Affichage des articles dont le libellé est Mario Benedetti. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mario Benedetti. Afficher tous les articles

mardi 14 septembre 2010

Les amis de la Fondation Mario Benedetti fêtent le 90ème anniversaire de la naissance du poète au CCC [à l’affiche]


Mario Benedetti était un poète uruguayen. Il est décédé l’année dernière, en mai 2009, à Montevideo. Sans héritier, il a légué ses biens à une fondation qui gère son oeuvre littéraire et développe des actions culturelles.

Los Amigos de la Fondación Mario Benedetti fêtent ce soir, au CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, Sala Osvaldo Pugliese, les 90 ans de sa naissance, à Paso de los Toros.
Entrée libre et gratuite à 19h.

Javier González et Patricia Barone participeront à l’hommage en interprétant un tango que Javier a composé sur un poème de Benedetti, Esta Paz (cette paix).

Ce sera une rencontre et un moment de théâtre avec une œuvre, jouée actuellement à Montevideo et qui sera reprise dans la capitale argentine à cette occasion.

lundi 10 mai 2010

Viglietti rendra hommage à Benedetti [à l’affiche]

Le chanteur Daniel Viglietti rendra hommage à son ami, le poète uruguayen Mario Benedetti, le 17 mai 2010, à 21h, à l’Auditorio Nacional Adela Reta, à Montevideo, esquina Mercedes y Florida. Ce sera un spectacle unique, pour saluer le 1er anniversaire de la disparition du grand poète uruguayen, le 17 mai 2009 (cliquez sur le nom du poète pour accéder à l’ensemble des articles que j’avais consacrés à sa disparition sur Barrio de Tango, l’année dernière).

Le prix des places va de 225 $ (peso urugayen) au poulailler jusqu’à 425 $, dans la partie haute de l’orchestre, d’où le public jouit de la meilleure perspective sur la scène.

C’est le quotidien La República qui annonce cet hommage aujourd’hui avec une courte interview du musicien :

"Nuestro país, nuestra sociedad, nuestra gente, pero también Latinoamérica toda y tantos lectores a través del mundo, hemos quedado como huérfanos de este ser humano y creador excepcional.
Cuánta falta nos hace su persona luminosa, su pluma tierna y fuerte a la vez, su conciencia crítica, su compromiso con la verdad y su ejemplar humildad".
[...] "A Mario no le gustaría que el único modo de recordarlo sea nostalgiarlo. Por eso he decidido recordarlo de modo vital, recrear momentos compartidos, rodear su obra, repartir la semilla de su ejemplo. Así me ha surgido este encuentro de palabra, música e imagen que se titula 'Daniel Viglietti recuerda a Mario Benedetti', en que el verbo recordar alude también a su antiguo significado: despertar. Despertar la imagen de Mario, abrazar obra suya, traerlo con cariño y con imaginación para que virtualmente esté entre nosotros"
La República, citant Daniel Viglietti

Notre pays, notre société, les gens d’ici, mais aussi toute l’Amérique Latine et tant de lecteurs à travers le monde, tous nous sommes restés comme orphelins de cet être humain et ce créateur exceptionnel. Combien nous manque sa personnalité lumineuse, sa plume tendre et forte à la fois, sa conscience critique, son engagement dans la vérité et son humilité exemplaire.
[...]
Mario n’aurait pas aimé que le seul moyen de nous rappeler de lui eût été la nostalgie. C’est pour cela que j’ai décidé de faire souvenir de lui d’une manière vivante, de recréer des moments partagés, de tourner autour de son oeuvre, de semer la semence de l’exemple qu’il a donné. C’est comme ça qu’a surgi cette rencontre entre les mots, la musique et l’image qui s’intitule Daniel Viglietti rappelle Mario Benedetti, où le verbe rappeler fait allusion aussi à sa vieille acception : réveiller. Réveiller l’image de Mario, étreindre son oeuvre, l’amener avec affection et imagination pour qu’il soit virtuellement parmi nous.
(Traduction Denise Anne Clavilier)


Pour en savoir plus :
Reportez-vous à la page consacrée au spectacle dans le bulletin culturel de la Mairie de Montevideo
Lire l'article de La República

mardi 2 juin 2009

Un cadeau de Página/12 à ses lecteurs : hommage dominical à Mario Benedetti [Actu]

La une de Página/12 du 30 mai 2009

15 jours après la mort de l’immense poète uruguayen, Mario Benedetti, c’est un beau cadeau que le quotidien argentin Página/12 a fait à ses lecteurs dimanche dernier : un documentaire audiovisuel de Ricardo Casas comportant des interviews et des images inédites de l’artiste disparu ainsi que des interventions d’autres grands écrivains de la zone hispanophones, dont le grand écrivain et penseur espagnol Manuel Vázquez Montalban (1939-2003), l’auteur des romans policiers de la série Pepe Carvalho (un des trésors de la littérature espagnole de la deuxième moitié du 20ème siècle) et lui-même grand ennemi des dictatures de tout poil. Juan Guelman, poète argentin de gauche et chroniqueur à Página/12, autre combattant farouche de la Dictature Militaire (1) est lui aussi au nombre des témoins, comme le chanteur et compositeur catalan (2) Joan Manuel Serrat, très apprécié en Argentine comme en Uruguay.

L’article de Silvina Friera, qui commente ce documentaire-cadeau, est titré Benedetti no se cree Benedetti (Benedetti ne se prend pas pour Benedetti). Et vous pouvez aller le lire sous ce lien. Vous y trouverez un portrait attachant et émouvant de l’écrivain, du poète, du penseur et de l’homme que fut Mario Benedetti, ce poète méconnu en francophonie et dont la mort a fait pleurer tous les hispanophones de bonne volonté...

En savoir plus :
Cliquez sur le nom de Mario Benedetti dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, pour trouver l’ensemble des articles que je lui ai consacré à l’occasion de sa disparition. Mario Benedetti n’était pas un tanguero, mais un grand homme de lettres dont de nombreux poètes du tango se sentent proches pour de multiples raisons, artistiques et citoyennes...

(1) l’argentine, celle-ci, entre 1976-1983, sans parler des autres...
(2) de nationalité espagnole

mardi 19 mai 2009

L’adieu au poète à Montevideo [Actu]


A Montevideo, la foule se presse pour saluer la dépouille du Maestro Mario Benedetti.

Le Président de la République, Tabaré Vázquez, a été l’un des premiers à rendre hommage au poète disparu, dont le corps repose depuis la matinée de lundi en grand apparat, dans une chapelle ardente installée dans l’immense Salle des Pas Perdus du Parlement uruguayen, selon le protocole des obsèques nationales.

Tabaré Vázquez (les cheveux blancs au centre)


Des deux côtés du Río de la Plata, la presse poursuit ses éditions spéciales, ses hommages, ses cahiers de photos-souvenirs.

En Espagne, dans l’ancienne métropole où les livres de Mario Benedetti se trouvent facilement, même dans des FNAC de province, l’Université d’Alicante vient de publier un message de condoléances au peuple uruguayen et elle ne doit pas être la seule dans la Péninsule... Le quotidien madrilène El País salue, quant à lui, la naissance de la Fondation Mario Benedetti, qui sera alimentée par les droits de deux livres du poète par volonté expresse de celui-ci.



A lire aussi le site de Página/12, qui a réunit, dans ses colonnes, aujourd’hui comme hier, plusieurs poètes dont Juan Guelman, lui-même grand poète argentin et membre de la rédaction permanente du quotidien.


Le dessinateur Miguel Rep aussi s’est associé à l’hommage : c’est son personnage de père de famille barbu et baba cool qui salue Benedetti au cours d’une de ces invraisemblables séances de psychanalyse qui agrémentent, semaine après semaine, le bas de la page d’accueil du site.

Ces six cases auraient sûrement touché Mario Benedetti.







Les poètes... Ah, les poètes !
Ils écrivent de belles choses pour que chacun puisse améliorer sa vie.
Et nous nous servons de leurs morts pour prendre en main nos petites choses à nous. C’est pour nous qu’ils les écrivent.
Si seulement j’avais pu me servir de poèmes à eux pour avoir des amours dorés sur tranche... J’ai tant de reconnaissance pour eux.
....
Merci Mario Benedetti. Tu as été mon Cyrano de Bergerac uruguayen
.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Sachant d’ailleurs que sa mort ne laisserait personne indifférent, le poète avait lui-même pris les devants et donné aux journalistes cette consigne pleine d’humour : "Quand je mourrai, n’oubliez pas mon stylo." Mais comme l’a dit Tabaré Vázquez : "Un homme comme Mario ne meurt jamais". Et il n’y a ni ode ni article ni entrefilet pour son stylo...

Ce matin à 10h (heure de Montevideo), Mario Benedetti a été inhumé dans le Panthéon national, au Cimetière central de Montevideo, un mausolée officiel réservé aux grandes gloires de l’Uruguay.

Aller plus loin :
El País (Uruguay) du 19 mai 2009, l'édition complète
Clarín (Argentine) du 18 mai 2009
Página/12 (Argentine) du 19 mai 2009
El País (Madrid), du 19 mai 2009

lundi 18 mai 2009

Deuil national en Uruguay pour la mort de Mario Benedetti [actu]

Une de Página/12
(D'autres illustrations enrichiront cet article ce soir)

Le grand poète et écrivain uruguayen Mario Benedetti, chantre de la liberté dont l’oeuvre poétique aida les Uruguayens aux heures les plus sombres de leur histoire, est décédé, chez lui, dans le centre de Montevideo, hier soir, dimanche 17 mai 2009.

Il était l’un des hommes de lettres les plus connus et les plus populaires de tout le monde ibérique et c’est tout l’ensemble hispanophone qui pleure ce matin la disparition d’un géant de la littérature dans la langue de Cervantes, un des plus grands poètes du 20ème siècle.

Mario Benedetti avait 88 ans. Sa santé était très fragile. Il y a quelques jours à peine, il avait regagné son domicile après une nouvelle hospitalisation qui avait tenu en haleine tous ces admirateurs. Il y a 3 ans, il avait perdu son épouse, avec laquelle il avait vécu toute sa vie.

Son corps a été porté au Palais Législatif de Montevideo où une chapelle ardente a été installée pour que le public puisse lui rendre hommage. Ses obsèques seront célébrés demain mardi.
Un deuil national de 3 jours a été décrété en Uruguay.

Dans le reste du continent et en Espagne, tous les journaux ou presque titrent sur sa disparition et nombreux sont les quotidiens qui publient aujourd’hui un dossier complet pour lui rendre hommage.

En illustration de cet article, la une d’aujourd’hui du quotidien argentin Página/12 qui publie un poème de Mario Benedetti en lieu et place de son habituel billet d’humeur (cliquez sur le lien ci-dessous à l’édition du jour pour lire ce texte, il n’est pas lisible sur l’image de la une, trop petite). Le dessin en une est celui de Daniel Paz et rend hommage au poète bucoliquement assis sous un arbre.

Pour aller plus loin, lire les articles des journaux ci-dessous :

El País (Uruguay), article principal (édition du 18 mai 2009)
El País (Uruguay), article biographique (ibidem)
El País (Uruguay), article de fond sous le titre El escritor incansable (l’infatigable écrivain) (ibidem)

La República (Uruguay), article principal (édition du 18 mai 2009)
La República (Uruguay), article sur les différentes récompenses accordées à Mario Benedetti (ibidem)
La República (Uruguay), article sur les réactions d’une poignée de personnalités politiques uruguayennes éminentes (ibidem)

Clarín (Argentine), article principal (édition du 18 mai 2009)
Página/12 (Argentine), édition du 18 mai 2009 au complet
Página/12 (Argentine), dossier d’hommage (ibidem)

El País (Espagne), dossier d’hommage au complet (édition du 18 mai 2009)

La presse francophone est plutôt avare d'hommages. Néanmoins, quelques médias ont pris la peine de relayer l'information :

Le Matin (Suisse), édition du 18 mai 2009
Libération (France), édition du 18 mai 2009
Radio Canada, site Web

Mario Benedetti félicitée par la Reine Sofia d'Espagne en Espagne