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jeudi 24 octobre 2024

La Runfla présente son deuxième disque au CCC Floreal Gorini [à l’affiche]


Le quatuor La Runfla, formé d’une chanteuse et de trois guitaristes, se produira ce soir, jeudi 24 octobre 2024, à 21h, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Avenida Corrientes 1543, pour y présenter son deuxième album au titre suggestif : Estafa piramidal (entendez : « Pyramide de Ponzi », la célèbre escroquerie qui consiste à rembourser les premières victimes qui réclament leurs placements par les règlements des suivants et ainsi de suite).

Un tango original et engagé dans la vie politique et socio-économique du moment, quand bien même le projet remonterait à 2017, loin, très loin du cauchemar dans lequel l’élection de Mileí a plongé le pays qui subissait alors une première vague de dérégulation à tout va sous la présidence de Mauricio Macri, qui est en train d’infiltrer ce nouveau gouvernement ultra-minoritaire.

Prix des places : 10 000 $ ARG.

Página/12 propose ce matin une interview de Florencia Ubertalli, la chanteuse du groupe.


© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12

mercredi 29 mars 2023

Le quintette "Narcotango" fait sa rentrée au CCC avec un nouveau disque [à l’affiche]

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Ce soir, mercredi 29 mars 2023, le groupe Narcotango fait le spectacle Sala Osvaldo Pugliese au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543, à 21 h 30. Dans le cadre de la série de concerts qui a maintenant plus de 15 ans, Tango del Miércoles, le groupe de Carlos Libedinsky présentera un nouvel album, intitulé Narcotango Rouge, composé pendant la pandémie.

Comme quoi, le dicton a raison : à quelque chose malheur est bon.

Le disque se trouve déjà sur toutes les plateformes payantes, avec écoute d’extraits.

Outre Carlos Libedinsky, le groupe se compose aujourd’hui de Tamara Zakour, de Joaquín Sellan, de Gonzalo Rujelman et de Tomás Falasca.

Pour l’occasion, le quintette a invité d’autres artistes à les rejoindre sur scène.

Prix des places : 2500 $ ARG à retirer au guichet du CCC.

Prévoir un plus pour la consommation obligatoire.

C’est du très bon tango d’aujourd’hui et sur lequel, et sa jaquette en fait foi, il n’est pas impossible de danser, ce qui ne gâte rien. Avec ce nouveau disque, les musiciens ont fait une tournée en Europe germanophone à l’automne dernier.

© Denise Anne Clavilier

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vendredi 10 juin 2022

Tous les jeudis de juin et de juillet au CCC : hommage à Piazzolla [à l’affiche]

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Photo extraite du site Internet du CCC Floreal Gorini


Pendant deux mois, depuis hier, le 9 juin 2022, tous les jeudis à 20 h, le CCC Floreal Gorini, Avenida Corrientes 1543, propose dans sa salle Solidaridad un spectacle de danse autour de Astor Piazzolla, Astor Nosotros (Astor Nous), en rattrapant l’année du centenaire, en 2021, bien gâchée par le covid et les mesures sanitaires qui ont rudement touché le monde du spectacle en Argentine comme ailleurs.

Le spectacle a été monté par le chorégraphe Leonardo Cuello. Il occupe dix danseurs sur scène.

Prix des places : 1 800 $ ARG (les prix ont sacrément augmenté, même dans ce centre culturel qui affiche très clairement son appartenance à la gauche : c’est l’institution culturelle du mouvement coopératif argentin). Et ô surprise !, on n’en parle pas dans Página/12… Mais dans un autre journal, le moins attendu pour cette salle si marquée idéologiquement.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire la présentation du spectacle sur le site Internet du CCC Floreal Gorini.

jeudi 12 mai 2022

Un one-man-show pour ressusciter Enrique Santos Discépolo [à l’affiche]


Enrique Santos Discépolo (1901-1951) s’est fait connaître comme poète et compositeur de nombreux tangos inscrits aujourd’hui au répertoire, comme Cambalache, Uno, Cafetín de Buenos Aires, Chorra, Victoria… (1) Il fut aussi un acteur de cinéma et un comédien de théâtre, aux côtés de son frère aîné, Armando Discépolo, un géant de l'histoire théâtrale argentine.

Cet anarchiste désespéré, cet écorché vif se laissa séduire très tôt par le projet politique enthousiaste puis les réussites souverainistes de Juan Domingo Perón, dès que le général est apparu dans le paysage politique argentin avec le coup d’État de 1940 qui mit fin à une décennie de gouvernement anticonstitutionnel et pro-fasciste et parvint à maintenir la neutralité argentine pendant le conflit mondial contre les États-Unis qui faisaient pression pour entraîner dans la guerre l’ensemble du continent. L’autoritarisme et le militarisme avec lesquels Perón gouvernait semblent ne pas l’avoir affecté, ce qui bien évidemment est une énigme dans la vie de Discépolo, jusque là libertaire farouche.

En 1951, Perón se lança dans une nouvelle campagne électorale pour obtenir un second mandat présidentiel et Discépolo, complètement acquis à sa cause et entré dans le cercle amical du couple présidentiel, offrit son aide. A la radio, il monta une série de monologues qui restent des grands classiques du genre autant que des morceaux de bravoure du folklore péroniste. Une série de sketches demeurés dans les mémoires sous le titre de Mordiquisto, du nom du personnage anti-péroniste contre les arguments duquel Discépolo se bataillait sans que (stratégie de campagne géniale) l’on n’entende jamais ce que disait ce contradicteur imaginaire (2).

Extrait du spectacle

C’est de cette série de monologues que s’est inspiré Daniel Casablanca pour un one-man-show mis en scène par sa femme, Guadalupe Bervih, et que l’acteur reprend en ce moment sur la scène, Espacio Experimental Leónidas Barletta, Diagonal Norte 943 (3), une extension du CCC Floreal Gorini. Pour la circonstance, il s’est fait un nez à la Cyrano par fidélité à l’apparence physique du personnage historique qu’il incarne.

Discepolín, fanátino arlequín se joue le dimanche à 17 h.

Prix des places : 1 200 $ ARG (un prix raisonnable, eu égard à l’inflation)

Página/12 ne pouvait qu’aimer l’idée et l’hommage. Le quotidien publie une longue interview du comédien ce matin dans son supplément culturel quotidien.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :



(1) Certains d’entre eux sont présentés en version bilingue dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que vous pouvez commander dans toutes les bonnes librairies francophones ou acheter directement en ligne sur le site des Éditions du Jasmin (France).

(2) Je soupçonne Jean-Luc Mélenchon, qui maîtrise bien entendu l’espagnol, de connaître ce grand classique. Il en a parfois les accents (et la causticité) et suit souvent la même tactique pour contrer les arguments de ses adversaires tout en les caricaturant.
(3) Il y a six mois environ, le CCC a repris cette salle de spectacle proche de l’Obélisque et l’a rebaptisée. C’était auparavant le Teatro del Pueblo.

jeudi 7 avril 2022

Sortie ce jeudi d’un nouveau documentaire sur Abuelas de Plaza de Mayo [à l’affiche]


La lutte de l’association Abuelas de Plaza de Mayo (Grands-Mères de la Place de Mai) a déjà fait l’objet de nombreux films, à la télévision et au cinéma. Le documentaire d’aujourd’hui s’ajoute donc à une filmographie déjà assez longue.

En l’occurrence, le nouveau film s’intéresse au parcours de dix de ces femmes qui recherchent leurs petits-enfants, arrachés en bas-âge à leurs parents au moment où ceux-ci ont eux-mêmes disparu, arrêtés et souvent exécutés hors de toute procédure judiciaire par les sbires de la dictature militaire de 1976-1983.

Abuelas, una película sobre (y con) Abuelas de Plaza de Mayo, réalisé par Cristian Arriaga, sera projeté pour la première fois ce soir, jeudi 7 avril 2022, à 20h, au Centro Cultural de la Cooperación, Corrientes 1543, en face du Teatro San Martín, en plein cœur du quartier des salles de spectacles. La projection se tiendra dans la salle Raúl González Tuñón, au premier étage.

Entrée : 350 pesos.

"Des vies qui battent comme le cœur", dit le gros titre
sous cette photo ancienne d'un défilé militant des Grands-Mères
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Parmi les dix femmes participant au film, Estela de Carlotto, la rayonnante présidente de l’association (au centre), et sa vice-présidente, la très vaillante centenaire Rosa Roisinblit (à la droite de Estela), qui a également retrouvé la petite-fille qu’elle recherchait. Chacune raconte son histoire et l’histoire au mouvement à la première personne.

L’idée, le scénario, la réalisation et la production exécutive sont tous dus à Cristian Arriaga, qui a accordé une longue interview à Página/12, qui fait du film la une de ses pages culturelles ce matin.

La direction musicale du film a été confié à un petit-fils retrouvé, le musicien Ignacio Montoya Carlotto, le petit-fils de Estela, identifié il y a quelques années au milieu d’une émotion partagée par presque toute l’Argentine, à la surprise générale.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

mercredi 13 mai 2020

Un salut amical sur les ondes de la AM 750 [à l’affiche]

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Hier, mon ami Walter Alegre, coordinateur de la Ciudad del Tango au CCC Floreal Gorini, m’a adressé un salut radiophonique dans la chronique qu’il tient dans l’émission Que vuelvan las ideas (pour le retour des idées) en révélant la façon plus qu’hétérodoxe dont j’ai croisé sur mon chemin le général San Martín et la genèse de sa première biographie en français : San Martín, à rebours des conquistadors, paru aux Éditions du Jasmin.

En bon lecteur de ce blog, Walter reprend mon article sur 5 mai sur San Martín à Cadix en 1804 et présente l’histoire du texte original de Cambalache, le grand tango emblématique des années 1930 que nous devons au génie poétique et musical d’un artiste tourmenté, Enrique Santos Discopolo (1901-1951).


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Quand j’ai sorti la biographie de Belgrano en février dernier, Walter m’a envoyé un mail : « Et dire que tout ça a commencé grâce à Cambalache ! ». Je lui avais raconté l’anecdote à notre première rencontre seulement et celle-ci remonte à 2007 ! J’ai été surprise qu’il s’en ait gardé le souvenir et visiblement, si, l’anecdote l’a marqué !


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Bien entendu, sa chronique est en espagnol. Je vous laisse l’écouter sous ce lien. Elle s’achève sur une interprétation de Cambalache par Tita Merello, la grande interprète du tango canyengue, qui chante le texte exact, des vers qui ont beaucoup souffert au long des décennies de la censure et de l’ignorance de l’histoire d’un bon nombre d’interprètes, un texte qui fait bien entendu parti de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, mon tout premier livre qui m’avait permis de faire la connaissance de Walter Alegre, le 17 août 2007, dans son bureau du Centro Cultural de la Cooperación (CCC). Tout était donc écrit depuis longtemps ! (1)

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(1) Le 17 août, en Argentine, c’est le Día de San Martín, l’anniversaire du "passage du grand homme à l’immortalité" (en français, l’anniversaire de sa mort). A l’époque, c’était un jour férié fixe (maintenant c’est une fête mobile, systématiquement reportée au lundi le plus proche pour constituer un long week-end). Nous étions seuls dans ce grand bâtiment, avec le gardien qui a eu bien du mal à me croire quand je me suis présentée à l’accueil en disant que j’avais rendez-vous !

mercredi 13 juin 2018

Ce soir, Jacqueline Sigaut au CCC [à l'affiche]


Une fois  n'est pas coutume, la chanteuse Jacqueline Sigaut présentera ce soir, mercredi 13 juin 2018, à 20h30, son  nouvel album au CCC Floreal Gorini, qui n'accueille ordinairement que du tango de création originale et/ou underground.

Entrée : 200 $ ARG au guichet de la salle, avenida Corrientes, 1543.

mercredi 16 mai 2018

Jacqueline Sigaut présentera son nouveau disque le 23 [Disques & Livres]


La chanteuse Jacqueline Sigaut enregistre beaucoup, presque un disque tous les deux ou trois ans, ce qui constitue un bon rythme si l'on compare à la plupart des artistes de tango à Buenos Aires de nos jours.

Son nouvel album, intitulé Resilencia Tango (décidément le mot est à la mode), sera présenté le mercredi 23 mai 2018 (pendant que Barrio de Tango sera à l'arrêt) (1), à 21h, au Centro Cultural Torquato Tasso, à San Telmo (Defensa 1575).

Entrée : 250 $ à la caisse le jour même (+ consommations) ou 200 $ ARG en cas de réservation à l'avance.

L'artiste reprendra son récital de présentation le mercredi 13 juin à 20h30, dans le cadre de Tango del Miércoles, au Centro Cultural de la Cooperación, avenida Corrientes 1543, dans le quartier de Balvanera.

Entrée : 200 $ ARG à la caisse du centre, jusqu'au jour du spectacle ou jusqu'à épuisement des places de la Sala Osvaldo Pugliese.



(1) Il y a des moments où il faut savoir lever le pied, même quand comme moi, on ne prend jamais de vacances, entre la tenue de ce blog depuis une dizaine d'années, mes agendas fous (a full) en Argentine et les préparations des différentes activités que vous connaissez (publications, voyages, conférences, etc.)

mardi 20 mars 2018

Miguel Angel Estrella ce soir au CCC Floreal Gorini [à l'affiche]



Le pianiste classique Miguel Angel Estrella, grand militant des droits de l'homme depuis la dictature militaire de 1976-1983, ce qui lui a valu d'être arrêté arbitrairement et torturé, puis libéré à cause de la pression de l'opinion publique internationale, surtout européenne, donnera ce soir, mardi 20 mars 2018, à 20h, un concert gratuit, au CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, pour marquer d'ores et déjà le 42ème anniversaire du coup d'Etat de Rafael Videla, lequel est commémoré tous les 24 mars. Or cette année, la date tombe le samedi d'avant les Rameaux, donc à un moment où tout le monde se prépare à la fête de Pâques et aux jours fériés de la Semaine Sainte.

Le concert, intitulé Piano pour se souvenir, aura lieu dans la petite salle Osvaldo Pugliese, au rez-de-chaussée du Centre culturel pour la coopération (régime coopératif), au fond du bâtiment, au-delà de la librairie et de la cafétéria.

La manifestation s'inscrit délibérément dans un courant politique d'opposition, opposition à laquelle appartient clairement le musicien, qui a cessé d'exercer ses fonctions d'ambassadeur argentin à l'Unesco lorsque le gouvernement de Mauricio Macri a pris ses fonctions.

Il faut retirer les places au guichet à partir de 19h. Inutile d'ajouter que, vu la personnalité du musicien, il faudra se présenter tôt car il risque d'y avoir beaucoup de monde.

Pour aller plus loin :
voir le communiqué du CCC sur le site de ce dernier.

lundi 12 mars 2018

Viviana Scarlassa au CCC mercredi soir [à l'affiche]

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La chanteuse Viviana Scarlassa se produira ce mercredi 14 mars 2018 à 20h30 dans le cadre du Tango de Miércoles, la série de soirées musicales du Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543.

L'artiste sera accompagnée pour l'occasion par Pablo Cosacevic à la guitare et par Hernán Ielapi à la guitare baryton.

Entrée : 200 $ ARG (en vente au guichet jusqu'au soir du spectacle).

mardi 21 mars 2017

Alan Haksten au CCC mercredi [à l'affiche]


Alan Haksten, guitariste et compositeur, propose demain, mercredi 22 mars 2017, à 21h30, un concert de son ensemble, avant leur départ pour une tournée en Europe. Ce sera au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543, dans la Sala Osvaldo Pugliese, au rez-de-chaussée, tout au fond, au-delà de la cafétéria et de la librairie...

Entrée : 150 $ ARG (au guichet qui donne sur l'avenue).

Dans cette formation, Alan Haksten tient l'accordéon, Noël Morroni est au piano et Pelle Bolander, un musicien suédois, est au violon.

lundi 24 octobre 2016

Hommage de la UBA à Alfredo Alcón au CCC et au Centro Cultural Paco Urondo [à l'affiche]


Ce soir, lundi 24 octobre 2016, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543, Sala Solidaridad, l'Institut des Arts du Spectacle (IAE), l'un des départements de l'Université de Buenos Aires (UBA), ouvrira un congrès international consacré à une formidable figure du théâtre argentin, un acteur aux talents multiples, qui s'est exprimé aussi bien sur les planches que derrière la caméra ou derrière un micro : Alfredo Alcón, qui nous a quittés en 2014 (voir mon article du 12 avril 2014).

L'Argentine avait rendu hommage à son grand acteur
en novembre 2014, à l'occasion du festival du film de Mar del Plata

Le congrès se déploiera jusqu'au jeudi 28 octobre, avec, à partir de demain mardi, un intense programme de spectacles, projections cinématographiques, ateliers, conférences, expositions et tables-rondes au Centro Cultural Paco Urondo, avenida 25 de Mayo 201-217, le centre culturel de la Facultad de Filosofía y Letras (1) de la UBA.

En 1971, dans le rôle de Güemes, avec la barbe et le chapeau saltègne...
Gïemes, la Tierra en armas, de Leopoldo Torre Nilsson

Alfredo Alcón a touché à toutes les disciplines de son métier d'acteur. Il avait une brillante carrière cinématographique, qui lui a permis d'interpréter les grands héros argentins, comme San Martín, Güemes, tous deux des personnages historiques, ou Martín Fierro, le gaucho héros épique inventé par le poète ruraliste José Hernández. Au théâtre, il a interprété Shakespeare, Marlowe, Beckett, O'Neil, Miller, Ibsen, Musset, Koltes et García Lorca.
Il a aussi enregistré des textes pour le disque. On lui doit une version en espagnol du Petit Prince de Saint-Exupéry, une version de Pierre et le Loup, les deux morceaux de bravoure des grands comédiens dans le monde entier, et des disques de poésie, dont un Martín Fierro chez Phillips en 1968, à la grande époque du label disparu, et des poèmes de Federico García Loca. Sa voix, profonde, douce et grave, fait merveille dans les voix off et les commentaires de plusieurs documentaires auxquels il a encore apporté une discrète participation.

Dans le rôle de du gaucho Martín Fierro en 1968 (du même réalisateur)

C'est à toute cette carrière et cette influence sur le métier que cette semaine sera consacrée. C'est la première fois à la UBA qu'un congrès est consacré à un seul artiste du théâtre. Deux ans après sa disparation à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, Alfredo Alcón le méritait bien.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur la manifestation
lire le programme complet sur le site de l'IAE ou sur celui du CCC Floreal Gorini
consulter la fiche du comédien sur le site encyclopédique Cine Nacional



(1) En Argentine, toutes les disciplines littéraires classiques sont rassemblées dans les facultés de Filosofía y Letras (littérature, langues vivantes et anciennes, philosophie et histoire).

lundi 20 juin 2016

Discépolo à l'honneur au CCC [à l'affiche]


Mercredi 22 juin 2016, à 22h, le cycle de soirées Tango de Miércoles sera consacrée à la poésie de Enrique Santos Discépolo (1901-1951), l'auteur génial de Chorra, Victoria, Uno, Cambalache ou Cafetín de Buenos Aires (1), une poésie torturée, déchirée, fulgurante et désespérée mais particulièrement cocasse en même temps, avec un vrai sens du théâtre et du gag à l'âge du burlesque (c'est normal, Discépolo était lui-même comédien et acteur de cinéma).

La soirée, confiée au poète Eugenio Mandrini, membre de la Academia Nacional del Tango, tournera autour de Discépolo, le désespoir et Dieu.

Côté musique : les invités sont le duo Luna-Tobaldi et le bandonéoniste Osvaldo Barrios.

La soirée prend place dans le cadre d'un festival de poésie latino-américaine organisé par le CCC Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543.

Entrée libre (mais il faut retirer votre billet une heure avant le début du spectacle).



(1) Vous trouverez en version originale et en traduction en français les textes de Chorra, Cambalache et Victoria dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin et que je signerai samedi prochain dans le cloître du Lycée Henri-IV, au salon du livre des Editeurs indépendants du Quartier Latin. Ces trois textes ne sont pas les seuls de cet auteur dans cette anthologie mais il est difficile de les citer tous...

dimanche 28 février 2016

Luis Longhi, les oiseaux et Gardel : une reprise au CCC [à l'affiche]


Luis Longhi, acteur, écrivain, bandonéoniste et animateur de l'émission de radio Demoliendo Tangos (1) a repris la semaine dernière, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543, son spectacle co-signé avec le metteur en scène et musicien, Sebastián Irigo.

Il s'agit d'une évocation de quelques grands noms fondateurs dans l'histoire du tango, comme Carlos Gardel et Enrique Santos Discépolo, auxquels se mêle le souvenir de Perón, grand amateur du genre devant l'Eternel, et celui de l'écrivain exilé à Paris, Julio Cortázar : Todos los pájaros que me saludan tienen la sonrisa de Gardel (tous les oiseaux qui me saluent ont le sourire de Gardel).

Ce n'est qu'aujourd'hui que l'annonce en est faite sur le site du Centro Cultural de la Cooperación qui accueille cette reprise dans la Sala Osvaldo Pugliese, sans doute la faute aux vacances dont l'Argentine s'extirpe ce week-end...

Le spectacle dure 55 minutos. Il se donne tous les dimanches à 20h30 jusqu'au 10 avril 2016.

Entrée : 150 $ ARG au guichet du CCC.

Pour aller plus loin :
consulter la page consacrée au spectacle sur le site Internet du CCC
consulter la page Facebook de l'émission de radio.



(1) Demoliendo tangos est aussi le nom du duo qu'il forme avec Federico Mizrahi. Mizrahi est aussi de l'aventure radiophonique avec l'auteur-compositeur interprète Guillermo Fernández.

vendredi 26 février 2016

La Casa Canta au CCC [à l'affiche]


C'est le nouveau spectacle auquel participe le compositeur et guitariste Alan Haksten, en tenant cette fois-ci l'accordéon. Un spectacle qui mélange tous les arts de la scène : musique, danse, jeu d'acteur... Quatre artistes sont sur scène : l'acteur José Luis Calbiño, la danseuse et chorégraphe Isabelle Paez, le batteur Fernando Suárez et Alan avec son accordéon.

Le spectacle se joue tous les dimanches, à 20h30, jusqu'à la mi-avril, dans la salle Raúl González Tuñón, au Centro Cultural de la Cooperación, avenida Corrientes 1543.

Entrée : 150 $ ARG au guichet du CCC.

Actuellement se tient au CCC un festival de théâtre alternatif qui se conclura le 17 mars. Página/12 en a fait l'une de ses pages culturelles de ce matin.

mercredi 6 janvier 2016

Los Reyes le traeron otra charla a mi Web [ici]

Nota bilingüe

Ayer, se subió en linea una nueva charla brindada en castellano en Buenos Aires.


Se trata de la presentación de mi último libro, Contes animaliers d'Argentine (Editions du Jasmin), que hice con la ilustradora argentina Jimena Tello en el CCC Floreal Gorini, el 20 de agosto del año pasado.

Estuvimos ambas en una sala del tercer piso durante una hora y media, lo que reduje para cumplir con los requisitos técnicos del proveedor de hosting e-monsite. Ahora dura un poco más de una hora.

Se trataba de presentar la tradición oral de los cuentos de animales del Interior tal y como la podemos brindar al público francohablante que poco o nada conoce de la historia y la geografía de la Argentina.

Se escucha haciendo clic en este link.

En la misma página, se encuentra también la charla del año anterior, sobre San Martín, compartida con Fabiana Mastrangelo, autora de un analisis axiológico de la vida y obra del prócer.


La próxima puesta en linea está prevista para el 3 de febrero y el lector argentino podrá imaginar que tiene algo que ver con el General San Martín... Estoy trabajando en una grabación que hice en Los Barriales, la célebre chacra de Mendoza, en agosto del 2015.

* * *


La tradition hispanique veut que les cadeaux arrivent à l'Epiphanie, dans les bagages des Rois Mages. Ce matin, ils avaient donc laissé sur mon site Internet une nouvelle conférence à écouter en ligne.
Je l'ai donnée il y a quelques mois à Buenos Aires, en espagnol, en compagnie de Jimena Tello, l'illustratrice à qui l'on doit la couverture et les dessins de Contes animaliers d'Argentine, sorti en juin 2015 aux Editions du Jasmin : il s'agissait de présenter aux Portègnes cette tradition oral du conte animalier des campagnes que j'aime beaucoup et qu'il m'a fallu travailler pour pouvoir en rendre une idée aussi fidèle que possible dans une langue différente, la nôtre...
Ce livre, que je présenterai et dédicacerai, avec les quatre autres, samedi prochain dans l'après-midi, 9 janvier 2016, au musée du quai Branly (M° Bir-Hakheim).

Dans la même série de pages Internet, j'ai aussi disposé une série de conférences en français, accessibles en cliquant sur ce lien.

Il est prévu une nouvelle mise en ligne, programmée pour le 3 février, date sanmartinienne parexcellence : je travaille en effet sur un autre enregistrement, effectué en août dernier, à la Bibliothèque Populaire Ricardo Rojas, située sur le terrain où San Martín avait sa maison de campagne à une quarantaine de kilomètres de Mendoza, sa chère capitale provinciale.


jeudi 17 décembre 2015

Le CCC entre en résistance : "Soy Charly" en quelque sorte [Actu]

Plusieurs collectifs d'acteurs culturels, d'artistes et d'intellectuels de gauche, appellent aujourd'hui, à midi, à une assemblée générale au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), situé face au Teatro San Martín, sur Avenida Corrientes (1543) : Carta Abierta (lettre ouverte), Fundación DAR, Frente de Artistas y Trabajadores de las Culturas (remarquez le pluriel du mot culture), d'autres centres culturels et des syndicats. Le ton est combatif, comme si souvent avec cette gauche qui ne sait pas se positionner autrement que dans le rapport de force (1).

Façade du CCC telle qu'elle figure sur la page Facebook de l'institution

Cette assemblée générale est convoquée à la suite à la lettre ouverte de Charly García, dont je vous parlais hier, au ministre des Médias publics, Hernán Lombardi, qui représente la politique culturelle que toutes ces organisations ont combattue et vomie pendant les huit ans d'exercice du pouvoir de Mauricio Macri à la tête de la Ville Autonome de Buenos Aires.

"No todos somos Charly, dit l'un des responsables de la manifestation, pero así es como empiezan o darse cuenta de que no pueden hacer todo lo que quieren."

"Nous ne sommes par tous Charly [et c'est une claire référence au slogan du début de l'année après les attentats à Paris] mais c'est comme ça qu'ils vont commencer à se rendre compte qu'ils ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent." (Traduction © Denise Anne Clavilier) (2).
Les initiateurs du mouvement souhaitent que celui-ci ne sombre pas dans une démarche idéologique, dans un discours monolithique, mais conserve et cultive la diversité sociale, politique et disciplinaire qui fait sa richesse. Et c'est un trait emblématique du mouvement coopératif que de cultiver le pluralisme entre les coopérants eux-mêmes. C'est un premier échelon où en faire l'apprentissage civique par l'expérience concrète.

Les acteurs qui se mobilisent ce midi et appellent à les rejoindre veulent défendre les acquis du gouvernement précédent au premier rang desquels ils placent -non sans raison- l'existence d'un ministère national de la Culture. Pour l'heure, rien n'a été fait par le nouveau ministre pour casser ce qui avait été mis en place par les prédécesseurs : Canal Encuentro reste en place, Paka Paka, le CC Kirchner et Tecnópolis aussi, qui étaient les quatre institutions phares de cette politique culturelle, je n'ai pas vu que l'INCAA (cinéma et audiovisuel) soit démantelé, ni le réseau des musées nationaux, ni le MICA (marché des industries culturelles)... Il n'en reste pas moins qu'ils ont raison d'être vigilants : c'est le rôle de l'opposition et la fonction de ce nouveau paysage politique argentin.

Il faut maintenant que le CCC et les autres institutions qui défendent la culture populaire s'inventent une stratégie et un discours conforme à la nouvelle situation, ne serait-ce que pour être crédibles au regard des concitoyens. De toute évidence, ce n'est pas encore acquis et même la prise de conscience du changement qui semble bien s'être opéré n'est pas faite.

Et comme on pouvait s'y attendre, quel est le seul journal qui parle de cette manifestation ? Je vous le donne en mil : Página/12, comme d'hab !

A côté de l'article de Página/12, vous pouvez aussi consulter le site Internet du CCC et sa page Facebook. Et je profite de cet article pour saluer les quelques amis que j'ai dans cette institution et leur dire que je comprends leurs inquiétudes sans avoir aucune raison, pour le moment, de les partager.

Ajout du 30 décembre 2015 :
Il est probable que cet appel n'a pas connu le succès, car le lendemain, Página/12 n'en a même pas parlé.
Toutefois, aujourd'hui, el Espacio Carta Abierta, qui participait à cet appel à réfléchir ensemble, revient à la charge dans un éditorial qu'il consacre à un supposé lexique du nouveau Gouvernement qui travestirait le vocabulaire ordinaire (ce qui est d'autant plus culotté que le péronisme n'est pas le dernier en Argentine à se prêter à des impostures lexicales !). L'article est désolant, les arguments sont indigents, souvent de mauvaise foi et les auteurs appuient leurs propos plus souvent sur des vaticinations que sur des actes avérés de ce gouvernement. C'est aussi peu convaincant que l'éditorial de Horacio González de lundi, dans le même journal, et donc j'ai parlé hier, dans un article que j'ai consacré à l'interview-programme de Hernán Lombardi.



(1) C'est le produit de l'histoire dans un pays et un continent où l'oligarchie a toujours su s'imposer par la force au reste de la population et n'a guère eu de scrupule quant aux moyens qu'elle y employait.
(2) Il me semble bien qu'ils le savent déjà, eu égard à la faible différence du premier tour, à l'équilibre politique dans les Provinces, où une légère majorité des Gouverneurs sont kirchneristes, comme l'a très bien montré la photo commentée de Clarín que j'ai diffusée il y a quelque jours, et à la composition politique des Chambres, où Cambiemos a une légère majorité chez les Députés et le Frente para la Victoria une nette majorité au Sénat. Et si Macri est si conciliant, c'est peut-être aussi parce qu'il est conscient que le peuple souverain l'a mis dans cette situation qui ne permet pas du tout de faire tout et n'importe quoi (ce n'était pas le cas quand il gouvernait la Capitale fédérale, où les majorités étaient beaucoup plus nettes, tant dans la ville que dans le pays tout entier).

mardi 15 septembre 2015

Mis libros en bibliotecas argentinas [Disques & Livres]

Création © Denise Anne Clavilier

Nota en castellano

Mis libros se pueden leer en varias bibliotecas en Buenos Aires y la Provincia de Mendoza.

En Buenos Aires – CABA

Todos mis libros se encuentran en el biblioteca del Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1545 (frente al Teatro San Martín)

Estos libros son

sobre el tango

  • Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, Editions du Jasmin (Francia, mayo del 2010) - antología
  • Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions (Francia, diciembre del 2010) – antología
  • Tango Negro, de Juan Carlos Cáceres, traduction et commentaires de Denise Anne Clavilier, Editions du Jasmin (Francia, abril del 2013)


sobre la historia

  • San Martín, à rebours des conquistadors, Editions du Jasmin (diciembre del 2012) – única biografía del prócer en francés
  • San Martín par lui-même et par ses contemporains, Editions du Jasmin (mayo del 2014) – antología de documentos históricos desde el 1789 hasta el 1850


sobre el folklore

  • Contes animaliers d'Argentine, Editions du Jasmin (junio del 2015) – ilustraciones por Jimena Tello, artista argentina radicada en Buenos Aires (su blog - su perfil Facebook)


Los dos libros sobre el General San Martín se encuentran también en la biblioteca del Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo, cuartel de Palermo, Avenida Luis María Campos 554.

Las dos antologías de letras de tango se encuentran en la biblioteca de la Academia Nacional del Tango, Palacio Carlos Gardel, Avda de Mayo 833, y en la de la Alianza Francesa, sede central, Avda Córdoba 936-946.

Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins se encuentra en la biblioteca del Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaures 735.

En el Colegio Don José de San Martín, de Florencio Varela (Prov. Buenos Aires) el 21 de agosto del 2015
con Fabiana Mastrangelo y el equipo premiado en el concurso Celumetrages
sobre San Martín, el Libertador y el Hombre

En la Provincia de Buenos Aires, mis libros sobre San Martín así como Contes animaliers d'Argentine se encuentran en la biblioteca del Colegio Don José de San Martín, en Florencio Varela, para el uso de docentes y alumnos.


En Mendoza

En la biblioteca de Alianza Francesa, Chili 1754, Ciudad
  • Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins
  • San Martín, à rebours des conquistadors
  • San Martín par lui-même et par ses contemporains
  • Contes animaliers d'Argentine


En la biblioteca de la Universidad de Congreso, Colón 90, Ciudad
  • San Martín, à rebours des conquistadors
  • San Martín par lui-même et par ses contemporains
  • Contes animaliers d'Argentine



En la biblioteca-mediateca Manuel Belgrano, Antonio Tomba 54, Godoy Cruz (Mendoza)
  • San Martín, à rebours des conquistadors
  • San Martín par lui-même et par ses contemporains
  • Contes animaliers d'Argentine


En la biblioteca Popular Ricardo Rojas, solar histórico del Museo Las Bóvedas (Los Barriales), Pirovano 100, General San Martín (Mendoza)
  • San Martín, à rebours des conquistadors
  • Contes animaliers d'Argentine

(Esta biblioteca podría mudarse a otro lugar dentro de pocos años o meses a pesar de la voluntad de una agrupación de vecinos que quiere mantenerla en su lugar histórico y simbólico en el solar donde vivió el apodado "Santo de la Espada" por Ricardo Rojas, el Libertador General José de San Martín)

En el edificio del Honorable Concejo Deliberante de Godoy Cruz, 27 de agosto del 2015
De izquierda a derecha: Mg Fabiana Mastrangelo,
Gabriela Testa, Secretaria de Cultura municipal
(y posiblemente próxima ministra de Turismo provincial)
Denise Anne Clavilier
Mariana Caroglio, directora de Educación municipal, y Marta Babillón, directora de la Biblioteca Manuel Belgrano
* * *

Para comprar mis libros desde la Argentina, consulte primero la sede de Alianza Francesa más cerca de su casa (pueden tener un servicio de compra de libros franceses).

Si Alianza Francesa no contesta o no accepta (se trata de un trámite bastante complejo), se puede comprar los cinco libros publicados en Editions du Jasmin en Amazon France (ojo que el pedido se debe hacer en francés).
Para Capital Federal, el plazo de entrega desde la editorial en Francia hasta su casa o oficina está de 3 a 4 semanas. Exige más tiempo para el Interior, depiende de la distancia.