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lundi 20 avril 2026

María Nieves ne dansera jamais plus sur scène [Actu]

María Nieves vers 2023-2024


María Nieves était dans sa 92e année. La grande danseuse est morte hier, dimanche 19 avril 2026. Connue dans toute l’Amérique latine et, au-delà, dans toute l’hémisphère nord comme la co-vedette du spectacle Tango Argentino qui avait parcouru le monde pendant les années 1990, quand le président Carlos Menem finançait sans compter ces grandes productions somptueuses destinées aux publics étrangers, au point que des médias de chez nous lui ont rendu hommage ce matin : Le Figaro, RFI ou RTS, entre autres titres.

María Nieves avait partagé la scène avec son partenaire d’excellence, Juan Carlos Copes, qui avait aussi été son mari avant des séparations et des réconciliations qui ont finalement abouti à un divorce définitif. Lui est mort du covid pendant la pandémie et elle a poursuivi sa carrière presque jusqu’à la fin, obtenant des hommages mérités au Festival International de Tango de la Ville de Buenos Aires en 2023 et à la Academia Nacional del Tango de la República Argentina l’année suivante, toujours dans le cadre du festival.

María Nieves avec Gabriel Soria, président de la Academia Nacional del Tango
Soirée autour de la danseuse en 2024 au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer

Elle avait aussi consacré beaucoup d’énergie à la transmission de son art aux générations suivantes. Cette femme née dans une famille nombreuse très humble était connue pour son caractère joyeux et rieur.

Une grande dame s’en est allée. Elle sera veillée au Salón Montevideo de la Legislatura de Buenos Aires, après la veillée autour de son cadet, l’acteur Luis Brandoni, décédé ce matin.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajouts du 21 avril 2026 :
lire l’article de La Prensa
lire l’article de La Nación publié dès dimanche mais impossible à trouver sur le site hier (même en cherchant bien)

mardi 6 septembre 2022

Début du Festival de Tango de Buenos Aires à la Boca [à l’affiche]

La dame au poncho
Le concert de ses cent ans !
Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Ce soir, commence le Festival de Tango de Buenos Aires qui durera quinze jours comme d’habitude, mais cette fois-ci, enfin, tout en présentiel, à quoi se mêlera, comme d’habitude aussi, le Mundial del Tango, sur lequel la politique culturelle (et touristique) de la Ville Autonome de Buenos Aires fonde tous ses espoirs (1). La danse, la danse, la danse !!!!

Pourtant c’est bien au programme musical et culturel qu’il faut s’intéresser comme le font d’ailleurs les pages culturelles de La Nación qui s’ouvre sur l’hommage, sous forme d’un film, qui sera rendu à la chanteuse Nelly Omar, muse et maîtresse du poète Homero Manzi (Malena, c’est elle !), disparue centenaire il y a quelques années.

Malena canta el tango, como ninguna

Autre artiste qui sera saluée : l’immense danseuse María Nieves qui fête aujourd’hui bravement ses 88 printemps.

Le festival s’ouvre à La Boca, à la Usina del Arte, devenue depuis quelques années son quartier général et il occupera, au fil des jours, plusieurs lieux dans la ville, notamment la Plaza de la República, où au pied de l’Obélisque sera dressée une scène sur laquelle se disputeront, à ciel ouvert, les finales de deux catégories du Mundial.

Au programme comme toujours : des concerts, des cours de danse et de musique, des ateliers divers et variés, des projections, des conférences, des stands d’artisanat, des milongas, des présentations de livres et des expositions. Un grand hommage sera rendu au danseur Juan Carlos Copes, qui fut le partenaire mythique et l’époux de María Nieves et que le covid nous a emporté dans l’une de ses vagues qui ont submergé Buenos Aires.

Chose plus inhabituelle : le festival rendra aussi hommage à Luis Alberto Spinetta, un grand du rock argentin, lui aussi disparu il y a quelques années (beaucoup plus jeune et à cause d’un cancer).

Une du supplément culturel de Pagina/12
la semaine dernière, le 1er septembre
pour annoncer les festivals alternatifs
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


En ce mois de septembre, plusieurs festivals de tango vont se dérouler à Buenos Aires : à côté du festival officiel, il y aura un trio de manifestations associatives ou autogérées avec une programmation moins tapageuse mais plus audacieuse. Du tango d’aujourd’hui, en dehors des sentiers battus.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com


Pour aller plus loin :
sur le Festival de Tango de Buenos Aires
lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín
consulter le site officiel des Festivals de Buenos Aires
sur les festivals alternatifs
lire l’article de Página/12



(1) Ce qui rend d’autant plus surprenante l’incapacité de ce ministère à annoncer longtemps à l’avance les dates de la manifestation, comme si le public visé, pourtant principalement celui de l’hémisphère nord, au grand dam des artistes locaux d’ailleurs, pouvait réserver un vol du jour au lendemain, pour se pointer à Buenos Aires le jour dit… Improvisation toujours, même dans ce domaine du tourisme international où elle fait fuir tout le monde.

vendredi 11 mars 2022

Ariel Prat en 100 % tango [Disques & Livres]


Ariel Prat sort actuellement son premier disque exclusivement de tango, lui qui jusqu’à présent s’est consacré à la murga, la chanson engagée typique du carnaval.

Identidad milonguera contient six morceaux de sa composition, dont une chanson dédiée à la danseuse María Nieves, une des artistes qui a illustré le genre dans le monde entier, la plupart du temps avec son partenaire, Juan Carlos Copes, que le covid a emporté.

Le disque est disponible sur un certain nombre de plateformes numériques.

Página/12, qui suit d’assez près la carrière et l’œuvre de Ariel Prat, lui consacre aujourd’hui un article où se glisse une partie d’interview.

A découvrir !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lundi 27 septembre 2021

La finale du Mundial au pied de l’Obélisque [à l’affiche]

Les deux couples champions du monde
(photo Juan Tessone, pour Clarín)


Samedi dernier, en fin de journée, sous le crépuscule printanier, le Mundial de Tango a coupé la circulation sur la plan large avenue du monde, la 9 de Julio. La scène était installée dans l’axe de la Diagonal Norte, qui relie Plaza de la República, où trône l’obélisque du 400e anniversaire de la fondation de Buenos Aires, à Plaza de Mayo, où la ville a été fondée en 1580 et où le régime colonial a été renversé le 25 mai 1810.

Diagonal Norte, samedi soir avant le coucher du soleil


Les deux finales de la compétition se sont donc jouées au pied de l’Obélisque pour les danseurs qualifiés qui concouraient les uns sur scène, les autres en ligne, chez eux, au Japon, en Colombie, en Allemagne ou en France, à l’heure argentine.

Une de La Prensa hier
Le titre secondaire se passe de traduction !


Cette année, du fait de la crise sanitaire, le concours ne se composait que de deux catégories, baptisées Pista (tango salón dans les éditions d’avant le covid) et Escena (le traditionnel style acrobatique des grands shows professionnels). Il n’y avait pas de catégories par âge cette année. Il n’y avait de place que pour des jeunes !

Les deux couples sacrés champions du monde concouraient sur place. Ils sont interviewés aujourd’hui dans les colonnes de Clarín.

Tout au long de la soirée, la communauté tanguera a rendu hommage à quelques figures historiques du genre : le danseur disparu Juan Carlos Copes (il a été victime du covid) et son ancienne partenaire et ex-femme (toujours bien en vie), María Nieves. Plusieurs grandes formations musicales animaient le concours, parmi lesquelles on pouvait écouter le Sexteto Mayor, l’un des groupes les plus prestigieux du tango contemporain.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín (édition dominicale)
lire l’article de Clarín (édition d’aujourd’hui)
lire l’article de La Nación
La Prensa est le seul quotidien national à avoir fait sa une d’hier sur l’événement mais la rédaction n’a pas mis l’article correspondant sur son site Internet.

lundi 17 décembre 2018

Pour le dernier Plenario de l’année : hommage à María Nieves [à l’affiche]


Ce soir, lundi 17 décembre 2018, à 19h30, se tiendra le dernier Plenario de la Academia Nacional del Tango autour d’une grande dame du tango danse, María Nieves, académicienne d’honneur et jeunette de 84 ans. Toujours bon pied bon œil !


Le tango rituel sera un bon vieux Pugliese de derrière les fagots, Patético…


María Nieves a dansé sur les scènes du monde entier avec son partenaire fétiche, Juan Carlos Copes, qui fut aussi son mari, avec leur(s) divorce(s) spectaculaires...

Nieves et Copes, il y a... quelques années
Photo Ricardo Villalba

Entrée libre et gratuite, avenida de Mayo 833, 1er étage.

dimanche 13 décembre 2015

Un tango más [à l'affiche]


Le 10 décembre 2015, à la veille du Día Nacional del Tango, un documentaire germano-argentin est sorti à Buenos Aires sur le couple légendaire de tango-danse que formèrent Juan Carlos Copes et María Nieves. Un film de l'Argentin Germán Kral, qui en a imaginé le scénario et qui avait déjà signé il y a quelques années El último aplauso (sur le tango, mais cette fois, sur la musique), et où l'on retrouve les deux grands danseurs, sa fille à lui, Johana Copes, et cinq autres artistes, dont le danseur Pablo Verón. Le producteur n'est autre que Wim Wenders. Le long-métrage fait 85 minutes. Les illustrations musicales sont du Sexteto Mayor, une des grandes formations qui aient pu vivre et prospérer dans le tango pendant ses années de crise existentielle.

Vedettes du tango de scène développé essentiellement pour les touristes pendant les années de crise du tango, dans les années 60 à 80, le couple, qui a vécu une relation des plus orageuses, a fait notablement évolué l'esthétique chorégraphique grâce au talent créatif de Copes. Malgré le divorce à la ville, le couple a continué sa carrière artistique jusqu'en 1997. A partir de cette date, Copes s'est mis à danser avec sa fille, Johana, et María Nieves s'est lancée dans un travail très innovant de danseuse solistes. Ils ont tous les deux dépassé aujourd'hui les quatre-vingts ans mais ils se produisent encore avec talent et beauté.

Eu égard à l'abondante actualité politique, la sortie du film est passée presque inaperçue de la presse généraliste. La Nación se contente de mettre la bande-annonce publiée sur Youtube sur l'une de ses pages spectacles.

Página/12 en revanche a publié une critique du film, le jeudi 10 décembre et Clarín, dans son supplément Revista Ñ, consacre une page à une interview de María Nieves, sous le titre "Unas piernas que son leyenda" (des jambes qui sont une légende) (1).

Pour aller plus loin :
lire l'interview de María Nieves dans Revista Ñ
consulter la fiche du film dans le site encyclopédique Cine Nacional
visionner la bande-annonce diffusée sur un canal Youtube.



(1) C'est curieux cette habitude qu'on a partout dès qu'il s'agit de communiquer sur la danse de tango de ne parler que de pieds et de jambes et de ne montrer que cela, alors que la plupart des bons professeurs insistent sur le fait que tout se joue au niveau des bustes (ce qui est exact). Mais tout le monde a les yeux fixés en bas !

lundi 3 novembre 2014

Une grande danseuse à l'honneur ce soir au Palacio Carlos Gardel [à l'affiche]


Ce soir, lundi 3 novembre 2014, à 19h30, la Academia Nacional del Tango rend hommage à la grande danseuse María Nieves, qui a fêté ses 80 ans le 6 septembre dernier.

Ce plenario (voir ci-contre la Trousse lexicale d'urgence, en partie médiane de la Colonne de droite) se tiendra comme d'habitude au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage, avenida de Mayo 833. Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Œuvre rituelle de la soirée : Canción de rango (chanson prestigieuse) de Raúl Kaplún et José María Suñe, par Rodolfo Biaggi et son orchestre, avec le chanteur Carlos Acuña.

Pour l'hommage à Aníbal Troilo, dont le centenaire s'achemine vers sa conclusion : quelques moments du grand musicien au cinéma et à la télévision.

La partie principale de la soirée appartiendra au cycle Las estrellas del Tango cuentan sus éxitos, avec la présentation de la biographie de l'artiste, signée par la journaliste María Oliva, Soy Tango, aux Editions Planeta Argentina.

María Nieves et Juan Carlos Copes, pendant les fêtes du Bicentenaire (mai 2010)
Images TV Pública

El pollo Ricardo (entendez "Le poussin Ricardo" ou "Le mouflet Ricardo"), interprété par la Selección Nacional de Tango,
sous la direction de Leopoldo Federico,
lors du grand concert du Bicentenaire de la Révolution de Mai en 2010 (1).

Le livre est sorti en Argentine début août, au prix de 185 $ (peso argentin). Il a été présenté à La Boca dans le cadre du festival de tango de Buenos Aires cet hiver (austral).

Pour en savoir plus :
consulter le site Internet de Planeta de Libros, le site argentin du groupe éditorial espagnol
lire aussi la présentation du livre dans le blog Maldito Tango, hébergé par le journal La Nación
lire l'article consacré à María Nieves dans Balletin Dance, la revue argentine de danse, qui s'intéresse à toutes les danses.

Par ailleurs, la danseuse est sur Facebook où vous pouvez suivre son actualité.


(1) Le Ricardo en question était un jeune homme de bonne famille qui brillait dans le monde jugé interlope du tango par son talent de danseur et par les sous qu'il dépensait sans compter et qui ont permis à de nombreux musiciens et de nombreuses filles dites faciles de vivre un peu mieux, voire à ne pas mourir de faim, à la Belle Epoque.

jeudi 10 juillet 2014

Cours exceptionnel de María Nieves ce soir [à l'affiche]


La grande danseuse María Nieves donnera un cours magistral ce jeudi 10 juillet 2014 au Salón Canning à Palermo... Idéal pour vous mettre en jambes avant d'aller danser sur du Troilo vendredi !

dimanche 5 mai 2013

En mai, cours dominicaux de María Nieves à la Milonguita [à l'affiche]



Tous les dimanches du mois de mai, ça commence donc ce soir, à la Milonguita, Jorge Newberry 2818, cours de style délivrés par le grande danseuse María Nieves (70 ans de tango dans les jambes...), de 17h à 18h30, suivi d'une pratique dirigée avant la milonga jusqu'à 2h du matin.

María Nieves n'est autre que l'ex-partenaire et ex-épouse de Juan Carlos Copes. Avec lui, elle a inventé ce qu'on appelle aujourd'hui le tango de scène (1). C'est une dame charmante et qui a formé plusieurs générations de danseuses professionnelles. Si vous avez la chance de vous trouver à Buenos Aires et que vous sachiez danser, c'est une occasion à ne pas manquer. Cela ne se représentera pas de sitôt et la danseuse est vraiment exceptionnelle...

Il est indispensable de s'inscrire à l'avance (les coordonnées sont sur l'affiche). Les inscriptions sont ouvertes jusqu'à constitution du groupe au complet.


(1) Les puristes vous diront que ce n'est pas ce qu'ils ont fait de mieux. Mais bon, il fallait bien vivre (en pleine crise politique du tango et de toute l'expression culturelle proprement argentine, au plus fort de la guerre froide, dans la fin des années 50 et tout au long des années 60). Le tango de scène est maintenant l'une des branches du genre. Il n'a pas empêché les autres (en danse, en musique, en poésie...) d'exister ni de resurgir avec un regain de force il y a plus de vingt ans maintenant.

vendredi 18 février 2011

Une comédie musicale des années 80 demain au pied de l'Obélisque [à l'affiche]

Demain soir, samedi 19 février 2011, à 20h, heure locale, pour clore le cycle culturel estival intitulé La Cuidad al Aire Libre (la ville à l'air libre), Buenos Aires offre un grand spectacle à étincelle gratuit au pied de l'Obélisque, sur la Plaza de la República (à l'angle des avenues 9 de Julio et Corrientes) : ce sera la comédie musicale argentine, Tango Argentino, créée à Paris en 1983 puis à Broadway, ce qui le consacra et lui permit de faire le tour du monde dans les années 80, dans les derniers temps de la grande crise que traversa le tango depuis les années 60 jusqu'au début des années 1990, où il est rené de ses cendres, tel qu'on le connaît maintenant. Le spectacle n'atteignit lui-même Buenos Aires qu'en 1992.

Participeront au spectacle la grande danseuse María Nieves, créatrice avec son compagnon d'alors du tango de scène (Juan Carlos Copes), le danseur de scène Miguel Ángal Zotto (qui donne tout l'été un spectacle Puro Tango, au Teatro Metropolitano, voir mon article du 7 janvier 2011 à ce sujet), le danseur et professeur Carlos Copello, le couple milonguero mythique Gloria y Eduardo Arquimbau, et les chanteurs Raúl Lavie et María Graña. Le tout placé sous la direction de Claudio Segovia, le metteur en scène qui en fut le concepteur.

Ajout du 20 février 2011 : lire l'article de La Nación de ce matin, après l'événement qu'aucune pluie n'est venu remettre en cause.
Lire l'article de Clarín de ce matin

mardi 25 mai 2010

Horacio Salgán, Susana Rinaldi et Leopoldo Federico pour fêter le Bicentenaire en tango [à l’affiche]


C’était l’un des trois temps forts de la journée (fériée) d’hier à Buenos Aires sur le Paseo del Bicentenario : un grand concert à minuit avec le retour sur scène, après sept années de retraite volontaire, du Maestro Horacio Salgán (94 ans le 15 juin prochain), à la tête de sa formation historique, le Quinteto Real, et avec la participation d’autres artistes majeurs de la taille du Maestro Leopoldo Federico, une nouvelle fois à la tête de la Selección Nacional de Tango avec, pour la partie chant, rien moins que Susana Rinaldi. Autres géants du tango sur cette scène : un couple de danseurs mythique, Juan Carlos Copes (79 ans à la fin de ce mois) et María Nieves (72 ans), qui continuent d’éblouir le public. Etaient aussi de ce spectacle prestigieux l’auteur-compositeur interprète et guitariste Juan Tata Cedrón, le bandonéoniste Rodolfo Mederos et le chanteur Ariel Ardit.

La matinée avait commencé par un défilé d’engins motorisés issus de l’ancienne industrie nationale, progressivement démantelée par les gouvernements qui succédèrent à Juan Perón (et qui furent mis en place avec l’aval des ou par les Etats-Unis) : voitures particulières, taxis, bus, camions de pompiers, autocars et motos. Car l’Argentine a eu une industrie lourde sous Perón, elle avait même son propre avionneur et ses fabricants de locomotives (1).

Un concert de musique folklorique a aussi rassemblé Liliana Herrero et Teresa Parodi, deux des plus grandes auteures-compositrices interprètes de l’heure dans ce domaine, surtout depuis le départ de Mercedes Sosa (sur Mercedes Sosa, cliquez sur le lien pour accéder à mes articles la concernant).

Le programme de la journée avait été revu et reconstruit à la va-vite par les organisateurs pour permettre aux spectacles interrompus ou empêchés par l’orage de dimanche soir d’avoir lieu tout de même...


Pour aller à la source (en espagnol) :

(1) Si l’Argentine n’a pas atteint à l’heure qu’il est le développement industriel que connaît le Brésil, ce n’est pas seulement à cause du démantèlement de l’infrastructure montée par Perón. Les Etats-Unis ont empêché tous les pays d’Amérique du Sud de développer une industrie propre qui aurait fait concurrence à la leur. C’est surtout à cause des politiques absurdes et idiotes menées par Carlos Menem dans la décennie des années 90 qui ont omis d’investir sur du long terme en Argentine pour développer davantage des activités de bourse et de service très volatiles et l’ont exposée en plus à la faillite financière (qui s’est produite en décembre 2001) en instituant une parité aussi vaniteuse qu’artificielle entre le peso et le dollar US. Ecroulement économique que le Brésil s’est épargné, ce qui a permis à Lula de mettre à profit ses deux mandats successifs pour bâtir un développement industriel qui commence à être vraiment spectaculaire.