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mardi 2 décembre 2008

1er festival d’orchestres coopératifs au CCC Floreal Gorini [à l’affiche]



Comme vous l’indique cette belle affiche que m’a fait parvenir Walter Alegre, le coordinateur de la Ciudad del Tango du CCC, les mercredis 3 et 10 décembre, le Centro Cultural de la Cooperación fait intervenir en deux soirées quatre orchestres constituées en coopératives :

Agua Pesada dont le répertoire est composé de musique originale,

Misteriosa Buenos Aires qui continue à faire vivre le lien entre danse et musique (beaucoup d’orchestres contemporains après Piazzolla délaissent la danse, qui elle même se passe d’eux en utilisant plus volontiers les services de DJ qui puissent dans les enregistrements des années 40 ou de leurs imitateurs qu’elle ne recourt à de la musique vivante et c’est bien dommage aussi),

La Vidú, qui dispose de ses propres arrangements des grands classiques,

Electro Orquesta Hojarasco, qui cherche a interpréter la musique des années 40 avec les sonorités et la technique de ce début de 21ème siècle.

Prix des places : 20$ (il y a deux orchestres à chaque fois, ce qui explique le montant inhabituel au CCC).

samedi 15 novembre 2008

Noche de los Museos : musiciens et autres artistes de tango [à l’affiche]

Dans le désordre et sans doute en plus avec des oublis (que me pardonnent ceux que je n'ai pas le temps de nommer ici) :

A la Manzana de las Luces (le pâté de maisons des Lumières, un ancien QG jésuite en plein centre de Buenos Aires, Perú 222, aujourd'hui un musée et un centre culturel magnifique) : un cours de tango à 20h par Ricardo Duplaá, le Osvaldo Gallo Cuarteto de Jazz à 21h et plusieurs concerts de musique chorale.

Museo Casa de Ricardo Rojas, Charcas 2837 : un institut de recherche qui propose une exposition intitulée Tradición y Literatura, sur la fusion entre les traditions indigènes, coloniales et européennes (au moment de l'immigration massive des années 1880 à 1930) qui caractérisaient les idées avant-gardistes de Ricardo Rojas.

À 22h : concert du chanteur et compositeur Juan Cedrón, dit el Tata Cedrón (Papa Cedrón).
(pas de concert s'il pleut).

Casa Taller Ferraro/Battisti, Nicasio Oroño 556 (musée de sculpture) :

21h : le duo portègne Las Ranas (les Grenouilles ou plutôt en langage portègne : les deux jeunes dégourdis). Le duo se compose de Leandro Schnaider au bandoneón et Pablo Schiaffino au piano.Vous pouvez écouter leur version de Recuerdo d'Osvaldo Pugliese, c'est le morceau qui se déclenche à l'ouverture de leur site... Vous entendrez ensuite Derecho viejo d'Arolas, Danzarin de Julián Plaza etc... Avec un son superbe, très vivant, très naturel. Comme si le musicien était à 20 cm de vous. Vous entendez même les petits cliquetis du bandonéon qui se ferme, alors qu'ils sont souvent nettoyés ou noyés dans les enregistrements commerciaux. Las Ranas ont eu les honneurs d'une émission récente de Fractura Expuesta (lire l'article du 20 setpembre 2008, à consulter dans les archives du site de l'émission). Leonardo Schnaider a aussi son propre blog où il raconte leurs tournées avec de belles photos très "touristiques" (les "ranas" voyageuses).

22h : Orqueta Típica La Vidu (15 musiciens dont 2 chanteurs, un homme et une femme, una fila de bandoneones de 4 bando, 4 violons dont lle premier est aussi le comme le chef et l'arrangeur, une guitare, un alto, un violoncelle et une contrebasse !). Ils sont présents sur My Space.

23 h : Agua Pesada (Eau Lourde), un sexteto típico, dont un violoncelle et un chanteur. J'ai eu la chance de les entendre en août au CCC Floreal Gorini. Ils se présentent eux-mêmes comme un orchestre de tango du nouveau siècle et jouent surtout leur propre musique, une musique très forte et oppressante... Présents comme beaucoup d'autres sur My Space.

Tous ces concerts sont présentés par La Unión de Orquestas Típicas (UOT).

Au Museo Libero Badii – Fundación Banco Francés
La fondation Banco Francés n'a plus rien à voir avec la France. Le Banco Francés, tout en conservant son enseigne, a été boulotté par le BBVA espagnol...

Claudia Levy, auteure-compositrice-interpréte et pianiste, présentera un récital de compositions personnelles. Claudia n'est pas seulement une musicienne, c'est aussi une véritable actrice derrière son piano. Elle cultive un style très personnel, où se mêle une excellente musique et un humour très théâtral, presque vaudevillesque, dans la tradition du saynete des années 20 et 30 ou du groupe montevidéen d'heureuse mémoire La Troupe de los Atenienses de Victor Soliño et des frères Collazo (Araca París, Garufa, Niño bien, Maula, Mamá yo quiero un novio....). Chez Claudia, ça donne Mentíme más (mens-moi encore) que passe assez souvent la 2x4, Mucha pinta (très élégant), La Juana, Me dijeron (on m'a raconté). Elle a un disque (pas facile à trouver, mais pas inaccessible non plus) : Escucháme 1 segundo (écoute-moi une seconde). Vous pouvez en savoir plus sur son site (pas vraiment à jour, Claudia est bien actuellement à Buenos Aires et non en Finlande) et l'écouter sur sa page My Space.

Elle se produira deux fois dans la soirée : à 21h et à 23h45.

samedi 23 août 2008

Les 5 ans de Fractura Expuesta [à l’affiche]

Fractura Expuesta est une station de radio montée par deux jeunes animateurs passablement déjantés et rudement entreprenants qui ont fondé à eux deux une radio pour le tango d’avant-garde, le tango underground, le tango qui raconte le monde tel qu’il est aujourd´hui.

Le nom de leur station à lui seul donne le ton : fractura expuesta, ça veut dire fracture ouverte.

Ils sont présents sur le Web et on peut donc les écouter en Europe, en direct (en vivo, mais attention au décalage horaire, il faut faire la conversion, -5h pendant notre été et leur hiver, - 3h pendant notre hiver et leur été) ou en format podcast pour écouter à votre rythme.

Ce mercredi, ils faisaient donc la fête au Centro Cultural de la Cooperación dans la salle Osvaldo Pugliese dont, pour l’occasion, on avait ouvert toutes les cloisons et qu’on avait remplie de ballons de toutes les couleurs...

Quelques présentations loufoques pour raconter l’aventure que toute la salle, sauf moi, connaissait déjà puisque la dite salle était remplie d’amis personnels et d’auditeurs (mais ça ne m’a pas empêchée de rire de bons coeurs à leurs blagues, assez énormes, il faut bien dire).

Côté musique, Alorsa et La Guardia Hereje, avec un mélange de chansons et de récits que j’adore : Te morfaste las facturas (Tu t’es bouloté les viennoiseries), La sonrisa del fasfud (le sourire du fast-food) et toutes les autres... Et également una orquesta típica que je n’avais jamais entendue, Agua Pesada (Eau lourde) qui appartient au collectif Unión de Orquestas Típicas, un groupe d’une dizaine d’orchestres et une centaine de musiciens jeunes qui partagent tous les mêmes exigences : jouer un répertoire de leur composition, faire leurs propres arrangements des morceaux classiques s’ils veulent les incorporer à leur répertoire et ne comporter que les instruments traditionnels, ce qui exclut notamment les guitares électriques très en vogue chez les musiciens du tango nuevo (1). Ils ont déjà sorti un disque qui est disponible au stand de l’UOT dans le vaisseau-fantôme exceptionnellement revenu à la vie pour deux semaines qu’est le bâtiment du grand magasin Harrods, aujourd’hui désaffecté (une espèce de Samaritaine portègne, les Parisiens me comprendront...).
Le site de la radio (abrité par la fréquence de las Madres de la Plaza de Mayo).
Le site de l’UOT (et leur montage de première page Osvaldo Pugliese conduisant la voiture, tout un symbole politique !, à la place du mort Aníbal Troilo et en passager arrière Carlos Di Sarli et ses éternelles lunettes noires).
Le site de l’orchestre Aqua Pesada sur My Space.
En Buenos Aires, son las 20:25

(1) Attention : tango nuevo en Argentine ne désigne pas cette danse nouvelle qui réinterprète les figures traditionnelles du tango argentin à grands coups de croupe et de tremblements de la tête aux pieds qui devient de plus en plus populaire en Europe et n’existe pas sur les bords du Plata. Tango nuevo, en Argentine, c’est le tango de la nouvelle vague de jeunes compositeurs locaux et qui ont des choses à dire.