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samedi 13 août 2022

Remise du prix / Entrega del Premio General Manuel Belgrano le 23 août/agosto [ABT]

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[…] nuestro Instituto quiere reconocer su trayectoria como historiadora, escritora, ensayista, traductora y consultora en comunicación intercultural, y muy especialmente por el profundo y exquisito trabajo de investigación que ha plasmado en la obra: "Manuel Belgrano, L'inventeur de l'Argentine", primera biografía de nuestro Prócer en francés, y que fuera presentado en la Embajada Argentina en París (Francia), el 27 de febrero de 2020.

Asimismo, le informamos que el “Premio General Manuel Belgrano” le será entregado en la “Ceremonia por el 210 Aniversario del Éxodo Jujeño”, el 23 de agosto de 2022, a partir de las 11:00 horas en el cuartel del Regimiento de Infantería 1 “Patricios”, en la avenida Bullrich 481 de la Ciudad Autónoma de Buenos Aires.

Tomado de una carta del presidente del Instituto Nacional Belgraniano, lic. Manuel Belgrano (chozno del prócer)

⁂

Il y a quelques jours, j’ai reçu confirmation de la part de l’Instituto Nacional Belgraniano du prix Général Manuel Belgrano qui m’avait déjà été attribué en 2020 mais n’avait pu m’être remis à cause du covid et de l’impossibilité d’entrer en Argentine du fait des mesures sanitaires très sévères alors en vigueur.

Les membres de l’INB se sont donc réunis à nouveau pour tout refaire et organiser la prochaine remise de la médaille (à porter en pendentif, avec ruban aux couleurs nationales) et du brevet qui fait foi de la récompense.

Cette remise aura lieu le 23 août à Buenos Aires, dans un des salons de réception de la caserne du 1er régiment d’Infanterie dit des Patricios, dont Manuel Belgrano fut le second colonel à partir de 1811, avant de devenir le général qui sauva le nord-ouest de l’actuelle Argentine d’une nouvelle attaque des troupes coloniales.

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La cérémonie se tiendra pendant la commémoration de l’Exode Jujègne, que Manuel Belgrano avait ordonné afin d’évacuer la ville de Jujuy avant sa prise par l’armée coloniale, comme aujourd’hui Volodymyr Zelenski fait vider Donietsk pour éviter les morts et mieux préparer la contre-offensive contre l’occupant. Tous les jours, je retrouve d’ailleurs dans la guerre d’indépendance que mène l’Ukraine des échos des événements que j’ai étudiés en suivant les trajectoires des généraux José de San Martín (1778-1850) puis Manuel Belgrano (1770-1820). C'est la raison pour laquelle j'ai glissé dans l'affiche que j'ai conçue pour cette annonce sur ce blog une vignette du dessinateur de presse états-unien Hall réalisée cet été pour le blog de Cartooning for Peace, l'association internationale des dessinateurs pour la paix fondée et animée par Jean Plantu.

Chappatte (Suisse), Cartooning for Peace, 24 février 2022

Cette année, mon séjour en Argentine ne ressemblera pas aux précédents. Tous les jours, je constate que là-bas mes amis et connaissances se débattent dans une crise profonde à côté de laquelle celle que nous traversons ne mérite même pas ce nom. Mais cela ne m’empêche pas d’espérer quelques photos le 23 à côté de distingués historiens belgraniens argentins dont certains sont maintenant devenus des amis personnels.

La cérémonie est ouverte à tous.
L’entrée est libre et gratuite.
Mais attention ! Tout se passe dans une enceinte militaire. Vos papiers d’identité seront exigés et contrôlés à l’entrée.

© Denise Anne Clavilier

mercredi 20 mai 2020

Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine : la première critique d’une historienne argentine [Disques & Livres]

Lorsque le confinement a été décrété à quelques jours de différence en France et en Argentine, respectivement les 14 et 20 mars dernier, le bel édifice de l’Année du Général Manuel Belgrano, dont mon livre devait être la manifestation en France, s’est effondré, nous laissant tous assommés pendant plusieurs semaines. Depuis une petite quinzaine, nous parvenons à nous ressaisir et réinventons nos célébrations sur le mode virtuel. C’est ainsi qu’est né cet article de Norma Ledesma, qui travaille actuellement comme historienne à l’Instituto Nacional Belgraniano après avoir enseigné l’histoire pendant plusieurs années à l’Universidad del Salvador, une université fondée à Buenos Aires par les jésuites quand l’ordre (1) s’est réinstallé dans une Argentine devenue indépendante.

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Lorsque la poste argentine a livré mon livre au siège de l’Institut, une semaine avant le confinement, Norma a aussitôt emporté un exemplaire chez elle et s’est plongée dans sa lecture, malgré son ignorance du français mais la proximité entre nos deux langues nous aide à déchiffrer celle de l’autre, surtout avec une formation en histoire.

Il y a quelques jours, Norma m’a ainsi envoyé ses félicitations avec dans son mail une ébauche d’analyse de ce qui retenait son attention de spécialiste du sujet et l’idée est née d’en faire un texte pour vous, les lecteurs de Barrio de Tango. Je vous livre donc ci-dessous, en version bilingue comme toujours sur ce blog, cette première critique de l’ouvrage. L’original est justifié à gauche, ma traduction l’est à droite.

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Cette année, mon voyage en Argentine semble fort compromis alors que le bureau de l’INB avait commencé dès février à organiser plusieurs conférences que j’aurais données dans différents lieux emblématiques. C’est sans doute partie remise à 2021 mais cette année, il est à craindre que nous n’ayons pas, Norma et moi, l’occasion d’échanger comme nous en avions pris l’habitude. Un crève-cœur pour tout le monde de part et d’autre de l’Atlantique.


En este año 2020, en que se conmemoran los “250 años del Natalicio del General Manuel Belgrano” y el “Bicentenario de su Paso a la Inmortalidad”, por lo cual el Presidente de la Nación Argentina, Dr. Alberto Ángel Fernández, decretó que fuera declarado “2020- Año del General Manuel Belgrano” (Decreto PEN 02/2020 del 3 de enero de 2020), me alegra enormemente que la historia de Manuel Belgrano sea conocida en Francia y Europa a través del libro Manuel Belgrano. L’inventeur de l’Argentine de la investigadora francesa Denise Anne Clavilier, Editions du Jasmin, Francia, ya que nuestro prócer se encuentra entre los grandes “Libertadores de América”, al igual que San Martín, Bolívar y Washington.

En cette année 2020, où nous commémorons les « 250 ans de la naissance du général Manuel Belgrano » et le « Bicentenaire de son Passage à l’Immortalité » (2), motif pour lequel, par décret, le Président de la Nation argentine, le professeur Alberto Angel Fernández (3), l’a déclarée Année du Général Manuel Belgrano (décret PEN 02/2020 du 3 janvier 2020), c’est une immense joie pour moi que l’histoire de [celui-ci] soit connue en France et en Europe grâce au livre, Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine, de la chercheuse française Denise Anne Clavilier (Éditions du Jasmin, en France) puisque notre héros national figure parmi les grands Libérateurs de l’Amérique, au même rang que San Martín, Bolívar et Washington.

Tuve el gusto de conocer a Denise Anne Clavilier hace ya varios años, en el 2016 cuando se puso en contacto con el Instituto Nacional Belgraniano, en el cual me desempeño como investigadora. No voy a entrar en detalles de las charlas que mantuvimos pero me sorprendió, desde ese primer momento, su interés en la vida y obra de nuestro prócer y los conocimientos que poseía. De hecho, Denise Anne comenzó su romance con el Río de la Plata, a través del tango, que es la música que nos caracteriza y define. Pero, mientras que la mayoría se queda en este primer paso, ella decidió ahondar en nuestra historia patria, precisamente en la etapa fundacional de la misma. Para ello se dedicó al estudio de nuestros “Padres de la Patria” los Generales José Francisco de San Martín y Manuel Belgrano, recurriendo básicamente a fuentes y a bibliografía de reconocidos investigadores.

Il y a plusieurs années, en 2016, j’ai eu le plaisir de faire le connaissance de Denise Anne Clavilier quand elle a pris contact avec l’Institut national belgranien, où j’exerce comme chercheuse scientifique. Je ne vais pas entrer dans le détail des discussions que nous avons eues mais, dès ce premier moment, son intérêt pour la vie et l’œuvre de notre héros et la connaissance qu’elle en avait n’ont pas cessé de me surprendre. En fait, Denise Anne a commencé son idylle avec le Río de la Plata par le tango, cette musique qui nous caractérise et nous définit comme peuple. Mais, alors que la plupart des gens s’arrête à ce premier pas, elle a décidé de plonger plus avant dans notre histoire nationale et précisément dans cette étape qui en constitue les fondations. A cette fin, elle s’est consacrée à l’étude de nos « Pères de la Patrie », les généraux José Francisco de San Martín et Manuel Belgrano, en privilégiant le recours aux sources et à la bibliographie de chercheurs reconnus.

Gaspar de Jovellanos en 1798 par Francisco de Goya
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Nuevamente tuve una muy grata sorpresa cuando encaré la lectura de Manuel Belgrano. L’inventeur de l’Argentine. Utiliza un lenguaje sumamente accesible y la lectura es verdaderamente atrapante, lo cual no sucede con todos los libros de historia. Algunos utilizan un lenguaje árido que, en lugar de acercar la historia a la gente, la aleja.
Más allá de ello, para una especialista en el tema como es mi caso, se advierte la rigurosidad y minuciosidad de su trabajo, totalmente entendible si observamos las fuentes y bibliografía utilizadas. Considero que aporta una gran cantidad de datos, que alimentan nuestro amor por la historia. Cabe destacar, a modo de ejemplo, el capítulo dedicado a “Estudios en España (1786-1793)”, especialmente cuando se ocupa de sus estudios en la prestigiosa Universidad de Salamanca. Advierte de manera clara las diferentes concepciones de España con respecto a Francia, Alemania e Inglaterra. Además de aportar datos de los profesores de dicha universidad y de los representantes de la Ilustración Española, tal como Gaspar de Jovellanos, mostrándonos el mundo intelectual de la época.

Me mettre à lire Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine fut pour moi une autre très agréable surprise. Denise Anne emploie un langage très accessible et la lecture est vraiment prenante, ce qui n’est pas le cas de tous les livres d’histoire. Certains ont recours à un vocabulaire aride qui, au lieu de mettre l’histoire à la portée des gens, ne fait que les tenir à distance.
De surcroît, pour une spécialiste du sujet comme moi, la rigueur et la minutie de son travail sautent aux yeux, ce qui se comprend fort bien si nous analysons les sources et la bibliographie dont elle s’est servie. J’estime qu’elle fait avancer la question avec un grand nombre d’éléments qui nourrissent notre amour pour l’histoire. Il convient de mettre l’accent, à titre d’exemple, sur le chapitre « Études en Espagne (1786-1793) », particulièrement lorsque [l’auteure] s’intéresse aux études [de Belgrano] dans la prestigieuse université de Salamanque. Non contente d’apporter des éléments d’information sur les professeurs de cette université et les représentants de la pensée espagnole des Lumières, comme Gaspar de Jovellanos, en nous décrivant le monde intellectuel de cette époque, elle montre clairement les diverses opinions qui circulaient en Espagne sur la France, l’Allemagne et l’Angleterre.

Por otra parte, también considero como un gran aporte que nos ofrezca una breve biografía de los personajes que aparecen en su libro. No voy a abundar en el tema, porque espero que ustedes se sumerjan en la lectura de este libro.
También tengo que subrayar lo relevante de su "mirada", dado que “maneja” la historia francesa y europea y la relaciona con la del Río de la Plata, de una manera dinámica, sin baches, que hace que el relato fluya.

D’autre part, elle nous offre une biographie des personnages que apparaissent dans son livre et j’estime qu’il s’agit là d’une contribution non négligeable mais je m’arrête là sur ce sujet car j’attends que vous vous plongiez dans la lecture de l’ouvrage.
Il me faut aussi souligner son « regard », car elle manie l’histoire française et européenne et la lie à celle du Río de la Plata de façon dynamique, sans heurt, ce qui donne de la fluidité au récit.

La maison natale où Belgrano a vécu toute sa vie à Buenos Aires et où il est mort
ici dans son état de 1909, peu avant sa destruction
(Archivo General de la Nación)

Para finalizar quiero mencionar que su estudio no se limita a una historia política y militar, sino que también aborda los aspectos sociales y de la vida cotidiana, que acercan el relato al lector. A modo de ejemplo, la minuciosa descripción de las casas de las familias de la élite porteña de la época. Los planos de Buenos Aires de 1769 y 1810 nos ubican de manera clara en esta ciudad, capital del Virreinato del Río de la Plata y a partir de la Revolución de Mayo de 1810, capital de los gobiernos patrios: Provincias Unidas del Río de la Plata y Provincias Unidas en Sud América. Por otra parte, las imágenes incorporadas al libro, tomadas de viajeros que visitaron al Río de la Plata, nos permiten acceder a diferentes escenarios: Buenos Aires colonial, la pampa, así como a la costa del río Paraguay. Aparece la figura del gaucho, con su característica vestimenta, y los diferentes tipos de transporte.

Pour finir, je veux signaler que son travail ne se limite pas à une histoire politique et militaire. Elle aborde aussi les aspects sociaux et la vie quotidienne, ce qui rend le récit proche du lecteur. J’en prendrais pour exemple la minutieuse description des demeures familiales de l’élite portègne de cette époque. Les plans de Buenos Aires en 1769 et 1810 nous aident à nous orienter dans la ville, capitale du Vice-Royaume du Río de la Plata, puis, à partir de la Révolution de Mai 1810, capitale du pouvoir patriote, celui des Provinces-Unies du Río de la Plata puis celui des Provinces-Unies en Amérique du Sud (4). Qui plus est, les images intégrées à l’ouvrage, empruntées à des voyageurs qui visitèrent le Río de la Plata, nous font accéder à différents décors : la Buenos Aires coloniale, la pampa ou les rivages du Río Paraguay. C’est ainsi qu’apparaît la silhouette du gaucho, avec ses vêtements caractéristiques (5), et les divers modes de transport.

Manuel Belgrano, quien se movió en estos escenarios, se caracterizó por haber sido fundamental por su múltiple actuación en los tiempos fundacionales de nuestra Patria, teniendo como ideales la Independencia y Unión de los Americanos.
No es fácil para una investigadora francesa abordar un personaje de estas características y ello solo fue posible dado a que recurrió a fuentes originales y una nutrida bibliografía en idiomas español, francés inglés e italiano. Además, a sus vastos conocimientos en la historia del Río de la Plata, que le permiten hacer una “lectura intercultural”.

Dans les temps où notre patrie se construisait, Manuel Belgrano, qui allait et venait dans ces décors, s’est distingué par la variété de son activité fondatrice, conduit par ses idéaux, l’Indépendance et l’Union des Américains.
Pour une chercheuse française, il n’est pas facile d’aborder un personnage avec de telles caractéristiques et cela n’a été possible que parce qu’elle a eu recours à des sources originales et à une bibliographie nourrie, en langue espagnole, française, anglaise et italienne, en plus de ses amples connaissances sur l’histoire du Río de la Plata, qui lui ont permis d’en faire une « lecture interculturelle ».

Buenos Aires - rive du Río de la Plata vers 1820
par le peintre savoyard naturalisé argentin Charles Henri Pellegrini
au premier plan, la coupole est celle de La Merced, l'église du baptême de Belgrano
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Por estos motivos, recomiendo de manera entusiasta la lectura de este libro, por el cual el Instituto Nacional Belgraniano le otorga este año 2020, tan significativo para todos los belgranianos, el “Premio General Belgrano”, que solo se da a aquellas personalidades y entidades de bien público que, por sus antecedentes, méritos, cualidades y accionar comunitario, se los identifique con los valores e ideario belgraniano, al tiempo que colaboran con la misión del Instituto Nacional Belgraniano en difundir y exaltar la vida y obra de nuestro insigne prócer. En el caso de Denise Anne Clavilier es en reconocimiento a su vasta trayectoria como historiadora, escritora, ensayista, traductora y comunicadora intercultural. Específicamente por su profundo trabajo de investigación histórica, plasmado en la obra Manuel Belgrano. L’Inventeur de l’Argentine, primera biografía en francés de nuestro prócer, que fue presentada en la Embajada Argentina en París, el 27 de febrero pasado.

Dra Norma LEDESMA,
historiadora, Instituto Nacional Belgraniano

Telles sont les raisons qui me font recommander avec enthousiasme la lecture de ce livre pour lequel l’Institut national belgranien a attribué [à Denise Anne Clavilier], en cette année 2020 si significative pour tous les belgraniens, le Prix Général Belgrano (6) qui n’est remis qu’à ces personnalités et ces institutions d’intérêt public que l’on peut, grâce à leurs réalisations passées, leurs mérites, leurs qualités et leur engagement au service de la collectivité, identifier aux valeurs et à la pensée belgraniennes au moment où elles participent à la mission de l’Institut national belgranien en diffusant et en célébrant la vie et l’œuvre de notre éminent héros national. Dans le cas de Denise Anne Clavilier, il s’agit d’une reconnaissance de son ample trajectoire d’historienne, d’écrivain, d’essayiste, de traductrice et de spécialiste en communication interculturelle. Pour le dire plus précisément encore de la profondeur de ses recherches historiques qui ont pris forme dans cet ouvrage, Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine, première biographie en français de notre héros, qui fut présentée à l’Ambassade argentine à Paris, le 27 février dernier. (7)

Norma LEDESMA
historienne de l’Instituto Nacional Belgraniano

Pour en savoir plus sur l’Instituto Nacional Belgraniano :

Post de l'Ambassade argentine sur sa page Facebook
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(1) La Compagnie de Jésus a été expulsée de l’empire colonial espagnol en juillet 1767.
(2) Norma Ledesma cite ici le décret présidentiel du 3 janvier 2020. Remarquez le vocabulaire quasi-religieux de mise en Argentine : natalicio au lieu de nacimiento et paso a la inmortalidad (passage à l’immortalité) au lieu de fallecimiento (décès). De fait, les grands héros nationaux sont fêtés au jour anniversaire de leur mort, comme les saints canonisés : Manuel Belgrano est fêté le 20 juin, San Martín le 17 août et Sarmiento le 11 septembre. Cf. mon article du 3 janvier 2020 dans ce blog.
(3) Alberto Fernández est docteur en droit et enseignait, jusqu’à sa prestation de serment le 10 décembre dernier, le droit pénal à l’Université de Buenos Aires (UBA). En Argentine, les titres universitaires accompagnent systématiquement le nom de leurs titulaires (licenciado, magister, doctor, ingeniero, arquitecto, perito, etc.) Quand je traduis, je transpose ces formules dans les usages français.
(4) Le pays a plusieurs fois changé de nom avant de s’arrêter en 1860 sur l’actuelle dénomination officielle : la République argentine.
(5) Normal Ledesma a consacré sa thèse de doctorat à l’histoire textile en Argentine, un champ de développement économique et technique que Manuel Belgrano s’est efforcé d’encourager lorsqu’il était à la tête du Consulat de Commerce de Buenos Aires (1794-1810). De surcroît, le textile relève aujourd’hui encore du patrimoine culturel grâce aux couleurs, aux motifs et aux fibres traditionnels qui caractérisent les régions composant le pays. On peut le constater facilement dans l’art du poncho, le vêtement sud-américain par excellence : avec un peu d’habitude, il est assez facile de distinguer au premier coup d’œil un poncho de la pampa rioplatense d’un autre de Tucumán, de Salta ou de Cuyo…

jeudi 7 mai 2020

Ma biographie de Belgrano récompensée en Argentine : Premio General Manuel Belgrano 2020 [Disques & Livres]

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Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine, la biographie que j’ai publiée en février aux Éditions du Jasmin, la première écrite en français, a reçu, quelques jours avant le confinement, le prix Général Manuel Belgrano, remis par l’Instituto Nacional Belgraniano chaque année à des personnes, physiques ou morales, qui travaillent à faire connaître l’œuvre et les valeurs de ce héros de l’indépendance argentine, né à Buenos Aires le 3 juin 1770 et mort, dans la même ville, le 20 juin 1820.

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Cette récompense, qui m’honore au plus haut point, m’a été accordée par un vote unanime des membres de cette institution qui siège à Buenos Aires dans le domaine militaire du 1er régiment d’infanterie de l’armée argentine (1), l’historique régiment des Patricios qui s’était illustré pendant les Invasions Anglaises (1806-1807) et dont Manuel Belgrano a été le deuxième colonel (2) mais le premier à partir du passage de l’unité au statut militaire (3). Une première lettre m’a été adressée dans la nuit en attente d’une cérémonie plus formelle qui ne pourra pas être mise en œuvre avant le déconfinement complet tant en Argentine qu’en France, ce qui n’est pas pour demain. Elle est signée par le président de l’institution qui s’appelle lui aussi Manuel Belgrano : il est l’arrière-arrière-arrière petit-fils du général auquel il ressemble de manière étonnante.

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Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine a été présenté à Paris le 27 février 2020 à l’Ambassade de la République argentine (cf. mon article du 29 février 2020). Il est disponible dans toutes les bonnes librairies qui devraient pouvoir ouvrir leurs portes lundi 11 mai dans toute la France.

Pour en savoir plus :
consulter le site Internet des Éditionsdu Jasmin, qui disposent également d’une page Facebook.

Ajout du 8 mai 2020 :
L'Ambassade argentine à Paris a réagi dès hier soir sur sa page Facebook

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(1) dans le quartier de Palermo.
(2) Le premier fut Cornelio de Saavedra, futur président de la Primera Junta, le premier gouvernement collégial révolutionnaire nommé le 25 mai 1810 et dont faisait aussi partie Manuel Belgrano. Le salon d’honneur du régiment porte le nom de ce premier chef.
(3) Les Patricios ont été fondés par Santiago de Liniers, le vice-roi français du Río de la Plata, après la première Invasion Anglaise comme milice de volontaires patriotes. En 1811, le gouvernement révolutionnaire a décidé de l’intégrer à ce qui devenait l’armée régulière d’un Etat en voie de gestation et il nomma Manuel Belgrano à sa tête. Ce qui ne fut pas du goût de tous, un bon nombre d’hommes du rang tenant à leur statut de volontaire civil. Je vous laisse découvrir dans le livre les péripéties qui s’en suivirent.

samedi 29 février 2020

"Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine" à l’Ambassade de la République argentine en France [Retour sur Images]


Le jeudi 27 février 2020, l’Ambassade argentine à Paris m’invitait à présenter ma biographie de Manuel Belgrano, sortie le jour même aux Éditions du Jasmin et désormais disponible dans toutes les bonnes librairies, en magasin ou, plus fréquemment, sur commande auprès du ou de la libraire (1).

C’est la conseillère culturelle, Madame Carolina Ghiggino, qui accueillit le public en français, en l’absence de Monsieur l’Ambassadeur, retenu par un engagement antérieur. Je la remercie des paroles très aimables qu’elle a dites en présentant mon travail. A côté de moi, était aussi représenté le Souvenir Napoléonien en la personne de la directrice administrative, Madame Nathalie Paolucci, qui s’exprimait au nom du président, Monsieur Christian Bourdeille, empêché au dernier moment par une obligation professionnelle.

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Dès le lendemain, l’Ambassade publiait un petit reportage photo sur sa page Facebook avec un commentaire enthousiaste.

Que soient remerciés ici les diplomates en poste qui m’ont fait l’honneur d’assister à la conférence, ainsi qu’un ancien ambassadeur de France en Argentine qui s’est déplacé, les membres du Souvenir Napoléonien qui m’ont fait l’amitié de venir et les lecteurs de ce blog qui m’en ont fait la surprise agréable (il est toujours agréable de savoir qu’on ne travaille dans le vide du cyber-espace !)




Prochaine rencontre informelle autour de la sortie de cette nouvelle biographie : Soirée Argentine à l’Espace L’Autre Livre, 13 rue de l’École polytechnique à Paris (5e), organisée par les Éditions du Jasmin, le 17 mars de 18h30 à 20h30, avec vente de tous mes livres parus chez cet éditeur. Entrée libre et gratuite.



Prochaine conférence : San Martín, vainqueur des Andes et Fondateur de la Liberté du Pérou, le 26 mars à Paris, avec le Souvenir Napoléonien et le CECUPE (Centre Culturel du Pérou en France). Toutes les informations seront publiées en début de semaine prochaine. Activité gratuite et ouverte à tous avec inscription préalable obligatoire (pour permettre une gestion correcte de la salle qui nous accueille).



Prochain salon : le 21e Salon du Livre Jeunesse de St-Germain-lès-Arpajon (91), les 7 et 8 mars, avec un accent mis sur Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine pour les adultes et Contes animaliers d’Argentine pour les plus jeunes (jusqu’à 107 ans). Les contes de la tradition orale sont destinés à tous les âges. Le stade 2 de prévention de la contagion, en vigueur depuis aujourd’hui en France, ne devrait pas affecter cette manifestation à l'échelle locale mais ce sera sans dégustation de maté, contrairement à ce que j'avais annoncé.




(1) Il y a beaucoup trop de livres qui sortent tous les mois en France pour que les libraires aient toujours tous les ouvrages nouveaux en stock. Il est donc recommandé de commander à la caisse. Cela fait vivre les magasins pour un délai de réception, qui n’est pas plus long que par d’autres moyens d’achat.

jeudi 27 février 2020

27 février 2020 : le drapeau argentin a 208 ans [Disques & Livres]

Monument au Drapeau à Rosario (Province de Santa Fe)

Il y a plus de deux siècles, un 27 février, Manuel Belgrano hissait pour la première fois un drapeau blanc et ciel pour distinguer sur le champ de bataille ses troupes des forces absolutistes contre lesquelles elles se battaient. Un enjeu tactique capital mais aussi, chez cet indépendantiste de longue date, un enjeu politique : faire émerger une nation dans ce qui était jusqu’alors une colonie.

Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine
p. 211

L’événement avait lieu à Rosario où depuis le 20 juin 1957 se dresse un monument, dû à l’architecte Angel Guido, où le chef d’État argentin se rend tous les 20 juin, le jour anniversaire de la mort de Belgrano, pour déposer une gerbe. Aujourd’hui aura lieu une cérémonie provinciale.

Les propylées du Monument au Drapeau portent des citations de l'hymne national

Les musiciens se sont emparé de l’épopée de ce héros au drapeau. C'est le cas de Jorge Cafrune (1937-1978), un grand artiste du folklore, qui a rendu célèbre la zamba Adios General Belgrano, sur un texte du poète León Benaros (dans un album de 1966 intitulé La Independencia).



En attendant ce soir et la présentation de cette première biographie en français à l’Ambassade argentine, à 19h, rue Cimarosa (M° Boissières).

Sur Facebook au début de cette semaine

Pour marquer l'événement, aujourd'hui à Buenos Aires, le musée des Malouines (Museo nacional Malvinas) hissera son gigantesque drapeau pour la première fois depuis décembre 2015 (soucieux de bonnes relations économiques et diplomatiques avec la Grande-Bretagne, Mauricio Macri avait en effet laissé à l'abandon ce musée consacré à une partie constitutionnelle du territoire national considérée comme occupée par une puissance étrangère depuis 1833). Lire à ce propos l'article de Página/12.

jeudi 20 février 2020

Manuel Belgrano : la victoire de Salta parachève la campagne de 1812 [Disques & Livres]

La médaille de la victoire de Salta pressée en 1813
Elle présente les symboles de la future nation :
les deux mains et le bonnet phrygien
que Belgrano et San Martín portaient,
comme tous leurs soldats et tout le peuple,
lors des réjouissances patriotiques

Le 20 février 1813 couronne la première partie de la campagne militaire dite du Haut-Pérou ou du Nord et conduite par Manuel Belgrano à compter du 19 mars 1812. C’est le point d’orgue d’un épisode fondateur dans l’histoire du pays : la création du drapeau national comme symbole d’un État encore en gestation et dont Belgrano forçait la construction contre une partie plus rétive de l’opinion publique et des responsables politiques encore timorés (1).

Défilé commémoratif de Salta, l'année dernière (archives du Tribuno de Salta)

Dès décembre 1810, voyant qu’à Buenos Aires, les responsables politiques commençaient à se désunir et montraient, au moins pour certains, une frilosité qui n’avait jamais été dans son caractère, Manuel Belgrano avait choisi d’aller se battre aux avant-postes de la révolution, dans les territoires menacés par les contre-révolutionnaires qui voulaient le retour de l’Ancien Régime et du système colonial.

Annonce de la cérémonie à Buenos Aires
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Il mena donc une première campagne, la Campagne du Paraguay, qui s’acheva sur l’indépendance de ce pays et sa séparation juridique de Buenos Aires. Et l’année suivante, il fut envoyé installer une batterie d’artillerie sur un point stratégique du cours du Paraná, à Rosario. C’est là que le 27 février 1812 il arbora pour la première fois les couleurs de la future Argentine, le bleu ciel et le blanc, attributs de l’Immaculée Conception déjà utilisés par Juan Martín de Pueyrredón pour distinguer ses troupes patriotes qui allaient affronter les troupes britanniques et les bouter hors du vice-royaume (1806). Le courrier officiel de Belgrano au gouvernement de Buenos Aires ce jour-là, que je vous ai présenté dans mon article du 17 février dernier, reçut une réponse négative : il était hors de question pour la capitale ex-vice-royale d’abandonner les couleurs de l’Espagne. Cependant, avant même ce refus, le gouvernement avait envoyé Belgrano à Tucumán prendre la suite de Pueyrredón à la tête de l’armée du Nord. Manuel Belgrano avait pris la route du nord-ouest en laissant son emblème national flottant sur la batterie d’artillerie de Rosario.

Plan ancien de Salta
Archivo General de la Nación Argentina
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Une fois à Jujuy, il fit réaliser un second drapeau et, le 25 mai, pour le deuxième anniversaire de la Révolution, il le fit bénir dans l’église de ce qui n’était alors qu’une bourgade. Peu de temps après, il dut évacuer Jujuy et se retirer, plus au sud, jusqu’à Tucumán. De là, il reprit l’offensive et reconquit peu à peu le territoire perdu en remontant jusqu’à Salta, où, le 20 février 1813, pour la première fois, il brandit sur le champ de bataille le drapeau blanc et ciel (bandera albiceleste).
C’est le baptême "du feu et du sang" de cet emblème national qui est commémoré aujourd’hui.

Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine
p. 207
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En ce jour d’été, Belgrano remporta une victoire d’autant plus éclatante et méritoire qu’il était gravement malade depuis plusieurs jours.

Deux semaines auparavant, le colonel José de San Martín , le futur général, avait repoussé une incursion ennemie à une quinzaine de kilomètres en aval de Rosario, à San Lorenzo (2).

Invitation à la reconstitution de mardi dernier, à Salta
Les piétons et les cavaliers ont deux points de rendez-vous distincts
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La frontière nord du territoire de la future Argentine était désormais sanctuarisée grâce à ces deux victoires de deux hommes qui allaient nouer une amitié solide, aux accents étonnamment modernes.
A Buenos Aires, leur réussite suscite d’impressionnantes réjouissances publiques. L’idée de l’indépendance fait son chemin dans l’esprit des constituants qui forment l’Assemblée de l’An XIII (3). Ils dotent le pays d’un blason puis d’un hymne mais ne veulent toujours pas entendre parler d’un drapeau. Toutefois leur résistance s’affaiblit de jour en jour et lorsque le roi Fernando VII rentre à Madrid après son exil forcé dans la France impériale, les révolutionnaires portègnes basculent dans l’indépendantisme : en revenant aux affaires, Fernando n’a rien trouvé de plus urgent à ordonner que l’exécution des leaders libéraux patriotes, ceux-là même qui s’étaient opposés à Joseph Bonaparte pendant six ans pour garder son trône au roi Bourbon. Ces premières mesures du roi provoquent la rupture avec l’Espagne dès la fin de 1814. C’est ainsi que le gouvernement révolutionnaire envoie Manuel Belgrano à Londres pour y négocier l’appui de puissances européennes à la déclaration d’indépendance qui se prépare.


Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine
p. 227
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Aujourd’hui, à Buenos Aires, à 11h, l’Instituto Nacional Belgraniano organise un hommage dans le salon d’honneur (salón Saavedra) de la caserne du 1er Régiment d’Infanterie Patricios à Palermo. Et toute la journée, les cérémonies et les défilés se succéderont à Salta.
Avant-hier, on a déjà invité toute la population à reconstituer la bataille… C’est la fête.

Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine
p. 241
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Pour en savoir plus sur Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine, la première biographie du général en français, à paraître la semaine prochaine aux Éditions du Jasmin, bientôt en librairie, vous pouvez :
consulter les articles de Barrio de Tango sur le livre en cliquant sur le mot-clé Belgrano Jasmin, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search (sous le titre de chaque entrée)
consulter les articles de Barrio de Tango sur le général lui-même en cliquant sur le mot-clé Manuel Belgrano
consulter la présentation de mon livre sur mon site Internet
acheter le livre à prix réduit (20 € au lieu de 24,90) en souscrivant auprès de l’éditeur jusqu’au 27 février 2020 (télécharger le bon de souscription)
venir à l’Ambassade argentine à Paris (M° Boissière) assister à la présentation que je ferai le 27 février à 19h (le livre y sera en vente à son prix public, 24,90 €, comme le veut la loi Lang sur le prix unique du livre).

Pour aller plus loin sur les festivités de Salta :



(1) Belgrano avait sur eux l’avantage d’avoir vécu dans les cercles de pouvoir à Madrid et Aranjuez pendant la Révolution Française. Il avait longtemps cru à la générosité du discours officiel sur les colonies avant de comprendre, à la tête du Consulat royal de commerce de Buenos Aires, qu’il ne s’agissait que d’un mensonge passablement cynique. Il a dû basculer dans l’indépendantisme entre 1806 et 1809.
(2) Combat de San Lorenzo, le 3 février 1813 (voir mes articles à ce sujet).
(3) Pour manifester une filiation idéologique avec la Révolution Française, comme le montre aussi l’adoption du bonnet phrygien.

lundi 17 février 2020

Belgrano : trois vies en une, conférence à l’Ambassade argentine à Paris [ici]

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Le jeudi 27 février 2020, à 19 h, à l’Ambassade de la République argentine en France, 6 rue Cimarosa, 75116 Paris (M° Boissière), je présenterai mon nouveau livre, la première biographie de Manuel Belgrano en français : Manuel Belgrano – L’inventeur de l’Argentine, Éditions du Jasmin. Ce sera un exposé d’une heure suivie d’un dialogue avec la salle.
La soirée est co-organisée par l’Ambassade, les Editions du Jasmin, le Souvenir Napoléonien (pour la France) et l’Instituto Nacional Belgraniano (depuis Buenos Aires).
Entrée libre et gratuite.

Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine p. 297
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A cette occasion, vente-dédicace de mes livres, en premier lieu, bien entendu, la nouvelle biographie. Les souscripteurs présents à la conférence peuvent d’ores et déjà se manifester auprès des Éditions du Jasmin (1) afin que leur(s) livre(s) leur soi(en)t apportés à l’Ambassade et remis dès qu’ils se feront connaître au Jasmin, qui disposera d’un petit étal dans la salle ou sur le palier du 1er étage.

Pourquoi trois vies en une ? Parce que Manuel Belgrano a été un économiste, un révolutionnaire gouvernant et un général sur le champ de bataille, lui qui n’a vécu que cinquante ans…

Sceau du Consulat  de Commerce de Buenos Aires

C’est Belgrano qui a introduit la pensée économique en Amérique du Sud lorsqu’il a pris la tête effective d’une institution d’Ancien Régime, le Consulat de Commerce (un mélange entre corporation des marchands, chambre et tribunal de commerce).

La Primera Junta, ou premier comité révolutionnaire
dans une représentation datant du Centenaire
(Caras y Caretas, mai 1910)
Au centre, la harangue du président de la Junta, Saavedra, le 25 mai 1810
Belgrano est représenté à gauche, au deuxième niveau,
en dessous de Saavedra, entouré des deux secrétaires de la Junta.
Son portrait est inspiré par celui de Carbonnier, réalisé cinq ans plus tard
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C’est Belgrano qui, très probablement, a conçu idéologiquement puis coordonné la Révolution du 25 mai 1810 qui mit fin à l’Ancien Régime espagnol dans la future Argentine et allait aboutir le 9 juillet 1816 à la déclaration d’indépendance.

Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine p. 253
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C’est à ce titre qu’il a été envoyé deux fois en négociateur diplomatique, la première fois en 1811 à Asunción pour pacifier les relations entre le Paraguay en voie d’indépendance autonome et les Provinces-Unies du Río de la Plata et la seconde fois à Londres, en 1815, en plein milieu des Cent-Jours, ce qui empêcha tout aboutissement de quoi que ce soit, l’Europe étant entièrement occupée par ce qu’il se passait en France et soucieuse d’en finir à jamais avec l’aventure napoléonienne.

Ecusson militaire de la victoire de Salta
avec le bonnet phrygien emprunté à la Révolution Française
document diffusé par l'INB
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Vous pourrez ainsi admirer le travail d'aiguille !

C’est enfin à Belgrano que l’on doit l’actuelle définition territoriale de la République Argentine dans le nord-ouest : ses actions militaires ont en effet sanctuarisé ce qui était alors les provinces de Tucumán et Salta (2). Cette campagne dite du Haut-Pérou présente une triade d’exploits stratégiques : ce qu’on appelle Exodo Jujeño en août et septembre 1812 lorsque Belgrano fit évacuer la ville de Jujuy pour retarder la progression de l’armée coloniale qui descendait des hauteurs boliviennes, la victoire de Tucumán, le 24 septembre 1812, lorsqu’il retourna la situation à l’avantage des patriotes et enfin celle de Salta, le 20 février 1813, victoire dont l’anniversaire sera célébré jeudi prochain, à Salta et à Buenos Aires (3).
Auparavant, le 27 février 1812, Manuel Belgrano, général révolutionnaire, avait posé un acte politique et tactique de première importance dont je vous ai déjà parlé dans mon article du 13 février dernier : il avait donné au futur État indépendant ses couleurs nationales afin que les patriotes puissent se reconnaître et se rassembler sur le champ de bataille comme à l’exercice et en ville (4). C’est pourquoi, en Argentine, Belgrano est surnommé le créateur du drapeau…

Courrier de Manuel Belgrano du 27 février 1812
où il rend compte au gouvernement de la création d'un drapeau national
Ce texte fondateur est repris dans Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine
dans les deux langues, en français et en espagnol

Dans le cadre de l’Année du Général Manuel Belgrano, décrétée par le président Alberto Fernández le 2 janvier dernier, comme je vous l’ai conté dans mon article du lendemain, l’Ambassadeur Mario Veron Guerra ouvre les portes de l’ambassade à l’auteure de ces lignes et à Christian Bourdeille, président du Souvenir Napoléonien, société française d’histoire des deux Empires, déclarée d’utilité publique, qui rend hommage à un contemporain exact de Napoléon en cette année qui est aussi un centenaire en France (5).

Manuel Belgrano - L'inventeur de l'Argentine p. 219
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Jusqu’au 27 février, les Éditions du Jasmin vous proposent le livre à un prix réduit grâce à la souscription en cours : 20 € au lieu de 24,90 (prix unique du livre, loi Lang). Sous ce lien, téléchargez le bon de souscription.

Itinéraire du général Belgrano dans la campagne de 1812-1814
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L’ouvrage comporte 330 pages, format 16x24 cm, illustrations noir et blanc d’après des aquarelles, estampes et plans anciens. Les citations y sont présentées en français dans le cœur du texte et dans leur langue originale (espagnol ou anglais) dans les notes en bas de page.
La première de couverture reprend un portrait de Manuel Belgrano datant de 1815, par un peintre français récemment réfugié à Londres, Casimir Carbonnier (voir mon article du 28 janvier sur l’iconographie belgranienne, en grande partie d’origine française).

Vue de Buenos Aires depuis le Río de la Plata en 1794
quand Belgrano rentre d'Espagne
par Fernando Brambila (expédition autour du monde d'Alessandro Malaspina)

Sur ce nouveau livre, vous trouverez d’autres articles sur mon site Internet et l’ensemble de mes activités sur ma page Facebook.

Autre vue de Buenos Aires en 1794 par Fernando Brambila
Les petites maisons que l'on voit sur la gauche, c'est le futur quartier de San Telmo
Ces deux vues sont les premières représentations réalistes et à l'échelle de la ville

Pour aller plus loin et en savoir plus sur les institutions organisatrices :
consulter le site Internet du Souvenir Napoléonien et sa page Facebook (siège social à Paris)
consulter le site Internet de l’Instituto Nacional Belgraniano et sa page Facebook (siège social à Buenos Aires)
consulter le site Internet des Éditions du Jasmin et leur page Facebook.


Ajout du 23 février 2020
Montage de quelques réactions argentines sur le réseau Facebook
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(1) saad.bouri#wanadoo.fr ou téléphone 01 41 27 04 48.
(2) Aujourd’hui,  cette région rassemble les provinces de Tucumán, Salta, Jujuy, Catamarca et Santiago del Estero, qui forment le nord-ouest argentin. C’est le pays des empanadas (chaussons chauds à la viande ou au maïs), de la mazamora (dessert à base de maïs blanc), de la chacarera (musique, chanson et danse) et du patrimoine amérindien et colonial, surtout religieux dans ce dernier cas, qui a échappé aux destructions postérieures à l’indépendance.
(3) A Salta, ce jour ressemble aux fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans. A Buenos Aires, il y aura une cérémonie organisée par l’Instituto Nacional Belgraniano dans le salon d’honneur de la caserne du 1er régiment d’Infanterie des « Patricios », à Palermo.
(4) Pour permettre la compréhension des campagnes et des déplacements très nombreux de Belgrano sur le continent sud-américain, une carte du vice-royaume du Río de la Plata est consultable en page 6 de la biographie.
(5) Celui du centenaire de la mort de l’impératrice Eugénie.