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mercredi 1 octobre 2014

Escalandrum fête ses 15 ans de jazz nacional au Teatro Coliseo [à l'affiche]


Demain, 2 octobre 2014, à 21h, le sextuor de jazz dirigé par le batteur Daniel Pipi Piazzolla fêtera ses quinze ans d'existence au Teatro Coliseo, avenida Marcelo T. de Alvear 1125, dans le quartier de Retiro. Escalandrum en profitera pour présenter son huitième album, intitulé Las cuatro estaciones porteñas que sort Discos de la Usina.

Pour la formation, l'année 2014 aura été fastueuse, avec la participation au Festival de Jazz de Montreal, une distinction de la part de la Legislatura de Buenos Aires qui l'a déclarée d'Intérêt Culturel et la reconnaissance de Daniel Piazzolla comme Personnalité de la Culture. En novembre, les six musiciens seront au Mexique, où ils participeront à l'ouverture du Salon du Livre de Guadalajara, avec la chanteuse mexicaine Julieta Venegas, une gloire continentale de la musique latino.

Escalandrum en juillet de cette année

Le prix des places oscille entre 100 $ au troisième balcon à 350 $ (peso argentin) à l'orchestre de face.

Pour en savoir plus :

jeudi 20 décembre 2012

Piazzolla, en "invité d'honneur" du festival Jazz al Fin à Ushuaia [à l'affiche]



A Ushuaia, ce soir, jeudi 20 décembre 2012, à partir de 20h, ouverture de la quatrième édition du festival Jazz al Fin (1), dans la salle Niní Marshall, de la Maison de la Culture municipale de la capitale de la Province de Terre-de-Feu.

Et en cette année 2012, où l'on commémore les vingt ans de la disparition de Astor Piazzolla, décédé le 4 juillet 1992, ce festival lui rendra hommage grâce à plusieurs artistes et formations qui présenteront leurs propres versions, jazzifiées, de ses œuvres.

Parmi les artistes au programme, Daniel Pipi Piazzolla aura une place de choix, puisqu'il clôturera la manifestation samedi 22 décembre, où sa formation, Escalandrum (2), partagera la soirée avec le guitariste Néstor Alonso. Daniel Pipi Piazzolla a sorti l'année dernière un album entièrement consacré à son grand-père, Piazzolla Plays Piazzolla, ce dont j'avais rendu compte en son temps (voir mon article du 22 mai 2011).

Les autres musiciens sont tous des jazzmen argentins, dont un s'est installé hors du pays.

A côté des concerts, le Festival Jazz al Fin, rebaptisé cette année Liberjazz (3) en hommage au Maestro, propose des cours, des master classes et des rencontres variées.

Pour l'occasion, le quotidien national Página/12 a publié ce matin un article auquel il mêle quelques propos de Daniel Piazzolla. Et bien sûr, on trouve de plus amples informations sur la manifestation, son programme et ses invités sur le quotidien d'Ushuaia, El Diario del Fin del Mundo, ça ne s'invente pas, un titre pareil...

A la rentrée de cette année, ici, en France, l'Orchestre National de Jazz avait lancé sa propre interprétation de l'œuvre de Piazzolla, l'accompagnant d'une rhétorique marketing qui m'avait assez peu convaincue, mais cela ne m'a pas empêché d'en rendre compte dans mon article du 19 octobre 2012.


Pour aller plus loin :
lire l'article du Diario del Fin del Mundo, le 17 décembre 2012
lire l'article d'aujourd'hui du même journal, sur l'ouverture du festival.
Connectez-vous à la page Facebook du festival (le site internet n'est pas à jour et s'arrête à la 3ème édition).


(1) Ce qui se traduit "Jazz enfin" ou "Jazz au bout du monde".
(2) Du nom du requin que Astor Piazzolla, petit-fils d'un pêcheur napolitain et natif du port de Mar del Plata, aimait pêcher pendant ses loisirs. Séances de pêche auxquelles il aimait emmener Danielito...
(3) Une allusion à Libertango. Une partition instrumentale à l'origine, dont Guy Marchand a fait une chanson en y mettant ses propres paroles, en français. Mais il existe une version à texte, par Horacio Ferrer, qui a écrit cette letra en 1990... A écouter sous le lien, dans un enregistrement de 1984, par le Quinteto Astor Piazzolla sur le site argentin Todo Tango.

mercredi 4 mai 2011

Piazzolla revu et corrigé par son petit-fils : le nouveau disque de Escalandrum [Disques & Livres]


Escalandrum est un groupe de jazz fondé il y a 12 ans par le batteur Pipi Piazzolla, le petit-fils de son grand-père Astor. Les autres membres du groupe sont le pianiste Nicolás Guerschberg, connu aussi pour ses incursions dans le tango, le contrebassiste Mariano Sívori, les saxophonistes Damián Fogiel, Martín Pantyrer et Gustavo Musso. Depuis 12 ans, les musiciens sont les mêmes, ce qui est assez rare dans l'univers de la musique populaire en Argentine, que ce soit dans le rock, le tango ou le jazz...

Les 10 et 11 août 2010, le groupe a enregistré un disque entièrement consacré à la musique de Astor Piazzolla, qui sort ces jours-ci, alors que l'on vient de fêter, le 11 mars, le 90ème anniversaire de sa naissance (voir mon article du 9 mars 2011). Le disque est intitulé Piazzolla plays Piazzolla (Piazzolla joue Piazzolla, en anglais dans le texte) et il vient de sortir chez Epsa. Le journaliste Diego Fischerman, qui a sorti l'année dernière une grosse biographie, pas hagiographique pour deux sous, du compositeur qui a révolutionné le tango en 1955 (voir mon article du 15 juillet 2009 à ce sujet), en fait une critique élogieuse ce matin dans les pages culturelles de Página/12. Il souligne, en particulier, que le sextuor est resté lui-même à travers cet album, dont il n'est pas le compositeur, et qu'à aucun moment, il ne cède à la tentation de quelque imitation que ce soit.

Le nouveau disque contient quelques grands classiques du grand-père, comme Lunfardo, Oblivión, Buenos Aires Hora Cero, Adiós Nonino, composé à la mort du père d'Astor, Libertango (1), Romance del Diablo, Fuga 9 et Escualo.

L'album est déjà disponible sur la boutique en ligne de Zivals (Tangostore, dont le lien est en permanence dans la rubrique Les commerçants du Barrio de Tango, dans la partie basse de la Colonne de droite).

Pour en savoir plus :
lire l'article du 23 avril du Webzine Vos La Voz
lire la critique du 21 avril sur Radio Miami (en espagnol et par un journaliste du quotidien argentin Clarín, au nom à consonnances françaises !)
Vous connecter à la page Myspace du Sextuor Escalandrum et à son site Internet.

(1) Libertango, c'est ce morceau de Piazzolla dont Guy Marchand, en français, a fait Moi, je suis tango tango, une pièce qu'il chantera peut-être ce samedi à Saint-Louis à l'issue de ma conférence, s'il veut bien. Je ne sais pas encore ce qu'il en sera exactement, il m'a juste dit qu'il voulait bien chanter une ou deux chansons. J'aime bien les surprises et la liberté des artistese, je n'ai pas posé de question... Voir mon article du 1er mai 2011 sur ma participation à cette 28ème Foire du Livre et à l'ensemble du programme de cette manifestation.