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mardi 24 septembre 2013

Promo à Buenos Aires, à la radio et ailleurs [Retour sur Images]

Présentation de San Martín à rebours des conquistadors
au CCC Floreal Gorini, le 21 août 2013

La préparation des documents commerciaux définitifs du voyage culturel que je vous prépare avec l'agence aixoise Human Trip (24 avril au 8 mai 2014) m'a absorbé une bonne partie du temps que je consacre habituellement à ce blog.

Préparatifs d'une interview télévisée, pour le journal de la chaîne publique Canal 9,
pour soutenir le Proyecto de Orquestas Infantiles du Maestro Claudio Espector
au Teatro Avenida, pendant une répétition de La Bohème.

J'y reviens avec des musées et des promenades plein la tête alors que s'ouvre à Paris le Salon du Tourisme Pro, où je me rends pour quelques réunions de travail bien chargées...

Cultura, Gestión y Marketing, Concepto FM
l'émission du 17 août 2013 - el Día de San Martín

Premier Retour sur images de semaines passées à Buenos Aires en août et septembre, riches en interventions radiophoniques comme mes lecteurs assidus s'en souviendront.

La même émission, la semaine suivante
avec, aux manettes ou plutôt aux réseaux sociaux, les deux producteurs
Claudio Sabaté (en rouge) et Pepe Kokubu (de dos en noir)

Dans le même studio de Concepto FM mais dans une autre émission
Cette fois-ci, c'est Reminiscencias, l'émission de la Academia Nacional del Tango
animée par son producteur, Gustavo Protivina (en bleu de dos),
le 31 août 2013

Et pour finir...

L'interview télévisée du 31 août au Teatro Avenida dans le viseur du cameraman !

samedi 7 septembre 2013

Diplôme d'honneur du Musée du Régiment des Grenadiers à Cheval [Activités Barrio de Tango]

Hier matin (heure française), ce matin (heure argentine), je donnais comme prévu une conférence sur mes recherches sur José de San Martín (1), au Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo "General San Martín", avenida Luis María Campos (Palermo).
Moment impressionnant que cette causerie privée, en espagnol bien sûr, puisque les Grenadiers constituent l'escorte présidentielle, donc le corps militaire le plus prestigieux du pays, et qu'ils sont aussi les gardiens des reliques les plus précieuses de San Martín : son cimeterre acheté à Londres en 1811 qui l'a accompagné pendant toute sa campagne américaine, une feuille de service de l'armée royale d'Espagne datée de 1809, un chapelet qui lui fut offert par une religieuse (il se souvenait même de son nom) après la victoire de Bailén le 19 juillet 1808 (contre l'armée impériale de Joseph Bonaparte)... Bref, cette caserne que San Martín n'a pas pu connaître car elle date du XXème siècle, est néanmoins toute chargée de lui, comme l'est aussi la Chacra de Pueyrredón que j'ai pu visiter à San Isidro (Gran Buenos Aires) dimanche dernier (voir le site de ce musée passionnant).

Il a été fort émouvant pour la Française que je suis de voir ces officiers, très occupés, qui plus est, par une journée qui s'annonçait déjà plus que chargée, s'intéresser de très près aux apports originaux qui sont les miens (2) à la connaissance du personnage historique qui se cache derrière le bronze des statues. Appartenant au régiment qu'il a fondé en 1812 (voir mon article de mercredi dernier, le 4 septembre 2013), ils sont sans doute plus que tout autre sensibles à celui que fut réellement le premier chef de leur unité, dans sa vie de chair et d'os, car les exploits d'une guerre d'indépendance ne se réalisent pas avec des théories, de la pensée abstraite, mais avec des hommes particulièrement solides de corps et d'esprit et plus les exploits sont exceptionnels (les siens le furent), plus cela signifie qu'ils prennent corps avant tout dans la personnalité de l'officier, dans son histoire individuelle, dans sa manière d'être et de commander au jour le jour...Or justement, c'est sur cet aspect-là, bien concret, que portent mes contributions, pour minces qu'elles soient au regard de l'immense masse d'informations (en espagnol) rassemblées par des institutions comme le fonds San Martín aux Archives nationales argentines et l'Instituto Nacional Sanmartiniano (dont le lien vers le site figure dans la rubrique Histoire attention terrain miné de la Colonne de droite).

Après les applaudissements de l'auditoire, dont j'ai été frappée qu'ils soient aussi spontanés et aussi amicaux, quelle ne fut pas ma surprise de me voir remettre, par la directrice du musée, ce diplôme d'honneur, que je dispose en bonne place sur ce "mur des titres" à la mode argentine qui illustre la partie basse de la Colonne de droite.


Il rejoindra également dans quelques instants ma page Facebook et, dès que mon emploi du temps m'en laissera le loisir, mon site Internet, sur lequel je créerai à cette fin une page nouvelle, pour rassembler les trois diplômes qui m'ont été remis depuis août 2010.


(1) San Martín, à rebours des conquistadors, Editions du Jasmin, décembre 2013.
(2) à travers la biographie citée plus haut et à travers son complément dont j'achève actuellement la rédaction.

Leer San Martín, à rebours des conquistadors, en Buenos Aires [Disques & Livres]


La biografía en francés, San Martín, à rebours des conquistadors, que publiqué en diciembre del 2012 en Editions du Jasmin (France), se encuentra desde ya en Buenos Aires en las bibliotecas siguientes :

Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543
Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo "General San Martín" (MRGC), Luis María Campos 554.

San Martín, à rebours des conquistadors, première biographie tout public parue en français, Editions du Jasmin, décembre 2012, est consultable à Buenos Aires dans les bibliothèques suivantes :

Centre Culturel de la Coopération Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543
Musée du Régiment des Grenadiers à Cheval (MRGC), Luis María Campos 554 (accès au musée et à la bibliothèque sur rendez-vous).

Pour en savoir plus :
Page Facebook du Régiment des Grenadiers à Cheval (attention : le contenu de la page, exclusivement en espagnol, n'est accessible que si vous vous connectez au réseau).

mercredi 4 septembre 2013

Causerie chez les Grenadiers : un honneur à marquer d'une pierre blanche ! [à l'affiche]


Le vendredi 6 septembre 2013, dans la matinée, je rendrai compte de mon travail sur José de San Martín à un public un peu particulier : les officiers du plus prestigieux régiment argentin, l'escorte présidentielle, le Régiment des Grenadiers à Cheval "Général San Martín", dont la caserne se situe dans les hauts de Palermo, dans le nord de la capitale.

Ce régiment d'élite, qui a été recréé en 1903, peu avant la célébration du premier centenaire, comme un symbole d'unité nationale, se consacre à la sécurité des personnalités et des bâtiments publics fédéraux et il est, à ce titre, de toutes les grandes cérémonies protocolaires, notamment celles qui se sont tenues, en l'honneur de San Martín, le 17 août, anniversaire de sa mort à Boulogne-sur-Mer  : dépôts de gerbe au pied de la statue équestre sur Plaza San Martín, passage des troupes en revue, discours, etc...

L'actuel régiment n'a pas de lien direct avec son illustre fondateur, car une rupture de près de 80 ans le sépare de son ancêtre fondé par San Martín le 16 mars 1812, une semaine après qu'il avait débarqué à Buenos Aires à bord de la frégate anglaise George Canning.
Ce régiment, de onze mois à peine, est celui qui s'illustra au combat de San Lorenzo dont on fêtait, en l'étonnante absence de la Présidente, le bicentenaire le 3 février dernier (voir mon article) et qui devait participer fidèlement à toute la campagne de libération continentale conduite par San Martín à partir de Mendoza, en 1817, depuis la prestigieuse traversée des Andes jusqu'aux dernières victoires en zone sub-équatoriale.
En 1826 néanmoins, Bernardino Rivadavia, l'abominable gnôme de l'épopée révolutionnaire (un vrai personnage de roman noir, fourbe et immonde à souhait), décidait de dissoudre un corps qui s'était couvert de gloire, dans le vain espoir de noyer dans l'oubli la popularité -insubmersible- du général, qui vivait alors en exil à Bruxelles et qu'il n'avait cessé de poursuivre de sa haine depuis octobre 1812.

En 1903, le régiment fut donc reconstitué et, en 1907, il lui fut même rendu son uniforme originel, celui conçu par le fondateur en personne, avec le goût de la sobriété qui a toujours caractérisé le grand homme.

Deux Grenadiers en faction autour du reliquaire qui contient,
derrière une vitre blindée, le sabre de San Martin
sous une statue de la Vierge de Mendoza
Hall d'honneur de la Caserne, à l'entrée du musée
(Photo RGC)

La mission des Grenadiers est désormais d'assurer la sécurité tout en haut de l'Etat. Le régiment dispose de trois casernements, à Buenos Aires, où il veille sur plusieurs reliques de son "chef" mythique, à Yapeyú, dans la Province de Corrientes, où San Martín a vu le jour le 25 février 1778, et à San Lorenzo, près du champ de bataille du même nom, à quelques kilomètres de la grande ville de Rosario, dans la Province de Santa Fe.
A Buenos Aires, on le voit monter la garde à la Casa Rosada, près du tombeau de San Martín dans la cathédrale, au Museo Nacional del Bicentenario, dans différents ministères. Pour ma part, j'ai vu deux de ses membres rendre les honneurs à la Vierge de Luján, à l'inauguration de l'Exposition des Livres catholiques, ce qui n'a pas manqué de surprendre un peu la Française, pétrie de laïcité, que je suis depuis toute petite !

A la caserne de Buenos Aires est attaché un petit musée qui conserve des effets personnels de San Martín et plusieurs documents qui lui sont attachés, dont une feuille de service de l'armée espagnole, plusieurs médailles, son chapelet qui lui fut offert par une religieuse en Espagne, après l'éclatante victoire de Bailén (1) et diverses reconstitutions historiques interactives qui permettent d'approcher la réalité de Buenos Aires et des Provinces Unies du Sud dans les années révolutionnaires. Ce musée dispose d'une impressionnante bibliothèque dans les rayons de laquelle se glissera dès la fin de mon intervention cette première biographie en français qu'il m'est revenu l'honneur d'écrire et de publier, San Martín, à rebours des conquistadors (Editions du Jasmin, décembre 2012).

La conférence, qui sera donnée en espagnol, est réservée aux officiers et à quelques civils dont l'exercice professionnel est lié à San Martín comme c'est le cas à l'Instituto Nacional Sanmartiniano, société savante dédiée, depuis sa fondation en 1933 (2), à la mémoire et désormais à l'histoire (au sens scientifique du terme) de cette personnalité, de son temps et de son contexte (voir la rubrique Histoire – attention terrain miné, en partie basse de la Colonne de droite).

La visite du musée du régiment (MRGC pour les intimes) figure naturellement dans le programme-pilote du séjour culturel à Buenos Aires que je vous propose, en avril-mai 2014, avec l'agence solidaire française Human Trip (voir mon article du 1er mai 2013 et le site Internet de Human Trip qui proposera très prochainement un programme solidaire en faveur d'une des plus belles initiatives musicales dans la ville de Buenos Aires)

Pour en savoir plus sur le Régiment des Grenadiers à Cheval et son musée :



(1) Le 19 juillet 1808, contre l'armée impériale placée sous les ordres d'un illustre général napoléonien dont plus personne ne connaît le nom en France. Normal, il a perdu ! Manque de bol supplémentaire : le malheureux officier s'appelait Dupont. Comment voulez-vous gagner une gloire immortelle avec pareil patronyme ?
(2) Une date (et donc une institution) qui sent le soufre pour la gauche argentine, car il y avait alors à la Casa Rosada un gouvernement putschiste qui avait plongé le pays depuis 3 ans dans un vrai bain de sang (notamment pour les anarchistes et les communistes)
(3) Depuis le retour de la démocratie en Argentine, il y a trente ans, l'état d'esprit de l'Armée de Terre comme de l'Air et de la Marine a bien changé. C'est maintenant un outil démocratique aux mains d'un exécutif constitutionnel.

vendredi 30 août 2013

L'émission Cultura, Gestión y Marketing du 24 août est en ligne [à l'affiche]

Dans le studio de Concepto FM/AM, le 24 août, avec le mate
(sinon nous ne serions pas à Buenos Aires)
Pour ceux de mes lecteurs que ces enjeux de valorisation économique du patrimoine et des phénomènes culturels dans leur ensemble intéressent, voici qu'a été mise en ligne l'édition n° 7 de l'émission Cultura, Gestión y Marketing, qu'animent avec talent et conviction Claudio Sabaté et Pepe Kokubu, tous les samedis, en direct sur les ondes de Concepto FM (ou Concepto AM, à l'extérieur de Buenos Aires), la radio mise en œuvre par l'IUNA, l'Institut Universitaire National des Arts.

Le 24 août 2013, j'étais l'une des invités et nous avons parlé marketing de produits alimentaires, instauration (difficile) d'une culture de la qualité dans l'industrie argentine, fidélisation du client, y compris dans le secteur touristique (où ces enjeux sont encore très peu pris en compte) et d'autres questions du même ordre qui travaillent au corps ce vaste pays depuis quelques années, depuis que l'amélioration de la situation économique permet de se poser quelques questions de fond sur l'entrée de l'Argentine dans une mondialisation pro-active et non plus victimaire comme cela fut le cas jusqu'à il y a environ cinq ans.

Bref, une émission qui, de l'intérieur, m'a paru intéressante et impliquante pour nous aussi, en Europe, qui traversons nous aussi une crise de nos débouchés économiques et de nos process de développement.

L'émission, qui dure deux heures, en espagnol, peut s'écouter à volonté, sans téléchargement, sur son blog (en cliquant ici).

Un lien permanent a été mis en place dans la Colonne de droite et dans la page Radio de mon site Internet.

jeudi 29 août 2013

Jamais deux sans trois dit-on souvent. Il y a du vrai ! [à l'affiche]


Samedi 31 août 2013, je visiterai pour la troisième fois les locaux de Concepto FM, la radio de l'IUNA, invitée il y a quelques heures par Gustavo Provitina, second Vice-Président de la Academia Nacional del Tango, à l'émission qu'il anime en direct, chaque premier jour du week-end, de 16h à 18h, en buvant force mate (normal!), juste avant que Pepe Kokubu et Claudio Sabaté s'emparent du studio pour Cultura, Gestión y Marketing (voir mes interviews précédentes en cliquant par exemple sur le mot-clé Radio ou Media dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus).

Le bain culturel, orchestré par l'Institut Universitaire National des Arts de Buenos Aires, se prolonge donc pour moi avec une longue interview (en espagnol, of course) sur ma relation avec le tango et le pourquoi du comment de mon blog, de mes livres, de mes virées en France avec mon programme de conférences et de tout ce qui les accompagne (voyages, histoire, etc.).

Attention, attention : notre président Horacio Ferrer sera à l'écoute, en direct (il l'a noté précieusement sur son agenda tout à l'heure !).

L'émission peut s'écouter en direct par streaming (vous connaissez déjà).
A Buenos Aires, elle passe en Modulation de Fréquence sur 95.5.
Par la suite (sans que je puisse vous donner de date mais autant ce blog que ma Page Facebook vous donneront l'information en temps utile), elle sera disponible sur mon site Internet en écoute à volonté.

Attention au décalage horaire : il est actuellement de 5 heures entre Buenos Aires et l'Europe occidentale.


Pour aller plus loin :
visitez le site Internet de la Academia Nacional del Tango (vous connaissez déjà par cœur et vous l'avez en lien permanent dans la Colonne de droite, rubriques Les Institutions).

dimanche 25 août 2013

L'émission Cultura, Gestión y Marketing du Día de San Martín est disponible en ligne [Agenda de Barrio de Tango]

Le 17 août 2013, Día de San Martín (1), j'avais l'honneur de participer à l'émission Cultura, Gestión y Marketing de Pepe Kokubu (le deuxième debout à gauche) et Claudio Sabaté (en pull rouge,debout et à gauche), sur Concepto FM, la radio de l'IUNA, l'institut universitaire national des arts, à Buenos Aires.

Photo de groupe après l'émission : les deux animateurs avec la brochette d'invités.

Cette émission a été mise en ligne il y a quelques jours sur le blog de l'émission où vous pouvez l'écouter gratuitement.

Ecouter l'émission (en espagnol, cela va sans dire).

Dès que l'émission d'hier sera elle aussi disponible, je tâcherai d'y faire référence sur Barrio de Tango pour autant que mon emploi du temps m'en laissera le loisir. En attendant, celle de la semaine passée est d'ores et déjà en lien permanent dans la Colonne de droite dans la rubrique Agenda de Barrio de Tango.



(1) anniversaire de sa mort à Boulogne-sur-Mer, le 17 août 1850.

vendredi 23 août 2013

Et un petit coup de micro "de yapa" ! [à l'affiche]

Seconde invitation, pour l'auteur de ces lignes, au studio de Concepto FM et au micro de Pepe Kokubu et de Claudio Sabaté. C'est du rab (de yapa, en Argentine).



Ce sera le samedi 24 août 2013, de 18h à 20h en direct (horaire de Buenos Aires, il faut donc ajouter 5 heures pour tomber juste en Europe occidentale). Dans l'émission Cultura, Gestión y Marketing, dont je n'ai même pas encore eu le temps de revisiter le blog, où les émissions passées sont mises en ligne pour une audition différée.

Concepto FM (qui existe aussi comme Concepto AM pour être audible partout dans le pays) est l'antenne de l'IUNA, l'institut universitaire national des arts, qui regroupe à l'université tout l'enseignement supérieur artistique qui se répartit en Europe dans des tas d'écoles différentes, conservatoires, écoles d'architecture et de beaux-arts, etc...

L'émission peut être écoutée en direct sur le site de Concepto. Elle est entièrement en espagnol bien entendu.
Elle peut être écoutée plus tard sur son blog, tenu de main de maître par Carlos Senra.
Vous pouvez écouter l'émission du 17 août 2013 à laquelle j'ai participée en cliquant sur ce lien.
Dès que j'ai un moment, je mets la Colonne de droite à jour sur Barrio de Tango et la page Radio de mon site Internet (tant qu'on y est!)
Pour en savoir plus sur l'IUNA, visitez son site Internet.

mercredi 21 août 2013

Une salle San Martín au Museo Histórico Nacional de Buenos Aires [à l'affiche]


Vendredi 23 août 2013, en fin de matinée, le Museo Histórico Nacional, situé dans le Parque Lezama de San Telmo, face au Centro Cultural Torquato Tasso, inaugurera une nouvelle salle consacrée au Général San Martín, dont les souvenirs étaient jusqu'à présent éparpillés dans tout l'établissement.

Ce très beau musée, difficile à décrypter et à comprendre pour un Européen sans un guide bien au fait de l'histoire argentine autant que de la méconnaissance que nous en avons, est destiné depuis sa fondation à un public très strictement national (mais il n'en reste pas moins passionnant pour qui vit hors des frontières du Cono Azul). Il a été fondé à la veille du premier centenaire du pays pour rassembler la population, largement composée d'immigrants arrivés de fraîche date, dans une même communion patriotique autour d'une lecture idéalisée de l'histoire nationale, dans la perspective mitriste (1) chère à l'époque.

Aujourd'hui, ce musée a beaucoup évolué du point de vue idéologique. Il est devenu celui de l'analyse de la mise en scène, voire de la manipulation de l'histoire par les classes dirigeantes, dans un pays en pleine construction de soi et des personnages, bannis en 1900, y sont à présent bien représentés, comme c'est le cas de Juan Manuel de Rosas (1793-1877), qui dispose d'une salle à lui tout seul. Il était donc normal que le héros de San Lorenzo et le vainqueur des Andes y ait aussi sa place. D'autant plus que le musée du Parque Lezama a longtemps été le reliquaire de son sabre, qui est aujourd'hui confié à la garde des Grenadiers à Cheval, qui le conservent dans le vestibule d'honneur de leur caserne située à Palermo, et qu'il a été l'éditeur d'une anthologie de référence sur San Martín, un ouvrage désormais épuisé mais largement disponible partout dans le monde occidental dans les bibliothèques universitaires, Su Correspondencia, un petit livre admirablement fait (surtout pour son époque, les années 1900) et qui reprend, parfois avec quelques censures, les courriers échangés avec des personnalités aussi diverses que le Chilien Bernardo O'Higgins, l'Anglais William (Guillermo) Miller, l'Argentin Tomás Guido, le Français Gabriel Lafond de Lurcy et beaucoup d'autres.

Pour en savoir plus :
visitez le site Internet du Musée (il y a des sites de musées mieux faits que celui-là mais bon ! il existe)
relisez les articles de ce blog consacrés à San Martín en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.


(1) du nom de Bartolomé Mitre (1821-1906) qui publia la première histoire de la Révolution de Mai dans les années 1860 en même temps qu'il fondait le journal La Nación et qu'il se mettait en tête de devenir le chef de l'Etat.

samedi 17 août 2013

Au micro de Pepe Kokubu, ce soir, invitée de Cultura, Gestión y Marketing [Chroniques de Buenos Aires]


Ce soir, 17 août 2013, fête du Général San Martin, à 18h, heure de Buenos Aires, sur la radio privée Concepto FM, je serai l'invitée de José María Kokubu, membre de la Academia Nacional del Tango, et de Claudio Sabaté, dans leur émission hebdomadaire intitulée Cultura, Gestión y Marketing, qui traite des liens qui existent entre la culture et les activités économiques. J'y aborderai, en espagnol cela va sans dire, mes propositions de voyages culturels avec l'agence française Human Trip (www.humantrip.fr) et de séminaires de réflexion managériale à partir des exemples offerts par quelques épisodes de l'histoire argentine, que je développe en français sur mon site Internet (www.denise-anne-clavilier.fr).



Pour écouter l'émission en direct, connectez-vous au site Internet de la station.

samedi 27 juillet 2013

Présentation de San Martín, à rebours des conquistadors au CCC – Article n° 3200 [à l'affiche]

Le mercredi 21 août 2013, à 19h, je présenterai à Buenos Aires mon travail de recherche historique et ses premiers résultats, à savoir cette première biographie en français (1) du Général San Martín, parue en décembre dernier aux Editions du Jasmin (www.editions-du-jasmin.com) sous le titre de San Martín, à rebours des conquistadors. Cette présentation prendra la forme d'une causerie qui se tiendra au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), dont je vous parle régulièrement à l'occasion de la série de concerts qui s'intitule Miércoles de Tango en salle Pugliese.

Le CCC n'a pas changé d'adresse, il est toujours planté Corrientes 1543, en face du Teatro San Martín (ça ne s'invente pas !). La rencontre aura lieu en Sala Dubrovsky.

Entrée libre et gratuite.
Informations sur l'agenda virtuel du CCC.

J'ai prévu d'agrémenter mon intervention d'un diaporama de paysages français actuels, pour faire un petit plaisir aux Portègnes qui rêvent de notre pays matin, midi et soir... et puis, j'apporterai aussi quelques spécialités du Nord-Pas-de-Calais. On sera quelques jours après le Día de San Martín, lui qui est mort à Boulogne-sur-Mer, le 17 août 1850.


Au cours de ce prochain séjour dans ma ville préférée des antipodes, il est aussi prévu un ou deux passages à la radio (RAE) et une autre rencontre avec le public dans un musée des plus emblématiques du quartier de Palermo. Les informations suivront au fur et à mesure que mon calendrier se précisera, comme d'habitude.


(1) Il s'agit de la première biographie sortie en librairie. Il existe en effet quelques travaux savants, peu nombreux, mais ils ont été publiés dans des revues universitaires disponibles par abonnement.