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samedi 12 septembre 2026

Experiencia Piazzolla, un week-end musical au Centro Cultural Konex [à l’affiche]


Ce soir et demain soir, les 12 et 13 septembre 2026, les deux salles du Centro Cultural Konex, Sarmiento 3131 accueilleront quatre soirées et de nombreux artistes en hommage au compositeur que fut Astor Piazzolla.

Le programme de cette cinquième édition de la manifestation a été confié au petit-fils du maestro, Pipi Piazzolla, lui-même compositeur de jazz.

Les places sont en vente sur différents sites spécialisés. Elles sont relativement cher, à cause des prix considérables qui ravagent l’ensemble de la consommation dans toute l’Argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mardi 12 mai 2026

Un pot-pourri de musique populaire argentine les mardis soir à San Telmo [à l’affiche]


Ce soir, mardi 12 mai 2026, puis les deux mardis suivants, à 21h (ouverture des portes une heure plus tôt), la Orquesta Típica Di Pasquale présentera son nouveau disque, ¿Que pasa con la música popular hoy? (que se passe-t-il avec la musique populaire aujourd’hui) qui donne leur titre aux trois soirées programmées à La Carbonera, un nouveau restaurant qui a ouvert il y a quelques mois dans une vieille maison typique du San Telmo du 19e siècle complètement retapée, rue Carlos Calvo 299, à l’angle de la rue Balcarce, à 200 mètres environ au nord de là où je descends lorsque je suis à Buenos Aires… Aux dernières nouvelles, c’était un quartier très sympa. J’espère qu’il l’est resté.

Le principe retenu par le pianiste et compositeur Juan Di Pasquale est de mélanger tous les genres de la musique populaire argentine : le tango, le jazz, le rock, tous les rythmes du folklore, qui constituent le patrimoine musical des immenses zones rurales du pays.

Chaque soir, le musicien et son orchestre partageront la scène avec des invités et aujourd’hui, il y aura, entre autres, le compositeur et percussionniste de jazz Pipi Piazzolla, le petit-fils de son grand-père…

Les places sont chères et il faut prévoir le dîner en sus.

30 000 pesos si vous réservez à l’avance, 40 000 si vous achetez votre place en arrivant et si vous êtes portègne. Si vous ne l’êtes pas, on vous la fait à 35 000 pesos.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le concert, avec une interview de Juan Di Pasquale
lire l’article de Clarín sur le restaurant, ses spécialités et son décor moderne qui respecte l’architecture vintage du bâtiment.

dimanche 6 mars 2022

Grand concert en hommage à Piazzolla ce soir au Luna Park [à l’affi


2021 aura été l’année du centenaire de naissance de Astor Piazzolla. Un centenaire dont les différentes manifestations furent plus que perturbées par la crise du covid.

Ce soir, dimanche 6 mars 2022, presque au 101e anniversaire du compositeur (ce sera le 11 mars), on met les petits plats musicaux et chorégraphiques dans les grands avec un super-concert au Luna Park, enceinte festive du cœur historique de Buenos Aires, qui fête elle aussi son centenaire.

La soirée débutera à 20 h et le spectacle, gratuit, se tiendra à guichets fermés. Toutes les places ont déjà été distribuées.

Au programme : tango (bien sûr), mais aussi deux autres genres qui auront beaucoup marqué le parcours artistique du Maestro, le jazz de la New York de son enfance et le classique, qu’il a travaillé adolescent à son retour en Argentine puis adulte, en 1955, à la Cité des Arts à Paris où il avait obtenu une bourse pour étudier la composition pour quatuor à cordes et où Nadia Boulanger, la grande compositrice et formatrice française, le convainquit de retourner à ses sources, le tango, ce qui allait déboucher sur la grande révolution qui revitaliserait un genre qui avait beaucoup souffert de la chute de Perón et de la prise en main immédiate du pays par les États-Unis, lesquels ont pour sale habitude de raser la culture du pays qu’ils « libèrent » pour mieux y déverser leur propre business musical, cinématographique et télévisuel.


Parmi les artistes qui seront sur scène ce soir, son petit-fils, Daniel Pipi Piazzolla et son groupe de jazz, Escalandrum, qui a été l’une des chevilles ouvrières du centenaire aux côtés de la Fundación Piazzolla, dirigée par la famille.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajouts du 8 mars 2022 :
lire ce reportage de Página/12 sur cette soirée exceptionnelle

jeudi 4 novembre 2021

Retour du Festival Buenos Aires Jazz [à l’affiche]


Aujourd’hui s’ouvre à Buenos Aires une nouvelle édition du Festival Buenos Aires Jazz. Un programme richissime qui se distribuera dans 21 lieux à travers la ville, en salle ou dans la rue et même dans le métro (deux stations sont concernées).

Tout est gratuit : concerts, bals, initiations, masterclasses, ateliers pour les enfants... Certaines activités demandent une inscription préalable, d’autres que les spectateurs retirent leurs entrées à l’avance (c’est le cas lorsque l’événement se déroule en intérieur).

La clôture sera assurée par le groupe Escalandrum, du batteur et compositeur Pipi Piazzolla, en l’honneur de son grand-père, Astor, qui aurait eu cent ans cette année.

Programme complet
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Il s’agit d’une manifestation organisée par le ministère de la Culture de la Ville de Buenos Aires.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín, qui interviewe longuement Pipi Piazzolla
lire l’article de La Nación
consulter le programme sur le site institutionnel Vivamos Cultura (du ministère de la Culture portègne)

jeudi 28 octobre 2021

Cinq jours de musique à Bariloche : le festival andin est de retour [à l’affiche]


San Carlos de Bariloche est la station de sports d’hiver la plus connue et la plus fréquentée du sud de l’hémisphère sud. Alors que la saison du ski prend fin, la ville lance son festival international de musique, abandonné pendant les deux ans de la pandémie.

Au programme de ces cinq jours, d’hier à dimanche, du 27 au 31 octobre 2021, on trouve de tout, en version présentielle et distancielle : du tango avec les violonistes et compositeurs Ramiro Gallo et Pablo Agri, du folklore avec l’auteur-compositeur interprète Peteco Carabajal, qui a joué hier, ou le guitariste Juan Falú, de nombreux hommages à Astor Piazzolla (qui aurait eu 100 ans en mars), avec notamment du jazz grâce à la présence de son petit-fils, Pipi Piazzolla, avec son Ensamble Escalandrum, un spectacle pour les enfants, de la musique lyrique, de la musique classique, de la musique orchestrale avec plusieurs interventions de l’orchestre de la Province de Entre Ríos, un documentaire sur la vie et l’œuvre du docteur Milstein, prix Nobel de médecine argentin dont 2021 est l’année sur tout le pays.


Ce documentaire sera accompagné de musique vivante, grâce à l’orchestre philharmonique de la province et à plusieurs artistes invités.

La plupart des artistes participants sont originaires de la province et y vivent. Une belle vitrine pour eux en ce printemps d’après-vaccination.


Accès libre et gratuit à toutes les activités.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajout du 30 octobre 2021 :
lire cet article de Clarín


Ajout du 31 octobre 2021 :
lire cet article de Página/12

vendredi 27 août 2021

Du Piazzolla au Konex et au CCK : ce week-end est au centenaire [à l’affiche]

Le gros titre se comprend tout seul !
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Ce soir, au CCK et tout ce week-end à la Ciudad Cultural Konex, dans le quartier de Almagro, hommage à Astor Piazzolla à l’occasion du centenaire de sa naissance (en mars dernier).

Les deux institutions culturelles, l’une nationale, l’autre privée, retransmettent en direct les concerts sur les réseaux sociaux et leur chaîne Youtube.

Capture d'écran

A la Konex (on dit aussi au Konex, parce qu’autrefois « il » s’appelait Centro Cultural et non Ciudad), ce sera ce soir, 27 août, demain et après-demain, à 21 h (soit 2 h du matin pour l’Europe atlantique). Ce soir, participeront entre autres le Sexteto Mayor avec comme chanteur invité Guillermo Fernández et le Quinteto Grande ainsi que les chanteuses solistes Julieta Laso, Lula Bertoldi et María de los Angeles « La Bruja » Salguero.

Demain, ce sera au tour de Escalandrum, le groupe de jazz fondé et dirigé par Pipi Piazzolla, petit-fils du compositeur et directeur artistique de la manifestation, et de l’ensemble de Juan Pablo Navarro. Le réalisateur de Los años del tiburón, célèbre long-métrage documentaire sur Piazzolla, viendra en parler avec Lalo Mir, le Monsieur Loyal du week-end.

Dimanche, Ramiro Flores et son groupe partageront la scène avec les trois chanteuses déjà citées, tandis que Lalo Mir bavardera avec Pipi Piazzolla.

Le programme de ce soir
Capture d'écran
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Tout cela est gratuit, grâce à la crise sanitaire. Elle empêche le spectacle vivant de reprendre le cours normal de sa vie et il se débrouille comme il peut pour continuer d’exister.


Au CCK, on aura cette nuit, à 20 h (soir 1 h du matin chez nous) l’une des soirées thématiques consacrées aux disques qui ont fait l’histoire et aujourd’hui, ce sera Libertango, enregistré en Italie en 1974. Participeront à cet hommage Juan « Pollo » Raffo (direction et claviers), Fernando Ferman (flûtes), Martín Pantyrer (clarinettes), Lautaro Greco (bandonéon), Elizabeth Didolfi (alto), María Laura Antonelli (piano), Tomás Pagano (basse électrique) et Rodrigo Genni (batterie et samples). Le concert se donne dans l’Auditorium national avec jauge et sur toutes les plateformes dont dispose l’institution : Facebook, Youtube et Cont.ar.

Página/12 ouvre aujourd’hui son supplément culturel quotidien, Cultura y Espectaculos, sur ce double hommage avec cette photo ancienne d’un Piazzolla encore jeune et délibérément provocateur ! Ce pied sur le tabouret pour jouer, à l’opposé de ses prédécesseurs dans la tradition tanguera, qui jouaient tous assis !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le programme de la CCKonex
lire l’article de Página/12 sur la soirée au CCK
lire la présentation du week-end sur le site de la CCKonex
lire la présentation du spectacle de ce soir sur le site de la CCKonex
lire la présentation du concert de ce soir sur le site du CCK

mercredi 10 mars 2021

Avalanche de disques contemporains pour le centenaire de Piazzolla [Disques & Livres]

Piazzolla lors d'une de ses tournées à Paris
(on reconnaît parfaitement les voies sur berge)


Hier, Página/12 a consacré un article aux nombreux disques que de nombreux musiciens et groupes ont préparés pendant le confinement afin d’être présents pour cette année du centenaire.

Parmi ces disques, celui du groupe Escalandrum, l’ensemble de jazz de Pipi Piazzolla, le petit-fils du maestro, qui sera présenté demain au Teatro Colón dans le cadre de l’hommage de l’opéra national au compositeur qui a révolutionné le tango et la musique urbaine de Buenos Aires de 1955 à 1990 (voir mon article du 26 février 2021).

Ces albums répondent à un besoin de l’actuelle génération de musiciens de s’approprier une œuvre qui ne doit pas être sclérosée et se réduire aux disques de Piazzolla lui-même.

Ce matin, La Prensa publiait un article sur un livre bilingue sur Astor Piazzolla fondé sur des archives et dont la sortie est prévue en juin prochain.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire l’article de La Prensa

vendredi 26 février 2021

Le centenaire de Piazzolla au Teatro Colón [à l’affiche]


Le 11 mars prochain, l’Argentine fêtera le centenaire de la naissance de Astor Piazzolla à Mar del Plata.

Du 5 au 20 mars, tous les soirs à 20 h, avec une jauge draconienne et un protocole sévère (distances physiques, masques, prise de température, présentation d’une pièce d’identité en cours de validité et d’une attestation sur l’honneur concernant l’état de santé du spectateur téléchargeable sur le site du théâtre, etc.), le Teatro Colón propose des concerts avec de nombreux grands musiciens et formations prestigieuses : le groupe Escalandrum, fondé et dirigé par Pipi Piazzolla, le petit-fils du maître, programmé le 11 mars au soir, la Orquesta-Escuela de Tango Emilio Balcarce sous la direction de Víctor Lavallén pour un concert, avec le contrebassiste fondateur Ignacio Varchausky pour le second, l’orchestre symphonique résident, le Quinteto Astor Piazzolla, la Orquesta Filarmónica de Buenos Aires avec Daniel Binelli au bandonéon, les chanteurs Susana Rinaldi, Amelita Baltar, Teresa Parodi et Jesús Hidalgo, pour n’en citer que quelques uns.

Les prix sont très élevés, conformes à ceux d’un opéra national : ils vont de 4 375 pesos pour des places sans visibilité à 7 500 pesos pour les meilleurs emplacements.

Cette série de concerts constitue l’ouverture de la saison 2021 de ce théâtre, le plus prestigieux du pays. Elle résulte d’un partenariat entre le Colón et la Fundación Piazzolla.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajouts du 6 mars 2021:
lire cet article de Clarín sur la première du cycle et la réouverture du théâtre avec galerie de photos

Une de Clarín le 6 mars 2021

Ajout du 7 mars 2021 :
lire cet article de Pagina/12 sur la réouverture du théâtre et l'hommage à Piazzolla

samedi 26 septembre 2020

Le centenaire de Piazzolla s’annonce en ligne depuis le Centro Cultural Konex [à l’affiche]


Ce soir, samedi 26 septembre 2020, à 20h (heure argentine), la Fundación Astor Piazzolla, la Fundación Konex et le Centro Cultural Konex anticipent à travers un concert en ligne le centenaire de la naissance de Astor Piazzolla, qui devrait marquer l’année prochaine si la pandémie nous laisse respirer.

L’événement sera retransmis en direct, à partir d’1 heure du matin (heure française), sur la chaîne Youtube du CC Konex et sur le site Internet Experienciapiazzolla.com.

Participeront à l’événement le petit-fils du grand compositeur, Daniel Pipi Piazzolla, percussionniste et fondateur du groupe rock-jazz Escalandrum, le Quinteto Astor Piazzolla, le Trio Luminar, la saxophoniste Yamila Burich et son sextuor et les chanteuses Paula Maffia et Sandra Mihanovich.

Pour aller plus loin :

mardi 11 septembre 2018

Experiencia Piazzolla cette semaine à la Ciudad Konex [à l'affiche]


Ce soir, mardi 11 septembre 2018, s'ouvre à la Ciudad Cultural Konex, Sarmiento 3131, dans le quartier de Balvanera, une série de concerts consacrée à la musique de Astor Piazzolla, revisitée par des musiciens d'aujourd'hui, Experiencia Piazzolla, dirigée par le petit-fils du grand compositeur, lui-même artiste de jazz. La manifestation prendra fin dimanche.

Entrée : à partir de 300 $ ARG.

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Au programme : les chanteuses Julia Zenko, Julieta Venegas, Elena Roger ou Ligia Piro (la fille rockeuse de la chanteuse Susana Rinaldi et le bandonéoniste et compositeur Osvaldo Piro), le pianiste Nicolás Guerscherg, le contrebassiste Juan Pablo Navarro, Pipi Piazzolla lui-même avec son groupe de jazz Escalandrum.

Pour aller plus loin :
consulter le site du CC Konex, sur lequel il est possible de réserver ses places en ligne, et sa page Facebook.

samedi 7 mai 2016

La nouvelle grille de Nacional Rock [à l'affiche]

Bobby Flores entouré de son équipe et des responsables du Système fédéral des Medias publics

Avec pas mal de retard sur les promesses de cet été, le nouveau directeur de Nacional Rock, Bobby Flores, a pu annoncer la nouvelle grille, en compagnie du ministre du Système fédéral des Medias Publics, Hernán Lombardi, dont dépend le groupe Radio Nacional, et toute son équipe, comme la TV Pública l'avait fait il y a quelques semaines.


Parmi les nouveaux producteurs-animateurs de la station, on voit Pipi Piazzolla, batteur et compositeur du rock et du jazz argentin et accessoirement petit-fils de Astor Piazzolla, et le pianiste Lito Vitale, musicien de musique populaire au sens large du terme.


Dans un des studios de Radio Nacional (avec le nouveau logo)
Bobby Flores au micro avec mate et facturas (viennoiseries) sur la table !

Sur la page Facebook de la radio, qui a changé de logo comme toutes les chaînes de RTA (Radio Télévision Argentine), on lit des réactions très hostiles de la part des accros à la version kirchneriste de la radio mais là encore, l'engagement du pluralisme semble respecté. Il faudra bien sûr écouter la radio à partir de lundi pour voir si la programmation tient ses promesses. Mais à première vue, Radio Nacional a tiré son épingle dans ce grand changement politique qui lui aura été profitable. Et en plus, à part quelques animateurs et journalistes de l'ancienne équipe, la radio n'a pas perdu de personnel et n'a pas eu à subir les licenciements en masse qui ont affecté tout le secteur public par ailleurs.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12, le seul des grands quotidiens nationaux à parler ce matin de la chaîne
voir la grille sur le site Internet de Nacional Rock, où il existe un lien avec le streaming en direct
consulter la page Facebook de la chaîne et son canal Youtube.

Ajout du 9 mai 2016 :
lire dans Clarín l'interview exclusive de Paul Mac Cartney où l'ex-Beatle révèle que le rock n'a jamais été pour lui synonyme de rébellion. C'était aussi l'analyse de cette musique que faisait Bobby Flores en janvier, au moment de sa nomination à la tête de Nacional Rock.

mercredi 19 août 2015

Réédition du livre de Horacio Malvicino sur Piazzolla [Disques & Livres]

L'Association argentine des interprètes (AADI) vient de republier, sous un titre légèrement différent, un ouvrage de souvenirs publié originellement chez Corregidor (en 2008) : Piazzolla y yo (anciennement El Tano y yo). Il s'agit des souvenirs du guitariste Horacio Malvicino, qui fait partie des formations montées par Astor Piazzolla après son retour en Argentine en 1955.

Couverture
de l'édition originale
L'édition qui sort aujourd'hui sera présentée par l'AADI à la Casa del Fondo Nacional de las Artes, à Palermo (Rufino de Elizarde 2831), ce soir, mercredi 19 août 2015 à 18h30. Entrée libre et gratuite.

Le livre, lui aussi, sera distribué gratuitement (ça va se bousculer, là-haut, à Palermo !).

Seront présents l'auteur, Horacio Malvicino, le petit-fils de Piazzolla, le batteur de jazz Pipi Piazzolla, et Susana Rinaldi, qui est restée vice-présidente de l'AADI malgré sa nomination à l'Ambassade d'Argentine en France et qui continue à diriger la collection Testimonios éditée par l'AADI

Página/12 en fait l'un de ses articles du jour.

Le temps me manque pour vous en dire plus dans une journée exceptionnellement sans conférence mais pleine de toute sorte d'autres choses qu'il faut faire aussi et à temps, à commencer par préparer les causeries à venir (c'est ainsi que j'avais une réunion ce matin avec Jimena Tello pour préparer notre intervention de demain au CCC Floreal Gorini)...

Pour aller plus loin :

mercredi 8 avril 2015

Demain, hommage à Piazzolla par son petit-fils à La Boca [à l'affiche]

Demain, jeudi 9 avril 2015, à 20h, à la Usina del Arte, dans le quartier de La Boca, le groupe de jazz Escalandrum, dirigé par Daniel Pipi Piazzolla, le petit-fils d'Astor, rendra hommage au grand compositeur dans un concert unique et gratuit.


Les places sont à retirer le jour même à partir de 17h. Comme toujours dans ces cas-là, les places ont beau être gratuites, elles sont chères : 17h, c'est encore la pleine journée de travail dans cette ville consacrée au secteur tertiaire qu'est Buenos Aires.

mercredi 1 octobre 2014

Escalandrum fête ses 15 ans de jazz nacional au Teatro Coliseo [à l'affiche]


Demain, 2 octobre 2014, à 21h, le sextuor de jazz dirigé par le batteur Daniel Pipi Piazzolla fêtera ses quinze ans d'existence au Teatro Coliseo, avenida Marcelo T. de Alvear 1125, dans le quartier de Retiro. Escalandrum en profitera pour présenter son huitième album, intitulé Las cuatro estaciones porteñas que sort Discos de la Usina.

Pour la formation, l'année 2014 aura été fastueuse, avec la participation au Festival de Jazz de Montreal, une distinction de la part de la Legislatura de Buenos Aires qui l'a déclarée d'Intérêt Culturel et la reconnaissance de Daniel Piazzolla comme Personnalité de la Culture. En novembre, les six musiciens seront au Mexique, où ils participeront à l'ouverture du Salon du Livre de Guadalajara, avec la chanteuse mexicaine Julieta Venegas, une gloire continentale de la musique latino.

Escalandrum en juillet de cette année

Le prix des places oscille entre 100 $ au troisième balcon à 350 $ (peso argentin) à l'orchestre de face.

Pour en savoir plus :

jeudi 20 décembre 2012

Piazzolla, en "invité d'honneur" du festival Jazz al Fin à Ushuaia [à l'affiche]



A Ushuaia, ce soir, jeudi 20 décembre 2012, à partir de 20h, ouverture de la quatrième édition du festival Jazz al Fin (1), dans la salle Niní Marshall, de la Maison de la Culture municipale de la capitale de la Province de Terre-de-Feu.

Et en cette année 2012, où l'on commémore les vingt ans de la disparition de Astor Piazzolla, décédé le 4 juillet 1992, ce festival lui rendra hommage grâce à plusieurs artistes et formations qui présenteront leurs propres versions, jazzifiées, de ses œuvres.

Parmi les artistes au programme, Daniel Pipi Piazzolla aura une place de choix, puisqu'il clôturera la manifestation samedi 22 décembre, où sa formation, Escalandrum (2), partagera la soirée avec le guitariste Néstor Alonso. Daniel Pipi Piazzolla a sorti l'année dernière un album entièrement consacré à son grand-père, Piazzolla Plays Piazzolla, ce dont j'avais rendu compte en son temps (voir mon article du 22 mai 2011).

Les autres musiciens sont tous des jazzmen argentins, dont un s'est installé hors du pays.

A côté des concerts, le Festival Jazz al Fin, rebaptisé cette année Liberjazz (3) en hommage au Maestro, propose des cours, des master classes et des rencontres variées.

Pour l'occasion, le quotidien national Página/12 a publié ce matin un article auquel il mêle quelques propos de Daniel Piazzolla. Et bien sûr, on trouve de plus amples informations sur la manifestation, son programme et ses invités sur le quotidien d'Ushuaia, El Diario del Fin del Mundo, ça ne s'invente pas, un titre pareil...

A la rentrée de cette année, ici, en France, l'Orchestre National de Jazz avait lancé sa propre interprétation de l'œuvre de Piazzolla, l'accompagnant d'une rhétorique marketing qui m'avait assez peu convaincue, mais cela ne m'a pas empêché d'en rendre compte dans mon article du 19 octobre 2012.


Pour aller plus loin :
lire l'article du Diario del Fin del Mundo, le 17 décembre 2012
lire l'article d'aujourd'hui du même journal, sur l'ouverture du festival.
Connectez-vous à la page Facebook du festival (le site internet n'est pas à jour et s'arrête à la 3ème édition).


(1) Ce qui se traduit "Jazz enfin" ou "Jazz au bout du monde".
(2) Du nom du requin que Astor Piazzolla, petit-fils d'un pêcheur napolitain et natif du port de Mar del Plata, aimait pêcher pendant ses loisirs. Séances de pêche auxquelles il aimait emmener Danielito...
(3) Une allusion à Libertango. Une partition instrumentale à l'origine, dont Guy Marchand a fait une chanson en y mettant ses propres paroles, en français. Mais il existe une version à texte, par Horacio Ferrer, qui a écrit cette letra en 1990... A écouter sous le lien, dans un enregistrement de 1984, par le Quinteto Astor Piazzolla sur le site argentin Todo Tango.

vendredi 3 juin 2011

Pablo Aslan réhabilite des enregistrements reniés par Piazzolla [à l'affiche]

Le contrebassiste argentin, installé à New-York, Pablo Aslan, joue ce soir, vendredi 3 juin 2011, à 21h30, au Notorious Bar, Callao 966, dans le sud du quartier de Recoleta, cette partie de la ville, qui chevauche plusieurs quartiers et qu'on appelle communément à Buenos Aires Barrio Norte.


Comme hier à la même heure, il présentera son nouveau disque, Tango Grill, alors qu'il est en plein enregistrement d'un autre album où il rend une forme d'hommage à Astor Piazzolla, dont il reprend des morceaux que le Maestro enregistra en 1959 à New-York, sous une forme commerciale qu'il renia ensuite (1). Il n'aimait pas ce disque, et il était loin d'avoir complètement tort.

Ces deux soirs, au Notorious, Pablo Aslan sera entouré de Abel Rogantini (piano), Gustavo Bergalli (trompette), Nicolás Enrich (bandonéon) et Daniel "Pipi" Piazzolla (batterie), le petit-fils du compositeur qui mène, quant à lui, une carrière de musicien de jazz... à Buenos Aires et en Argentine, à la tête du groupe Escalandrum. A coup sûr, il y aura bien ce soir dans la salle une bonne âme pour venir l'ennuyer comme toujours après le concert avec de pseudo-anecdotes sur Astor (voir mon article du 22 mai 2011 sur l'interview que Pipi Piazzolla a donnée récemment au quotidien Página/12 à l'occasion de la sortie de son propre disque, autre hommage au grand-père en question).

Tango Grill, traduction littérale en anglais de l'expression argentine Tango a la parilla (2), comporte un certain nombre de classiques du répertoire comme Viejo Smoking, El Amanecer, El Marne, La Trampera, Dandy et Divina. C'est cette sélection qu'on entend hier et ce soir au Notorious, dans des arrangements de Aslan lui-même. Pour ce disque, il a fait appel à quelques grands du tango actuel comme le bandonéoniste Néstor Marconi, le pianiste Nicolás Ledesma et le violonniste Ramiro Gallo, ex-Arranque.

A l'occasion de son passage à Buenos Aires, le contrebassiste a accordé une interview à Página/12 sur ce prochain album de reprises piazzolliennes et cet étrange sentiment de décalage que ressentent la plupart des musiciens argentins vivant à l'étranger dès qu'ils veulent jouer, dans leur pays d'adoption, la musique de leur pays.

“Por un lado es cierto que con ‘Oblivion’ o ‘Milonga del ángel’ es difícil hacer algo nuevo. Pero, hablando un poco más en serio, me resultaban sumamente atractivas esas grabaciones de las que Piazzolla renegó pero que son, sin duda, el eslabón inevitable antes del quinteto que forma en 1960, al regresar de Nueva York. Había, también, una especie de identificación. Me lo imaginaba en esa ciudad donde yo vivo, con mi mujer y mis hijos, a pocas cuadras, con los suyos, unos cincuenta años antes pero con las mismas sensaciones y, también, teniendo que tocar con músicos que no entendían los acentos, el gesto, de la música de acá”.
Pablo Aslan, dans Página/12

D'un côté, c'est sûr qu'avec Oblivión et Milonga del Ángel, c'est difficile de faire quelque chose de neuf. Mais, pour parler un peu plus sérieusement, je les ai trouvés extrêmement intéressants, ces enregistrements parmi ceux que Piazzolla a reniés mais qui sont, sans aucun doute, le maillon incontournable avant le quintette qu'il forme en 1960, à son retour de New York (3). Il y avait aussi une espèce d'identification. Je me l'imaginais dans cette ville où je vis moi aussi, avec ma femme et mes enfants, à quelques centaines de mètres, avec les siens, quelque cinquante années avant mais avec les mêmes sensations et devant lui aussi jouer avec des musiciens qui ne comprennaient pas les accents, le geste de la musique d'ici (4).
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Cada género tiene sus protocolos; en el tango se escribe todo; los arreglos, generalmente, están pautados al detalle. En el jazz lo más importante es el individuo, que alguien, a través de su manera propia e intransferible de tocar algo, exprese su individualidad. No es que el músico de tango no tenga individualidad, desde ya, pero la expresa de una manera muy distinta. El arreglador de jazz trata de poner lo menos posible, para dejar la máxima posibilidad de expresión a los músicos. Y, en este caso, yo intenté hacer lo mismo. Hubo algo de revelación, en ese sentido, cuando tocamos con Paquito en el Lincoln Center. Hicimos ‘Verano porteño’ y lo tomamos como una gran zapada.”
Pablo Aslan, dans Página/12

Chaque genre a son protocole. Dans le tango, on écrit tout. Les arrangements en général sont notés jusqu'au plus petit détail (5). Dans le jazz, le plus important, c'est l'individu, que quelqu'un, à travers sa façon personnelle et non transposable de jouer quelque chose, exprime son individualité. Non pas que le musicien de tango n'ait pas d'individualité, loin de là, mais il l'exprime d'une façon bien différente. L'arrangeur de jazz essaye d'être le plus discret possible, pour laisser la plus grande liberté d'expression aux musiciens. Et, dans ce cas, moi j'ai essayé de faire pareil. Il y a eu quelque chose d'une révélation dans ce sens, quand nous nous sommes produits avec Paquito (6) au Lincoln Center. Nous avons joué Verano Porteño (7) et nous l'avons traité en grand boeuf.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :

(1) Le disque, qui mélangeait tango et jazz, s'appellait Take me dancing (Fais-moi danser). Le titre, à lui tout seul, raccoleur au possible, devait passablement déplaire au musicien argentin. Ce disque mêle des tangos de Piazzolla, comme Triunfal, sa toute première composition reconnue, et des standards de jazz, comme April in Paris ou Laura, le tout interprété par un ensemble composé d'un bandonéon, d'un piano, d'un vibraphone, d'une contrebasse et d'une guitare électrique, plus d'autres instruments que Aslan lui-même trouve contestables et qui étaient censés, à cette époque-là, donner le son latino, nécessairement exotique aux oreilles de producteurs nord-américains très soucieux de la rentabilité de ce 33 tours (rappelons que dans les années 50 et 60, l'Amérique Latine était considérée par les Etats-Unis comme un sous-continent d'opérette, colonisé et culturellement insignifiant). Dans la version qu'en prépare Aslan, c'est Pipi Piazzolla qui tient la batterie à la place de tous ces hochets dont le contrebassiste a nettoyé les arrangements de Astor Piazzolla.
(2) Tango a la parilla : expression qui désigne en Argentine et singulièrement à Buenos Aires une manière d'improviser ou de jouer sans partition qui est la manière originelle du tango, lorsque des musiciens, qui parfois ne savaient pas lire la musique, inventaient le genre. On a joué traditionnellement a la parilla très longtemps à Buenos Aires, jusque dans les années 30, avant que cette manière de faire ne cède toute à fait la place à une musique aux arrangements totalement écrites (époque qui correspond à peu près à la fondation de la SADAIC (1936), qui reconnaît presque comme des oeuvres originales les arrangements effectués par les musiciens, d'où l'abondance et la variété des arrangements dans la tradition interprétative propre au tango). Puis le jeu a la parilla est revenu à la surface à partir des années 1990 et en particulier dans les années 2000, avec la réappropriation du tango par la jeune génération. La parilla, en langage courant, c'est le grill du barbecue. C'est aussi le nom du restaurant de grillades, notre grill en franglais traditionnel..
(3) Astor Piazzolla a vécu souvent aux Etats-Unis, à New-York, où ses parents ont émigrés en 1926 jusqu'en 1932 puis à nouveau en 1933 jusqu'à fin 1935. Il a donc passé son enfance et une grande partie de son adolescence dans Big Apple. Devenu adulte, il a fait à nouveau de nombreux séjours dans la ville de son enfance, dont il parlait parfaitement la langue et connaissait par coeur la culture, et en particulier le jazz. Le retour, dont il est question dans les propos de Aslan, est un retour vers l'Argentine. En 1975, Piazzolla a quitté durablement l'Argentine pour s'installer à Milan, dont il fit son port d'attache dans une vie de voyages incessants à travers toute la planète ou presque.
(4) Tango Grill a d'ailleurs été enregistré non pas à New-York mais à Buenos Aires. Parce que Aslan ne trouvait pas à New-York les musiciens capables de rendre le caractère argentin de cette musique. C'est d'ailleurs quelque chose que l'on déplore très souvent ici, en Europe, où de très nombreux musiciens se targuent de jouer du tango mais où il y en a très peu qui le fassent bien, avec authenticité et personnalité. La plupart, faute de rien connaître à la culture du tango, passe à côté de l'essentiel ou imitent servilement un modèle argentin, lui-même pas toujours très authentique. Or à ce jeu de l'imitation, les Japonais ont souvent bien plus sûr goût et sont bien plus efficaces que les Européens.
(5) C'est un des points que contestent aujourd'hui de nombreux musiciens de tango par rapport à une expérience comme celle que pouvait avoir Horacio Ferrer, par exemple, précisément en 1960, lorsqu'il écrit la première monographie véritablement historique sur le tango, El tango, su historia y evolución : dès le début il y affirme que l'une des caractéristiques du tango, dans l'univers musical américain, est d'être une musique intégralement écrite. Cette assertion révulse aujourd'hui certains musiciens. Et pourtant elle est vraie, surtout en 1960. Même si aujourd'hui, cinquante ans plus tard, quelques artistes ont retrouvé le chemin de l'improvisation et du boeuf qui montre si bien le lien fraternel que le tango entretient avec le jazz ou d'autres musiques américaines, comme la musique populaire cubaine.
(6) Il s'agit de Paquito D'Rivera, le clarinettiste et saxophoniste de jazz et de musique cubaine, avec lequel Aslan joue souvent aux Etats-Unis. Pipi Piazzolla l'a croisé lui aussi. Voir son interview récemment traitée dans Barrio de Tango.
(7) Verano Porteño est l'un des morceaux (courts) des Quatre Saisons de Astor Piazzolla. Le morceau que Troilo lui-même a enregistré dans cette série. Je vous le signale en passant parce que cette version, dans un arrangement de Piazzolla pensé pour Troilo, veut son pesant de vinyle... Il a d'ailleurs donné son nom à l'album, remasterisé depuis en CD et disponible sur le marché argentin (voir la boutique en ligne de Zivals, Tangostore, dans la rubrique Les commerçants du Barrio de Tango, dans la partie basse de la Colonne de droite de ce blog).