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samedi 14 mai 2011

Le championnat de tango de Buenos Aires, c'est maintenant ! [à l'affiche]

Affiche officielle publiée par le Ministère de la Culture et du Tourisme portègne dans le magazine El Tangauta (voir leur site dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant ! dans la partie basse de la Colonne de droite).

Le championnat de tango de Buenos Aires se déploie en ce moment dans un bon nombre de milongas à travers toute la ville. Les exhibitions de professionnels, notamment de professeurs, sont à l'honneur aussi. Ainsi aujourd'hui, 14 mai 2011, à 16h heure locale, en plein air, sur Plaza San Martín, ornée d'un monument temporaire au Livre (1), se tiendra une grande milonga gratuite, avec démonstration du danseur, professeur et chorégraphe Carlos Copello, cours ouvert à tous et concert avec le chanteur Raúl Lavie, le violoniste Pablo Agri, le pianiste José Colangelo et la orquesta típica El Porvenir (entendez : l'avenir).

Les championnats locaux permettent aux collectivités locales argentines, villes, provinces, parfois départements, de choisir deux couples qui défendront leurs couleurs à leurs frais dans les deux catégories vraiment ouvertes aux amateurs (tango salón adultes et tango salón seniors, à partir de 45 ans) au Mundial de Tango, qui a lieu à la fin du mois d'août tous les ans à Buenos Aires même.

Le Mundial est ouvert à tous les candidats, qui s'inscrivent de leur propre initiative et sans intermédiaire, sur place, sans aucune qualification préalable, ce qui donne aux premières épreuves un tour provincial et amateur (au mauvais sens de ces deux adjectifs) que je trouve personnellement très ennuyeux (2). Les compétitions locales n'ont donc pas pour objectif de sélectionner mais seulement de subventionner, sur deniers publics, quelques uns des couples concurrents au Mundial. Malgré ce nom qui rappelle bien entendu le monde du footbal, le Mundial de tango ne correspond heureusement pas à un mode de fonctionnement sportif. Il existe bien une fédération de football ou de rugby mais aucune fédération de tango. Inutile donc de chercher sur Internet cette inexistante autorité tutélaire.

Vous pouvez vous tenir informé des progrès du Mundial comme du championnat local sur le Portail de la Ville de Buenos Aires, dont vous trouverez le lien dans la partie basse de la Colonne de droite, celle qui rassemble tous les liens vers les sites externes.

(1) Buenos Aires est capitale mondiale du livre en 2011.
(2) Avis très personnel qu'il faut impérativement relativiser. En général, je déteste la compétition, quelqu'en soit la discipline, sans doute parce que c'est le seul souvenir déplaisant que je garde de mes années d'études en classes préparatoires.

vendredi 18 février 2011

Une comédie musicale des années 80 demain au pied de l'Obélisque [à l'affiche]

Demain soir, samedi 19 février 2011, à 20h, heure locale, pour clore le cycle culturel estival intitulé La Cuidad al Aire Libre (la ville à l'air libre), Buenos Aires offre un grand spectacle à étincelle gratuit au pied de l'Obélisque, sur la Plaza de la República (à l'angle des avenues 9 de Julio et Corrientes) : ce sera la comédie musicale argentine, Tango Argentino, créée à Paris en 1983 puis à Broadway, ce qui le consacra et lui permit de faire le tour du monde dans les années 80, dans les derniers temps de la grande crise que traversa le tango depuis les années 60 jusqu'au début des années 1990, où il est rené de ses cendres, tel qu'on le connaît maintenant. Le spectacle n'atteignit lui-même Buenos Aires qu'en 1992.

Participeront au spectacle la grande danseuse María Nieves, créatrice avec son compagnon d'alors du tango de scène (Juan Carlos Copes), le danseur de scène Miguel Ángal Zotto (qui donne tout l'été un spectacle Puro Tango, au Teatro Metropolitano, voir mon article du 7 janvier 2011 à ce sujet), le danseur et professeur Carlos Copello, le couple milonguero mythique Gloria y Eduardo Arquimbau, et les chanteurs Raúl Lavie et María Graña. Le tout placé sous la direction de Claudio Segovia, le metteur en scène qui en fut le concepteur.

Ajout du 20 février 2011 : lire l'article de La Nación de ce matin, après l'événement qu'aucune pluie n'est venu remettre en cause.
Lire l'article de Clarín de ce matin