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samedi 9 décembre 2023

L’Argentine dit adieu à Ramón Ayala [Actu]

Página/12 a choisi cette photo datée
pour rendre hommage à l'artiste disparu
"Le rythme d'un peuple"
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Ramón Ayala était un artiste aux multiples talents : musique et peinture… Il a succombé à une pneumonie avant-hier à la clinique Güemes de Buenos Aires, à l’âge de 96 ans. Veillé dans la journée d’hier dans une chapelle funéraire de Almagro, il sera incinéré aujourd’hui au cimetière de la Chacarita.

La Nación a mis l'info en titre secondaire
avec la même photo ancienne
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Natif du village de Garupá dans la province de Misiones, à l’extrême nord-est de l’Argentine, il a mis en valeur la musique du Litoral dans sa version nordique à un moment où le chamamé était dominé (il l’est toujours) par la province limitrophe de Corrientes, plus au sud.

Compositeur, parolier, guitariste, chanteur, arrangeur, il s’était formé, seul, à Buenos Aires où sa mère s’était installée après la mort de son père. De là, il a noué différents partenariats avec d’autres musiciens, à commencer par un chanteur de l’autre bout du pays.

Le faire-part et l'invitation aux obsèques
ont été publiés sur Instagram
et toujours la même photo !

Vivant presque toute sa vie loin de son berceau, il a toutefois enrichi la tradition de sa région natale avec un riche patrimoine de chansons que tous les Argentins connaissent.

La même préoccupation qu'à la une de La Nación :
le prix du carburant qui promet un avenir incontrôlable...
La Nación a préféré montrer les files d'attente à une station-service
En haut à droite : "Le poids de la mémoire et de la lutte"
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Son décès à quelques jours d’un changement de gouvernement plutôt chaotique n’est pas salué par la presse à la hauteur de son talent et de sa contribution à la culture populaire du pays. Clarín n’a rien fait figurer en une sur le sujet.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 15 avril 2016

Ramón Ayala ce soir à ND Teatro [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Ramón Ayala fera retentir les rythmes de son Litoral natal au ND Teatro, Paraguay 918, à Retiro, ce soir, vendredi 15 avril 2016, à 21h, en compagnie des Hermanos Nuñez, Juan au bandonéon et Marcos à la guitare.

Prix des places : de 200 à 400 $ ARG.


Octogénaire, cet artiste hors-norme, qui a illustré la galopa misionera et le gualambao, hérité du peuple m'byá (ceux qu'on appelle à tort les guaranis), a vu sa carrière relancée par un documentaire que lui a récemment consacré Marcos López. Il vient aussi d'éditer un livre, une épopée en vers sur la guerre du Paraguay, Las Trincheras ardientes del Paraguay – Canto popular sobre la Guerra Grande (1), qu'il a lui-même illustré, puisqu'il est aussi artiste plastique. Une guerre terrible, dite de la Triple Alliance, qui a ensanglanté le sud du continent à la fin du dix-neuvième siècle et l'a traumatisé pour longtemps. Cette guerre se ressent encore aujourd'hui à Asunción !


Depuis de nombreuses années, Ramón Ayala vit dans le quartier San Cristobal à Buenos Aires même. C'est dans cet appartement qu'il a reçu les différents journalistes venus l'interviewer à l'occasion de ce retour sur la scène dans un beau théâtre d'environ 700 places...

L'affiche choisit un paysage typique du Litoral argentin pour illustrer ce documentaire sur Ayala

Pour aller plus plus :
lire la présentation du livre sur Identidad Cultural, un site Internet parrainé par le ministère de la Culture
Vous pouvez aussi découvrir l'artiste et son duo d'accompagnateurs grâce à Canal Encuentro. Ils ont enregistré une émission de la série Encuentro en el Estudio que l'on peut toujours voir et regarder. Une heure de découverte et de bonheur mélomane.



(1) Le livre a été édité par le Ministère de la Culture, sur une décision prise sous l'ancienne mandature, lorsque ce ministère était aux mains de Teresa Parodi, elle-même musicienne reconnue de cette région du Litoral argentin. Elle est de la province de Corrientes tandis que Ayala est né dans Misiones.

vendredi 30 octobre 2015

Le nord de l'Argentine d'est en ouest en musique et à San Telmo [à l'affiche]

Pa
Ce sont deux grands de la musique de l'Intérieur, pour l'un, né à Tucumán, celle des hauts plateaux andins, pour l'autre, né dans les Misiones, celle de la forêt tropicale et des plantations de yerba mate, coincées entre le Paraguay à l'ouest et le Brésil à l'est.
L'un joue du charango (1), c'est Jaime Torres, et l'autre chante, c'est Ramón Ayala. Ils sont tous les deux de la même génération, ils sont nés dans les années 30.
Parmi ses titres de gloire, le premier s'honore d'avoir compté parmi les créateurs de la Misa Criolla de Ariel Ramírez, en 1964, et il a encore tenu le charango il y a un an dans la basilique Saint-Pierre pour une messe présidée par le Pape pour toutes les Amériques (voir mon article du 13 décembre 2014).

Ce soir, les deux musiciens se retrouvent ensemble en scène pour mélanger le chamamé de l'est à la chacarera de l'ouest au Centro Cultural Torquato Tasso, ce vendredi 30 octobre 2015, à 20h30, Defensa 1575.

Entrée : 250 $ (plus les consommations).

Musique tellurique, à forte influence amérindienne, en perspective sous ce titre : De los ecos de la puna a los cantos de la selva (des échos des hauts-plateaux aux chants de la forêt). Et ce sont leurs débuts tous les deux ensemble.

Couverture du supplément culturel de Página/12
Ayala au premier plan avec ses moustaches
Torres est au second plan

Pour l'occasion, Página/12 les a interviewés tous les deux cette semaine (interview parue hier, en une des pages culturelles). Ce fut aussi le cas du journal télévisé de la chaîne publique, Visión 7.

Le premier concert est pour ce soir. Il sera renouvelé plusieurs fois tout au long du mois de novembre. L'événement fait partie des célébrations des vingt ans de cette salle de concert de quartier.

Pour en savoir plus :
visiter le site Internet du TorquatoTasso, qui dispose aussi d'une page Facebook
Ramón Ayala a une page qui lui est consacrée sur le site de la Fundación Memoria del Chamamé avec trois morceaux à écouter parmi ses plus connus.
Jaime Torres quant à lui dispose d'un site Web complet.


(1) Le charango est un petit instrument à cordes pincées qui croise l'ancienne viole médiévale, la guitare espagnole et des instruments amérindiens, notamment la caisse de résonance, traditionnellement fournie par une carapace de tatou. Il donne l'un des sons les plus typiques de la musique folklorique du nord de l'Argentine.