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lundi 12 mai 2025

Élections de mi-mandat : résultats mitigés et sujets à interprétations divergentes des tout premiers scrutins [Actu]

"Les gouverneurs en fête", titre Página/12
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Les élections de mi-mandat vont s’échelonner en plusieurs salves d’ici au mois d’octobre, sans élections primaires préalables (la loi sur les PASO, primaires obligatoires et systématiques, a été abrogée sous le présent mandat national).

Hier, ces élections se tenaient dans quatre provinces en vue de renouveler les chambres locales : Salta, San Luis, Chaco et Jujuy, toutes situées dans le nord-est du pays.


"Super-dimanche électoral : le Gouvernement fédéral
se réjouit", dit La Prensa
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Avec une participation affreusement faible, surtout pour un pays où le vote est théoriquement obligatoire, et avec un dépouillement encore inachevé en cours d’après-midi (heure de Paris), ce qui en dit long sur la difficulté d’organisation des scrutins, on obtient les résultats suivants :

"Les majorités en place ont gagné et le PJ
s'en sort mal dans les quatre provinces qui ont voté",
dit Clarín
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Dans les provinces de Salta et de Chaco, La Libertad Avanza (Mileí) arrive en tête, seule à Salta (+ 6 points sur le suivant) et en alliance avec la droite libérale du gouverneur à Chaco (+ 12 points sur le deuxième). Avec des taux de participation respectifs de 59,7 % et 52,2 %.

LLA a emporté la majorité dans la ville de Salta, la capitale de la province homonyme.

A Jujuy, LLA arrive en deuxième position (il n’y avait qu’un seul scrutin), le parti présidentiel est 17 points derrière le leader. Le taux de participation y reste pour l’heure inconnu.

C’est à San Luis que LLA fait son pire score : 5 % des voix pour la chambre basse (4e position tout de même) et 12 % pour la chambre haute (3e position). Avec une participation de près de 60 % des inscrits.


Ces résultats conservent une majorité gouvernable à chacun des quatre gouverneurs. Ils peuvent donc s’estimer vainqueurs du scrutin.

A Buenos Aires, Mileí, fidèle au modèle Trump, considère que les résultats obtenus sont un succès puisque la force d’opposition principale, le parti justicialiste (péronistes), ne parvient pas à prendre la tête électorale, au moins dans ces quatre provinces. Le président a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne remplirait pas son devoir électoral dimanche prochain à Buenos Aires : il sera en visite officielle à Rome pour l’installation du pape Léon XIV.

Les provinces qui ont voté hier ont en commun d’être très rurales avec un habitat très dispersé dès qu’on est à la campagne. Salta, Jujuy et San Luis bénéficient d’un flot touristique national assez important. Chaco en revanche peine à se faire connaître : c’est une province très pauvre et peu aidée au niveau fédéral.

"Les gouverneurs ont confirmé leur pouvoir
dans quatre districts et les libertaires
ont connu des avancées", dit La Nación
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Dimanche prochain, c’est la Ville autonome de Buenos Aires (CABA) qui se rendra aux urnes pour renouveler sa Legislatura (une seule chambre, il n’y aura donc qu’un seul scrutin). La majorité actuelle (confortable) est détenue par la droite libérale, tantôt en concurrence ouverte, tantôt en partenariat avec LLA.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article principal de Página/12
lire l’article principal de Clarín
lire l’article principal de La Nación

En ligne, La Prensa traite l’info en quatre entrefilets indigents.

vendredi 24 février 2023

Deux nouveaux bébés jaguars dans El Impenetrable [Actu]

Tania s'est mise à l'abri avec sa progéniture
Cliché pris le 14 février dernier
Fundación Rewilding


La Fundación Rewilding Argentina vient de faire part de la naissance de deux adorables petits jaguars dans la province de Chaco, dans la forêt subtropicale dite El Impenetrable.

La maman, Tania, est une femelle née en captivité et relâchée dans la forêt par cette fondation.

Le papa est l’un des tout derniers mâles sauvages originaire de la province. La redoutable bestiole a été baptisée Qaramta par les spécialistes qui veillent sur le sort de ces animaux qui ont en Argentine le statut de Monument Naturel National. L’animal, qui risque l’extinction, est ultra-protégé actuellement dans le pays et peu à peu réintroduit dans son milieu naturel, dans les provinces de Chaco, de Corrientes et de Misions.

C’est mignon, à cet âge. Il ne faudrait pas que ça grandisse.

Un concours est lancé par la Fondation pour trouver des prénoms à ces deux adorables petites peluches vivantes et inapprochables.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 29 septembre 2022

La Fiesta Nacional del Teatro commence aujourd’hui à Resistencia [à l’affiche]


A partir de ce soir, la Fiesta Nacional del Teatro s’empare de toute l’Argentine : la FNT est un gigantesque festival organisé par l’Instituto Nacional del Teatro, qui dépend directement du ministère de la culture du gouvernement fédéral.

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Dans le cadre de la politique de décentralisation assumée par le gouvernement de Alberto Fernández, l’ouverture de la fête se fera à Resistencia, la capitale de la province de Chaco, une des provinces du grand nord argentin parmi les plus oubliées dans tous les domaines, y compris culturel et touristique. C’est une œuvre de la province de Corrientes qui ouvrira la manifestation, autre province du nord mais nettement moins oubliée pour sa part (elle dispose d’un grand atout touristique, la Laguna Iberá, de deux trésors patrimoniaux, le chamamé et le lieu de naissance du général José de San Martín et de deux spécialités gastronomiques, les agrumes et la yerba maté).

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Cette 36e édition de la FNT se tiendra jusqu’au 6 octobre prochain. Grande fête culturelle en perspective, en espérant que les Argentins s’y précipiteront plutôt que de rester chez eux…

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© Denise Anne Clavilier


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Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de El Litoral sur l’œuvre choisie pour ouvrir la fête
lire la présentation du festival sur le portail officiel du gouvernement argentin

vendredi 20 mai 2022

A Resistencia, un tribunal reconnaît un crime contre l’humanité, près d’un siècle plus tard [Actu]

L'audience publique de rendu du jugement


Le 19 juillet 1924, a eu lieu dans la province de Chaco, au nord-ouest de l’Argentine, un massacre contre les peuples originaires Qom et Moqoit. Environ 400 personnes de tous âges et des deux sexes ont été tuées. L’événement historique est connu comme le « Massacre de Napalpí » (la Matanza de Napalpí).

A cette époque, Chaco n’était pas encore une province autonome. C’était encore un Territoire, dont une bonne partie avait été arrachée au Paraguay un demi-siècle plus tôt, au terme d’une guerre terrible. A ce titre, le Chaco relevait encore directement de la juridiction nationale et donc du Gouvernement fédéral siégeant à Buenos Aires. Les crimes contre l’humanité étant de jure imprescriptibles, des magistrats nationaux en poste à Resistencia, la capitale du Chaco, ont lancé un procès pour lequel ils ont fait comparaître comme témoins des historiens spécialisés sur la question.

Le verdict a été rendu hier dans une salle de conférence de la capitale chaquègne. La présidente du tribunal a reconnu un « ethnocide » et elle a reconnu que l’État national argentin était coupable d’un crime contre l’humanité. Elle l’a condamné à des réparations, au grand soulagement des descendants des victimes qui réclamaient justice depuis un siècle. Après les faits, en effet, le massacre de ces travailleurs, l’exploitation illégale et les rackets dont ils étaient victimes de la part des maîtres des plantations cotonnières locales avaient été soigneusement dissimulées aux autorités judiciaires locales, dont le travail a été entravé, bien que les corps de certaines victimes aient été exposées comme des trophées par quelques uns des notables de la Sociedad Rural (1) qui régnaient sur ce territoire éloigné.

Le secrétariat d’État des droits de l’Homme de la Province et l’Institut de l’Indigène chaquègne s’étaient portés parties civiles. Le ministère public était exercé par un magistrat du cabinet d’instruction fédéral spécialisé dans les Droits de l’Homme.

L’État fédéral est entre autres condamné à mettre en place une éducation publique bilingue espagnol-qom (qui n’existe toujours pas y compris dans le secteur public), à établir un site mémoriel dans un bâtiment historique emblématique, à inscrire l’étude de ces événements dans les programmes scolaires et à mettre en ligne, sur un site public d’accès libre et gratuit, tous les témoignages présentés pendant le procès.

La justice nationale argentine entend ainsi instaurer un précédent international, qui a vocation à s’imposer sur l’ensemble du continent américain alors que dans un pays voisin, le Brésil, le président actuel (en fin de mandat) n’a jamais hésité à piétiner tous les droits des peuples originaires et à encourager la violence à leur égard.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :



(1) La Sociedad Rural est encore à ce jour la principale organisation patronale du secteur agricole argentin. C’est toujours un bastion de la droite. Dans les années 1920, c’était une institution très réactionnaire, surtout sur le plan social (alors que le gouvernement était à gauche depuis 1916), et ce qu’on appelle aujourd’hui le suprémacisme blanc y était généralisé.

mardi 18 mai 2021

En Argentine, les courbes menacent la fête nationale [Actu]

L'incidence sur les deux dernières semaines
Infographie La Nación
(capture d'écran)
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Après de légers signes d’amélioration il y a dix jours en province de Buenos Aires, les chiffres sont à nouveau à la hausse dans plusieurs régions : à Buenos Aires intra-muros, dans sa banlieue, plus largement dans la province homonyme mais aussi à Córdoba, à Río Negro, à Catamarca, à Chaco, à Entre Ríos, à Formosa, à La Pampa et à San Juan. La carte d’incidence montre un Cône Bleu devenu tout rouge (1).

Données totales depuis mars 2020
De gauche à droite
Nombre de personnes touchées, nombre de personnes symptomatiques,
nombre de patients guéris; nombre de décès
Capture d'écran La Nación
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Hier, le nombre de morts a à nouveau dépassé le chiffre symbolique de 500. Quant aux cas dépistés, on en comptait hier 28 680, ce qui est très élevé pour un pays de 44 millions d’habitants.

"Vers une fermeture totale pour un temps plus délimité"
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Devant cette catastrophe pourtant prévisible, Horacio Rodríguez Larreta, qui tenait tant à maintenir ouvertes les écoles malgré une décision contraire au niveau fédéral, est en train d’envisager de les fermer. Il était temps.

Le gouvernement fédéral lui aussi laisse fuiter qu’il va prendre de nouvelles mesures de restrictions qui devraient être annoncées vendredi. Autrement dit, c’est raté cette année encore pour la fête nationale qui se tiendra mardi prochain, le 25 mai. Le pont accordé en début d’année a même déjà été annulé à la fin de la semaine dernière pour éviter de trop amples déplacements pendant le week-end prolongé.

Et pendant ce temps-là, les doses de vaccins atterrissent les unes derrière les autres à l’aéroport international de Buenos Aires : Sputnik V, Sinopharm et depuis peu Astra Zeneca mais les difficultés sont les mêmes qu’ailleurs sur la planète. Les quantités ne suffisent pas à compenser la vitesse de propagation du virus.

"On cherche à freiner l'augmentation des cas
par des mesures plus dures auxquelles la Ville s'associerait"
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Presque tous les journaux ce matin détaillent la situation en trois articles : l’un porte sur les hésitations du chef de gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, un autre sur les mesures envisagées par le président, le troisième fait le point sur les chiffres.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

A la Casa Rosada :
A Buenos Aires (ville autonome)
Les chiffres :
lire l’article de La Nación



(1) Le Cône Bleu, c’est l’Argentine. Comme on dit l’Hexagone pour désigner la France.

lundi 3 août 2020

Émission en ligne pour fêter la Pachamama [à l’affiche]

Capture d'écran (chaîne You Tube du Folklore Club)

Un nombre considérable de musiciens de tout le nord de l’Argentine, est et ouest confondus, se sont réunis pour enregistrer une émission de télévision, grâce au soutien de la Fundación Atahualpa Yupanqui (du nom d’un des plus grands auteurs-compositeurs-interprète du folklore argentin), puis la mettre en ligne, gratuitement et pour le monde entier, sur la chaîne You Tube de Folklore Club.

Il s’agit d’une réalisation très professionnelle, un long-métrage d’un peu plus d’une heure et demie qui rassemble interviews et prestations musicales et permet de vivre la fête « comme si vous y étiez ». Les artistes y exposent leur vécu et ce que signifie pour eux cet intense rendez-vous de la vie culturelle et cultuelle de la grande région septentrionale, qui est aussi le berceau d’une bonne partie de la tradition rurale argentine.

La manifestation est aussi une prise de parole politique contre toutes les activités qui dégradent l’environnement de ces régions : mines à ciel ouvert ultra-polluantes, incendies volontaires de la forêt subtropicale sous prétexte de dégager du terrain agricole, utilisation massive de produits phytosanitaires chimiques qui font grimper en flèche le taux de cancer et autres maladies dans les populations humaines qui vivent à proximité des gigantesques champs de soja transgénique avec lequel les riches propriétaires terriens se font des fortunes insolentes en dollars US.

Página/12 ne pouvait pas manquer une telle initiative et lui consacre un bel article dans ses pages culturelles de ce jour.

Sur la page You Tube, les organisateurs ont publié les coordonnées du compte bancaire sur lequel les téléspectateurs peuvent faire un don en pesos argentins. Citer la devise nationale est une autre façon de resserrer les liens de la communauté culturelle qui se reconnaît dans cette démarche et dans cette fête populaire. Cela a tout de même meilleure allure que de quémander des dons en dollars ou en euros !

Pour aller plus loin :
visiter la chaîne You Tube du Folklore Club.

jeudi 13 décembre 2018

La Province de Chaco réhabilite les fusillés qom de 1880 [Actu]

Le gouverneur de la Province de Chaco, Domingo Peppo, qui appartient au Partido Justicialista (péroniste de gauche), vient de recevoir avec tous les honneurs les restes de neufs qom fusillés par la politique de répression de la Generación del 80, entre 1880 et 1890, qui étaient conservés à l’université de La Plata, la ville où ils sont morts, à l'autre bout du pays.

Domingo Peppo est l'homme sur la droite, en jeans et chemise bleue ouverte

La province va leur construire un mausolée pour réhabiliter la mémoire de ces hommes qui s’étaient rebellé contre la politique raciste que menait l’oligarchie portègne. D'ici là, les ossements vont être conservés au palais provincial.

Le peuple qom a payé un lourd tribut à l’européanisation de l’Argentine tout au long du 18e, du 19e et une bonne partie du 20e siècles.

Le geste du gouverneur n’affecte cependant que très peu la presse de la province, il n’occupe pas non plus une bonne place sur le site de la communication externe de la province. Etonnante timidité comme est étrange la tenue très décontractée qu’il a adoptée pour porter les urnes des malheureux… Il est actuellement en difficulté politique, avec une opposition qui aimerait bien le destituer.

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La province du Chaco, limitrophe avec le Paraguay, est l’une des provinces les plus pauvres et les plus rurales du pays. En pénurie démographique, elle abrite néanmoins de très nombreux aborigènes, appartenant à plusieurs peuples originaires.

Pour aller plus loin :
lire l’article de La Nación, le seul quotidien national à s’intéresser au sujet (sur son site Internet)
lire le communiqué officiel du gouvernorat de la province
lire l’article de Primera Linea

Ajout du 21 décembre 2019 :
lire cet article de Página/12 sur un long-métrage documentaire qui sort ces jours-ci sur le sort des peuples originaires qui ont été rendus invisibles au long de l'histoire dans la province de Chaco.

vendredi 20 juin 2014

Témoin à 107 ans pour l'histoire ou la justice ? [Actu]

Don Pedro Balquinta
Un aborigène de 107 ans, Pedro Blaquinta, témoin et survivant des massacres d'Indiens dans l'actuelle Province du Chaco, en 1924 et 1933, vient d'être entendu par un procureur qui répond ainsi à une ONG qui veut que ces massacres soient déclarés contre l'humanité afin de les rendre imprescriptibles. Ce qui n'a pas grand sens, vu que de nos jours les acteurs de ces tueries reposent six pieds sous terre et qu'on ne juge pas les morts.

Il n'en reste pas moins que le témoignage du grand vieillard pourrait être fort utile aux historiens pour comprendre ce qu'il s'est passé contre les peuples originaires, dans cette région du nord-ouest argentin qui a vu beaucoup de massacres ethniques, des questions sur lesquelles toute une droite patriote se tient encore aujourd'hui dans un déni agressif et d'une particulière mauvaise foi. Une mauvaise foi tenace qui explique peut-être l'exigence acharnée de reconnaissance du crime, de la part d'une poignée de descendants des victimes et des associations militantes de gauche.

Sur ce sujet, lire l'article de Página/12.
Il y a quelques jours, sur un blog droitier consacré au souvenir de San Martín, j'ai lu un article qui contestait sur un ton très agressif la réalité historique des campagnes d'extermination des Indiens, y compris de la plus terrible d'entre elles, la Campagne du Désert, dans les années 1870, sous les ordres du général Julio Argentino Roca, dont pourtant peu d'Argentins nient encore la nature sanguinaire et vénale.