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vendredi 19 novembre 2021

Hommage à Pino Solanas au CCK pour le premier anniversaire de sa mort [à l’affiche]

"Hommage à Fernando Solanas : le moment de Pino"
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Il y a un an, le 6 novembre 2020, le cinéaste et grand documentariste Pino Solanas mourait du covid à Paris où il exerçait les fonctions d’ambassadeur d’Argentine à l’UNESCO.

Il est donc normal qu’il lui soit rendu hommage dans un cadre public et national. Ce sera donc fait ce soir au CCK, le centre culturel qui dépend du ministère national de la Culture, à Buenos Aires.

Ce sera donc le cas à partir de ce week-end avec la projection du film posthume, Tres en la deriva del acto creativo (trois à la dérive de l’acte créateur), une réflexion à trois voix sur le travail artistique. Le film est accompagné par une série de conférences et une proposition d’activités culturelles variées convergeant toutes vers son œuvre et son souvenir. Cette sorte de festival se déroulera jusqu’au 4 décembre 2021. Puis le 9 décembre, le film passera dans les salles de cinéma de tout le pays.

Página/12 en fait ce matin la une de son supplément culturel quotidien (ci-dessus) avec un long article illustré.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 10 décembre 2020

Caras y Caretas consacre son numéro de décembre à Pino Solanas [Disques & Livres]


Un mois après la disparition à Paris du cinéaste-diplomate, le mensuel Caras y Caretas, du groupe Octubre, consacre la plus grosse partie de son édition de décembre à Pino Solanas (1936-2020).

Beaucoup de points sont abordés et sous des angles différents : les thèmes traités dans ses films, ses engagements politiques (qui vont de l’économie sociale à l’écologie en passant par les droits des femmes et notamment la question au cœur de l’actualité aujourd’hui : l’avortement), sa lutte contre les politiques libérales (de Carlos Menem à Mauricio Macri), sa relation avec Juan Domingo Perón et son souvenir (voire son culte), le tango enfin qu’il a travaillé avec les plus grands, Astor Piazzolla et Roberto Goyeneche, entre autres autour de la figure de Carlos Gardel.

Le mensuel ressort des interviews et sollicite des témoignages exclusifs.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 12 novembre 2020

Le 35e festival international de cinéma de Mar del Plata se tiendra en ligne [à l’affiche]


Du 21 au 29 novembre 2020, le Festival international de cinéma de Mar del Plata sera dédié à la mémoire de Pino Solanas. Pour d’évidentes raisons sanitaires, il n’ouvrira pas comme d’habitude la saison touristique estivale de Mar del Plata, qui se prépare tout de même en mode anti-covid depuis plusieurs semaines avec le soutien du gouvernement provincial.

Toute la programmation du festival sera disponible par streaming sur la chaîne Youtube consacrée à ce grand rendez-vous annuel du monde cinématographique et des cinéphiles en Amérique du Sud. On peut déjà y regarder quelques vidéos de présentation de l’édition 2020 et de nombreuses archives des éditions précédentes.

Tout sera gratuit pour l’ensemble de l’Argentine, une chance pour tous ceux qui en temps normal n’aurait pas fait le voyage jusqu’à Mar del Plata.

La programmation fait la part belle, comme toujours, au cinéma national mais présente aussi une sélection latino-américaine et une sélection de films des autres continents. Elle comportera aussi comme d’habitude des tables-rondes, des conférences et des propositions pour les enfants.

Actualité oblige : on projettera quatre des plus grands films de Pino Solanas, dont El Sur et Tangos, el exilio de Gardel.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lundi 9 novembre 2020

Troisième hommage dans Página/12 [Actu]

"Le legs de Fernando Pino Solanas
Contact avec le réel"

Ce matin, Página/12 rend un nouvel hommage à Pino Solanas, décédé du covid le 7 novembre dans un hôpital de Paris.

Cette fois-ci, le cinéaste fait la une du supplément culturel quotidien, Cultura & Espectaculos, avec une analyse du legs cinématographique de l’artiste et de sa signification politique et patriotique.

Rappelons que Pino Solanas s’était installé à Paris au printemps dernier pour y remplir la mission d’ambassadeur de son pays auprès de l’UNESCO.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

dimanche 8 novembre 2020

Página/12 partage sa une entre Pino et Joe, les autres journaux beaucoup moins [Actu]

Une vie comme au cinéma, dit le gros titre
sur cette caricature très tendre de Pino Solanas signée Daniel Paz
en haut : Biden entre, Trump sort.

C’est l’attitude de La Prensa qui est la plus choquante ce matin : rien ni sur son site (ni aujourd’hui ni hier) ni sur sa une sur la disparition de Pino Solanas, qui n’était pas seulement l’ambassadeur d’un gouvernement que cette rédaction exècre (contre toute loyauté démocratique et institutionnelle) mais qui était aussi, qu’elle le veuille ou non, un des plus grands cinéastes argentins actuels.

Les images parlent d'elles-mêmes
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Comme on pouvait s’y attendre hier, c’est bien à la une générale que Página/12 a décidé de rendre hommage à l’artiste et au militant disparu et puis l’actualité politique hier à midi faisant loi, la rédaction a partagé sa page en deux pour donner à l’élection d’un président honorable et respectueux des formes à la tête des États-Unis la place qui lui revenait.

Titre (en haut) "Tchao Pino" n'est pas irrespectueux.
C'est à peu près comme le Tchao Coluche qui avait fleuri sur nos unes en leur temps
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Sans surprise pour qui connaît un peu les lignes idéologiques des deux autres quotidiens nationaux, la droite libérale, La Nación et Clarín ont laissé à Pino un petit espace, qui évite de lui nier la place qu’il occupe dans la vie artistique et culturelle du pays depuis cinquante ans.

"Changement aux Etats-Unis : victoire de Biden"
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© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

lire l’article principal de Página/12 sur Pino Solanas (il y en a beaucoup d’autres dans l’édition de ce jour)
lire l’article principal de Página/12 sur l’élection de Joe Biden
lire l’article de La Prensa sur Biden
lire l’article principal de Clarín sur l’élection aux États-Unis
lire l’article principal de La Nación sur le même sujet

samedi 7 novembre 2020

Pino Solanas est mort du covid à Paris [Actu]

Une photo récente de Pino Solanas devant un kiosque à journaux à Buenos Aires en hiver
L'environnement évoque Avenida de Mayo à quelques pas de Plaza del Congreso
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L’information est arrivée trop tard pour que les journaux argentins puissent la traiter dans leur édition papier de ce jour.

Pino Solanas, prestigieux cinéaste militant péroniste, s’était une quinzaine d’années converti en homme politique engagé : il a occupé successivement un siège de député local à Buenos Aires puis de sénateur national. Il venait d’être élu député national en octobre 2019 et, toujours à la tête de son mouvement, Proyecto Sur, il avait rejoint l’alliance de Frente de Todos qui a conduit à l’élection du président Alberto Fernández.

A la demande personnelle du président, il avait renoncé ce siège parlementaire pour accepter le poste d’ambassadeur à l’UNESCO où il avait déjà dessiné plusieurs projets ambitieux. Cela fend le cœur de constater que cette mission, qu’il n’a même pas eu le temps de remplir un tant soit peu, lui aura été fatale.

Message du ministère argentin des Affaires étrangères (Cancillería)
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Le 5 octobre dernier, il était reçu avec son épouse en audience privée par le pape François à Santa Marta. Quelques jours plus tard, il faisait savoir par les réseaux sociaux qu’il était atteint du covid-19. Il était alors déjà hospitalisé à Paris tandis que sa femme, elle aussi malade, s’était isolée dans leur appartement. La dernière photo publique qu’on a de lui est celle qui le montre sous assistance respiratoire dans un lit de l’AP-HP qu’il avait lui-même diffusée.

Pino Solanas avait 84 ans et cette terrible maladie a donc eu raison du lutteur qu’il était. Lui, si fier de savoir que le général Manuel Belgrano figurait dans son arbre généalogique, a quitté ce monde au cours de l’année dédiée au héros révolutionnaire. Le symbole est poignant.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire cet article de Página/12 qui sera sans aucun doute plus disert demain
lire cet article de Clarín
lire cet article de La Nación

jeudi 22 octobre 2020

Inquiétude pour Pino Solanas [ici]

Le couple Solanas-Correa reçu en octobre 2016 par le pape François

L’ambassadeur d’Argentine à l’UNESCO, le cinéaste Fernando « Pino » Solanas, est hospitalisé depuis quelques jours. Sa femme, Angela Correa, et lui sont atteints par le covid. Pendant que son époux était conduit à l’hôpital, elle restait confinée chez eux selon les conseils du médecin. Et Pino annonçait lui-même à travers les réseaux sociaux son hospitalisation et son bon moral.

La photo publiée par ses soins le montrait alité, vêtu du sempiternel pyjama de l’AP-HP, et le nez équipé de lunettes à oxygène. Tous les journaux avaient reporté ce fait le 17 octobre, alors que dans toute l’Argentine, la rue se remplissait de voitures conduites par des militants péronistes faisant la fête avec les précautions d’usage pour le Día de la Lealtad. Dix jours avant son hospitalisation, il avait été reçu en audience à Rome par le pape François, ce qui a fait craindre que le Souverain pontife soit lui-même cas contact (mais le Saint Père ne semble pas en avoir tenu compte puisqu’il a maintenu sans changement son programme d’activités et de rencontres).

Au-delà de son œuvre cinématographique, Pino Solanas est aussi le fondateur du parti politique Proyecto Sur (projet sud) que l’on peut ranger dans la gauche radicale argentine. D’abord très hostile au péronisme dans sa version kirchneriste sous les deux mandats de Cristina Kirchner, Proyecto Sur a rejoint les rangs du Frente de Todos, l’alliance qui a porté au pouvoir l’actuelle majorité il y a un an. Après le traumatisme de la présidence néolibérale de Mauricio Macri, une grande partie de la gauche a en effet compris que l’union était la seule garantie de la victoire électorale et c’est à la suite de celle-ci que Pino Solanas a été nommé à Paris pour remplacer le radical macriste Rodolfo Terragno, qui avait quitté son poste dès avant la prestation de serment d’Alberto Fernández. Solanas était arrivé à Paris peu après le confinement en France.

Ce matin, deux quotidiens relaient le nouveau message de l’ambassadeur où celui-ci reconnaît que sa santé devient délicate et que son épouse a finalement été hospitalisée elle aussi. Pino Solanas assure aussi à ses abonnés qu’il est très bien soigné et leur recommande la plus grande prudence dans leur vie quotidienne.

Dans ce blog, je ne peux que leur souhaiter à tous les deux le plus prompt et complet rétablissement. Pino Solanas aura quatre-vingt-cinq ans en février prochain. Sénateur jusqu’en décembre dernier, il avait été élu en octobre 2019 à Buenos Aires comme député pour la présente législature nationale.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :
le 17 octobre :
aujourd’hui :

jeudi 19 décembre 2019

Le nouveau directeur de l’INCAA ébauche son programme [Actu]

Une des pages culturelles de Página/12 ce matin

Luis Puenzo, le nouveau directeur de l’INCAA, l’institut national du cinéma et des arts audiovisuels, vient de donner deux longues interviews à deux journaux de bords politiques opposés, l’une à Página/12 et l’autre à La Nación.

Luis Puenzo, qui fut en 1994 l’un des promoteurs de la première loi sur le cinéma en Argentine, en appelle à une modernisation de l’arsenal juridique du secteur : les lois se sont en effet accumulées les unes sur les autres, il faut maintenant redonner de la cohérence à ce qui devient un fatras. Il voudrait aussi faire du cinéma l’une des trois principales industries de l’Argentine. Et après tout, pourquoi pas ? Si les capitaux ont toujours manqué pour créer un Hollywood au bord du Río de la Plata, les talents eux ont toujours répondu présent.

Homme du métier, Puenzo jouit pour le moment de la confiance de ses pairs, aux côtés desquels il vient de traverser la période néfaste résultant pour la culture de la politique néolibérale et mercantile de Mauricio Macri. Il aura l’oreille du prochain ambassadeur argentin à l’UNESCO, qui n’est autre que l’un de ses confrères, le réalisateur Pino Solanas (1), qui vient de quitter le Sénat et accumule à présent une belle expérience politique au niveau local (à Buenos Aires) comme au niveau fédéral.

Luis Puenzo veut s’inspirer du modèle français, qui a son Centre national du Cinéma et sa loi de protection de la production nationale contre la tendance invasive du cinéma nord-américain. Il faut maintenant qu’il fasse réaliser un audit sur ce qui a été fait et ce qui a été délaissé dans l’organisme, dont les gens du métier se plaignaient continuellement depuis quatre ans, et monter une politique avec les moyens du bord. Dans un premier temps, ils risquent de ne pas voler très haut.

Pour en savoir plus :
lire l’interview accordée à La Nación.

Ajout du 22 décembre 2019 :
lire cet article de La Nación



(1) Il remplacera Rodolfo Terragno.

jeudi 31 octobre 2013

Pino Solanas à l'Institut Lumière, à Lyon [ici]


L'Institut Lumière invite le cinéaste argentin Fernando "Pino" Solanas pour une présentation de son film phare sur le tango, Sur (le Sud), sorti en 1988 et couronné à Cannes la même année, avec pour interprète principal ce géant du tango qu'était Roberto Goyeneche, el Polaco, le plus grand chanteur que, dit-on, la Terre ait porté depuis Carlos Gardel. Et il faut avouer que l'expression, pour hyperbolique qu'elle paraisse, n'est pas exagérée... Le film a été tourné en extérieur, en décors urbains, à Barracas, dans et autour d'un café qui en garde le souvenir. L'acteur français Philippe Léotard fait partie de la distribution.

Ce sera le jeudi 14 novembre 2013, à 20h30, au siège de l'Institut, 25 rue du Premier-Film, dans le 8e arrondissement de Lyon.

La rencontre avec le cinéaste dont le talent artistique ne peut être contesté (1) a lieu à l'occasion de la remise de l'ensemble de ses films à la cinémathèque de l'Institut, qui l'aidera à sauvegarder ces œuvres en les restaurant et en les numérisant.



Beau rendez-vous à ne pas manquer surtout quand on sait qu'une bonne partie de la bande-son de Sur est due à Piazzolla, ni plus ni moins.

Pour en savoir plus :
visitez la page du film sur le site Internet (en espagnol) du cinéaste.

(1) En revanche, ses positions politiques le sont davantage. Il vient toutefois, dimanche dernier, d'être élu sénateur pour la capitale argentine, à l'issue de son mandat de député municipal à la Legislatura de la Ville Autonome de Buenos Aires.