrant et potentiellement criminel.

Il y a fort à parier que la presse va suivre minute après minute les audiences lorsque celles-ci s’ouvriront à une date encore inconnue.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Olé, le quotidien sportif argentin (groupe Clarín)

jeudi 5 mai 2022

Le maillot de Maradona échappe à l’Argentine [Actu]

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L’un des maillots historiques de Diego Maradona était hier en vente, aux enchères, à Londres, chez Sotheby’s. D’après le vendeur, un ancien joueur de l’équipe adverse, confirmé par l’expertise effectuée à la demande du commissaire priseur, il s’agissait d’un de ceux que le footballeur avait portés à Mexico ce jour de coupe du monde où ses deux buts d’anthologie avaient éliminé l’équipe d’Angleterre, juste après que la « perfide Albion » eût repris militairement les îles Malouines, il y a quarante ans 
(1).

Ici, l'info est traitée en titre secondaire
(dans la colonne de gauche, en haut)
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L’une des filles légitimes de Maradona a d’ailleurs contesté (mais sans aucun succès !) l’authenticité de la relique mais celle-ci est malgré tout partie à près de 9 millions de dollars US (en fait, un peu plus de 7 142 £). Destination Abou Dhabi.

Encore plus discret : tout en haut à droite
dans une bande grise !
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Pourtant les Argentins ne s’étaient pas détournés de cette vente. La fédération argentine de football, la AFA, avait envoyé l’un des siens dans la salle des ventes. Un riche collectionneur particulier, Marcelo Ordas, avait lui aussi fait le voyage et il n’a pas été loin de l’emporter. Hélas pour lui et sans doute pour son pays, il a eu à faire à encore plus riche que lui.

Adieu donc le divin maillot ! Gens de peu de foi, la « main de Dieu » cette fois-ci n’aura pas fait de miracle.

L'info est encore plus discrète à la une de Página/12
Elle n'existe qu'à travers la vignette de Paz et Rudy
Martín Guzmán (le barbu, le ministre de l'Economie), à gauche :
"Le maillot de Maradona s'est vendu à 9 millions de dolars"
Le président Alberto Fernández : "Et alors ?"
Guzmán : Si on vend 5000 T-shirts, on paie la dette [au FMI]
Traduction © Denise Anne Clavilier
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Ce matin, toute la presse argentine en parle et le sujet est même parfois à la une !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :



(1) Selon toute vraisemblance, c’est celui qui a été échangé en fin de match.