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vendredi 15 mai 2026

Hommage à Charly au-dessus de Zivals [Actu]

Photo agence Más Prensa
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La grande librairie-disquaire de Buenos Aires, Zivals, située au point stratégique qu’est l’intersection des avenues Corrientes et Callao, en plein cœur géographique de Buenos Aires, vient de dévoiler sur sa terrasse une gigantesque et magnifique œuvre murale en hommage au rockeur Charly García, qu’on appelle Charly tout court en Argentine, comme en France on dit « Johnny »…

Martín Ron posant devant l'œuvre encore
en cours de réalisation (photo Más Prensa)
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On doit cette œuvre à un artiste très reconnu, Martín Ron, à qui Buenos Aires a déjà confié des hommages muraux au Pape François et à Diego Maradona entre autres.

Zivals : l'intérieur de la librairie
Excellents souvenirs de longues heures passées dans ces rayons !

Le mural est toutefois en danger à assez brève échéance. En effet, la municipalité de Buenos Aires projette de creuser une nouvelle ligne de métro (ce qui ne serait pas un luxe pour une ville aussi étendue). Pour ce faire, elle va sans doute exproprier puis détruire la plupart des bâtiments qui se trouvent actuellement le long des avenues dans tout ce coin-là. Zivals pourrait bien tout simplement disparaître !

Photo Rodrigo Néspolo
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Sous avenida Corrientes, circule déjà une ligne de métro qui va d’est en ouest. La nouvelle ligne, de nord à sud, la couperait à angle droit ou presque. Il faudra donc qu’elle passe en-dessous ou au-dessus (en métro aérien) et pour ce faire, on ne peut pas éviter de tout démolir sur ce carrefour historique de la culture dans la capitale argentine...

Clarín a mis l'info en Une : tout en haut, à droite
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© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín sur le mural
lire l’article de La Nación sur les travaux projetés et les immeubles probablement condamnés à disparaître.

jeudi 30 avril 2026

Miguel Rep profite du 1er mai pour présenter son nouveau livre à la Feria del Libro [Disques & Livres]

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Le dessinateur de presse qui sévit tous les jours sur les pages de Página/12, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Miguel Rep, qui est aussi artiste peintre, présentera demain vendredi 1er mai 2026, à 16h30, dans la Sala Victoria Ocampo, de la Feria del Libro, à Palermo, le livre qu’il vient de consacrer à un grand auteur-compositeur interprète du rock nacional argentin, Charly García, Charly Absoluto.

Ne bombardez pas Buenos Aires
Bombardez-moi
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L’ouvrage est publié chez Sudamericana, une filiale de Penguin, le géant de l’édition anglosaxone.

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Pour l’occasion, Miguel Rep sera rejoint par un autre grand du rock argentin, Fito Páez, qui considère Charly comme son mentor.

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Charly lui-même ne pourra pas être de la partie. Il est actuellement hospitalisé après une opération assez lourde et sa santé est assez précaire depuis plusieurs années. Il sera dans les pensées de tous les participants à cette présentation.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 aujourd'hui
lire l’article de Rolling Stone, l’édition hispanophone, du 27 avril 2026
lire la présentation du livre sur le site de l’éditeur, Penguin Libros.

Ajout du 2 mai 2026 :

lire le compte-rendu de la manifestation dans Página/12, qui en fait la Une de son supplément culturel quotidien

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jeudi 10 avril 2025

L’Argentine dit adieu au peintre Luis Felipe Noé [Actu]

Le gros titre est consacré à la marche arrière de Trump
mais la photo est tout de même pour le disparu
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Luis Felipe Noé avait 91 ans. Il est décédé hier au terme d’une courte maladie. Il avait fait un AVC il y a quelques jours et ses deux enfants, qui sont installés en France, sont rentrés en Argentine en urgence et à temps pour être à ses côtés dans ses derniers jours.

Affiche d'une des rencontres publiques
en novembre dernier pour la présentation du livre
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Luis Felipe Noé était un artiste plastique essentiellement abstrait dont la palette chatoyante a fait la célébrité. Une explosion permanente de couleurs vives ! Il avait fait l’objet d’une exposition au sein du temple de la discipline : le Museo Nacional de las Bellas Artes, situé à Recoleta, dans le nord de Buenos Aires.

Une autre rencontre, un peu plus tard en novembre
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Son décès intervient alors que le pays se trouve plongé dans une grève générale qui semble connaître un beau succès. Página/12, dont les journalistes se joignent au mouvement de protestation, lui consacre un article en ligne mais ni Une ni sortie du supplément culturel quotidien qui lui aurait dans d’autres circonstances rendu hommage.

Même choix qu'à Clarín : un gros titre pour Trump
et une photo pour Noé
en l'occurrence dans son atelier de la rue Tacuarí
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Luis Felipe Noé avait publié un livre en novembre dernier et il en avait assuré lui-même la promotion à travers plusieurs rencontres publiques. Son titre : Asumir el caos (assumer le chaos). Le chaos des couleurs est sans doute un des traits les plus caractéristiques de son œuvre.

Jusqu’à son AVC, il vivait et travaillait chez lui dans un coin très simple du quartier de San Telmo, dans le sud de Buenos Aires, où vit la classe moyenne.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
visiter le site Internet de l’artiste

jeudi 6 mars 2025

Une Casa Rosada de plus en plus White House (Trump’s one) [Actu]

Le journaliste : Les victimes de l'escroquerie à la crypto-monnaie
préparent une class-action aux Etats-Unis
Mileí : Ouh ! Le pauvre Trump !
Le journaliste : Non, contre vous
Mileí : Ouh ! Pauvre Argentine
Traduction © Denise Anne Clavilier
Dessin de Daniel Paz, texte de Rudy, en Une de Página/12 hier
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La Casa Rosada (la maison rose), palais officiel de la présidence argentine, ressemble de plus en plus à la Maison Blanche (White House) de Trump… J’en veux pour preuve cette nouvelle menace qui plane sur les journalistes dans la salle de presse de la Casa Rosada.

Le porte-parole du gouvernement envisage en effet d’installer sur son pupitre un bouton pour couper le micro aux journalistes au cours des briefings quotidiens. Au cas où les questions gêneraient en haut lieu !

La journaliste : Il paraît qu'aux Etats-Unis, on veut enquêter
sur vous pour la crypto-monnaie
Mileí : Mon ami Trump ne laissera pas faire
La journaliste : Mais aux Etats-Unis, la séparation des pouvoirs,
ça existe !
Mileí : Je sais mais mon ami Elon ne laissera pas faire
Traduction © Denise Anne Clavilier
Dessin de Paz et Rudy paru à la Une de Página/12 avant-hier
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En voilà une conception de la liberté ! Remarquez qu’à la Maison Blanche, ils ont à peu près la même comme l’a prouvé la mise en scène du guet-apens qu’ils ont tendu à Zelensky la semaine dernière.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación

vendredi 5 avril 2024

Exposition de Hermenegildo Sábat au Museo de Arte decorativo à Buenos Aires [à l’affiche]

Affiche de l'exposition


Le défunt peintre et dessinateur de presse Hermenegildo Sábat, dit Menchi, qui a fait la majeure partie de sa carrière journalistique dans la rédaction de Clarín, fait l’objet depuis hier d’une rétrospective, la première depuis sa mort, au Museo Nacional de Arte Decorativo à Buenos Aires.

L’exposition a été inaugurée avec le ban et l’arrière-ban du groupe Clarín et durera jusqu’au mois de juin.


Beaucoup de portraits et de caricatures, pour lesquels Sábat avait un talent exceptionnel et un trait tout à fait reconnaissable.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín d’avant-hier
lire l’article de Clarín d’aujourd’hui
lire l’artilcle de La Nación d’hier

mercredi 13 décembre 2023

Exposition de Prilidiano Pueyrredón pour son bicentenaire [à l’affiche]

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Depuis le 24 novembre, se tient au Museo Nacional de Bellas Artes, à Palermo, une exposition en hommage au fondateur de la peinture argentine, Prilidiano Pueyrredón, né il y a deux cents ans à Buenos Aires, où vivait son père, Juan Martín de Pueyrredón, héros de la Révolution et premier chef d’État de l’Argentine indépendante, sous le titre de Directeur suprême.

Alto en el campo (1861) : une halte dans la campagne
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Ce tableau est une merveille...

Le fils a accompagné le père en exil en France sous la dictature de Juan Manuel de Rosas (1835-1852). La famille s’est installé à Bordeaux, non loin des Pyrénées originelles puisque c’était de là qu’un ancêtre, protestant, avait quitté la France après la révocation de l’Edit de Nantes pour vivre en Espagne son catholicisme de converti, là où son pedigree religieux était inconnu et où il a été traité comme un paroissien ordinaire. De là, il s’embarqua pour les Indes Occidentales et fit racine à Buenos Aires. Pendant cet exil sous la Monarchie de Juillet, Prilidiano Pueyrredón fit de brillantes études à Paris, des études d’ingénieur à Polytechnique (on lui doit des ouvrages d’art en Argentine ainsi que l’actuelle résidence présidentielle de Olivos) et des études d’art aux Beaux-Arts.

La salle des portraits de Pueyrredón au Museo Nacional de Bellas Artes
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La famille est rentrée d’exil en 1850 parce que Juan Martín voulait mourir sur cette terre natale qu’il avait si puissamment contribué à libérer de l’oppression coloniale. C’est à partir de ce moment-là que s’envole la carrière artistique de son fils qui obtient assez vite, malgré le passé politique de sa famille, des commandes officielles dont en 1851 ce célébrissime portrait de Manuelita (celui de l’affiche), la fille bien aimée de Rosas, qui faisait presque office de Première dame avant la lettre depuis la mort de sa mère vingt ans plus tôt.

L'un des murs des paysages dont Alto en el campo,
son tableau le plus connu avec Manuelita
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Connu et reconnu de son vivant comme portraitiste à la mode (à juste raison), il a aussi inventé la représentation des paysages de la Pampa et les scènes de genre, ce qui en fait l’un des tout premiers témoins de la vie quotidienne à Buenos Aires à la jonction de l’ère romantique et de l’époque réaliste et dans tous les milieux sociaux.

Patio porteño en 1850 (1860) - Arrière-cour de Buenos Aires en 1850
C'est la maîtresse qui nourrit les poules avec sa fille (à droite)
tandis que la servante noire est à l'extrême gauche
Le peintre a dû être étonné en revenant dans sa ville natale
qu'il avait quitté tout jeune
A l'arrière-plan, l'église pourrait être Santo Domingo,
aujourd'hui sur avenida Belgrano
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Il osa aussi représenter des nus et notamment des nus féminins, des scènes de bain, très courantes alors dans les milieux artistiques en Europe. Elles valurent la même condamnation morale de la part de la bonne société que souffraient ses confrères à Paris ou à Londres.

L’exposition qui dure jusqu’à la fin du mois de février est accessible gratuitement. Elle se compose de 40 œuvres, dont des œuvres sans doute rapportées d’Europe comme ce paysage suisse.

Splendide exposition !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín, très richement illustré dans sa version en ligne
lire l’article de La Nación, fort bien illustré lui aussi
lire la présentation de l’exposition sur le site du musée, qui regorge d’informations.

mardi 14 novembre 2023

Dimanche, Mileí s’est carbonisé [Actu]

"Il se fait tirer l'oreille" [par Macri], titre
Página/12 histoire de rigoler un peu
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Lula, président du Brésil en fonction, et Pepe Mujica, ex-président de gauche de l’Uruguay, viennent d’apporter leur soutien politique à Sergio Massa. S’il pouvait parler, il n’est pas sûr que l’actuel président uruguayen, issu de la droite libérale, dirait une seule parole en faveur de Javier Mileí (photo ci-dessus). Mais il ne peut pas s’exprimer actuellement : son gouvernement est empêtré depuis une dizaine de jours dans un épouvantable scandale de distribution de passeports à des narco-trafiquants.

"Un jeune Adolf Hitler, apprenti peintre, essuie un refus de l'Académie des Beaux-Arts
de Vienne, ce qu'il attribue à des professeurs juifs."
"Le jeune Mileí se voit refuser le renouvellement de son stage à la Banque Centrale."
Dessin de Miguel Rep dans Página/12 ce matin
Traduction © Denise Anne Clavilier
(Ce stage raté à la Banque Centrale a été évoqué par Massa lors du débat télévisé)

En Espagne, Pedro Sánchez, qui est sur le point d’être réélu président du gouvernement du pays, vient d’envoyer une vidéo pour soutenir Massa (lire l’article de La Prensa sur le sujet).

"Elle a fait tuer nos camarades", dit ce titre
de l'édition de La Plata de Página/12
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Une pétition vient d’être publiée appelant à voter pour Massa afin que les Argentins ne détruisent pas ce que leur pays a su construire pendant ces quarante ans de démocratie : le prestige du seul pays de la région qui ose affronter son passé et condamner en justice les bourreaux de la dictature et du Plan Condor, l’affermissement d’une vie constitutionnelle apaisée, l’animation d’un projet diplomatique de pacification et de prospérité pour le continent… Ce sont plusieurs centaines d’argentinistes de toutes nationalités qui font de la recherche dans des universités du monde entier qui viennent de signer cet appel qui reste ouvert à d’autres signataires.

"Il ne manquait plus que cela : le toux-gate";
dit le titre supérieur
En-dessous, la campagne électorale de Macri
dans le secteur du football !
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Les anciens combattants de la guerre des Malouines prennent eux aussi la parole pour condamner Mileí qui a osé, au cours du débat dimanche soir, chanter les louanges de Margaret Thatcher et comparer la guerre de 1982 à un simple match de football ! Tollé compréhensible.

Pendant ce temps, Mileí discute avec Macri et avec Macri seul, lequel semble lui avoir pris des mains les rênes de sa campagne au moment où, de son côté, il tente de reconquérir la présidence de Boca Juniors, le club de foot d’où, il y a plusieurs décennies, il avait lancé sa propre carrière politique. Une trajectoire qui n’a laissé que des souvenirs amers, y compris à ses propres électeurs. Un soutien dont Mileí devrait donc se méfier comme de la peste.

-Qui a gagné le débat ? demande Mileí devant
-Bon ! On pourrait dire que d'une certaine manière, le candidat
de la majorité avait plus de bouteille politique tandis que
celui de l'opposition s'est trouvé coincé d'une manière très intéressante
-Réponds-moi par oui ou par non. Est-ce que j'ai gagné ?
Dessin de Paz et texte de Rudy, Página/12 ce matin
Traduction © Denise Anne Clavilier

Mileí a tenté de se trouver des excuses pour son flop d’avant-hier : il prétend que dans la salle du débat, les partisans de Massa ont toussé pour le déconcentrer. Même à droite, les journalistes et les observateurs n’arrivent pas à prendre ces explications au sérieux. A la rédaction de Página/12, il doit y avoir quelques fous rires dans les couloirs et les bureaux.


© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le rendez-vous entre Mileí et Macri
lire l’article de Página/12 sur les explications "tussives" de Mileí
lire l’article de Página/12 sur l’appel des universitaires du monde entier
lire l’article de Página/12 sur la réaction des anciens combattants de Malouines
lire l’article de La Prensa sur la déclaration de la sénatrice JxC sur le vote Massa
lire l’article de La Prensa sur le soutien de Lula à Massa
lire l’article de La Prensa sur le soutien de Mujica à Massa
lire l’article de Clarín sur l’appel de la sénatrice JxC
lire l’article de La Nación sur le malaise qui règne à droite

mercredi 16 août 2023

Quand Mileí menace de fermer le Conicet : la recherche, on s’en fiche [Actu]

"Mileí (le chevelu) : Le FMI a pris contact avec nous
Le gros capitaliste derrière lui : Qu'est-ce que tu vas leur dire
à ces marxistes ?
Mileí : Je ne sais pas... Je n'en ai pas encore parlé à mon chien"
Dessin de une de Página/12 ce matin
Traduction © Denise Anne Clavilier


Mileí est le spécialiste de la Trumperie ! Dans son programme électoral, on ne compte plus les aberrations comme celle de se passer d’une devise nationale pour adopter le dollar états-unien. Qu’a-t-on à faire de la souveraineté monétaire, n’est-ce pas ? Le candidat vient d’intégrer dans son équipe de campagne un économiste spécialiste de cette stratégie discutable.

Président, Mileí privatiserait aussi Aerolíneas Argentinas, la compagnie d’aviation fondée par Juan Domingo Perón lorsqu’il a rassemblé sous une même bannière publique plusieurs petites compagnies antérieures, comme le Front Populaire avait fait en créant la SNCF. Le même sort est promis à YPF, la compagnie pétrolière nationale (extraction, raffinerie et distribution), créée par un autre président de gauche, Hipólito Yrigoyen, bien plus tôt, au début du 20e siècle. Deux entreprises récupérées par l’État sous la présidence de Cristina Kirchner pour que les décisions et les éventuels bénéfices reviennent au pays et non pas à des capitalistes résidents à l’étranger (en l’occurrence, des holdings espagnoles).

Le type paraît fou à lier, à moins qu’il ne soit un excellent simulateur.

Le journal a mis l'info à sa une, juste au-dessous du gros titre
à l'intérieur de la fenêtre qui lui est consacrée :
"Mileí veut 8 ministères et vendra le Conicet"
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Il vient de provoquer un nouveau scandale en annonçant urbi et orbi que lui président, le CONICET disparaîtrait en tant qu’institution publique. Tout passerait au secteur marchand. Le ministère de la Recherche disparaîtrait lui aussi. Or le CONICET, c’est le grand établissement multidisciplinaire national. Il rassemble toute la recherche publique, fondamentale et appliquée, dans les sciences exactes comme dans les sciences sociales, similaire au CNRS en France, et travaille en partenariat avec les universités publiques nationales de tout le pays (il y en a au moins une par province). Les paléontologues qui font des découvertes d’importance mondiale en explorant les inépuisables gisements de fossiles de dinosaures en Patagonie ainsi que les médecins et biologistes qui en ce moment mettent au point un vaccin anti-covid dont la phase n°1 vient d’être validée tout comme les ingénieurs qui conçoivent et construisent les satellites argentins que mettent en orbite les Russes, les Chinois ou les Européens (Kourou) travaillent au sein d’unités du CONICET et émargent donc à son budget, qui couvre aussi les es moyens de la recherche.

Cette décision d’un démagogue fascisant, ignare et inculte, serait donc bel et bien désastreuse pour l’avenir du pays, comme 99 % de son programme. Beaucoup de ces projets sont de toute manière anticonstitutionnels.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’entrefilet de Clarín, dont la rédaction semble prendre la mesure des inquiétants résultats de dimanche dernier
lire l’article de La Nación sur cette proposition folle du candidat (La Nación elle aussi prend, au moins sur certains points comme celui-ci, la mesure du désastre qui s’annoncerait si le premier tour devait confirmer le résultat des PASO)
lire l’article de La Nación sur la réponse que lui a faite la directrice générale du CONICET.

Une du 17 août 2023
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Mise à jour du 17 août 2023 :
lire cet article de une de Página/12 (édition nationale - ci-dessus)
lire cet article de une de Rosario/12 (édition santafesine - ci-dessous)

Une du 17 août 2023
Edition dans la capitale culturelle et économique
de la Province de Santa Fe
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Mise à jour du 19 août 2023 :
lire ce nouvel article de une de Página/12 sur une manifestation de scientifiques contre les propositions délirantes du candidat libertaro-fasciste.

"Avec le science", titre le journal sur cette photo
d'une manifestation qui s'est tenue hier devant le ministère

lundi 7 août 2023

Hommage ce soir à Jorge Palacios Faruk à la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

"Ah, le swing que j'ai avec le mate !"
un dessin typique de Faruk et de son trait si reconnaissable


Ce soir, vendredi 7 août 2023, à 19h, la Academia Nacional del Tango rend hommage à un dessinateur et essayiste, parolier et grand maître de l’humour, Jorge Palacios, dit Faruk, qui fut son vice-président.

Faruk est mort en 2006 à l’âge de 80 ans.

Son ami, le poète tanguero Luis Alposta, sera là pour lui rendre un hommage dont vous pouvez avoir une idée en lisant cette entrée dans son blog, Mosaicos Porteños, au lendemain de la disparition de l’humoriste.

La soirée sera dirigée par Tito Rivadeneíra, académicien en titre.

"Paloma par Picasso",
un pastiche du grand peintre espagnol signé Faruk


Cette activité se tiendra comme toujours dans le Salon de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage du Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo 833.

Entée libre et gratuite comme toujours pour le Plenario du 1er et 3e lundi de chaque mois entre avril et novembre.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Luis Alposta dans son blog, Mosaicos Porteños.

mardi 25 juillet 2023

Comédie musicale sur Benito Quinquela Martín au Teatro de la Ribera [à l’affiche]

Photo tirée du spectacle Benito de la Boca
Service de presse du Teatro de la Ribera


Benito Quinquela Martín (1890-1977) était un peintre figuratif d’inspiration ouvriériste qui a vécu à La Boca, où il avait passé toute son enfance. Il était l’un des piliers du mouvement anarchiste au sein du monde artistique de Buenos Aires depuis les années 1930.

Sa maison, où il avait installé son atelier, face au vieux port industriel du Riachuelo, alors en pleine activité, est devenu un musée qui porte son nom et conserve une riche collection de ses œuvres qu’il a léguées à son quartier natal.

Tout à côté, se trouve le Teatro de la Ribera (de la berge), l’un des cinq établissements du Complexe théâtral public de la Ville autonome de Buenos Aires.

Depuis le mi-juillet, une comédie musicale est à l’affiche du Teatro de la Ribera en matinée : elle évoque la figure du peintre et son œuvre, tout à côté de Caminito, ce petit bout de la Boca que Quinquela avait conçu comme un pôle d’activité artistique populaire destiné aux habitants du quartier et devenu maintenant, hélas, l’une des pires attractions touristiques, 100 % artificielle et gros clichés, que compte la capitale argentine. Une trahison en bonne et due forme. Cet hommage théâtral est donc le bienvenu dans ce coin de ville que Quinquela aura tant aimé.


Service de presse du Teatro de la Ribera

Le spectacle est une création collective pluridisciplinaire qui rassemble danseurs, musiciens, chanteurs et comédiens sous la direction de scène de Lizzie Waisse, à qui l’on doit l’idée originale, et la direction musicale de Gustavo Mozzi, ancien directeur du Festival international de Tango de la Ville Autonome de Buenos Aires.

Le vrai Quinquela devant l'un de ses tableaux en 1965

Les représentations ont lieu du mercredi au vendredi à 15 h et les samedis et dimanches à 17 h.

Places entre 2 500 et 3 500 pesos. Prix réduit le mercredi à 2 000 pesos.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin:

lire l’article de Página/12 aujourd’hui
lire l’article de La Nación le 12 juillet
lire la fiche du spectacle sur le site Internet du Complejo teatral de Buenos Aires