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vendredi 24 juillet 2026

Vendepatria ! Patricia remet le couvert [Actu]

Cette Une n'a même pas besoin de traduction !
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Déjà quatre tentatives de faire voter la loi de la « propriété intégrale » et quinze modifications du projet sans succès. La chef de la majorité au Sénat, Patricia Bullrich, qui fut en sa jeunesse une révolutionnaire d’extrême-gauche, et le ministre de la dérégulation se sont réunis pour examiner la meilleure stratégie pour faire enfin adopter la mesure.

Une nouvelle loi qui abroge la « loi des terres rurales » qui a pour objectif de protéger le domaine agraire national d’une main-mise de capitaux étrangers, le tout afin de garantir l’approvisionnement alimentaire du marché national avec des Argentins ou des résidents légaux capables d’exploiter leurs propres ressources pour en tirer un revenu correct.

Actuellement, de nombreuses parcelles agricoles sont la propriété d’étrangers, quelques personnes physiques mais surtout des personnes morales à l’envergure gigantesque. La plus connue de ces grands groupes est l’italien Benetton qui élève des moutons en Patagonie pour assurer et contrôler ses approvisionnements en laine de qualité mais Benetton est loin d’être le seul et c’est à cause de cette aliénation croissante des terres agricoles qu’un gouvernement précédent (de gauche bien sûr) avait pris des dispositions protectrices.

Vignette de Miguel Rep aujourd'hui pour Página/12
Le dessin se passe de traduction, là encore !
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Javier Milei veut balayer tout cela et vendre à des étrangers le sol et même le sous-sol (d’où la dimension « intégrale » de la propriété). Exit par conséquent la loi qui protège les glaciers, notamment dans la province de Santa Cruz, qui est aussi une province pétrolifère et qui est aussi le fief des Kirchner. Si cette nouvelle loi passe, on va pouvoir exploiter des gisements de toutes natures prisonniers des glaces qui fondent pourtant à vue d’œil à cause du réchauffement climatique, dont Milei nie farouchement l’existence.

Ce qui se prépare avec ces nouvelles règles dérégulées, c’est une catastrophe économique, sociale et écologique.

Cette politique libertarienne menée par un président déchaîné et qui n’accepte aucun contre-pouvoir commence à inquiéter jusqu’aux think tanks ultra-libéraux qui voient les conséquences de ces décisions sur l’économie réelle : c’est un désastre pour la production (un nombre considérable d’entreprises ont déposé le bilan) et pour la consommation, en chute libre depuis l’arrivée au pouvoir de Milei. Les mêmes actions provoquant les mêmes effets, on observe la même dégringolade de la consommation aux États-Unis depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article secondaire de Página/12 sur le même sujet
lire l’article de Página/12 sur les explications données par Patricia Bullrich qui prétend que ces nouvelles dispositions ne mettent pas en danger la souveraineté nationale (ben voyons !)
lire l’article de Página/12 sur le rapport économique qui dément le discours triomphaliste de Milei et consorts
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín sur la baisse continue de la consommation
lire l’article de La Nación sur ce projet de loi de « propriété intégrale »

Ajouts du 30 juillet 2026 :

lire cet article de Página/12 sur l’appel de l’épiscopat contre l’aliénation de la terre agricole, qui ne saurait « être une marchandise »
lire cet article de La Prensa

lundi 6 juillet 2026

Barrio de Tango en mode canicule pour l’été [ici]

Un champ de blé mûr dans la province de Santa Cruz,
en Patagonie : les effets du changement climatique !


A Paris, les canicules se suivent et se ressemblent. Comme je le fais tous les jours depuis au moins 2007, je vais rester en veille quotidienne sur l’actualité culturelle, sociale, économique et politique argentine mais le rythme de mes articles sur ce blog va évoluer : il se calera désormais, jusqu’à la fin septembre, sur la météo pour que mon ordinateur ne participe à réchauffer mon domicile lorsque le soleil fait des siennes dehors.

Si quelque chose d’important se produit là-bas pendant une phase de canicule en France, je ferai comme j’ai fait avec la démission de Manuel Adorni : j’en rendrai compte avec quelques jours de décalage. Et en attendant que la météo redevienne plus clémente, une partie de mon temps sera consacrée à améliorer mon apprentissage de l’ukrainien (українська мова), comme certains de mes fidèles lecteurs ont sans doute déjà pu l’observer (une langue très intéressante, une culture à découvrir de zéro, une littérature riche, écrasée par l’ordre colonial russe pendant trois cents ans jusqu’en 1991, des traditions culinaires et gastronomiques à ne plus savoir où donner de la fourchette, une actualité tragique d’une cruelle guerre de décolonisation à contretemps, bref des enjeux qui sont similaires à ceux sur lesquels je me suis penchée depuis vingt ans à propos de l’Argentine et des pays voisins).

Le mate prêt à consommer sur fond de paysage
de la province productrice de Missiones (tout au nord du pays)

En Argentine, pour revenir à elle, c’est une vague de grand froid qui s’est abattue il y a quelques jours notamment sur Buenos Aires et sa région où il a neigé, entre autres à Buenos Aires et à Mar del Plata, ce qui est exceptionnel. A ma connaissance, c’est la troisième chute de neige sur la capitale fédérale depuis le début du 20e siècle (on n’a aucun témoignage de ce phénomène ni dans la période coloniale ni au cours du premier siècle d’indépendance). Cette neige parisienne qui se répète à Buenos Aires (1918, 2007 et 2026) et cette chaleur portègne récurrente à Paris nous disent assez bien que le climat est tout sens dessus-dessous puisque les situations extrêmes se font de plus en plus fréquentes. Il est donc urgent d’agir collectivement et politiquement,au niveau national et européen, au lieu d’attendre les bras croisés comme nous l’avons fait jusqu’ici.

L'Obélisque au centre de Buenos Aires, le 9 juillet 2007 :
la deuxième chute de neige connue sur la capitale argentine
(photo EFE)

Durant cet été qui nous surprend, protégez-vous. N’hésitez pas à fermer les volets si vous en avez et à placer sur vos vitres des couvertures de survie. C’est efficace. Si vous habitez la France des langues d’oïl comme moi, fermez les fenêtres le jour (dans le midi, vous savez tout ça depuis des générations). Ouvrez en grand la nuit lorsque les températures baissent en-dessous de la température qui règne dans votre logement et si vous aimez bricoler, installez un ventilateur plafonnier si vous en trouvez dans le commerce (en ce moment, cela ressemble à une mission impossible). Hydratez-vous. Evitez l’alcool. Préférez-lui l’eau gazeuse (l’effet confort est spectaculaire) et le maté si vous pouvez vous procurer un paquet d’une bonne yerba mate importée d’Amérique du sud (trois pays producteurs : l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, la patrie des affreux footeux qui ne connaissent pas le fair-play) mais, attention, préparez votre mate à l’argentine, pas en trempant un sachet tout prêt dans de l’eau chaude (en tisant, c’est l’effet zéro garanti).

Le mate à l'eau chaude (75° C)
Par grosse chaleur, on peut préparer la yerba mate
avec un agrume pressé additionné ou non d'eau froide

Bon été à tous.

On se retrouve à la prochaine vague de fraîcheur sur la Ville-Lumière.

© Denise Anne Clavilier

jeudi 14 mai 2026

Chat andin aperçu au sud de Mendoza ! [Actu]

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Le chat andin (gato andino) est un animal très rare, que les zoologues ne voient que de manière exceptionnelle.

Il y a deux jours, on a aperçu un individu splendide sur le territoire de Malargüe, à la pointe sud de la province de Mendoza, là commence la Patagonie. La population totale des chats andins est estimée à un peu plus de 1200 individus. C’est très peu pour que l’espèce survive en bonne santé.


L’Argentine abrite ainsi plusieurs espèces fragiles qu’elle protège, notamment dans la famille des félins, comme l’ocelot argentin, le jaguar et le puma. C’est la branche argentine de la Wildlife Conservation Society qui a réalisé l’observation cette semaine et en a livré quelques images sur son site internet, photos reprises par quelques titres de presse.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’entrefilet de Los Andes, quotidien local de Mendoza
lire l’article de la WCS Argentina sur son site Internet

samedi 8 mars 2025

Catastrophe climatique à Bahía Blanca [Actu]

"L'enfer tant redouté", dit le gros titre
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Une pluie diluvienne s’est abattue hier sur la côte atlantique dans la province de Buenos Aires. Mar del Plata a été touchée mais le gros de la catastrophe a sinistrée la jolie ville balnéaire de Bahía Blanca, plus au sud encore.

"Bahía, une ville sous les eaux :
des images douloureuses et l'impuissance"
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Les images rappellent Valencia en Espagne il y a quelques mois. Des rues transformées en rivières furieuses, des voitures emportées ou renversées, des routes fracassées.

"Un orage historique a dévasté Bahía Blanca
et fait au moins 10 morts"
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Des habitants ont tout perdu. On compte déjà 11 morts et on en découvrira d’autres au fur et à mesure que les secours pourront atteindre les bâtiments sinistrés. Mille personnes ont été évacuées.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article principal de Página/12
lire l’article principal de La Prensa
lire l’article principal de Clarín
lire l’article principal de La Nación

lundi 18 novembre 2024

Macron à Buenos Aires : droits de l’homme, économie, écologie- accords et désaccords [Actu]

"Le signe de la sainte croix", dit le gros titre
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A Buenos Aires, ce week-end, Macron a fait de la diplomatie. Il a manifesté sa bonne entente avec Mileí sur le plan économique et il a relevé des différences politiques significatives sur les droits de l’homme, l’écologie et la coopération internationale, trois domaines que Mileí méprise ouvertement.

"Une relation plus forte avec la France", dit le gros titre
sur cette photo des deux présidents sur le balcon
de la Casa Rosada, une coutume inventée par Mileí,
pour à peu près n'importe qui !
Ce n'est donc pas un honneur particulier fait
à la France ou à son président
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Il est intéressant de regarder les Unes des journaux argentins de ce matin : elles révèlent clairement les différences idéologiques entre les différents titres.

Macron et Mileí montent l'escalier d'honneur de la Casa Rosada
En arrière-plan, la tapisserie des Gobelins offerte par la France
à l'occasion du Centenaire de l'Argentine.
Elle représente le général José de San Martín.
Photo : compte X du président de la République

Hommage de Macron aux victimes françaises de la dictature de 1976 à l’église de la Santa Cruz, où reposent, entre autres, les deux religieuses livrées aux bourreaux par l’infiltré Alfredo Astiz (aujourd’hui en prison) à la une de Página/12 tandis que les autres journaux, qui représentent toutes les nuances du spectre des droites, mettent plutôt en avant les désaccords politiques, quand ils ne font pas mine de voir dans cette visite de travail du président français un renforcement des liens entre les deux pays (il n’y a pas plus de renforcement des liens aujourd’hui qu’il n’y en avait sous Mauricio Macri ou sous Alberto Fernández, il y en aurait même plutôt moins, ne serait-ce que pour les questions relatives à la lutte contre le réchauffement climatique dont Mileí dit qu’il s’agit d’une billevesée communiste).

"Macron et Mileí : appui dans l'économie
et réserves sur la politique", dit le gros titre
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A noter que, parmi les militants des droits de l’homme qui lui ont demandé de rappeler à Mileí les engagements internationaux de l’Argentine en faveur de l’État de droit et de la défense des femmes, des enfants et des minorités, le couple présidentiel français a rencontré le prix Nobel de la Paix Adolfo Pérez Esquivel, qui a tenu à poser debout à ses côtés malgré son grand âge.

Les deux hommes saluant la foule sur le balcon
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© Denise Anne Clavilier


Photo de groupe à l'église
Adolfo Pérez Esquivel se tient à la gauche de Macron
Photo : compte X de Romain Nadal, ambassadeur de France en Argentine

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur la visite présidentielle à l’église de la Santa Cruz, en compagnie du curé de la paroisse et de plusieurs militants des associations de victimes du terrorisme d’État
lire l’article de Página/12 sur l’interview d’une des militantes sur les ondes de La 750 (la radio généraliste du groupe Octubre, propriétaire aussi de Página/12)
lire l’article de La Prensa. Rédigé à l’avance et non révisé avant publication, l’article ne tient pas compte de l’annulation de l’hommage à San Martín sur la place du même nom (peut-être parce que la visite à l’église a pris trop de temps ou plus probablement parce qu’il y a eu un désaccord important entre la France et le tout nouveau et très inexpérimenté ministre des Affaires étrangères argentin : les deux hommes auraient dû se rencontrer à cette occasion, sur la place toute proche du ministère, mais ils ne se sont pas vus)
lire l’article de Clarín sur la visite à l’église en page 4 (alors qu’il n’en est pas question en Une)
lire l’article de La Nación sur l’hommage aux Français victimes de la dictature
lire l’article de La Nación sur les rencontres entre les deux présidents, à la Casa Rosada et à Olivos, dans la résidence privée du président argentin, en grande banlieue de la capitale.

mercredi 7 juin 2023

La catastrophe de Kherson vue par la presse argentine [Actu]

La photo de une est pour cette Ukrainienne et ses animaux
"Un barrage explose en Ukraine et ce sont les civils qui payent",
dit le titre au-dessus de la photo
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Comme partout ailleurs dans les démocraties, la catastrophe qui a frappé dans la nuit de lundi à mardi la basse vallée du Dniepr fait en Argentine la une de la presse sauf, comme on pouvait s’y attendre, celle de Página/12, qui garde envers et contre tout son penchant poutinien sous prétexte d’anti-impérialisme.

"Guerre totale : explosion d'un barrage en Ukraine",
dit le titre sous la photo de cette dame d'un certain âge
dans une rue inondée
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Dans l’ensemble, les journaux de droite adoptent dans le corps de leurs articles l’interprétation la plus plausible : ce sont les Russes, qui occupaient le barrage depuis le début de l’invasion, qui l’ont fait sauter, provoquant une catastrophe sociale, économique et écologique, sans parler des conséquences militaires.

"Rendez-vous ou nous vous noyons",
dit le gros titre en jaune
Au-dessus : La Prensa a choisi de parler des querelles
fratricides électoralistes à gauche
tandis que les deux autres titres ont préféré
commenter le même phénomène mais à droite
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Página/12 préfère mettre en valeur les explications russes sans tenir compte des contradictions successives des communiqués qui se sont succédés dans la journée d’hier en provenance du Kremlin ou des autorités qui lui sont fidèles, en particulier le substitut de maire que les occupants ont mis à la tête de la ville de Nova Kakhovka, la première agglomération à avoir été submergée par les flots venus de la retenue éventrée toute proche. Même un désastre comme celui-là, avec ses dimensions environnementales auxquelles la rédaction se montre d’ordinaire si sensible, ne les fait pas dévier de leur lecture idéologique.

Rien sur l'Ukraine. En revanche, les querelles à droite
font les délices de la rédaction
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© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 2 mars 2023

Une panne de courant monstre fait de l’ombre aux rentrées politiques [Actu]

En haut, la panne géant (apagón)
En bas, l'ouverture de la session parlementaire,
avec le président au milieu des cheffes du Congrès
"La haine et la persécution politique tordent le droit"
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Au moment où les différents chefs d’exécutif, au niveau national comme aux niveaux locaux, s’apprêtaient à inaugurer la nouvelle année politique, ou étaient en plein discours ou venaient de quitter leur assemblée, une gigantesque panne de courant s’est abattue sur l’Argentine, donnant lieu à une baisse de 40 % de la production d’électricité. Les trains se sont arrêtés, les lumières et les micros se sont éteints même dans les hémicycles, les systèmes de paiement ont arrêté de fonctionner et les écrans d’ordinateurs sont soudain passés au noir comme ceux des télévisions.

« [Le président] Fernández attaque la Cour [suprême]
et dit que nous allons "réellement mieux" »
En bas, gros titre sur la panne d'électricité
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A environ 70 km de Buenos Aires, à General Rodríguez, une ligne de haute tension qui relie a Campana (dans l’extrême-nord de la province de Buenos Aires) cette ville voisine de Luján a soudain pris feu et par le jeu de dominos des systèmes de sécurité, la production et le transport de l’électricité se sont interrompus à plusieurs endroits, entre autres dans une importante centrale nucléaire, Atucha I, ce qui a laissé 11 provinces sur 24 dans le noir et la chaleur suffocante de cet été particulièrement éprouvant. Environ 20 millions d’usagers ont été affectés.

Sur les origines du sinistre, il existe encore plusieurs hypothèses : la ligne de haute tension a été prise dans un feu né dans les pâturages autour des pylônes. Reste à savoir si cet incendie de prairie était spontané ou criminel. Partout au nord de l’Argentine où d’habitude, l’été est très chaud et passablement pluvieux, le sol est aujourd’hui effroyablement sec et en de nombreux endroits, il apparaît tout craquelé. En ce moment, les pampas dites humides portent bien mal leur nom et là se pratique toujours l’élevage extensif, on ne compte plus les vaches et les bœufs efflanqués qui gisent un peu partout, morts de faim ou de soif, sur les plaines d’ordinaire si vertes autour de Buenos Aires, de Rosario et même de Santa Rosa, nettement plus au sud.

En haut, le gros tire principal sur la panne
En bas, la photo et le gros titre secondaire
sur la rentrée parlementaire au Congrès
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A minuit passé, au moment où les quotidiens ont bouclé leur édition de ce matin, l’électricité n’était pas encore rétablie partout. La centrale d’Atucha I est toujours à l’arrêt ce matin.

En ce début d’année électorale, c’est peu dire que tous ces discours de responsables presque tous candidats à leur réélection ou à une fonction plus élevée (un bon nombre de gouverneurs visent la présidence ou la vice-présidence du pays) étaient très attendus. Les allocutions qui ont pu être prononcées normalement font ce matin l’objets des analyses journalistiques partisanes dans tous les quotidiens et sur les ondes. Mais les effets que leurs auteurs en attendaient n’y sont guère.

"Le Président a parlé aux siens"
En bas à gauche : "L'incendie de prairie
a privé de courant à presque un pays entier"
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On souligne toutefois et c’est tout un symbole pour le pays que c’était la première fois qu’un trio de femmes accueillait le chef de l’État à la tribune du Congrès : le Sénat est en effet présidé depuis le début du mandat par une femme (la très difficile et éruptive vice-présidente Cristina Kirchner), la majorité au Sénat est présidée par une femme depuis les élections de mi-mandat et la Chambre des Députés a elle aussi une femme à sa tête depuis la nomination de Sergio Massa au ministère de l’Economie, l’année dernière.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 24 février 2023

Deux nouveaux bébés jaguars dans El Impenetrable [Actu]

Tania s'est mise à l'abri avec sa progéniture
Cliché pris le 14 février dernier
Fundación Rewilding


La Fundación Rewilding Argentina vient de faire part de la naissance de deux adorables petits jaguars dans la province de Chaco, dans la forêt subtropicale dite El Impenetrable.

La maman, Tania, est une femelle née en captivité et relâchée dans la forêt par cette fondation.

Le papa est l’un des tout derniers mâles sauvages originaire de la province. La redoutable bestiole a été baptisée Qaramta par les spécialistes qui veillent sur le sort de ces animaux qui ont en Argentine le statut de Monument Naturel National. L’animal, qui risque l’extinction, est ultra-protégé actuellement dans le pays et peu à peu réintroduit dans son milieu naturel, dans les provinces de Chaco, de Corrientes et de Misions.

C’est mignon, à cet âge. Il ne faudrait pas que ça grandisse.

Un concours est lancé par la Fondation pour trouver des prénoms à ces deux adorables petites peluches vivantes et inapprochables.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 22 juillet 2022

Deux petites boules de poils dans la Lagune Iberá, c’est mignon comme tout ! [Actu]

Quand je vous disais que c'était mignon !
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Un peu dangereux aussi, soit dit en passant. On est prié de laisser la maman tranquille avec ses deux petits jaguars !

Tableau de chasse au début du 20e siècle
Image Rewilding

Trêve de plaisanteries : c’est la première fois depuis 70 ans que des jaguars naissent en liberté sur le sol argentin. L’animal a été si férocement chassé pendant la période coloniale (on en faisait des descentes de lit très prisées en ville) (1) et tout au long du 19e siècle qu’il avait complètement disparu jusqu’à sa réintroduction il y a quelques années, dans la grande prise de conscience devant la disparition programmée de la biodiversité.

L’événement s’est produit dans la Lagune Iberá, un immense parc national, un atout touristique et un sanctuaire de vie sauvage situé au cœur de la province de Corrientes, le tout grâce au travail d’une fondation, Rewilding en la Argentina (remettre de la vie sauvage en Argentine).

Fiche du jaguar, établie par Rewilding pour sa page Facebook
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La maman et les petits semblent se porter comme trois charmes.

Le jaguar a été déclaré monument naturel national en Argentine il y a plusieurs années, alors qu'on craignait sa disparition irrémédiable.

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus :

lire l’article de El Litoral, le quotidien local
visiter sur le site Internet de Rewilding les pages consacrées au projet Iberá


Clarín ce matin. Toujours avec la même photo
mais maintenant avec les noms de deux boules de poil
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Ajout du 26 juillet 2022 :
Les deux petits ont trouvé leur nom. Ce sont des internautes argentins qui les ont choisis dans le cadre d’un concours lancé par les autorités sur les réseaux sociaux.
Pour en savoir plus :
lire l’article de Clarín
lire l’article de El Litoral de Corrientes



(1) Même le grand San Martín, qui vivait alors à Paris, a demandé en 1834 à sa fille, Mercedes, retournée temporairement en Argentine, de lui rapporter une peau de « tigre » à son retour en France. Il trouvait cela très joli et ça fleurait bon la patrie lointaine. Que voulez-vous ? San Martín (1778-1850) avait beaucoup de qualités mais il n’était pas très écolo. Ce n’était pas encore à la mode.