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mercredi 16 avril 2025

Publication en Argentine de la poésie complète de Cortázar [Disques & Livres]


Julio Cortázar n’était pas seulement un romancier. Il a touché à à peu près tout en littérature et en arts. Il a donc laissé une œuvre poétique importante et c’est ce qui fait l’objet de ce nouveau volume disponible aussi en Europe (j’ai vu ce matin que la FNAC en Espagne le proposait sur son site à 25 € sous la forme papier).

"Le poète caché", dit le gros titre de Radar Libros,
supplément de Página/12
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Cette publication fait l’objet d’un long article dans le supplément littéraire de Página/12 qui en fait sa Une. Eu égard aux positions idéologiques très à gauche de l’écrivain (qui a vécu pendant la Guerre froide), c’est surtout ce quotidien à qui cette œuvre parle d’emblée.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12

samedi 19 décembre 2015

Un café de Palermo rend hommage à Cortázar [Actu]

Photo La Nación

Un café vient d'ouvrir dans l'immense quartier de Palermo : il rend hommage à l'écrivain Julio Cortázar et proposera des activités culturelles variées : conférences, lectures et jazz...

C'est La Nación qui s'est fait l'écho de cet événement important puisque c'est la première fois à Buenos Aires qu'un café porte le nom de l'auteur de La Rayuela, dont on fêtait l'année dernière le centenaire. Cortázar est en effet né en 1914 à Bruxelles et il est mort à Paris, soixante-dix ans plus tard.

Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación de mercredi (16 décembre)
lire l'article de La Nación de ce matin, au lendemain de l'inauguration hier soir.

jeudi 25 juin 2015

Et demain, un autre hommage à Carlos Gardel quatre-vingts ans après sa disparition [à l'affiche]


La Academia Nacional del Tango est le lieu emblématique choisi par le Ministère national de la Culture, animé par l'auteur-compositeur interprète Teresa Parodi, pour présenter son programme Tango de mis amores en cette année gardélienne et son hommage à Carlos Gardel (déjà honoré au Museo Histórico Nacional, à San Telmo, avec une belle exposition).

Vendredi 26 juin 2015, à 18h, présentation d'un spectacle théâtral intitulé Todos los pajaros que me saludan tienen la sonrisa de Gardel (tous les oiseaux qui me saluent ont le sourire de Gardel), écrit et composé par Sebastián Irigo et Luis Longhi, qui jouera sur scène.

Le sourire de Gardel, éclatant, est un emblème du charme et de cordialité en Argentine. Il imprègne toute la sensibilité du pays. Quant aux oiseaux, ils évoquent toutes les figures significatives dans l'histoire du pays et bien entendu, le surnom du chanteur, El Zorzal criollo (le zorzal, c'est la grive musicienne. En français, on parlerait de rossignol américain, à cause du masculin, qui doit toujours être associé à Gardel et à sa voix lumineuse de baryton).

Le fil conducteur de la pièce nous montre l'anniversaire d'un certain Antonio et les cadeaux qui lui sont offerts pour lui ouvrir les portes de la culture et de l'histoire de l'Argentine. Les grandes figures apparaissent : Carlos Gardel, Enrique Santos Discépolo, Juan Domingo Perón et Julio Cortázar, dont on fêtait le centenaire l'année dernière...

Le spectacle dure une heure.

Entrée libre et gratuite au Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, 1er étage.

mardi 26 août 2014

Les cent bougies aujourd'hui, c'est pour qui ? C'est pour Julio ! [Actu]


Aujourd'hui, dans Buenos Aires, il va falloir être sérieusement distrait pour ne pas se rendre compte que c'est aujourd'hui les cent ans de Julio Cortázar, né il y a donc un siècle dans une Bruxelles déjà occupée par les Allemands du Kaiser.

Tout le monde s'y met : la télévision, la radio, les librairies, les journaux, même Google... Certains pâtissiers ou traiteurs y font allusion sous une forme ou une autre et quelques restaurants. Página/12 a mis la tête de notre baroudeur littéraire sur la une de ses pages culturelles...

"Nous marchions sans nous chercher mais en sachant que nous marchions (1) pour nous rencontrer"
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Cela valait bien que je prélève sur mon travail de rédaction sanmartinienne deux minutes de cette journée qui commence.

Pour vous faire une idée, vous pouvez aller jeter un coup d'œil sur Página/12 mais je suis à peu près sûre, même si je n'ai pas bien le temps d'aller le vérifier, que La Nación, Clarín et La Prensa ne sont pas en reste. Vous pouvez consulter leurs sites Internet à partir des liens permanents de la rubrique Actu, dans la partie basse de la Colonne de droite, celle réservée aux liens externes.


(1) Il existe de nombreuses façons de traduire le verbe andar, car il peut contenir une notion de déplacement comme une notion plus existentielle (comme notre verbe aller).

mercredi 12 mars 2014

Hommage de Miguel Rep à Julio Cortázar [Actu]

Quelques jours avant de prendre l'avion pour Paris et son Salon du Livre, dont il est l'un des invités au titre de la délégation des auteurs argentins invités Porte de Versailles, le peintre et caricaturiste de presse Miguel Rep publie à la une Web de Página/12.

Julio Cortázar sera au cœur du Salon à l'occasion du centenaire de sa naissance, célébré avec faste en Argentine.

La vignette de Rep donne une lecture hyper-politisée de la figure de l'écrivain, qui n'écarte même pas le côté guerrillero du personnage, bref un parfait contrepoint à ce que célébrait il y a quelques jours la une de La Nación avec l'inauguration très mondaine et diablement bling-bling d'un habillage criard pour le pavé de la place du Palais Royal à Paris (voir mon article du 8 mars2014).


Julio Cortázar est né il y a 100 ans, il est mort il y en a 30. Il y a un demi-siècle, il a écrit le génial roman Rayuela. Il est né à Bruxelles mais c'est l'un des plus rebelles et des plus lumineux Latino-Américains et il a œuvré pour la libération. (1)
Jamais Cortázar n'aurait été élu employé du mois chez MacDo.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Voilà qui est envoyé !



(1) La libération n'est pas un vain mot en Amérique du Sud. C'est le terme qui désigne l'épopée révolutionnaire du début du XIXème siècle, c'est celui qui a été utilisé au XXème siècle pour désigner un courant théologique qui voulait acclimater au sous-continent la doctrine sociale de l'Eglise élaborée dans le contexte européen de l'après-révolution industrielle, c'est celui qui a été adopté enfin par la révolution castriste à Cuba. C'est donc beaucoup plus ample qu'en Europe où ce mot désigne essentiellement la fin de la seconde guerre mondiale et renvoie non pas à l'avènement d'une ère nouvelle mais bien plutôt au rétablissement de l'ordre démocratique antérieur (et à l'Est, au passage de Charybde en Scylla, d'une dictature ignoble à une autre, tout aussi répugnante).

samedi 8 mars 2014

Le 17 Santa Marta, le 19 l'Elysée et le 20 le Salon du Livre de la Porte de Versailles [ici]

Semaine chargée pour la Présidente argentine d'ici quelques jours : après s'être rendue à l'ouest, à Santiago du Chili, pour l'installation de Michelle Bachelet à la Moneda, cap à l'est, en direction de l'Europe, pour Tango 01, l'avion officiel argentin.

L'entrevue au Vatican en manchette à gauche
et le chef d'œuvre supposé du Palais Royal en vedette avec une photo couleur !

Escale le 17 mars à Rome pour une audience privée à la Maison Sainte Marthe où réside le Pape François avec lequel elle déjeunera à 13h. Le Pape a en effet fait annoncer, en décembre, un voyage en Argentine mais seulement en juillet 2016 (voir mon article du 19 décembre 2013), or Cristina ne sera plus chef d'Etat à cette date-là puisque son second mandat s'arrête constitutionnellement en décembre 2015. On murmure qu'elle compense ainsi la déception de n'être pas sur les photos du "retour" du pape argentin sur le sol national...
Elle enchaînera ensuite avec une visite d'Etat à Paris, avec déjeuner à l'Elysée le 19 et inauguration du Salon du Livre à la Porte de Versailles le 20, en compagnie de Jean-Marc Ayrault, puisque l'Argentine est l'invitée d'honneur du salon à l'occasion du centenaire de Julio Cortázar, qui a vécu à Paris ces dernières années, des années très remuantes.

Ce matin, tous les journaux traitent de l'audience pontificale, avec des commentaires plus ou moins gauchisants (Página/12), méprisants (Clarín) ou acides (La Nación - sous une autre plume que celle de Elisabetta Picqué ou de Sergio Rubín, deux de ses journalistes solides sur ces sujets, le quotidien en remet une couche acrimonieuse sur le retournement de la Présidente, qu'il n'attribue qu'à un bas calcul politique, et le soi-disant refus, pourtant démenti par la Conférence épiscopale argentine dès le 3 avril 2013, de la Présidente de recevoir le cardinal Bergoglio à la Casa Rosada) (2), cette même Nación qui ajoute, en une, un article sur ce qu'il y a de plus futile dans l'hommage rendu à Paris à l'écrivain argentin à l'occasion du Salon du Livre : l'installation sur la place du Palais Royal de quelques gigantesques marelles (probablement incompréhensibles pour les Parisiens qui ignorent tout à fait la signification de ce décor incongru) (3), tout ça dans le soi-disant but de rappeler l'un des plus grands romans de l'écrivain, Rayuela, où Cortázar emmêle les deux capitales, Paris et Buenos Aires. Quelle faribole ! Et l'on voit Hernán Lombardi, actuel ministre de la Culture de la Ville de Buenos Aires, jouant à la baballe magenta avec les peintres argentins Seguí et Minujín toute de rose vêtue.

Quoi de plus consternant, surtout en pleine campagne électorale municipale en France, que ces mondanités qui minaudent à la mords-moi le nœud dans les beaux quartiers – mais à Paris, c'est d'un chic ! Où est passé l'écrivain puissant et révolté, fichtrement castriste, qu'était Julio Cortázar, dans cette niaiserie ? En plus, ça a dû coûter un gros paquet de fric, ces collages roses au bord de la rue de Rivoli, entre le Conseil d'Etat et le Louvre ! C'est sans doute à cela que passent les impôts locaux en hausse constante à Buenos Aires, et le pourquoi du comment du montant du prix du ticket de métro, pardon du boleto de subte...

Dans le genre gaudriole, Clarín n'est pas en reste, qui traite dans son supplément féminin, au rayon Bien-être (sic), de la création d'une page Facebook italienne de remerciements au Pape François à l'occasion, très prochaine, du premier anniversaire de son élection (13 mars). Il faut se pincer pour y croire !

Capture d'écran sur le site Web de Clarín. Il faut le voir pour le croire...

Et c'est d'autant plus enrageant que si la presse d'opposition voulait faire son travail sur toute cette séquence, ce ne serait pas très difficile d'attaquer l'actuel gouvernement sur le choix ultra-partisan des écrivains qu'il envoie à Paris, au salon de la Porte de Versailles. Qu'ils aient ou non du talent (et certains en ont beaucoup), ce sont tous des électeurs de Cristina. Or toute l'intelligentsia argentine n'est pas unanimement derrière elle. Il y a plein d'artistes de valeur à d'autres endroits du spectre politique. On pourrait imaginer que ces rédactions réclament une vraie représentativité, dans la diversité du paysage littéraire et intellectuel national.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur le déjeuner prévu avec le Pape
lire l'entrefilet de Clarín sur le même sujet
lire l'article de Clarín sur la page Facebook de reconnaissance au Saint-Père
lire l'article de La Nación sur la visite présidentielle au Vatican
lire l'article de La Nación sur les onéreuses simagrées de la place du Palais Royal.


(3) Et il y a sans doute dans ce changement d'attitude une décision politique mais il y a aussi de la sincérité, comme on l'a vu à  plusieurs reprises dans l'enthousiasme spontané qu'elle a manifesté à Rio de Janeiro (voir mon article du 29 juillet 2013) et l'humour dont elle avait déjà fait preuve pour la fête des Apôtres Pierre et Paul en juin dernier (voir mon article du 6 juillet 2013 - une lettre vraiment très drôle et que La Nación n'avait pas appréciée du tout).
(2) Voir mon article du 5 avril 2013 sur ce ferme et très rapide démenti apporté par la CEA elle-même. Cette manœuvre de La Nación, c'est vraiment de la désinformation et de la manipulation de l'opinion publique. Ils sont indécrottables.
(3) Et même pire, car ça doit inspirer aux passants des commentaires aigres du genre : "ils ne nous ont pas assez em... avec leur saleté de colonnes de Buren ? il faut encore qu'ils nous colorisent le pavé !"

mercredi 12 février 2014

Le souvenir de Cortázar trente ans après [Troesmas]


Cette année est un triple centenaire. A moins d'être idiots ou de débarquer de la lune, vous savez que l'on commémore cette année le début de la Grande Guerre. Si vous lisez ce blog, vous savez aussi que l'on fête depuis le début de l'année le souvenir du compositeur de tango Aníbal Troilo, né le 11 juillet 1914, à Buenos Aires. Et si vous êtes hispaniste, vous savez aussi que cette même année naissait à Bruxelles, de parents diplomates, un petit garçon qui allait devenir l'un des plus grands écrivains argentins, Julio Cortázar, l'auteur de La Rayuela.

Or Julio Cortázar est mort en février 1984, à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse, dans la troisième division, et c'est avec cette date que Página/12 a voulu ce matin entamé le cycle des articles que ce journal de gauche ne manquera pas de consacrer à l'écrivain tout au long de cette année.

A lire sur le site Web du quotidien.

samedi 11 janvier 2014

Susana Rinaldi reprend son hommage à Cortázar à Clásica y Moderna [à l'affiche]


Fin janvier, la chanteuse Susana Rinaldi reprendra son hommage à l'écrivain Julio Cortázar, qu'elle a connue à Paris et dont nous fêtons en 2014 le centième anniversaire de la naissance.

Elle sera accompagnée par Juan Esteban Cuacci (ça reste en famille).

Ce sera du 23 au 26 janvier, Callao 892, à 21h. Malgré l'été, il est fortement recommandé de réserver. Les informations pratiques sont sur l'affiche.

samedi 30 novembre 2013

La Nuit aux Libraires inspire Miguel Rep [Disques et Livres]

Le dessinateur et peintre Miguel Rep, caricaturiste de presse dans les colonnes de Página/12 et quelques autres périodiques de gauche, aime beaucoup faire parler les livres et les bibliothèques dans sa vignette quotidienne publiée tantôt dans Página/12 tantôt dans l'hebdomadaire Veintitres. Ce soir, à Buenos Aires, c'est la Nuit aux Libraires, avec trois cents magasins ouverts jusqu'à minuit passé pour une belle nuit de culture et de lecture...

Ce matin, les livres comparent leurs couvertures respectives.

La mienne est chouette
Psschiiiiiiiii ! normale
La mienne est moche
Non, juste passe-partout
La mienne franchement moche
Moi qui suis un classique, je méritais mieux
La mienne est potable
La mienne est mieux que ce qu'il y a dedans
La mienne est très séduisante
La mienne a reçu un prix
La mienne est mieux que ce qu'il y a dedans
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Aujourd'hui, avec l'édition de Página/12, les Argentins peuvent acheter, pour 42 pesos, l'agenda 2014 de Miguel Rep, entièrement consacré à Julio Cortázar dont on fêtera l'année prochaine le centenaire de la naissance... à Bruxelles !


samedi 9 novembre 2013

L'hommage de Susana Rinaldi à Julio Cortázar vu par Diego Fischerman [à l'affiche]

Ce soir, samedi 9 novembre 2013, c'est la dernière de la demi-douzaine de soirées que donne la chanteuse Susana Rinaldi en hommage à Julio Cortázar, dans la salle de café de Clásica y Moderna, Callao 892, et dont j'ai parlé ici il y a quelques jours.

Le quotidien de gauche Página/12 en profite pour faire le point avec l'artiste qui est aussi députée socialiste de la Legislatura de Buenos Aires et à ce titre, milite actuellement pour qu'un monument soit érigé en hommage à l'écrivain sur la place qui porte son nom dans la capitale argentine.

“La idea es sencilla, recordarlo juntando sus textos con algunas historias que compartimos y con los tangos que prefería. [...] Queremos seguir haciéndolo, pero es un espectáculo que no quiero ni puedo hacer sin Juan Esteban Quacci (el pianista con el que comparte sus proyectos musicales desde hace años) y depende, por lo tanto, de que él pueda estar en Buenos Aires.” Ella siente, por otra parte, que el tango es muchas veces –y todavía– menospreciado y reivindica “la poesía que incorporó el tango-canción en los años ’40 y ’50, y después ni hablar, con Eladia (Blázquez), con María Elena (Walsh), con Héctor (Negro); el tango, como tanta cosa, es el estigma. Y así como hay gente que detesta al rock en sí mismo, y en conjunto, también sucede lo mismo con este género. Me di cuenta de qué era, ahí atrás, lo que me molestaba. Y era que, por mi formación de actriz, siempre había buscado exactamente lo contrario: la forma más apropiada de hacer participar al tango, de juntarlo con otras disciplinas, de pensarlo en conjunto con otras artes, con la historia, con el pensamiento, para que la cosa no se divida de una manera tan torpe”.
Susana Rinaldi, à Página/12

"L'idée est simple : rappeler son souvenir en assemblant ses textes, quelques histoires que nous avons partagées et les tangos qu'il préférait. [...] Nous voulons continuer à faire ça mais c'est un spectacle que je ne veux ni ne peux faire sans Juan Esteban Quacci" (1) (le pianiste avec lequel elle partage ses projets musicaux depuis des années) et ça dépend donc de ce qu'il puisse être à Buenos Aires. Elle regrette par ailleurs que le tango soit souvent et encore aujourd'hui méprisé. Elle revendique "la poésie que le tango a intégrée dans les années 40 et 50 et après, on n'en parle même pas : Eladia Blázquez, María Elena (Walsh), Héctor (Negro). Le tango, comme tant d'[autres] choses, a mauvaise presse. Comme il y a des gens qui détestent le rock en lui-même, et il se passe la même chose avec ce genre [qu'est le tango]. Je me suis rendu compte que c'était ça, au fond, qui me gênait. C'est que, par ma formation d'actrice, j'avais toujours cherché exactement l'inverse : la manière la plus appropriée de faire vivre le tango, de le lier aux autres disciplines, de le penser ensemble avec les autres arts, avec l'histoire, avec les idées, pour que la chose ne se délite pas d'une manière aussi bête".
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour connaître la suite de cette interview :
lire la totalité de l'article de Página/12 (en espagnol, bien sûr, mais vous disposez d'un logiciel de traduction en ligne en bas de la Colonne de droite : Reverso).



(1) Il me semble qu'il y a là une erreur. D'abord d'orthographe : le musicien s'appelle Cuacci. Ensuite de génération : j'ai l'impression que Fischerman confond ici le père et le fils. D'ordinaire, Susana Rinaldi travaille avec Juan Carlos Cuacci, le mari de sa sœur, et ce depuis des années. Or ici, pour une fois, il s'agit de Juan Esteban, dont j'ai cru comprendre qu'il s'agissait du neveu, le fils du précédent, étant donné que a) ce n'est pas le même prénom b) Juan Estaban est installé à Madrid. Et Juan Carlos, non ! Et c'est d'ailleurs parce que Juan Esteban n'est pas Juan Carlos que Susana Rinaldi dit ensuite que tout dépend du fait qu'il puisse venir s'installer à Buenos Aires. Or il semble qu'il soit bien enraciné dans la Péninsule ibérique, notamment par la famille qu'il y a fondée.

lundi 21 octobre 2013

Hommage de Susana Rinaldi à Julio Cortázar à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Susana Rinaldi recevant le baise-main de Cortázar, à Paris, quand il affichait ce look de guerrillero...
Après son passage à Paris où elle a fait mémoire en septembre à la Maison de l'Argentine, où il a vécu, de son ami le romancier argentin Julio Cortázar, dont on fêtera l'année prochaine le centenaire de la naissance et qu'elle-même a connu pendant son exil en France, sous la dernière dictature militaire argentine, voilà Susana Rinaldi de retour à Clásica y Moderna, la libraire-bar notable bien connu de Avenida Callao (n° 892) au sud de Recoleta.

Les 3, 4, 5 et 9 novembre à 21h, elle chantera un répertoire qui lui rendra hommage. Elle sera accompagnée comme à son habitude par Juan Esteban Cuacci.

Il est vivement recommandé de réserver à l'avance auprès de l'établissement. Il risque d'y avoir foule !

samedi 29 juin 2013

Présentation hier del Año Cortázar 2014 à la télévision publique [Actu]

Hier, 28 juin 2013, la télévision publique argentine a présenté le programme de El Año Cortázar qui se tiendra en 2014 pour le centième anniversaire de la naissance, à Bruxelles, de l'écrivain argentin. Cette année, on est en pleine célébration du cinquantième anniversaire de son roman phare, Rayuela. A Paris, la Maison de l'Argentine propose actuellement une exposition photographique collective autour de ce roman, dont l'action entremêle les villes de Paris et de Buenos Aires. A voir avant le 5 juillet (entrée libre et gratuite).

Accéder à la vidéo

Et il vous reste six mois pour lire Rayuela (traduit en français par La Marelle), dans l'une ou l'autre langue à votre guise. Vous serez alors prêts pour fêter l'Année Cortázar !

jeudi 6 juin 2013

Exposition photographique sur Paris et Buenos Aires inspirée de Julio Cortázar [ici]


Mardi 11 juin 2013 à 19h, vernissage à la Maison de l'Argentine à la Cité Universitaire de Paris d'une exposition collective intitulée Du côté d'ici et du côté de là-bas : les villes de la Marelle, en hommage à l'écrivain argentin Julio Cortázar, né à Bruxelles et mort à Paris, grand amoureux tant de Buenos Aires que de la Ville Lumière et auteur du roman parisiano-portègne Rayuela (le titre français a été traduit par La Marelle, et on a ajouté l'article qui n'existe pas dans le titre original).

Cette exposition de photographies durera jusqu'au 5 juillet prochain.

Entrée libre et gratuite.

L'année prochaine, l'Argentine célébrera le centenaire de la naissance de l'écrivain.