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jeudi 1 août 2013

Amelita Baltar à Notorious tous les samedis d'août [à l'affiche]

La chanteuse Amelita Baltar reprend son nouveau tour de chant qui revisite les classiques de son répertoire tanguero (Balada para un loco, Chiquilín de Bachín et tant d'autres classiques de Piazzolla-Ferrer qu'elle a créés dans les années 70), des œuvres issus du folclore, le genre auquel elle se consacrait avant que Piazzolla n'en fasse sa muse et sa compagne, et des morceaux qu'elle signe elle-même dans le disque de ses 50 ans de carrière sorti en octobre : El Nuevo Rumbo (le nouveau chemin). J'en avais parlé en son temps (cliquez sur le nom de l'artiste dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus).

Elle donnera donc cinq récitals, tous les samedis de ce mois d'août, à 21h30, à Notorious, Callao 966, dans le quartier de Recoleta.

Droit au spectacle : 120 $ (peso argentin). Naturellement, dans ce genre d'établissement, il faut compter en plus les consommations et vu la notoriété de l'artiste, mieux vaut réserver (sur le site Internet de Notorious).

Comme Clásica y Moderna, son voisin dans la même célèbre avenue ("no ves que va la luna rodando por Callao?") (1), Notorious est un restaurant d'un certain rang, avec des tables très élégamment dressées. Il propose une carte classique composée de salades composées, grillades, pâtes fraîches, sandwiches gourmets réalisés dans des pittas (les Portègnes ne rechignent pas à manger avec les doigts) et tablas (2), avec un choix de desserts très réduit (ce n'est pas le point fort des restaurants à Buenos Aires) mais une abondante carte des vins, alcools, cocktails, sodas et cafés.


Pour cette série de concerts, Amelita Baltar sera accompagnée comme à l'ordinaire de Aldo Saralegui au piano, de Sebastián Barbui à la basse et à la guitare, Ariel Hernández au bandonéon et Demian González à la batterie. En qualité d'artistes invités, il y aura aussi Estanislao López à la basse et Martín Robbio au piano.

Amelita Baltar a été nominée aux Prix Gardel pour ce nouveau disque très audacieux. Les prix seront remis dans la nuit du 21 août prochain.


Présentation en avant-première de El Nuevo Rumbo en octobre 2012


(1) Des fois je glisse des citations cryptées dans mes articles. Il faut lire mes bouquins pour décoder ! En l'occurrence, là, si vous faites les rapprochements qui coulent de source, ce n'est pas trop difficile. D'abord vous lisez la phrase à haute voix (ça devrait venir tout seul, avec la mélodie, ça ne doit pas vous être inconnu). Ensuite vous vous creusez la cervelle. Voyons voir, Amelita Baltar, Astor Piazzolla, Horacio Ferrer, les années 70 ? Je vous la fait soft : vous avez le choix entre deux morceaux et ils sont cités ailleurs dans cette note...
(2) Littéralement : planche. Ce qu'en France on appellerait une assiette-dégustation de charcuteries, de fromages ou un mixte des uns et des autres, le tout présenté sur une planche en bois, avec salade et pains. Le casse-graine idéal d'avant-spectacle.

vendredi 30 novembre 2012

Amelita Baltar présente El nuevo rumbo ce week-end à Notorious [à l'affiche]


C'est un disque qu'elle prépare depuis un bon moment que Amelita Baltar, la chanteuse fétiche de Astor Piazzolla, présentera demain et après-demain soir, les 1er et 2 décembre 2012, à 21h30, à Notorious, Callao 966 : j'en avais entendu quelques extraits en août 2011, lors d'un récital qu'elle avait donné avec Horacio Molina à Clásica y Moderna (voir mon retour sur images du 26 septembre 2011 sur ce concert).

Le titre, El nuevo rumbo, fait allusion à un virage qu'elle prend (la nouvelle route en traduction littérale) et il est bien trouvé... Avec cet album, la chanteuse s'en va en effet emprunter d'autres chemins, ceux du rock et du jazz, après avoir pris ses distances avec le tango tel qu'il existe aujourd'hui. Ce qui ne nous empêche pas de lire parmi les artistes invités du disque le nom d'un maître du bandonéon, on ne peut plus tanguero, comme Leopoldo Federico !

Mais à côté, elle a aussi invité Fito Páez et feu Luis Alberto Spinetta, le top du rock nacional, et le guitariste de jazz qu'est Luis Salinas, entre autres noms. Elle-même s'est lancée dans la composition à cette occasion...

Pour l'occasion, Amelita Baltar a accordé une interview à Telam, l'agence de presse argentine et elle y explique ce virage de genre, de style et d'entourage musical... Mais sur la scène de Notorious ce week-end, elle reste entourée de ses musiciens de prédilection : Aldo Saralegui au piano, Sebastián Barbui, à la basse et à la guitare (auteur des arrangements et directeur musical du disque), Ariel Hernández au bandonéon et Damian González à la batterie... Et puis le tango n'est pas tout à fait perdu non plus : on retrouve sur ce nouvel album de nouvelles versions de Balada para un loco, dont elle fut la créatrice en 1969 et dont elle dit que ce morceau s'est élevé à la dignité d'un hymne, et Madame Yvonne, le chef-d'œuvre de Enrique Cadícamo et Eduardo Pereyra...

Belle fête, Madame ! (1)

Pour aller plus loin :


(1) Amelita se moque (gentiment) de moi lorsque je l'appelle comme ça, mais il y a des circonstances où il faut ce qu'il faut... C'est une vraie dame de la musique populaire argentine qui monte à nouveau en scène avec ce nouveau répertoire.